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interviewyoutube.com· 4 mai 2021 20 min

Nicolas Dupont-Aignan face à Jean-Jacques Bourdin en direct

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:14
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourgneau. Merci d'être avec nous, député de l'Essonne, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Vous regardez ce qui se passe dans la région sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelle est la signification de la prise de position de Renaud Muselier, de la position des instances des LR ? Est-ce que ça veut dire que ce parti est en train d'exploser ?

0:43
Nicolas Dupont-Aignan

Cela veut dire qu'il y a, à mon avis, je regarde ça de loin, mais de près aussi... Vous êtes un ancien du RPR, vous connaissez les acteurs. Je connais par cœur tout cela parce que je l'ai vécu. J'ai quitté en 2007, quand je n'étais pas d'accord, avec la décision de Nicolas Sarkozy de faire revoter par le Parlement le traité constitutionnel européen qui avait été rejeté par le peuple. C'était pour moi impensable de revenir sur la décision du peuple français. J'ai vu que je devais quitter le parti parce que j'étais mal à l'aise, je ne pouvais plus me regarder dans la glace. Je voyais qu'il prenait une orientation européiste, centriste, qui était contraire à mes valeurs gaullistes.

Je suis parti. On a créé Debout la France. Beaucoup m'ont rejoint, mais pas seulement des anciens UMP. Et cela prouve quoi ? Cela prouve qu'au bout d'un moment, le fond, c'est-à-dire les valeurs qu'on défend, les décisions qu'on prend, l'emporte toujours sur les combinaisons politiques. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a deux types de républicains aujourd'hui. Il y a deux partis en un seul. Il y a les gens comme Renaud Muselier, qui sont plus proches d'En Marche. Comme les parlementaires qui votent souvent des projets de loi du gouvernement. Comme M. Estrosi, qui dit qu'il faut voter dès le premier tour de la présidentielle pour En Marche. Ils ont le mérite de l'honnêteté.

Ils disent, nous, on est plus proches d'En Marche, donc ce n'est plus un parti d'opposition. C'est un parti de coalition. Et puis, il y a heureusement des hommes de conviction qui ne pensent pas la même chose. Je pense à Bruno Rotaillot, qui a fait une très belle interview hier dans Le Figaro, et qui exprime des idées qui sont très proches des miennes. Cela veut dire qu'il n'y a rien à voir entre un Muselier et un Rotaillot. Il n'y a rien à voir entre un Éric Weber.

2:27
Présentateur

Ça veut dire que le parti est en train d'exploser. Ça veut dire qu'il y a ces fameuses deux droites irréconciliables.

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

C'est, je crois, au-delà de l'affaire des droites irréconciliables, la vision de la France. Est-ce qu'on a une France mondialisée, dirigée par un gouverneur de la France dans une Union européenne, c'est M. Macron ? Ou est-ce qu'on a une France qui retrouve son indépendance gaulliste, ça ne veut pas dire la fin de l'Europe, ça veut dire une reconstruction de l'Europe, qui prend en main son destin et qui change de politique ? C'est ça l'enjeu. Et je vois, et je dis notamment aux électeurs LR, je leur dis, rejoignez debout la France, ou du moins, travaillons ensemble. – Vous travaillez ensemble en Bourgogne-Franche-Comté.

– J'ai eu une sorte de, comment dire, de vision, parce que, par exemple, en Bourgogne-Franche-Comté, c'est l'effet inverse de M. Muselier. On a un homme, M. Platret, maire de Chalon, qui a pris des positions audacieuses contre l'immigration, contre le communautarisme, qui, lui, au contraire, il ne veut surtout pas cette dérive vers En Marche. Et, au niveau local, les adhérents de debout la France, les responsables de debout la France, ont vu, en fait, qu'ils avaient une proximité naturelle de cette ancienne famille gaulliste, RPR, pour ceux qui se souviennent, qui sont plus âgés, qui était patriotisme, justice sociale, effort économique.

Et on fait une très belle liste ensemble pour gagner la région Bourgogne.

3:53
Présentateur

— Certains vous le reprochent. Certains qui étaient proches de vous, qui sont passés au Rassemblement national, vous le reprochent. — Oui, mais je vais vous dire pourquoi, c'est intéressant.

