LDH : "Le pouvoir n'aime pas les contre-pouvoirs", lance François Ruffin
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[Musique] bonjour François Ruffin bonjour Vous venez de recevoir un soutien assez inattendu contre la réforme des retraites Dominique Strauss-Kahn fellalson Emmanuel Macron en listant ses erreurs timing méthode stratégie exercices du pouvoir du chef de l'État tout y passe vous lui dites merci Dominique je pense qu'il y a quelque chose qui relève de l'ordre de vidange il y avait déjà eu Jacques Attali comme soutien inattendu mais dans ce moment que traverse la France c'est on peut pas faire ça aux Français je veux dire il y a eu deux années de crise covid les gens sortent usés en sorte fatigué derrière il y a la guerre en Ukraine il y a les prix qui augmente plus vite que les salaires il y a les gens qui se demandent comment ils vont payer leurs factures il y a une fracture démocratique qui est quand même profonde dans le pays qui existe à l'élection des manuel Macron quand il dit ce vote m'oblige au soir du deuxième tour qui se déchire encore davantage lors de législatives on voit qu'il y a trois blocs qui apparaissent un bloc central libéral qui s'effrite un bloc de gauche et un bloc d'extrême droite dans ce temps là décidé de rajouter deux aux Français je l'ai dit moi ça fait 6 mois que je le dis c'est une folie c'est à dire un autre moment du quinquennat ça aurait été possible en tout cas jeudi la crise covid comme point de naissance de l'histoire récente un moment où le président de la République vient dire au français aux françaises aux travailleurs de la deuxième ligne qui y aura pour eux reconnaissances et rémunération voilà l'engagement à l'égard des femmes de ménage des auxiliaires de vie des charismes des camionneurs vous savez je rencontrais un gars qui travaille chez Saint-Gobain donc dans une verrerie qui est dans des fours à 70 degrés qui travaillent de nuit il sait que c'est dix ans d'espérance de vie en moins et on vient lui dire non seulement tu as ton salaire qui aujourd'hui rogné par l'inflation mais en plus tu vas te prendre deux ans de plus il aura pas la pénibilité non il aura pas la peine pourquoi parce que c'est pas compris dans les commentaires de pénibilité parce qu'il y a des moments où ils sortent ils soient 25 degrés les critères de pénibilité permettez-moi de le dire avec mes mots qui sont un peu remplis de colère parce que j'ai vu sur le terrain c'est de la foutaise moi je rencontre des travailleurs de chez Mersen de chez Dunlop et ainsi de suite qui travaillent en 5 8 qui sont dans des conditions très difficiles tu vois sur le terrain des horaires et sur le terrain de du rythme de travail tout ça ça n'est pas compris dans les critères de pénibilité donc ça ça marche pas ça marche pas et les gens le sentent et vous savez moi ce que je vois ce que je me paraît enfin le dernier truc tragique que je vois c'est des gens qui aujourd'hui sont en inaptitude ils peuvent plus ils vont voir leur médecin du travail qui dit voilà vous êtes en inaptitude il y a plus de poste qui ont proposé dans l'entreprise tout ce qu'on propose c'est de les mettre dehors voilà comment ça se passe concrètement aujourd'hui François Ruffin le Conseil constitutionnel de donner son avis sur la réforme des retraites est-ce que cette décision du Conseil constitutionnel elle s'imposera à tous peu importe le résultat moi je me place pas sur le terrain juridique et constitutionnel j'entends des gens qui sont plus gros j'entends des gens qui sont plus compétentes moi qui disent que passer par un plan de financement rectifier de la sécurité sociale c'est pas le bon véhicule et que du coup là il y a une faute bon il y a une manifestement un bricolage du côté du pouvoir pour passer de cette manière là il y a des tas d'autres biais moi je me situe pas sur ce terrain là je me sur le terrain de qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est injuste et je me suis sur un autre terrain c'est qu'est-ce qui est légitime et qu'est-ce qui est pas léger est-ce que le Conseil constitutionnel est légitime la question il est sans doute légitime pour dire si c'est conforme ou non à la Constitution le fait que ça soit conforme ou non à la constitution