Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 octobre 2025 26 min

Le socle commun survivra-t-il à la tempête budgétaire ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour que l'Assemblée nationale finisse par voter le budget le 12 novembre, il faudra du compromis. Le gouvernement devra composer avec les exigences du Parti socialiste qui compte bien rester au centre du jeu. C'est nous qui posons les conditions, c'est nous qui avançons des propositions pour les Français, c'est nous qui permettons de régler, y compris la question la plus la plus sensible de ces dernières années, la réforme des retraites en donnant un surcis et faisant en sorte que ça soit renvoyé en à 2027.

C'est nous qui fixons le je une posture d'arbitre qui ne garantit pas un vote final si aucun texte n'est voté. Le gouvernement pourra faire passer le budget par ordonnance. Mais c'est une hypothèse pour le moment écarté.

Pourquoi voudriez-vous qu'on utilise des ordonnances ? Elles n'ont jamais été utilisées depuis 1958. On ira au vote.

Le président du Sénat n'est aussi pas favorable à cette éventualité mais prévient pour l'écarter, il faudra être mesuré. L'ordonnance c'est la négation du parlement. Donc voilà pourquoi le Parlement doit être raisonnable, doit discuter, doit débattre, doit voter, mais prendre en compte les intérêts du pays.

Le plus optimiste pour le moment est le ministre de l'économie. Nous sommes entrés dans une phase inédite avec une méthode inédite. Il faut maintenant parvenir à un résultat inédit.

Je salue tous ceux qui sont prêts à y travailler. La commission des finances étudie aujourd'hui la partie recette du budget. Et on va y venir avec nos éditorialistes.

Bonjoura, merci d'être avec nous. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Beréranger Bon. Bonjour Beranger, merci d'être là.

Beranger, vous sortez ce livre Gabriel Atal, l'ange exterminateur cette édition de l'archipel. On le montre et on va parler évidemment de Gabriel Atal. Mais d'abord et il est concerné Gabriel Atal, l'examen du budget démarre donc aujourd'hui au Parlement.

Un examen qui s'annonce tendu dans un contexte particulier. Bah le contexte, oui, il est assez particulier, on le connaît. Une absence de majorité, une division même à l'intérieur des formations politiques, enfin tout a explosé, on va dire depuis la fin de l'été.

Ça c'est la première des choses. Et puis la deuxième chose c'est que il va y avoir comme ça va être c'est quand même une première une coproduction comme on dit du budget, c'est-à-dire l'exécutif et puis des formations politiques à l'intérieur du gouver du parlement qui ne sont pas en harmonie, je dirais avec l'exécutif qui vont aussi et bien voir l'initiative l'initiative de ce budget. Alors quelle forme va prendre ce budget ?

Est-ce que ça va être un budget qui sera une succession d'amendements ? Est-ce que ça sera un texte plus Pour le moment, il y a encore beaucoup d'interrogations sur la forme, y compris sur la son adoption, comment il va être adopté, si il est adopté. Euh en tous les cas, c'est pas un budget qui va correspondre complètement et pas du tout même à l'esprit et à la philosophie du président de la République depuis 2017 puisque une des promesses qu'il avait faite et c'est là où il y a une remise en question complète de de son ses engagements, c'est l'augmentation de la fiscalité euh qui sera au rendez-vous d'une part et puis deuxièmement la réforme qu'il avait faite sur les retraites, bah elle va être suspendue.

Si elle est suspendue, ça veut dire qu'elle sera oubliée, hein. Faut pas se faire d'illusion. C'estàd que c'est personne reviendra en 202.

Évidemment que non. C'est un qui est-ce qui va se présenter en 2027 en disant bon ben je vous propose d'allonger de de de de reporter l'âge du départ à la retraite. Personne Édard Philippe maintient que c'est une nécessité tout ce qui c'est une nécessité de mon point de vue c'est une nécessité mais faudra qu'il trouve un argument et des artifices pour faire passer le la pilule.

