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interviewPublic Sénat· 14 janvier 2026

Les vœux de Gérard Larcher aux sénateurs

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bien, monsieur le Premier ministre, madame la présidente de l'Assemblée nationale, monsieur le ministre chargé des Relations avec le Parlement, mesdames et messieurs les ministres qui êtes là nombreux présents, cher Jacques Mézard, représentant le président du Conseil constitutionnel, et mesdames et messieurs les membres du Conseil constitutionnel, ce qui me permet de saluer Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, monsieur le vice-président du Conseil d'Etat, monsieur le président du Conseil économique, social et environnemental, je crois que le président Jean-Pierre Bell va nous rejoindre, mesdames et messieurs les vice-présidents, madame et messieurs les caisseurs, mesdames et messieurs les secrétaires du bureau, mesdames et messieurs les présidentes et présidents de commissions, mesdames et messieurs les présidentes et présidents de groupes, mesdames et messieurs les présidents de délégations et offices parlementaires, monsieur le président de l'amicale du Sénat, mes chers collègues, monsieur le secrétaire général du Sénat, madame la secrétaire générale de la question, monsieur le maire du sixième arrondissement, qui est mon maire, ici, et mon général, mesdames et messieurs, je voudrais saluer tous les anciens collègues qui sont là et que ça fait un immense plaisir de voir et revoir. Je souhaite vous dire combien nous sommes heureux, mes collègues sénatrices et sénateurs, et, oui, heureux, de vous accueillir une fois de plus pour célébrer cette nouvelle année. Monsieur le Premier ministre, je tiens à vous remercier de votre présence, ainsi que celle des ministres.

Madame la Présidente de l'Assemblée nationale, je salue votre présence. Ce matin, vous avez dit que nous étions un couple, nous sommes plutôt une symphonie. C'est aussi le nom d'un excellent parfum, je le dis.

Je me réjouis que nos deux chambres dialoguent pour que le bicamériste fonctionne mieux. Nous avons des différences entre nous, mais la République nous rassemble, et c'est l'essentiel. Mes voeux s'adressent à vous, mes chers collègues, sénatrices et sénateurs.

Vous qui enrichissez nos débats de vos interventions, de vos travaux, de votre action sur le terrain, en métropole, dans nos outre-mer, et auprès de nos compatriotes établis hors de France. Avec les membres du bureau et la conférence des présidents, nous partageons le souci commun de l'institution sénatoriale. Nous le sentons bien, nous sommes à nouveau à la croisée des chemins.

Soit la France renonce, soit elle se relève et retrouve confiance en elle-même. Si nous regardons objectivement les indicateurs économiques et sociaux, si nous analysons l'influence de la France dans un monde de plus en plus instable, en proie à la guerre, au terrorisme, et où toute règle paraît avoir disparu, tout nous porterait une forme de désenchantement. La France connaît un univers démographique, c'est vrai, les Françaises et les Français doutent de leurs institutions, et pourtant, c'est souvent lorsque la France semble toucher le fond au cours de son histoire qu'elle se relève soudain et surprend de nouveau l'Europe et le monde.

En cette fin d'année, j'ai relu « Regards sur le monde actuel » de Paul Valéry. Ce n'est pas toujours une lecture facile. Et je voulais vous faire partager une phrase qui m'a marqué.

Je la cite. « Il arrive qu'on trouve la nation brusquement unie quand on pourrait s'attendre à la trouver divisée. » Alors j'ai l'optimisme de croire que nous pouvons être à la veille d'un sursaut républicain, et je crois que l'espoir n'a pas déserté la France.

Sans l'effort de remise en ordre, les sacrifices qu'il requiert et les espoirs qu'il comporte, nous resterons un pays à la traîne. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale de redressement financier et économique, quelle étape sur la route qui nous vène vers les sommets ? Ce sont mot pour mot les voeux prononcés par le général de Gaulle le dernier jour de décembre 1958.

Tous ces défis, car ce sont des défis, requièrent courage, volonté, dépassement des postures et esprit de responsabilité. Son génie fut de comprendre que le problème essentiel était celui de la volonté politique et du courage, et que le rôle des institutions était de permettre que s'exprime cette volonté. Venons-en au Sénat.

Face à la crise politique que nous connaissons, le Sénat demeure un pôle de stabilité. Il incarne sagesse et raison. Oui, la raison, la raison de la République, je reprends la formule de Boissy d'Anglase, le promoteur du bicamérisme.

Le Sénat dispose d'une majorité claire, forte de sa diversité et de sa solidarité, et de groupes d'opposition minoritaires avec leur conviction, mais ouverts au dialogue. Et nous avons une responsabilité particulière dans la construction de la loi. Le Sénat est un lieu de débat où il est possible de trouver convergence et synthèse, mais pas à n'importe quel prix.

