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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 janvier 2026 5 min

La faillite du Mercosur (Olivier de Lagarde)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La revue de presse d'Europain Olivier de la garde. La tempête souffle ce matin. Ah oui, la tempête Mercosour qui tape dur ce matin dans quelques années.

Lorsque les historiens auront à relater l'effondrement du macronisme, ils parleront bien sûr de la folle dissolution de juin 2024. Mais il y a fort à parier que l'événement qu'ils retiendront comme étant le plus symbolique de la faillite de notre président restera ce dossier du Merco et puisqu'il s'agit de faire travail d'historien reprenons par le début. Nous sommes en 1999 raconte Remy Barbet dans la croix.

La France vient d'être sacré championne du monde de foot. Les Français paient encore en France en franc. Dans l'Union européenne, le logiciel libre échangiste est roi.

Outre Atlantique, un immense marché suscite l'intérêt. Le Mercosour Pascal Lami vient d'être nommé commissaire européen au commerce. Il est mandaté pour négocier et il témoigne aujourd'hui.

Je peux vous dire qu'à l'époque si le Mercosour avait accepté toutes les concessions et clauses présentes dans la version de 2026, j'aurais signé tout de suite. Pour lui, il y a alors urgence à trouver un accord. Une élimination gag de 90 % des droits de dou n'auraient pavé la voie aux automobiles, télécom et produits chimiques européens.

En contrepartie, le Brésil et l'Argentine souhaitent des déboucher pour leur sucre, bœuf et volailles. À l'époque, il n'existait aucune contestation ressemblante à la nervosité actuelle du monde agricole. Mais alors, pourquoi le traité n'a pas abouti plus tôt ?

Deux raisons, poursuit la croix. D'abord les changements politiques et idéologiques incessants en Amérique du Sud et puis et peut-être surtout à partir de 2010 la question de la protection de l'environnement devient prééminente ici avec un écart qui ne va cesser de se creuser entre les pratiques agricoles sud-américaines et les nouvelles normes européennes. Et à partir de là, tout n'est plus que politique et dans la suite de l'histoire, la responsabilité d'Emmanuel Macron est écrasante.

Ce matin, la presse ne prend pas de gant pour le lui dire. C'est la grande lâcheté annonce en titre d'dito les échos. La France est allée beaucoup trop loin dans le Mercosour Baching écrit Étienne Le Fèvre parce que tout le monde sait que c'est un bon accord, affirme un diplomate européen dans le Figaro, y compris pour la France et même pour son agriculture.

Dans le Parisien aujourd'hui en France, Olivier Auguste dénonce aussi la stratégie du seul contre tous alors qu'Emmanuel Macron répète depuis 2017 que l'Europe est le meilleur échelon pour préserver une souveraineté, rappelle-t-il. Ouais. Cette affaire est l'une des illustrations les plus éclatantes de la capitulation intellectuelle du chef de l'État, estime aussi Étienne Gernel.

Du point, c'est le degré zéro de la politique française, décrit encore Ry Godo en première page de l'opinion. Mais le plus singlant, le plus implacable ce matin, c'est Vincent Trémolet Viller. À la une du Figaro, il signe un édito où transpire une colère froide.

C'est l'histoire d'un pouvoir qui a perdu le pouvoir, écrit-il. Il a soutenu à demi-mot un traité de libre échange qu'il refuse aujourd'hui avec toutes l'éloquences des démagogies de circonstan. Il a menti à Bruxelles, il a menti agriculteurs, il a menti à lui-même.

Le traité de Mercossour n'est plus un traité commercial, conclut-il. C'est devenu le symbole du génie européen de l'embrouille et de l'art français de la défaite. Quoi d'autre dans les journaux Olivier de la garde ?

Écoutez, pendant ce temps-là, l'économie réelle, elle tente de survivre et les défaillances d'entreprises sont à un plus haut historique. C'est ce que l'on apprend dans les échos. En 2025, leur nombre pourrait approcher les 70000.

Mais on va terminer sur une note quand même plus amusante grâce à Grégoire de la Cour qui signe tous les vendredis une chronique en dernière page de la croix. exercice difficile où il cherche à saisir l'humeur du temps et c'est le dra januari ou plutôt le janvier sec qui inspire cette semaine et pourquoi pas ne pas dédier à chaque mois une bonne résolution suggère-t-il. Alors janvier sans alcool c'est à qui ?

Février pourrait être le mois où l'on promet de s'occuper un peu plus de ses enfants. On n'ose pas imaginer que c'est parce que c'est le mois le plus court. [rires] Mars, mois des droits de la femme parce qu'on peut travailler à la croix et être quand même des bagot puisque le mois d'avril chante le printemps et qu'au jardin s'ouvre les prines vert et Magnolia écrit avril pourrait être le mois de l'ouverture et de l'altruisme.

Et nous voilà donc arrivé au mois de mai avec une proposition quand même un peu iconoclaste dans la croix. Il décrète que le mois de Marie devrait devenir le mois de la picole et pas seulement du vin de mai histoire de se rattraper de janvier. Météo idéal terrasse partout et saprit c'est sa vina c'est sa ginto et sa rêvasse.

Voilà le mois de la picole. Encore 3 mois et demi à attendre Dimitri. Et pour vous faire patienter, je vous propose les charlots avec ce grand cru de la chanson texte.

Je le bouchon et je mets unit glaçon et je la boisson. Si un jour on m'avait dit que Catherine ne danserait sur l'apérobique l'apérobique. [rires]