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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 29 mai 2025 24 min

TVA sociale, suppression des ZFE, tacle de Marine Le Pen à Jordan Bardella... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, les députés dont vous faites partie ont supprimé hier soir à l'Assemblée nationale les zones à faible émission, ces ZFE qui devaient concerner une quarantaine de métropoles françaises à titre obligatoire. Ce ne sera donc pas le cas, sauf si cela devait changer en commission mixte paritaire. Malgré tout, la pollution de l'air en France cause 40 000 décès chaque année. Est-ce que c'est vraiment le bon calcul de supprimer des zones qui auraient dû conduire à moins de pollution dans les villes ?

0:32
Laurent Jacobelli

Lutter contre la pollution de l'air, il faut le faire. Lutter contre les pauvres, non. Pas dans notre République, une République sociale, une République de liberté et une République d'égalité. Dire à des Français qui ont une voiture qui a 5 à 10 ans qu'ils ne peuvent plus aller en centre-ville et que ceux qui ont un 4x4 flambonneuf, eux, peuvent continuer à rouler, c'est injuste, profondément injuste et inefficace. Je ne vois pas pourquoi on interédirait les centres urbains aux classes moyennes ou aux classes les plus fragiles. On vit dans une société complètement schizophrène. On a expliqué aux Français depuis des années que la métropolisation était la solution.

Tous les hôpitaux allaient être en centre-ville, ce qui expliquait qu'on ferme les hôpitaux de campagne. Tous les services publics allaient être en centre-ville, ce qui expliquait qu'on fermait les services publics ailleurs. Et maintenant, on dit à ces gens qui sont obligés d'aller en centre-ville pour étudier, pour se soigner, pour faire leur démarche, vous ne pouvez plus y aller.

1:28
Présentateur

Vous dites, Laurent Jacobédi, lutter contre la pollution de l'air, il faut le faire. Vous faites comment ?

1:33
Laurent Jacobelli

Mais il y a plein de raisons. D'abord, vous savez que les pneus polluent autant que le gasoil, par exemple, ou que l'essence. Donc, tant qu'il y aura des voitures, il y aura de la pollution. Ce qu'il faudrait...

1:43
Présentateur

Vous ne suggérez pas d'enlever les pneus des voitures, quand même ?

1:45
Laurent Jacobelli

Non, ce n'est pas ce que je suggère. Ce que je suggère, c'est que le réseau ferré soit développé pour que les Français puissent avoir le choix de prendre le train. Mais moi, je vis, par exemple, dans une région, le Grand Est, où le président du Conseil Régional vient d'annoncer la fermeture de guichets dans les gares. Donc, tant qu'on dit aux gens, ne prenez pas les transports en commun, nous n'avons plus d'argent pour les... Mais ne prenez pas non plus vos voitures, on les assigne à résidence. C'est une apartheid sociale, elle a explosé hier, grâce au travail du Rassemblement National depuis le début de la ZFE.

C'est grâce à nous, je tiens à le dire à votre antenne, c'est une superbe nouvelle pour la liberté, c'est une superbe nouvelle pour l'égalité de tous.

2:22
Invité

Mais Laurent Jacobelli, il n'y avait pas moyen de trouver des aménagements plutôt que de supprimer carrément ces ZFE ? Vous n'avez même pas accepté la proposition du gouvernement qui laissait obligatoire les ZFE à Paris et Lyon et qui laissait la main éventuellement aux autres communes d'instaurer librement ces ZFE pour lutter contre la pollution.

2:39
Laurent Jacobelli

Vous voulez libérer Paris et Lyon de la pollution ? Libérez-les de la gauche ? Celle qui fait que les bouchons sont permanents ? À Paris, pour faire un kilomètre, vous mettez une heure...

2:49
Présentateur

Et vous n'a pas échappé que les électeurs ont voté à Paris comme à Lyon ?

2:51
Laurent Jacobelli

Très bien, mais vous mettez une heure et pendant cette heure, quand vous êtes quasiment à l'arrêt, vous polluez beaucoup plus que si vous rouliez normalement. Donc voilà une solution concrète, ne plus voter à gauche, mais plus sérieusement.

3:01
Invité

Il ne faudrait pas de l'accompagnement social pour que les Français puissent acheter des véhicules moins polluants ?

