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interviewLe Média (sur YouTube)· 8 juillet 2025 24 min

MACRON FACE AU PIÈGE DE LA DISSOLUTION : VA-T-IL (ENCORE) APPUYER SUR LE BOUTON ROUGE ? (LE RÉCAP)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Et maintenant, place à l'épisode 66 du recap. C'est parti. [Musique] Nous sommes le 8 juillet 2025, tout juste 1 an après les dernières législatives anticipées et donc Emmanuel Macron a retrouvé l'usage du gros bouton rouge.

Il peut à nouveau faire usage de son droit à la dissolution de l'Assemblée nationale en vertu de l'article 12 de la Constitution. J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale.

Si l'année dernière, il a surpris tout le monde en lançant sa grenade découpillée pour reprendre ses propres mots au milieu du jeu politique français. Rappelez-vous, c'était juste après les européennes. Un an plus tard, rien n'indique qu'il veuille en refaire usage, du moins pour l'instant.

À l'époque, Emmanuel Macron a justifié sa dissolution surprise par une volonté de clarification de la vie politique. Raté, c'est tout l'inverse. La France n'a plus vraiment de cap si tenté qu'elle en ait eu un sous Macron.

Le chef de gouvernement François Bairou n'a aucune feuille de route. C'est un chef d'orchestre sans partition voire même sans orchestre. Les ministres sont en roue libre.

Chacun fait sa cuisine dans son coin. Bruno Rotaillot en est le meilleur exemple. Il est ministre de l'intérieur le matin, président d'un parti d'opposition l'après-midi et candidat annoncé à la prochaine présidentielle le soir.

À ce stade, c'est le En même temps érigé au rang de discipline olympique. Sandrine Rousseau, député écologiste, a évoqué cette situation sur le plateau de BFM. Elle décrit un affaiblissement démocratique grave pour la France.

On l'écoute. Là, le Premier ministre est aux abonnés absents et on a l'impression que les le gouvernement est fonctionne un peu comme un canard sans tête. C'est-à-dire qu'il va dans tous les sens, les ministres vont dans tous les sens.

On a l'impression qu'ils n'ont pas de cap défini. Alors, ils font chacun leur petit truc. Enfin, c'est c'est c'est même inquiétant hein.

Vous avez entendu François Baou cette semaine sur BFM TV qui explique qu'il a une équipe de poids lourd et que en gros on ne fait pas on les caporalise pas d'une certaine manière. Enfin, il est premier ministre et pour l'instant euh la seule chose sur laquelle j'ai vu son œil un tout petit peu pétillé, c'est sur le cumul des mandats et la proportionnelle. Donc génère, il y a quand même un tout petit peu d'autres choses à faire pour la France dans les années à venir.

Et là en effet, il y a vraiment une un affaiblissement mais que je trouve très inquiétant de notre démocratie. Je le je le pose là évidemment avec un peu le sourire mais en fait au fond c'est assez inquiétant. C'estàd que on est dans une crise démocratique où finalement le seul gouvernement dont on voit qu'il peut tenir est un le gouvernement qui ne dérange pas, c'est-à-dire en fait un gouvernement faible.

Et euh je pense que au moment où les gouvernements sont faibles, les démocraties elles-mêmes sont faibles et je pense que nous devrions regarder ça avec beaucoup de sérieux. En réalité, si Emmanuel Macron a profondément bouleversé le jeu politique français avec sa dissolution surprise en juin 2024, c'est surtout dans la gestion des conséquences qu'il a failli. En remettant le pouvoir entre les mains des citoyens, ceux-ci se sont clairement exprimés dans les urnes, plaçant le Nouveau Front populaire, l'Union de la Gête du scrutin.

Pourtant, ce résultat n'a jamais été respecté. Macron n'a jamais permis à la gauche de prendre les reines du gouvernement. C'est ce qu'a dénoncé le sénateur PCF Yan Brossa sur le plateau de France info en juin dernier.

On l'écoute. Je pense qu'il ne faut pas oublier le résultat du second tour des élections législatives. C'est effectivement le président de la République qui a décidé de cette dissolution et à l'issue du résultat des urnes, c'est le Nouveau Front populaire qui est arrivé avec le plus grand nombre de sièges.

