Contre la démolition de nos retraites, pour nos salaires, tous en grève le 19 janvier !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Nathalie ArthaudFait
« Macron devait sans doute penser que son attaque sur les retraites, ajoutée aux problèmes de pouvoir d'achat à la crise énergétique, à tous les problèmes qui nous tombent sur la tête il devait penser que ça allait mettre les travailleurs KO »
- 0:30Nathalie ArthaudFait
« il y a des millions de travailleurs qui sont remontés et en colère contre cette énième attaque sur les retraites et qui se préparent donc à faire grève et à se mobiliser jeudi prochain »
- 1:00Nathalie ArthaudFait
« Cette attaque sur les retraites est grossière et révoltante »
- 2:00Nathalie ArthaudChiffre
« le gouvernement a réussi à mettre sur la table 200 milliards au moment de la crise contre le Covid »
- 2:30Nathalie ArthaudChiffre
« chaque année il accorde quelques 160 milliards d'exonérations de cotisations, d'impôts, au grand patronat »
- 3:00Nathalie ArthaudChiffre
« Pour son dernier plan de relance, c'est quand même 100 milliards qu'il a mis sur la table »
- 3:30Nathalie ArthaudChiffre
« un trou des retraites qui serait estimé à 10 ou 15 milliards par an »
- 4:30Nathalie ArthaudFait
« les retraites des travailleurs soient payées par les profits c'est-à-dire par les richesses créés par les travailleurs eux-mêmes »
- 5:30Nathalie ArthaudFait
« Qui est responsable des hôpitaux qui sont en train de craquer ? »
- 6:00Nathalie ArthaudFait
« Qui est responsable des transports en commun qui n'arrivent plus à rouler comme il le faudrait ? »
- 8:00Nathalie ArthaudPromesse
« Pour avoir une chance de gagner, bien sûr qu'une journée ne suffira pas il faut réalité une mobilisation qui se développe qui inquiète le patronat »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cette semaine, journée de grève et de manifestation oblige, je vais parler de la riposte contre l'attaque sur les retraites. Macron devait sans doute penser que son attaque sur les retraites, ajoutée aux problèmes de pouvoir d'achat à la crise énergétique, à tous les problèmes qui nous tombent sur la tête il devait penser que ça allait mettre les travailleurs KO Eh bien le résultat c'est qu'il y a des millions de travailleurs qui sont remontés et en colère contre cette énième attaque sur les retraites et qui se préparent donc à faire grève et à se mobiliser jeudi prochain Et c'est une très bonne chose !
Cette attaque sur les retraites est grossière et révoltante Il n'y a jamais d'argent pour les travailleurs C'est bien simple : il n'y a pas d'argent pour les salaires, pas d'argent pour les hôpitaux, pas d'argent pour les transports en commun pas d'argent pour les écoles, il y a pas d'argent pour les retraites Dès qu'il s'agit des intérêts et des besoins des travailleurs il n'y a pas d'argent. De l'autre côté, qu'est-ce qu'on a vu ces dernières années ?
Le gouvernement a réussi à mettre sur la table 200 milliards au moment de la crise contre le Covid Chaque année il accorde quelques 160 milliards d'exonérations de cotisations, d'impôts, au grand patronat Pour son dernier plan de relance, c'est quand même 100 milliards qu'il a mis sur la table Sur deux ans, ça fait quand même 50 milliards par an Alors voilà, quand il s'agit d'arroser la grande bourgeoisie, là ça se compte par dizaines de milliards et pour un trou des retraites qui serait estimé à 10 ou 15 milliards par an, là catastrophe, il faut démolir le système des retraites Alors non, ce gouvernement et le grand patronat se moquent de nous.
Bien sûr les ministres ont tous repris la chanson qu'on connaît bien que le système par répartition est en déficit qu'il y a plus de retraités, moins d'actifs, etc. Mais ce n'est pas gravé dans le marbre que les actifs doivent payer pour les retraités C'est-à-dire que travailleurs doivent payer pour leur propre retraite Tout ça n'est pas gravé dans le marbre La véritable justice, ce serait que les retraites des travailleurs soient payées par les profits c'est-à-dire par les richesses créés par les travailleurs eux-mêmes ça serait de puiser dans ces masses colossales d'argent qui s'accumulent du côté de la grande bourgeoisie.
Pour intimider ceux qui se préparent à faire grève et à manifester, les ministres et le patronat dénoncent les blocages et la pagaille qui pourrait en découler Mais la pagaille, le chaos, c'est leur politique Qui est responsable des hôpitaux qui sont en train de craquer ? Qui est responsable des transports en commun qui n'arrivent plus à rouler comme il le faudrait ?
Aujourd'hui y compris les salariés qui doivent prendre leur voiture pour aller au travail ils ont du mal à faire leur plein, il faut que l'État leur verse un petit chèque La réalité, c'est qu'ils sont responsables du chaos de cette société parce qu'ils laissent les mains libres aux spéculateurs et aux affairistes Et tout ça aussi, il faut le dénoncer.
Alors jeudi, il faut être présent, se mobiliser en nombre Et pour se faire respecter, pour peser il faudra qu'on se batte tous ensemble le privé avec le public les travailleurs les plus âgés avec les plus jeunes Vous avez peut-être entendu comme moi un certain nombre de jeunes dire que toute façon la planète aura brûlé ou alors il y aura une guerre avant qu'ils puissent prendre leur retraite C'est pas faux, c'est vrai que ce sont des dangers qui nous menacent Mais c'est précisément en se levant en contestant la politique qui est menée y-compris sur les attaques et sur les reculs très concrets qui se posent à nous que nous serons à même de contester l'ensemble de cet ordre social Pour avoir une chance de gagner, bien sûr qu'une journée ne suffira pas il faut réalité une mobilisation qui se développe qui inquiète le patronat qui le touche au portefeuille qui lui fasse craindre un embrasement généralisé Pour l'heure, toutes les confédérations syndicales sont unies mais nous ne devons pas remettre notre sort entre leurs mains Pour se développer, la mobilisation doit être propagée et contrôlée par les travailleurs eux-mêmes.
Si nous réussissons à mettre toute la force que recèle le monde du travail dans ce combat, eh bien oui, nous pouvons faire reculer Macron
Nathalie Arthaud