E-sport : un univers fermé aux joueuses ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous allons pouvoir démarrer parce que je crois que nous sommes plusieurs à avoir des trains de toute façon. Donc donc voilà. Donc c'est parti.
Euh madame et monsieur les rapporteurs, chers collègues, mesdames, nous reprenons ce matin nos travaux consacrés à la place des femmes dans l'univers du jeu vidéo. Après avoir donné la parole aux joueuses et aux streameuses, nous avons souhaité aujourd'hui nous intéresser plus spécifiquement à un autre espace clé de cet écosystème, celui de l'ort, c'est-à-dire la pratique compétitive du jeu vidéo structuré autour de tournois, d'équipe et de carrière professionnelle. Je souhaite la bienvenue à Adam Bressant, référente événementielle Women in Games France qui est devenue en quelque sorte notre experte à titré parce que ça doit être la troisème fois que nous vous recevons.
Cocosap, joueuse de Street Fighter 6, membre du collectif NSC, c'est comme ça qu'on dit, NSXC et organisatrice d'événements. Céline Feré, directrice du service juridique de Team Vitality. Raphaël Corde, journaliste, commentatrice et fondatrice de POC TV et Christine Kève, organisatrice de tournoi esport amateur.
Je vous remercie toutes les cinq pour votre présence parmi nous ce matin. En partant des réalités vécues, nous avons souhaité comprendre ce que signifie concrètement être une femme dans l'ort aujourd'hui. Qu'il s'agisse d'accéder à la scène compétitive ou pour certaines d'en faire une carrière.
Un premier constat doit nous interpeller. Les femmes représentent aujourd'hui la moitié des joueurs de jeux vidéo. Elles sont même devenues majoritaire chez les 16 30 ans.
Mais dès que l'on s'approche des espaces compétitifs, leur présence chute brutalement. Elle ne représente plus qu'environ 7 % des pratiquants dans les sports compétitifs. Autrement dit, plus on monte vers la compétition, plus les femmes disparaissent.
Cette situation pose une question fondamentale. Pourquoi alors qu'elle joue alors qu'elle joue autant les femmes sont-elles si peu présentes dans les espaces les plus structurés, les plus visibles et les plus professionnels et les plus professionnalisés du jeu vidéo ? La réponse n'est pas à chercher du côté d'un manque d'intérêt ou de compétences, mais bien dans une série d'obstacles spécifiques auxquels les femmes qui souhaitent s'engager dans l' sport se heurent.
Un environnement compétitif encore plus exposé aux violences sexistes et aux cybervolviolences. Alors que selon un sondage de l'hop, quatre femmes sur 10 décent avoir subi du harcèlement en ligne en jouant aux jeux vidéos. Un sentiment de légitimité plus fragile nourri par des années d'invisibilisation et de stratégie d'évitement.
Un accès plus difficile aux équipes, aux réseaux et aux opportunités. un manque de modèle féminin identifiable, même si nous en avons aujourd'hui parmi nous. Ces obstacles produisent des effets très concrets.
Ils freinent l'entrée dans la compétition, limitent la progression et conduisent à créer un véritable plafond de verre dans l'eport. Et lorsqu'elles parviennent à franchir ces obstacles, les inégalités ne disparaissent pas. Au contraire, au plus haut niveau, les femmes restent confrontées à des inégalités de conditions de travail et de rémunération importante lié notamment à des écarts de visibilité et de sponsoring.
Or, les femmes doivent pouvoir prendre toute leur place dans ce secteur. D'abord parce que l'isport n'est plus un simple loisir, c'est un secteur en pleine expansion avec des enjeux économiques, professionnels et culturels majeurs. En France, le nombre de consommateurs de contenu esport est passé de 6,5 à 10 millions entre 2020 et 2023 et le chiffre d'affaires de 50 à 141 millions d'euros sur la même période selon le dernier baromètre publié par France esport.
Ensuite, parce qu'il constitue en théorie un espace où la mixité devrait être pleinement possible, la performance ne dépend que du talent, du travail et de la stratégie. Et pourtant dans les fêtes, les inégalités persistent voire se renforcent. Des initiatives existent bien sûr.
Des associations accompagnent les joueuses. Des clubs esport lancent des équipes féminines. Des acteurs économiques commencent à s'engager.
Il est aussi important de souligner le rôle de certaines collectivités et plus largement des acteurs publics dont le regard sur l'ort évolue alors même qu'il constitue un levier d'attractivité économique et touristique en plein essort. Vous pourrez d'ailleurs nous dire si selon vous certaines initiatives locales sont de nature à favoriser une meilleure égalité dans ce secteur. Mais tous ces efforts ne suffisent pas à corriger les déséquilibres que je viens d'évoquer.
La question qui nous est posée aujourd'hui est donc simple. Comment faire en sorte que les femmes puissent accéder à la compétition, y rester et y réussir dans les mêmes conditions que les hommes ? Cela suppose d'agir à plusieurs niveaux pour prévenir et sanctionner effectivement les comportements toxiques, structurer de véritable parcours d'accès au haut niveau, renforcer la visibilité et la reconnaissance des joueuses et responsabiliser l'ensemble des acteurs de l'écosystème.
Je pense qu'il faut commencer par ça avant de pouvoir prévenir et sanctionner. D'ailleurs, votre présence aujourd'hui est donc précieuse pour nous permettre de mieux comprendre ces enjeux et surtout pour identifier des leviers d'action concret. Avant de vous céder la parole, je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission sur le site et les réseaux sociaux du Sénat.
Je laisse dans un premier temps la parole à Anna Bress pour une présentation générale et une mise en perspective du sujet. À vous Anna. Madame la présidente, madames et messieurs les rapporteurs, mesdames et messieurs sénateurs et sénatrices, merci pour cette invitation et pour l'attention que vous portez à ces sujets.
Lors de nos précédentes auditions, nous avons en effet abordé l'industrie du jeu vidéo dans son ensemble les enjeux liés au streaming et à la création de contenu. Je vais aujourd'hui me concentrer sur l'ort qui constitue l'un des espaces les plus visibles mais aussi les plus révélateurs des dynamique à l'œuvre dans cet écosystème. Je structurais mon propos en trois temps.
Un état des lieux rapides de l'isport, les spécificités de son fonctionnement et les freins qui limitent encore la présence des femmes dans la compétition. Et je conclurai avec quelques pistes d'action concrètes. Comme nous l'avons évoqué précédemment, le jeu vidéo est aujourd'hui la première industrie culturelle en France et une pratique culturelle de masse.
L'ort en est l'une des expressions les plus visibles comme cela a été rappelé par madame la présidente. Elle est la pratique compétitive du jeu vidéo. Et maintenant, passons aux spécificités.
Cette pratique n'est pas nouvelle. Les compétitions existent depuis les débuts du jeu vidéo. Ce qui est nouveau en revanche, c'est le degré de professionnalisation et de médiatisation.
Aujourd'hui, les compétitions d' sport sont diffusées en direct sur Twitch et YouTube, également à la télévision, rassemblant des communautés très importantes. Les joueurs professionnels, les commentateurs, les créateurs de contenu deviennent ainsi des figures publiques suivies par des millions de personnes, en particulier par les jeunes générations. L'ort est donc à la fois un sport, un média et une industrie.
Pour bien comprendre l'écosystème de l'ort, il faut accepter une différence fondamentale avec le sport. Dans le sport, les règles sont définies par des fédérations dans un cadre collectif et relativement stable, reconnu par l'État. Dans l'ort, ce sont les éditeurs de jeux vidéos, c'est-à-dire des acteurs privés qui détiennent les droits de propriétés intellectuel sur leur jeu.
Et parce qu'ils en détiennent les droits, ils fixent les règles, contrôlent l'accès à la compétition et organisent pour certains leurs propres ligues et circuits officiels. Autrement dit, là où le sport est structuré par des fédérations, l'isport est structuré par des licences. Chaque jeu est un écosystème fermé avec ses propres règles, ses propres circuits et ses propres logiques économiques.
Cette structuration pose plusieurs questions importantes. D'abord, une question de concentration. Lorsqu'un acteur détient à la fois le jeu, les règles et parfois les circuits compétitifs, on se rapproche d'une logique de quasi monopole. sur son propre écosystème.
Ensuite, une question de conflit d'intérêt potentiel et légitime. L'éditeur est à la fois jugé parti. Il peut orienter les formats, la visibilité ou les conditions d'accès en fonction de ses propres intérêts économiques.
Et enfin, une question de causalité. Ce modèle influence directement la manière dont l'écosystème se structure, y compris sur les sujets d'inclusion, de régulation ou de conditions de pratique. Autrement dit, les enjeux que nous observons dans l'isport ne sont pas seulement culturels ou sociaux, ils sont aussi profondément liés à son modèle économique et juridique.
Cette structuration donne à l'ISORT une gouvernance fragmentée où coexiste logique commerciale, communautaire et tentative de structuration institutionnelle. En théorie, l'isport est mixte. Si l' sport est aujourd'hui très visible, il est également l'un des espaces les moins parires du jeu vidéo.
Pourtant, la pratique du jeu vidéo en elle-même, comme on a pu le constater, est désormais largement mixte. Les femmes représentant près de la moitié des publics. Et surtout, il est important de préciser un point souvent mal compris.
La très grande majorité des compétitions d' sport sont en théorie mixte. Il n'existe pas de ligue officielle réservée aux hommes. Les compétitions sont ouvertes à toutes et à tous.
Mais dans les faits, cette mixité est théorique, ne se traduit pas du tout dans la réalité des pratiques. On observe au contraire une décroissance très nette de la présence des femmes à mesure que sont qu'on se rapproche de la compétition. Selon les données du baromètre de Francis Sport.
Les femmes représentent donc 51 % des joueurs de jeux d'affrontement. Ça c'est pour partie grand public. Une fois qu'on se rapproche d'un enjeu de classement, on tombe à 36 % de femmes dans la pratique compétitive.
Et encore une fois, quand on va sur la partie compétition amateur, ce chiffre descend à 7 %. Donc qu'est-ce qu'on peut en conclure ? Cette chute est particulièrement déjà marquante car elle montre que le problème ne se situe pas au niveau de l'intérêt ou de la pratique mais au moment du passage à la compétition.
Cette tendance se confirme dans le temps. La part des femmes dans les compétitions amateures reste extrêmement faible et stagne autour de 7 % en 2021. En 2022, nous étions à 6 % et pour les derniers résultats du baromètre de Francis Sport de 2023, nous restons à 7 %.
Alors même que la part de joueurs et de joueuses ne fait qu'augmenter. Donc stagnation ou même recul, il nous faudrait de nouvelles données pour nous faire une idée. Autrement dit, malgré une base de joueuse importante, l'accès effectif à la scène compétitive reste très limité et n'évolue pas.
C'est précisément ce décalage entre l'ouverture théorique et l'exclusion de fait qui a conduit à l'émergence de circuit ou d'initiative féminine. Ces dispositifs ne viennent pas remplacer la mixité mais cherchent à compenser des freins structurels qui empêchent aujourd'hui une participation réellement égalitaire. Quels sont les freins ?
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le premier est historique et culturel. L'isport s'est développé dans des environnements très longtemps masculins.
Cybercafé, l'AN parti, communauté euh compétitive fermé. Ces espaces ont parfois fonctionné selon des logiques d'entre soi qui continuent encore aujourd'hui d'influencer les parcours. Le deuxième frein concerne l'exposition médiatique et les violences en ligne.
L'ort est un espace extrêmement visible. Les joueuses qui y participent sont souvent confrontées à des remises en cause systématiques de leurs compétences, aux commentaires sexistes ou des compagnes de cyberharcèlement. Ces phénomènes ont un effet très concret, ont un effet très concret que vous connaissez bien maintenant.
Certaines femmes renoncent donc à participer à des compétitions ou choisissent de limiter leur visibilité. Et enfin, un troisème frein concerne le manque de modèle visibles. Dans l'ort, on trouve encore très peu de joues professionnel, de coach ou de dirigeants d'équipe.
Or, les rôles modèles, comme vous le savez, sont essentiels pour permettre à des nouvelles générations de se projeter dans ses carrières. Des initiatives pionnières ont néanmoins émergé. Face à ces constats, certaines initiatives ont été mises en place ces dernières années pour favoriser un écosystème plus inclusif.
Women in Game France a notamment été pionnière sur ces sujets dans l'ISport via la création de l'une des premières même d'un des premiers incubateurs qui se nommait Iwig. Il s'agit du premier organisme français structuré visant à accompagner les joueuses vers la scène compétitive. Cet incubateur a permis d'accompagner des joueuses sur plusieurs licences majeures comme League of Legend, Valorunt, Rainbow Six Siège ou Street Fighter avec un objectif clair : faciliter l'accès à des équipes mixtes, semi-professionnelles ou professionnelles.
À l'époque, ce type de programme n'existait pratiquement pas. Il a contribué à ouvrir la voie à d'autres initiatives similaires dans l'écosystème esport. Et plus récemment, l'association a lancé le dispositif Checkpoint qui vise à améliorer les conditions d'accueil et de sécurité lors des événements de jeux vidéo et d' sport.
Ce dispositif repose sur des équipes formées à la prévention des violences harcèlement sexistes et sexuelles capable d'accueillir la parole, d'orienter les personnes concernées et de sensibiliser les publics en place. Enfin, Women in Game France mène également un travail de recherche et de plédoyer en produisant des analyses et en participant à des travaux institutionnels afin de mieux documenter les enjeux de genre et de diversité dans l'ort, le streaming et le jeu vidéo. Ces initiatives montrent donc il est possible d'agir concrètement sur l'écosystème.
Et pour conclure, l'ISOR est aujourd'hui un espace culturel majeur, un secteur économique en croissance et un vecteur d'influence très fort pour des jeunes générations. Mais il reste également un révélateur des inégalités persistantes dans l'écosystème du jeu vidéo. L'enjeu aujourd'hui n'est pas seulement d'augmenter la présence des femmes dans les compétitions.
Il s'agit de garantir que ces espaces culturels et professionnels qui touchent des millions de personnes puissent devenir un environnement réellement accessible, sûr et inclusif. Et à la vision maintenant de ces trois auditions passées ensemble, nous avons donc partagé un certain nombre un certain nombre de constats et de recommandations que nous avons également donc formalisé dans un rapport. Mais si nous devons insister sur un point prioritaire aujourd'hui, ce serait celui des données.
Pourquoi ? Et bien nous manquons encore cruellement de données précises continues et comparables sur la place des femmes dans le jeu vidéo, l' sport et le streaming, que ce soit dans les pratiques, les parcours professionnels ou les espaces compétitifs. Or sans donner, nous ne pouvons ni mesurer les évolutions, ni objectiver les inégalités, ni construire les politiques publiques réellement adaptées.
