Philippe Ballard : "Macron doit prendre ses responsabilités : dissolution ou démission !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
On a un sondage Opinion Way pour CNews Europe 1 et le JDD qui donne 33-34% pour le RN. Quelle est votre réaction ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Jordan Bardella a évoqué un accord de gouvernement avec les LR après les législatives. Ça pourrait aboutir à quoi ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Vous tendez la main aux électeurs ou également aux élus ?
- 4:00FerméeRéponse directe
S'il y a un Premier ministre de gauche, censure automatique ou pas du RN ?
- 4:38FerméeRéponse directe
S'il y a un texte demain pour suspendre la réforme des retraites, est-ce que vous le votez ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est très seul, avec des appels à sa démission. Qu'est-ce que vous dites ce matin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurChiffre
« Entre 33 et 34% des voix pour votre groupe RN et UDR. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Les Français, c'est un peu plus très mature politiquement. Et les chiffres le prouvent. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Il y a deux autres sondages qui sont sortis dernièrement qui montrent qu'une large majorité de Français ne souhaitent plus de ce funeste front républicain. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« On a beaucoup, malheureusement, de candidats qui ont perdu avec 48,7, 49,2% et là, il passerait. »
- 4:09Invité politiqueFait
« Censure. »
- 6:00Invité politiqueFait
« L'image de la France dans le monde, c'est catastrophique. »
Temps de parole
- Philippe Ballard63 %
- Présentateur31 %
- Invité5 %
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Philippe Ballard avec nous, bonjour Philippe Ballard. Bonjour Alain. Porte-parole du Rassemblement National, député RN de l'Oise. Bon, on a beaucoup de sujets à aborder. Évidemment, je voulais vous entendre déjà sur notre sondage, le sondage qu'on révèle ce matin, sondage Opinion Way, pour CNews Europe 1, le JDD. Entre 33 et 34% des voix pour votre groupe RN et UDR, qui est le parti d'Éric Ciotti. Ça varie en fonction de l'agglomérat des partis de gauche, mais ça ne bouge pas beaucoup. Un point de différence. Entre 33 et 34% pour le RN. Qu'est-ce que ça vous dit ? Quelle est votre réaction ?
Qu'est-ce que vous pensez, espérez, en cas de dissolution, s'il venait d'y avoir de nouvelles élections législatives ? Est-ce que vous réclamez au Rassemblement National ?
Oui, absolument. C'est la manière de s'en sortir par le haut. Mais les Français, c'est un peu plus très mature politiquement. Et les chiffres le prouvent. Là, ce sont des projections sur le premier tour. Mais si on se projette sur le deuxième tour, qui est in fine quand même le plus important, il y a deux autres sondages qui sont sortis dernièrement qui montrent qu'une large majorité de Français ne souhaitent plus de ce funeste front républicain, cette alliance des combines. quand les macronistes ont voté pour les mélenchonistes et les mélenchonistes pour les macronistes. Et LR a mis la main dans le pot de confiture jusqu'au coude également. Tout ça, ça ne passera pas.
Et si vous regardez les résultats du deuxième tour d'il y a un peu plus d'un an, on a beaucoup, malheureusement, de candidats qui ont perdu avec 48,7, 49,2%. Et là, il passerait. Donc, je pense que les Français en ont déjà assez de cette situation parce que ce qu'on vit ces dernières heures, c'est terrible. Donc, il faut en sortir, encore une fois, par le haut. Et le sondage que vous publiez aujourd'hui est extrêmement encourageant et réconfortant.
Alors, Jordan Bardella a ouvert la voie à un accord de gouvernement avec les LR après les législatives. Ça pourrait aboutir à quoi ? Et il y a une petite musique de rapprochement entre les LR et le RN. Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ce matin ?
Mais Jordan Bardella l'a redit hier, Marine Le Pen le dit. Nous, on tend la main à tous ceux qui, hors des combines politiciennes, ont la France chevillée au corps, veulent que la France retrouve sa grandeur. Donc, on tend la main à tout le monde, à droite, mais pas seulement à tous ceux qui sont patriotes et souverainistes. Alors, pour aller plus loin, parce qu'effectivement, vous faisiez cette...
Mais vous tendez la main aux électeurs ou également aux élus ?
Alors, on tend la main, mais à tout le monde, aux électeurs, aux militants, aux sympathisants et aux élus. Mais alors, on va être concret. Il y a une élection partielle dans le Tarn-et-Garonne. Au deuxième tour, vous aurez deux bulletins. Vous aurez un bulletin UDR, nos alliés ciotistes que nous soutenons. Donc, vous aurez un bulletin UDR-RN et un bulletin Parti Socialiste. C'est le nouveau Front populaire, avec LFI derrière. Sonia Mabrouk, hier matin, a posé la question à Bruno Retailleau. Vous choisissez quel bulletin ? Incapable d'avoir une réponse.