Et donc, j'entends depuis quelques jours l'idée que le président de la République aurait eu tort de dissoudre. Le problème ça n'est pas d'avoir diss l'Assemblée nationale. Le problème ça n'est pas d'avoir redonné la parole au peuple.

Le problème c'est que le président de la République a dissou et n'a pas tenu compte du message des électeurs. On aurait dû avoir un premier ministre ou une première ministre de gauche qui mette en place une politique qui revienne sur les réformes mises en place par Macron. Or, c'est tout l'inverse.

C'est la même équipe qui continue et c'est la même équipe qui pourrit la vie des Français. Vous vouliez gouverner, il ne fallait pas finir premier. Voilà en substance le message envoyé par le président de la République.

À l'issue des dernières législatives, plutôt que de permettre à la gauche de prendre les reines du gouvernement, Macron a maintenu coûte que coûte son camp au pouvoir, verrouillant ainsi la porte aux forces progressistes. Pour y parvenir, Macron n'a pas hésité à nouer des alliances improbables comme avec le trait droitier Bruno Rotaillot ou à ressusciter des figures politiques figé dans le formol à l'image de François Bairou ou de Michel Barnier plutôt que de nommer Lucy Casté la candidate désignée par le nouveau Front populaire pour diriger le gouvernement. Une volte face politique qui n'est pas passée inaperçue et que beaucoup dénoncent aujourd'hui comme un véritable mépris du verdict démocratique.

Dans son édito sur France 5, Patrick Cohen a donné sa lecture de la situation actuelle. Il dénonce une assemblée ingouvernable et un gouvernement plus que jamais divisé dans un mélange inédit d'instabilité et d'immobilisme. On l'écoute.

Pour ce dernier édito de la saison, il été logique que j'essaie de tirer le bilan de cette année politique invraisemblable, chamboulé par la dissolution, gouverné par une assemblée ingouvernable, coupée en trois morceaux où chacun de ceux-ci déteste les deux autres avec un exécutif bavard et véléitaire qui prolonge son bail dans un mélange inédit d'instabilité et d'immobilisme. Mais tout ça a déjà beaucoup été raconté et en fait pour mesurer le niveau de de confusion politique, il pas besoin de se plonger dans les archives. Il suffit de regarder la semaine écoulée où on a vu une coalition qui étale ses divisions et torpie ses propres textes au parlement dans des votes illisibles.

Un ministre de l'intérieur qui prend le contrepied du gouvernement sur la question très importante, on va y revenir, des énergies renouvelables. Un président qui produit un rappel à l'ordre voué à rester sans effet. un premier ministre qui vient d'établir un record d'impopularité absolue sous la 5e République pendant que sur le fond les frontières s'effacent entre la droite et et l'extrême droite phénomène symbolisé cette semaine par la rencontre inédite elle aussi entre Nicolas Sarkozy et Jordan Bardé.

Mais alors cette assemblée est-elle vraiment ingouvernable ? La question à laquelle ont tenté de répondre les journalistes de l'OPS en décortiquant les données publiques et les votes des différents groupes parlementaires. Et les conclusions sont pour le moins plus clair que ce qu'on veut bien nous faire croire.

Jetons-y un œil. Un an après la dissolution de 2024, c'est vrai que le paysage parlementaire est explosé. Trois blocs de force à peu près équivalentes, 11 groupes, aucune majorité claire.

Bref, effectivement, à première vue, c'est le grand bazar institutionnel. Et pourtant, quand on y regarde d'un peu plus près, la machine parlementaire continue de tourner. Les députés ont même adopté plus de lois que pendant la précédente législature.

Depuis un an, 98 textes ont été soumis au votes, 36 lois ont été adoptés dont une majorité issue des parlementaires et pas de l'exécutif. En fait, c'est 85 % de la production législative qui vient du bas et pas du haut. Autrement dit, même sans majorité, on peut légiférer à condition de contourner l'exécutif.

Et parfois, tout le monde parvient même à se mettre d'accord. Un quart des textes ont été votés par tous les groupes de LFI ORN sur des sujets concrets comme la santé, le logement, l'encadrement des loyers ou les frelons asiatiques. Oui.

