ADAPTATION AU DROIT DE L'UNION EUROPÉENNE DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Locuteur 1Fait
« ce texte très technique vise à remplir l'obligation constitutionnelle d'application du droit communautaire qui découle de l'article 88 alinéa 1 de la Constitution. »
- 2:00Locuteur 1Chiffre
« les montants remboursés au régime français au titre des soins reçus en France par des personnes affiliées dans d'autres Étatsmembres, 615 millions d'euros en 2012, sont systématiquement supérieurs au montant des dépenses remboursées par la France au titre des soins reçus dans les autres Étatsmembres par des assurés français, 480 millions d'euros en 2012. »
- 4:00Locuteur 1Fait
« La France était attachée au rétablissement d'un système d'autorisation préalable pour les soins hospitaliers, ce que nous avons obtenu. »
- 6:00Locuteur 1Chiffre
« les montants remboursés au régime français au titre des soins reçus en France par des personnes affiliées dans d'autres Étatsmembres, 615 millions d'euros en 2012, sont systématiquement supérieurs au montant des dépenses remboursées par la France au titre des soins reçus dans les autres Étatsmembres par des assurés français, 480 millions d'euros en 2012. »
- 8:00Locuteur 1Chiffre
« les montants remboursés au régime français au titre des soins reçus en France par des personnes affiliées dans d'autres Étatsmembres, 615 millions d'euros en 2012, sont systématiquement supérieurs au montant des dépenses remboursées par la France au titre des soins reçus dans les autres Étatsmembres par des assurés français, 480 millions d'euros en 2012. »
- 10:00Locuteur 1Chiffre
« Selon la Commission européenne, la France fait partie des huit États membres qui ont enregistré ou égalé leurs meilleurs résultats en 2012. Elle a considérablement amélioré le taux de transposition en droit français des directives européennes puisque seul 0,4 % des directives reste à transposer en 2012 contre 0,8 % en mars 2011. »
- 11:00Locuteur 1Chiffre
« La France a aussi amélioré son retard moyen de transposition seulement 4,5 mois après expiration du délai de transposition contre 9 mois en moyenne dans les 27 États membres de l'Union européenne. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je vous remercie. Merci. La parole est à Virginie Dubimuler pour le groupe UMP. Merci madame la présidente, madame la ministre, madame la présidente de la commission des affaires sociales, monsieur le rapporteur, chers collègues, ce texte très technique vise à remplir l'obligation constitutionnelle d'application du droit communautaire. qui découle de l'article 88 alinéa 1 de la Constitution. Il nous revient donc ici de traduire dans le droit national les objectifs fixés par plusieurs directives européennes ainsi que d'adapter notre droit national à un règlement européen.
Notre groupe ne s'opposera pas à ce texte qui est nécessairement un peu décousu mais relève bien d'obligations européennes auxquelles nous ne serions nous soumettre. Au-delà, ces mesures d'adaptation visent avant tout àver la réalisation de la libre circulation des patients en Europe et les articles 1 2 et 7 complète la transposition des dispositions de la directive du 9 mars 2011 relative à l'application des droits des patients en matière de soins de santé transfrontalier.
D'une manière générale, nous nous réjouissons donc de cette directive négociée par le gouvernement précédent et que nous considérons comme particulièrement importante pour les patients de l'Union européenne puissent désormais s' puissent désormais s'appliquer pleinement. Elle constitue un bel exemple de la construction d'une robe concrète au service des citoyens européens et non pas d'une robe d'en haut. Elle répondait en effet à l'impérieuse nécessité de définir un cadre légal clair régissant les soins de santé transfrontaliers et la mobilité des patients à la suite des différents arrêts de la Cour européenne de justice.
Elle permet d'améliorer la coordination entre les Étatsmembres en matière de soins de santé transfrontalier et donc l'information des patients, la qualité et la sécurité des soins sans remettre en cause la liberté des Étatsmembres d'organiser leur système de santé respectif. Je rappelle que la France était attachée au rétablissement d'un système d'autorisation préalable pour les soins hospitaliers, ce que nous avons obtenu. Notre pays avait d'ailleurs tout intérêt à voir aboutir cette directive sur les soins transfrontaliers dans la mesure où nous disposons d'une offre de soins large.
