"ON N'EST PAS DES CHIENS" : L’ULTIME COMBAT DE LA DERNIÈRE USINE AUTOMOBILE DU 93
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il a pris de licence il a il est versur sur lui voilà il y a des salariés même ils ont pensé à brûler cette usine si il nous jette comme ça du jour au lendemain comme des chiffants ils ont dit on brûle cette usine on le brûle vous jettez 400 famille à l'extérieur pour moi vous êtes du voyou vous êtes pas des humain [Musique] [Applaudissements] aujourd'hui on est à 155 jours jour de de lutte de résistance il n'y a pas eu de flamme dans cette histoire pas de braséro pas de bûcher c'est un autre genre d'incendie qui consume les ouvriers ici celui du silence de l'abandon de l'oubli les ouvriers de cette usine automobile d'ln sousbois sont en grève ils occupent l'usine depuis que les patrons les groupes CLN et stellentis ont décidé de délocaliser la production en Turquie stentis 18 milliards de bénéfices l'année dernière estime que le site n'est pas assez rentable ça va lui c'est Adel 55 ans 21 ans de boîte syndicaliste chevronis il aime son usine comme on aime sa maison peut-être parce que c'était la dernière usine automobile de sensan à résister à la désindustrialisation et que ces murs portent en eux l'héritage ouvrier du 93 mais aujourd'hui ces ouvriers sont les fantômes d'une époque révolue les restes d'une promesse brisée celle d'une industrie qui devait les protéger les nourrir mais cette industrie n'a plus besoin d'eux les hommes sont devenus des fardeaux des variables d'ajustement Daniel un petit café merci dans cet entrepôt deolen sousbis les machines ont cessé leur vacarme et avec elle la promesse d'un avenir meilleur ceux qui travaillaient ici ne rêvaient pas de grandeur ils ne rêvaient plus peut-être leur quotidien était rythmé par le bruit des presses le choc des métaux les gestes mécaniques de corps usé par des décennies de travail invisible invisible c'est ce qu'ils sont toujours des ombres parmi des chiffres des statistiques de productivité on peut fumer à l'intérieur ouais il y a personne on filme à l'intérieur maintenant il y a personne ça y est c'est fini et oui c'est fini hein on attend voilà s ils ont c'est fini avant on a interdit de filmer ici interdit mais là on vient on fait le tour on regarde ça voilà c'est c'est très dur de lâcher une usine comme ça c'est très dur si c'est triste c'est malheureux je peux pas voir la cuisine comme ça moi avant il y a du monde il y a du monde partout il y a au moins une vingtaine ici avant il y a les mécanaux il y a l'électricien c'est cette zone là et après là on a on a les lignes de production on trouve du monde il y a des caristes partout par là voà pour stocker les pièces les flans les palettes mais aujourd'hui il y a personne on voit qu'il a tu les piqué de grèv à l'extérieur maintenant ça nous manque le travail on a rentré dans le 6 6e mois son travail mais c'est dur c'est dur hein comme je te dis la personnalité de la de de l'homme si si si le travail tu as pas du travail tu as pas de [Musique] personnalité et un jour l'annonce tombe le coup Pr liquidation on leur dit que ça ne va plus que c'est fini que la vie de ses 400 ouvriers et leurs famillees doivent s'adapter parce que stellentis a d'autres plans ailleurs les bras eux ils peuvent rester là sagement à attendre une improbable requalification sauf que les salariés eux ont aussi leur plan ils ne partiront pas ils occupent l'usine ils refusent que les machines quittent les lieu avant eux c'est leur seul moyen de pression contre le patron tant qu'elles sont là il y a un espoir notre rapport de forse c'est la solidarité c'est c'est les piqués de grève c'est les salariés qui sont là déterminés rien qui sort de l'usine s'il n'y a pas un accord satisfait tout le monde même en par à zéro les salariés ils sont là ils sont déterminés ils ont dit pour l'honneur pour la dignité pour l'honneur et pour la dignité on laisse pas faire même on gagne rien à la fin au moins on a tout fait on est été uni on a fait la grève ensemble on a fait le piqué de Fr GREF ensemble on continue ensemble jusqu'au bout le patronnat voilà on nous donne encore de l'argent pour fermer des usines et des localiser de la France ça c'est inadmissible moi le message que passe je passe au gouvernement pourquoi vous avez voté un loi de ne pas délocaliser l'industrie française et on voit le contraire comment pourquoi cette usine elle va partir en Turquie par contre voilà c'est un bon projet c'est des voitures utilitaires il y a du croissance dans ce commande on commencé 2400 véhicules par par semaine maintenant on est à 7 véhicules par semaine à peu près 1000 véhicules par par par jour mais si nous on pose la question pourquoi euh cette décision de la délocalisation de l'industrie français française vers les autres pays et puis il y a eu cet homme ce corps ce corps qui n'a pas voulu rester invisible ce corps qui a cherché à brûler à se transformer en flamme en cri incandescent dans un monde qui ne voit plus que des profits et des pertes parce qu'au fond qui se soucie encore des ouvriers d'OL nez qui s'arrête pour écouter ceux qui se lève à l'aube pour forger des pièces métalliques dans