Marine Le Pen défend les agriculteurs français et européens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23PrésentateurFait
« j'ai déposé cet amendement »
- 1:27PrésentateurFait
« la situation de la Moldavie ressemble malheureusement à celle de l'Ukraine avant la crise »
- 2:28PrésentateurFait
« la très grande difficulté de nos agriculteurs devant l'effondrement des prix »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Oui, elle n'est pas là. Madame Le Pen. Oui, M. le rapporteur. D'abord, sur votre argumentation sur... pose quand même un problème sur le droit d'amender, parce qu'à un moment donné, on finit par tuer le droit d'amender avec une argumentation de ce type, ce qui pose un problème démocratique. Premièrement, moi, il y a quelque chose qui me choque, c'est qu'à chaque fois que je vous entends les uns et les autres, j'entends parler de l'intérêt, de la défense de l'intérêt du peuple moldave, ce qui est effectivement peut-être un axe, mais j'entends assez rarement parler de l'intérêt des peuples européens. Or, on est quand même là pour ça, quoi.
Nous sommes là pour défendre l'intérêt des peuples européens. Donc nous avons beaucoup d'amitié pour la Moldavie, j'en ai moi-même, mais encore une fois, notre boulot, c'est précisément de ne pas mettre nos propres peuples en difficulté. Alors, on nous parle de mesures parfois exceptionnelles, de mesures une autre fois urgentes, on fait appel à nos sentiments, et j'ai envie de dire que les petits ruisseaux finissent par faire les grandes rivières, à force de faire des petits accords avec les uns, des petits accords avec les autres. Eh bien, incontestablement, on prend le risque de créer des difficultés pour nos agriculteurs. Alors, moi, il y a deux choses qui me dérangent dans ce texte.
D'abord, et c'est la raison pour laquelle j'ai déposé cet amendement. D'abord, c'est qu'incontestablement, la situation de la Moldavie ressemble malheureusement à celle de l'Ukraine avant la crise. C'est-à-dire qu'on le voit bien, d'ailleurs, les partis qui regardent vers l'ouest ont légèrement distancé dans les élections les partis qui regardent vers l'est, aux élections législatives de dimanche. Et il ne faudrait pas que les efforts pour associer politiquement la Moldavie à l'Union européenne sèment la discorde dans un pays qui pourrait être divisé entre deux chemins différents.
Or, quoi que vous en disiez, et même si vous vous en défendez, on est obligé, par expérience, de remarquer que le libre-échange et les accords commerciaux sont quand même supposés généralement ouvrir la voie à une forme de convergence politique. Or, je pense que ça n'est pas leur rôle, ni même, bien entendu, et a fortiori, un nouvel élargissement. Je pense que depuis déjà longtemps, la Commission et le Parlement européen créent volontairement une confusion entre deux notions qui sont distinctes.
Et enfin, la deuxième grande raison, et c'est vrai que c'est mon attachement principal, c'est la très grande difficulté de nos agriculteurs devant l'effondrement des prix, qui est la suite des sanctions et des contre-sanctions entre l'Union européenne et la Russie. Ce sont, encore une fois, nos agriculteurs qu'il faut soutenir. Avant tout, c'est à leur égard que nous avons une responsabilité particulière. Et il m'apparaît qu'il n'est pas souhaitable, dans une période de crise agricole, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'encore une fois, nous sommes en plein dedans de favoriser l'importation de produits supplémentaires, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent.
Alors, déposer un amendement pour demander une enquête de la Commission, afin d'établir si cet accord ne peut pas entraîner de difficultés supplémentaires pour nos agriculteurs, ne m'apparaissait pas, en l'occurrence, une demande extravagante.