3:07
Laurent Jacobelli

Laissez-les tranquilles. Moi je vais vous dire, laissez les Français tranquilles. La moitié de la pollution en France, c'est dû au mouvement d'importation et d'exportation. Donc laissez-les, et notamment aux importations qui viennent de Chine, laissez-les tranquilles. Moi je suis très heureux aussi que nous ayons voté la fin de l'interdiction de construire des usines, des entreprises dans les fameuses ZAN. Oui, le zéro artificialisation. Exactement, puisqu'on avait le droit de construire. Et je suis très heureux qu'on ait remis en selle la loi Duplomb qui va permettre à nos agriculteurs de produire. Il y en a marre de l'enfer vert, il y en a marre de ces normes abusives.

Mais attendez, pardon Laurent Jacovelli, il faut maintenant prendre les vraies solutions.

3:40
Présentateur

Vous avez parlé de la loi Duplomb sur par exemple les néonicotinoïdes. On voit que l'acétamipride, certes on n'a pas forcément de preuves sur le caractère cancérigène pour les humains, faute d'enquête. On voit en revanche que c'est mauvais pour les oiseaux, pour les abeilles, que c'est mauvais pour la biodiversité. Je veux bien que ce soit l'enfer vert, mais c'est quand même aussi une réalité. Merci de prendre soin des oiseaux et de la biodiversité.

4:03
Laurent Jacobelli

Mais vous avez raison, il n'y a rien d'ironique, mais je tiens aussi à ce qu'on prenne soin des français, des agriculteurs. Je vais terminer ma phrase parce que sinon ça n'a aucun sens. Aujourd'hui, dire aux agriculteurs français, vous devrez supporter des normes supérieures à ceux de vos autres partenaires européens, avoir des restrictions supérieures à celles de vos voisins européens. C'est les mettre en situation de concurrence déloyale. Si c'est dangereux, c'est dangereux que ça soit produit au Chili, en Italie ou en France. Si ça ne l'est pas, alors nous pouvons produire.

Vous savez, par exemple, ça a joué sur la production de noisettes, désolé d'aller dans les détails, qui n'attirent pas les abeilles. Donc, une fois encore, ces normes sont souvent absurdes. Elles sont prises pour des raisons idéologiques.

4:45
Présentateur

Ça concerne surtout la production de betterave en l'occurrence.

4:48
Laurent Jacobelli

Elles sont prises, oui, betterave aussi. Elles sont prises par des idéologues verts qui veulent pourrir la vie des gens, qui n'ont de cesse de réduire nos libertés.

4:56
Invité

La planète et la santé de nos concitoyens.

4:58
Laurent Jacobelli

Sauf que leurs mesures ne sont pas utiles. Vous voulez protéger la planète, alors limitez les importations, notamment venues de Chine, qui polluent comme pas d'eux. Aidez les Français, effectivement, à s'équiper de manière moins polluante. Mais je vais vous dire, l'enfer vert que nous font vivre ces talibans écolos ne protègent pas l'environnement. Et comme le disait le président Pompidou, que je vais me permettre de paraphraser, arrêtez d'emmerder les Français.

5:25
Invité

Laurent Jacobelli a un autre sujet sur la table du gouvernement en ce moment. C'est la préparation du budget. François Bayrou ne ferme pas la porte à l'instauration d'une TVA sociale pour que le financement de la protection sociale ne repousse plus uniquement sur les actifs. Est-ce que la TVA sociale, c'est une bonne idée pour vous ?

5:42
Laurent Jacobelli

Non. Le Premier ministre ferait mieux de voir l'éléphant au milieu du couloir. Le problème que nous avons, ce n'est pas que nous n'avons pas assez de recettes. Les recettes fiscales augmentent de manière régulière depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, la TVA y compris. Le problème, c'est qu'il y a des dépenses indues, des dépenses injustes. Par exemple, avant de demander, comme l'a fait le Premier ministre, des efforts à l'ensemble des Français...

6:06
Présentateur

Pardon Laurent Jacobelli, je me permets une petite rectification. L'année dernière, dans le budget, la réalité est qu'il y a eu un problème de recettes. Non, il y a eu un problème de dépenses. Il peut y avoir un problème de dépenses, mais il y a eu en l'espèce un problème de recettes qui ont été moins fortes que prévues.