Cette ouverture à une clientèle étrangère pouvant nous permettre de rentabiliser nos équipements, de valoriser nos compétences et notre expertise. C'est d'ailleurs ce qui se passe aujourd'hui puisque l'attractivité de notre système de soins nous permet de dégager des excédents. Comme le rappelait le rapporteur, les montants remboursés au régime français au titre des soins reçus en France par des personnes affiliées dans d'autres Étatsmembres, 615 millions d'euros en 2012, sont systématiquement supérieurs au montant des dépenses remboursées par la France au titre des soins reçus dans les autres Étatsmembres par des assurés français, 480 millions d'euros en 2012.
Cette directive s'appliquera donc pleinement avec l'adoption de cette loi, ce dont nous nous réjouissons. En revanche, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle sur le fait qu'elle devient concrète juste au moment où le gouvernement choisit de revenir sur le droit d'option des frontaliers suisses. Cette décision que nous n'avons cessé de dénoncer aura un lourd impact non seulement sur l'économie des territoires transfrontaliers, mais sur aussi la carte sanitaire des départements, la démographie médicale, le niveau d'équipement de pointe dont vous n'avez pas mesuré les conséquences.
Le gouvernement semble aveugle puisqu'il n'a pas évalué les conséquences de sa décision au-delà d'une position idéologique. Nous doutons également du fait que cette opération a les effets escomptés pour les finances de la sécurité sociale. Bien au contraire. La mobilisation est toujours forte, notamment avec le mouvement des bonnets rouges frontaliers. Pourquoi la directive 2011-24 de l'Union européenne ne s'appliquerait pas à la Suisse puisque la Suisse, en signant les accords bilatéraux avec l'Union européenne a intégré toute la législation européenne et continu de l'intégrer ?
Quand la France signera-t-elle la convention sanitaire avec la Suisse afin de permettre la mise en place d'une véritable carte de soins transfrontalier qui éviterait à certains citoyens de faire des centaines de kilomètres pour aller à Lyon alors qu'ils pourraient bénéficier d'un hôpital universitaire à Genève ? De nombreuses questions ne sont pas réglées. L'échéance du 31 mai approche et pour l'instant nous ne disposons d'aucune information concernant les modalités de mise en œuvre de cette fin du droit d'adoption. Lundi, vous allez rencontrer les représentants des des associations de frontaliers.
Les parlementaires des six départements concernés regrettent de ne pas avoir été associés à cette réunion. Pour revenir sur la directive de manière plus concrète, je tiens à saluer la désormais obligation pour les ostéopathes et chiropracteurs d'avoir recours à une assurance professionnelle qui va renforcer la sécurité du patient. Madame la ministre, vous avez annoncé une réforme de la profession d'ostéopathe et sur ce sujet délicat, je souhaiterais que vous puissiez nous faire un point précis.
En effet, les jeunes qui choisissent cette profession sont en grande difficulté, trop nombreux à être formés, ils ont beaucoup de mal à trouver une clientèle et à vivre de leur métier lorsqu'ils arrivent sur le marché du travail. Il est donc indispensable de trouver des solutions en amont, notamment sur la question du nombre d'écoles et la qualité de formation. La problématique est sensible, mais il est indispensable que les pouvoirs publics prennent leur responsabilité. Dans tous les cas, nous vous soutiendrons car sur cette sur cette démarche, sur ce sujet, je salue également la manière dont vous avez choisi.
Il s'agit ici de l'article 5, en pleine cohérence avec la loi de 2011 sur la sécurité sanitaire du médicament, de réglementer la vente en ligne du médicament. En effet, il était indispensable puisque cette dernière devait être obligatoirement autorisée de le faire tout en continuant d'assurer un degré maximum de sécurité sanitaire en liant obligatoirement les sites de vente en ligne à une officine physique et donc à un pharmacien. C'est bien ce que vous faites et nous soutenons totalement la ratification de l'ordonnance du 19 décembre 2012.
