Meeting Notre France à Saint-Germain-Lembron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pas de problème moi avec le barbecue debout. Bonsoir Saint-Germain Lambron. Quand j'ai dit euh aux journalistes que j'allais à Saint-Germain Lambron à Paris, il m'ont demandé mais où c'est où Saint-Germain Lambron ?
Je dis je sais pas. J'ai regardé sur une carte vu que c'était à côté d'histoire et là ça m'a se rappelé souvent parce que j'ai fait du du de l'autostop dans le coin et j'étais tombé sur un d'échangistes àoir qui m'ont décrit la vie nocturne dans la région et qui ont tenté de m'y entraîner. Donc ça m'avait laissé des souvenirs.
Plus sérieusement, je suis très heureux que il y ait là plus de 300 personnes et je c'est un comptage qui est pas du tout excessif. plus de 300 personnes ce soir euh à Saint-Germain Lambron. Je vous le dis, je pourrais presque arrêter mon discours là.
Ça va pas être le cas, hein. Donc je sais pas si ça va vous rassurer ou pas, ça va pas être le cas. Mais je pourrais presque arrêter mon discours là parce que je pense que ce qui est essentiel, c'est qu'on éprouve un sentiment de communion, euh un sentiment de force qui nous est donné par la force du nombre et que au fond se retrouver à 300 à Saint-Germain Lambron déjà c'est fait, c'est un succès et ça donne le la certitude, la conviction qu'on n'est pas chacun isolé dans son coin, condamné à la défaite et à la fatalité Et si on est 300 ce soir à Saint-Germain Lambron, ça se fait pas par hasard.
Euh ça se fait parce que il y a des gens qui euh ont donné, vous savez quand vous arrivez que les chaises elles sont mises, qu'il y a des affiches qui sont collées sur la porte, qu'il y a eu des tractes de distribuer, qu'il y a des messages qui sont envoyés, c'est qu'il y a des tas de personnes. Donc je remercie Gradi là, Matthéo, Jules, Géanne, Jérôme et euh je remercie Max et tout aussi les élus de Saint-Germain euh de d'avoir fait ce travail, ce travail invisible qui permet ce soir euh que on soit on soit visible. Je remercie aussi la musique, la revanche des grenouilles parce que on a besoin de construire une gauche qui soit généreuse.
On a besoin de construire une gauche qui soit joyeuse et non pas hargneuse ou rageuse. Je je dis ça et en même temps avant d'entamer mon discours, je voulais qu'on ait plus qu'une pensée, qu'on ait une minute de recueillement pour Mélanie à nos gens, pour sa famille, pour je pense le sentiment d'horreur qui nous traverse et j'y associe les familles de Elias, de Benoît, de Hem, d'Abou de Lauren, quels que soient les métiers, les couleurs de peau, les religions et même les cause de ces drames. Je pense que quand on fait cette liste là, on peut pas se dire que c'est juste une fatalité.
Il y a quelque chose qui nous traverse, c'est un niveau de tension dans la société. C'est quelque chose qui est de l'ordre d'un dérèglement qui n'est pas que climatique. C'est une violence verbal qui s'installe dans les réseaux sociaux et qui s'installe dans les rapports sociaux.
Et ce sont des troubles chez des enfants, des adolescents qui parfois font mal et qui font mal. Et je vous propose que on prenne une minute pour à la fois être en en empathie avec la famille de Mélanie et les autres familles, mais aussi pour réfléchir à finalement le sens de notre action. C'est-à-dire que on est là pourquoi ?
On est là pour essayer de produire dans la société quelque chose qui est de l'ordre de l'apaisement et de l'apport de la fraternité. Et je pense que au fond par son métier, son métier du lien, c'est ce à quoi contribuer Mélanie chaque jour. Merci à vous.
Il y a un an, c'était la dissolution. C'était Emmanuel Macron qui disait-il dégoupiller une grenade dans les pattes des partis, mais en vérité, il l'a découpillé dans les pattes du pays et dans les pattes de la démocratie. On était sous le choc parce que c'était le tapis rouge qui était déroulé à Jordan Bardella qui préparait déjà ses cartons pour Matignon.
Ce soir-là, devant la petite salle bisée à Amien, alors que les copains préparaient les mergises derrière, je prononce l'expression front populaire en disant il nous faut un nouveau front populaire, il nous faut une nouvelle alliance de la gauche et en moins de 4 jours ça va se faire. Je veux dire comment ça va ça s'est fait ? Ça s'est fait pas parce que les partis l'ont voulu d'embler.
C'est pas vrai. Ce soir-là, autant du côté de Jean-Luc Mélenchon que du côté de Raphaël Gluxman, chacun décidait de suivre son chemin. Ça c'est fait parce que en 24 heures, il y a 400000 personnes et vous en êtes peut-être 400000 personnes qui ont signé une pétition parce que il y a eu des manifestations devant les sièges des partis et parce que au-delà même des chiffres que je viens de donner et ce que j'ai nc soir-là en disant au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries", ne relevez pas du trait de génie mais au contraire de l'évidence d'une évidence amplement partagée dans le peuple de gauche et c'est pour ça que ça s'est fait.
Je le dis parce que le la constance de mon parcours, c'est toujours de chercher cette énergie populaire d'un front populaire qui en 1934 est lui aussi né parce qu'il y avait deux cortèges, un cortège CGT, un autre cortège CGTU, place de la nation à Paris pour réagir au à l'attaque fasciste du 6 février et que des deux côtés, du côté des socialistes et du côté des communistes, c'est à la base qu'on s'est mis à crier unité unité unité unité. Et au fond, le pari constant dans mon parcours, c'est de chercher cette énergie là, de chercher l'énergie chez les gens et dans le pays. Merci patron.
C'est pas une grande campagne publicitaire qui en fait le succès. C'est la conviction qu'on va aller trouver de l'énergie, que cette énergie, on va en faire nuit debout derrière. Quand je mène ma campagne électorale en 2017 alors que le Rassemblement national est à l'époque sorti largement en tête dans ma circonscription, c'est avec la conviction qu'on va trouver une énergie populaire pour vaincre ça.
Quand on décide de faire la fête à Macron, de la même manière, c'est en allant chercher une énergie populaire. Je le dis parce que je pense que le seul secours, le seul recours qu'on a aujourd'hui, c'est les gens, les gens. les gens, c'est de rechercher à nouveau comment on va pouvoir faire surgir cette énergie populaire qui va contraindre les partis à se réunir.
Ça va pas se faire d'en haut, ça va se faire sous la pression du bas. Et quand j'ai dit que je veux une primaire, c'est pas que je suis né avec un désir de primaire. J'ai jamais rêvé d'une primaire.