Ver Ouais, les deux sont intimement liés évidemment techniquement liés le le budget, l'adoption d'un budget et cette suspension de la réforme des retraites et c'est bien l'un des cassetes notamment de la de la gauche, c'est-à-dire si si s'il ne vote pas d'une façon ou d'une autre un budget, il n'y a pas de suspension des retraites puisqu'elle sera, rappelons-le, adossée au PLFS. C'est la forme d'un amendement a priori. Donc c'est c'est c'est ça rend encore plus complexe une situation qui l'it qui l'it par le fait que Sébastien Lecnu a annoncé qu'il n'utiliserait pas de 493.

Moi je pense qu'il faut même continuer à envisager l'hypothèse qu'il puisse en dernier recours à un moment face à un blocage dire écoutez vu la situation je je vais quand même l'activer. Je donne pas cher de sa peau dans la dans dans pour la suite. Mais je veux dire c'est aussi une hypothèse très franchement aujourd'hui lundi premier jour d'examen en commission la la la voie de passage est quand même comme on dit est quand même très très étroite.

Ouais. D'autant qu'il est sous pression des des oppositions. On va écouter le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu qui était l'invité ce matin d' RTL.

Je vais vous dire c'est assez simple. Tout ce qui impacte euh le pouvoir d'achat des Français sans s'attaquer euh à la dépense, à la réforme de l'État, euh c'est non. Euh on ne peut pas demander au Français de faire des efforts en priorité quand l'État lui-même continue d'engranger euh des dépenses, enfin de continue à laisserfier pardon, euh des dépenses et euh ne se réforme pas, n'attaque pas les dépenses toxiques, n'ouvre pas le dossier du coup de l'immigration. commode de d'opposition ce que vous faites là.

L'idée c'est d'avoir une dissolution pour que les Français puissent donner une majorité à ce pays, un cap à ce pays. On est totalement à l'aveugle, voilà, avec des oppositions et notamment le Rassemblement national qui pousse un échec du budget pour avoir une désolution. Oui.

Alors eux, ils ont leur propre agenda. Tout le monde a son agenda. Tu regardes dans cette histoire.

Euh alors, il y a le fond et la forme. Sur le fond, moi, il y a un truc qui me qui me qui que je trouve complètement incroyable au Rassemblement national et qu'on ne pointe pas assez. C'estàd que ils disent "On veut pas d'augmentation de la fiscalité", mais qu'est-ce qu'ils font euh d'autre que de s'opposer à la réforme des retraites euh qui est une certaine façon une machine à dépense fabuleuse.

Rendez-vous compte que le tiers de la dépense publique en France, c'est lié étroitement à notre système de retraite. Donc ils sont incohérents, il faut le dire, ils sont incohérents. C'est économiquement incohérent leur discours.

Ça c'est la première des choses. La deuxième des choses, je parlais d'agenda, c'est que eux ils sont pour une dissolution. Il y a il y a le problème évidemment de de de bah, je dirais du dossier judiciaire de madame de madame Le Pen.

Ils sont dans une présenté au cas. Oui, mais alors elle pourrait si jamais y gagnait les élections législatives, même avec une majorité relative, elle pourrait peut-être devenir premier ministre parce que là ça rien ne l'empêche. C'est peut-être ça qu'elle vise qu'elle a pas l'air de vouloir.

En tout cas, elle répète, c'est Jordan Bardella Matignon, on verra. Ah, vous avez un doute ? Non mais bah moi vous savez je n'ai que des doutes.

Euh un mot sur le Rassemblement national. Rangère, le on prête au RN l'intention de en cas de dissolution euh de d'activer le le enfin de de solliciter le Conseil constitutionnel avec ce qu'on appelle une question prioritaire de de constitutionnalité eu égard au fait que le fait de faire appel devrait suspendre sa peine et et la question est de savoir si cette inéligibilité qui a été encore confirmée il y a quelques jours par le Conseil d'État euh ben est réellement constitutionnel ou pas et et il y a une espèce d'habileté qui est enfin c'est pas exclu que tout ça puisse effectivement fonctionner. En tout cas, c'est une menace qu'on entend euh un peu partout dans les groupes au socle commun et et autour parce que parce que le fait est que le la force de frappe du RN, la force électorale du RN aujourd'hui fait que c'est quand même un un acteur central malgré les incohérences que pointer Yv Trard.