Espérons que le choix qui a été fait par la France de choisir un système qui assure le plus haut degré de sécurisation du circuit du médicament puisse à ce titre inspirer d'autres pays européens. Enfin, je salue l'initiative de notre rapporteur qui dans la suite logique de son rapport sur la filière 100 a fait adopter un amendement visant à créer un label éthique qui sera imposé sur les médicaments dérivés qui sera apposé sur les médicaments dérivés du sans produit dans les conditions éthiques au sens de la législation française.
Je ferai juste une parenthèse puisque nous évoquons la filière 100 parce que je suis régulièrement interpellée sur ce sujet et que même s'il n'est pas évoqué dans ce texte, il touche l'harmonisation des normes. Il s'agit de l'application systématique du principe de précaution, parfois de manière trop extensive dans notre pays. Je pense particulièrement au maintien des rappel de l'eau pour cause des détections de maladie Crossfel Jacob sporadique qui ne semblent pas justifié à l'instard d'autres mesures de sécurité. C'est ce que conclut d'ailleurs l'excellent rapport de juillet dernier de notre rapporteur. Pensez-vous que nous allons pouvoir évoluer rapidement sur ce sujet ?
L'établissement français du sang est dans une situation difficile et à l'heure où nous créons un label éthique pour soutenir la fabrication éthique de médicaments dérivés du sang, il convient donc rapidement de prendre toutes les mesures concrètes utiles à la préservation de cette filière à laquelle nous sommes tous attachés. De manière moins consensuelle, je tiens à aborder la problématique de l'article 4 sur la vente en ligne de lentille qui nous renvoie, comme mon collègue Arnaud Robinet l'a signalé en commission au débat qui a eu lou lieu dans le cadre du projet de loi consommation.
Le rapporteur a clarifié cette incohérence en nous assurant que l'article 4 allait être supprimé ici au profit de l'article 17 quater du projet de loi sur la consommation. Je regrette à l'instard de la présidente de la commission des affaires sociales que ce sujet continue d'être traité sous l'angle de la consommation et non pas sous celui de l'angle de la santé publique. Le gouvernement s'est contenté d'annoncer dans le cadre des débats que la vente en ligne permettrait un gain d'un milliard d'euros de pouvoir d'achat pour les Français. Or, dans les pays qui ont développé la vente en ligne États-Unis Grande-Bretagne, celle-ci ne représente que 3 à 5 % du marché.
L'article 17 quatre du projet de loi sur la consommation a été adopté dans la précipitation alors que le sujet aurait mérité un débat approfondi. Je ne vais pas refaire le débat ici, mais je regrette que pour des produits qui ne sont pas des produits de consommation, des dispositifs médicaux, les lunettes, les lentilles de contact, la dimension de santé publique a été si peu prise en compte et qu'aucune étude d'impact sérieuse n'ait été menée. Je finirai enfin sur des considérations plus techniques concernant la transposition des directives européennes.
Si la France a pu être un très mauvais élève en la matière, de gros efforts ont été faits ces dernières années en matière d'adaptation de notre droit. Selon la Commission européenne, la France fait partie des huit États membres qui ont enregistré ou égalé leurs meilleurs résultats en 2012. Elle a considérablement amélioré le taux de transposition en droit français des directives européennes puisque seul 0,4 % des directives reste à transposer en 2012 contre 0,8 % en mars 2011. La France a aussi amélioré son retard moyen de transposition seulement 4,5 mois après expiration du délai de transposition contre 9 mois en moyenne dans les 27 États membres de l'Union européenne.
Nous sommes en retard pour adopter ce texte et le rapporteur a même été obligé de repousser l'application de l'article 1 sur l'assurance professionnelle au 1er janvier 2015. Il ne nous a pas été possible de récupérer les chiffres qui sont normalement publiés régulièrement pour l'année 2013. J'espère donc qu'il s'agit d'un oubli qui ne cache pas un recul en la matière. Voilà pour les quelques observations que je souhaitais faire sur ce texte que nous voterons. Je vous remercie.
Virginie Duby-Muller