C'est cela, me semble-t-il, que les Françaises et les Français attendent de nous face à la situation. Mes chers collègues sénatrices et sénateurs, grâce à vous, l'exigence législative du Sénat est au rendez-vous. Vous avez imprimé votre marque sur nombre de textes, qu'il s'agisse du statut de l'élu local, qui marque une étape déterminante pour reconnaître, protéger et accompagner l'engagement, je le rappelle, de 100, 520 000 élus et élus territoriaux qui font vivre la démocratie au quotidien.

Il s'agisse aussi de la vie chère en Outre-mer, qu'il va falloir encore renforcer, mais aussi du projet de loi de financement de la Sécurité sociale et du projet de loi de finances. Je sais l'énergie que vous déployez, M. le Premier ministre, ainsi que vos ministres, mais elle doit se déployer en direction de toutes les forces politiques.

Après l'adoption de la loi spéciale en fin d'année, nous reprenons l'examen du projet de loi de finances, avec l'objectif de répondre aux besoins du pays et de rechercher l'efficacité de la dépense publique. Notre pays doit réduire sa dépense publique, car nous devons trouver une trajectoire qui nous conduise à un déficit maximal à 5% des PIB de cette année. La France ne peut continuer à creuser ses déficits et à les financer par la dette sous la contrainte des marchés financiers.

Vous trouverez un Sénat déterminé qui assumera toutes ses responsabilités et qui sera vigilant. C'est notre rôle constitutionnel, oui, vigilant, quant aux efforts demandés aux collectivités territoriales. Nos 38 875 communes, nos départements et nos régions contribuent à la cohésion nationale et, je le rappelle, en présente 70% de l'investissement public.

En 2025, le Sénat a poursuivi son investissement dans les missions de contrôle, qu'il s'agisse des missions des agences de l'État ou de l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises. Ça peut être une source d'inspiration pour les jours, les semaines et les années à venir. L'agriculture demeure au cœur de nos préoccupations.

Elles sont au cœur de l'actualité, M. le Premier ministre. En 2025, nous avons voté des textes importants.

La loi d'orientation agricole tournait notamment vers l'installation des jeunes et la loi visant à lever les contraintes à l'exercie du métier d'agriculteur, alors que nous avons terminé l'année avec le premier déficit agroalimentaire depuis plus de 50 ans. Cela illustre, j'allais dire malheureusement, les analyses du rapport d'information du Sénat consacrées à la compétitivité de la ferme France qui a été publiée en 2022. J'ai une pensée pour les éleveurs, durement touchés par la dermatose nodulaire contagieuse.

Je les comprends pour avoir vécu d'autres maladies en d'autres périodes avec des conséquences parfois comparables. Les nuages s'accumulent sur notre agriculture, nos grandes cultures, notre viticulture. Cela est documenté par notre commission des affaires économiques et nous devons collectivement trouver les moyens de reconquérir la confiance de nos agriculteurs sur le terrain.

Monsieur le Premier ministre, vous venez d'annoncer cet après-midi une loi d'urgence agricole qui devrait être examinée par le Parlement avant l'été. En cohérence avec les avancées déjà obtenues, le Sénat sera au rendez-vous. Un sujet très actuel et de forte tension.

Le Mercosur. Le 16 décembre dernier, le Sénat a adopté une nouvelle résolution européenne visant à réaffirmer notre position de fermeté. Nous attendons maintenant le vote déterminant du Parlement européen.

J'ai écrit à ce sujet à la présidente Roberta Metzola, présidente du Parlement européen. Enfin, monsieur le Premier ministre, je le redis une fois de plus, le Parlement doit être associé à la mise en oeuvre de la politique énergétique de la France. Et nous souhaitons instamment l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, de la proposition de loi adoptée par le Sénat portant programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l'énergie.

Nous savons tous combien la maîtrise du coût de l'énergie et sa disponibilité sont essentielles à la compétitivité de nos entreprises. De ce coût dépend la croissance de notre économie, donc la création de richesses collectives. Je n'oublie pas, monsieur le Premier ministre, votre engagement s'agissant de l'inscription de la proposition de loi Trace à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

Vous l'aviez décrit pour février. Nous attendons. Le Sénat devra se prononcer dans les semaines à venir et dans les jours à venir sur des textes importants.