6:19
Laurent Jacobelli

On va faire un pari, et j'appelle vos auditeurs à le surveiller, c'est que je vais terminer une phrase au moins une fois dans l'émission. Je me permets aussi de corriger. Non, mais vous pouvez corriger, mais je ne reste pas d'accord avec vous. Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas assez d'argent ? Parce qu'il y avait trop de dépenses. Voilà. Tous ceux qui gèrent un budget le comprennent. Trop de dépenses d'immigration, je l'ai dit. Il y a des dizaines de milliards à trouver dans l'économie sur l'immigration, à la fois le traitement de l'immigration, à la fois sur la santé gratuite pour les migrants clandestins, à la fois sur les aides sociales indues à un certain nombre de migrants.

Il y a de l'argent à trouver dans le budget de l'Union Européenne.

6:52
Invité

Je rappelle qu'il y a 10 milliards d'écart entre ce que nous donnons à l'Europe et ce que nous recevons.

7:00
Laurent Jacobelli

Des économies dans le millefeuille administratif, la région Grand Est, je vais la reciter, c'est la réunion de trois anciennes régions. Eh bien, les frais de gestion de cette région coûtent 25% plus cher qu'avant. Donc, il y a de l'argent à trouver. Et avant de faire les poches des Français, cet État devrait faire une cure d'amaigrissement.

7:17
Invité

Sur la TVA sociale, précisément Laurent Jacobelli, ça permettrait, selon certaines estimations, de faire rentrer dans les caisses de l'État 13 milliards d'euros, tout en excluant les produits de première nécessité de cette éventuelle hausse de la TVA. On peut se passer aujourd'hui de ces 13 milliards que pourrait rapporter la TVA sociale ?

7:32
Laurent Jacobelli

Trop d'impôts tue l'impôt. À force d'avoir trop d'impôts sur les entreprises, trop d'impôts sur les particuliers, on ralentit la consommation et on incite les entrepreneurs à partir ailleurs. Et donc, au final, il y a toujours moins de gens qui payent toujours plus d'impôts.

7:44
Présentateur

Alors, pardon, Laurent Jacobelli, je me permets encore de vous corriger. Désolé, mais effectivement, je vous le confirme, augmenter la TVA, c'est aussi pour permettre de baisser les charges. Et donc, qui vous a dit ça ? Ça fait partie des pistes. Vous avez entendu le Premier ministre le dire. Ça permet d'augmenter les salaires nets. En tout cas, c'est ce que disent les économistes avec l'idée d'augmenter les salaires nets, peut-être.

8:04
Invité

Et c'est ce que préconise le patronal. L'idée est donc de ne pas faire pour peser l'effort sur les entreprises.

8:08
Laurent Jacobelli

Mais d'abord, j'ai toujours une forme d'admiration pour une forme de naïveté, parce que je pense que c'est réjouissant. Mais malheureusement, il faut être concret. Vous croyez vraiment que le Premier ministre va redonner dans la poche gauche ce qu'il a pris dans la poche droite au moment où il annonce 40 milliards de déficit dans le budget ? Bien sûr que non. Vous êtes d'une naïveté confondante. S'il veut augmenter la TVA, c'est pour faire rentrer plus d'argent dans les caisses et pas pour faire un jeu de vase communiquant. Soyons clairs.

Et puis, la TVA, aujourd'hui, il faut la diminuer, pas l'augmenter, la diminuer sur les énergies, la faire passer à 5,5 et la réduire à zéro, temporairement, sur les produits de première nécessité. C'est une proposition, effectivement... Ça relancera la consommation, donc la production, donc l'emploi. Je le répète, trop d'impôts. Tout l'impôt, nous sommes les plus imposés du monde et malheureusement, nous sommes ceux dont la croissance est la plus faible parmi nos voisins européens depuis des années.

8:58
Invité

Et si jamais, dans le futur budget, il y a un projet de TVA sociale, est-ce que ça veut dire censure pour le Rassemblement National ?

9:04
Laurent Jacobelli

Ça commence à sentir la censure, en effet. Si le Premier ministre persiste à vouloir faire payer ceux qui travaillent, ceux qui ont travaillé, ceux qui recherchent un emploi, ceux qui sont malades pour essayer de combler leur mauvaise gestion des données publiques, alors, oui, on se dirige clairement vers une censure.