ça veut pas dire que c'est bon aujourd'hui pour le pays et que c'est bon pour notre démocratie ça veut dire que si le Conseil constitutionnel valide la réforme vous continuerez à manifester il continue à y avoir une opposition à cette loi qui de toute façon dans la durée sera défaite Laurent Berger dit on va pas continuer pendant 6 mois dans la durée cette loi sera défaite vous savez quand dans la durée deux tiers des Français disent non à cette réforme quand les quatre salariés sur 5 qui sont quand même les premiers concernés disent non à cette réforme quand tous les syndicats Unis disent non à cette réforme quand on a une deux trois quatre cinq manifestations avec un deux trois millions de personnes qui disent non à cette réforme quand on passe même pas par l'Assemblée parce qu'on sait que les votes des députés auraient été non à cette réforme à un moment il y a un problème de légitimité de cette réforme et donc je dis l'évidence cette réforme sera des fêtes soit par les luttes soit par un référendum soit par une élection future mais de toute façon le gouvernement dit ce qui va faire ce qui va acter le chemin démocratique de la loi c'est le Conseil constitutionnel Emmanuel Macron propose même de il donne rendez-vous au syndicat vendredi après la décision du Conseil constitutionnel et ce qu'ils doivent et ce qu'ils doivent se rendre à l'Élysée je suis pas Laurent Berger je suis pas Sophie Binet vous les recevrez vous les interrogerez là-dessus maintenant quand j'entends que le Président de la République usent Concorde j'espère que c'est avec une pointe d'ironie dans sa bouche parce que c'est quand même l'homme qui est supposé être le garant de l'unité de la nation et qui depuis un an ne fait que semer les Brandons de la discorde je dirais il y avait tout à fait dans ce pays pour le rassembler dans un moment où je le redis et je suis venu sur votre plateau pour venir mon inquiétude sortie des élections législatives avec un pays qui est profondément fracturé qui est profondément fragilisé il y avait beaucoup à faire pour nous rassembler regard je vois le dernier rapport de Ligas l'Inspection générale des affaires sociales sur les crèches qui vient dire maltraitance dans les crèches qui vient dire maltraitance institutionnelle il s'agit pas de mettre en cause les professionnels mais enfin avec des enfants qui ont pas de lit pour dormir avec des enfants qui sont oubliés sur les toilettes ça c'est Emmanuel Macron en tout cas il avait entamé quelque chose qui était le projet pour les 1000 premiers jours voilà quelque chose qui pouvait nous rassembler moi j'avais posé la question entre autres métiers du lien des assistantes maternelles si ça empêche de lancer plusieurs chantiers à la fois ça empêche pour plein de raisons ça empêche parce que là on est mis dans un immense gâchis depuis 6 mois qui est que cette question là par exemple mais la question la sécheresse mais des tas d'autres questions on devait se rassembler pour les résoudre ensemble on devait rassembler le pays et à la place de ça on le fera cure première raison deuxième raison le ce qui est fait au travail ce qui est fait au travail a des gens qui aiment leur travail qui aiment pas la manière dont on leur fait faire leur travail qui ont continué à faire leur travail pendant la crise covid qui le font par exemple dans les crèches dans des très mauvaises conditions et qu'est-ce que c'est le message du pouvoir le message d'un pouvoir qui promettait il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ses hommes que nos économies reconnaissent et rémunérations de gauche qui dure 30 secondes donc c'est facile à retenir et qui a ajouté les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune voilà la promesse qui était faite à ces travailleurs et à ces travailleurs à la place de ça derrière il y a rien mais non seulement il y a rien mais il y a une première peine qui est l'inflation qui vient grever leur petit salaire sur les créations François Ruffin et non et il y a une deuxième peine qui est ces deux années supplémentaires qu'est-ce que ça produit ça produit du dégoût ça produit du ressentiment dans le cœur des gens et ça normalement le président de la République comme Garon l'unité de la nation