Je pense bien évidemment aux soins palliatifs et à la fin de vie. Comme cela s'est déroulé en commission la semaine passée, nous souhaitons un débat respectueux, ouvert, à l'image d'ailleurs de celui, et je l'ai relu, qui s'était déroulé au Sénat, c'était il y a 45 ans, autour de la proposition de loi d'Henri Caillavé. Je pense aussi au nouveau pouvoir des polices municipales, à l'offre de logement, à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, à la programmation militaire et peut-être au projet de loi constitutionnel concernant la Corse, la Nouvelle-Calédonie, où l'exigence de dialogue doit demeurer malgré la fragilité de l'accord de Bougival.

Le Sénat a été à l'initiative du combat contre le narcotrafic au travers de la commission d'enquête et la proposition de loi transpartisane dont il est à l'origine. Le parquet national anticriminalité vient d'entrer en fonction et nos concitoyens attendent désormais des résultats. Permettez-moi, avant d'aborder la proximité, c'est l'idée que je citerai, de remercier nos deux rapporteurs généraux, Jean-François Husson et Elisabeth Douano, qui ont été à la tâche et ça n'est pas fini pour l'un d'entre eux, mais je voulais vraiment les remercier pour le travail accompli tout au long de ces semaines.

Oui, la proximité, une attente collective. Nous sommes conscients, quelles que soient nos sensibilités, c'est aussi par la proximité que nous répondrons mieux aux attentes de nos concitoyens. Là encore, j'ai la conviction qu'une nouvelle phase de décentralisation et de déconcentration contribuera à cette grande entreprise nationale de redressement.

Je reprends les mots du général de Gaulle. Monsieur le Premier ministre, nous avons accueilli favorablement votre annonce d'un nouvel acte de décentralisation. Cette décision est positive, même si je ne vous le cache pas que sur ce sujet, nous nous attendons de voir les propositions concrètes du gouvernement.

On attend depuis si longtemps. Nous vous avons transmis un rapport avec nos propositions le 31 octobre. Elles sont le fruit d'un travail des groupes de la plateforme commune auquel, dans l'esprit qui anime le Sénat, nous avons joint les contributions des groupes minoritaires et d'opposition qui l'ont souhaité.

Notre objectif est simple, redonner aux élus locaux la liberté d'agir. La liberté d'agir. Il faut donc une loi claire, simple, à horizon proche et qui réponde concrètement aux besoins des élus.

Je ne vais pas vous détailler nos propositions, mais je vous donnerai juste une. L'urbanisme, s'il y a un domaine dans lequel les maires ont perdu concrètement la capacité à agir vraiment, c'est bien celui-ci. De même, il faut que nous parvenions à redonner une véritable autonomie financière et fiscale aux collectivités, un débat que nous avons avec le président de la commission des finances, parfois.

Oui, qui dit liberté dit aussi simplification. Le gouvernement semble avoir fait une priorité. nous serons vigilants à ce que les promesses faites soient suivies des faits.

La France, l'Europe, la défense. Face à l'instabilité du monde et au bouleversement des règles collectives issues de la Seconde Guerre mondiale, et le début de cette année n'a pas été avare d'événements, il est de notre responsabilité de préserver les moyens de notre diplomatie et de renforcer notre défense. Nous aurons donc à nous prononcer sur une nouvelle loi de programmation militaire.

Je pense bien sûr à la modernisation de notre disillusion nucléaire, à l'augmentation de nos stocks de munitions, renforcement de notre défense solaire. L'innovation contribuera à la remontée en puissance de notre défense. Il faut investir dans la dronisation, la robotisation, l'intelligence artificielle.

Transformer nos armées, c'est garantir notre souveraineté. Notre souveraineté en matière de défense va de pair d'ailleurs avec notre souveraineté budgétaire. Nos armées doivent gagner en épaisseur et la création d'un service militaire volontaire est un premier pas en ce sens.

Mais on ne saurait réduire la capacité de défense à sa seule dimension militaire. L'esprit de défense ne peut exister sans le soutien de la nation toute entière, lequel est d'autant plus fort que la nation partage une vision commune de ce qui doit être protégé. La force d'une cité ne réside pas dans l'épaisseur de ses remparts ni dans le nombre de ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens.

Non, c'est pas l'artillerie qui commence. Je relis. La force d'une cité ne réside pas dans l'épaisseur de ses remparts ni dans le nombre de ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens.

C'est Lucidide qui nous disait cela entre Sparte et Athènes il y a 2500 ans. Oui, un sursaut républicain doit nous permettre de parvenir à une compréhension commune de ce qui nous permet de faire nation et de surmonter nos faiblesses. Et puis, sachons répondre aux critiques, voire aux injonctions qui nous sont faites outre-Atlantique.