J'ai pas la passion de la primaire. simplement, j'ai demandé depuis des mois et des mois aux copains quoi d'autre ? Quoi d'autre ?
Qu'est-ce que vous me proposez d'autres pour remettre ? Il y a eu 9 millions d'électeurs du nouveau Front populaire il y a 1 an. Le soir même du 7 juillet, on ne leur a plus demandé leur avis.
Ils ont perdu leur voix. Comment on fait pour le remettre en jeu pour que ils reprennent un peu en main leur destin commun ? Et je réponds en en considérant que comme Churchill le disait la démocratie que c'est le moins mauvais des outils.
Et comment dise quoi d'autre ? Et donc effectivement, il y a un pari. Il y a un pari de dire voilà construisons une primaire qui fait qu'il va y a 1 million 2 millions, 3 millions de personnes qui vont se déplacer que de ce fait là la personne qui sortira en tête de ça aura une grande légitimité et la possibilité d' jouer jouer le match avec l'extrême droite, avec l'extrême argent.
Qu'on me dise quoi d'autre ? Je vois bien les obstacles qu'il y a sur ce chemin. Et quand les journalistes m'ont dit "Bah vous avez vu les partis il répondent rien, Glusman il en veut pas, Mélenchon il en veut pas." Mais mais franchement à quoi je m'attendais ?
Je suis d'une famille de paysans où on sait très bien que quand on s'aime, c'est pas pour récolter en 3 jours et qu'il va y falloir du temps, qu'il va falloir le dire et le redire. Mais il y a ce pari de parce que sinon moi je je pense qu'il faut directement signer la tribune de soutien à Édouard Philippe pour le deuxème tour hein. J'ai lu le bouquin d'Edouard Philippe ce weekend où il se revendique de sacheur et il trouve qu'il y a trop de démocratie dans le pays d'ailleurs où il cite pas une seule fois le mouvement des gilets jaunes auquel il a pourtant été confronté. plus exactement, c'est le mouvement des gilets jaunes qui ont été confrontés au flashball, au matraque et au LBD envoyé par Édouard Édouard Philippe.
Voilà sa conception, la démocratie. Mais si jamais il y a pas une gauche qui se rassemble de manière puissante, on est condamné à aller signer des tribunes pour Édouard Philippe entre les deux tours. Et donc moi, je viens ici pour porter euh avec vous une primaire qui n'est pas seulement une primaire de départage, qui est pas seulement de se demander quelle est la tête qui va y aller, mais qui est une primaire de débordement qui se dit voilà le l'objectif c'est pas d'avoir un petit machin d'entre soi mais ça est d'aller chercher des gens et des gens par millions.
Vous savez peuple de gauche, malheureusement cette expression est presque devenue un oxyor. et bien il va falloir aller rechercher le peuple et ça demande qu'on se retrouche les manches pour ça. Et ce que je viens faire ce soir à Saint-Germain Lambront, c'est ouvrir un bureau de recrutement.
Ouvrir un bureau de recrutement parce que oui, il si on veut euh retrouver les gens, il va falloir qu'il y ait des bureaux de vote qui s'ouvrent dans tous les chefs lieux de Canton à Ambert, à Aubert, à Baumont, à Billon, à Brassac, à Sbaza, à Chamalière, à Limon. Il y a c'est un chef de Canton. C'est pas un chef de canton mais ça bon mais voilà le et ma mon paris ma conviction c'est que dans un an ça se montera, ça se fera mais ça se fera avec vous parce que vous aurez fait pression et parce que vous aurez mené cette bagarre pour que la gauche se rassemble et qu'elle se rassemble sur quelque chose de gauche.
Je vous dis l'espoir qui est le mien, c'est que je crois pas à un pays qui surtout se droitise, s'extrême droitise. Si on prend les thèmes socio-économiques, on a une large majorité des Français qui sont avec nous et surtout ce qu'on observe tous les jours, c'est une faillite de nos élites. C'est une faillite de nos élites sur le plan budgétaire, sur le plan climatique, sur le plan économique, sur le plan politique et géopolitique et partout une faillite intellectuelle et une faillite morale.
Je vous dis la conviction profonde qui est la mienne, c'est que ces élites ne sont plus adaptées à notre temps. Elles continuent de fonctionner avec les mêmes réflexes, les mêmes mots compétisitivité, marché, concurrence, mondialisation, mais ce sont des mots périmés qui aujourd'hui ne font plus envie chez les gens, qui les dégoûtent. Et donc on assiste en direct aux États-Unis, c'est l'évidence avec le déchirement des élites, mais on assiste en France à une faillite des élites et des élites qui sont en train de mettre le pays en faillite.
C'est le la première faillite, elle est budgétaire et je vous dis que c'est la mère des batailles. C'est la mère des batailles parce que si on n' pas les milliards dans les caisses, on peut pas remettre debout l'hôpital pilier de l'état social. On peut pas remettre debout l'école pilier de la République.
On peut pas contribuer à transformation euh écologique qui est nécessaire sur la culture, sur l'agriculture, sur l'énergie, sur l'industrie, sur euh à peu près tout dans le pays. Il nous faut évidemment un budget pour ça. Je sais pas si vous avez vu dans le Parisien, il y avait Améline Monchalin se tenait comme ça, les deux doigts bien serrés.
C'était madame la marquise à l'heure du thé et qui nous servait son serment en disant le compte n'y est pas. Elle disait au ministre le compte n'y est pas. les 40 milliards, va falloir passer à la casserole pour les sortir.
Et avec un grand air sérieux, je vous le dis, je pense qu'il y a même quelque chose qui est de l'ordre du sadisme chez nos dirigeants, un sadisme à nous faire payer en permanence. Et le côté insupportable pour moi que quand même ce sont ceux qui ont décreusé le déficit public comme jamais qui viennent nous faire des leçons et des sermons parce que madame Admir de Montchalin, elle était rapporteur du budget 2018, c'està-dire du budget qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qui a instauré la flat taxe, qui a mis en œuvre l'exit taxe, non, qui a fait baisser les impôts et les impôts des plus riches et les impôts des grandes firmes par dizaines de milliards. J'appartenez moi à la commission d'enquête publique sur la dette française qui avait été lancée par les républicains juste avant la dissolution et il y avait des économistes qui défilaient et qui disaient voilà 50 % de la dette c'est dû aux crises crise de sub prime et 50 % de la dette c'est dû aux baisses d'impôts.
C'était les Républicains qui l'avaient lancé. Donc ils étaient bien embêtés que ça soit dans leur commission qui est ce discours qui soit tenu. Mais il faut imaginer que si c'était la gauche qui avait fait ça, si c'était la gauche qui était à 6 % de déficit public à plus 1000 milliards d'euros qui avait creusé tout ça la pteuse tous les jours.