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

— Pourquoi ? — Parce qu'en vérité, je ne me soumets pas à Marine Le Pen. Je garde mon identité gaulliste. Donc il voudrait nous enfermer entre Le Pen et Macron. Je maintiens que Le Pen est respectable, Macron est respectable, mais il y a peut-être le droit en France d'avoir une diversité politique, et on peut ne pas résumer la France à deux parties, à deux camps. Et je maintiens que les idées que j'essaye de défendre, et qui recueillent quand même, là, ça y est, 5, 6, 7% des voix, commencent à peut-être permettre de créer, de recréer ce que j'appelle le RPR du XXIe siècle, c'est-à-dire un parti énergique, mais sans excès, un parti énergique et sérieux.

Et j'aimerais que je suis certain que ce qui se passe, c'est très important. C'est pourquoi je tente, en Bourgogne-Franche-Comté, cette expérience. Parce qu'en fait, c'est la réunification de la famille gaulliste, sur la défense de l'intérêt national.

4:58
Présentateur

Alors vous lancez justement un grand appel, vous lancez un grand appel à tous ceux, toutes celles et ceux, qui sont très à droite, ou à droite, ou très à droite, ou qui sont souverainistes, tout ce qu'on... Il y en a à gauche. Peu importe, peu importe. Il y en a à gauche, enfin pas beaucoup. Un Michel Onfray, un grand patriote. Oui, oui. Vous appelez au rassemblement. Alors, j'ai vu la liste. Éric Zemmour, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Florian Philippot, Julien Aubert. Je donne la liste. François-Xavier Bellamy, Michel Onfray, Philippe De Villiers, qui est encore... François Asselineau, Robert Ménard, David Lysnard. Est-ce qu'ils vous ont répondu ?

Vous leur demandez une union et une primaire pour le mois de décembre. Est-ce qu'ils vous ont répondu ?

5:45
Nicolas Dupont-Aignan

Pas encore. Ça date de samedi. Mais j'avais déjà lancé ça il y a un an. Je dis quoi ? Je dis que c'est pas à Emmanuel Macron. C'est pas aux médias. C'est pas aux sondages.

5:57
Présentateur

Ça y est, j'ai vu d'ailleurs que vous critiquez les médias.

5:59
Nicolas Dupont-Aignan

Non, j'ai dit...

6:00
Présentateur

La partialité des médias.

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

C'est pas aux médias. C'est pas aux sondages. C'est pas à des vieux partis crâniques, ni aux partis politiques, de choisir le champion qui affrontera Emmanuel Macron. Et je dis que finalement, la meilleure solution, ce serait... C'est un rêve. Mais parfois les rêves deviennent réalité. Ce serait que nos électeurs, les millions d'électeurs qui veulent l'alternance, qui veulent même plus que l'alternance, l'alternative, eh bien choisissent leur champion. Et si c'est Marine Le Pen, je m'inclinerai. Si c'est Bruno Retailleau, je m'inclinerai. Si c'est moi, je leur demande aussi de s'incliner, mes chers collègues. C'est-à-dire que dès le mois de novembre, on décide le champion.

Et que ce soit le peuple qui décide. C'est une grande primaire ouverte. C'est ce qu'avaient fait, souvenez-vous, les Républicains. À l'époque, tout le monde pensait qu'Alain Juppé allait devenir président de la République. Il y a eu cette primaire. Et c'est François Fillon qui est sorti du chapeau. Cela veut dire qu'il y a eu un vrai débat médiatisé.

6:54
Présentateur

On a pu trancher.

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

Après, il a échoué pour une autre raison.

6:56
Présentateur

Cela veut dire que vous voulez exister et que vous ne voulez pas être dans l'ombre de Marine Le Pen. Si j'ai bien compris, Nicolas. Vous avez tout à fait compris.

7:04
Nicolas Dupont-Aignan

Je veux... Non, mais je veux dire pourquoi. Oui. Je ne veux pas revoir 2017. Je ne veux pas la réélection automatique d'Emmanuel Macron sur une sorte de duel construit par Emmanuel Macron pour survivre.

