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interviewEurope 1· 7 septembre 2025 13 min

Bayrou, dette, immigration : "Le système d’assurance chômage français est le plus généreux"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru. Toujours avec mes débatteurs de la deuxème heure Gilles Boutin et Adrien Matou et Philippe Vigier député modè de Roire ancien ministre délégué chargé de l'outreemer nous a rejoint dans ce studio. Bonsoir Philippe Vigier.

Bonsoir. On imagine que c'est une soirée un petit peu particulière pour vous aux allures peut-être de pot de départ. Alors vous êtes député, vous êtes encore là.

Il y a pas encore de législatif puisque cette Assemblée nationale n'est pas encore dissoute. Mais enfin euh quel est votre état d'état d'esprit avant ce vote à l'Assemblée ? Écoutez, comme à la veille d'un examen, demain il y a un jour très important pas pour simplement François Baou.

C'est pas le sujet, c'est pas François Baïou et uniquement le gouvernement, c'est l'avenir de la France. On va voir demain ce qui va se passer. Très probablement malheureusement le vote d'être négatif mais moi je suis de ceux qui attendent le résultat et puis après qu'est-ce qu'on fait ? sont toutes en train de tirer des sur la comète il faut dissoudre d'autres nous disent le président doit partir et franchement il faut réfléchir à deux fois le sens de la responsabilité qu'appelle François Baou c'est le sens de la responsabilité pas que François Baou et François Hollande une grande interview ce matin a également l'esprit de responsabilité je pense qu'un homme ou une femme politique qui a vocation à gouverner qui a gouverné ces 40 dernières années devrait me semble-t-il être sur cette voie là François Hollande qui dit aussi qu'il était irresponsable de la part d'Emmanuel Macron d'avoir laissé François Beouot engager une telle procédure.

Vous êtes d'accord avec lui ? Si vous me posiez la question de savoir si c'est ce que j'aurais fait, j'aurais pas fait cela. Mais maintenant le 49 ans a était décidé.

Bon, on était de toute façon, on sait très bien devant une impasse très difficile avec un chemin mais moi, j'ai fait partie de ceux qui imaginent et qui pensent franchement quand on connaît la composition de l'assemblée parce que tout le monde peut raller mais ce sont les Français qui ont décidé qu'il y a trois blocs qui demain s'il y a une dissolution est sûr que ça sera à nouveau gouvernable. Personne. Ce que je vois c'est que tous les pays nous regardent au moment où on se fait taper sur la dette tous les jours un peu plus.

On a franchi le seuil d'end de niveau de taux d'intérêt de la Grèce la semaine dernière dans l'indifférence la plus totale et tout le monde demandait, j'ai écouté ma tout à l'heure, plus d'argent pour les hôpitaux, plus d'argent pour les enseignants et on va payer 100 milliards de dettes dans 3 ans. Donc sur la méthode, il y a peut-être eu des erreurs. Je pense qu'il fallait faire un peu différemment.

Vous voyez, je reprends une phrase de François Baouons tous la même chose. Nous pensons plus rien. J'aurais fait les choses différemment.

Qui vous a consulté ? Parce que vous êtes quand même député modèle, vous êtes de de son parti, vous êtes l'un des proches de François Beou. Est-ce que vous avez eu vent de cette initiative ?

Je connais, je ne connaissais pas cette initiative. Donc je vais pas dire le contraire. Je préfère être très direct et très transparent.

Je vous propose justement d'écouter François Beot aujourd'hui qui semble un petit peu commencer à acter he ce départ et cet échec demain qui dit finalement 9 mois c'était pas si mal mais enfin il y a une forme d'amertume et puis il renvoie les oppositions dos à dos. On l'écoute. Toutes les formations politiques ont dit que bon elles allaient abattre le gouvernement en dehors des formations qui sont membres du gouvernement.

Elles disent toutes il faut abattre le gouvernement. Et à quoi ça sert d'abattre le gouvernement ? Voilà des formations politiques qui non seulement ne sont d'accord sur rien, mais bien pire que ça sont en guerre civile ouverte les unes avec les autres et en haine les unes avec les autres, y compris parfois dans l'hémicycle physique les députés des uns qui refusent de d'accorder un regard ou de serrer la main aux députés des autres, même quand ce sont des des jeunes députés.