9:21
Invité

Vous dites ceux qui ont travaillé, ça veut dire que quand vous entendez, par exemple, Marie-Élise Léon, la patronne de la CFDT, qui n'exclut pas qu'on fasse contribuer à la protection sociale les retraités les plus aisés, ça veut dire que ceux qui ont travaillé, on n'y touche pas non plus ?

9:33
Laurent Jacobelli

Bien sûr que non, ils ont travaillé toute leur vie, ils ont droit à une retraite bien méritée, ils ont droit à avoir des revenus stables et qui augmentent en fonction de l'inflation, et il ne faut pas s'en prendre à eux. Cette volonté systématique d'aller creuser, d'aller gratter le moindre centime dans la poche de ceux qui ont contribué à l'essor de la nation pour financer le travail plutôt mauvais et nuisible de ceux qui affaiblissent la nation,

10:02
Présentateur

Vous savez, Laurent, j'ai dit que les retraites, ça représente 400 milliards d'euros et que les dépenses sociales, globalement, c'est plus de 900 milliards. Ce que j'essaye de vous faire comprendre. Non, mais ça veut dire que sur ces 900 milliards, globalement, on ne fait pas un euro d'économie. Ce que j'essaye de vous faire comprendre,

10:19
Laurent Jacobelli

c'est que tant qu'on dira, il faut taxer le travail, il faut taxer les retraites, il faut taxer la consommation, on réduira l'espace économique, d'essor économique de notre pays et on aggravera à la fois la pression fiscale et à la fois la dette et à la fois les déficits budgétaires. Il faut que notre pays redevienne business friendly, comme on dit. Il faut que notre pays récompense à nouveau le travail. Ce qui coûte le plus cher, c'est le modèle social ? Non, ce qui coûte le plus cher, aujourd'hui, c'est la mauvaise gestion de l'État, c'est l'immigration et c'est l'Europe. L'immigration coûte plus cher que le modèle social ? L'immigration, en tout cas, c'est de l'argent induit.

Donc, une fois encore, laissez tranquille les Français, je ne vais pas refaire la citation, mais quand on travaille, quand on contribue à la richesse nationale et qu'on est tendu à la fin, croyez-moi, c'est désespérant. Pourquoi la France, qui est le pays le plus taxé, est à la fois le pays le plus endetté, et qui croit le moins, c'est parce qu'il est mal géré. Et tous ceux qui tiennent le budget familial et qui nous écoutent l'ont compris. Si à la fin du mois, vous avez moins mangé que d'habitude, mais qu'il y a encore moins d'argent dans les caisses, c'est qu'il y a un problème. La seule question qu'on doit se poser, c'est où va l'argent ?

11:27
Invité

Le budget de l'État n'est pas exactement le budget d'une famille.

11:30
Laurent Jacobelli

J'ai compris, vous me permettrez de faire des comparaisons. Le 830 France Info, Aurélie Herbemont, Adrien Bec.

11:39
Invité

Nous sommes toujours avec Laurent Jacobelli, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Laurent Jacobelli, la vice-présidente de l'Assemblée, Naïma Mouchou, a remis hier son rapport à François Bayrou sur les armes blanches détenues par les mineurs. Rapport qui fait une cinquantaine de préconisations, notamment l'interdiction de vendre et détenir des grands couteaux de 40 cm, traquer la vente de ces grands couteaux sur les réseaux sociaux. Est-ce que ça va dans le bon sens ?

12:04
Laurent Jacobelli

Écoutez, c'est une piste. Maintenant, on a un vrai problème avec la violence des mineurs. On a un vrai problème avec les agressions de mineurs par des mineurs. 57% des crimes de mineurs sont dus à l'arme blanche. Maintenant, vous savez, c'est comme dire, arrêtez les accidents de voiture, interdisons de vendre des voitures, et puis fermons les magasins de bricolage où on peut trouver des scies et des marteaux. Je pense qu'il faut prendre des mesures beaucoup plus profondes, des mesures peut-être un peu moins cosmétiques.

12:28
Invité

Il y a aussi une proposition de mettre de la vidéosurveillance dans les entrées des établissements et pourquoi pas de l'expérimenter à l'intérieur des établissements. Est-ce que ça, c'est de nature à protéger les élèves ?