7:17
Présentateur

Parce que si c'est Marine Le Pen, Emmanuel Macron sera réélu.

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

En tout cas, c'est le scénario le plus facile pour Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, je remarque que 80% des Français... Alors, ça dépend des sondages. 70, 75, 80. Ce qui est beaucoup. Les trois quarts. Allez. Oui. Les trois quarts des Français disent... Pitié. On ne veut pas retrouver ce duel. Et que ce duel est un duel de rejet. C'est-à-dire... Je l'ai d'ailleurs entendu, Marine Le Pen, le premier mec, qui dit « Si vous votez Emmanuel Macron, ce sera le chaos ». Et puis Emmanuel Macron dit toute la journée, avec ses troubles, vous les entendez, « Si c'est Marine Le Pen, c'est le chaos ». C'est un choix de rejet. C'est-à-dire, ce sont des votes de rejet.

Est-ce que dans notre pays, au XXIe siècle, en 2022, au moment où la France est quand même, reconnaissez-le, en très grande difficulté, et où il y a besoin de réagir, est-ce qu'on ne peut pas offrir aux Français un vote d'adhésion ? Et ce vote d'adhésion que j'essaye de proposer, je ne suis pas le seul, il y en a d'autres, c'est quoi ? C'est un premier tour juste. Juste, c'est-à-dire où les Français se réveilleraient à la veille du premier tour et se diraient « Tiens, notre vie politique a un peu changé, on élève le débat ». Mais non, Nicolas Dupont-Aignan, si je vous écoute avec votre initiative, vous cherchez un remplaçant.

8:33
Présentateur

Mais si, mais vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen. Oui, c'est vrai. Vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen.

8:39
Nicolas Dupont-Aignan

Mais la différence, c'est que moi, je ne dis pas « c'est moi, je suis le meilleur ». Je dis « ce sont nos électeurs, des millions de gens qui doivent trancher ». Le juge de paix, le juge de paix, ce n'est pas vous, ce n'est pas les sondages, ce n'est pas des partis qui ont très peu d'adhérents, même le Rassemblement National a très peu d'adhérents, les Républicains n'en ont pas beaucoup, Debout la France n'en a pas plus que ça. Ce que je veux dire, la vie politique des partis, Jean-Jacques Bourdin, c'est beaucoup sclérosé. Ce ne sont pas à des machines politiciennes de détourner la présidentielle. D'ailleurs, les Français n'ont pas envie d'aller voter, vous le savez bien.

Alors, vous avez bien compris. Est-ce que vous croyez que le duel, est-ce que vous croyez sincèrement, matin, midi et soir, Macron-Le Pen, Le Pen-Macron, elle est méchante, il est méchant, c'est un choix digne de la démocratie française. Les Français n'en peuvent plus. L'abstention progresse. Je dirais même plus, le dégoût de la politique progresse. Donc, je dis, soit une primaire ouverte qui va réveiller les Français, parce que ce serait intéressant de voir toutes ces personnes débattre, et si toutes ces personnes vous disent non, eh bien, ce sera le premier tour, la primaire ouverte. Oui, avec le risque d'abstention.

Non, parce que si au premier tour, il y a de vrais débats, et si vous, pas vous, pas vous, attendez, laissez-moi finir. Allez-y, allez-y, allez-y, vous savez pas ce que je vais dire. Vous savez pas ce que je vais dire. Oui, allez-y, allez-y. Vous savez pas ce que je vais dire. Dites, si les médias et les sondages ont l'extrême bonté démocratique de permettre un premier tour, un vrai premier tour, avant le second, je suis convaincu que les Français peuvent rebattre les cartes.

10:17
Présentateur

Mais pour nous, c'est pas une question de bonté, c'est une question de rigueur journalistique et de déontologie.

10:23
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, la rigueur journalistique, c'est de donner la chance à de nouveaux courants politiques. C'est pas obligatoirement moi. Enfin, ici, tout le monde l'a. Je ne mets pas en cause X ou Y. Je demande qu'on ne joue pas le second tour réducteur, stérile, enfantin, enfantin, facile, avant un premier tour avec des vrais débats de société. Comment on relocalise en France ? Comment on augmente le pouvoir d'achat sans déséquilibrer le pays ? Comment on reconstruit nos services publics dans les zones rurales qui sont abandonnées ?

