Audition de St Michel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc bonjour mesdames messieurs. Je vous propose que nous poursuivions les travaux de notre commission d'enquête. Nous recevons aujourd'hui l'entreprise Saint-Michel et nous recevons donc monsieur Bruno Rousseau, directeur général.
Bonjour monsieur. Monsieur Reinal de Plomion directeur commercial. Monsieur Jean- Guillon, directeur administratif et financier, madame Latitia Grias, directrice juridique.
Donc merci beaucoup madame messieur de votre présence. Je vous rappelle la règle de nos commissions d'enquête qui consiste donc à prêter serment avant d'être entendu. [grognement] Euh et je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende.
Donc je vais vous demander euh l'un après l'autre d'ouvrir votre micro. Donc c'est le petit voyant rouge qui doit s'allumer devant vous. Oui, allez-y, tournez-le, appuyez sur le petit porte-voie.
Voilà. De lever la main droite et de dire "Je le jure, je le jure." Et puis ben toutes celles et ceux qui qui prendront la parole jure.
Merci. Je le jure. Je le jure.
Merci à vous. Auriez-vous par ailleurs d'éventuels liens d'intérêt à porter à notre connaissance dans d'autres groupes ou non ? Rien de particulier.
Très bien. Et bien donc nous sommes heureux de vous entendre puisque Saint-Michel est un acteur important en industrie agroalimentaire française avec des produits bien connus des Français, des volumes importants dans le secteur de la biscuiterie. Votre entreprise se distingue par un positionnement qui est fondé sur l'origine majoritairement française de vos matières premières et l'ancrage territorial de vos sites puisque je crois que 100 % de vos gâteaux et biscuits sont ainsi produits en France dans vos usines en France.
Vous avez également développé une filière de culture raisonnée pour le blé [grognement] qui euh favorise les bonnes pratiques agricoles et je pense que vous pourrez nous nous parler un petit peu de ce modèle économique et comment comment ça fonctionne. Dans un contexte marqué par de fortes variations des cours des matières premières agricoles, une inflation alimentaire malheureusement qu'on observe aujourd'hui des ajustements à la baisse des prix moins rapides qu'en rayon. Nous souhaitons comprendre votre offre commerciale et surtout comment vous construisez vos prix et vos marges, comment se sont déroulées les négociations commerciales avec la grande distribution au sein des centrales d'achat national et européennes si vous allez aussi au niveau européen.
Comment déterminez-vous vos hausses tarifaires ? Quel est votre regard sur la répartition ? Donc, êtes-vous attentif à la bonne répartition de la valeur entre producteur agricole, industriel et distributeur dans un une vision pérennité du système he et d'équilibre du système et puis au final quelle est votre analyse des lois égales après quelques années de de de pratique et notamment en matière de meilleure rémunération et de prise en compte des des matières premières agricoles.
Voilà. Donc plus globalement, ce qui nous intéresse, c'est vraiment de comprendre comment vous conciliez la juste rémunération de de l'amour et de l'agricole, votre rémunération à vous et puis et puis vos relations avec la grande distribution. Donc comme nous arrivons à la fin de nos auditions, c'est vrai qu'on a déjà entendu beaucoup de choses.
Donc je vous invite à lire directement sur les sujets soit qui seront complémentaires peut-être si vous avez entendu nos auditions ou vraiment les points qui vous vous tiennent à à cœur puisqu'on pour qu'on soit le plus efficace possible. Donc je vais vous laisser la parole peut-être à vous d'abord à monsieur Rousseau pendant 10 minutes. Ensuite madame la rapporteur posera ses questions et puis on engagera un échange avec l'ensemble de vos collaborateurs.
Vous avez demandé un H clos. Oui. Donc en fait mais on va on basculera en H clos vers 17h30.
D'accord. Et bien vous avez la parole monsieur Rousseau. [raclement de gorge] Bien donc madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs aussi bah les sénateurs, je vous remercie de nous donner l'opportunité de contribuer à vos travaux sur un sujet essentiel pour les consommateurs, les producteurs et l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Et je salue également l'objectif de cette commission. Alors, avant d'aborder le fond du sujet, permettez-moi de vous donner quelques mots euh sur l'entreprise que ben j'ai l'honneur de présider. Voilà.
Donc en introduction, bon Saint-Michel biscuit, c'est le nom de notre entreprise, même si on fabrique du biscuit de la pâtisserie, est une ETI, acteur français de référence dans le secteur de la biscuiterie de la pâtisserie emballée. Nous avons été fondés en 1905. L'entreprise s'appuie sur plus d'un siècle d'histoire pour construire un positionnement unique fondé sur la qualité, l'authenticité, le savoir-faire et le fabriquer en France.
Saint-Michel Biscuit conçoit produit et vend aussi avec une licence de marque les biscuits et pâtisseries bonne maman. Saint-Michel est une entreprise indépendante 100 % française avec un actionnariat familial avec un fort ancrage de la grande distribution française dans notre activité qui représente aujourd'hui 92 % de nos ventes réalisées en France. Saint-Michel Biscuit est aussi présent sur le marché du Food Service, c'est-à-dire à destination des professionnels de la restauration, restauration hors domicile, que ce soit à travers l'hôtellerie, la restauration collective, les boulangeries, également les rayons boulangeries des grandes et moyennes surfaces.
L'entreprise fabrique aussi des produits à marque de distributeur. Voilà, dans le cadre de nos échanges, nous parlerons de Saint-Michel en général pour décrire notre entreprise dans son intégralité. Sur le marché français de la biscuiterie de la pâtisserie qu'on appelle aussi le marché du gâteau, hein, les produits préemballés.