Tous les jours, vous auriez 50 éditorialistes pour venir nous dire que c'est le Titanic tous les jours. Et là, ce sont les mêmes qui ont fait ça et qui se permettent derrière de nous faire des leçons de sérieux. Ce sont les gens les moins sérieux sur le plan budgétaire de ce pays.
Vous avez un Éric Lombard qui énonce, qui le pose comme un tabou. En matière de tabou, nous ne souhaitons pas augmenter les impôts. Il nous dit "Je suis d'une gauche qui n'aime pas les impôts." Je sais pas si vous avez vu son patrimoine, 21 millions d'euros.
D'accord ? C'est le deuxème ministre le plus riche de toute la 5e République. Le premier étant Marc Ferat, ministre de l'industrie.
On comprend que ces gens n'aiment pas les impôts. Améline Monchalin, elle elle a moins c'est la lanterne rouge de gouvernement, elle a moins 400000 €. Donc j'ai calculé que si tous les Français étaient endettés comme elle, on serait endetté à hauteur de 27000 milliards d'euros.
Donc c'està dire 10 fois le PIB. Donc bon, en matière de taux d'endettement, elle est nettement supérieur à à la moyenne des Français. Berou nous dit il faut faire des efforts pour tous les Français sans exception.
Édouard Philippe dont j'ai lulite parle des Français, des impôts et même des retraités comme d'une génération aisée. Faut voir le la rhtorique qui est derrière ça. C'est une métorique de généralisation. il parle par paquet et il y a pas à l'intérieur de distinction qui sont effectuées et évidemment de distinction de classe.
La question des inégalités n'est jamais posée et je trouve que il y a presque là-dedans une forme d'exploit littéraire. Vous savez quand je lis les échos de mon ami Bernard Arnaud, j'ai ces nouvelles. Les traders ne connaissent pas la crise sur la place de Paris.
Oui, parce que je considère qu'il reste deux journaux marxistes dans ce pays. C'est-à-dire quand les dividendes tombent, il y a les échos et l'humanité qui nous en informment. Les autres, ça les intéresse pas.
Les traders ne connaissent pas la crise sur la place de Paris. Vous voyez, il y a aujourd'hui deux fois plus de banquiers millionnaires qu'il y a 10 ans dans les banques françaises, BNP, Paris-Basse, société générale, Crédit Agricole et Nati 6. Vous avez alors j'aime bien le faire ça en août 2023 les dividendes atteignent de nouveaux records.
Donc voyez, on a on est au top, on n jamais fait autant. L'année 2024 c'est toujours plus haut, une pluie de record. Le K40 a pulvérisé son dernier record.
Vous avez ensuite 2025 cette année les groupes du K40 n'ont jamais été aussi généreux avec leurs actionnaires. Ça y est, on a battu le record des records des records et on nous dit qu'on est médaille d'or en Europe, que c'est la France qui distribue le plus de dividendes à ses actionnaires. Et là, vous avez des gens qui réalisent une forme d'exploit littéraire puisqu'ils réussissent à tenir un discours économique sur le pays sans jamais prononcer le mot profit, sans jamais prononcer le mot dividende, sans jamais prononcer le mot rentier, sans jamais prononcer le mot actionnaire.
C'est Je sais pas si vous voyez la disparition de George Perec, hein. C'est un roman entier sans utiliser la lettre E. Ça s'appelle un lippogramme.
Je considère que quand Édouard Philippe écrit son livre et qui parvient à faire 191 pages sans ces mots-là, il réalise un formidable lippogramme parce que je peux faire en quiz ça tiens. C'est parce que faut que vous le reteniez bien, ça marche auprès des gens. Euh est-ce que vous savez quel était On a des cadeaux ou pas ?
On a des cadeaux. On a pas de cadeaux. il y a des DVD.
Il y a des DVD. Bon, c'est bon, il y a des DVD. Est-ce que vous savez quel est le pourcentage que possédé les 500 fortunes à la naissance du classement de challenge en 1996 ?
Il y a 30 ans, quel était le pourcentage du PIB que détenait les 500 fortunes françaises ? 30 % c'est moins. 6 % c'est un petit peu moins. 5 c'est gagné pour monsieur.
C'est qui ? Ça vient de où monsieur là-bas. Vous avez gagné.
Je sais pas trop quoi mais vous avez gagné. Ah bah c'est des bouquins. Pas de chance.
C'est même pas des DVD. Allez. à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir et vous savez à combien on est 2017 36 c'est moins. 25 c'est moins.
C'est moins de 30 20 c'est gagné 20 gagnés pour madame. Et aujourd'hui 40, on est à plus que ça. Moins de 55, moins de 50. 45, on est à 45.
C'est bien ça. C'est vous qui l'avez dit ? Non, c'est vous.
C'est vous, c'est vous, madame. Donc voilà, je répète, mettez-le bien dans votre tête parce que ça marche auprès des gens. À la naissance du classement challenge des 500 fortunes, c'est 5 % du PIB.
À l'arrivée d'Emmanuel Macron, c'est 20 % et aujourd'hui, on est à 45 %. Vous imaginez l'hyperccentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Et je veux dire que sur cette question de d'avoir des impôts qui soient plus justes parce que le la double injustice c'est que non seulement ils hyper concentrent les richesses mais en plus on a des impôts sur les milliardaires.
Je vais pas vous refaire j'ai plus de cadeau. Ah benah tenez madame euh on a des impôts sur les milliardaires qui sont deux fois moins élevés que pour vous que moi. Pour moi.
Nous, on est à 50 % de taux de prélèvement en moyenne. Les milliardaires sont à 25 %. C'est ça que la taxe Zucman proposé aujourd'hui voulait en partie et très légèrement résoudre.
Je veux dire que sur ce terrainlà, on a des alliés qui sont des alliés inattendus. Jean-Pisanifi qui est un économiste libéral qui vient de la plutôt de la droite, il dit quoi ? Il dit il existe de très bons arguments pour un impôt exceptionnel sur le capital.
On a le gouverneur de la Banque de France qui dit "Arrêtons la course à la baisse d'impôt". On a Christine Lagarde qui dit président de la Banque centrale européenne, depuis des décennies, le capital a été mieux rémunéré que le travail et le part la part du travail dans la production de valeur a été réduite. On a le FMI qui dit qu'il est nécessaire sur les plus riches de mobiliser des recettes fiscales supplémentaires et on a une tribune de d'entrepreneurs, de startupers, de millionnaires publiés dans les échos qui sont venus dire 260 qui sont venus dire taxez-nous, taxez-nous sur notre patrimoine, taxez-nous sur nos héritages.
