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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 15 mars 2021 9 minActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & élections

Situation critique en Île-de-France, 10 ans de guerre en Syrie, la France suspend le vaccin AstraZeneca… Actus du jour

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    « Il y a 10 ans, jour pour jour, le 15 mars 2011, les premières manifestations contre le président syrien Bachar el-Assad débutaient en Syrie. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « Bachar el-Assad a été accusé de crimes contre l'humanité par l'organisation des Nations Unies »
  • 2:30PrésentateurChiffre
    « plus de 400 000 morts et 6,2 millions de personnes déplacées en raison du conflit »
  • 2:36PrésentateurChiffre
    « 1,5 million de Syriens sont invalides »
  • 2:41PrésentateurChiffre
    « un Syrien sur sept a besoin de soutien psychologique, d'après l'OMS »
  • 2:50PrésentateurChiffre
    « 90% des familles vivent sous le seuil de pauvreté »
  • 2:55PrésentateurFait
    « Les hôpitaux sont dans un très mauvais état »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « le pays a perdu, entre 2010 et 2019, les deux tiers de son produit intérieur brut »
  • 4:25PrésentateurChiffre
    « L'attention est très forte sur les hôpitaux de la région qui se trouvent remplis à 99% de leur capacité »
  • 4:33PrésentateurChiffre
    « en France, on compte environ 4100 patients actuellement en réanimation »
  • 4:41PrésentateurChiffre
    « un quart, donc 25% environ de ces patients, se trouvent en Île-de-France »
  • 5:23PrésentateurFait
    « le virus va beaucoup trop vite en ce moment, notamment à cause du variant anglais »
  • 7:35PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a annoncé aujourd'hui que la France suspendait pour 24 heures le vaccin AstraZeneca par précaution »
  • 8:03PrésentateurFait
    « des caillots de sang se sont formés dans les vaisseaux sanguins de certains patients qui avaient été vaccinés par le vaccin AstraZeneca, causant la mort de plusieurs d'entre eux dans le monde »

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Nous sommes en guerre. Maintenant, personnellement, je m'étouffe. Accélère ! Accélère ! Ils sont aux gendres du pognon ! Merci. Vous laissez la star tranquille. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end, nouvelle semaine, tendez l'oreille. On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité du jour en moins de 10 minutes. Et on commence avec un premier sujet international. C'est pas le sujet le plus joyeux, mais c'est un sujet qui est nécessaire. Et vous allez le voir, intéressant aussi sur le fond, c'est le triste anniversaire des 10 ans de guerre en Syrie.

Il y a 10 ans, jour pour jour, le 15 mars 2011, les premières manifestations contre le président syrien Bachar el-Assad débutaient en Syrie. A l'époque, les Syriens demandaient plus de démocratie dans leur pays, un pays dirigé depuis 50 ans par la même famille. Les contestations ont donc pris de l'ampleur dès 2011. Bachar el-Assad a violemment réprimé les manifestants. Ça a provoqué un soulèvement, puis donc, cette guerre en Syrie. Alors, je vous la fais courte. Et pour faire vraiment très simple, parce qu'évidemment, vous l'imaginez, à chaque fois, il y a des alliances et des situations qui sont assez complexes.

Mais pour faire vraiment très simple, on avait d'un côté les forces du régime syrien, donc le gouvernement de Bachar el-Assad, qui était allié notamment avec l'Iran et la Russie. Et face à cette alliance-là, il y avait tout simplement d'abord des rebelles syriens, qui, je viens de dire, étaient opposés, du coup, à Bachar el-Assad. Il y a aussi, face à Bachar el-Assad, des Kurdes, donc un peuple arabophone qui n'a pas d'état officiel aujourd'hui. Et enfin, face à Bachar el-Assad, il y a aussi différents groupes djihadistes qui veulent, eux aussi, renverser Bachar el-Assad.

Pendant ce conflit, on en avait d'ailleurs beaucoup parlé sur la chaîne, mais vous étiez très peu à voir les vidéos à l'époque. Bachar el-Assad a été accusé de crimes contre l'humanité par l'organisation des Nations Unies, et ce, notamment, en raison de bombardements ciblés contre sa population, mais aussi en raison de l'utilisation d'armes chimiques. Et en l'occurrence, dix ans après, donc, si on fait le bilan, eh bien, il n'y a pas grand-chose qui a changé. En effet, Bachar el-Assad est toujours à la tête du pays, et d'ailleurs, il pourrait même être élu pour un quatrième mandat cet été, lors d'une nouvelle élection qui est en réalité plutôt jouée d'avance.