ces ateliers dont on ne parle jamais il y a un salarié qui s Molé parce qu'il a stenti CLN liquidateur ils sont venus en force pour prendre les pièces il pour prendre les outil de travail l'usine c'est à nous c'est les salariés qu''s ont construit cette usine voilà nous on a empêché de rentrer il y a un salarié qu' a pété les planss il a pris de licence il a il est versur sur lui voilà nous heureusement on était là on a empêché on l'a calmé on a sinon sinon ça va être une grosse catastrophe à Abani et tout à on bois il a fait ça parce que voilà il était fragile il a dit j'ai des problèmes financières et je peux pas voilà je peux pas me trouver sur cette situation merdique il a dit voilà je sais pas comment j'ai fait ça même lui on l' posose pourquoi tu as fait tu as fait ça il a dit je sais pas comment j'ai réagi il a des salari même ils ont pensé à brûler cette usine voilà si si si il nous jette comme ça du jour au lendemain comme des chiffants les salariés ils ont des réactions ils ont dit on brûle cette usine on le brûle parce qu'il là ils ont pas ils ont pas ils ont pas donné de respect ils n'ont pas respecté c'est pour ça stanti c c'est eux le premier responsable de la fermeture de cette usine Adel connaît tous les recoins de son usine chaque centimètre carré chaque craquement lui rappelle ses journées à faire chanter le métal il pourrait traverser le couloir les yeux fermés il sait où chaque boulon a été vissé quand chaque machine a été posée dès que je vois un endroit j'ai un souvenir avec un collègue voilà on a fumé l'autre côté on a boire la café ici voilà on fait le tour ici tu parles avec amour de ton usine ah bien sûr c'est amour j'ai passé ma jeunesse ici la plupart on a commencé jeune maintenant j'ai 55 ans j'ai commencé ici travailler à 33 ans si si c'est triste pour moi ma santé est resté ici savoir-faire il est resté ici la jeunesse est restée ici euh on est en plein milieu de l'usine voilà à côté il y a le SAL la salle de PAE euh on se trouve nous les salarié pendant la pause euh on partage nos nos gamelles on le il y a l'ambiance c'est deuxè famille c'est pour nous on prend la tête parfois on a fait plein de choses ensemble c'est quelque chose de sentiment sentimental ça nous manque même même l'odeur de l'usine ça nous manque en ce moment ça fait 6 mois qu'on n pas travaillé ça si le bruit de l'usine l'ambiance c'est des BES souvenirs qu'on a ici on a vécu ici ici dans à ma France vous êtes fier du travail que vous faites ici ah je suis fier de travail voilà parce que je connais tous les endroits tous les les machines tous les moules toutes les pièces euh pour pour les véhicules on a eu des accidents ici hein c'est c'est des cicatrices voilà il y a des cicatrices à vie aussi il est dangereux le travail ah bien sûr ça c'est toujours voilà voilà toujours il a des DG des gens danger graves imminant on a des rapports on a on a des des accidents graves euh il y a même des morts on a un collègue qui était mort un déplacement en Italie avec un outil de travail comme ça là l'outil la glissé il a cassé la moitié de son corps il était il était mort il était écrasé on a des accidents graves on a fait des rapports on est passé au tribunal aussi et même au pinal là pour des accidents ici hein c'est pour ça on a mis beaucoup beaucoup de consignes de sécurité on s'est battu pour les conditions de travail et c'était bien amélioré au début c'était c'était dur c'était dur au début j'avais l'impression qu'il vivait cette fermeture comme un deuil mais Adel lui le sait la vraie tragédie ce n'est pas la fin de l'usine c'est ce qui vient après on voit ici depuis la la fermeture de pasa en 2013 on voit les jeunes à onner ce bois c'est pour ça on trouve entend toujours des agressions du vol des c'est des choses voilà c'est il y a des conséquences graves il y a plein qui vont vont ver vendre leur leurs biens on a des salariés qu's ont des crédits ils ont acheté des maisons des appartements qu'est-ce qu'ils vont faire après si ça pas des emplois voilà il va tomber dans des problèmes avec leurs femmes avec leurs enfants avec lui-même il y a des des salariés même de chez nous il y a trois quatre personnes qui veulent suicider mais si si faut le gouvernement elle met les choses en place elle elle elle prend le dossier de France en sérieux pour trouver des solutions de reclassement du travail nous notre notre combat c'est le travail d'avoir du travail de reclassement c'est ça le premier objectif on cherche pas de l'argent on cherche du travail la France voulait des bras oui des mains des jambes mais jamais des visages elle les voulait silencieux mais il ont parlé salariés de France c'est pas des chiens c'est pas des animaux c'est pas des chifffant c'est des gens professionnels c'est des salariés qui se battre pour leur emploi les salariés de à ma France c'est en colère ils sont déterminés ils sont là on Adel et ses camarades ne sont pas prêts de se taire pour obtenir leur d ils continueront à se battre jusqu'au bout l'usineelle va s'envoler vers des terres plus accueillantes là où le travail coûte moins cher là où les ouvriers sont encore plus invisible plus silencieux [Musique]
Jean-Pierre Bataille