Ce sont des formations qui sont euh hostiles jusque aux racines l'une les unes aux autres et qui vont s'allier pour abattre le gouvernement. Gill Boutin, on peut ne pas être d'accord avec François ou pas d'ailleurs sur le diagnostic, il y a un peu de vrai quand même. Il y a des oppositions qui sont pas d'accord et on se demande en effet ce qui va devenir après le gouvernement. couvre rien et je trouve que ce que dit François Bairou passe une description somme toute de la vie politique française depuis des décennies.

Je veux dire là c'est c'est un peu radicalisé c'est bordélisé dans dans l' à l'Assemblée nationale. Il me donne plutôt l'impression de prendre rendez-vous pour 2027 François Bairou. Qu'en pensez-vous ?

Puisque désormais il pourra toujours se drapper de l'ura de l'homme qui a osé osé dénoncer la dette si j'ose dire. Il lui reste maintenant plusieurs mois pour se refaire une santé et revenir. Il y a au moins un exercice de vérité qu'il a fait mais il est pas nouveau.

Vous vous souvenez parfaitement la campagne présidentielle de 2007, c'est lui qui a pasé de la dette. Et là les français, moi je les ai vu ce matin hier, j'étais dans ma circonscription toute la journée en milieu rural en heur et loi. Débrouillez-vous, entendez-vous ?

Lorsqu'il parle de la dette, c'est pas pour embêter les gens, c'est parce que derrière il y aura moins de ressources pour payer les retraites. C'est bien beau de raser gratis parce que le RN et puis et les filles disent la même chose sur les retraites. Ils disent 62 ans 60 ans les uns et les autres.

Les Français vous savez ils voient les choses. Il voi que pour certains c'est difficile et moi je pense à celles et ceux pour lesquels les fins de mois c'est très compliqué. C'est pas avec leur mesure annoncée par des oppositions queon arrivera à trouver un chemin qui faille faire des économiles.

Ce qui a pas été réussi, je le regrette, c'est que à l'intérieur du cas de 40 milliards ou 36 milliards ou 44 milliards, il fallait entamer les discussions avec les uns et les autres, même si c'était extrêmement compliqué. Vous savez euh taper les plus riches euh le groupe démocrate Jean-Paul Mathéi votre serviteur Philippe Vugier, on a été capable de montrer qu'on faisait et ça c'est un sujet sur lequel on peut se retrouver mais rétablir l'ISF pour rétablir l'ISF et casser la production d'emploi dans ce pays on a tous oublié qu'il y a quand même 2 millions de chômeurs de moins qu'il n'y avait parce qu'on a créé des emplois certes il y a trop de chômeurs mais regardez prenons l'exemple du RSA il y a une loi qui prévoit qu'on doit faire 15 heures par semaine. C'est appliqué dans combien de départements ?

Et si vous dites ça, vous avez un acte, un axe direct qui se fait entre et les filles et une partie de la gauche et le Ren en disant surtout touchez pas. Regardez sur le chômage, je m'arrête là-dessus une seconde. Le système d'assurance chômage en France, c'est le plus généreux d'Europe.

Personne ne pourra me dire le contraire. Qui l'a mis en place ? Nicolas Sarkozi.

À l'heure actuelle, on travaille 6 mois, ce qu'on appelle les droits rechargeables. On est indemisé pendant 24 mois. Bien sûr qu'il faut durcir de manière à ce qu'il y ait plus de gens qui travaillent.

Et c'est ça le spectacle que l'on donne. Ils nous disent "Ce matin, ils m'ont pris pas le bras à plusieurs reprises. C'est pas normal qu'il y en a qui continuent de pas travailler, qui gagnent plus que moi ou quasiment comme moi qui me lève tous les matins." Et ça ce discours, il faut l'entendre.

Mais vous trouvez que le budget de François Beot allait dans ce sens parce que moi j'ai pas vu énormément de alors je passe le contrôle aussi de Gill Boutin journaliste économique mais mais de réforme vraiment structurelle. Alors sur le chômage référence structurelle, le problème c'est qu'en France pas le problème, c'est aussi une chance, ce sont les partenaires sociaux qui s'emparent de tout cela et s'il n'y arrive pas ensuite c'est la loi et c'est le gouvernement qui le fait comme on l' fait d'ailleurs pour les retraites. Mais regardez un mot quand tu s'entends un budget de récession l'effort qui était demandé par sur les minimas sociaux c'était de dire on les augmente pas 1 % d'inflation 1 %.