12:40
Laurent Jacobelli

C'est une solution de court terme, mais il faut régler le problème de fond. Le problème de fond de notre pays, c'est qu'il y a un ensauvagement de la société dont les mineurs, malheureusement, sont aussi les victimes. Et puis, il y a un laxisme généralisé. Je pense qu'il faut mettre des mesures structurelles. Ça demande beaucoup plus de courage que des mesures superficielles. Ou, par exemple, en finir avec l'excuse de minorité.

Quand quelqu'un qui a 14 ans, 15 ans, agresse quelqu'un d'autre, par exemple à l'arme blanche, mais avec toute autre arme par destination, des peines d'enfermement dans des centres spécialisés de courte durée, bien sûr, doivent être prononcées dès la première infraction. Pourquoi ? Pour lui montrer la différence entre le bien et le mal.

13:18
Présentateur

Est-ce que vous avez la certitude, Laurent Jacobélique, que ça changerait ce peut-être changement culturel que l'on voit en ce moment sur la violence ? Est-ce que ça a une vertu éducative ? D'autres pays le font.

13:28
Laurent Jacobelli

Et apparemment, ça montre que ça marche. C'est le cas aux Pays-Bas. Et puis, il y a d'autres solutions à prendre. Il y a aussi une défection des parents. Quand un gamin est lâché seul dans la rue avec une arme par destination et qu'il agresse quelqu'un d'autre, c'est probablement qu'il y a un problème d'éducation. Dans ce cas, il faut demander aux parents de faire un effort. Et puisqu'ils ne le comprennent pas parfois, réduire les allocations sociales ou les aides de logement qu'ils peuvent avoir. Il y a tout un chapelet de mesures.

Donc, excuse de minorité, peine courte pour les mineurs dès la première infraction, responsabilisation des parents, c'est ramener l'autorité, ramener l'autorité, ramener le respect, ramener l'ordre partout. C'est ça qui marchera. Parce que sinon, on peut tout interdire. Vous savez, si vous voulez planter un stylo dans l'œil de votre voisin, vous pouvez le faire. On ne va pas interdire les stylos. Donc, il y a un moment, il y a des mesures d'urgence à prendre. Je comprends ce qu'a dit la vice-présidente Moutchou et ça fait sens.

14:20
Invité

Mais vous espérez que le Premier ministre ira plus loin ?

14:23
Laurent Jacobelli

Ce Premier ministre-là, s'il peut agir.

14:26
Présentateur

Laurent Jacob, Gabriel Attal a suscité le débat, y compris jusque dans son propre camp, en proposant d'interdire le voile chez les mineurs de moins de 15 ans. Je vois que vous souriez, en tout cas. Vous pensez que ce n'est pas une bonne idée ?

14:38
Laurent Jacobelli

Moi, je ne comprends pas Gabriel Attal. Moi, j'ai peur qu'il ait juste le besoin d'exister. Vous savez, ça aurait été l'étoile la plus filante de la vie politique française pour exister aujourd'hui. Il reprend certaines de nos mesures qu'il critiquait il y a un an. Mais il les reprend mal.

14:51
Présentateur

Alors, la mesure pour l'Assemblée nationale, c'est pour toutes les femmes,

14:56
Laurent Jacobelli

l'interdiction du voile dans l'espace public. On peut porter le voile dans l'espace public. Aujourd'hui, on a un vrai problème. Je pense qu'il faut prendre un peu de hauteur, si vous me permettez. On a un problème avec l'entrisme des frères musulmans, qu'on dénonce depuis 15 ans. D'ailleurs, sous les lansis et les colibètes, tout le monde, même parfois sous les insultes. Aujourd'hui, tout le monde s'en aperçoit tant mieux. Prenons des mesures. Fermons les mosquées, les 139 mosquées liées aux frères musulmans. Renvoyons chez eux les prêcheurs de haine. Arrêtons les financements, notamment par le Qatar, d'un certain nombre d'institutions.

D'ailleurs, brisons l'accord fiscal avec le Qatar, qui est, on le sait, un des pays financeurs des frères musulmans. Interdisons le frérisme. Voilà. Interdisons le frérisme. Le nazisme est bien interdit. Et c'est tant mieux. En France, on ne peut pas prononcer des mots qui appellent à cette idéologie. Au plat de sain, Laurent Jacobéli, tout ça est un peu plus complexe. Il faut prendre des mesures concrètes et profondes.