Euh voilà quoi qu'on en pense, c'est c'est c'est le cas quoi. S'il existent. Et puis de l'autre côté euh il y a la gauche et particulièrement les socialistes.

Est-ce que là vous pensez Yv un compromis possible ? Est-ce que politiquement les deux camps ont intérêt à un compromis avec qui ? Avec entre les socialistes et le gouvernement et le bloc central.

Bah si vous voulez les socialistes ils sont c'est ça qui est extraordinaire, c'est qu'ils sont pas nombreux hein. Ils sont à peine 70 et c'est eux qui font appuyer le beau temp pour le moment. Sans les socialistes, le gouvernement peut pas tenir.

Donc je pense que si vous voulez, ils vont essayer d'aller jusqu'au bout avec les socialistes. Je pense qu'ils vont pas jouer la rupture, je ne crois pas. Sauf si ça va vraiment trop loin.

On va voir jusqu'où vont aller les socialistes. Moi, je je peux pas répondre à votre question, j'en sais rien. L'avenir est plus qu'uncertain là.

On va voir simplement s'il s'allie avec les social enfin s'ils arrivent à à à à faire un un bout de chemin ensemble, je vois pas comment ils peuvent faire sans renier les engagements du président de la République et finalement donner les clés euh de la maison à Olivier Fort, ce qui serait quand même incroyable. Moi, je ne comprends toujours pas pourquoi les socialistes ont pas voté cette censure. Stratégiquement pour eux, c'est ils se sont mis tout seul.

Je dis pas que c'est la situation est simple hein, mais dans une dans une situation intenable, ils peuvent pas cette victoire qui a été saluée euh par par les syndicats, par une partie de la gauche, une partie seulement de de la suspension de la réforme des retraites, elle est comme je disais tellement dépendante de l'adoption d'un budget, ce budget comportant enfin des des mesures socialement totalement inacceptables pour eux, je ne vois pas comment ça c'est c'est tenable. Mais quandion dit ce sera ce sera pas le budget le corn, est-ce que le gouvernement va pas faire d'autres concessions socialistes durant l'examen ? Alors le le c'est une des une des clés effectivement bien sûr, mais on arrivera dans ce cas à un budget qui sera complètement je sais pas comment le décrire.

Et puis un problème majeur, c'est que si jamais tout ça se casse la figure d'une part ou alors même si ça ne se casse pas la figure, l'avenir électoral des socialistes, il est plus qu'uncertain parce que à ce moment-là, ils seront le le le reste de la gauche va leur tourner le dos. Ça c'est est clair. C'est très clair.

Euh les les la France insoumise évidemment, mais les écologistes, les communistes, on leur tournait le dos. Donc, ils pourront pas faire cause commune avec les les autres. Et pour autant, ils n'auront pas non plus le soutien. des macronistes pour ce qu'il en reste hein, parce que il va pas en rester grand-chose.

Donc ils vont être un peu seuls si vous voulez dans le dans sur le front électoral. Et c'est ça qui est étonnant, c'est que ils ont un avenir électoral qui est quand même euh à mon avis très compliqué, sauf à ce qu'il y ait une renaissance de la sociale-démocratie telle qu' il la souhaiterait. Mais on en est pas là, hein.

H alors il y a il y a les pressions évidemment au Parlement où chacun joue son jeu et puis il y a aussi ce que disent les partenaires sociaux. Vous l'avez dit, les syndicats, ils ont salué la suspension de la réforme des retraites. Mais c'est pas le cas du patronat.

On va écouter le patron des patrons, Patrick Martin qui était l'invité ce matin de TF1. On fait pas les économies qu'il faudrait faire. On se tire une balle dans le pied en suspendant ses réformes des retraites.

Donc on est en train de creuser notre tombe. Donc à un moment donné, il faut le dire. Mais par ailleurs, nous on a des messages d'espoir et d'ambition.

J'évoqué les jeunes à l'instant. Donc on veut dire la colère qui est la nôtre, mais on veut aussi dresser des perspectives pour ce pays. Il y en a pas beaucoup actuellement du côté des politiques.

Voilà, on est en train de creuser notre tombe, dit le patron des patrons. Oui, bah c'est sûr que économiquement c'est euh on on est dans une situation très compliquée. Euh l'affaire des retraites, je vous le disais, c'est elle est capitale.