Oui, les frelons asiatiques. Alors bien sûr, c'est souvent du consensus un peu mou sur des lois de proximité, mais ça casse un peu l'image d'une assemblée complètement paralysée. Autre surprise, ce sont les extrémités de l'hémicycle qui bossent le plus.

LFI et le RN sont à la fois les plus présents et les plus disciplinés. Autrement dit, ces deux groupes votent respectivement comme un seul homme ou comme une seule femme. À l'inverse, les mauvais élèves sont à chercher du côté du macronisme et de ses satellites.

Le modem culmine à 21 % de présence, ensemble à seulement 20 % et avec la droite républicaine, on tombe carrément à 15 % de présence. En moyenne, les députés sont présents à 26 % des votes en séance. Mention spéciale au groupe Horizon d'Edouard Philippe, champion toute catégorie du vote à contre-courant dans ses propres rangs, plombé par quelques fran tireur qui vote à contesens un scrutin sur c pour un groupe qui prône l'ordre.

On repassera. Là où les statistiques sont particulièrement intéressantes, c'est quand on regarde du côté des alliances. Le RN qui s'autoproclame premier opposant à Emmanuel Macron vote dans le même sens que la majorité présidentielle dans 70 % des cas ou 7 fois sur 10, c'est comme vous préférez.

Le score monte même à 80 % de votes similaires avec Horizon et la droite de Vquier. Ce sont des votes communs sur des sujets lourds euh comme le durcissement du droit du sol à Mayotte, l'épendage de pesticides par drone ou la réforme sécuritaire de la justice des mineurs. Bref, des convergences assumées sur des lignes régaliennes.

On est donc très loin de l'opposition farouche au pouvoir et comme toujours avec le RN, c'est beaucoup de mise en scène et très peu de concret. D'ailleurs, comme souvent avec la droite dit républicaine et le bloc central, beaucoup de principes jusqu'à ce que les votes tombent. Dans les faits, la plus grande force d'opposition à la Macronie, c'est la France insoumise qui vote à revers du camp présidentiel dans plus d'un cas sur de 55 % pour être précis.

Viennent ensuite les communistes avec 42 % de vote d'opposition, les écolos 38 % et même Sioti à 30 % qui fait jeu égal avec les socialistes. En parlant d'eux, l'analyse statistique de l'OPS démontre une fois de plus qu'il ne faut pas se fier aux apparences ni aux querelles de plateau. Le PS fait 67 % de vote commun avec lesfis ou environ de votes sur tr avec les communistes.

On monte à 84 % de vote commun et carrément 88 % avec les verts. Finalement, l'Union de la gauche n'est pas qu'une utopie. Les chiffres démontrent une forte capacité de collaboration entre les différentes forces en présence, malgré des divergences sur des sujets un peu sensibles.

Et alors, qu'en est-il du fameux cordon sanitaire autour du rassemblement national côté gauche ? He parce qu'on avait compris qu'au centre et à droite, il avait été abandonné sans tambour ni trompette. Mais du côté des parties de gauche, les chiffres sont tout aussi révélateurs.

Les socialistes votent dans le même sens que le RN dans 66 % des cas. Ce chiffre tombe à 56 % pour les écologistes et 54 pour les communistes. La seule exception notable, c'est la France insoumise.

Avec seulement 46 % de votes similaires, la France insoumise reste le groupe qui marque la plus grande distance avec le Rassemblement national. Une ligne de conduite qui se distingue toutefois du reste de la gauche où le pragmatisme du compromis parfois le pas sur les principes antifascistes au point parfois de frôler en silence les territoires empruntés par le RN. Rque dans cet hémicycle éclaté, LFI fait figure d'exception en refusant toute normalisation des rapports avec l'extrême droite, même de façon indirecte.

Depuis que Macron a retrouvé son pouvoir de dissolution et un peu échaudé par la dernière en surprise, les partis s'attendent à tout et anticipent toutes les options. Du côté de LFI, on plaide toujours pour le départ du président de la République. On écoute Emmanuel Bonpard, le coordinateur de la France insoumise.

J'appelle à un retour aux urnes le plus rapidement possible parce que la politique qui est mise en place depuis maintenant plusieurs mois dans ce pays ne permet pas de régler les problème auxquels nous sommes confrontés. Honnêtement, je pense que la solution la plus raisonnable, ce serait l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. Je pense raisonnable.