Je ne me réjouis pas à ce que la France et l'Union européenne soient prises en étau entre d'un côté une Russie agressive et conquérante, une Chine qui attend son heure et de l'autre des États-Unis qui tournent le dos à l'Europe ou menacent certains de ses territoires. Je ne me résous pas à ce que les États-Unis, adoptant des stratégies de court terme, fragilisent le monde occidental face à ses adversaires ou ses concurrents. dans un contexte de plus en plus polarisé autour de quelques puissances.

Sachons mener une diplomatie que j'appelle une diplomatie des interstices. Cultivons la diversité. L'Assemblée parlementaire de la francophonie accueillie pour sa 50e session à l'Assemblée nationale et au Sénat c'était en juillet fut un grand moment de diplomatie parlementaire.

Renforçons les liens avec nos alliés traditionnels et d'ailleurs nous nous rendrons au Maroc tous deux à la fin de ce mois. Faisons preuve de cohérence dans nos choix stratégiques. Sur trop de sujets, la lisibilité de la trajectoire française a fait défaut.

Oui, la France et l'Europe demeurent une grande civilisation fière de leurs valeurs. Elles emportent l'universalisme des droits de l'homme à la démocratie. Ces valeurs, loin d'être un combat d'arrière-garde, galvanisent les aspirations de bien des peuples.

Les iraniennes et les iraniens dressées contre un régime d'oppression montrent avec courage le chemin de la liberté. Soyons fidèles à nos valeurs en les soutenant. Si elles veulent peser plus qu'elles ne le font dans les affaires du monde, la France et l'Union Européenne doivent renouer avec une politique qui défende mieux leurs intérêts.

Continuer avec détermination d'aider l'Ukraine. À faire face à l'agression russe, c'est éloigner les menaces et les risques de guerre contre l'Union Européenne et les Français. L'Union Européenne n'a d'autre choix que d'affirmer enfin son unité et sa souveraineté en matière économique, en matière de défense et d'industrie, en matière alimentaire aussi.

Oui, une France plus forte, bien plus forte qu'aujourd'hui. Dans une Union Européenne renforcée et plus souveraine, la voie est tracée. Tel sera, me semble-t-il, l'enjeu des échéances à venir.

Alors, mes chers collègues, 2026 sera une année marquée par des échéances électorales importantes. Les élections municipales, elles sont structurantes, car elles vont déterminer par le vote des citoyens cette trame de ces 520 000 élus territoriaux. Elles désigneront celles et ceux qui, dans ces petites républiques dans la grande, nourront le dialogue et la confiance avec les citoyens.

En octobre prochain, c'est une nouvelle Assemblée qui siégera ici au palais du Luxembourg. Nos collègues qui se représenteront pourront se référer au bilan de notre Assemblée. Celles et ceux qui feront le choix d'achever leur mandat pourront témoigner de leur action.

Je sais pour vous connaître qu'ils auront servi le Sénat, les territoires qu'ils représentent et la France avec engagement et toujours en recherchant le meilleur pour nos compatriotes. Vous avez pleinement participé à ces 150 années qui ont fait le Sénat républicain. Le Sénat continuera à être un contre-pouvoir sur lequel aucune démocratie ne peut exister.

Il devra être un stabilisateur de nos institutions et d'une République une, indivisible. oui, laïque, démocratique et sociale. Il saura répondre aux défis qui se présenteront à lui.

C'est un Sénat qui sera toujours garant des libertés individuelles, de notre indépendance nationale et du respect de l'ordre public mais aussi ouvert sur l'Union européenne et sur le monde. Alors, très bonne année à vous, Monsieur le Premier ministre. Ça commence de manière un peu complexe mais c'est ainsi.

Très bonne année à vous, Madame la Présidente. si vous avez une semaine assez tendue. Une année que nous allons partager chacun dans notre rôle avec nos responsabilités et nos exigences.

Très bonne année à vous, mes chers collègues. Très bonne année au Sénat. Très bonne année à la France.

Je vais, avant que je vous invite à partager un moment de convivialité, remercier les artilleurs du lycée René-Aufray de Clichy-la-Garenne qui sont encadrés par leur proviseur, Monsieur de Dieu et le proviseur adjoint Madame Baup et par les professeurs de l'établissement Madame Serriot et Monsieur Aichling. Mais je voudrais, en cuisine, sous les ordres des chefs moffs, notamment Gilles Pauillac, Pascal Grière, Jérôme Lemignier, des apprentis du CFA EPMT de Paris 17ème, du lycée Béliard du 18ème, de l'école hôtelière de Saint-Quentin-en-Yvelines, voilà, de l'école Ferrandi et le chef Villaret avec ses élèves de l'école de boulangerie et de pâtisserie de Bercy et l'équipe des agents maîtres d'hôtel et agents de l'antichambre sous la direction de l'intendant de la présidence. Très bonne soirée.

Merci.