15:42
Présentateur

Vous êtes toujours favorable, si demain, en 2027, vous arrivez au pouvoir, il n'y a plus de voile dans la rue. Pas du jour au lendemain. Il faudra prendre le temps. En tout cas, ça sera votre volonté.

15:49
Laurent Jacobelli

Mais bien sûr. Pourquoi ? Parce que le voile, d'abord, c'est un symbole religieux. C'est une affirmation religieuse. Mais c'est valable pour l'ensemble. Est-ce que, par exemple, la kippa...

15:56
Invité

Est-ce que vous interdisez la kippa ?

15:58
Laurent Jacobelli

Écoutez, aujourd'hui, est-ce qu'il y a un problème ? Moi, je veux bien... Il faut interdire les signes religieux. Mais on ne va pas se mentir. Aujourd'hui, qui fait de l'entrisme ? Qui essaye de remplacer les lois de la République par les lois d'une religion ? Clairement, c'est l'islam radical. Et je dis bien radical, pas l'islam.

16:13
Invité

Sauf que Laurent Jacobelli, en 2012, Marine Le Pen, que vous connaissez bien, disait, il est évident que si on supprime le voile, on supprime la kippa dans l'espace public.

16:21
Laurent Jacobelli

Non, mais on ne pourra pas faire de... Non, mais attendez. Moi, je veux bien qu'on ait un débat détourné. Aujourd'hui, en France, en 2025, au moment où on se parle, qui essaye, dans l'espace public, de convaincre à la conversion ?

16:33
Invité

Mais pour vous, toutes les femmes voilées représentent un danger.

16:35
Laurent Jacobelli

Mais pas les femmes voilées en tant que telles.

16:37
Invité

Comment vous définissez un voile ?

16:40
Laurent Jacobelli

Je les respecte autant que les autres. La laïcité garantit la liberté

16:44
Invité

de pratiquer sa religion.

16:45
Laurent Jacobelli

C'est un peu complexe. Donc, si vous me laissez un mot toutes les dix secondes, ça va être compliqué. Juste, laissez-moi 30 secondes pour vous l'expliquer calmement. Aujourd'hui, le voile n'est pas conforme à notre tradition, ni même au respect que nous avons en France pour l'égalité entre l'homme et la femme. Aujourd'hui, le voile est un outil de revendication religieuse. Il y a des gamines de 15 ans qui ne portaient pas le voile deux semaines avant, qui veulent le porter un peu par symbole de réaction contre la société. Et puis, il y a des femmes qui ont force à porter le voile. Tout cela n'est pas conforme aux valeurs de la République française, à ce que nous portons.

Mais Laurent Jacoméli, il y a aussi des femmes

17:17
Présentateur

qui ont 70 ans qui portent le voile.

17:19
Laurent Jacobelli

Mais vous comprenez bien. Si vous essayez de me dire que nous allons être inhumains, que nous allons mettre un policier derrière chaque femme, je ne vous le dirai pas parce que ce n'est pas vrai. nous amènerons cette mesure de manière progressive et humaine dans le respect de toutes les femmes parce que nous avons la profonde conviction que c'est aussi pour le bien des femmes. Et donc, ce n'est pas une mesure qui est juste negative. Mais parce que d'abord, nous prendrons les bonnes solutions.

Quand nous aurons mis en place toutes les solutions que je vous ai énoncées contre l'offréisme, quand nous arrêterons d'importer un islam radical en contrôlant et en diminuant massivement l'immigration, vous verrez que de lui-même, le problème se réglera qu'un certain nombre de femmes s'émanciperont parce qu'elles auront le pouvoir de le faire et qu'elles sauront que la société les soutient. Il faut un peu de nuance en la matière et arrêter de caricaturer nos propositions.

18:09
Invité

Laurent Jacobelli, Marine Le Pen est en Nouvelle-Calédonie ces jours-ci. Emmanuel Macron va réunir mi-juin à Paris les forces politiques loyalistes et indépendantistes. Est-ce que c'est une bonne chose que le chef de l'État reprenne la main dans ce dossier éminemment compliqué ?