Donc là, il y a l'ordre d'une évidence. Or, ce que fait le gouvernement aujourd'hui, il faut bien voir que il se refuse à prendre la moindre mesure dans cette directionlà. Mais c'est même pas seulement ça, c'est que là le gouvernement, il y avait une un impôt exceptionnel sur les sociétés qui avaient été votées qui devait durer 2 ans.
Le gouvernement vient décider de le supprimer et il n'aura duré qu'un an. Voilà le la grande injustice dans laquelle on se trouve avec des petits qui payent gros et des gros qui payent petits. Je je vous le dis, c'est un le cœur du sujet.
Il va ne faire que grossir dans les semaines et les mois à venir. Et je vais vous le je vous le mets en positif. Moi, je je suis là pour allier le pessimisme de la lucidité à l'optimisme de la volonté.
C'est une chance pour nous. C'est une chance pour nous parce que la question fiscale, la question budgétaire va se mettre à grossir, grossir, grossir et ça nous positionne sur notre terrain à nous, sur le terrain économique, sur le terrain social, sur le terrain de la répartition, sur le terrain de la justice fiscale. Le débat, le combat, il va se dérouler là-dessus parce que sinon ça va être l'asphyxie.
Je fais un point de comparaison pour dire comment je vois qu'on peut s'en sortir. En 1789, la France est en crise fiscale parce que le roi Louis X a mené la guerre d'indépendance aux États-Unis contre notre ennemi héréditaire l'Angleterre. Il a creusé le déficit comme jamais.
Il lui faut lever un nouvel impôt et dit bon ça a pas passé tout seul, je convoque les États généraux. Et puis il dit voilà le le tiers état, il va se faire mettre dessus par l'aristocratie et le clerger. C'est bon et j'aurai un nouvel impôt.
Vous savez que ça tourne un peu moins bien que ça. Qu'on règle ça comment ? par des réquisitions sur les biens du clerger et sur les biens des nobles qui ont fuit le pays.
Je dis parce que je pense que on est dans une situation de crise fiscale qui réclame qu'aujourd'hui lui soit convoqué des nouveaux États généraux et que d'un impôt qui est devenu illisible, instable et injuste, et bien il y a un chemin qui soit trouvé par les Français pour retrouver des impôts qui redeviennent lisibles, qui redeviennent stables et qui redeviennent justes. Et c'est la mer des batailles. C'est la mère des batailles.
Pourquoi ? Parce que si on fait pas ça, si on se demande pas comment on partage le grand gâteau de richesse qui est le nôtre, on voit très bien ce qu'ils font à la passe. Est-ce qu'il y a des diabétiques dans la salle ?
Vous êtes diabétique. Bon bah c'est vous qui allez payer. Voilà la décision de justice que veut prendre le ministre de la santé sur les affections longue durée.
Ce sont les collectivités. Mais ça ça veut rien dire. Les collectivités.
Je comprends pas ce que ça veut dire. Moi dans ma ville, c'est une opération qui s'appelle quartier d'été qui permet aux gamins de faire du sport à un mien. Les moi je suis pour des vacances pour tous que qui permettent à à toute la jeunesse d'aller voir la mer et la montagne, de découvrir combien notre pays il est beau, qui fasse que on se brasse entre ceux qui vivent au pied des clochers et ceux qui vivent dans leur quartier.
Mais là c'est même pas ça. C'est juste faire du sport à Amien. D'accord ?
Les vacances durent 2 mois. Ça avait commencé par durer 1 mois. La semaine dernière, c'était 3 semaines.
Cette année, ça sera semaines. Voilà ce que ça veut dire. Euh quand on dit que on va couper dans les budgets de l'éducation nationale, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ma fille a assisté au spectacle de théâtre de ses copines qui sont dans un lycée euh un collège pardon euh rap euh et c'était la représentation de fin d'année au théâtre. Euh et à la fin euh la comédienne Metteuse en scène vient prendre le micro en disant bah voilà, on a passé une super année, j'espère que vous êtes fier et tout ça mais euh ça ce projet ne sera pas reconduit parce que la Draque a décidé de couper les crédits et ce sont les gamines qui tombent en pleur, ce sont les gamines qui lancent une pétition et ce sont les gamines qui décident de lancer une manifestation devant la maison de la culture d'Amien ce samedi. Quand on dit qu'on supprime des des budgets, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire moins 1 milliard d'euros sur la recherche il y a 2 ans, moins 1 milliard d'euros l'année dernière mo- 500 millions cette année dès le début d'année et on sait pas combien à l'automne. Et dans le même temps, moi j'assistais à un colloque grandir sans cancer où on a une bagarre pour que il y a de la recherche sur les cancers biératriques et qu'on sauve un crédit de 25 millions. Quand on dit austérité, je vous dis ça parce qu'il faut qu'on arrive à incarner les choses.
Si on parle juste d'austérité budgétaire, on narrivera pas à accrocher les gens par des concepts. On arrivera à les accrocher si on leur parle des gens, si on leur parle de leur vie, si on on arrive à rendre ça concret. C'est évidemment ma prime rénove.
Alors, on était dans le bâtiment en face et avec les les compagnons du bâtiment et qui expliquaient que il y avait un un des gros soucis avec ma prime Rennove. pour vous demander comment vous allez financer la suite d'un certain nombre de projets, mais c'est vrai pour tous les artisans aujourd'hui. Euh et je le dis, c'est d'autant plus navrant que là on est sur les passoirs thermiques.
Je je crois que c'est Jérôme qui en parlait tout à l'heure de de personnes peut-être en situation de handicap mais qui avaient 3000 € de notes de chauffage à la fin du mois qui devait aller voir le centre communal d'action sociale qui dépannait un peu, qui devait aller passer à la mairie pour dépanner un peu mais il restait encore des grosses factures et les travaux absolument pas faits. Donc la rénovation thermique c'est du gagnant gagnant gagnant gagnant gagnant. C'est gagnant sur les factures des gens c'est gagnant pour la planète avec les gaz à effet de serre.
C'est gagnant parce que c'est de l'emploi local. C'est gagnant sur la santé parce que bien souvent c'est des soucis de santé pour les habitants. Donc c'est gagnant sur la sécurité sociale et enfin c'est gagnant sur notre indépendance nationale parce que tous les ans nous sommes en déficit commercial milliards d'euros juste sur le gaz et sur le pétrole.