10:47
Présentateur

Mais là, vous rejoignez ce que dit Bruno Le Maire. Il dit ce qui est important, c'est le développement de la France, les solutions à apporter au pays le bien-être des Français. Oui. Pas la droite ou la gauche. Et il a raison.

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

Il a raison ? Mais bien sûr. Le général de Gaulle a inventé la présidentielle au suffrage universel pour dynamiter le régime des partis. Et ce régime des partis politiques a à nouveau kidnappé la présidentielle. Et le pays est suffisamment en crise pour qu'on réagisse. Et encore une fois, comment on produit en France ? Vous avez vu les délocalisations dans l'automobile en ce moment ? C'est terrible. Il y a des ouvriers hongrois qui sont venus en France, en Corrèze, être formés par les ouvriers français qui vont être délocalisés, qui vont être licenciés. C'est tous les jours. La sécurité, l'immigration, les zones rurales abandonnées.

Je vois les maires en ce moment pour les parrainages et je circule beaucoup à aller à leurs rencontres. Et je vois combien 10 millions de Français qui vivent sur nos territoires sont abandonnés. Vous dites qu'il faut s'occuper de la France ? Peut-être. Mais pour s'occuper de la France, il faut prendre les Français en adulte. En adulte. Moi j'ai un projet et j'aimerais en parler pour que les Français se disent « Tiens, avec M. Dupont-Aignan, il est carré. » Vous allez pouvoir en parler ? Eh bien je vais. Il est carré. Il ne nous dit pas en même temps. Il ne nous dit pas peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

Il ne nous dit pas « Tiens, je suis copain avec En Marche parce que c'est une élection locale. Mais je suis un opposant, mais je ne suis pas un opposant. »

12:15
Présentateur

Vous êtes copain avec les républiques localement.

12:18
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais moi c'est clair parce que c'est sur un projet, c'est sur des idées. Est-ce qu'on va faire de la politique sur des idées, des convictions, des valeurs ? Ou est-ce qu'on fait de la politique sur de la soupe, la petite soupe des postes ? Parce que c'est ça en fait, ils veulent sauver leur faux.

12:32
Présentateur

Le Covid, lorsque Emmanuel Macron fait le choix de vivre avec le Covid, vous l'approuvez ? Oui. Oui ? Ça vous étonne ? Non.

12:40
Nicolas Dupont-Aignan

Je l'ai toujours dit. Oui, je l'approuve parce que je pense qu'en fait, on a eu tout faux. Autant le premier confinement était indispensable, indispensable, parce qu'on n'était pas prêts. Autant je pense qu'on va s'apercevoir que des couvre-feu à 19h par exemple n'avaient aucun intérêt, parce qu'ils entassaient les gens dans les transports, que la fermeture des commerces de proximité avec des conditions sanitaires rigoureuses n'avaient aucun intérêt. En revanche, et j'insiste là-dessus, et là je ne suis pas inquiet, mais j'aimerais vraiment qu'on en ait conscience.

Si on veut éviter une sortie de confinement ratée, et si on veut éviter un nouveau confinement, un quatrième, je demande vraiment au gouvernement d'employer les grands moyens scientifiques, séquençage, des tests, séquençage, comme en Angleterre. Non, non, moins de 1% des tests positifs sont séquencés, contre 30% en Grande-Bottagne. Il faut mettre le paquet sur le séquençage. Purificateur d'air, capteur de CO2 dans toutes les écoles, dans tous les lieux, on peut investir là-dessus vu le coût du cas où il y a eu la crise, c'est vital.

Lits d'hospitalisation pérenne, c'est-à-dire redimensionner l'hôpital public, parce que malheureusement des pandémies au XXIe siècle on va en avoir, et on ne peut pas vivre ce qu'ont vécu nos hospitaliers. En un mot, ce que j'aimerais, si vous voulez... Et dernier point, j'oubliais l'essentiel. La vaccination ? Bien sûr, mais elle est en cours. J'oubliais l'essentiel.