C'est pourquoi nous recommandons un soutien renforcé notamment via des subventions pour financer des études, des enquêtes de terrain et la production de données chiffrées à l'échelle nationale. Produire ces données, c'est ces données le moyen d'agir. C'est aussi une condition essentielle pour sensibiliser, convaincre et faire évoluer durablement l'écosystème. et je conclai par vous remercier pour votre attention et euh je me tiendrai à disposition pour répondre à vos questions.
Très bien, merci. Ça nous permet effectivement d'avancer à chaque fois que nous nous voyons. Euh je vais maintenant me tourner vers euh Cocos.
Donc, j'ai pas précisé tout à l'heure que elle était aussi membre de l'association afrogameuse, mais ce que je vous demanderai de préciser puisque vous êtes vous joueuse, enfin je pense que tout le monde l' ici mais enfin tout le monde toutes [rires] les personnes qu'on interroge ici mais euh de de nous préciser justement par exemple Street Fighter, c'est quoi comme jeu ? Comment se déroule un jeu ? parce que je dirais qu'on est un peu boomer dans le coin et donc on a on a besoin d'avoir un peu plus de de visibilité de de d'imaginer ce que c'est de comment ça se passe justement une bah quand on voit sur la scène où il y a plusieurs il y a plein de gens qui regardent et plusieurs personnes qui jouent qui jouent contre qui comment ça marche euh voilà si vous pouvez déjà un peu nous raconter ça et puis ensuite nous dire évidemment ce que vous vouliez nous dire très bien.
Bah bonjour à tous. Donc je m'appelle Léana Salmier. Donc mon pseudo cocoap, ça veut tout simplement dire jus jus de coco parce que j'aime boire du jus de coco.
Voilà, c'est en danois. Euh du coup pour répondre à la question que vous m'avez posé donc madame Verrien, comment se passe la compétition sur Street Fighter ? Donc Street Fighter déjà est un jeu de combat qui se joue donc en 1v1, donc un personnage contre un autre personnage.
Donc il y a pas cette cette notion d'équipe dans ce jeu de dans ce type de jeu en général. Par la suite, lorsqu'on arrive dans une compétition, c'est mixte en général, donc on affronte tout types de profil. Donc ça, j'ai j'ai trouvé ça très bien.
Lors de ma première compétition, on voit des personnes, on rencontre des personnes de différentes origines, de différentes de différents âges également, plus jeunes, plus vieux et autres et autres profils diverses. Donc c'est très intéressant et donc ça se compose en général parce qu'il y a plusieurs types de formats mais sur le format on va dire général sur lesquels j'ai pu participer, on va avoir ce qu'on appelle des arbres compétitifs avec différentes poules. Donc lorsqu'on a beaucoup de joueurs, donc on va dépasser notamment les les 64 on va dire joueurs, on va être divisé en différentes poules avec des arbres, ce que nous on va appeler des braquettes.
Voilà, tout simplement dans ces arbresl, on va avoir la visibilité sur qui nous allons affronter et à quel moment, sachant que la majorité des tournois se développe sur ce qu'on appelle de la double élimination. Donc, on perd une fois sur un arbre principal, ce qui nous fait atterrir sur un arbre secondaire, ce qu'on appelle l'arbre des losers. [rires] Voilà l'arbre.
Euh non mais je mais c'est exactement comme le sport. Si tu joues au tennis, je veux dire voilà quoi, tu avances, tu as des et puis petit à petit à la fin il en reste plus que deux quoi. Oui, exactement.
Non, c'est pas ça la question. [rires] N'hésitez pas à poser la question au fur et à mesure si vous comprenez pas. Merci madame la présidente.
Oui, pour que je comprenne bien le reste de l'audition, j'ai une question simple à vous poser. Je suis médecin du sport. Avez-vous besoin de moi ? [rires] Ça peut arriver hein.
Parce que vous risquez quoi ? Des tendinites de deux carvins ou est-ce que vous risquez des entorses de chevill, des entorses cervicales, une fracture de fatigue ? Est-ce que vous avez une préparation physique ?
Est-ce que vous avez des coachs ou est-ce que tout se joue au moral ? Parce que vous parlez de combat, mais ça reste des combats par écran interposés. Oui, ça reste du combat virtuel mais en effet on a toute la mécanique derrière de l'outil qu'on va utiliser.
Donc ça peut être une manette, donc une manette classique qu'on peut voir un petit peu partout. Il y a des personnes qui vont utiliser des types de manettes qui vont être similaires à des claviers, donc ils vont avoir les poignées relativement surélevés, ce qui peut créer en effet des tendinites ou [rires] favoriser des des arthroses ou ce type de choses-là sur le temps. Vous faites une préparation physique avant un combat, vous avez un kiné, vous avez un coach, vous avez une préparation hygiodiététique, vous vous considérez vous vraiment psychologiquement comme des sportifs de haut niveau parce que le sport de haut niveau pour avoir tenté, c'est très compliqué.
C'est le corps qui lâche. Vous avez le mental mais le corps peut lâcher. Là, est-ce que votre corps peut lâcher ?
Oui, bien sûr. Ou pas ? puisque si vous êtes juste comme ça, vous êtes pas en train de faire des kilomètres sur un terrain, vous êtes pas vous n'avez aucun signe de déshydratation, vous avez j'ai beaucoup de mal à comprendre que vous appeliez ça le sport et je peux très bien le comprendre mais faut savoir que je pense que vous le savez même mieux que moi, mais on brûle des calories rien qu'en réfléchissant.
Ah certes, [rires] oui oui, ça c'est tout à fait vrai. On considère que les échecs c'est c'est du sport de bouger des petits pions, c'est épuisant. Mais mais bon, je je veux essayer d'intégrer dans mon cerveau qui n'était pas du tout préparé à travailler ce sujet des questions intéressante parce que nous on est là pour faire de la prévention ensuite la toxicité, l'addiction et cetera.
Donc il il faut nous donner les les codes pour comprendre et moi j'ai vraiment le le sentiment de comprendre que vous considérer comme du sport de haut niveau. Alors il y a l'andeport mais là-dedans enfin j'ai du mal à articuler tout ça avec mon logiciel à moi. Alors c'est vrai qu'à haut niveau, donc moi je ne suis je suis pas encore à haut niveau, peut-être un jour, on ne sait pas mais à haut niveau, il y a en effet des joueurs qui ont des préparations physiques.
C'est-à-dire que faire du sport, se préparer. Il y en a qui vont avoir des des exercices également avec des outils, donc notamment des balles pour articuler les mains parce que du coup c'est souvent jouer avec les mains vu qu'on a des manettes comme je le précisais. Donc tout ce qui est lié au tendinite et cetera, ça peut arriver.
Donc sur la partie en tout cas douleur musculaire, ça peut souvent se traduire par là. tout ce qui va être aussi lié à la nuque, au dos parce que notamment il y a des joueurs qui vont pas avoir des positions, on va dire idéales pour jouer. Ils vont d'abord favoriser tout ce qui va être l'alaise visuelle, donc comment ils vont se sentir à l'aise pour pouvoir appréhender leur tournoi, donc leur activité sportiv et au détriment de leur physique.
C'està-dire qu'on pourra bien être courbé, baissé selon la façon dont on va tenir notre notre outil. Donc ça ça peut arriver. Maintenant, on n'est pas sur un effort physique explosif et réel comme on peut avoir dans le sport.
Par exemple, je suis volayeuse. Je vais pas avoir en effet la même mobilisation physique que lorsque je vais jouer, que je vais faire de la compétition. Mais par contre, combien de temps dure un combat ?
Ça dépend. Déjà, on a Et combien de combats il y a dans une compétition ? Mais du coup, ça dépend ça dépend au minimum de [rires] au minimum de et au maximum bah ça dépend où est-ce qu'on va être placé sur l'arbre, le nombre de joueurs et cetera.
Y voler par exemple, vous avez pas de y voler, c'estàdire prendre la place d'une voleuse sur l'écran alors que vous êtes bah ça c'était l'ancêtre des jeux vidéo. C'était ça hein qu'on mettait sur la télé et puis on était deux joueurs et on s'envoyait la balle hein. C'est ça.
Et [rires] en effet il y a il y a plein de de jeux de sport on va dire si on prend notamment le football si vous on peut appeler ça comme ça pour suivre un petit peu votre désignation. Donc tout ce qui va être jeu de football de type FIFA par exemple, euh bah ça va être en effet des personnes qui vont faire du sport dans la vraie vie et qui vont vouloir le traduire à travers le jeu vidéo. Et c'est épuisant quand on a passé toute une journée euh en compétition, on peut en effet avoir un état de fatigue qui va être similaire à moi.
Mon état de fatigue quand je vais sortir du de mon entraînement de volet ou d'un tournoi de volet. Ouais. Je vais pas avoir en effet les mêmes courbatures parce que j'ai pas mobilisé encore une fois tous les muscles de tout mon corps comme je vais le faire lorsque je vais jouer au volet.
Mais par contre, en effet, mentalement, la fatigue mentale peut agir énormément. En effet, la concentration sur le corps. Et ce ce cette façon de répercuter en fait la concentration et donc la fatigue mentale sur le corps, c'est quelque chose qui est qui est épuisant.
Encore une fois, je vais faire le parallèle avec le monde du travail. par exemple, une personne qui va travailler dans l'administration, une personne qui va travailler dans le BTP, voilà, elles ne vont pas avoir la même mobilisation euh de de leur corps, donc de la fatigue, mais les deux personnes peuvent ressentir la fatigue exactement de la même manière. [rires] Et non, je On est en train de rechercher si les échecs sont considérés comme un sport.
C'est Oui. Oui, ils le sont. Et ben voilà.
Bah donc ou c'est ce que j'ai Oui. Oui. Non, on disait que c'était comparable mais est-ce que c'est euh Oui, c'est classifié.
Ben voilà. Et donc pour finir sur le propos et finir par rapport à au questionnement de madame Mercier, il y a tout types de médecins. Donc en effet, il y a les médecins pour le physique et il y a les médecins pour la tête.
Et dans l'isort, ben on va aussi avoir besoin des médecins surtout aussi pour garder le mental, pour se recentrer et pour travailler sur toutes les problématiques mentales qui peuvent advenir liées à ce type de sport. Quand vous dites médecin de la tête, vous pensez psychiatre les psychologues, les voilà les psychologues, les psychiatres. Oui, en effet, c'est c'est un un type de médecine également.
Ça soigne des mots. C'est une une spécialité médicale. Exactement.
Ouais. J'espère avoir été très bien. Merci beaucoup.
OK. Donc maintenant, je vais passer donc à ma présentation afin que vous puissiez un petit peu plus me connaître et également voir ce par quoi je suis passée lors de mon parcours. Donc comme je l'ai précisé, je m'appelle Léanaë.
Je suis connue sur le sous le pseudo de Cocosap. Mon parcours est celui d'une femme qui a décidé de transformer sa passion en une force. En tant que femme noire, évoluant dans la compétition, un milieu où la diversité n'est pas toujours évidente, j'ai choisi de faire de mon identité une unicité.
De nature très curieuse, je cherche constamment à apprendre. Cela se reflète dans ma vie professionnelle. Je suis gestionnaire de données dans la vraie vie.
Un domaine où je m'épanouis au quotidien. Pour moi, dès lors qu'on a la volonté, on peut tous évoluer dans le même sens et dans le même milieu. Mais ça part d'une base.
C'est pour ça que là, je vais vous parler de mes racines. Donc, j'ai appelé ça un héritage et un moteur. Tout a commencé à l'âge de 3 ans.
Ma mère, elle-même joueuse, a voulu souder notre famille autour du jeu vidéo. J'ai grandi avec une manette en main, tout en menant mes études avec des haut et des bas, mais j'ai terminé mon cursus avec succès. C'est suite au décès de ma maman que mon besoin d'intégrer la scène compétitive est devenu une évidence.
C'est une façon de prolonger son héritage et de lui rendre hommage. Alors moi, j'ai commencé la compétition non pas sur les jeux de combat mais sur Mario Kart qui est un jeu donc de voiture avec des petits personnages de l'univers de Nintendo qui fait très enfantin et très dessin animé. On va dire ça comme ça.
Puis par la suite, j'ai intégré une équipe sur Mortal Kombat 11 et c'est là où [rires] a commencé. [rires] En effet, c'est un extrême à l'autre, mais c'est là où a commencé mon aventure esortive euh lors de mon intégration dans la Yuzu Gaming Team. Donc, j'ai passé un entretien euh classique comme tout le monde.
J'ai envoyé mon formulaire, j'ai été sélectionnée, j'ai passé mon entretien. Et je n'ai pas ressenti de différence à ce moment-là. Je n'ai pas ressenti de frein parce que j'étais une femme ou autre.
Mais tout ça, ça va s'expliquer par la suite parce que je pense que j'ai eu affaire à des personnes bienveillantes à ce moment-là. Euh suite à ça, j'ai été euh donc intégrée dans l'association afrogameuse qui m'a ouvert énormément de portes et m'a expliquer ce qui se passait dans le monde du jeu vidéo et des profils comme le mien à savoir des femmes noires. Donc la consécration c'est quand j'ai commencé Street Fighter parce que oui, j'ai quitté Mortal Kombat pour Street Fighter.
Toujours le même intérêt. Vous êtes déçis. OK.
D'accord. [rires] bon bah si vous arrivez à illustrer au fur et à mesure c'est super. [rires] Donc aujourd'hui, je suis joueuse compétitive sur Street Fighter 6.
Je voyage désormais à l'international. L'un de mes plus grands moments de fierté a été le Combo Breaker. Donc le Combo Breaker, c'est un tournoi qui prend place à Chicago qui est un tournoi de de très grande renommée également où il y a plusieurs styles de jeux de combat qui sont représentés là-bas.
Et donc j'ai réussi à sortir de ma poule. Donc comme j'expliquais, sortir de poule, on peut avoir 5 4 5 6 matchs avant de pouvoir intégrer la phase secondaire. Voilà, la phase supérieure.
Et donc c'était vraiment mes débuts dans Street Fighter avec mon coach. Coach qui est devenu bah mon compagnon de vie maintenant. [rires] Et donc euh il m'a inculté des bases très très solides qui m'ont permis donc d'atterrir sur l'étape supérieure à Chicago.
Euh cette reconnaissance donc dans le jeu de combat et ma sortie de poule m'a donné [rires] pardon désolé désolé. Non mais il y a il y a pas de souci [rires] mais n'hésitez pas à me franchement n'hésitez pas parce que c'est vrai que c'est pas c'est pas toujours évident. Donc, j'essaie vraiment de les décrire au maximum mais n'hésitez pas à me couper, il y a pas de souci.
Donc, j'ai également remporté un invitational. Donc, un invitational, c'est tout simplement un tournoi où nous sommes invités. Donc, ça peut être vous également, vous madame ou également vous monsieur qui êtes invité dans ce tournoi-là pour prendre place et participer à la compétition.