ils doivent opérer un rassemblement et là enfin moi je suis dépité pour mon pays quoi l'inflation on en parlera dans une minute puisqu'il est 8h40 François Ruffer vous restez avec nous le fil info Maureen suignar Marseille encore touché par une série de fusill on compte au moins quatre blessés dont un avec le pronostic vital engagé il y a dix jours trois jeunes sont morts à cause de tirs liés au trafic de drogue le périphérique de cambloquer le dépôt de bus à Rennes à l'arrêt les éboueurs qui reprennent leurs grèves à Paris 12e journée de mobilisation nationale aujourd'hui contre la réforme des retraites demain on saura si le Conseil constitutionnel valide ou non la réforme l'ensemble du texte ou non la décision des sages sera dévoilée en fin de journée vous pouvez désormais déclarer vos impôts en ligne aujourd'hui vos revenus pour l'année 2022 sur le site impôts gouv.fr quelques nouveautés les barèmes sont revalorisés de 5,4% petit pour tenir compte de l'inflation et puis les heures supplémentaires sont aussi défiscalisés jusqu'à 7500 euros et pour les propriétaires il faudra remplir un second formulaire pour dire qui occupe le bien France Info le 8 30 France Info Célia brachiha Mark Forel d'inflation et justement le ministre de l'Économie Bruno Le Maire vient d'écrire aux grands industriels alimentaires pour qu'ils répercute sur les prix les baisses des coûts constatés dans les transports dans l'énergie depuis le début de l'année il a raison de leur mettre la pression c'est vraiment à rigolo Bruno Le Maire c'est vraiment rigolo un moment il lance des numéros verts tous azimuts ensuite on a Bruno demande aux industriels ou à Total maintenant on a Bruno Le Maire écrit des courriers il écrit des courriers aux industriels alors là on sent que ça va trembler dans les guibolles mais ça se traduit à chaque fois par des réactions quand il s'agit de dire aux Français de travailler deux ans de plus est-ce que Monsieur Bruno Le Maire envoie un courrier en français en leur disant ça serait sympa de travailler deux ans de plus non c'est bizarre là on passe par la loi on passe par des qui devrait faire qu'est-ce qui devrait faire il y a des choses qui ont la première chose c'est indexé les salaires sur l'inflation les Français doivent vivre de leur travail vous savez chaque à chaque fois que vous ressortez cette proposition vous rappelle que c'est la gauche qui l'a mis en place et supprimer sous Mitterrand qui a été mise en place par Antoine Pinet un homme de droite donc vous voyez il y a pas de remis en place mitter en Belgique existe au Luxembourg il n'empêche le contrat argument c'est que ça crée une spirale professionnalisme alors là c'est formidable parce que regardez ça c'est le contrat remuant de Bruno Le Maire jusque justement qui est le finalement en ce moment le plus mauvaise économiste de France bon quand on regarde la Banque centrale européenne elle s'est réunie pendant une semaine dans un igloo en Finlande dans un petit village en séminaire en disant qu'est-ce qui se passe on a en ce moment de l'inflation il y a pas de salaire qui augmente il y a un problème et ils sont sur arrivés au fait que ce qu'on dit depuis longtemps il y a aujourd'hui une boucle pris bénéfice c'est les marges des entreprises qui augmentent pendant ce temps-là l'INSEE vient de chiffrer ça et estime que un tiers de l'inflation est dû aujourd'hui à l'augmentation large des entreprises vous faites le même constat que Bruno Le Maire et donc lui c'est pour ça qu'il a écrit aux grands industriels en disant baisser vos prix premièrement je vous dis indexation des salaires sur l'inflation il n'y a pas de raison que ça soit la femme de ménage que ça soit l'auxiliaire de vie que ça soit charisme que ça soit une tensionnaire qu'il voit leur salaire augmenter deux fois moins vite que les prix parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui la deuxième chose c'est que il faut des règles je moi je crois pas un marché libre et tout ça il y a des règles il y a des règles qui ont existé sur les prix agricoles et sur les prix de l'agroal c'est-à-dire qu'on a détruit moi je me suis bagarré pendant le président de Mada sur les états généraux de l'alimentation pour qu'on remette ça en pneu il