Je dis pas qu'on a mettre des gens dans une situation de confort sur les franchises médicales. J'avais un désaccord. Tu as des 50 60 € moi je préféré que on fasse une franchise qui soit proportionnelle au revenu.

Vous voyez ? De manière ce qu'il y ait plus un sentiment d'égalité entre ceux qui ont plus que ceux qui ont moins. Adrien Matou sur ce sujet des économies à réaliser.

Euh j'ai quand même l'impression que d'une part honnêtement votre camp politique est quand même au pouvoir depuis 2017. Euh la dette s'est creusée de manière extrême depuis 2017. La gauche, ce qu'elle vous dit, c'est que grosso modo, le manque à gagner depuis 2017, ce sont des baisses de fiscalité sur les plus fortunés.

Qu'en pensez-vous ? Parce que c'est vrai que en l'absence de ces mesures, le trou, alors après, il y a le coquill en coûte, il y a le Covid et cetera. Le mais juste je je termine sur ça, l'assurance chômage par exemple, vous en parlez honnêtement c'est une goutte d'eau dans les finances publiques l'assurance chômage aujourd'hui.

Par exemple, le dernier gouvernement est tombé sur les retraites. Les retraites, c'est 1 € d'argent public sur 4, c'est beaucoup plus que l'assurance chômage. C'est il y a des grands sujets de finances publiques que on mais je je vous aurai pas le reproche parce que c'est très compliqué pour un responsable politique de les de les aborder, mais on a quand même l'impression que là on débat sur des sur des sommes qui sont bien faibles par rapport à ce qu'il y a à combler.

Je suis pas du tout d'accord avec vous. Sur les retraites, vous connaissez mon des retraites versé 280 milliards sur l'assurance maladie. Vous savez que cette année, on va avoir 15 milliards de déficit en plus.

Vous savez combien d'affections de longue durée en plus chaque année en France ? Affection de longue durée 350000. 82 % des dépenses d'assurance maladie, c'est ce sont les affections de longue durée.

Regardez tous les pays d'Europe. Moi, c'est un sujet que je connais parfaitement. Je suis pas d'accord avec vous sur le chômage parce que lorsque vous durcissez les conditions d'assurance chômage, vous mettez plus de gens au travail et en fait il y a des indemnisations qui vous coûtent cher.

Ça coûte pas 1 milliard ou 1 milliard et demi. Ça n'est pas vrai. De même les ruptures conventionnelles.

Vous savez que nous avons enté en 2024 un chiffre jamais atteint. Plus de 500000 plus de 500000. En Espagne, vous connaissez le régime d'animisation du chômage ?

C'est important que chacun comprenne l'environnement dans lequel nous sommes. En Espagne, que vous gagnez 1000 € 2000 € ou 10000 € par mois, vous avez 1000 € au chômage. Philippe Figier parce que c'est c'est vrai qu'on va peut-être perdre certains auditeurs dans dans les détails, mais est-ce que selon vous parce que il a tenté de faire de la pédagogie François Beou mais moi à aucun moment je l'ai entendu dire bah ce modèle social c'est terminé.

Euh l'argent magique, l'argent public ça n'existe pas. C'est l'argent du contribuable. Il a pas été aussi clair que ça.

Je vois bien que vous essayez justement d'aller sur ce terrain là, mais est-ce qu'il l'a été ? Alors, il nous a parlé des jours fériers qu'on souhaitait enlever, mais ce discours de vérité, est-ce qu'il l'a vraiment eu de manière pertinente selon vous ? Peut-être leil le formuler différemment.

Vous avez raison. Par exemple, au pouvoir depuis 2017, non, non, je vous rappelle les 35 heures. 2017.

Non, mais attendez, moi je vous reprends parce que 2007, est-ce que Nicolas Sarkozy a changé les 35 he ? pour personne. Est-ce que voyez mais le problème de tous les gouvernements non mais le problème de tous les gouvernements qui se sont succédés sur le temps de travail, vous avez devant vous un député qui avait proposé 35h30 par semaine.

Qu'est-ce que j'ai pas entendu ? 30 minutes par semaine. Mais assurance chômage, est-ce qu'il y a un seul gouvernement de gauche qui est revenu en arrière sur des réformes qui avaient été faites avant ?

Non. Simplement faire comprendre qu'il faut être juste. Il y a eu des sentiments d'injustice.