C'était un tournoi organisé par un grand sponsor qui s'appelle Elgato qui est fournisseur tout simplement d'outils informatiques pour les streamers en général. Et donc j'ai pu gagner ce tournoi qui était cette fois en simple élimination. Donc là il n'y avait plus de chance. c'est une fois qu'on a perdu, c'est fini, on arrête, on est on est sorti du circuit du tournoi et donc j'ai eu la chance de gagner 1000 dollars sur ce sur ce tournoi et c'était donc pour honorer l'événement américain Black History Monts.
Donc c'est également une fierté de mon côté. La FGC maintenant donc la FGC ça veut dire fighting game community, donc la communauté des jeux de combat. Et pour moi, ça a été plus qu'une communauté, c'est une famille.
Une famille car comme je l'ai précisé plus tôt, j'ai eu la chance parce qu'en écoutant les témoignages des différentes personnes qui m'entourent, je me rends compte que je me rends compte avec peine d'ailleurs de dire que j'ai j'ai de la chance en fait de d'avoir rencontré les bonnes personnes. Pour moi, ça devrait pas être une chance, ça devrait être normal. Mais du coup, j'ai donc la chance d'avoir rencontré des personnes exceptionnelles, les personnes de mon collectif, le NSXC.
Et donc, c'est grâce à eux que j'ai réussi à me construire aujourd'hui en tant que joueuse et d'avoir trouvé cette légitimité de pouvoir participer au tournoi. Parce que en effet, en tant que femme, on se pose toujours cette question à savoir est-ce que j'ai le droit ? Et cette question, je trouve que c'est dommage de se la poser parce qu'on on se demande pas si on a le droit d'aller au travail plus maintenant en tout cas.
On se demande pas si on a le droit de manger telle ou telle chose. On se demande pas tout simplement si on a le droit de vivre. Donc pourquoi se demander si on a le droit de participer tout simplement à un tournoi ?
Et cette légitimité notre collectif essaie de le mettre en avant. Donc par le biais d'organisation d'événements où on incru bénévoles, des personnes qui souhaitent s'intégrer à la communauté, des personnes qui n'ont pas forcément les compétences au départ mais qui peuvent avoir accès grâce à nous entre guillemets, en tout cas à ce qu'on ce qu'on peut proposer et des personnes de tout milieu. On n' pas cette distinction entre "Ah toi tu es tu as plus de visibilité donc tu vas plus participer." Non, ça peut être la personne qui a fait son premier tournoi qui le lendemain va dire "Ah bah vous faites hors tournoi, j'aimerais y participer en tant qu'organisateur." Et ben très bien, nous allons vous donner la chance.
C'est quelque chose que j'apprécie et qu'on met en avant au quotidien au sein du NSXC. Mais encore une fois, c'est pas fait partout et c'est dommage. Donc voilà.
Et euh je terminerai donc en vous remerciant euh de donner la chance aujourd'hui et de mettre la lumière sur l'ort en général et sur les causes qui qui sont pour moi les plus importantes. Euh une petite anecdote que j'ai vécu il y a de semaines. Euh je joue à Street Fighter certes, mais je ne joue pas seulement à Street Fighter.
En général quand on joue, on aime bien jouer un petit peu partout. Et euh j'ai un petit jeu auquel je joue qui est similaire à League of Legends où il y a donc un chat online et où j'ai eu la malchance cette fois d'afficher ma photo parce que j'ai créé un profil. J'ai ma photo donc on sait que je suis une femme et à la fois noire donc parfois c'est compliqué pour certains.
Et j'ai eu donc des insultes parce que tout simplement l'équipe donc une équipe de 5 personnes a perdu. Mais forcément c'était de ma faute alors que j'ai terminé MVP. MVP, c'est le meilleur joueur de son équipe, mais c'était quand même de ma faute parce que j'étais noir et donc et donc je je n'ai pas compris sur le moment.
C'est des choses qui à distance m'atteignent moins forcément que en présentiel. C'est pour ça que dans les jeux de combat, il y a également ce type de de problème qui intervient, mais c'est beaucoup lié au réseau. Les gens ne se permettent pas de faire la même chose en live et derrière un écran.
Et c'est pas pour autant que c'est que c'est moins répréhensible ou que ça touche moins. Il y a des profils qui vont être forcément beaucoup plus touchés que d'autres et surtout quand on prend la notion de répétition. Une fois, bon, on peut laisser passer comme moi là, j'ai répondu bah bonne journée sweet, ça veut dire mon petit cœur.
Voilà, parce que tout simplement en fait c'est derrière l'écran et que j'ai pas envie de gaspiller mon énergie, mes émotions dans une discussion puérile. Voilà, donc j'ai préféré passer à autre chose. Et une fois qu'il avait fini de lâcher son flot de de paroles négatives, bah cette personne est partie et elle a aucun impact sur ma vie.
Par contre, si c'était une personne qui était en face de moi, je ne peux pas vous dire aujourd'hui comment j'aurais pu réagir. J'aurais très bien pu être en état de choc, j'aurais très bien pu m'énerver. Je ne sais pas, je je ne pourrais pas vous dire.
Mais tout ça pour dire que cette notion de de jeu en ligne avec ces ces ces ces flux entre guillemets de discussion directe pour moi ça favorise la toxicité et ça se répercute par la suite dans les milieux où ça va où on sera obligé d'être en présentiel. Donc notamment les tournois League of League of Legends et cetera où la toxicité elle est en amont et elle continue tout au long d'une carrière ou tout simplement de d'un cursus de jeu. Je trouve ça vraiment dommage entre guillemets surtout quand on est très mal entouré ou qu'on est voir pas du tout entouré.
Donc moi, j'aimerais voir plus de safe place pour les femmes qui ont besoin en tout cas de s'intégrer. En effet, on a parlé de rôle model. Les rôles modèles sont très importants.
Nous, on en a dans les jeux de combat, on en a plusieurs de tout âge euh depuis peu d'ailleurs. Et euh et ça fait plaisir, ça fait vraiment plaisir de pouvoir s'identifier à ces personnes qui font avancer le la cause. Je vous remercie.
Très bien. Ben merci beaucoup. Et donc maintenant, on va se tourner vers Céline Ferté et donc je rappelle, vous êtes directrice du service juridique de Team Vitality.
Donc à vous. C'est ça. Merci.
Merci de me donner la parole et de vous partager mon expérience en tant que femme dans l' sport. Euh donc voilà, donc je suis effectivement Céline Fer directrice juridique au sein de Team Vitality. en quelques mots pour vous expliquer ce qu'est Team Vitality.
C'est un club de esport qui a été créé il y a 10 plus de 10 ans maintenant c'était en 2013 et qui a pour ambition de devenir le la meilleure organisation d'port au monde. Euh on est actuellement constitué de 75 employés dans le monde répartis dans différents départements. Donc c'est vraiment comme une société une entreprise classique avec les fonctions support finances RH juridique comme moi mais aussi partenariat marketing et ce qui fait sa singularité un département dit esport.
Euh pour vous donner pour vous faire une petite analogie, en fait, on compare souvent Team Vitality au PSG. PSG, bah ils ont des équipes en handbal, basket ou encore football. Bah nous, on a des équipes mais sur des jeux vidéos.
Donc ça va être Counter Strike, Rocket League, League of Legends. On a une on a en tout 21 jeux euh et on comptabilise environ 100 joueurs, joueuses et coach professionnels qu'on appelle aussi des athlètes. pour faire la référence avec le avec le sport et pour répondre à votre question tout à l'heure, on a des coachs effectivement coach mais aussi tout ce qui est per ce qu'on appelle des des coachs de performance parce que effectivement nous on a des joueurs sur Counter Strike qui peuvent se retrouver à à jouer pendant 5h 5h où ils sont en concentration extrême avec un besoin de voilà des besoins neurologiques qui sont extrêmement mis mis à rue d'épreuve.
Euh donc plus avant derrière, il s'entraînent 8h par jour, donc 8h où il y a une concentration où ils doivent vraiment faire jouer en permanence leur réflexe. Donc ça demande oui d'équiner effectivement on a nous on a tout un panel en fait de coach derrière eux qui vont être là au service de la performance comme un athlète, comme un un sportif de haut niveau. Moi vraiment quand je les vois euh je je peux pas me m'empêcher de dire c'est des ovnis vraiment dans la performance et dans la vitesse de réaction.
C'est des surhommes vraiment sur certains jeux et je et je je viens pas du tout de ce milieu-là. Donc je vous dis vraiment ça avec mon avec mon cœur. [rires] Euh donc moi j'ai rejoint Team Vitality il y a pratiquement 6 ans et mon métier consiste à m'assurer en fait principalement enfin à superviser l'ensemble des problématiques juridiques de la société.
Donc c'est m'assurer que les la sécurisation des relations contractuelles avec les différents intervenants. Donc c'est évidemment les contrats avec les joueurs et les joueuses, c'est également tous les contrats avec nos partenaires puisqu'on a des partenaires commerciaux qui soutiennent et qui sponsorisent les équipes qui nous apportent l'argent. hein, c'est notre principale source source de revenu euh et avec les organisateurs de tournois et j'apporte effectivement les conseils juridiques au quotidien, aux équipes opérationnelles de de Team Vitality.
Euh et pour vous donner un peu pour vous faire ouais pour vous donner une idée de comment on fonctionne, donc les revenus effectivement c'est principalement des revenus de partenariat, des revenus de merchandising, la vente de nos maillots par exemple vraiment la même manière qu'un qu'un club sportif professionnel donc avec aussi des revenus. Bon, il y a plein de revenus, il y a juste pas l'étiquet, on n pas de stade où on vend pour faire venir les gens. Et notre source principale de dépense, ça va être bah les revenus, les revenus des joueurs puisqu'il faut effectivement payer ces 100 joueurs qui sont qui composent les équipe.
Euh pour ma part, avant de travailler chez Team Vitality, je connaissais pas je connaissais les jeux vidéos parce que je j'avais fait j'avais travaillé pendant pour pardon pour Game One qui est une chaîne à l'origine de de jeux vidéo. quelques sessions de jeu avec mes enfants parce que j'ai deux enfants qui jouent pas mal aux jeux vidéos et moi-même quand j'étais enfant mais le l' sport je ne savais pas ce que c'était he très honnêtement 6 ans avant je savais pas du tout quelle quelle industrie il y avait derrière et je j'avoue je suis un peu tombée de ma chaise quand j'ai compris le l'envers du décor est-ce que ça tous les intervenants, toute l'industrie qui pouvait y avoir qui pouvait y avoir derrière euh et donc voilà et donc c'est vraiment au hasard d'une rencontre. Je donne souvent l'exemple, c'était chez le pédiatre.
J'ai croisé quelqu'un que je connaissais en discutant. J'ai dit "Ah bah, je cherche à bouger, à aller chez à changer. Ça fait 15 ans que je suis dans la télé." Et et à ce moment-là, le le conjoint de cette personne que je connaissais me dit "Ah bah moi, je cherche justement une directrice juridique ou un directeur juridique." Et ben, j'ai fait "Je suis là." Et ça vraiment ça, donc c'est vraiment pas du tout en répondant à une annonce, ça s'est fait de manière complètement hasardeuse, j'ai envie de dire.
Euh et en fait, je me suis rendu compte que les problématiques finalement de que je rencontrais en télévision pouvaient assez facilement s'adapter au monde du au monde du esport. Euh et en fait, ce qui était à l'origine qu'une curiosité professionnelle parce qu'il a fallu que je regarde des compétitions, comprendre les mécaniques pour pouvoir moi après adapter mes connaissances juridiques à ce monde-là, c'est devenu une passion. Et je j'avoue, je regarde alors je regarde pas tous les sur tous les jeux mais je je regarde très très régulièrement.
Je vais aussi très régulièrement en compétition physique parce que c'est là qu'on sent la la vibration le quand j'ai on était euh alors je vais dire Bercy mais c'est plus la Cor Arena euh pendant le il y a eu un championnat du monde sur Counter Strike. Il y a 15000 personnes dans la salle et quand tout le monde vibre au même moment et notre équipe a gagné en plus de ça. Donc on a eu c'est l'équivalent en fait de de la Coupe du monde hein sur sur ce jeu.
C'est c'est incroyable. Ça fait des enfin j'en parle, ça me fait une frison encore. [rires] Donc donc voilà et je pense que mon recrutement en fait un bon exemple de la politique de recrutement menée par Team Vitality, c'est-à-dire qu'au lieu de chercher à recruter des passionnés qui s'adapteraient à des motiers un peu très plus traditionnels, en fait là aujourd'hui on va chercher des gens qui ont la compétence comme moi, compétence juridique qui s'adapte en fait au milieu du esport.
Euh et donc pour revenir à notre sujet aujourd'hui sur Team V chez Team Vitality, les femmes représentent environ 30 % des effectifs alors hors joueur et enfin joueur au sens global. [grognement] Euh donc sur les 75 salariés, on est il y a tous les départements, il y a des femmes. Euh tous les niveaux hiérarchiques, ça va de du de du junior ou de la junior jusqu'au comité de direction.
Euh et c'est un pourcentage qui n'est pas encore à la parité, mais vraiment c'est un objectif central pour pour la société. Le problème aujourd'hui qu'on rencontre, c'est au niveau des ressources humaines, c'est-à-dire que dès qu'il y a un poste qui est ouvert, il n'y a pas de femme. Il n'y a pas de femme qui postule pour pour ces postes.
Euh et je paré, j'ai envie de dire c'est les femmes mais c'est aussi toutes les minorités où en fait ça reste la diversité pas du pas très très peu représenté. Et je pense que c'est en fait le ça reflète juste effectivement ce qu'on voit dans le milieu des joueurs des peu donc peu de joueuse effectivement et aussi l'audience des compétitions parce qu'on les femmes je crois représentent environ 20 % en fait de l'audience des il y a des millions de personnes qui regardent qui regardent les compétitions et les femmes sont encore peu peu spectatrices en fait. Euh donc les candidates sont rares et et en fait c'est même c'est un constat que je fais moi personnellement dès que je vais je j'explique à des gens que je rencontre mon métier juriste.
Bon on voit à peu près ce que c'est mais alors dans l'environnement espsort les femmes sont là de quoi tu me parles ? Alors que les hommes tout de suite, c'est "Ah, c'est trop bien, tu as de la chance. Ah bah, vas-y, raconte-moi.
Il y a vraiment, je vois tout de suite une dicotomie entre les deux d'approche les [rires] euh ce qui m'amène à la à la représentation des femmes et plus particulièrement des joueuses professionnelles dans l' sport. Et donc sans reprendre ce qui a été dit sur les obstacles en fait euh pourquoi est-ce que il y a peu de femmes dans le milieu professionnel, je profite de cette table ronde pour vous donner un peu le nous toutes les initiatives au niveau de team Vitality qu'on qu'on peut faire euh parce qu'en fait mine de rien, on est la plus grande équipe en France, on ça fait longtemps qu'on existe et on se dit qu'on doit être on est on a une responsabilité en fait. On doit, on est les pionniers et on doit en fait montrer l'exemple euh à toutes les à toutes les équipes en France.