Donc tant qu'on résout pas, c'est comme si il y avait une grosse fuite d'argent et qui nous condamnait en permanence aller acheter du gaz et du pétrole saoudien, algérien, russe, américain. Et bien l'un des moyens de côériser ça, c'est d'isoler les 5 millions de passoirs thermiques du pays. Or, au rythme où on va, on en a pour de millénaires, c'est dire l'équivalent d'entre Jésus-Christ et aujourd'hui. et le gouvernement décide de réduire la voilure parce que ça va trop vite à son goût.
Évidemment se pose la question de comment on finance. Je pense qu'il faut 20 milliards d'eur vous sa c'est un enjeu pour nous moi que grâce à nous les travailleurs du bâtiment vivent mieux. Je pense que c'est notre armée dans la transition climatique.
Les couvreurs, les ingueurs, les maçons, c'est notre armée et on devrait faire comme pour l'armée. On devrait avoir des pubs, vous savez, venez sauver votre pays, sauvez la planète, engagez-vous dans le bâtiment. Ça serait la reconnaissance spirituelle et une invitation à ça.
Mais je pense qu'il nous faut une reconnaissance matérielle. Dans l'armée, il y a la garantie de toucher 2000 € par mois. Dans la l'armée, il y a la garantie à 50 ans d'avoir une carrière, une aide pour avoir une carrière derrière.
Dans l'armée, il y a l'assurance que si jamais on a un problème de santé, on sera traité. Et ben je pense qu'on devrait faire pour les travailleurs du bâtiment la même chose que pour l'armée et en faire une véritable euh armée de transition climatique. Faillite.
Donc euh trop près, trop loin le micro, un verre d'eau. J'ai soif après apparemment. Merci Emma.
Donc je dis la faillite de nos élites, faillite budgétaire, faillite la climatique, faillite industrielle quand on voit que la dernière usine de pompe à chaleur du pays en Alsace va fermer, qu'on a perdu la dernière usine de fabrication de panneaux vololtaïques, c'està-dire des produits qui sont supposés être notre avenir, nous servir dans cette transition là, et ben on les a laissé partir parce que tout est importé de Chine. de la même manière que sur le masque, on a construit les usines de masque en France mais 99,9 % et c'est un vrai chiffre hein, c'est pas un chiffre que je tout hasard 99,9 % des masques ont continué à être importé de Chine ce qui a tué les usines qui étaient à peine naissantes et c'est 99,3 % de la commande publique qui de masque qui est c'est-à-dire les pompiers, les établissements scolaires, les hôpitaux qui font appel au masques chinois. Donc ça a tué.
Là où on avait mis des dizaines de millions d'euros pour faire naître des usines de masque, elles ont été tuées automatiquement par l'absence de de régulation commerciale. C'est la même chose évidemment encore plus grand sur le dossier harcelor où là on a l'acier. Il y a pas une entreprise qui est pas une industrie qui aujourd'hui fonctionne sans acier.
Vous l'avez sur les chaises, vous l'avez sur la table. Tout est fait d'acier. L'acier est au fondement la communauté européenne de charbon et d'acier.
Et on est dans l'inaction et on se laisse complètement envahir par de l'acier chinois ou de l'acier indien en se refusant à mettre en place des protections commerciales. Je le dis, c'est une faillite de nos élites dirigeantes parce que elles sont tellement ancrées dans le libre échange, dans la compétitivité, dans le marché que elles sont incapables de sortir de leur logiciel pour parler comme ell, qu'elles parviennent pas à affronter la la faillite industrielle en cours dans notre pays. Je dis ce qu'il nous faudrait faire.
Il nous faudrait faire un plan d'éc. Je dis pas qu'il faut relever les barrières commerciales tous azimutes sur les 10000 lignes tarifaires de l'OMC, mais il nous faut identifier les 100 produits, médicaments, aliments, armement, enfin c'est à une discussion démocratique à avoir. Identifier les 100 produits sur lesquels on veut maintenir ou retrouver notre indépendance et là-dessus mettre en place des protections.
Vous savez, je pense que le désir de protection, il est très puissant chez les gens. Il y a une demande d'être protégé euh d'être protégé sur euh le l'emploi, d'être protégé sur les revenus, d'être protégé euh sur le climat. Je pense que on le la gauche gagne et gagnera et gagnerait à se saisir de la question de la protection.
La protection sociale a été le construire un toit au-dessus des gens a été quand même le grand cœur de du programme d'Ambrois Crois. Bro Croa qui disait qu'il voulait établir des lois de tranquillité sociale. Donc ministre des travailleurs en 1945 qui a mis en place la la vaste euh le vaste programme de sécurité sociale, il disait que il voulait des lois de tranquillité sociale qui permettent aux gens de dormir la nuit.
Depuis 40 ans, on a des dirigeants qui mettent en place des lois d'intranquillité sociale qui empêchent les gens de dormir la nuit. Et je pense que nous devons vouloir une France qui partage et une France qui protège. On doit construire et donc là sur le terrain de de la construction industrielle mais c'est vrai aussi par exemple la faillite du numérique.
On a un président de la République qui s'est présenté comme étant le champion de la startup nation, qui a jeté des dizaines de milliards d'euros depuis le début de son mandat, qui fait la danse du vente à Shous France tous les ans devant les Américains qui fait des selfies avec Elon Musk euh Jeff Bezos et compagnie à l'Élysée. Et qu'est-ce qu'on a à l'arrivée ? On a euh zéro réseaux social français.
Donc on passe par les réseaux sociaux américains. On a zéro réseau social où qui soit fondé sur une logique de l'entraide, de la coopération et on a au contraire des réseaux sociaux qui sont entre leurs mains et qui nourrissent la haine et qui nourrissent le pire. On a une une dépendance, on est dans une complète dépendance numérique, mais même on n'ose même pas leur prélever des impôts.
On est très fier de préver 700 millions d'impôts sur les gars femmes. Les gars femmes, ce sont les cinq plus cinq entreprises les plus puissantes aux États-Unis. ce sont les gafes.
Les 3 millionnaires les plus les milliardaires les plus riches aux États-Unis, ce sont les gars femmes. Le moteur du capitalisme aujourd'hui, ce sont les gars femmes. Et là, tout ce qu'on leur prélève sur leurs dizaines de milliards de profits réalisés ici, ce sont 700 millions.
Qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit d'abord dire que internet, ce n'est pas le Far West. Les lois qui existent dans la vie courante, en matière d'injure, en matière de diffamation, elles doivent exister aussi sur internet.
C'est un combat qui avait été lancé par Bill Clinton dans les années 90 auquel il a renoncé mais je pense auquel on doit revenir et on doit établir que les doit y avoir les mêmes règles dans le monde virtuel que dans le monde réel. Il y a que la technologie doit passer par le filtre de la démocratie. toute technologie, la commande vocale pour les caristes par exemple qui bouleversent le métier des charistes parce que euh ils reçoivent euh leurs ordres dans des cases à la place de d'avoir des papiers qui suivaient auparavant et ça ça multiplie leurs gestes, ça les met sous contrainte permanente.