y a eu les quotas de production il y a eu les prix plancher et puis plafonds et il y avait un truc qui s'appelait le coefficient multiplicateur le coefficient multiplicateur c'est à partir du moment où vous achetez par exemple un euro un paysan et ben ça peut pas être vendu en supermarché plus de 2 euros et vous avez comme ça coefficient multiplicateur sur l'ensemble de la filière et ben Monsieur Bruno Le Maire à la place de d'écrire des courriers pour demander aux industriels très gentiment de baisser leur profit et on verra que l'effet à se demander s'il faut pas dire régulation du marché de l'encadrement du marché et ça sur plein de sujets sur le sujet du logement sur le sujet de l'énergie comment ça se fait qu'on a du prix de l'électricité qui bonit dans tous les sens et ben ça c'est un truc européen mais oui mais c'est un prix qui mérite d'être encadrés aussi et pas d'être laissé au libre cours du marché et je pense que ce les vrais choix qui pose le français et tous les jours où Monsieur Bruno Le Maire envoie des courriers aux industriels c'est tous les jours oui ne nous permet pas d'opérer un vrai choix pour notre pays sur la crise à Taïwan et sur les menaces chinoises sur l'île de Taïwan est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de dire que l'Europe ne doit pas se mettre dans la roue des Américains qu'il faut pas être suiviste moi là je rejoins plutôt Emmanuel Macron plutôt je trouve que on est allié on doit pas être aligné et je trouve que tu dis allié pavassal oui et tous les moments où la France dans son histoire récente c'est montrer allié des Américains mais non alignés on peut penser à deux Gaules et à la sortie de l'OTAN on peut penser à Mitterrand et la guerre des étoiles on peut penser à Chirac qui refuse d'aller en Irak ce sont tous des moments où ça fait beaucoup crier mais au fond ça agrandit notre pays sur la scène internationale le nom de la France a résonné à l'échelle internationale que feriez-vous si un responsable de Taïwan venait en France dans les jours qui viennent est-ce que vous accepteriez de le rencontrer on sait que c'est ce qui provoque régulièrement la fureur de Pékin moi je pense que il faut considérer aujourd'hui enfin on a eu un détournement du conflit majeur avec la guerre en Ukraine et en Russie ça a détourné le regard des États-Unis vers l'Europe mais maintenant le conflit majeur qui sont en train d'essayer de construire enfin qui se construit c'est entre les États-Unis et la Chine la Chine qui devient première puissance en tout cas c'est ce que craignent les États-Unis bon moi je pense que dans ce cadre là ce que ce qu'on doit maintenir c'est que la Chine n'est pas notre ennemi la Chypre n'est pas un adversaire la Chine est un partenaire mais c'est un partenaire avec lequel il peut y avoir des bracelets la question était sur Taïwan c'est un partenaire avec lequel il peut y avoir des bras de fer avec les cas il peut y avoir des bras de fer sur des droits de l'homme et avec lequel il peut y avoir des bras de fer sur Taïwan tout ça maintenant que doit faire un président français c'est là où je suis le plus choqué dans la visite qui s'est produite en Chine que doit faire un président français il doit défendre les intérêts français les intérêts nationaux et les intérêts européens quel est le principal problème qu'on a aujourd'hui nous avec la Chine ces problèmes du déficit commercial on a 35 ministre ma question François Ruffin c'est un responsable de Taïwan arrive en Europe demain faut-il le rencontrer aujourd'hui je l'ignore je veux bien revenir et vous dire s'il faut pas chez Emmanuel Macron et on l'entend si vous étiez au pouvoir est-ce que vous vous accepteriez de rencontrer les représentants de Taïwan mais je verrai bien je verrai bien dans quelles conditions ça se présente si je verrai bien si dans quelle condition ça se présente là je veux dire il y a des manœuvres Chinoises autour de Taïwan donc il y a besoin aussi d'un soutien international qui soit porté donc c'est tout dépend dans quelles conditions ça se présente je vous redis ceci dit que normalement un le président de la République française il doit défendre les intérêts français aujourd'hui on a 35 milliards d'euros de déficit commercial