J'avoue hein, je je pense que je suis la seule directrice juridique et je suis même pas sûr qu'il y a des services juridiques dans les autres équipes en France. Je crois que je suis un peu une [rires] un OVI. Euh et donc aujourd'hui ce qu'on nous ce qu'on pense avant tout c'est que de la même manière que ce qui a été partagé ici c'est qu'il faut des modèles féminins inspirants qui vont inspirer les jeunes générations de joueuses.
Ça, nous, on a pu créer de des équipes féminines grâce au soutien de nos sponsors parce que s'il y a pas de sponsor engagés et qui partage ses valeurs et qui nous soutiennent financièrement, en fait, on ne peut pas on ne peut pas créer d'équipe malheureusement et on a besoin d'argent pour payer les joueuses, pour payer leur déplacement, pour payer les les joueurs et leur mettre à disposition un maximum de ressources. Euh et c'est pas les sponsors quand ils s'associent, c'est pas un simple coup de pub ou un coup de com, c'est vraiment parce qu'il partagent ses valeurs et c'est extrêmement appréciable et on voit vraiment un changement au fil des années. Moi, ça fait 6 ans que je suis là et effectivement, on voit que de plus en plus de et c'est je parle de de grands nom hein, je peux citer le Crédit Agricole typiquement qui est avec nous depuis plusieurs années justement pour ce soutien dans la création d'équipe et notamment pour la création.
On a créé une équipe qui s'appelle Rising Be euh il y a plusieurs années maintenant qui à qui on donne les mêmes conditions de travail, les mêmes ressources que les que les équipes féminines, mais qu'elles évoluent elles dans des circuits quand même 100 % féminins encore pour le moment aujourd'hui, c'est on n' pas de possibilité de les faire monter plus haut. Euh, on a recruté Neia, donc on parlait tout à l'heure, enfin la cité qui est une joueuse de 16 ans qui évolue sur Takeken 8 si je me trompe pas. Euh on lui a offert le on lui offre des moyens financiers, matériels pour franchir un nouveau cap de performance, participer à des compétitions sur la scène internationale.
On peut ainsi l'envoyer en Suède, au Japon ou encore aux États-Unis, ce qu'elle aurait pas pu faire seule parce que ça coûte forcément beaucoup d'argent et puis elle y va pas seule, elle a 16 ans, il lui faut aussi des gens qui l'accompagnent. Donc donc voilà, on essaie de vraiment de soutenir et notre ambition c'est qu'elle encourage et inspire les jeunes joueuses à se lancer dans la compétition. On a aussi un exemple de l'équipe MLBB.
Alors MLBB, c'est une équipe féminine sur un jeu mobile en Asie qui est extrêmement populaire. C'est les meilleures joueuses au monde actuellement et elle pour le coup elle participe dans des équipes mixtes avec les hommes et elles ne sont pas dernières. Donc c'est bon, elles sont 10e sur 12 mais voilà, en tout cas il a ça existe.
C'est c'est possible en fait d'avoir des équipes qui participe à des à des ligues non exclusivement féminines et on essaie aussi de recruter un maximum d'ambassadrices internationales. On travaille aussi avec leur Vallée ou Loupiot qui sont des grandes figures de de l'isport. Euh voilà, l'idée c'est de de travailler au maximum avec des femmes pour montrer les femmes.
En fait, les femmes existent, elles sont là, il faut juste les pousser, les mettre les aider à à aller de l'avant. On a aussi notre initiative sur pour lutter contre la toxicité en ligne. On sait que c'est un des fléaux de l'isort, on en a parlé.
Euh nous, on a développé un programme qui s'appelle CER où pareil, on fait intervenir euh des joueurs, des joueuses pour parler de la toxicité, pour faire des petites capsules vidéos, essayer de les pousser en ligne sur LinkedIn, sur nos sites, sur les réseaux. pour queils puisse partager que les gens ne se rendent compte en fait qu'effectivement un mot dans un chat ça a des répercussions derrière et c'est pas et que c'est on n'est pas tous armés en fait de la même manière et un gamin qui gamin et gamin mais là pour le coup on peut il y a pas d'histoire de enfin on est tous t tous les tous les jeunes sont confrontés à la même chose et quand on a 16 ans, on n'est pas armé en fait à recevoir euh des insultes en ligne. Donc donc on essaie aussi de travailler là-dessus mais voilà et via aussi les femmes qui qui partagent leur expérience en tant que joueuse et via la tout ce qu'elles elles peuvent subir elles peuvent subir en ligne.
Et moi j'avais toujours été impressionnée quand j'avais en discutant avec des joue qui disaient mais moi je suis obligé de changer mon pseudo, pas mettre effectivement la photo de profil, de changer la voix aussi de masquer la voix pour pas qu'on reconnaisse que c'est une femme qui est derrière l'écran. Enfin on se dit mais dans quel monde on vit ? Donc voilà, toutes ces initiatives en fait, on est Je suis d'accord avec vous.
J'ai jamais compris comment on pouvait harceler un pseudo. C'est c'est un concept pour moi qui [rires] donc l'idée Ouais. [rires] Donc voilà, notre idée c'est vraiment de faire progresser cette visibilité des femmes et d'instituer une sorte de cercle vertueux où plus il y aura drôle modèle de femmes, plus ça va encourager les femmes à jouer d'abord au niveau amateur et après dans des circuits féminins et plus il y en aura, plus il y a des talents qui vont émerger et plus on sera en mesure de les intégrer dans des équipes dans des équipes mixtes.
Mais ça nous alors nous je vous dis ça au niveau team Vitality même si on est un grand club on peut pas être seul à se battre effectivement pour ça. On a besoin aussi des éditeurs de jeux vidéos à en parler tout à l'heure on a besoin qui structure beaucoup plus les circuits, qui a des compétitions qui soient plus régulières parce qu'aujourd'hui c'est très éparce c'est pas du tout structuré de la même manière que pour les hommes. Euh d'avoir aussi davantage de personnages féminins dans les jeux vidéos.
Alors, je vous donne une anecdote, c'est que moi mon fils qui a 13 ans, il joue à Valorente qui est un jeu de c'est 5 contre 5 et on doit poser une bombe et les autres en face doivent la la déminer. Alors [rires] le spike, le spike, je sais pas une et en fait quand on et l'autre jour il jouait, il jouait avec un un personnage féminin et j'étais là ah mais enfin en fait je savais pas si je devais lui faire remarquer ou pas remarquer parce que moi ça j'ai trouvé ça étonnant et en fait en en parlant avec lui, il me dit bah oui on s'en fout en fait c'est c'est ses capacités qui m'intéressent en tant qu'agent et peu que ça soit femme pas femme et du coup je me suis un peu intéressée à donc c'est Rayot qui est derrière ce jeu Et en fait, ce jeu est assez récent. Il est sorti en 2020 et on voit qu'ils ont tout de suite mis une parité dans les personnages avec lesquels on peut jouer.
Pardon, qui sont 50 % garçons, 50 % hommes femmes. Il y a aussi un personnage non binaire. Euh donc c'est euh donc il y a quelque chose qui fait que effectivement plus euh plus les éditeurs vont aussi montrer dans le jeu, plus les femmes plus aussi les femmes vont se sentir euh représentées en fait et donc n'hésiteront pas à les jouer.
Alors peut-être qu'elles prendront d'un personnage féminin mais elles pourront prendre aussi un personnage un personnage masculin. Je crois que j'ai une collègue qui avait une question. Oui.
Le micro micro parce qu'on est enregistré. [rires] Oui. Merci.
Merci pour ces informations. Quand vous parlez de 100 joueurs, 100 joueurs dans le dans les 100 joueurs, il y a combien de femmes dans les 100 joueurs, il y a 5 10 euh 10 femmes. Ouais.
Ouais, c'est trop peu. Mais vraiment, nous si on pouvait en fait si on pouvait, on le ferait. Mais aujourd'hui, on doit mine de rien, euh on est là pour performer, pour être les enfin voilà, pour gagner.
Et aujourd'hui, malheureusement les femmes ont pas encore ou alors elles ont le niveau, mais il y a un problème de bah d'environnement de garçon qui est pas qui est difficile hein. Nous, on a une une coach Lilo sur Rainbow Six qui a été joueuse, qui est maintenant coach encore professionnel et elle a beaucoup souffert de cet environnement matré masculin en fait. C'est donc c'est là aussi moi je pense malheureusement que c'est aussi au niveau sociétal en fait qu'il faut changer les choses.
C'est déconstruire les les stéréotypes, sensibiliser les jeunes garçons, leur montrer en fait que dès le plus jeune âge en fait que c'est normal de jouer avec une femme c'est de et c'est normal enfin de oui que ça devienne une réalité et queon se pose plus la question ce que tu disais tout à l'heure. Il y a vraiment un que ça ça soit exact voilà ça que ça soit normal et qu'on se pose pas la question du genre de du joueur derrière. Moi j'essaie d'intervenir maximum quand je peux dans des forums de métier dans les collèges notamment.
Je l'ai fait récemment au collège de mon fils euh ou d'aller aussi dans des 3è cycles. Alors là je parle plus au niveau juridique mais dans des facultés de droit où j'interviens régulièrement pour dire il y a des femmes en fait les les filles qui sont dans ce n'hésitez pas à y aller. Il y a il y a pas de barrière.
Alors, chez Team Vitality, je il y a une bienveillance, enfin je veux dire, à aucun moment j'ai souffert de mon ma condition de femme. Ça c'est un truc que je c'est donc je sais pas si c'est de la chance ou juste normal encore une fois, mais euh mais c'était pour moi c'est très appréciaux. Et c'est pour ça que j'y suis depuis 6 ans hein, parce que c'est parce que il y a la les conditions de travail sont extrêmement extrêmement bien.
Bonnes. [rires] Merci madame présente. Oui, vos conditions de travail, mais êtes-vous une joueuse vous ?
Pas du tout. Ah ben voilà, c'est pour ça que je prouve que je suis un bon exemple parce que je Non non [rires] non, je joue pas du tout mais je je suis passionnée par la compétition et par je regarde les matchs comme à un supporter en fait, comme n'importe quel supporter. Mes questions les posant parce que c'était madame Sam mais bon sauf si c'est très spécifiquement sur l'intervention.
D'accord. Voilà. Merci.
Très bien. Ben écoutez, merci beaucoup et donc maintenant je passe la parole à Raphaël Cord. Donc vous vous êtes journaliste et commentatrice de esport et fondatrice de la OG TV.
Vous allez me dire ce que c'est OG ? Pog. Pog.
Ah excusez-moi. En plus c'est moi qui lu mal Pog TV. Excusez-moi.
Pog. Il y a pas de souci. Merci madame la présidente.
Pense que le GC game. Il y a pas de souci. Merci madame la présidente, merci madame et monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices.
Alors euh moi je vais parler de mon point de vue de journaliste. Euh je travaille et dans le sport et dans l'ort. Donc j'ai aussi la la faculté de comparer un petit peu les deux univers.
Si vous avez des questions au fur et à mesure spécifiquement sur mon intervention, n'hésitez pas. Euh je voudrais d'abord vous dire l'honneur inattendu que représente cette invitation pour nous face à la représentation nationale inattendu parce que je n'aurais jamais osé penser que l'isport féminin arriverait à cette envergure là. C'est-à-dire que euh on a on a tellement un plafond de verre qui trône au-dessus de nos têtes dans l' sport féminin que ça ça en devient une surprise.
Mais à force de bataille courageuse menée par mes collègues qui sont ici présentes et par nombre de femmes et de personnes non binaires qui travaillent sans relâche, aujourd'hui, on peut faire entendre la voix des joueuses. Alors, merci à vous de nous recevoir et à ces personnes qui nous ont porté jusque dans ces murs. En tant que journaliste, mon métier consiste à porter la voix des personnes que j'ai en face de moi, de faire découvrir l'histoire des athlètes et de faire vivre l'émotion des compétitions.
C'est ce que je vais tenter de faire aujourd'hui. Porter aux oreilles des décideurs de notre pays les voix et les histoires des joueuses du sport. Alors, durant votre introduction, madame la présidente, vous avez parlé des problèmes auxquels font face les compétitrices.
Vous avez mentionné l'accès difficile aux équipes et aux opportunités. Alors, pour y revenir, je vais m'appuyer sur le jeu esport sur lequel j'ai le plus l'habitude de travailler et de suivre les joueuses professionnelles League of Legend. Alors, je vais vous présenter un petit peu pour que vous puissiez suivre de quoi il s'agit.
League of Legends, c'est un jeu en équipe qui se joue à 5. Le but étant sur une carte d'aller capturer la base adverse. C'est pour résumer très simplement.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est que c'est un jeu qui se joue vraiment en équipe. Et pour devenir professionnel, il faut déjà avoir un talent sur le jeu individuellement, mais il faut aussi savoir travailler en équipe et rentrer dans ces équipes pour développer les bases de ce de ce jeu A5. Alors pour vous vous donner un petit peu le contexte, il y a de jours, la joueuse française la plus connue de League of Legends, Eve Montvoisin, Colombe, son pseudo s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour parler du sujet de l'accès difficile aux équipes mixtes.
Elle a révélé ce qui pour les femmes de la scène Sport est un secret de polichinelle. Certaines équipes l'ont refusé car je cite "Elle est une femme et qu'elle sera par défaut moins forte qu'un homme." Ce sont les messages qu'elle a reçu.
Son excoéquipière Maya Enkel alias Caltis a elle été refusée car le staff de l'équipe pour laquelle elle avait passé des entretien pensait et je cite encore une fois que les joueurs de l'équipe seraient plus concentrés sur le fait de flirter avec elle que sur le jeu. Et voilà on en est là aujourd'hui. Vous parlez également du cyberharcèlement dont les joueuses sont victimes et je pense que pour comprendre l'ampleur du phénomène, mes collègues en parlé jusqu'ici en parlant de de propos violents.
Mais pour en saisir l'ampleur, le témoignage des joueuses sera toujours plus fort que le mien. Donc voici les messages que certaines d'entre elles ont reçu. Je vous préviens tout de suite, ce sont des mots extrêmement violents.
Une première joueuse a reçu "J'ai bien joué cette partie, envoie-moi des nudes, je l'ai bien mérité." Une autre joueuse qui était atteinte de cancer a reçu je vais perdre contre une fille mais au moins dis-moi quand tu vas mourir de ton cancer que je puisse le célébrer. Une autre a reçu prends une corde ou saute du balcon et une autre a reçu continue à te tailler les veines.
Vide-toi de ton sang avec ta gueule de trance. Je vous passe les menaces de mort et de viol, mais c'est le quotidien des joueuses d' sport. Cela va aussi jusqu'au harcèlement. des joueurs forment des communautés sur les réseaux sociaux comme Discord pour tenter quand on lance une partie pour que vous ayez le contexte sur League of Legends, quand on lance une partie, on va tomber aléatoirement avec d'autres joueurs et joueuses.