Oui. Bien radical peut-être. Non, par radical.

Vous savez, le président de la République est aujourd'hui responsable de la situation de blocage dans lequel est le pays. C'est lui qui a procédé à la dissolution l'année dernière et c'est lui qui a refusé de tenir compte des résultats des dernières élections législatives. Donc si on veut vraiment régler le problème politique dans lequel on est posé, je pense que son départ est la meilleure solution.

Son collègue Éric Cocrel, député LFI, appelle de ses vœux une dissolution prochaine, même s'il n'y croit qu'assez peu vu la débacle occasionnée par la dernière pour le camp présidentiel. Pour lui, il est plus vraisemblable que Macron tente un nouveau changement de Premier ministre. On l'écoute sur LCI.

Il y a à nouveau la possibilité alors j'ai l'impression quand même que ça l'a refroidit un peu Emmanuel Macron. Donc ça m'étonnerait pas qu'il tente une autre option avec un autre Premier ministre. Mais d'un point de vue démocratique, sauf s'il démissionne en tout cas parfait.

Je pense que c'est la meilleure solution. Je le dis, il rendrait au service au pays en le faisant. Euh je pense qu'à partir de là bah la dissolution s'impose.

Ça veut dire en tout cas on peut pas affronter les problèmes de l'heure, les urgences de l'UR. On va peut-être parler tout à l'heure de l'économie de guerre, la situation internationale avec un gouvernement aussi faible et avec une assemblée qui est paralysée de par la faute d'Emmanuel Macron. Ça c'est pas possible.

Chez le socialiste, Philippe Brun n'y va pas par quatre chemin. Il dit qu'il a honte de l'hémicycle actuel. Pour lui, la solution serait de nommer un ou une chef de gouvernement de gauche et de conclure un accord de non censure avec le bloc central.

Bref, il veut tendre la main mais surtout la droite. Je pas faire de langue de bois. L'Assemblé nationale est devenue un théâtre d'ombre.

C'est un cirque et c'est un mauvais cirque. Et moi, j'ai honte bien souvent quand j'entends ce qui se dit dans les myc, ce qui se passe en commission. Et le pays est bloqué.

Le pays est bloqué. Euh donc on a deux choix. Soit on continue le cirque et donc c'est la dissolution, mais on n'est pas sûr que cette dissolution donne finalement une majorité claire.

Soit on décide de nous dépasser, d'aller au-delà de nous-même, d'aller au-delà des postures et d'essayer de construire quelque chose de neuf. Est-ce qu'on arrivera à le Far François Baou ? C'est peu probable.

Mais je crois qu'on n pas encore trouvé la bonne équation politique et le bon gouvernement pour diriger ce pays. La gauche aurait dû être votre proposition. Vous dites pas de dissolution mais dans ce cas-là il faudrait que chacun prenne ses responsabilités que l'on puisse discuter.

D'ord le problème de cette assemblée déjà c'est que le camp qui a le plus de députés c'està-dire la gauche, on lui a pas donné le pouvoir à la suite des élections ce qui est quand même un problème ce camp là aujourd'hui assez naturellement rena quand il s'agit d'être constructif parce que il estime que l'élection lui a été quand même l'impression que même entre vous avez toujours du mal à vous parler aujourd'hui. Je crois qu'en fait il faut aujourd'hui un gouvernement de défense républicaine avec un premier ministre, une première ministre issue des rangs de la gauche puis qui construisent avec le centre un accord de non censure pour gouverner le pays. C'est la seule solution de stabilité si on veut que le pays avance d'ici 2027.

De l'autre côté de l'échiquier parlementaire, Marine Le Pen fanfaronne au micro de RTL. Droite dans ses bottes, elle fait semblant de ne pas être ébranlée par son inéligibilité, martelant la ligne et appelant les Français aux urnes. Mais dans les faits, quand l'occasion s'est présentée de voter une motion de censure il y a quelques jours, le RN a soigneusement esquivé une éème démonstration du fossé béant entre les grands discours et les petits arrangements de l'extrême droite.