14:07
Présentateur

Vous étiez d'ailleurs un peu réticent. Oui, j'étais prudent, c'est vrai. Vous êtes vacciné d'ailleurs, en passage ? Et vous ? Oui, moi je suis vacciné, de dose.

14:14
Nicolas Dupont-Aignan

Secret médical. Bon, moi je le dis, pourquoi ne dites-vous pas ? Je peux vous le dire, je l'ai dit 20 fois, ce que je voudrais. Je ne suis pas vacciné. Mais pourquoi ? Je réfléchis. C'est mon libre-arbitre.

14:24
Présentateur

Non, mais c'est votre libre-arbitre.

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ma liberté. Mais pourquoi ? C'est ma liberté. Oui, c'est votre liberté. Je tiens à la liberté vaccinale.

14:31
Présentateur

Non, mais c'est votre liberté personnelle, je le conteste.

14:33
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, je le crois. Mais pourquoi ? Et j'en ai assez de cette société qui veut percer tous les secrets médicaux, qui veut les mettre sur la place publique. Bon, vous me dites, je ne suis pas vacciné. Je ne suis pas vacciné, je verrai. Je n'ai pas d'opposition de principe. Vous avez une opposition de principe ou quoi ? Non, je vous dis, je n'ai pas d'opposition de principe. Vous avez peur ? Non. Je vais vous dire, je pense que la vaccination, on doit avoir un recul important. Deuxièmement, je pense qu'il faut la réserver. C'est la médecine, bénéfice-risque. Et j'estime qu'il faut la réserver aux personnes en comorbidité, obésité, diabète. Donc ceux-là peuvent prendre le risque, mais pas vous.

Ils assument leur risque, chacun assume son risque. Je reviens à une chose qui me paraît très importante pour la santé. Tester, on le fait. On a mis du temps, mais on le fait. Tracer les gens positifs, c'est-à-dire que je préfère qu'on prenne des mesures rigoureuses vis-à-vis des gens positifs plutôt que d'enfermer tous les Français pour la troisième fois. Donc on les met en quarantaine. Quarantaine. Il faut y arriver. Parce qu'il faut que les Français comprennent. Je le dis, que la liberté, et j'étais celui qui voulait le plus de liberté, pas de couvre-feu, pas de fermeture de magasins, je suis pour la liberté. Mais la liberté a une contrepartie. La contrepartie, c'est la prudence.

Et si on est plus prudent sur les entrées aux frontières avec de vraies quarantaines, en hôtel...

15:50
Présentateur

Avec de vraies quarantaines ou un pass sanitaire. Non, je vous expliquerai pourquoi le pass sanitaire.

15:54
Nicolas Dupont-Aignan

Mais en hôtel, 5 jours, avec double test. C'est la sécurité. Et à ce moment-là, le peuple français va pouvoir retrouver sa liberté. Or, on est toujours entre les deux. On embête la majorité des Français et on ruine le pays parce qu'on n'a pas eu le courage de dire quand on est positif, on est rigoureux et on ne contamine pas les autres. Donc, moins de contraintes pour l'ensemble des Français, un peu plus pour 15 jours quand on est positif.

16:22
Présentateur

Donc, la vaccination n'est pas la solution.

16:23
Nicolas Dupont-Aignan

N'est pas la seule solution. Oui, en fait... C'est une solution. Je n'ai jamais dit... C'est une solution, mais c'est la première des solutions. C'est une solution importante, mais ce n'est pas la seule de grâce.

16:33
Présentateur

Alors, pourquoi ne pas participer à l'effort national en vous faisant vacciner ? Pourquoi ? Parce que j'ai encore le libre-arbitre comme des millions de Français... N'est-ce pas une question de solidarité ? Non, parce que le vaccin n'empêche pas la transmission. Non. Alors, arrêtez avec ça. Non. Alors, vous dites... Le vaccin empêche les formes graves. Je vous dis que je ne me fais pas vacciner. Je prends mon risque. Donc, je prends le risque et j'assume de ne pas être solidaire avec le peuple français. Attendez, qu'est-ce que vous dites ?