avec la Chine c'est notre premier déficit commercial normalement on devrait aller en Chine pour résoudre une question là il y a aucun moment où cette question est posée sur la table 35 milliards d'euros juste avec la Chine je vous signale que ces trois fois le déficit provisionnel des retraites que la semaine dernière encore je visite une usine à Amiens qui s'appelle eurolysine qui était le seul fabricant de leasing en Europe maintenant 80% de cette molécule c'est les Chinois qui font de l'exportation la présidente de la Commission européenne n'empêche que la question du déficit commercial de la France et de l'Europe à l'égard de la Chine n'est pas posé alors que ces gros comme une vache au milieu du couloir et que c'est la première chose qu'on devrait avoir à résoudre avec un mot et même un peu plus salir sur la Ligue des droits de l'Homme oui Elisabeth borne dit ne plus comprendre certaines des prises de position de la Ligue des droits de l'homme et accuse l'association d'ambiguïté face à l'islamisme radical est-ce que vous la rejoignez sur ce point la Ligue des droits de l'homme est un contre-pouvoir on comprend que le pouvoir n'aime pas les contre-pouvoirs contre pouvoir militants ou pas c'est un contre-pouvoir militant des droits de l'homme c'est un con militant des citoyens donc la question est pas là la question est un contre-pouvoir et à partir et on l'a le pouvoir n'aime pas c'est contre pouvoir il faut que le pouvoir accepte des contre-pouvoirs il faut que le pouvoir quand il a un contre-pouvoir en face de lui il se disent pas ah vous êtes hors du champ de la République veut dire à quoi elle va ressembler la République à la Ligue des droits de l'homme il lui reprochait par exemple d'avoir participé à la manifestation contre l'islamophobie en 2019 manifestation que vous-même vous avez refusé c'est pas pour attendez de participer c'est pas une raison je veux dire j'ai des tas de gens avec qui je suis en désaccord avec et ça m'empêche pas de considérer que ils apportent quelque chose au débat public Elisabeth borne elle devrait considérer qu'elle a un désaccord parce que là la question est pas celle-là la question aujourd'hui sur la table c'est l'observation de ce qui s'est passé à sainte-solide bon et ben donc il s'agit il s'agit pas de là on a attaqué la décision d'interdire de se dire que y compris avec des avec qui on a des désaccords et bien ça participe du débat public ça le nourrit ça le construit et là et il me dit voilà aller chercher la petite bête en disant mais on vous donnera plus d'argent mais enfin quelle manière minable de se comporter vis-à-vis d'une association qui est plus que centenaire qui est né dans le cadre de la faire Dreyfus enfin bon ça va pas on doit pas rétrécir la République de cette manière là ils sont pas d'accord on n'est pas d'accord mais c'est justement parce qu'on est sur la dérive mais non il y a pas c'est pas une question de dérive là c'est pas et en plus pointer ça à ce moment au moment où la question c'est celle de comment on encadre le comment on fait pour sortir la France de la spirale de la violence c'est ça la question qui devrait nous être posée François comment on fait pour passer par dessus ça François il fait un député insoumis de la Somme invité de France Info jusqu'à 9h et les 8h50 un passage par le fil info avec Maurice sugar y aura-t-il une nouvelle journée de mobilisation à l'appel de l'Inter syndicat la 12e contre la réforme des retraites se tient aujourd'hui avec des actions qui sont déjà en cours il s'agit en tout cas de la dernière journée d'action avant la décision du Conseil constitutionnel demain c'est un vote symbolique la mais aussi consultative celui de l'assemblée générale des actionnaires de Stella this Peugeot et Fiat qui en fusionné elle se prononce sur la rémunération du dirigeant Carlos Tavares 15 millions d'euros de nouvelles tensions autour de la péninsule coréenne la Corée du Nord a lancé un missile balistique longue portée disent les États-Unis ce matin pour Washington c'est une violation de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies l'entraîneur du Paris Saint-Germain reçoit des milliers de menaces de morts Christophe Galtier renforce sa sécurité avec des gardes du