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interviewEurope1fr· 10 juillet 2026 5 min

Loi Ripost : «Nous avons aboutis à la mise en place de beaucoup d'outils»souligne Jean-Didier Berger

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Première partie d'Europe 1 Soir avec à mes côtés Antonin André, rédacteur en chef du service politique du JDD. Bonsoir Antonin. Bonsoir Maël. Georges Fenec-Ancien, magistrat. Bonsoir Georges. Bonsoir. Et bonsoir à Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Bonsoir monsieur le ministre. Bonsoir à tous. Ministre délégué, je le disais, auprès du ministre de l'Intérieur. Ça fait presque six mois, ce qui est donc un record, ou presque, dans ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron.

Merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation au lendemain de ce quart de finale victorieux pour l'équipe de France en Coupe du Monde, fête sportive, qui n'a, pour une fois, pas été totalement gâchée par les violences. Est-ce que c'est un énorme ouf de soulagement que vous avez poussé ce matin avec Laurent Nunez ?

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Jean-Didier Berger

Ça fait plusieurs fois qu'il y a des matchs qui se passent bien, et on voit que lorsqu'on prend toutes les mesures, on obtient de bons résultats. Mais vous savez, il faut être extrêmement prudent et faire preuve de beaucoup d'humilité, parce qu'on voit bien que parfois, de simples prétextes peuvent servir à mettre le feu aux poudres. Moi, je me réjouis d'avoir vu des scènes de liesse, des scènes de joie dans notre pays, même si on déplore quelques incivilités.

1:03
Présentateur

Alors justement, est-ce que vous avez un bilan définitif à nous communiquer sur cette soirée d'hier ? Pour l'ensemble du territoire, la préfecture de police a avocé ce matin une dizaine d'interpellations. Est-ce que vous avez plus à nous en dire ?

1:13
Jean-Didier Berger

On devrait avoir une pensée pour la jeune femme qui a perdu la vie dans le Nord, en montant sur un camion, et voilà, on pense à elle, on pense à sa famille et à ses proches. Et effectivement, à part quelques tirs de mortier à déplorer, quelques actes de l'incrance et d'incivilité, il y a eu relativement peu d'actes, peu d'interpellations par conséquent, et vous l'avez dit vous-même, une petite dizaine, simplement sur le périmètre de la préfecture de police, ce qui est très peu au regard de l'événement.

1:44
Présentateur

Mais est-ce que ça tient peut-être ce bilan relativement favorable ? Est-ce que ça tient à la chance ? La chance notamment que ce soit la France qui a gagné, et pas le Maroc, parce qu'il y avait ces services de renseignement français qui avaient état d'un risque accru de troubles à l'ordre public, notamment si le Maroc gagnait. Qu'est-ce qui était redouté concrètement, monsieur le ministre ?

2:00
Jean-Didier Berger

Écoutez, moi je ne voudrais pas trop analyser les choses, parce que finalement, les analyser, ça serait quelque part expliquer et donc cautionner ce qui est susceptible de se passer dans ce type de cas. Il n'y a pas à avoir ce type de débordement, quoi qu'il arrive, quel que soit le prétaxé. On voit bien que ce n'est pas simplement une question de chaleur, parce que ça peut être le 14 juillet, un match de foot au mois de juin, ou le 31 décembre en plein hiver. Donc il n'y a pas de raison d'admettre ce type de débordement. Nous ne l'admettons pas.

Et donc nous avions passé des consignes avec Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, extrêmement ferme, avec le préfet de police de Paris également, pour qu'au moindre dérapage, il y ait des interventions immédiates. Et puis nous avons pris également tous les actes, je dirais, préparatoires, pour prévenir un maximum de ces situations.

2:46
Présentateur

Peut-être les bénéfices à venir de la loi Riposte, que vous portez avec Laurent Nunez, sur la sécurité du quotidien examiné jusqu'à demain à l'Assemblée nationale, avec ce vote solennel attendu mercredi normalement. Sauf qu'on est peut-être loin sur cette loi Riposte, sur l'ambition de départ telle qu'elle était proposée par le gouvernement, telle qu'elle était sur la table. Alors vous allez me dire qu'il y a eu des avancées encore aujourd'hui, mais sur la consommation de stupéfiants, encore sur les free parties, est-ce que vous considérez que le compte y est, par rapport à ce que vous vouliez faire au départ ?

3:15
Jean-Didier Berger

D'abord, il faut expliquer les choses. Cette loi, cette loi voulue par Sébastien Lecornu, par le Président de la République et par Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, elle vient mettre tous les outils de sécurité qui nous sont demandés par les habitants, par les élus et par les policiers. Il y a des choses qui avaient été, je dirais, supprimées en commission, que nous avons rétablies à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle. Il reste encore quelques points à améliorer, mais qui pourront éventuellement l'être lors de la commission mixte paritaire qui va se tenir la semaine prochaine. On aura peut-être même fini l'examen dès ce soir dans l'hémicycle.

Donc, en réalité, les choses se sont très bien passées. Nous avons abouti à la mise en place de beaucoup d'outils. Par exemple, les outils technologiques, les lectures automatisées,

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Présentateur

l'intelligence artificielle, les algorithmes,

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Jean-Didier Berger

la vidéoprotection assistée pour permettre aux opérateurs de voir plus facilement les départs de feu. Bien sûr, c'est un sujet très important pour la suite des opérations. Ça a très bien fonctionné dans les JO 2024. On va le réutiliser dans les JO 2030. Pourquoi s'en priver entre les deux ? Et puis, il y a également des mesures qui étaient très demandées pour lutter justement contre les mortiers d'artifice, contre le protoxyde d'azote, contre les rêves partis, contre tous ces débordements qui peuvent pourrir le quotidien de nos compatriotes. Et là, il y a vraiment des solutions extrêmement concrètes et avec des mesures de fermeté qui sont nécessaires. Merci.