L'affaire des retraites. Les retraites, c'est vous prenez les retraites et les dépenses de santé, c'est presque la moitié de la dépense publique en France, hein. C'est énorme.

Et et donc si on narrive pas à résoudre ce problème là et bien on va avoir beaucoup de difficultés quand vous voyez que tous nos voisins partent à la retraite beaucoup plus tard que nous. Et en plus on a d'autres problèmes. La productivité, on travaille moins en France que ailleurs dans le dans le monde et surtout en Europe.

Alors longtemps le discours a consisté à dire "Oui, mais on a une productivité qui est supérieure." Faux, archi faux. Depuis 5 ans, on a une productivité qui est en baisse en baisse euh en en forte baisse.

On a un état qui est complètement désorganisé. Il faut complètement euh et là-dessus Jean-Louis Borlot d'ailleurs qui est sorti du bois a raison. Il faut revoir complètement notre euh notre schéma de modèle social qui ne fonctionne plus comme il faut.

Il y a a il y a beaucoup de choses à faire. Il a je dirais que le le la France est un pays qui est qui doit se qui doit se reprendre en main. Et d'autant que ce débat budgétaire, il s'engage après une nouvelle dégradation de la note de la France.

Ce matin, Yve à la une du Figaro, vous dites "La bataille budgétaire s'engage sous pression des marchés." Oui. Bah, c'est vrai.

Bon, pour le moment, les marchés ont été assez calmes, c'est moins qu'on puisse dire, mais euh à très long terme, ça sera pas le cas. Je pense que les marchés vont nous euh nous sanctionner et ça ça sera difficile. Ce qui ce qui est intéressant et paradoxal, c'est que on retrouve avec cette situation un débat euh droite gauche et et des positionnements politiques fondamentaux. la gauche veut ou plutôt le gouvernement est d'accord pour instaurer, c'est l'article 3 de ce budget, une taxe annuelle sur le sur le patrimoine financier des holdings.

La gauche veut rétablir son projet, je dis rétablir, il n'a jamais été institué mais enfin son projet de départ qui est une taxe duman euh sur les sur les travaux de fortune. Et là, je dis c'est paradoxal parce qu'en fait on on a un face- à face droite gauche dans une assemblée qui est très partite en fait. Et donc en fait c'est c'est à la fois on s'est dit tiens, on va revenir à une véritable opposition politique.

C'est c'est ce qui est ce qui est intéressant mais il va bien falloir que des deux côtés quelqu'un enfin par tous d'ailleurs lâche un peu. C'est c'est le principe de ces fameux compromis et cette rupture dans qu'appelle qu'appelle Sébastien le cornu. Euh ça va être intéressant mais mais il va falloir que les uns et les autres apprennent à lâcher.

C'est un budget de compromis. C'est c'est fondamentalement c'est chercher un un dénominateur commun, un plus petit dénominateur commun. C'est pas faire voter ce pourquoi on a été élu en fait.

Ouais. Et ça s'applique également au bloc central, au socle commun. Alors euh il y a le cœur du macronisme, on va y on va en parler dans quelques instants, mais il y a aussi les républicains et on va voir justement quelle est la position des républicain.

On va écouter le secrétaire général du parti, Otman Nasrou qui était sur Sud Radio. Il faut qu'on soit clair et on ne peut pas être et dedans et dehors et on ne peut pas donner l'impression qu'on est ambigu parce que la politique, la vie politique de notre pays meurt de l'ambiguïté. Il faut du courage et le courage c'est de dire très clairement que la direction qui est prise n'est pas la bonne.

On pensait que il fallait assurer d'abord la stabilité pour qu'il y ait un débat budgétaire. Donc c'est maintenant dans le débat budgétaire que l'on va se battre et croyez-moi, la droite ne laissera passer toutes ces mesures démagogiques réclamées par le Parti socialiste. Parce que qu'il y ait un budget, oui, c'est important mais ça ne peut pas être non plus n'importe quel budget.

Et aujourd'hui, on est en train de ruiner le pays. Vous avez vu qu'on était à nouveau dégradé en matière de notation par une deuxième agence. Il y en aura une troisème qui va s'exprimer.