Certains joueurs essayent de s'organiser pour lancer au même moment que les joueuses professionnels des parties pour tomber dans leurs équipes et faire perdre les parties à ces joue-là pour les faire descendre en classement. C'est à ce point les que les joueurs vont pour nuire aux femmes sur les jeux vidéos. Mais je veux aussi parler de ce dont on parle moins.
Ce dont on parle moins et qui est tout aussi important, ce sont les barrières qui viennent de plus haut. En effet, face aux nombreux problèmes de la scène mixte, une scène féminine s'est créée. Elle venait avant tout de petites structures qui avaient envie de faire bouger les choses en voyant que les joueuses n'avaient pas accès à la scène mixte.
Mais malheureusement, organiser ces compétitions féminines représentait de nombreuses contraintes qui a empêché à la scène féminine d'avoir une structure professionnalisante. Sur League of Legends, Riot Games interdisait aux compétitions qui ne sont pas organisées par leurs soins ou par ceux de leurs prestataires comme Webédia par exemple de durer plus d'un mois. Les matchs ne pouvaient pas avoir lu en même temps que d'autres compétitions officielles de Riot Games.
Et s'il devait avoir lu en même temps, il ne pouvait pas être diffusé. un problème pour médiatiser les joueuses. Sauf que en 2024, les soirées du samedi au lundi étaient occupé par le championnat d'Europe, les soirées du mercredi et du jeudi par le championnat de France et celle du mardi et du vendredi par la deuxème division du championnat de France.
Il ne restait donc aux joueuses que les débuts d'après-midi du weekend pour avoir le droit de jouer. Alors, il y avait aussi les intersaisons qui environ une centaine de jours dans l'année, mais ça nous pousse à un constat terrible. Pour que les joueuses aient le droit de jouer, il faut que les hommes ne soient pas en train de jouer.
Alors, je je j'aurais tendance à dire c'est comme dans la cour de récréation, ça commence là. Et c'est comme dans le sport féminin en général où on peut voir comment été traité le cyclisme féminin, comment a été traité le football féminin et cetera. Donc oui oui c'est malheureusement pas euh que dans le esport.
Ce qui est un peu différent dans le esport c'est le harcèlement et justement le harcèlement des pseudos, le fait de de d'exclure les filles parce qu'elles sont des filles combien même sans même savoir si elles sont bonnes joueuses ou pas. Donc ça c'est un peu particulier mais après pour le reste malheureusement ou bien sûr on en est encore là. Et alors, je tiens néanmoins à souligner que le staff de Riot France a fait son possible pour essayer d'assouplir c certaines de ces règles.
Malheureusement, ils sont quand même soumis au règlement des de Rayotte Europe et monde. Mais le staff français a tenté de pousser la scène féminine. Mais pour pas lier à ce ce phénomène du fait que les femmes ne puissent pas avoir de compétition si elle n'était pas organisé directement par Riot Games, Riot a annoncé en 2025, enfin pour 2025 pardon, une ligue féminine européenne sur l'ensemble de l'année.
Plusieurs mois plus tard, nous apprendrons que la compétition ne durera qu'un mois à la fin de la saison. Puis une nouvelle annonce, une autre compétition en championnat Franceféminin officiel fin 2025. La compétition dure 2 jours, mais on nous a annoncé à la création de cette compétition que c'était un test et qu'elle aurait lieu ensuite sur l'ensemble de l'année 2026.
Nous avons appris il y a de semaines qu'elle aurait lieu en fin d'année encore une fois sur 2 jours. Voilà à quoi sont cantonnées les joueuses de la scène esport professionnelle sur League of Legend. En 2026, elles auront 2 jours de compétition officielle.
Je me suis amusé hier à compter en sur 2025. Je n'ai pas encore toutes les annonces pour la scène mixte en 2026, mais en 2025, les joueurs ont eu 233 jours de compétition entre les compétitions européennes et mondiales, françaises et de 2e division. On est sur du x 100.
Alors cela a conduit de nombreuses structures, notamment françaises parce que oui, la France a été un des pionniers de la scène féminine en créant de nombreuses équipes. Cela a poussé de nombreuses équipes à arrêter leur section féminine. J'ai à côté de moi un des derniers bastions puisque Vitality est une des deux dernières équipes à avoir une section féminine en Europe.
Il y a 2 ans, elles étaient plus d'une dizaine. Aujourd'hui, elles sont deux. [grognement] Alors ces équipes, aucune structure ne peut se permettre de payer un salaire à l'année à des joueuses pour de jours de compétition.
Ça n'a pas de sens et ce n'est pas rentable. et encore que Vitality a poussé sur League of Legends pour garder cette équipe féminine. Elles étaient ces joueuses déjà précaires, elles se sont retrouvées au chômage technique puisque plus de compétitions, plus d'équipes, des dizaines de joueuses se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain et pourtant elles étaient, comme je le disais déjà précaires dans la plupart des équipes professionnelles, une grande partie d'entre elles étant payé à temps partiel alors que pourtant le volume d'entraînement nécessaire pour ce niveau de compétition dépasse de loin les 35 heures hebdomadaires.
Les salaires dont j'ai pu avoir connaissance pour beaucoup d'équipes avoisit souvent les 500 € mensuels pour une pratique professionnelle et seulement deux équipes européennes encore une fois d'après mes sources payent leurs joues au-dessus du SMIC français. Aujourd'hui, les joueuses n'ont plus d'opportunités car plus de compétition à jouer sur la scène féminine et un accès à la scène mixte souvent barré par des hommes n'étant pas capable d'accepter que oui, les femmes sont légal des hommes. Et au-delà de la précarité, je veux avoir un mot sur l'entourage des équipes féminines.
Dans les structures féminines, très peu de femmes sont coach. Ça arrive dans les structures un peu plus amatrices, mais à niveau professionnel, à ma connaissance, il n'y en a aucune. La place des femmes à des postes de direction est encore plus limitée, mais surtout la précarisation des joueuses passe non seulement par leur salaire dérisoire, mais en plus par l'incertitude de leur avenir.
Elles n'ont des contrats que sur l'année qui sont renouvelés parfois, parfois non. et certaines choses ont perdu à leur place dans des équipes professionnelles après avoir dénoncé en interne des faits de harcèlement sexuel de la part de de leur supérieur. Dans ces cas de figure, la personne qui perd sa place, c'est les joueuses.
Malgré ça, cette scène féminine a été pour de nombreuses joueuses en refuge face au sexisme de la scène mixte. un moyen de faire leur preuve de montrer au public que si elle n'était pas prise dans des équipes mixes, ce n'était plus une question de niveau. Sur League of Legends, cette scène, elle est en train de mourir du fait de l'inaction des grandes organisations et du manque de moyens des petites structures qui se battent bénévolement et en mettant souvent le peu d'argent qu'elles ont pour créer des compétitions qui sont parfois même plus satisfaisantes à jouer pour les joueuses que les compétitions officielles. en terme d'organisation et de format leur donnant plus de temps de jeu et plus de temps de visibilité.
Aussi, si l'objectif est de vous apporter des recommandations pour promouvoir l'égalité dans l'isort, la mienne sera simple. Il faut accompagner les structures qui se battent pour y créer des compétitions, que ce soit financièrement en terme de moyens de communication, mais surtout essayer d'appuyer les demandes des joueuses auprès des éditeurs pour créer de réelles ligues pérennes qui puissent leur donner un cadre professionnalisant. Je vous remercie de votre attention et je suis prête à répondre à vos questions si vous en avez.
Merci beaucoup de votre intervention et donc maintenant dernière intervention de Christine Kevisatrice de Tournoi Espsort amateur. À vous madame. Merci beaucoup.
Donc effectivement je me nomme Christine Kev. J'ai commencé il y a 15 ans en tant que joueuse de compétition amateur sur la licence Super Smash Bros mêlé. Donc un jeu porté par Nintendo.
Euh je me suis ensuite tournée vers l'organisation d'événements et j'ai pendant aussi de longues de longues années contribuer au sein de la structuration de l'ISort en France en tant qu'élu chez Francisport vous avez pu avoir quelques données [grognement] et j'ai été aussi vice-présidente de l'association Women in Games France jusqu'à très peu. Donc en préambule de mon propos, je tiens à vous remercier madame la présidente, les sénateurs et sénatrices ainsi que l'association Women in Ga France de m'offrir cette tribune. Ce sujet m'anime depuis 15 ans parce que mon propos touchera la réalité du cru des violences sexistes et sexuelles, j'invite les personnes qui nous écutent ici en ligne à faire preuve de prudence vis-à-vis de leur propre sensibilité.
Donc comme les autres, je vais commencer à à parler de mon parcours qui a commencé en 2009. À 18 ans, je découvre la compétition sur Super Smash Bros Mêé. Euh, j'ai grandi moi-même avec les jeux vidéos, principalement les jeux de combat, mais c'est à 18 ans que euh je rencontre des pères qui m' qui m'initient à la compétition.
J'y réalise immédiatement mon retard face à mes pères masculins déjà à guuérri dès l'adolescence. Ce n'est effectivement pas un manque de talent de ma part, c'est une question de temps. Les travaux du chercheur Julien Borkowski qui qui a mené une thèse sur sur le parcours des joueuses notamment via la rooccialisation dans le milieu du jeu vidéo et sport montre que les femmes disposent en moyenne de 44 minutes de temps de loisirs quotidien de moins que les hommes.
Ce déficit temporel lié à la répartition inégale des tâches domestiques conditionne nos choix de jeux vidéos. En tant que joueuse, on se tournera plus vers des jeux fragmentables, c'est-à-dire des jeux qu'on peut interrompre à tout moment, ce qui n'est pas le cas dans l' sport puisque'en général, nous devons jouer contre des adversaires en ligne ou en local. Malheureusement, l'isport de haut niveau exige une disponibilité totale que la structure actuelle de notre société refuse encore trop souvent en femme.
Je vous laisse imaginer le quotidien, c'est-à-dire que lorsque une joue aux esport, que ce soit sur League of Legends ou sur les jeux de combat, on doit s'entraîner, on ne peut pas se permettre d'être interrompu pour aller faire la vaisselle ou faire le linge. Contrairement à nos homologues masculins qui souvent ont ce loisir dans l'ort, vous l'avez dit, on participe grâce à des pseudonymes. Coco à a à raconter le sien.
Moi, je vais vous raconter le mien. Moi je n'ai pas eu la chance de choisir mon pseudo. On me l'a désigné, on me l'a imposé.
Mon pseudo est Boobs. Je pense que je n'ai pas besoin de traduction. Pourquoi ce pseudo ? parce que je représente en tant que femme asiatique l'archétype d'un personnage féminin type de jeux vidéo.
Effectivement, je représente l'idéal de masculin qu'on peut retrouver dans certains jeux vidéos qui hypersexualisent les femmes. Mais c'est pas étonnant puisque ce cette industrie est composée de 80 % d'hommes qui a construit son marketing sur l'hypersexualisation des femmes. Encore, on peut le voir aujourd'hui lorsqu'on qu'on des personnages féminins avec des formes très généreuses et lorsque vous êtes une femme asiatique euh et bien qui apprécie les jeux vidéos, et bien vous êtes un petit peu l'idéal masculin.
Donc effectivement, j'ai eu la chance, je ne sais pas, en tout cas pas la chance de de vivre avec ce pseudo depuis 15 ans. Alors bien évidemment, depuis 15 ans, je n'ai pas décidé juste de subir ce pseudo. on est décidé d'en faire une force, de l'utiliser à afin de rappeler depuis 15 ans euh à toutes les personnes que je croise que euh et bien oui euh c'est ça la réalité pour une femme, c'est que derrière ce subdo, il y a une femme.
Et c'est souvent d'ailleurs aujourd'hui la réaction que j'ai c'est aujourd'hui je subis la double peine. C'estàd que à l'époque on m'a imposé ce pseudo comme un colibet comme voilà une manière de valoriser cet idéal ma fait chez les hommes. [grognement] Et aujourd'hui je subis par contre le revers de la médaille.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui on me pose la question pourquoi tu gardes ce pseudo ? C'est dégradant pour les femmes ? tu tu cultives une vision dégradée des femmes.
Donc, je subis la double peine puisqueapparemment on continue encore à m'imposer leur une vision masculiniste de sur mon pseudo. Aujourd'hui, j'ai décidé de le garder effectivement pour rappeler tous les jours en tout cas lorsque je suis en compétition en dans mes activités dans l' sport que oui, derrière il y a une femme et que je ne suis pas résumée à un seul pseudo et ça fait ce cet électrochoc à chaque fois que que je croise quelqu'un qui souvent d'ailleurs me demande l'histoire de mon pseudo. Au cours de ces 15 années, j'ai effectivement identifié deux fras majeurs. professionnalisation, Raphaël l'a très bien expliqué, le plafond de verre psychologique.
De nombreux joueuses se voient refuser l'entrée à des équipes mixtes, non pas pour leur niveau, mais par peur qu'une présence féminine ne perturbe la cohésion. Cette croyance étant une anomalie puisqueaujourd'hui nous sommes tout à fait capables de travailler dans n'importe quelles entreprises avec des hommes et des femmes réunies. Pourquoi dans l'port nous ne sommes pas capables de le faire ?
C'est une grande question. C'est une c'est aussi surtout une question d'éducation puisque'en général les carrières sportives commencent dès l'adolescence 13 14 15 ans et les personnes ne sont pas éduquées à la question de travailler ensemble en collectif et sont cultivés dans cet univers masc masculin sans sans jamais leur poser la question de comment travailler avec autrui et notamment avec des femmes. On subit également le harcèlement systémique.
La drague lourde, les insultes sexistes ne sont que la phase émergée de l'iceberg. Souvent, cette violence brise des carrières et altère gravement la santé mentale des pratiquantes. On a eu des témoignages mais j'en ai d'autres.
Aujourd'hui, moi je dois accompagner des femmes au commissariat qui souhaitent porter plainte suite à des refus parce qu'elles ont décidé parce qu'elles ne souhaitent pas avoir de relation intime avec l'ensemble des joueurs de de Sport et et malheureusement certains d'entre eux n'acceptent pas les refus. Donc on est obligé de les accompagner au commissariat pour porter plainte. Je pense notamment à cette joueuse mineure de 13 ans que que j'ai accompagné il y a maintenant 15 ans qui avait reçu des messages très explicite d'un homme de plus de 10 ans de plus qu'elle.
Donc elle en avait 13, il en avait 23 et qui euh et qui avait qui lui envoyait en des messages explicites et en plus euh qui lui avait fait de la pression puisque il sponsorisait son grand frère et elle ne savait plus quoi faire. Euh, elle était là à se dire "Bah peut-être que je vais le laisser faire puisque sinon je vais ruiner la carrière de mon grand frère." Sa plainte avait été refusée au commissariat puisqu'il n'y avait rien.