Mais tout à l'heure, on parlait de France Travail et euh de la mission locale qui sélectionne les jeunes par algorithme et qui les envoient un endroit ou un autre par algorithme. Où est-ce qu'il y a eu un contrôle de la démocratie sur l'usage de cette technologie ? Or, toute technologie entre aujourd'hui directement entre les mains du profit et a pour seul but le profit.
Je pense que la technologie est un enjeu extrêmement important pour nous et qu'on doit rétablir un contrôle démocratique de la technologie. Ce qu'on a fait par exemple sur les OGM. Sur les OGM, on a établi un contrôle démocratique de la de la technologie.
Il nous faut évidemment construire un réseau social français ou un réseau social européen dont qui ne soit pas entre les mains d'Elon Musk et des autres et qui soient fondés sur une toute autre philosophie. Et enfin, il nous faut prélever euh des impôts. Je dis enfin la faillite euh écologique.
Je suis d'un département bettervier euh et je suis fier. La betterraave est un superbe produit qui a une histoire, qui est né sous Napoléon, qui a permis de de mettre fin à l'esclavage parce qu'on a pu produire du sucre ici plutôt que de le produire dans des des dans les conditions des des territoires euh d'outre mer de l'époque. Mais euh je serai un député de gauche qui votera contre le retour des néotinoïdes.
Je peux pas avec difficulté. C'est pas simple, c'est un dialogue permanent avec les agriculteurs de mon coin et je ne peux pas une semaine voter ça et la semaine de près être au colloc de la Fédération grandir sans cancer. Et là, il y a une alors évidemment ce que je ce qu'il nous faut porter c'est une interdiction au niveau européen des néonicotinoïdes.
Sachant que l'Europe sait maintenant que la citamride est dangereuse et a divisé par 4 les doses autorisées. Mais faut aller maintenant vers une interdiction complète. Euh nous sommes dans une faillite morale et une faillite géopolitique.
Euh il y a 18 mois, 7 octobre quand le les kibous euh ont été attaqués par le Hamas, dès le premier instant, j'ai dit mon empathie avec les familles qui étaient frappées par ces actes terroristes. Et aujourd'hui, c'est à chaque instant depuis 18 mois qu'il faut s'insurger contre ce qui est fait à Gaza avec des dizaines de milliers de personnes, des femmes et des enfants qui meurent dans des bombardements. Mais au-delà de ça, 2 millions de déplacés et on va vers 2 millions d'affamés.
Il s'agit pas seulement de s'insurger, mais quand on est la France, quand on est le président de la République française, il s'agit de prendre des sanctions et il s'agit pas de traîner. La première des sanctions, moi je suis pour un embargo, pas seulement pour les armes. Vous avez vu qu'on continue à livrer des armes à Israël.
Je suis pour un embargo. On a fait un embargo contre l'Afrique du Sud au temp d'appartide. On doit avoir un un embargo généralisé à l'égard d'Israël. [Applaudissements] On doit interdire d'entrer sur le territoire français et européen tout allié politique, culturel, sportif du gouvernement israélien.
Je je le dis, je me suis fait interdire de visa parce que je voulais aller en Palestine, en Israël. On voit que c'est le cas de Rima Hassan, Gretenberg et de leurs collègues, mais la la réposte c'est évidemment de faire la même chose en Europe et en France. Enfin, et ça n'est pas qu'une mesure symbolique.
J'ai pu mesurer encore lors d'un colloque qui s'est déroulé cette semaine à l'Assemblée, la reconnaissance de la date Palestine est profondément désirée par le peuple palestinien. La France doit maintenant et sans condition immédiatement reconnaître la Palestine comme état. Je le dis, c'est une faillite morale mais c'est une faillite diplomatique, c'est une faillite géopolitique.
Comment vous pouvez continuer à parler au monde, à parler au sud quand vous en êtes au 17e train de sanction sur la Russie et que vous en az pas toujours pris la première sanction contre le gouvernement israélien. C'est impensable, c'est impossible, ça rend notre voix inaudible. Alors que on est fier encore de la voix de la France quand elle a su dire non à l'injustice, dire non à l'ordre du monde, dire non à la guerre en Irak avec Domid Pin et avec Jacques Chirac.
On a là au fond une élite en faillite qui est à bout de souff c'est la phrase de Gramchi qui dit qu'on vit un temps de détachement de l'idéologie dominante. Ça veut dire que concurrence, croissance, mondialisation, marché, compétitivité, tous les mots qui font leur fond communis sont aujourd'hui des mots qui découragent, qui font peur, qui éloignent. Et nous dit Gramchi, dans ce temps-là, on passe de la force de direction à la force de coercition.
Ils sont plus capables de diriger le pays et du coup ils passent à la force de coercition. sa force, cette force de coercition, elle a des visages, elle a des noms, c'est une élite de remplacement et c'est au fond son visage le plus idéologique, c'est Ravir Miley quand il vient dire que les hommes doivent dominer les femmes, que les blancs doivent dominer les racisés, que le nord doit dominer le sud, que les riches doivent dominer les pauvres et que l'idée de justice sociale est aberrente. Ce ce visage là se décline évidemment en ceux de Marine Le Pen et de Jordan Bardella dont par exemple sur la question budgétaire, il disait que auparavant c'était un vis démocratique les 3 % de déficit dont il disait que il fallait lever de nouveaux impôts et ils se sont convertis à l'ordre libéral.
Je dis c'est une chance pour nous. Il nous ouvre une possibilité d'aller retrouver les gens parce que la question de la justice fiscale les gens ils sont attachés. Euh le fait que on n'aille pas taper sur les diabétiques, qu'on aille pas taper sur ma prime Renov, euh qu'on aille pas taper sur les cours de théâtre dans les collèges et les lycées, un par un, les Français vont dire tout ça n'est pas juste.
Et on a un Rassemblement national qui pour euh accéder au pouvoir est en train d'épouser une élite dirigeante qui se gavre. Et je pense qu'il y a je dis pas que ça va être facile, je dis pas que ça va se faire en quelques semaines ou en quelques mois, mais je pense qu'il y a là un chemin parce qu'il y a une dissociation qui n'existait pas auparavant entre la pensée économique du Front National, du Rassemblement national et un désir profond des classes populaires sur ce terrainlà. Mais ce que dit Avir Mila, il est encore plus clair que ça.
Il dit "Il nous faut revenir avant les Révolutions françaises, il nous faut revenir avant les Lumières. Il nous faut revenir avant l'humanisme du 16e siècle. Lui, Elon Musk et tous les autres ont pour idéal le Moyen-Âge.