Alors, il a dit... Pas pour la gauche. Il a dit, je ne veux pas qu'on vote pour la gauche.
D'accord. Ça continue, quoi. Je veux dire, il n'y a pas de... Et le candidat LR... On a compris le message.
On a compris le message, mais bon.
Le candidat LR qui est arrivé le troisième, même chose, refuse de donner une consigne de vote, de dire, je vote pour le candidat UDR, pour notre allié ciotiste. Est-ce que vous pouvez vous asseoir autour d'une table et discuter avec ces gens-là ? On n'a pas de temps à faire. Voilà. L'alliance, ça se fait dans les urnes au deuxième tour. Et après, vous avez bien fait de préciser que Jordan Bardella a précisé après le résultat du deuxième tour.
Oui, mais c'est vrai que quand on parle avec des électeurs de droite, on les entend. C'est-à-dire qu'ils disent, mais attendez, il faut que la droite s'unisse, il faut trouver une solution. C'est plus possible d'avancer, d'avancer, diviser. Donc, c'est pour ça que c'était intéressant de revenir sur ces lignes qui semblent bouger, comme on dit. Philippe Ballard, s'il y a un Premier ministre de gauche, on en parle là, censure automatique ou pas du RN ?
Ah ben, la réponse doit être courte, oui. Censure. Censure. C'est ce qui se combine. Là, on apprend que Gabriel Attal se serait mis d'accord avec M. Fort du PS, Mme Tondelier, des écologistes. Il y a quelques heures, c'était avec les LR, mais les Français en ont marre de ces tambouilles. Quand est-ce qu'on va s'occuper des Français et de la France et de leur pouvoir d'achat, de sécurité ? Tout ça, mais c'est rejeté par les Français. Ils en ont assez, mais on les comprend. Donc, s'il y a un Premier ministre de gauche, vous censurez.
Thomas Bonnet a une question pour vous.
Bonjour M. Ballard, je me parlais de compléter la question de Romain Desarbres. S'il y a un texte demain qui arrive à l'Assemblée nationale, qui serait conduit par une majorité, ou en tout cas une coalition de gauche, qui vise à suspendre la réforme des retraites, est-ce que vous le votez ? Parce que c'est quand même dans votre programme. Est-ce que vous aurez la possibilité de dire à vos électeurs dans l'Oise que vous aurez refusé de suspendre la réforme des retraites ?
Mais nous, on a toujours été très clairs. Vous savez, nous, on vote des textes de loi d'où qu'ils viennent. Du moment où ça va dans l'intérêt de la France et des Français, on le fait. On a voté des textes de loi pour lutter contre les narco-trafiquants, qui n'étaient pas un texte porté par M. Darman Ayrotaïo, sur la LOGMI, comme on l'appelle, la loi d'orientation pour le ministère de l'Intérieur. Un texte est présenté et qu'il va dans l'intérêt de la France et des Français. Oui, bien sûr, on n'est pas sectaire, nous. On le vote.
Emmanuel Macron, très seul, avec des appels à sa démission. Il doit parler, il doit prendre la parole. Qu'est-ce que vous dites ce matin ?
Urgement, parce que ça permettrait peut-être lui-même de le sortir de la solitude. Parce que ce à quoi on assiste, là, en ce moment, c'est la solitude d'Emmanuel Macron. Il est tout seul. Il n'a même plus de Premier ministre. Alors, c'est lui qui avait nommé M. Lecornu, il avait nommé Barnier, il avait nommé Bayrou, puis Attal, etc. Mais il les a tous, parlons pour l'expression, mais cramés. Donc, maintenant, il est tout seul face, en quelque sorte, à son destin. Le problème, c'est qu'il est président de la République. Donc, il emmène la France avec.
Et quand on voit, moi, j'ai fait une petite revue de presse, les titres étrangers, mais l'image de la France dans le monde, c'est catastrophique, catastrophique. Déjà, avec Emmanuel Macron depuis 8 ans, on avait tendance à piquer le nez. Mais alors là, c'est encore pire. Donc, oui, il faut qu'il parle. Et pour annoncer, ce qui serait bien, une dissolution, où il est face à son destin, peut-être une démission. Mais on n'appelle pas sa démission. On lui suggère, peut-être, pour sortir de cette crise, ça pourrait être une solution. Mais enfin, à tout le moins, une dissolution. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Philippe Ballard