Il n'y avait que des SMS. Et à l'époque, au commissariat, on lui a dit "Bah, puisque vous est rien arrivé, puisque vous n'avez pas été violé par cet homme, je ne peux pas prendre votre plainte." Heureusement, aujourd'hui, on peut porter plainte mais c'est encore le parcours du combattant.
Et aujourd'hui encore, je reçois de temps en temps des messages de femmes qui me disent "Christine, qu'est-ce que je peux faire ? Je ne sais pas quoi faire. Aujourd'hui, j'accompagne des organisateurs de tournoi et moi-même en tant organisatrice, nous sommes désemparés, démunis face à un mangre, un manque habissal juridique sur comment protéger les pratiquants et pratiquantes face à des situations graves qui peuvent nous arriver en tournoi, c'est-à-dire se retrouver face à des femmes qui savent qu'elles sont harcelées, qui ont des menaces de viol, de mort et qui doivent se déplacer en compétition parce que nous souhaitons quand même participer en compétition. et qui se retrouve face à l'ur agresseur, notamment lorsqu'il y a moi, j'ai déjà eu le cas d'une joueuse qui a refuser de venir à une compétition parce qu'elle savait que son harcellerur serait là alors qu'il y avait une plainte en cours, un procès en cours.
Et aujourd'hui, en tant qu'organisateur, nous avons aucun moyen de pouvoir les protéger efficacement sans s'exposer nous-même à un risque juridique. Aujourd'hui, on est face à un, en fait, pour vous expliquer très concrètement, aujourd'hui, on est face à une problématique, c'est qu'aujourd'hui, nous nous sommes soumis à ne pas nous ne pouvons pas refuser la vente de tickets, sinon à qui que ce soit, sinon nous serions coupables de d'une forme de voilà d'une forme de discrimination. Pour autant, nous devons assurer la protection de de nos pratiquants et pratiquantes comme toute forme de violence notamment psychologique.
C'est aussi le cas dans le sport. Donc du coup aujourd'hui nous sommes face à cette à ce paradoxe. Donc qu'est-ce que je qu'est-ce que je peux faire ?
J'ai moi-même d'ailleurs subi des menaces physiques d'agression après avoir banné un individu toxique de mes tournois en ligne parce que cette personne avait montré un comportement violent dans un dans un tournoi physique. Et lorsque j'ai voulu dénoncer son comportement, j'ai décidé de l'interdire quitte à m'exposer à des à des à des poursuites judiciaires. Et bien cette personne a menacé sur ses réseaux de de venir m'agresser physiquement dans ma ville de ma ville d'habitation en ayant du contenu dédié totalement à sur mon harcallement en me montrant qu'il était à la gare, prêt à monter dans le train, me révélant aussi des informations personnelles sur où est-ce que je travaillais, où est-ce que j'habitais.
Et aujourd'hui, j'ai dû m'organiser grâce à la communauté qui heureusement était bienveillante et m'a protégé. Mais je n'ai toujours aucun moyen juridique, si ce n'est porter plainte et espérer qu'un jour il se passe quelque chose. Euh mais je n'ai pas de moyen de pouvoir l'interdire de mes tournois et aujourd'hui je peux toujours le rencontrer sur un tournoi si jamais il décide de venir euh et je n'ai aucun moyen de l'interdire en accès.
Le constat est amè je ne peux quand même que vous conseiller de porter plainte parce que les choses évoluent quand même assez vite. Maintenant les policiers, les gendarmes commencent à se former. on commence à en avoir de plus en plus de formés.
Chez les magistrats aussi. Euh quand je vois par rapport aux violences sexuelles, le fait qu'on a multiplié par 3 le nombre de condamnations sur ces sujets euh ces dernières années, donc les choses évoluent réellement. Donc aujourd'hui, je vous conseillerai réellement d'aller porter plainte et si jamais par hasard on ne prenait pas votre plainte, n'hésitez pas à le dire.
Après, nous on fait du MNCHem au niveau du ministère bien évidemment. Euh [grognement] mais c'est pour vous montrer en fait la complexité pour une femme de de se dire c'est pas évident en fait pour nous parce que euh on on se dit qu'effectivement ça va mener nulle part et puis en attendant que les choses avancent, la personne peut toujours venir en tournoi. C'estàd que je peux porter plainte aujourd'hui.
En attendant si je participe à un tournoi demain, elle peut venir, il se passera rien. Je vous ai montré un autre exemple comme quoi et bien malheureusement Oui, mais c'était il y a 15 ans. Non, là c'est c'est mon anecdote date de l'année dernière.
La de mes menaces physiques. Oui. Non mais le l'autre exemple il y a 15 ans alors que là réellement les choses évoluent.
Il existe même des ordonnances de protection immédiat quand on sent que le danger existe et qui et qui peut être très proche. Donc réellement les choses ont beaucoup évolué dans la loi et ça commence à arriver vraiment sur le terrain. B je suis ravie de l'apprendre et justement ça me permet d'aller vers ma conclusion, c'est qu'aujourd'hui le constat reste à mer.
Malgré des initiatives louables, effectivement, on parle des équipes féminines dans l'ort. Euh l'isport professionnel et amateur manque cruellement d'acculturation qui soit au niveau juridique, social, humain. On peut on peut effectivement, moi j'ai j'ai travaillé dans l' sport amateur depuis 15 ans et j'ai pu avoir la chance de de travailler dans notamment un tiers lieu qui s'appelle le National Esport Club in Community qui était un lieu qui accueillait des jeunes notamment issus de de quartiers politiques de la ville pour les acculturer à l'ISport, leur montrer que c'est une pratique ouverte à tous et transmettre des valeurs inclusives.
Et on voit que sur le terrain ça fonctionne. Mais pour autant malheureusement ce genre d'initiative et bien ont du mal à exister manque de financement. D'ailleurs, ce lieu a fermé faute de financement.
Ce constat, il est amer depuis 15 ans. Je me bats dans le secteur. Aujourd'hui, je suis appelée par plein d'organisateurs euh amateurs et j'ai pu contribuer à l'échelle de Francisport à des guides justement que j'ai remis au ministère des sports sur comment protéger les pratiquants et pratiquantes notamment et comment rendre l'histoire inclusif.
Néanmoins, on manque encore cruellement de moyens humains, juridiques euh pour accompagner efficacement tous les acteurs de l'écosystème à mieux accueillir les minorités de tout bord, la diversité au sein des compétitions. Il manque aussi de représentation, on le disait, au-delà des joueuses, il manque d'événements dédiés. Aujourd'hui, je l'ai noté, il y a eu aucune initiative dédiée dans l' sport, dans dans l'esport professionnel. aucune équipe, aucune aucun club, euh aucun média, rien n'a produit de contenu significatif lors de la journée internationale du droit des femmes.
Alors, bien évidemment euh les contenus dédiés à aux minorités de genre ne doivent pas se limiter à la journée internationale de du droit des femmes, mais ça montre à quel point il y a un manque d'acculturation sur le sujet. La dernière initiative ayant été portée par team Vitalité grâce à une journée dédiée, mais sinon rien cette année en 2026. À l'heure où les discours masculinistes gagnent du terrain sur les plateformes numériques, le silence des institutions de disport est une complaisance que nous ne pouvons plus nous permettre.
Donc aujourd'hui, j'aimerais vous soumettre à votre réflexion trois pistes d'action concrètes. Le renforcement de la sécurité juridique des organisateurs créer un cadre permettant d'exclure légalement et durablement les individus dangereux des lieux de pratique sur la base de signalement croisés et vérifiés. effectivement, par exemple, en incitant le plus possible dès lors qu'il y a euh euh une une menace d'agression ou euh des preuves même en ligne suite à des harcèlements répétés, et ben de pouvoir ensuite mener une enquête et peut-être potentiellement euh ordonner des faire des ordonnances de protection, mais de donner les moyens et d'expliquer comment ça fonctionne.
L'accès au Mc Sénat, aux actions engagées. Aujourd'hui, les associations dédiées à l'ISport n'ont aucun moyen de pouvoir faire reconnaître leurs actions grâce à des subventions. L'accès aux subventions est encore très difficile parce qu'il faut vulgariser ce que ce qu'est l'port auprès des des collectivités territoriales, départementales ou régionales.
C'est encore très difficile et notamment en fonction de nos statuts et bien nous ne pouvons pas avoir accès au Messenas. J'ai j'en ai fait les frais avec une association dont je vous ai parlé, le National Eort Club and Community. On faisait de l'inclusion, éducation, tout ce que vous voulez.
Je faisais de l'aide au devoir avec des des jeunes. C'était euh il venait faire une heure d'accompagnement à la scolarité suivi d'une heure d'entraînement et sport. En soit, on se dit c'est génial, ça marche mais les subventions, le messena nous était refusé puisque dans nos statuts et bien nous ne rentrons pas aujourd'hui dans les dans les conditions du messen voilà et aujourd'hui c'est le l' quotidien de toutes les associations de France.
Donc nous avons besoin de pouvoir travailler véritablement sur comment les associations peuvent avoir accès au Messenat puisqu'on le disait, ce serait un certain graal pour plein d'associations qui œuvrent sur le sujet et qui permettrai d'être enfin financé par des structures péries parce que du financement on peut en trouver des des entreprises elles seraient ravies de pouvoir nous accompagner porter nos ses valeurs avec nous mais aujourd'hui elles sont bloquées par nous ne pouvons pas vous financer parce que vous n'êtes pas éligible au Messenas. Donc comment pouvons-nous accompagner toutes ces structures à être éligibles ? Je vous l'ai dit hein, moi aujourd'hui j'ai été euh j'ai été con Excusez-moi mais je ne comprends pas euhors'h qu'est-ce qui fait que vous n'êtes pas éligible au B Sénat ?
Aujourd'hui, nous avons euh du coup fait des recours euh pour euh et nous avons déjà eu la réponse sur "Vous n'êtes pas une asso culturelle, vous n'êtes pas une association euh sportive, vous n'êtes pas une association euh éducative." Mais le Messena, c'est l'entreprise qui ou la fondation, c'est le rescrit fiscal qui les intéresse. C'est le fait de pouvoir donner un rescrit fiscal.
D'accord. Il faut que vous soyez reconnu d'utilité public. Exactement.
Et en fait aujourd'hui, ce n'est pas le cas. D'accord. D'accord.
Donc c'est au niveau fiscal. D'accord. Tout à fait.
C'est voilà c'est une petite subtilité intéressant. Non mais voilà c'est pour bien sûr c'est vrai que j'ai pas été ça. D'accord.
Merci. C'est en fait toutes les associations œuvrant sur tous ces sujets hein grâce à l'ISport ou au loisirs vidéoludiques si je dois le le l'étendre et donc notamment sur les enjeux d'inclusion et de diversité et bien ne sont pas ne peuvent pas éditer de risque r fiscal ce qui bloque les entreprises à les financer. Donc notamment l'organisation d'une lanee dédiée aux femmes n'est pas euh n'est pas accompagnable ou en tout cas l'entreprise dans ce cas-là décide de s'asseoir sur la possibilité de resc fiscal.
Les 3/4 ne peuvent pas se le permettre. Le dernier euh le le le dernier élément mais qu'Ana a déjà énoncé, c'est le financement des études d'impact. Aujourd'hui, nous souhaiterions pouvoir soutenir la recherche pour mesurer scientifiquement les l'efficacité des politiques d'inclusivité.
On ne soigne que ce qu'on mesure aujourd'hui. On on a pu montrer le baromètre Francis Sport qui malheureusement n'existe plus. Faute de financement ou par exemple l'association Women in Games qui pourrait aussi s'intéresser sur les questions de politique inclusive comme on a pu le mener notamment sur les espaces checkpoint sur des événements et dans lequel on mène des enquêtes auprès des publics concernés.
J'espère vivement que mon témoignage aura pu vous éclairer sur les grandes problématiques notamment en tant que joueuse organisatrice de tournois et j'espère vivement qu'on pourra enfin instaurer un travail collaboratif collaboratif pardon fort et pérenne entre les éditeurs, les institutions et associations pour garantir une continuité de protection. Je vous remercie de votre écoute et je me tiens à votre disposition pour approfondir ces points. Écoutez, merci beaucoup.
C'était effectivement très intéressant vos différents témoignages. Je crois que nous avons une question. Oui, c'était à propos de ce que vous avez dit concernant le harcèlement et la violence que vous pouvez avoir.
Alors, je comprends que quand on est derrière un écran, la violence est supérieure parce que les gens se lâchent entre guillemets alors que quand c'est dans en physique présentiel, ils sont parfois un peu plus de retenu. Mais cette violence en dehors des des propos sexistes ou sexuels, est-ce que chez les garçons, on a aussi cette violence dans le dans la sphère masculine, c'est-à-dire est-ce qu'on peut aussi parler de chat s'en prendre à un joueur en lui disant "Tu es un loser ?" Enfin, avec des propos aussi aussi violents que ce que les femmes peuvent avoir et et aussi et aussi raciste que vous sembliez le dire par rapport à une femme noire.
Merci. Alors oui, totalement, totalement. J'ai un exemple simple et rapide.
J'ai j'étais à Las Vegas pour un tournoi. J'ai ouvert donc ce fameux petit jeu [rires] de versus et j'ai constaté que par exemple aux États-Unis, c'est les Latinos qui prennent. Donc dans le chat, ils ont pas parlé de femmes ou d'hommes ou de quoi.
Ils ont juste parlé de voilà, c'est vraiment purement raciste. Ou alors tout simplement on va aussi avoir les choses où je vais jouer et la personne va dire "Ah mais toi, c'est sûr que tu es une fille ?" Alors que peut-être pas, [rires] on ne sait pas.
Et alors en fait donc oui tout le monde prend enfin sur les réseaux je pense que c'est vraiment tout le monde si on a décidé d'être toxique, on l' avec tout le monde. Alors je parlais d'une métier que je connaissais, c'est j'étais dans en primaire moi en enseignement et les garçons acceptaient les filles quand elles étaient meilleures que la majorité des garçons. Est-ce que vous ressentez la même chose dans vos dans vos acceptations, dans vos équipes mixes ?
Est-ce que vous êtes accepté parce que vous vous avez un un niveau supérieur que la majorité des joueurs ? Je vais répondre sur ce sujet-là. Même pas, c'est on en on en est là.
C'est-à-dire que bah justement, j'ai l'exemple de de d'une chose dont je vous parlais tout à l'heure qui s'appelle mon voisin alias Colombe qui a posté une de ces parties et en fait même quand elles font des bonnes parties, si elles sont identifiées comme femmes, elles vont se faire harceler. là où en fait la violence qu'il y a entre les hommes sur les jeux vidéos, elle vient du moment où un homme décide que l'autre a fait une erreur et que du coup il n'est pas assez bon. Pour les femmes, c'est à partir du moment où elles sont perçues comme une femme, même si elles jouent mieux.