16:57
Nicolas Dupont-Aignan

Je vous pose la question. Vous voulez dire que quand on ne se fait pas vacciner, on n'est pas solidaires ? Peut-être. C'est faux. Peut-être. Et je vais vous dire pourquoi c'est faux. Alors, allez-y, dites-moi pourquoi. Parce que le vaccin protège des formes graves, selon les auteurs, selon les auteurs. Mais le vaccin ne protège pas de la transmission. La dernière étude, la plus favorable au vaccin... Vous savez qu'elle... Anglaise. Si je peux finir ma phrase, c'est un sujet important. La dernière étude, la plus favorable au vaccin, dit qu'elle réduit de 50% la transmission. Ça veut dire qu'il y a toujours la transmission. Alors, de grâce, on est en phase expérimentale.

Je défends la liberté des Français. S'ils estiment que le bénéfice est supérieur au risque, il y a vaccination, notamment sur les personnes qui ont des risques importants. Vous savez à quoi sert la vaccination ? J'ai le droit d'avoir mon libre arbitre.

17:44
Présentateur

Vous savez à quoi sert la vaccination aussi ? On verra dans le temps. A désengorger les hôpitaux. A faire en sorte qu'il y ait moins de monde dans les hôpitaux. Pour les personnes vulnérables, oui. Mais pas que pour les personnes vulnérables. Arrêtez avec ça. Pas que pour les personnes vulnérables. En tout cas, j'ai mon point de vue, je le garde. Bon. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais vous parler de Napoléon. Ah oui. Parce que vous souhaitiez dire un mot, je le sais. Demain, célébration du bicentenaire de la mort de Napoléon Ier. Alors, Napoléon Ier suscite d'éternels débats. C'est normal. Ni repentance, ni déni, dit l'Élysée. C'est normal, le débat autour de Napoléon.

C'est un grand homme, ou c'est un homme qui finalement n'était pas si grand que ça ?

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un géant de l'Histoire, avec, comme tous les géants... Fossoyeur de la République. C'est un géant, pour moi, de l'Histoire, qui a réconcilié les Français après la Révolution, qui a jeté les bases, les masses de granit, dont il parle dans une sublime phrase, qui ont stabilisé la France, qui ont été exportées dans le monde entier, le Code civil, le préfet, les grandes écoles, le BAC, la Banque de France, qui a structuré l'État. Il a eu des zones d'ombre. Quand on regarde l'histoire, et il a aboli la traite... Infériorité des femmes dans la loi. Très intéressant. Tout le monde parle de l'abolition de l'esclavage, et il a eu sans doute bien tort.

Mais il a interdit la traite, la traite d'esclaves, pendant les 100 jours. Donc, ce que je demande, c'est qu'on juge l'homme, non pas a posteriori, avec le regard de 2021, mais qu'on regarde notre histoire en face. Clémenceau, sur la révolution, avec toutes ses atrocités, disait, je regarde l'histoire comme un bloc. L'histoire, c'est un bloc. Nos enfants doivent l'apprendre. On doit comprendre son passé, avec ses failles, ses faiblesses, ses zones d'ombre, ses miracles, et ses bonnes choses. Et ce que je regrette, c'est que parce que notre pays ne doute de lui-même, doute de lui-même, on cache la célébration.

Et quand vous pensez que le tombeau de l'empereur va être fermé au public, fermé au public, les Français qui ont le droit d'aimer Napoléon ou de ne pas l'aimer, qui ne pourront même pas accéder aux invalides. C'est une cérémonie entre eux.

19:56
Présentateur

– Il est fermé en direction sanitaire.

19:57
Nicolas Dupont-Aignan

– En direction sanitaire, il n'y a pas assez de place sous le... – Non. – Les Français qui voulaient aller rendre hommage à Napoléon ne pourront pas le faire. Une cérémonie en catimini. Vous savez ce que ça dénote ? Ça dénote un peuple, un pays, des dirigeants.

20:12
Présentateur

– Sur toutes les chaînes de télévision.

20:13
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, mais réservés à quelques-uns. Ça traduit un pays qui n'ose plus regarder.