Il contrôle, en gros, aujourd'hui, Bachar el-Assad contrôle environ deux tiers du pays. Si on prend simplement une carte et qu'on voit ça avec un regard très extérieur, on aurait donc l'impression que la situation est restée plus ou moins la même en dix ans. Mais en réalité, vous l'imaginez, ce n'est absolument pas le cas. Sur le bilan humain, d'abord, il y a eu, selon différentes ONG et l'ONU, plus de 400 000 morts et 6,2 millions de personnes déplacées en raison du conflit. Au-delà de ça, aujourd'hui, 1,5 million de Syriens sont invalides, et un Syrien sur sept a besoin de soutien psychologique, d'après l'OMS.

À cela, il faut aussi ajouter une crise économique qui a évidemment des conséquences humaines. 90% des familles vivent sous le seuil de pauvreté, 90%. Les hôpitaux sont dans un très mauvais état. Et enfin, le pays a perdu, entre 2010 et 2019, les deux tiers de son produit intérieur brut. Donc, pour faire vraiment très simple, de sa production de richesses dans l'année. Enfin, les dégâts matériels sont très importants, vous l'imaginez, avec des villes complètement détruites. Si bien que certains disent qu'aujourd'hui, Bachar el-Assad règne simplement sur des ruines.

Et même si les conflits ont pu ralentir, notamment en 2020, avec la situation sanitaire, mais aussi des cessez-le-feu qui ont été signés, eh bien, la situation reste encore tendue aujourd'hui. Bref, la situation est complexe et encore très dure aujourd'hui. Si vous voulez comprendre davantage ce qui se passe en Syrie, je vous recommande vivement un documentaire. C'est le documentaire pour Sama, où en fait, on suit une famille à Alep, et notamment une mère de famille, Wadel Kateb, que j'avais eu l'occasion de rencontrer il y a un an et demi, deux ans. C'est un documentaire qui est très très dur à voir. Je préfère vraiment vous prévenir. Il est très dur à voir.

J'ai pleuré pendant la moitié du film. Mais je pense que c'est aussi un documentaire qui est vraiment nécessaire. Il a été nominé aux Oscars. Il a remporté aussi un prix au Festival de Cannes. Bref, il est reconnu pour ce qu'il est, c'est-à-dire un très très grand documentaire. Et si jamais vous voulez le voir, je vous mets des petits liens en description. Il est disponible sur plusieurs plateformes de VOD. Et franchement, il vaut le coup. Il est très dur à voir encore une fois, mais il vaut le coup. Donc voilà, je vous le recommande. Allez, on passe maintenant au sujet du jour.

On va parler de la situation face au coronavirus qui devient de plus en plus hors de contrôle en France aujourd'hui. J'en ai parlé la semaine dernière. Une région est principalement concernée. Il s'agit de l'Île-de-France. L'attention est très forte sur les hôpitaux de la région qui se trouvent remplis à 99% de leur capacité. Pour vous donner un ordre d'idée, en France, on compte environ 4100 patients actuellement en réanimation. Et un quart, donc 25% environ de ces patients, se trouvent en Île-de-France. Du coup, pour éviter une saturation qui a déjà un peu débuté, et bien plusieurs dizaines de patients vont être transférés vers des hôpitaux de d'autres régions par train.

Cette semaine, des trains médicalisés faits spécialement pour déplacer les patients. D'ailleurs, ça a déjà commencé, notamment par avion, dès hier. Alors, malgré cette mesure de transfert de patients via des TGV médicalisés ou autres, et bien beaucoup de scientifiques, comme Bruno Rioux, le directeur médical de crise des hôpitaux de Paris, réclament une solution qui serait beaucoup plus radicale. Et cette solution, et bien c'est tout simplement un confinement. Pour lui, c'est très simple. La stratégie actuelle, c'est un échec, parce que la vaccination ne va pas assez vite pour combler et pour freiner la propagation du virus.