Et pour Béatrice, on est allé quand on est allé à Toner, on a rencontré des jeunes hommes et jeunes femmes qui créaient des jeux vidéos. C'est une école de jeux vidéos qui se trouve dans Lyon et qui nous racontait effectivement ça que à la limite elle se faisait même exclure des équipes dès qu'on savait que c'était des filles quoi. Adelan avait des questions également.
Merci beaucoup pour ce débat copieux. Merci beaucoup pour tous ces éléments. Alors je vais essayer de de structurer mes questions.
D'abord la première chose évidemment c'est important de pouvoir mettre en lumière ce secteur industriel et culturel. On l'a fait à plusieurs reprises avec Anna au cours de différentes auditions en allant aussi à la Paris Game Week pour pouvoir prendre connaissance et comprendre avec les administratrices administrateurs l'écosystème et la place des femmes dans cet écosystème de du jeu vidéo. Moi j'avais plusieurs remarques.
La première c'est intéressant parce que Marie est partie, on a beaucoup discuté, on a parté sur euh mais c'est pour faire de l'explication de tête, c'est utile très [rires] bien. Moi, je suis peut-être un peu plus acculturé aux jeux vidéos Street Fighter, Smash Bros, enfin bon voilà. Euh c'est des choses qui euh mais évidemment aujourd'hui, moi je reprenais les documents que vous aviez mis en annexe sur et et faire un parallèle entre le sport et l'isport en matière de c'est dommage que Marie soit parti mais je lui disais en aparté, on retrouve quand même les mêmes problématiques, les mêmes enjeux et les mêmes difficultés entre sport masculin et sport féminin.
Vous parliez un moment de coaching, très peu de femmes coachent dans l'ort mais également dans le sport. On a les mêmes barrières, les mêmes problématiques, les mêmes plafonds euh et on peut parler des femmes arbitres dans le foot qui sont très rares. Euh en Ligue 1, je crois qu'il y en a deux.
Voilà, c'est euh les difficultés que vous pouvez rencontrer aussi du point de vue financier parce que j'entendais à l'instant la question de la de la rémunération et cetera et donc ça me posait la question ça me poussait à poser la question justement des ressources propres et vous avez en partie répondu parce que on parlait du Mena aujourd'hui qui n'est pas possible parce que l'administration ne reconnaît pas l'ort comme une activité du d'utilité publique. Donc par conséquent, on en vient et je voyais très bien le document que vous aviez diffusé avec donc les ressources qui sont du sponsorship en particulier, donc pas de défiscalisation potentielle mais donc moins de donateurs potentiel. Moi j'avais voilà je mettre en évidence ces problématiques entre monde amateur et monde professionnel.
Anna est parti je crois mais vous pouvez je veux bien votre voilà votre vision. Je pose les questions comme ça euh sur comment est-ce que des femmes aujourd'hui sont en capacité de travailler de de vivre de manière professionnelle de l'isort. Je vous pose la question présentement à vous écouter.
Non, c'est plus compliqué. Quels sont ces freins qui peuvent être levés ? Alors, j'entends la piste du Messena justement pour accroître mais et ça sera mes deux dernières questions sur la question de la toxicité.
Ça vous l'avez évoqué les pistes mais je crois que notre présidente l'a rappelé justement faux porter plainte. On a pu le voir dans le cadre des différentes auditions que nous avons mené. Ce combat, il doit être mené aussi en lien avec les autorités judiciaires de notre pays qui justement se met en ordre de bataille de ce point de vue-là.
Et enfin, ma dernière question c'était là, je prenais votre l'évolution des dotations financières. Là, c'est plutôt une question plus large. Il y a un écroulement ou des recettes passe de 257 millions en milliard ou en million ?
En millions de dollars. Et là, il y a une chute dans la période la chute du pendant le Covid. Ça c'est évident, mais là on a quand même une espèce de bulle qui qui éclate et on passe de 257 millions de dollars de recette à 180 millions de dollars.
C'est ce ce graphique, il est très explicite. Est-ce que de votre point de vue justement, est-ce qu'on est à la fin d'une bulle, le modèle est en train de se réinventer ? justement, est-ce que ce n'est pas une opportunité pour que les femmes puissent prendre une plus grande place du point de vue de la direction juridique, du point de vue des pratiquantes, du point de vue des présentatrices qui pratiquent sport et esport et du point de vue juridique ?
Voilà mes questions. Je vous remercie. Alors, plusieurs choses sur la pérenité des carrières des joueuses.
Déjà, il faut savoir que même chez les hommes, ils sont très précair pour vous faire comprendre un élément fondamental, c'est que il n'y a pas de CDI. Il y a pas de CDD, il y a pas de CDI. C'est que des contrats entre des autreneurs.
Donc les joueurs et joueuses du sport se constituent en en micro-entreprise et contreactualise avec les équipes sur voilà un contrat de de prestation de service. Majoritairement en France, on est le seul un des seuls pays ayant ayant tenté de créer le CDDort justement sous l'impulsion de de Franceort en 2016. Mais malheureusement qui a été un échec cuisant puisque euh ce type de contrat n'est pas du tout adapté à toutes les réalités que peuvent exister dans l' sport puisque en fait il a été pensé un peu pour les joueurs de League of Legends.
Or un joueur de TKEN ça ne marche pas. Mais voilà, donc aujourd'hui les les joueurs sont déjà très précaires. Alors vous imaginez bien que les joueuses n'ayant pas d'opportunité ni un écosystème euh euh vertueux dans lesquels où il y a des compétitions régulières, une médiatisation dans lesquelles il y aurait un intérêt pour les sponsors de d'investir.
C'estàd que un moment on apprend rien mais comme dans le sport les sport voilà une marque lorsqu'elle a envie de de d'accompagner une équipe c'est pour être visible c'est pour ensuite mettre en avant sa marque et autres. Alors vous vous doutez bien que lorsque les joueuses n'ont pas de de moyens de s'exposer, c'est compliqué. Et en plus là, c'est lorsqu'on parle de jeux et de ligue structurées.
League of Legends étant peut-être celui qui a le plus structuré sa scène. Si on prend la l'univers des jeux de combat, nous on fonctionne sur des circuits ouverts, c'est-à-dire que c'est des personnes comme moi ou d'autres qui organisent des des compétitions avec leurs propres moyens, les trois/4 du temps en autofinancement d'ailleurs pur et bah et peut-être avec la possibilité d'être reconnu dans les circuits officiels des des éditeurs lorsqu'ils veulent bien mettre en place un circuit officiel compétitif. Donc voilà, ça c'est une réalité.
Donc aujourd'hui, comment lever les freins ? Ce serait potentiellement continué à à pousser en France une politique qui viserait à attirer des grandes compétitions. Par exemple, depuis depuis plusieurs années, la France a été pionnière sur l'accueil de grandes compétitions.
Je pense notamment à Blast, à World, League of Legends, mais aussi à Levonis. Et c'est vrai que que on peut se féliciter en France d'avoir énormément travaillé sur ce sujet pour faciliter l'accueil de grandes compétition et donc qui forcément pour les étiteurs étant un grand facilitateur de savoir qu'un pays comme la France est prête à faciliter l'accès que ce soit juridique avec les visas et compagnie pour se dire e OK on va on va identifier la France comme un véritable levier pour les pour pour en tout cas créer un circuit compétitif et donc derrière ça favorise derrière toute la chaîne de valeur de l'ISport. Euh donc ça c'était pour la première question.
La deuxième euh sur la la question de la toxicité. Évidemment, il y a il y a véritablement un besoin d'acculturer euh tout l'écosystème et je pense que ça ne peut pas se faire sans les sans sans des représentants des institutions de Sénat, l'Assemblée nationale, d'autres et de vulgariser déjà tout tout ça. Évidemment, moi j'ai eu la chance de pouvoir régulièrement échanger avec des représentants notamment la police nationale.
Il y a un policier dédié à l'isort en France mais il faut le connaître. Alors c'est bien, je le connais mais pour autant il peut pas se permettre là par exemple j'avais j'avais échangé avec lui sur un cas assez grave et il m'a fait savoir fait attention si je lance une enquête ça peut avoir des grandes réprécussions. Est-ce qu'on devrait pas d'abord faire une grosse une vague de sensibilisation avant d'être dans la sanction ?
En fait, c'est même pour lui, c'est toujours de lancer une enquête parce que en fait c'est c'est c'est derrière c'est de dire bah c'est aussi la vie de quelqu'un qui est qui qui va être mise en jeu. Est-ce que ça vaut le coup de lancer une enquête pour des insultes répéter en ligne ? Alors moi j'ai envie de dire oui mais c'est pour vous montrer à quel point c'est systémique en fait cette problématique.
Non mais il faut qu'il se forme aujourd'hui. Ou il faut pas qu'il soit un quoi. [rires] Alors d'abord faut pas qu'il soit un mais une fois formé il sait que oui il faut poursuivre.
Il y a un gros travail voilà d'acculturation par exemple effectivement le fait de d'avoir des la possibilité de mettre en place des ordonnances de protection immédiate. Moi je le savais pas, tant mieux mais comment mais derrière maintenant que je le sais comment ça se passe ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? comment protéger les pratiquants et pratiquantes et concrètement quelle est la répercussion en tant qu'organisateur de tournoi sur nous notre manière de dire la personne se présente ah bah là on a tous les moyens de lui dire stop on a le droit de te refuser la vente de billets et sans s'exposer à des procès pour diffamation en fait parce que c'est ça en fait un organisateur ne peut pas se permettre de partir sur un procès pour ça faute de moyens c'est bien entendu je vois qu'il y a d'autres réactions par contre moi aussi j'ai un train donc je vais demander à Béatrice Goselin de venir se mettre à ma place et et de et elle fera une brève conclusion après les échanges.
Je vous remercie, c'était vraiment très intéressant et désolé. Rentrez bien. Merci.
Merci. Euh du coup, je vais reprendre la parole. Moi, c'est simple, c'est très rapide ce que je souhaite dire, c'est que sur la partie toxicité ou la partie un petit peu répréhensible, on va dire, des mesures qu'on peut prendre lorsqu'on organise des tournois avec des personnes qu'on va avoir, des personnes qui ont eu des comportements sanctionnables ou ou autres et qui y arrivent quand même à accéder à des tournois, donc on va dire en toute impunité entre guillemets.
Si en effet, ces mesures d'éloignement et cetera, enfin toutes les sanctions judiciaires qui sont en amont exécutées, on pouvait du coup les utiliser à nos fins lors des organisations de tournoi pour en en solution légitime pour bannir ces personnes-là. Déjà, je pense que ce sera un premier pas, mais en effet, on a toujours ce frein où c'est les éditeurs qui derrière chapotent vraiment tout ce qui se passe en dessous. Donc à quelle mesure surtout parce que là on peut parler de tout ça mais on a quand même dans tous les cas ce ce bouclier enfin en haut qui nous qui nous arrête et à quel niveau ça peut être remonté surtout justement vous vous approch la question que j'allais vous poser parce que quand on parle de sport on a des fédérations, vous l'avez vous même dit et là on est on ce sont les éditeurs qui qui établissent leurs propres règles.
Est-ce que cette difficulté que vous rencontrez parce qu'on voit bien une telle hétéité et puis vraiment vous n'êtes pas écouté est-ce que vous pensez qu'il y aurait pas possibilité de regrouper l'ensemble des des structures et je sais que là on parle sur du domaine commercial donc c'est sans doute très compliqué pour justement qu'il y ait un code enfin une défédération avec des règles précises et qui cette fois-ci soient portée par la nation et portée sur le plan juridique avec des des facilités sur le niveau pénal et cetera. Non, je je je suis peut-être un rêve, hein, mais je je n'y connais rien, donc je me permets de poser la question. Just Non, non, mais justement parce que j'ai été euh justement au cœur de ces institutions.
Donc euh en en en 2016, il y a eu euh la création de Francis Sport qui avait cette volonté de rassembler les éditeurs, les clubs professionnels, les amateurs, enfin bref, voilà, une institution. Aujourd'hui, nous pouvons pas créer de fédération puisque vous l'avez compris, les jeux vidéos ont étant une propriété privée. On ne peut pas juste copiercoller le système fédéral du sport euh dans l'port, même si ça a été tenté à plusieurs reprises, mais comme les mais le bastion qui bloque entre guillemets, ce sont les éditeurs.
Donc ce n'est pas grave. Euh pour autant, il y a d'autres pays qui ont décidé de faire FIF 2 et qui ont créé des fédérations d'port euh euh si vous voulez, mais en France en tout cas euh on a la chance d'avoir nos éditeurs, on a la chance euh euh qu'ils soient implantés en France, actif en France et qui représente d'ailleurs une grosse partie de l'industrie. Euh et donc ce serait dommage de s'en priver mais aujourd'hui nous pouvons pas créer de fédération avec effectivement un système de licence qui permettrait de pouvoir ensuite sanctionner et après ce sont les éditeurs qui prennent à bras le corps ce sujet.
Alors, il y a des exemples comme Riot Games qui effectivement ont même un site dédié avec des joueurs sanctionnés pour combien de temps, comment et autres. Alors, en plus c'est bien c'est affiché en gros, c'est c'est public eux, mais les autres éditeurs ne le font pas parce que c'est pas des éditeurs français. Alors voilà, Riot Games a pensé son écosystème et son et son modèle économique autour de l'ort.
Donc évidemment, ils ont poussé le sujet. Mais un éditeur comme Capcom, Street Fighter, c'est un jeu parmi des milliers d'autres. Bandai, c'est pareil pour TKEN.
Euh ils ont un système compétitif, ils ont effectivement des codes de conduite. Attention hein, ils ont des codes de conduite avec des règles, mais pour autant bah faut faire remonter et en général c'est que les joueurs professionnels qui en subissent les foudres. Mais un joueur amateur non étiqueté, qu'est-ce qu'il va leur enfin qu'est-ce qu'il va leur dire ? l'éditeur, il va l'interdire de il va pas sanctionner tous les joueurs amateurs parce qu'ils sont je pas qu' dis ce qu'ils s'en fichent, mais ils ont pas le temps, ils ont pas les moyens de pouvoir suivre n'importe quel joueur et donc ce délègue cette responsabilité aux organisateuristes de tournoi puisque le nous dans nos règlements, on écrit aussi qui qu'on doit s'adapter au code de conduite.
Mais après qu'on ait dit ça, qu'est-ce qui se passe ? Et c'est donc encore une fois l'histoire de de ban préventif que j'ai expliqué plus tôt. Excusez-moi, j'ai juste quand même un exemple parce qu'on parle aussi des éditeurs qui ne font pas mais il ils font quand même à une certaine mesure.