Mais ils l'écrivent he ce sont des idéologues. Ils écrivent ces choses-là. Je pense que chez nous ça ne passera pas.
Nous avons cette chance. Vous avez cette chance même quand pendant des décennies la gauche a fait le pire. Euh les gens continuent à avoir un point de repère.
C'est 1789. Quand les gilets jaunes se soulèvent, qu'est-ce qu'ils font ? Ils disent "Nous sommes les nouveaux sans culottes.
Nous voulons des États généraux. Nous voulons le aller contre le roi Macron et la reine Marie-Antoinette jusqu'à mettre des guillotines sur les ronds-points. Nous écrivons des cahiers de doléance, c'està-dire l'imaginaire qui est le leur c'est immédiatement celui de 1789." Je dis que pour nous c'est une chance immense parce que évidemment c'est notre source à nous aussi.
C'est s ce souffle là qui est le nôtre et qu'on doit continuer à porter. Et il est commun avec l'imaginaire politique, l'imaginaire historique qui est le plus profondément ancré dans notre pays. Je nous invite à se saisir de cette chance-là.
Nous, sur ma circonscription, tous les ans, je fais un 14 juillet euh une fête du 14 juillet parce que je me suis rendu compte que le 14 juillet officiel euh donc il y a les ça fait avec les anciens combattants, on va ranimer des flammes, tout ça, je le fais sans difficulté. Il y a le balpiers et très bien. Mais il y a pas un seul moment où on nous parle de la prise de la Bastille.
Il y a pas un seul moment où on nous parle de la révolution française. Il y a pas un seul moment où on nous parle de Denton, de Camille de Moulin, de Rob Pierre, de Grapucus Buff, de de l'imp de gouge et compagnie. Pourquoi ?
Faut bien comprendre pourquoi. Parce que cet acte de naissance de la République, la bourgeoisie, l'élite en a peur. Ils veulent pas qu'on s'en souvienne.
Et nous c'est notre porte d'attache. Je vous invite le 14 juillet cette année éventuellement à faire des des 14 juillet qui rappellent ça. Nous, on a on fait des bastilles en carton et c'est les gamins qui viennent avec des bonfrigiens.
Je dis je dis par ailleurs au passage que on a des bonfrigiens qui sont fabriqués par une association qui qui travaille le tissu africain. qu'on a des bonfrigiens avec euh tissus africain aussi. Ça fait un mélange qui est assez euh qui est assez joyeux.
Mais moi, je vous invite à faire des 14 juillet parce que je pense que là, il y a une source qui est une source populaire de rappeler de de où on vient et parce que évidemment c'est le combat de ma vie, c'est le combat depuis 25 ans. Depuis 25 ans que je vois un divorce naître entre les classes populaires, entre la classe ouvrière entre les ouvriers de chez whpool, de chez Goodieur, de chez Continental, de ces paris au siège de France enfin de boîtes que j'ai vu dépérir là j'ai un camarade Christophe chez Insecte, une boîte qui va fermer la semaine prochaine. Il y a eu trois trois ministres pour l'inaugurer.
Il y en aura pas un seul qui va faire le déplacement là en 4 ans à la fermée. C'était un modèle de la startup nation. Ils sont venus nous dire euh voilà.
Bon euh le gars il a fait la fermeture de Whelpool. Donc le lave-linge est parti en Pologne, le sèche-linge est parti en Pologne. Il a fait la fermeture derrière de il était recasé chez euh WN, il a fait la fermeture de WN.
Il a été recasé chez LGO, il a fait la fermeture de Algeco. Il est recasé là chez Insectes, il fait la fermeture de Insectes. Quatre licenciements en 8 ans.
Vous imaginez ce que ça signifie comme brisure ? Et quand j'interroge quand je fais des parcours de vie des gens de chez moi, c'est un licenciement, c'est deux licenciements, c'est trois licenciements dans des entreprise de textile, de métallurgie qui ont fermé successivement. Et donc évidemment à chacun de ces chocs là, je vois bien à quel point ça les éloigne de nous.
Euh et c'est je dirais notre combat quand aujourd'hui je croisais euh Axel papier euh je crois Axel qui est euh qui était le délégué CGT de Lux, vous voyez euh à à Cler Monferrand et qui nous raconte comment lui qui détestait l'école brouillé avec les maths, brouillé avec le français euh devenant mécano puis délégué les fonds de pension angloaxion décidant de fermer sa boîte et bien il se met à la compta il se met au droit parce qu'il dit cette boîte là c'est la nôtre c'est celle des ouvriers c'est pas celle des financiers voilà notre France notre France c'est Émilie euh qui nous racontait cet après-midi donc des directrices des compagnons du bâtiment et qui l'été dernier s'est privé de 2 semaines vacances depuis planche à voile à Le 4 dans la sur la Méditerranée pour remplir un appel à projet pour que avec la directrice de la mission locale. C'est ça. Donc voilà, faut dire que c'est deux femmes qui se sont privées d'une partie de leurs vacances.
Pourquoi ? Pour que ici juste en face le bâtiment soit retapé avec l'accord de madame la maire Graziier là. repeint par des personnes qui normalement étaient isolées, étaient en difficulté, était un peu paumé et c'est Clément qui après 8 ans de rue s'est raccroché à ça, a trouvé là un logement dans un foyer jeune travailleur.
C'est Jimmy qu'on a vu qui était éloigné de tout et qui revient sur le chemin. une femme qui était au 115 bien qu'enceinte et son compagnon qui est arrivé hier et qui déjà trouve des débuts de solution. Merci à toi Émilie. [Applaudissements] Je nomme Christophe, je nomme Axel, je nomme Émilie parce que je pense qu'il est important de savoir pour qui on se bat.
Vous savez, je me bats pour Mohamed euh qui euh est cadre à la SNCF, euh qui s'occupe d'un club de foot à Amienor et qui euh pourtant euh euh me dit "Moi, j'ai j'ai je me suis senti français. Euh j'ai grandi dans l'école de la République française. Je pense qu'au fond, je suis plus français que Macron." Mais quand je vois ce qu'on raconte de moi à la télé, je dis à mes enfants : "C'est triste, mais votre avenir n'est pas en France." Et bien, nous on doit se battre pour que l'avenir de Mohamed, des enfants de Mohamed soient en France.
Voilà pour qui on se bat. Euh on se bat pour Aurélie euh Ladsè de Limon de ta commune, Matthéo, qui euh euh je passe à ta mairie et euh tu me dis voilà bon on a un souci avec les ADSE, je dis bon bah allez, on va les voir à l'école. Bon et elle me raconte quoi ? me raconte que depuis qu'on a décidé de faire l'école avant 3 ans, bah elle a un gros souci parce que elle qui était associée à des projets de dessins euh de musique euh que qui avait le sentiment d'être une compagne de l'institutrice et bien maintenant elle est fatiguée de devoir changer des couches toute la journée.