Dans quelques jours, l'étranglement financier continue de nous guetter. Sébastien Lec va devoir faire face à l'opposition. Clair des républicains.

Bah on va voir parce que les républicains, ils sont pas dans un bon état non plus hein. C'est pour le moins tout le monde enfin ils sont ils sont très divisés. Je sais pas il y a il y a deux lignes qui se dégagent.

Il y a une ligne qui est paraît enfin qui semble vouloir plutôt alors il y a beaucoup d'opportunismes là-dedans aussi hein. C'estàd que chez les députés, ils savent très bien que si jamais il y a une dissolution, bah ils vont avoir beaucoup de difficultés à se faire réélire. Ils sont pas nombreux hein, ils sont 50 49 euh en revanche 50 maintenant.

Pardon ? 50 50 Oui oui 50 maintenant. Oui, c'est vrai.

Euh il risque d'être d'ailleurs un petit peu plus nombreux peut-être si s'il y a des ministres qui reviennent, je sais plus. Et les sénateurs qui sont sur une ligne qui est celle de Bruno Rotaillot qui est de justement de ne pas participer à cette à cet exécutif et et de soutenir du bout des lèvres quand il le faut. Donc euh on va voir ça c'est mais là c'est pareil, eux ils jouent ils jouent leur avenir euh euh sur le plan sur le plan électoral.

Euh c'est ça qui est d'autant plus intéressant, c'est que Ber a raison, on sent que là il y a un retour de l'opposition gauche-droite. Euh alors soit ce cette opposition gauche- droite va s'exprimer de façon très radicale avec les extrêmes, c'est ce qui est un peu le cas quand même, soit il s'exprime, on revient à ce qui existait par le passé avec une gauche de gouvernement, une droite de gouvernement et un retour. Mais ces deux pans là de cette droite et cette gauche du gouvernement sont en train bah de jouer leur avenir.

Finalement c'est leur avenir est plus qu'un certain. Beranger, je je souscris évidemment le la bataille interne au sein d'un parti qui avait semblé retrouver un peu de vigueur avec le depuis la depuis que que Bruno Retaillot était au gouvernement puis a du coup prise pris la présidence du de du parti de façon assez massive. Tout ça donnait je pensais beaucoup enfin un grand espoir aux républicains, aux militants, aux élus.

C'était sans compter leur capacité d'autodestruction et qui à nouveau fait merveille quoi si je puis dire. Donc enfin au milieu de tout ça mais ça va être pareil dans le sole enfin l'ensemble du socle commun. Il y a sans doute des positions de de côté côté parlement côté assemblée côté sénateur qui vont pas être tout à fait identiques et qui vont être intéressantes à à observer.

Oui, parce que Gérard Larchet il a répété hier la majorité sénatorielle particulièrement les LR, ils voteront pas la suspension de la réforme de retraite. Ah ben non, eux ils sont vent debout contre ça. Ils ont raison d'ailleurs.

Enfin enfin, ils sont cohérents plutôt avec eux-mêmes. Ils ont raison parce que moi je je suis un peu évidemment de cet avis-là, mais ça va poser des problèmes. Ça va poser des problèmes parce que comme je vous le dis, d'une part il y a ceux qui veulent rester fidèles à une ligne et puis d'autres qui disent "Bon bah tout manière, on est embarqué dans un bateau et si on si on pose pied à terre on est mort quoi.

Allement d'autant que les LR ont six ministres au sein du gouvernement. Alors on pensait que ces ministres allaient être exclus du parti. Finalement il n'en est peut-être rien.

On va écouter ce qu'on disait Gérard Arch hier. La logique c'est ne plus appartenir à notre famille politique quand on a fait ce choix-là. Mais je sens que cela divise députés, sénateur et responsable de notre mouvement sur l'ex.