18:23
Laurent Jacobelli

C'est son rôle, mais son rôle n'est pas de le faire de manière solitaire. C'est bien qu'il écoute notamment la chef de l'opposition aujourd'hui qui est Marine Le Pen qui est en ce moment en Nouvelle-Calédonie et qui fait des propositions extrêmement concrètes. Depuis qu'Édouard Philippe a été Premier ministre au début de l'ère Macron, des dialogues annuels qui avaient lieu entre les différentes sensibilités en Nouvelle-Calédonie se sont arrêtés. Or, ce fil de dialogue permettait une discussion permanente. Aujourd'hui, on veut une réponse institutionnelle absolument.

Mais vous savez, les néo-calédoniens, quelles que soient leurs opinions, qu'ils veulent l'indépendance ou qu'ils veulent continuer à rester dans l'espace français, ils ont besoin de travailler, de se nourrir, d'être éduqués et ils ont besoin d'une société qui fonctionne. Alors, ce que propose Marine Le Pen, c'est réfléchissons à l'avenir économique, réfléchissons à l'avenir social de la Nouvelle-Calédonie Mais vous laissez de côté

19:09
Invité

la question institutionnelle ?

19:10
Laurent Jacobelli

Bien sûr que non. Reportons-la, à 40 ans par exemple, pour savoir...

19:16
Invité

Ça veut dire que pendant 40 ans, on ne sait pas exactement ce qu'il se passe pour la relation entre la Nouvelle-Calédonie et...

19:20
Laurent Jacobelli

Il y a eu trois référendums, les trois ont dit rattachement à la France. Nous, on veut bien qu'il y ait à nouveau une consultation, mais cette consultation, elle doit avoir lieu dans un domaine serein, dans une Nouvelle-Calédonie qui peut réfléchir à son avenir. Vous savez, quand il y a un référendum tous les deux ans et où... C'était prévu par les accords de Nouméa qu'il y ait un processus

19:38
Invité

avec trois référendums approchés.

19:40
Laurent Jacobelli

Il y a un moment, il faut changer puisque ces référendums ont eu lieu. Maintenant, laissons un peu le temps à la Nouvelle-Calédonie parce que sinon, personne n'investira en Nouvelle-Calédonie s'il ne sait pas ce qu'elle deviendra l'année suivante. Personne ne voudra développer l'industrie du nickel, l'industrie du tourisme. Mais quand même, il n'y a aucune perspective. Laissons la perspective de plusieurs décennies à ceux qui veulent investir et travailler en Nouvelle-Calédonie pour assurer un espoir et un avenir au Néo-Calédonien.

20:03
Présentateur

D'un point de vue démocratique, vous savez qu'il y a la question du dégel du corps électoral. C'est un peu complexe mais tout le monde ne peut pas voter en Nouvelle-Calédonie parce qu'il faut y habiter depuis une certaine date. C'est évidemment... Il faut être installé

20:14
Invité

avant 1998 quand on n'est pas canac.

20:16
Présentateur

C'est au cœur du sujet. C'est vrai que pendant 40 ans, ça ne bouge plus. Je n'ai pas dit ça non plus.

20:23
Laurent Jacobelli

Mais une fois encore, tout doit se faire par le dialogue. Pourquoi ça n'a pas marché ? Parce que lorsque l'Assemblée a eu à se prononcer sur l'ouverture des listes électorales pour faire ça...

20:34
Invité

Et c'est ça qui a déclenché les émeutes et les violences

20:36
Laurent Jacobelli

en Nouvelle-Calédonie. Ça s'est fait depuis Paris pratiquement sans concertation. Comment on peut croire que ça peut marcher ? Il faut parler, il faut dialoguer, il faut prendre le temps et le temps long parce que sinon, on ne s'en sortira pas. Nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie, quelles que soient leurs opinions, quelles que soient leurs visions de leur territoire, doivent avoir le temps de la discussion, de la réflexion avec notre gouvernement et avec le leader de l'opposition qui est Marine Le Pen et qui a décidé de faire avancer le dossier. Merci à elle. C'est Marine Le Pen qui va en Nouvelle-Calédonie.

21:09
Présentateur

Pourquoi ce n'est pas

21:10
Laurent Jacobelli

Jordan Bardella ? Parce que, vous le savez bien, il y a un partage des tâches et qu'en général, quand l'un est quelque part, l'autre reste en France... Est-ce que ça veut dire que Jordan Bardella ne connaît pas le sujet ? Non, pas du tout. Vous savez, quand Jordan Bardella... Non, pas du tout,

21:24
Invité

il ne le connaît pas ?