Et donc, le virus va beaucoup trop vite en ce moment, notamment à cause du variant anglais. Du coup, selon lui, chaque semaine aujourd'hui, sans confinement, est une semaine de perdu, parce qu'il faudra reconfiner tôt ou tard. Et puis au-delà de ça, chaque jour, et bien il y a des centaines de décès à cause du coronavirus, parce qu'on n'a pas encore confiné. Beaucoup d'élus, comme le maire de Nice, les Républicains, Christian Estrosi, sont du même avis. Christian Estrosi, par exemple, il juge qu'il y a une sorte d'inégalité entre l'Île-de-France et le reste de la France.

Il se demande comment est-ce que ça se fait que l'Île-de-France soit épargnée, ne serait-ce que d'un confinement le week-end, alors que les départements de Pas-de-Calais ou encore des Alpes-Maritimes doivent s'y plier à ce confinement le week-end. Hier, le Premier ministre Jean Castex a donc répondu partiellement à tout ça lors d'une interview sur Twitch avec le journaliste Samuel Etienne. Selon lui, un réel confinement en Île-de-France n'est, je cite, pas exclu et pourrait même être envisagé, mais en l'occurrence, il l'envisage si jamais la région dépasse le seuil de 400 cas pour 100 000 habitants. Alors, pour l'instant, on est à 391 cas pour 100 000 habitants.

Autant vous dire donc qu'on semble très proche d'un potentiel réel reconfinement en Île-de-France. Alors, après, vous l'imaginez, ce reconfinement potentiel, il fait fortement débat. D'abord, il y a les conséquences, évidemment, économiques, mais aussi humaines avec l'impact psychologique qui, vous le savez, est très important en cas de reconfinement. Il y a aussi une autre question, c'est les conséquences négatives d'un tel reconfinement et notamment la crainte que beaucoup de Parisiens ne quittent Paris et la région Île-de-France pour aller dans d'autres régions pendant ce confinement.

Ça aurait pour conséquence de propager éventuellement le virus encore davantage sur le reste du territoire. Et puis enfin, troisième difficulté, c'est la mise en place avec des élus locaux et notamment la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui ne semble pas vraiment favorable à un reconfinement complet aujourd'hui en Île-de-France. Bref, cette semaine est décisive, notamment pour l'Île-de-France, mais il y aura sûrement des évolutions aussi pour le reste du pays. On devrait a priori en savoir plus après le Conseil de Défense qui aura lieu mercredi. Donc évidemment, vous le savez, dès qu'on a du nouveau, on vous tient au courant.

Allez, comme chaque jour, on est parti pour un résumé de l'actualité. En bref, d'autres actus très importantes qu'il faut retenir. Première actualité de ce en bref, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé aujourd'hui que la France suspendait pour 24 heures le vaccin AstraZeneca par précaution et ce, en attendant l'avis de l'Agence européenne des médicaments d'ici mercredi. En l'occurrence, la décision de suspendre ce vaccin est plutôt inattendue puisque hier soir, le Premier ministre Jean Castex expliquait encore en direct sur Twitch chez Samuel Etienne qu'il fallait, je cite, avoir confiance dans le vaccin AstraZeneca.

On en avait parlé vendredi dernier, mais pour vous résumer ça, des caillots de sang se sont formés dans les vaisseaux sanguins de certains patients qui avaient été vaccinés par le vaccin AstraZeneca, causant la mort de plusieurs d'entre eux dans le monde. Alors aujourd'hui, et c'est très important de le noter, le lien n'est pas formellement établi entre ces caillots de sang et le vaccin, mais donc la France et une quinzaine de pays ont suspendu au moins temporairement le vaccin. Je vous refais évidemment un point là-dessus demain plus en détail.

Deuxième actu, en Europe cette fois-ci, une partie de l'Italie s'est reconfinée pour trois semaines et dès aujourd'hui pour faire face à une troisième vague du coronavirus. Bon alors, en l'occurrence, il y a dix régions qui sont concernées dont la Lombardie et la région de Rome et dans ces régions, c'est une forme de confinement strict puisque les écoles et les restaurants sont fermés et seules les personnes qui se rendent au travail peuvent sortir de chez elles sauf évidemment pour faire les courses par exemple. Par ailleurs, en complément, lors du week-end de Pâques le 3 avril, c'est cette fois-ci toute l'Italie qui sera confinée pendant trois jours de façon à limiter les rassemblements.

Donc voilà, situation de reconfinement en ce moment en Italie, on verra, si mais la France prend des décisions similaires dans les jours à venir. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube et sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Écoutez, je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous et on se dit à très vite.