Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 5 juin 2020 3 minComplaisantActualité / polémiqueSanté

Nicolas Poincaré : L'étude du Lancet sur l'hydroxychloroquine discréditée - 05/06

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurChiffre
    « L'article se basait sur l'analyse de cas de 96 000 patients dans 671 hôpitaux du monde entier. »
  • 0:41PrésentateurFait
    « le résultat, c'était tout de même que l'hydroxychloroquine n'avait pas d'effet positif sur les malades hospitalisés »
  • 0:51PrésentateurFait
    « on comptait plus de morts parmi les malades traités avec ce médicament que parmi les autres. »
  • 1:03PrésentateurFait
    « L'OMS avait demandé l'arrêt de tous les essais cliniques en cours. »
  • 1:07PrésentateurFait
    « En France, le ministre de la Santé a interdit la prescription de la chloroquine pour le traitement du Covid-19. »
  • 1:42PrésentateurFait
    « Ils disent qu'ils ne peuvent se porter garant de la véracité des chiffres. »
  • 1:51PrésentateurFait
    « Mais le quatrième auteur, le principal, celui qui est à l'initiative, leur a refusé l'accès à ces chiffres. »
  • 2:08PrésentateurFait
    « Une entreprise récente, un peu mystérieuse, qui jusqu'à présent avait eu très peu d'activités. »
  • 2:27PrésentateurFait
    « D'autant que dans les chiffres publiés, il y avait des invraisemblances et des erreurs. »
  • 2:53PrésentateurFait
    « Quand il doutait de l'étude, de fait, il disait qu'elle était faite par des pieds nickelés de la science. »
  • 3:04PrésentateurFait
    « Il avait inventé le terme de Lancet Gate pour parler du scandale du Lancet. »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Présentateur 220 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, expliquez-nous. Avec Nicolas Poincaré. Si nous revenions, Nicolas, sur cette histoire d'hydroxychloroquine et de rapport, la fameuse étude du Lancet. Hier soir, trois des quatre auteurs de cette étude se sont eux-mêmes rétractés. Oui, c'est invraisemblable et c'est un naufrage scientifique. L'étude, on le rappelle, avait donc été publiée le 22 mai par cette prestigieuse revue scientifique anglaise, le Lancet. L'article se basait sur l'analyse de cas de 96 000 patients dans 671 hôpitaux du monde entier.

Et le résultat, avec plus de nuances et de précautions qu'on ne l'a dit, mais le résultat, c'était tout de même que l'hydroxychloroquine n'avait pas d'effet positif sur les malades hospitalisés et que la molécule soit ou non associée à un antibiotique. Au contraire, on comptait plus de morts parmi les malades traités avec ce médicament que parmi les autres. Alors, l'enquête, l'article du Lancet avait eu un retentissement mondial et des conséquences immédiates. L'OMS avait demandé l'arrêt de tous les essais cliniques en cours. En France, le ministre de la Santé a interdit la prescription de la chloroquine pour le traitement du Covid-19. Tout ça s'est passé entre le 22 et le 26 mai.

Puis, aussitôt après, sont arrivés les premiers doutes. D'abord, une lettre ouverte de 120 médecins qui doutaient du sérieux de l'étude. Puis, la revue scientifique elle-même qui a émis des réserves mercredi. Le terme exact, très scientifique et très anglais, c'était la revue exprimer l'expression d'une préoccupation. Oui, alors que disent ces auteurs pour expliquer leur revirement ? Alors, trois des quatre auteurs demandent le retrait de leur propre article. Ils disent qu'ils ne peuvent se porter garant de la véracité des chiffres. Ils auraient voulu avoir accès à toutes les données brutes pour répondre aux nombreuses critiques.

Mais le quatrième auteur, le principal, celui qui est à l'initiative, leur a refusé l'accès à ces chiffres. C'est un spécialiste de médecine cardiaque, un cardiologue anglais. Mais c'est aussi le patron d'une entreprise de collecte et d'analyse des données médicales. Une entreprise récente, un peu mystérieuse, qui jusqu'à présent avait eu très peu d'activités. Et ce médecin et entrepreneur a donc refusé de communiquer les données brutes. Parce que, dit-il, il a signé un accord de confidentialité avec les hôpitaux qui lui ont donné ces chiffres. Et résultat, plus personne aujourd'hui ne lui fait confiance. D'autant que dans les chiffres publiés, il y avait des invraisemblances et des erreurs.

Bon, alors, évidemment, le professeur Raoult crie victoire. Mais on ne sait toujours pas. Moi, je ne vais pas prendre parti pour ou contre Raoult. Je vois ces débats. Je trouve ça surnaturel. Mais on ne sait toujours pas si l'hydroxychloroquine est efficace ou pas efficace. Et non, ça ne donne aucune implication, ni dans un sens, ni dans l'autre. Ça donne simplement raison au professeur Raoult. Quand il doutait de l'étude, de fait, il disait qu'elle était faite par des pieds nickelés de la science. Et bien, aujourd'hui, on se dit qu'il avait un peu raison. Il disait que cette étude était tellement foireuse que ça en était comique.

Il avait inventé le terme de Lancet Gate pour parler du scandale du Lancet. Mais effectivement, cette étude ne permet de conclure à rien, ni à l'efficacité, ni à l'inefficacité de la chloroquine. La vérité, c'est qu'il n'y a aucune étude sérieuse, ni dans un sens, ni dans l'autre. Et que nous, on reste dans le brouillard, incapables de pouvoir trancher sur ce médicament qui déchaîne les patients. Bien, merci beaucoup. Merci.