Et je le dis parce que ça paraît comme quelque chose de bonne intention de dire "Allez, on le fait avant moins de 3 ans." Mais on peut pas avoir des planeurs politiques qui sont éloignés et qui ne mesurent pas ce que ça va signifier dans ce pour ceux et celles qui se retrouvent en première ligne à devoir affronter des difficultés et en tout cas si elles surgissent il faut les entendre et il nous faut les les corriger. Je dis tous ces personnes, les 2 millions de travailleurs du bâtiment pour dont j'ai dit qu'il devaient devenir l'armée de la transition climatique, les 2 millions d'auxiliaires de vie, d'assistantes maternelles, d'ADSè, de femmes de ménage, nous devons avoir un impératif.
C'est moi mon impératif. Je serai candidat à une primaire et je veux être candidat à la présidentielle pour ça, pour qu'il se disent simplement avec ces gens-là, nous on va vivre un peu mieux. simplement ça, il faut qu'on aille les chercher, il faut qu'ils nous entendent, il faut qu'on qu'ils y croient.
Aujourd'hui, il y a une immense défiance, mais déjà, il faut qu'on les rende visibles, les rende visibles dans nos discours, qu'on donne qu'on prononce leur nom de métier, qu'on dise où est-ce qu'ils habitent, quelles sont leurs conditions de travail concrètes de manière à ce qu'ils se sentent incarnés, à ce qu'il s'identifie et à ce que avec les dents, jusque dans les chiottes, on aille les ramener, on aille les ramener avec le cœur à gauche. Alors qu'on sait que ce qui se passait depuis 25 ans, c'est qu'en vérité chaque jour qui passe, il s'en éloigne un peu plus. Et c'est ce faussé, c'est ce divorce que nous nous devons combler.
Nous pour ça, je vous propose qu'on ait une France qui protège, qu'on ait une France qui partage, qu'on ait pour ça des puites d'hommes debout, mais moi je veux aussi des AVS debout. Je veux des motards debout, je veux des boulistes debout. Je pense que aussi on doit s'adresser à au loisirs aux loisirs qui sont ceux des des des loisirs populaires.
J'ai pas de problème moi avec le barbecue debout. Euh donc voilà, il faut que on aille les chercher sur je le dis parce que quand j'avais été accueilli à Dion par les gilets jaunes, on m'a dit qu'il y avait eu 700 personnes dans cette salle pour Juve du soleil. Il y a à la sortie du film il y a quelques années à Dion, il y avait eu 2500 personnes, c'est dans le gare et donc cé entre Nî et à l'esre historiquement rouge, hein, les Sevenes rouges et qui là ont basculé Rassemblement national. le c'est comme si le midi rouge était symétrique de mon or ouvrier et euh il y a eu il y avait 2500 personnes qui étaient rassemblées.
J'aiétais accueilli à la gare par un cortège de motard qui avait des tookiw et qui m'ouvrait la route comme si j'étais déjà président de la République. Et voilà, je je dis je pense qu'il faut faut aller chercher les gens aussi sur le loisir. Évidemment pour tout ça, c'est pas un bonhomme tout seul qui va y arriver.
Je suis habité de la volonté parce que je sais pour qui je me bat et que je vais je veux vraiment changer leur vie un peu en mieux sans leur mentir. Que je vois ce qu'on peut faire. Vous savez ce qui est rageant c'est voir tous les jours ce qu'on peut faire.
Je l'ai dit sur la fiscalité, mais quand on parle des femmes de ménage, euh c'est toi qui me disait que euh à ta mission locale euh suite à mon bouquin sur le mal travail, vous aviez décidé que la femme de ménage qui passait tôt le matin, euh qui avait donc un un bout de contrat euh de rien du tout, 3h le matin, qui était du coup à temps partiel et salaire partiel, vous aviez décidé de la réinternaliser, de la remettre à l'intérieur de la médition locale. Ce qui fait que elle aura peut-être le droit, al je sais pas si vous avez un 13e mois, mais enfin vous avez un 13e mois. Bon, donc euh euh elle aurait le droit au comité d'entreprise.
C'est très important et je ce qui me fait rager moi, c'est de voir ce qu'on pourrait faire simplement hein. Vous savez, vous dites au patron sur les heures du matin en à entre avant 8h du matin, ça vous devrez payer le double sur ces horaireslà et ils vont les réinternaliser les les femmes de ménage ou alors elles seront beaucoup mieux payées. Donc ce qui me fait rager, c'est de voir ce qu'on pourrait faire concrètement pour les hommes et les femmes de notre pays qui tiennent notre pays debout et que aujourd'hui on a des gouvernements qui sur des des choses qui sont de l'ordre de l'évidence mais comme à la fois ils fonctionnent avec leur logiciel et c'est pas seulement ça mais c'est que ils servent leurs propres intérêts, ils servent leurs intérêts de classe, ils servent les plus riches de ce pays.
Il y a pas le début de tout ça qui est fait et je nous ne résoudrons pas tout mais je suis convaincu qu'on peut remettre notre pays dans le sens du mieux pas dans le sens du meilleur du monde mais dans le sens d'un monde meilleur. J'ai la certitude que nous pouvons faire beaucoup mieux que Éric Lombard, qu'Améline Monchalin, que Bruno Lemire, qu'Emmanuel Macron et compagnie. Donc pour faire tout ça, j'ai besoin de vous.
J'ai besoin de vos sous hein. Et oui, tout ça se fait avec des sous aussi. J'ai besoin du soutien sur les réseaux sociaux.
J'ai besoin du soutien en vrai auprès de Max et auprès des de Matthéo, de Jules et ainsi de suite. On a vraiment besoin de vous. Moi, je ne crois qu'il y a une chose, c'est la force des gens.
Vous savez, c'est la force du nombre, c'est la force des masses. C'est la seule chose qui nous per qui c'est la seule ressource qu'on a. Ils ont l'argent, c'est à nous d'avoir les gens.
On les a pas toujours, mais il faut aller il faut aller les chercher. Et si on fait tout ça, si on fait tout ça, et bien à la fin c'est nous qu'on va gagner. À la fin c'est nous qu'on va gagner.
Merci à vous. [Applaudissements] faire. Ouais. [Applaudissements] retour des histoires [Applaudissements] en je excellent puissant [Applaudissements] Miro les maillons de Jérusalem Jésus [Applaudissements] S.
François Ruffin