21:25
Laurent Jacobelli

Non, ça ne veut pas dire ça.

21:26
Invité

Ça ne veut pas dire ça.

21:28
Présentateur

Non, non, pas Jordan Bardella. C'est pourtant, on va l'écouter parce que ça nous a interpellé ce matin. C'est ce qu'a dit à peu près Marine Le Pen sur France Info ce matin. Alors, on écoute. Je ne suis pas sûre que Jordan, pour le coup, connaisse très bien les problématiques de la Nouvelle-Calédonie. Donc, voilà, on se partage nos talents, en disant nous.

21:45
Invité

Ça veut dire que si jamais c'est Jordan Bardella qui doit être candidat à la présidentielle parce que Marine Le Pen, rappelons-le, aujourd'hui, n'est pas en capacité de le faire après sa condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires européens, qu'il y aura un procès en appel avant la présidentielle, ça veut dire que Jordan Bardella, il va falloir qu'il travaille des sujets comme la Nouvelle-Calédonie si jamais c'est lui qui doit vous représenter.

22:07
Laurent Jacobelli

Vous savez, quand Jordan Bardella est allé en Israël ou qu'il est allé au Vatican, Marine Le Pen, elle, est restée en France. Je veux dire, il y a un partage des tâches, Marine Le Pen vient de le dire, ne déformez pas ses propos. Après, chacun est plus ou moins expert en un domaine, chacun complète l'autre et chacun partage son savoir et sa connaissance et sa compétence avec l'autre. C'est la force d'un duo, c'est la force d'un tandem. Nous avons cette puissance unique par rapport à votre parti politique. Mais ça veut aussi dire,

22:29
Présentateur

d'un autre côté, Laurent Jacobelli, si on se projette et que Marine Le Pen pouvait être candidate et Jordan Bardella son Premier ministre, que Jordan Bardella ne s'occuperait donc pas de la Nouvelle-Calédonie qui est pourtant un dossier souvent dévolu au Premier ministre.

22:40
Laurent Jacobelli

Il me semble que vous allez vite en conclusion. Je pense qu'en tant que Premier ministre, Jordan Bardella s'occuperait de la Nouvelle-Calédonie. D'abord, il ne serait pas seul. Nous avons en France des administrations. Il y a Marine Le Pen qui n'est pas loin. D'autres l'ont fait en n'ayant jamais mis les pieds en Nouvelle-Calédonie et en n'ayant peut-être pas les compétences de Jordan. Je vois bien ce que vous essayez de faire. Vous n'arriverez pas à créer une vision. On n'essaie de rien de faire.

23:05
Présentateur

On a été surpris par cette phrase de Marine Le Pen, simplement.

23:08
Laurent Jacobelli

Mais chacun a des domaines où il est un peu plus aguerri que l'autre. Vous savez bien ce que ça veut dire, Laurent Jacobelli. Vous faites de la politique. Je sais bien ce que vous voudriez que ça veuille dire. Elle rappelle que c'est elle la patronne. Elle est la patronne. Elle est notre candidate légitime. Elle est la patronne du groupe à l'Assemblée nationale.

23:23
Invité

Mais c'est confortable, Laurent Jacobelli, cette situation où vous avez...

23:26
Laurent Jacobelli

C'est exactement ce que dit aussi Jordan Bardella. J'ai bien compris où vous vouliez en venir. Vous voulez jouer ce storytelling et c'est naturel parce que vous avez envie d'un peu de piment dans la politique. Vous voulez dire que l'un... C'est pas vrai. Ils sont ensemble. C'est un duo. L'un travaille avec l'autre. On a une super équipe. Et rassurez-vous, tout va bien au Rassemblement national. Marine et Jordan travaillent ensemble et nous sommes très fiers d'avoir ce duo-là à notre tête.

23:54
Présentateur

Merci à vous, Laurent Jacobelli, député de la Moselle, porte-parole du Rassemblement national. Merci à vous, Aurélie Herbemont.

TVA sociale, suppression des ZFE, tacle de Marine Le Pen à Jordan Bardella... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli — Laurent Jacobelli · Pourquijevote