Alors, nous aurons cette semaine, nous aurons cette semaine un bureau politique et sans doute, je proposerai que si dans 2 mois la politique budgétaire et j'en reviens à la première partie de notre échange, ne s'inscrit pas, j'allais dire dans l'essentiel de nos valeurs, alors se posera pour eux la question quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement. Finalement, il y a temporisation. Mais pas vraiment parce que là pour le coup je vois pas très bien si vous voulez de mois soit il démissionnent tout de suite soit il démissionnent alors ça je pense que ils sont démis surtout Gérard Larch se pose dans la se met dans la situation où éventuellement d'ici à 2 mois bah le budget sera expurgé de toutes les demandes socialistes et que il sera davantage en conformité avec ce que veulent les républicains.

Je vois pas très bien là, je vois pas très bien si vous laissez soit ils s'en s'en vont, soit ils restent. Et à ce moment-là le les LR s'ils sont majoritairement contre leur présence au gouvernement, bah ils coupent le il coupent le cordon. Ouais.

Et puis alors au sein du bloc central, alors il y a les LR qui font autant de leur voix mais pas seulement. Édouard Philippe est opposé à la réforme des retraites et Gabriel Atal, on va en parler Beranger puisque je le rappelle, vous sortez un livre Gabriel Atal, l'ange exterminateur. Qu'est-ce qu'il va faire Gabriel Atal ?

Vous avez raison de dire que Philippe on sait exactement où il est. Gabriel Atal, franchement, même pour avoir passé un an et demi à explorer le sujet, je ne suis pas dans sa tête. Et moi, il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué durant cette enquête, c'est on a beaucoup observé Gabriel Atal ministre, ce qui a été vraiment son ascension.

Certains ont dit depuis qu'il est sorti du gouvernement et qu'il a changé complètement de costume, qu'il est devenu patron de parti, patron de groupe parlementaire, on ne sait plus trop où il est. Et et en fait Sylvain Mariard par exemple qui qui était le président du groupe avant lui qui lui avait un positionnement beaucoup plus à droite que qu'on qu'on identifie bien raconte de façon je pense assez juste le fonctionnement de Gabriel Atal qu'on qu'on connaît pas trop au sein du groupe et qui est très représentatif de ce qui reprise ce qu'il est lui. C'est-à-dire on n pas des réunions de groupe où vous avez un président qui donne une ligne relativement claire.

On a un président de groupe qui laisse parler tout le monde euh et qui se fait qui donne l'impression et c'est pas une impression de se faire son propre avis en écoutant les autres. Alors on pourrait dire ça c'est un vrai patron. après tout, il tient il tient compte de la vie de tout le monde.

Mais c'est quand même assez singulier et à un moment, il faut quand même comprendre où où le chef ve emmener le groupe. Il y a pas de corpus clairement euh c'est un des une des raisons pour lesquelles j'ai je le personnage m'intéressait parce qu'il me semble représentatif aussi d'une nouvelle génération politique sans disons-le quoi, sans charpent idéologique clair. Mais ce fonctionnement là dans le groupe vraiment les les réunions de groupe c'est c'est très particulier.

Vous n'avez pas un chef, vous n'avez pas oui un patron qui qui donne une ligne. Et donc là, ce qu'on comprend c'est que les députés sur la suspension des de la réforme des retraites sont assez divisés. Notamment vous avez une aile mayard, si on peut dire euh qui qui ne digère pas la suspension, la réforme des retraites et une aile un peu plus à gauche qui qui pourrait l'envisager stratégiquement pour pour obtenir le reste du du vote du budget.

Les sénateurs euh sont manifestement prêts, si on écoute François Patria, euh à tant pis euh pour l'instant faire une croix sur les la réforme des retraites. Donc OK, suspendre cette ce grand œuvre de quand même du socle commun pour essayer de faire adopter un budget et pour essayer d'avancer pour le pour la suite. Mais vous vous rendez compte si les si les sénateurs de Renaissance votent la suspension de la réforme détrait et que les députés ne le votent pas enfin ce ce sole commun et même ce parti renaissance est déjà très chahuté fébrile fissuré tout ce que vous voulez ça va être intéressant d'observer ce que c'est vrai qu'après le discours politique général de Sébastien le cornu Gabriel Atal a pris la parole en tant que en tant que que chef du groupe et on a l'impression qu'il a un peu évité de parler du cœur du sujet et alors il a dit voilà nous pendant qu'on donne un spectacle déplorable voilà ce qui se passe dans le pays mais il a pas vraiment répondu sur le fond à Sébastien le cornu c'est du pur Gabriel Atal euh et vous vous noterez il y a une différence de stratégie entre d'ailleurs Philippe qui cogne violemment depuis 15 jours sur le président sur la Macronie sur le bilan de la Macronie et un Gabriel Atal qui a certes donné un coup de poignard dans le dos du du patron de celui qui l'a fait hein tout comme Philippe mais qui ensuite effectivement évite soigneusement ce sujet sujet de la réforme des retraites qui le gêne évidemment beaucoup.