J'ai pas à souhaiter ou pas souhaiter. Moi tout à chaque fois qu'on vient aux élections, ça me va. Pour le coup, après les européennes, vous souhaitiez la dision.

Non non mais non mais moi pour le coup si vous voulez à chaque fois que l'on va demander son avis au peuple français euh je ne peux qu'applaudir dès demain. Donc je ne sais pas s'il y aura ou non une dissolution. Nous nous y préparons parce qu'à partir du moment où elle est possible et elle est possible à compter du 7 juillet et bien nous préparons à cette dissolution.

Mais compte tenu du très faible bénéfice que le président de la République pourrait être en tiré, ça m'étonnerait qu'il fasse ce choix. Même si vous ça vous arrangerait pas pour le coup avec éligibilité exécution. Oui, c'est pas grave hein.

Euh très honnêtement euh il y aura des députés du RN beaucoup plus nombreux. Peut-être d'ailleurs gagnerons-nous cette fameuse majorité absolue euh que nous visons. Que j'y sois ou que j'y sois pas, euh l'intérêt des Français c'est que ça arrive.

De son côté, Emmanuel Macron reste fidèle à lui-même, flou sur ses intentions, à supposer qu'il en est. Toujours aussi impopulaire dans l'opinion, contraint de reconnaître que sa dissolution surprise fut une erreur stratégique, il paraît aujourd'hui bien peu enclin à rejouer la carte du suffrage et pour cause, en 2025, c'est encore lui qui aurait le plus à perdre à redonner la parole au peuple. Pour autant, il se garde bien de fermer la porte à une nouvelle dissolution, une manière de rester dans la partie, de maintenir la pression et surtout de tenter de regagner un peu d'influence dans un paysage politique qui lui échappe complètement.

Ces derniers jours, Macron s'est activé sur tous les fronts comme pour rappeler qu'il est encore là, même s'il n'a plus grand-chose à dire. Il s'est même offert un bain de jouvance surprise lui aussi avec les jeunes de son parti ce weekend au cirque d'hiver. Pour une fois qu'il se frotte à une assemblée qui l'applaudit, il aurait tort de s'en priver.

Il a même tenté de battre le rappel. On regarde. Vous l'avez compris, je suis là pour vous dire merci.

Je suis là pour vous dire soyez fier. Et je suis là pour vous dire, j'ai encore besoin de vous et je compte sur vous pour les 2 ans qui viennent chaque jour, pour dans 2 ans. Mais j'ai aussi besoin de vous pour dans 2 ans, pour dans 5 ans, pour dans 10 ans parce que vous serez là et parce que comptez sur moi, je serai là avec vous. pour dans 2 ans, pour dans 5 ans, pour dans 10 ans, dit-il.

Et nous, on souffle très fort. Encore une fois, Macron cultive l'ambiquité. On le sait, le président est agacé à l'idée de ne pas pouvoir se représenter en 2027 comme il l'avait confié sur le plateau de TF1.

Interrogé sur une éventuelle candidature en 2032, il refusait alors de se positionner. Je suis le premier président de de notre histoire. Je dis public, c'est vrai.

Premier président qui n'a pas le droit constitutionnellement de se représenter. Ça n'est jamais arrivé. Certains ont arrêté en fonction auprès un référendum perdu.

Certains sont malheureusement morts en fonction. D'autres ont perdu des élections, n'ont pas pu se représenter ou d'autres ont choisi de ne pas aller. Moi, je ne pourrais pas constitutionnellement le faire.

Et je vais vous dire, je pense à chaque jour une seule chose, c'est notre pays et c'est aller au terme de ce mandat en ayant fait tout ce que je pouvais faire et essayer d'avoir le moins de reproche possible comme j'en ai eu tout à l'heure, vous avez pas fait ceci ou cela et donc je me battrai jusqu'au bout et puis quand j'aurai fini, ben je réfléchirai à la suite et à ce moment-là, je pourrais vous répondre mais aujourd'hui j'ai pas réfléchi. À moins de 2 ans de la fin officielle de son mandat, les choses semblent s'éclaircir dans la tête d'Emmanuel Macron. Difficile d'imaginer le président jupitérien se contenter d'une retraite à 47 ans.