Je veux dire, on a parlé de Riot qui en effet affiche des profils de personnes qui sont bannes et cetera. Ça n'arrête pas quand même le derrière le déferlement de harcèlement qui peut y avoir sur les autres réseaux. On a également Capcom.
Capcom comme on a dit, c'est pas une société française mais on a une histoire dans Street Fighter où il y a un joueur qui a quand même été banni définitivement de toutes les compétitions pour euh violence conjugale. Et donc il y a quand même cette chose qui est faite mais j'ai l'impression qu'il faut arriver à un certain extrême peut-être ou alors je ne sais pas exactement ce que cette accusation a touché pour que Capcom agisse. Mais en fait, si à chaque fois on doit en fait on doit connaître les leviers, c'est dommage parce que pour moi tous les comportements de ce type là devraient voilà se dire bah c'est définitif et je pense que c'est pas juste une tape sur la main.
Là c'est tu n'as plus le droit de faire ce que tu aimes. Et c'est à ce niveau-là en fait qu'il faut qu'il faudrait parfois peut-être sensibiliser les gens à se dire "Tu aimes ça ? OK ?
Bah soit soit voilà, soit carré, soit clean pour pouvoir accéder à ce que tu aimes avec d'autres personnes parce que c'est accessible à tout le monde. Alors que si c'est juste la petite tape sur la main, OK, on voit ton profil, c'est pas grave, je vais chez mon ami, je joue. Voilà, je vais à une compétition, peut-être que je peux jouer, je n'en sais rien.
Je sais pas à quel niveau en fait ça peut remonter. C'est c'est ça ce que je constate, c'est que dans les fédérations de sport, c'est déjà pas simple. Alors, je comprends qu'ici ayant toutes ces données et ces strates différentes et ces codes différents, vous aviez vous ayez vraiment cette difficulté.
Euh voilà, je sais pas, j'ai moi j'ai pas de solution par rapport à ça. C'est vrai que c'est la seule chose, c'est de continuer à à donner à donner les bonnes pratiques et peut-être inciter les éditeurs à à être très très très vigilants, y compris sur les les gens qui ne sont que des amateurs. Je pense que enfin moi personnellement, je vois pas d'autres leviers.
Je sais pas si vous en voyez d'autres. Aujourd'hui, c'est pas tellement au niveau des éditeurs qui est fondamental parce que comme je vous ai expliqué, lorsqu'ils organisent des circuits compétitifs, ils obligent les organisateurs qui souhaitent être affilés parce que c'est des prêts de licence hein, eux ils coupent la licence et c'est fini hein. Nous en tant qu'organisateur, on a plus plus les moyens.
Mais euh donc eux à ce niveau-là, ils mettent une série de règles et puis après il y a des éditeurs plus impliqués que d'autres. Mais ça, on va dire que ça fonctionne. Pour moi, c'est au niveau des organisateurs de tournoi qu'il faudrait vraiment agir.
C'està-dire que euh l'éditeur, lui, son rôle c'est de prêter sa donner accès à sa licence. Après, et puis effectivement, pour des cas extrêmement graves, on peut travailler avec eux pour faire remonter des cas. Et aujourd'hui, en France, on a nos organisateurs de tournois qui sont en contact avec des des personnes de de chaque éditeur.
Donc, on est capable de faire remonter ces ces cas-là. En plus, on se rassemble, on se connaît à peu près tous, on n'est pas non plus voilà et on crée des on a des collectifs d'entre organisateurs de tournoi pour faire tourner l'information si jamais il y a. Mais c'est le manque de moyens à notre niveau qui est vraiment essentiel et c'est peut-être effectivement de d'avoir cette mécanique assez facilitante de se dire vous rencontrez un individu problématique, comment vous pouvez agir vous à votre niveau et comment la victime peut agir à son niveau pour qu'ensemble on ait on va dire une force de frappe pour que l'éditeur lui n'ait juste à qu'à confirmer une décision que l'écosystème aurait déjà acté bien sûr à base de preuve de signalement euh pour pas voilà juste ouvrir la porte de la boîte de porter à n'importe quoi.
Mais voilà, je pense que madame Verriade vous a déjà donné la réponse. Je pense que c'est vraiment la formation à la fois sur le plan le plan euh judiciaire et sur le plan des remarques de prise en compte au niveau des des plaintes et cetera que ça pourra évoluer. Mais c'est vrai que là, il y a vraiment la formation du monde du monde de la police et de la gendarmerie pour pour être à l'écoute.
Je c je pense que réellement ce qu'elle disait tout à l'heure est vrai, c'est qu'il y a une une évolution mais cette évolution est toujours trop lente quand on est victime évidemment. Moi, je voudrais rebondir sur la question de monsieur le rapporteur aussi tout à l'heure qui parlait des carrières de jouses sur comment elles arrivent à à tenir une carrière de Jose. C'est extrêmement compliqué comme je vous le disais.
Oui, bah c'est pour pour la plupart c'est euh quand elles sont payées en temps partiel, c'est le soutien de la famille dans l'entourage qui leur permet de continuer tout simplement. Euh et encore une fois à ce niveau-là, la solution elle est on parlait de la la précarité de des contratsport en général pour les joueus. çait ça l'est encore plus mais on a on a vraiment besoin de comme je le disais tout à l'heure d'une d'une pérénisation d'une d'une scène féminine ou en tout cas de leur permettre infin d'avoir accès aux équipes mixtes parce que c'est aussi pour ça que la scène féminine a été créée, c'est pour faire un effet de de tremplin pour qu'elles puissent bah démontrer leur capacité.
On en est pas encore là comme je vous l'ai dit parce que bah malgré leur talent, leur condition de femme fait que les joueurs refusent eux-mêmes de jouer avec elle. Donc en fait, on est dans le dans le moment où il faut vraiment tenter de d'encourager les éditeurs à à créer des des compétitions pérennes et de jours comme je vous le disais tout à l'heure, bah ça ça ne permet pas aux équipes de financer des équipes sur l'année parce qu'elles ont besoin de de plus de temps de visibilité, de plus de jours de compétition dans l'année et c'est par là qu'il va qu'il il va falloir passer. Il y a il y a également une autre piste avant que je vous laisse la main, c'est effectivement essayer de de renforcer cette éducation auprès des des joueurs et des joueuses sous contrat notamment des joueurs, de leur dire des lors qui sont qui contractualisent avec une équipe, comment on pourrait aussi accompagner ou forcer par exemple, on sait que lorsqu'il y a des financements du CNC, il y a une obligation de participer à une à une formation dédiée au aux violences sexistes et sexuelles et et qui et qui effectivement permet de lever certains certaines problématiques. comment aujourd'hui on pourrait faire un listing des joueurs et joueuses et sportifs professionnels en France avec l'aide des des des clubs des des clubs dédiés et qui diraient bah aujourd'hui vous êtes maintenant dans l'obligation vous voulez enfin vous êtes obligé en tout cas on vous incite fortement à aller venir vous vous organiser mais ça mais ça c'est que les la phase professionnelle en réalité le problématique vient du secteur amateur avec les milliers d'associations sportives qui se créent souvent par des personnes qui se lèvent un matin en disant je me crée une je me crée une équipe pour le fun et qui ont eux derrière aucun recul, aucune éducation sur le sujet.
Ce que je voulais juste dire au niveau de de mon expérience et au niveau de Team Vitality, nous c'est vrai que quand on recrute des joueurs, ça fait partie en fait des conditions syéquanon. C'est-à-dire que c'est même écrit dans le mail agreement. Donc c'est là où on a vraiment les conditions principales.
On leur dit si jamais on découvre la moindre chose répréhensible que vous ayez dit par le passé, en fait le contraire, ça c'est quelque chose qu'on a mis en place parce que effectivement on a été confronté à ce genre de de situation et sur lesquelles c'est un c'est zéro tolérance en fait et on les forme aussi de plus en plus dans leur contrat. Ils ont également des sanctions si jamais il y avait des comportements répréhensibles euh voir ils peuvent être jusqu'à être sorti du sorti de l'équipe. Mais moi là je je pense qu'on parle beaucoup effectivement de ce qui se passe en réaction mais moi je me dis qu'en fait c'est les jeunes générations aujourd'hui qu'il faut former.
Alors peut-être celle qu'on a aujourd'hui, c'est pas un peu trop tard, mais qui mais il faut les former pour que eux-mêmes et des a une nouvelle génération qui soit encore plus sensibilisé à toutes ces questions. C'est-à-dire, j'ai l'impression qu'il y a quand même une évolution. J'ai envie d'être positive et optimiste en me disant, j'ai l'impression que les choses vont quand même dans le bon sens et que c'est peut-être la génération d'après en fait où il va y avoir un vrai une vraie une vraie réaction, une vraie normalisation et de comprendre là on se prend en plus de plein fouet les réseaux sociaux, c'est encore on est encore dans le on commence à avoir un peu de recul mais c'est vraiment très très récent.
Euh donc c'est pour ça que je ce que je disais dans dans mon intervention, c'est que j'ai l'impression qu'il faut aussi sensibiliser les garçons 13 ans 14 ans qui commence à jouer. essayer de alors j'ai pas du tout la solution hein, je j'avoue que je je suis assez je j'ai pas de solution comme ça mais à part en parler, à part leur montrer, à part discuter, ça vient effectivement ce qu'on en parlait tout à l'heure des parents aussi qui doivent être sensibilisés, l'entourage de mais au collège de d'essayer de voir un peu comment est-ce qu'on peut leur faire comprendre en fait effectivement de de l'impact en fait de mots juste c'est pas que de la violence même la violence physique ils comprennent souvent tout de suite donne un coup ça saigne, on voit le on voit le tout de suite le résultat, une violence verbale, ça s'instique petit à petit dans le dans la tête et c'est là où c'est de plus en ça peut être d'autant plus compliqué. disz vous donnez l'exemple dans que dans vos contrats pour les personnes qui sont qui sont donc qui sont professionnels maintenant vous aviez donc ces ces ces texte qui précise bien et que je pense qu'à chaque fois enfin s'il y a vraiment besoin de sanction vous le faites et je pense que annoncer ça à des jeunes même amateur ça peut leur expliquer qu'il y a des il y a des a des et qu'elles sont elles sont absolument à ne pas transgressé en fait aujourd'hui il y a un manque dans le monde amateur mais dans le monde associatif en général pour y avoir énormément travaillé sur qu'est-ce Quel est le rôle d'un dirigeant ?
Là effectivement, il y a le certificat de formation à la gestion associative et on pourrait très bien imaginer peut-être en créer un dédié à l'ort comme il y a eu des initiatives créées sur les les jeunes associations. Pourquoi pas ? J'avais mené à France Sport cette piste là pour essayer de créer une un dérivé du CFGA pour l'adapter sur des thématiques notamment les coloration des associations jeux vidéoludiques et et sportif.
Ça pourrait être une piste interéressante pour donner enfin la possibilité aux dirigeants d'association amateur de pouvoir euh déjà apprendre à diriger une association parce que c'est déjà pas très carré euh et aussi leur dire bah aussi vous avez des responsabilités lorsque vous avez des adhérents très jeunes. Euh c'est quoi d'être un encadrant ? Aujourd'hui, il y a la loi de d'honorabilité qui a été ouverte aux encadrants esport, mais aujourd'hui le décret est toujours dans la nature.
On attend toujours. Ça fait 2 ans que que cette loi a été étendue, mais le décret nous ne savons pas toujours pas où il est. Et donc du coup derrière comment ça reja, comment on pourrait l'adapter au sein de l'écosystème associatif qui compose 98 % du secteur et l'écosystème sportif.
Et donc derrière euh une autre pièce que sur lesquelles on avait travaillé chez Francis, c'est comment effectivement euh faciliter l'octroit de de subvention à l'échelle locale mais aussi sous condition avec peut-être un laguet un label dédié au aux questions d'inclusivité large et sur lesquels soit France Espoir ou d'autres auraient pu travailler sur le sujet. C'est vra c'est véritablement ce besoinl dont dont on a besoin parce que moi aujourd'hui les associations me disent bah j'aimerais bien pourquoi pas et autres. mais qui peut me former, quand, comment et avec quel moyen ?
Donc ça c'est véritablement et puis on manque aussi de lieu physique de pratique et sportive. Moi, je crois effectivement en une structuration à l'échelle locale. Je vous avais parlé notamment d'un tierslieu dans lequel moi j'ai pu le travailler à Velin en Auverne Ronalpe de lieu de pratique esport comme un club municipal de foot hein.
C'estàd le foot c'est facile hein. On vient, on pose nos enfants, ils ont des encadrants qui les et qui transmettent des valeurs et c'est comme ça aussi qu'on arrive à travers le sport à transmettre des valeurs inclusives. Dans l' sport, on n pas ça.
Les clubs sont en ligne généralement entre des adultes et des enfants mixés comme ça, sans sans cadre et et forcément sans accompagnement ni ni et de et personne pour là pour vérifier qu'est-ce qu'on dit à aux jeunes mineurs euh ou même aux majeurs d'ailleurs. Donc il y aurait peut-être tout ce travail à mener avec diverses institutions sur comment véritablement proposer une structuration de l'écosystème amateur esportive en France et comment lui donner les moyens de se structurer et prendre des exemples comme le NEC à Vau envelin ou je pense notamment aux missions locales, une mission locale en ex en Provence qui a créé toute une gaming house et qui permet d'accompagner les jeunes en décrochage enfin les jeunes en mission locale de de pouvoir à travers l'isport retrouver un un emploi et travailler l'échelle de valeur. Il y a aussi des initiatives dans l'éducation nationale qui existent en Île-de-France sur des clubs esport dans dans les collèges. et moi par exemple nous avons à Grenoble le premier la le premier lycée le seul lycée de France qui a une section esport étude et comment on pourrait généraliser ce ce cas qui pourrait accompagner tous les jeunes de manière parce que normalement ils sont t ils passent tous par l'école euh de comment effectivement pourrait généraliser des initiatives comme ça existe en Île-de-France avec le projet Edduky Sport notamment sur l'Académie de Versailles et qui aimerait être déployé dans tout le reste de la France et comment des sections esport sport pourraient être aussi déployé pour accompagner tous ces jeunes.
Je vous remercie beaucoup. Je sais pas si tu avais d'autres questions et donc et ben merci beaucoup parce que c'était très éclairant et c'est vrai que moi je découvre un monde que je ne connais absolument pas. Donc c'est intéressant d'avoir un peu cette vision et ce côté un peu un peu inquiétant et que dans lequel malheureusement on retrouve encore ces difficultés contre le le harcèlement pour enfin le harcèlement mais qui se retrouve dans tout le sport. et je vous rejoins.
Moi je fais partie et aussi de la de la commission culture et la formation dans les associations. Ça fait partie de notre domaine et je pense que on se souviendra qu'il faudra penser que bien à ce que ce sujet de la formation dans pour les les monde associatif soit mis en place et qu'on y ajoute ce problème du esport. Merci.
Merci à vous. Merci à vous.
Dominique Verien