corps privé il est accusé d'avoir tenu des propos racistes et aussi islamophobe alors qu'il se trouvait à Nice son avocat dénonce des propos injurieux et diffamants France Info le 8 30 France Info Salia brachia Marc Fauvel François Ruffin en citant un sondage qui vous met en bonne place dans l'optique de la prochaine élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a tweeté François est prêt en avant comment vous le prenez c'est un doublement ou alors le baiser du serpent non moi je veux dire merci c'est sympa tout ça maintenant c'est gentil mais c'est pas le moment je pense qu'il y a un autre moment à vivre pour les Français aujourd'hui et surtout qu'est-ce qu'il y a comme leçon à tirer des retraites quelles leçons je vous promets que j'y reviens je vous promets que je que c'est lié qu'est-ce que c'est il se dit ivoire un homme tout seul à l'Elysée qui se prend pour un espèce de Messi et qui peut décider contre le reste du pays et je pense que aujourd'hui les Français ils en ont marre de ça ils veulent pas ça mais vous voyez aussi électoralement parlant la situation de profite pas aujourd'hui à votre corps mais ça qui a d'ailleurs agacé prodigieusement Jean-Luc Mélenchon ces derniers jours qui s'en est pris à libération de plus pour pas ce qui doit primer c'est l'équipe donc c'est pas le bon timing aujourd'hui pour se dévoiler non c'est votre heure viendra mais c'est pas non c'est pas ça le sujet la question c'est je vous dis il y a un homme seul là-haut la question c'est maintenant il faut une équipe en face je sais pas ce que dit Jean-Luc Mélenchon il dit c'est vous le prochain vous le recevrez d'accord vous discuterez avec lui moi je dis l'équipe vous en serait en tout cas sans savoir qui sera capitaine j'espère bien en être oui j'espère bien en être et on verra si malheureusement je joue au foot le dimanche il y a des fois on fait le joueur arrière droit et j'aime pas trop ça mais voilà donc Mélenchon ce matin c'est gentil mais en fait là tu me fais du mal non je dis pas ça vous savez moi j'ai tout fait en 23 ans journaliste pour que la vie des grands n'occulte pas n'éclipse pas la vie des gens et donc moi ce qui demeure important pour moi c'est qu'est-ce qu'on a à faire pour le pays et voilà qu'est-ce qu'on a à faire ensemble pour le pays et je pense que vous avez vu on a en fait une oeuvre immense à accomplir on a un défi je l'ai dit sur les premiers jours de l'enfance on a un défi à l'autre bout sur les EHPAD on a un défi sur le rail qui déraille on a un défi sur l'école qui recrute ses enseignants à jet dating on a un défi sur l'hôpital qui en lambeau donc on a tout ça reconstruire ensemble et vous avez aussi on a un défi moral je veux dire on a une France qui est usée qui est dans le ressentiment et tout ça risque de basculer vers le pire ça suppose pour nous un défi démocratique est-ce qui croit que dans ce contexte là c'est un petit gars avec ces deux bras ils ont son cerveau qui en étant un espèce de génie va venir en super héros résoudre tout ça c'est pas vrai c'est pas vrai non mais monsieur Fauvel c'est pas vrai ça veut dire que pour faire face à ça il nous faut une équipe plurielle mais il nous faut autre chose il nous faut trouver le chemin qui fait que dans le pays on soulève de l'enthousiasme et c'est pas je le redis c'est pas un homme ou une femme présidentielle providentielle cette équipe est-ce qu'il y aura Adrien catenas pour l'instant je viens son rôle déjà il revient à l'Assemblée nationale vous avez voté quoi vous puisque ça a été un vote à bulletin secret vous avez voté pour son retour ou pas moi vous savez ma position depuis le départ je l'ai affirmé ici et je l'ai affirmé plus vous aviez dit à ce micro il faut qu'il prenne une année sabbatique vous avez voté quoi j'ai voté en conséquence de ce que je pense et que c'est à dire que une traversée du désert ne fait de mal à personne que il y a c'est au contraire un moment où on peut réfléchir à la fois à ce que tumulte qu'on a traversé aux actes qui ont été passés à la condamnation qu'on a subi et que dans ce cadre là bas voilà respirer laisser le temps j'ai voté en cohérence avec ce que je vous ai dit depuis de ce que je dis depuis un an c'est-à-dire qu'il y a une place pour