Lui se voit sans doute encore indispensable que ce soit sur le devant de la scène ou en faiseur de roi dans l'ombre. Le problème c'est que plus il s'agite, plus les Français rêvent de le voir tirer sa révérence et surtout pour ne pas revenir pour le rappel justement. Alors que fera Emmanuel Macron de ce bouton rouge qu'il a retrouvé entre ses mains ?

Pour l'instant, il le garde bien au chaud, comme un joker qu'on ne grille pas trop tôt. Mais qu'on se le dise, s'il décide de le presser à nouveau, ce ne sera ni pour clarifier, ni pour apaiser, mais pour tenter une ultime manœuvre de survie politique quit à rejouer le destin d'un pays sur un coup de bluff une fois de plus. Dans l'actualité toujours la loi dite du plomb extrêmement controversée et largement soutenue par les défenseurs de l'agriculture intensive comme la FNSEA est passé au vote aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

L'écologie encore une fois oubliée sacrifiée. Les députés s'apprêtent à acter de nombreux reculs écologiques. Proposition de loi du plomb du nom du sénateur les républicains, relais assumé de la FNSEA et de l'agriculture productiviste doit être voté ce mardi à l'Assemblée nationale après être passé sans encombre au Sénat.

Officiellement, le texte entend lever les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs. Dans les faits, il entérine le retour des insecticueurs d'abeilles, facilite le stockage de l'eau dans des mégabassines et promeut l'agrandissement des élevages. Une aberration pour les élus de gauche et écologistes.

Quand allez-vous vous réveiller ? mettre en place les conditions d'une ha une autre agriculture nourricière et responsable. Dire qu'on a besoin de règles justes qui interdisent qu'on fasse n'importe quoi.

Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, un jour vous serez poursuivis pour une action criminelle pour mise en danger de la vie d'autrui. Vous trouverez ça injuste, mais c'est maintenant qu'il faut y penser. Mais main dans la main avec l'extrême droite, le gouvernement semble avoir oublié que ce second mandat Macron devait donner la priorité à l'écologie.

On poursuit avec le Rassemblement national de nouveau dans le viseur du parquet européen. Nouveaux ennuis judiciaires pour le RN. Le parquet européen a annoncer ce mardi avoir ouvert une enquête sur le Rassemblement national et leurs alliés d'extrême droite à Bruxelles.

Soupçonné de diverses irrégularités financières. Après la condamnation en mars de Marine Le Pen et de 24 coprévenus dans le procès des emplois fictifs, le RN criait à l'injustice. Cette fois-ci, le participe à vouloir condamner les délinquants évoque un harcèlement.

Euh j'y vois le signe d'une nouvelle opération de harcèlement euh de la part de l'administration du Parlement européen qui euh de manière euh extrêmement inquiétante a pris la responsabilité de diffuser euh des correspondances internes. Mais le RN semble avoir du mal avec l'utilisation de l'argent public. La direction du Parlement accuse le parti et ses alliés d'avoir indument dépensé plus de 4,3 million d'euros entre 2019 et 2024 et d'avoir octroyé des dons à des associations n'ayant aucun lien avec Bruxelles, notamment des sociétés liées à des proches de Marine Le Pen comme celle de son ancien conseiller Frédéric Châtillon.

Et on termine avec l'actualité internationale et la visite d'Emmanuel Macron à Londres sur fond de débat sur l'immigration. Visite d'État à Londres pour Emmanuel Macron. Après des relations tant du poste Brexit, ce voyage de 3 jours veut surjouer l'entente cordiale entre les deux pays.

C'est la première venue outreemanche d'un dirigeant de l'Union européenne depuis le Brexit et la première pour un président français depuis Nicolas Sarkozy en 2008. Au menu, tout le folklore de la monarchie avec cérémonie au château de Winsor et hommage à Ellisabeth II. Côté diplomatie, ce sera jeudi au 10 Downing Street avec le premier ministre Kir Stermer.

Sur l'immigration, la France et l'Angleterre semblent raccord pour agir main dans la main et sans humanité. La France la sert désormais des embarcations en mer, une doctrine saluée par Londres. Autre point qui sera abordé, la coalition des volontaires et la coopération militaire pour mettre fin à l'invasion russe en Ukraine.

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Ah.

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