Et donc son discours suite à la déclaration de de politique générale de Sébastien Lecnu était était assez lunaire effectivement avec un état des lieux des questions du harcèlement scolaire enfin de toutes ces marottes à lui mais euh une éviction du sujet retraite assez magistral quoi. Ouais. En disant de toute façon nos voix vont pas compter les opposant la réponse sont majoritair dans c'est aussi une habilité de de de leur part de et c'est visiblement la voix qui qui porte lui, c'est-à-dire les oppositions n'ont pas besoin de notre vote donc abstenons-nous de nous compromettre trop dans ce dans ce vote.

Ça ça sera suspendu mais ce sera pas nous qui v monter. Bah, il est dans une situation compliquée euh Gabriel Atal aujourd'hui. Bah oui, oui, il est dans une situation compliquée.

Surtout que Édouard Philippe, c'est vrai, a pris une position très Alors, après, on peut approuver ou désaprouver mais il a pris une position très ferme d'opposition, de rupture avec le président de la République, une rupture ferme sur les retraites, sur il doit partir, enfin bon. Alors que Gabriel Atal, le président lui a la République lui a fait de très mauvaise manière. Enfin bon, il lui a quand même pas facilité la tâche.

Euh il l'a même parfois euh presque ridiculisé, enfin je veux dire dans une situation humiliée plutôt et euh et c'est vrai qu'il a du mal à bon c'est un groupe qui c'est pas un parti politique hein, attention c'est le président de la République avait dit c'est une espèce de formation incertaine avec des gens qui arrivent de de de de droite de gauche. Pourquoi Sylvain Mayard il est il représente un courant qui est plutôt hostile au retour sur les retraites ? Parce que il vient de la droite Sylv Ma ailleurs vous avez d'autres personnes personnalités qui viennent de la gauche.

Donc c'est un groupe qui est très lui Atal vient de la gauche. Donc c'est c'est compliqué. C'est c'est très compliqué.

Je crois que c'est la fin du macronisme. La fin du macronisme. Bah oui.

Merci à tous les deux. Merci Yv. On revoit la une du Figaro, c'est le budget, l'examen du budget donc qui commence aujourd'hui sous pression des marchés.

C'est à la une de votre journal et Berérangère Gabriel Atal, l'ange exterminateur cette édition de l'archipel. Merci beaucoup. On va terminer par l'histoire du jour.

Et l'histoire du jour, elle est à la une de presse au séance et l'histoire d'un fameux trois ma fin comme un oiseau. Et c'est le Bélhem. de retour dans son port d'attache à Nant.

Une escale de 15 jours avant son hivernage dans le port de Saint-Nazer. Le retour à Nant, c'est un petit événement hein sur place. C'est là qu'il a été construit dans les anciens chantés du Bon.

C'était il y a 130 ans. Le Bem fait figure de survivant de la marine à voile. Le dernier grand voilier français du 19e siècle, le plus ancien bateau navigant au monde.

Il embarque chaque année près de 2000 personnes pour un voyage évidemment particulier. Béem, c'est aussi le bateau qui a transporté la flamme olympique, vous vous en souvenez hein, c'était entre Athène et Marseille. C'est ce qui a lancé les GO de Paris et la lanterne d'ailleurs qui a servi au transport de la flamme est restée à bord.

Dès demain, vous pourrez vous aussi monter sur le Bem, c'est qu de la fosse à Nant. Des visites très prisées où seront présents les matelots du BM. Voilà, si vous voulez y aller.

Merci à tous les deux. Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivi.

On se retrouve demain. On vous souhaite une très bonne journée. [Musique]