Les deux jours, c'est une injustice. Voilà. Moi je suis pas d'accord avec les de je proposais qu'on qu'on demande de travailler un peu plus et là et c'était le moment où la négociation allait se faire mais le problème c'est que vous savez comme moi les forces politiques on dit quoi qu'il arrive circuler il y a rien à voir vous serez censuré quand dès le début du film c'est l'écran noirz pas avancer pour vous c'est un problème social en fait c'estàd que les français dans leur ensemble ne sont pas prêts et leur classe politique n'est que le reflet finalement de de ce refus d'affronter la réalité si on si on vous écoute disou c'est un petit peu pas dire les français sont pas prêt ce qu'ils veulent c'est que on soit plus juste que ceux qui ont beaucoup plus pay moi j'assume les taxes revenus j'assum j'assume par exemple vous savez dans les transmissions d'entreprise vous savez qu'il y a des régimes qui permettent du du tril qui quelquefois est dévoyé les plus riches pay 30 % de l'impôt c'est déjà le cas oui mais vous rendez compte que lorsque c'est 4 milliards mais vous récupérez 1 milliard là puis 1 milliard là ça fait beaucoup d'argent un truc s'appelle le coucou personne sait ce que ça veut dire mais c'est 3 milliards d'euros qu'on a perdu alors qu'on sait très bien que ce sont des pratiques de de bourses qui sont tout à fait délétaires.

La lutte contre toutes les frottes fiscales et sociales, on peut faire beaucoup de choses. Moi, j'attends depuis combien de temps qu'on est avec la carte d'identité, vous savez votre carte vitale, écoutez, je suis biologiste de métier, je peux vous dire qu' fausse carte vitale, ça existe. Voilà.

Oui, ça G Boutin. Oui. Alors, c'est quand même l'impuissance qui émerge puisque si je comprends bien, quand un gouvernement a la majorité absolue, il ne peut rien faire puisque par exemple sur les retraites, la rue et le Covid aussi la l'a empêché d'aller au bout de de la réforme telle qu'elle été pensée initialement.

Quand la majorité est relative, bah alors là, c'est le moment où on peut tout dire. C'està-dire que là, on ose dire que le système de retraite n'est pas viable. Et ce qui ce qui fait que on se pose la question à quelle extrémité il faut arriver pour que enfin on puisse réformer.

Bah typiquement, c'est-à-dire que on a deux ou trois points de PIB de plus que la moyenne européenne consacrée aux retraites. Comment on fait pour revenir à cette moyenne européenne qui semble être un objectif décent ? Et bien vous avez raison, faut faire des réformes structurelles en matière de santé.

J'affirme à ce micro que sans dépenser un milliard de plus avec une vraie réforme structurelle où on responsabilise les patients, les professionnels de santé où on sait ce que rembourse les mutuels et ce que rembourse bien sûr la sécurité sociale parce que plus personne ne comprend plus rien, personne ne sait ce qu'il dépense. J'affirme à ce micro qu'à périmètre identique, on peut faire nettement mieux et non uniquement mettre des rustines partout. Dommage la détermination et ça nous une réforme comme celle-là.

Moi j'écoute beaucoup avec des députés socialistes et d'autres députés. On n'est pas loin sur les lignes, faut pas se raconter l'histoire et sur les retraites en tout cas peut-être qu'on n'est pas con mal au bout du chemin mais les 64 ans on y est arrivé mais en revanche faut pas ça veut dire quoi 64 ans là je départ moyen en France c'est 61,5 et la pénibilité nous sommes très en retard par rapport des pays européens et là on n'est pas bon Philippe Vig avant de de vous laisser filer il y a aussi un reproche qu'on a fait dans ce budget Beou et que aucun mot sur l'immigration je voulais vous faire réagir à une proposition de Philippe de de Villier aujourd'hui. dans les colones du JDD un grand référendum pour sauver la France sur la question de l'immigration pour ou contre.

Moi je suis pas opposé. D'ailleurs, François Bou, vous souvenez qu'il avait proposé qu'on essaie de pas avoir référendeur de faire passer le sujet. Pourquoi pas ?

Vous savez madame Mélonie non mais on l'a pas fait. Bon d'accord. Regardez madame Mélonie qu'est-ce qu'elle fait en Italie cette année ?

Vu qu'elle a une crise démographique comme la nôtre il y a 900000 personnes qui rentrent en Italie. Oui, je suis pour l'immigration choisie sur les métiers en tension. Je vous le dis clairement un référendum là-dessus pourquoi pas.

Merci. Philippe Bigetier d'être passé par le studio d'Europin. Merci à vous.