«On ne confisque pas le vote des Français» : Robert Ménard se réjouit de la candidature de Le Pen
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité dans la grande interview sur CNews et Européens, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.
Bonjour Laurent Serrat.
Maire de Béziers, parlons de Marine Le Pen, qui a donc annoncé sa candidature cette semaine, malgré sa condamnation en appel à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique dans l'affaire des emplois du Parlement européen. Sa peine d'inéligibilité a été ramenée à 15 mois ferme, elle a donc été purgée, elle a décidé de se pourvoir en cassation. Est-ce que le fait qu'elle puisse se présenter, qu'elle soit candidate, c'est une bonne nouvelle pour vous et pour la démocratie ?
Mais bien sûr que c'est une bonne nouvelle. On peut penser, moi je ne pense pas du bien de ce qu'a fait le Rassemblement national avec cette histoire d'attaché parlementaire, mais ça c'est un problème. La deuxième, est-ce que, en l'occurrence, trois juges vont décider eux si vous, si moi, on peut voter ou pas pour quelqu'un ? Écoutez, si les gens pensent que c'est une faute morale, que c'est pas bien et tout, ils auront l'occasion de le dire. Dans les urnes. Dans les urnes. Et je trouve que c'est une sage décision d'avoir remis au fond les clés à Marine Le Pen en disant, vous décidez ou pas. Elle a décidé, ensuite chacun en pense ce qu'il veut. Mais évidemment que c'est une bonne chose.
On ne peut pas confisquer. Ça a l'air des mots, mais ça n'en est pas. On ne confisque pas le vote des Français. En plus, attendez, là vous avez vu, il y a en gros plus d'un tiers des Français qui s'apprêtent à voter pour elle. Vous ne pouvez pas leur dire, mais écoutez, on ne va pas vous demander votre avis, c'est nous qui décidons. Alors après, vous pouvez dire, c'est pas bien et je ne vote pas pour elle. C'est autre chose.
Robert Ménard