le pardon et la rédemption parce que vous avez pas me faire dire ce que j'ai voté au deuxième tour de la présidentielle parce que vous avez pas perdu j'ai voté dans un bulletin qui était caché mais voilà j'ai voté en cohérence avec ce que ce que je pense depuis vous avez voté contre le retour quand est-ce que vous voulez on insiste pourquoi parce que on sent que c'est difficile de la part des des députés de la France insoumise de dire ce qu'ils ont voté c'est ça ça a été un gros problème l'affaire Catena au sein de votre formation politique on sent que vous arrivez pas à le gérer et là il est de retour à côté au moins ça a été géré par un débat et c'était géré par un vote et donc à partir de ce moment-là je prends acte du résultat du vote et ça se passe comme le vous avez le votre objectif en a décidé maintenant c'est pas enfin franchement on peut en liser le débat là-dessus tant qu'on veut mais c'est pas le sujet aujourd'hui c'est pas le sujet je redis la France a des défis majeurs affronter je pense que le sujet c'est pas Mélenchon Ruffin katna non mais le sujet des violences sexuelles et conjugales est un vrai sujet aujourd'hui en France c'est d'ailleurs un des sujets que vous mettez en avant depuis des années vous pensez pas que ça va laisser des traces aujourd'hui quand vous voyez la réaction par exemple de vos partenaires écologistes socialistes qui disent c'est une décision incompatible avec les valeurs de la nup je pense que malheureusement il y a des tas de choses qui peuvent laisser des traces donc il va nous falloir passer par dessus les traces qui sont laissés maintenant la question c'est comment on fait ensemble une équipe avec jolie avec les socialistes avec les écologistes avec les communistes comment on fait une équipe ensemble et comment on passe d'un accord électoral qui a été passé rapidement après l'élection présidentielle pour préparer les législatives à un vrai partage un vrai dialogue une vraie convergence vous dites comme Fabien Roussel il faut aller au-delà de l'accord électorale actuelle lui dit il faut une sorte de nouveau front populaire qui irait des insoumis sur la gauche à Bernard Cazeneuve sur son aile droite ça vous semblait être le bon format je pense qu'on s'en fiche à personnalité on élargit c'est pas le sujet maintenant c'est comment on élargi dans le pays parce que derrière les personnalités il y a aussi des idées qui sont pas forcément les mêmes non non c'est pas le sujet enfin franchement c'est pas ça de prendre notre problème aujourd'hui notre problème aujourd'hui c'est quand je vois qu'il y a 300 400 500 personnes qui manifestent 1000 escarbotin sur les retraites comment demain ces gens-là ils viennent non seulement à gauche mais comment ils portent un programme progressiste de gauche comment la gauche elle serait profondément dans le pays et je doute que ça passe par des figures Cazeneuve et compagnie c'est pas ça le sujet vous avez dit que vous étiez social-démocrate Bernard Cazeneuve il est pas de votre famille je veux dire je veux pas refaire ça vous savez ça fait cinq ans que je suis à l'Assemblée et ça fait cinq ans que j'ai pas dit un mot de mal d'une personne de gauche maintenant quel est le bilan des années Hollande le bilan des années Holland c'est non seulement d'affaires fait du crédit un peu compétitivité emploi hauteur de 20 milliards d'euros sans contrepartie pour les entreprises non seulement d'avoir fait la loi travail le mariage gay non seulement d'avoir fait le très bien je prends ok au milieu du reste mais sur le plan social et économique je prends pas je prends pas le bilan Hollande sur le sur le plan social et économique et je peux en prends pas que sur le plan politique c'est donner le placer sur le trône Emmanuel Macron voilà le bilan de François Hollande est-ce qu'on veut est-ce que on veut refaire ça non il s'agit quand même d'être clairement en rupture avec ça il fait s'agit d'être clairement rupture alors ça pour dire que l'économie le marché il doit être encadré il doit être régulé que ça ça demande des décisions actives et que ça ne demande pas de faire du Bruno Le Maire merci François Ruffin député insémination invité ce matin de France Info dans une minute le journal
François Ruffin