Euh, Saint-Michel biscuit est le numéro 2 du marché. Voilà, en volume et en valeur, on a 9 % de part de marché. Le leader étant l'américain Mondlaise avec les marques bien connues, Lu, Milka, Oreo, le trisème étant le géant italien Ferrero.
D'accord ? Donc voilà, il s'agit d'un des le marché la biscuterie pâtisserie est un très gros marché en en grand et moyen de surface française qui représente 4,5 milliards d'euros et qui est fortement ancré dans les habitudes des français puisque 9 français sur 10 consomment au moins une fois par semaine, une fois par mois, par an pardon, de de une fois par an. Voilà.
Mais c'est effectivement, j'imagine bien, mais c'est on a un taux ce qu'on appelle le taux de pénétration et et de 9 foyers sur 10, ce qui est beaucoup. Ce qui est beaucoup. Voilà.
Donc, Saint-Michel emploi 2042, collaborateur en CDI, CDD réparti en France dans nos h sites de fabrication, implanté dans les régions le plus souvent. Voilà, implanté dans les régions le plus souvent donc en zone dans les territoires français he zone rural puisqu'on est présent on est présent en Normandie à Avranche, on est présent dans le Loirécher à contre, on est présent en Dordogne à Champagnac, on est présent dans la Meuse à Commerci, dans les côtes d'armor à Guingan en Loir Atlantique à Saint-Michel chef, dans la Nièvre à Saint-Péreuse et dans l'ine à Villeur Côery. Voilà, on a aussi 10 boutiques de vente directe au consommateur et un petit site de production en Amérique du Nord qui fabrique exclusivement pour le territoire américain sous une marque locale.
C'est Dumor du nom des euh fondateurs. Une belle histoire mais on pourra en parler après. Voilà.
Donc 99,1 % de nos produits vendus en France sont fabriqués dans nos h sites de fabrication. Voilà. Euh notre activité sur le territoire génère 14000 emplois dont 12000 emplois indirect hein.
Donc si on en juge par les études menées. Voilà. Alors maintenant, si on parle un peu de l'héritage et l'identif l'identité de notre marque, on a un fort héritage incarné par des recettes emblématique comme la Galette et la Madeleine.
Mais Saint-Michel cultive une identité profondément ancrée dans la tradition française, tout en conservant une image accessible et populaire. Cet héritage constitue un levier stratégique de différenciation dans un marché des gâteaux ultra concurrentiel. Les Français ne citerom pas et désignent Saint-Michel chaque année comme l'une des marques préférées des Français parmi 1300 marques.
Toute catégorie produit alimentaire et non alimentaires. Et la belle reconnaissance pour tous les salariés de l'entreprise, c'est que dans l'univers du gâteau en France depuis 2019, c'est-à-dire 7 ans, on est numéro 1 des marques préférées. Voilà.
Alors, si on parle aussi de l'excellence opérationnelle et de notre savoir-faire, bon, le processus de fabrication est réalisé dans nos sites de fabrication. Voilà. Euh chaque site a une expertise autour de la Madeleine, des gâteaux, des biscuits, des crêpes et des gammes destinées aux clients professionnels qui avec bien sûr une garantie de de qualité élevée.
Le capital humain est central. Nos collaborateurs portent et transmettent ce savoir-faire historique tout en contribuant à l'amélioration continue des pratiques. Alors pour nous, [raclement de gorge] il est fondamental de pouvoir investir dans l'appareil industriel aussi bien pour rester compétitif que pour l'innovation dont on va reparler.
Nous investissons significativement et régulièrement sur tous nos sites chaque année. Par exemple, en agrandissant nos usines, en mettant au point des nouvelles lignes de fabrication ou en automatisant des postes tels que la palettétisation qui consiste à mettre les cartons automatiquement sur les palettes ou en procédant à des opérations aussi de croissance externe pour acquérir de nouveaux savoir-faire qu'on n pas. Voilà.
Et et pour lancer aussi des offres destinées aux clients professionnels. Voilà. Donc aujourd'hui, si on parle d'innovation, un point très important chez Saint-Michel dont on a cette ce vrai savoir-faire.
Tout en capéalisant sur nos produits historiques, Saint-Michel investit également dans l'innovation afin de répondre aux évolutions des attentes consommateurs. Cette capacité à conjuguer tradition et modernité permet à l'entreprise de maintenir sa pérénité et de diversifier son offre. On lance à peu près 70 innovations par an tout réseau confondu.
Les dernières sont les biscuits apéritifs par exemple Saint-Michel. Pour nous c'est aller sur un nouveau rayon qui n'existait pas. Donc c'est investissements importants he bien sûr.
Voilà c'est lancer des pâtisseries aussi moins sucrées comme les Madeleines avec moins 30 % de sucre. Voilà ou des pâtisseries qui suivent les tendances du marché comme des cookies, des muffines. Voilà.
Et Saint-Michel est réputé pour être l'acteur le plus innovant du marché. Alors, en ce qui concerne notre choix des matières premières, Saint-Michel adopte une politique exigeante en matière d'approvisionnement. Nous privilégions les ingrédients sains en grande [raclement de gorge] majorité d'origine française.
À date, 79 % de la totalité de nos matières premières sont d'origine françaises. Si on prend nos cinq matières principales, elles sont françaises à 87 %. À titre d'exemple, bon la farine est bien issue de blé cultivé en France à 100 %.
Euh le sucre à 100 % de betterave cultivé en métropole. Voilà, l'huile de colza à 89 % issue de culture française. Voilà, les œufs à 70 % de France.
Voilà. Et le beurre dans une plus faible proportion car globalement en France, on consomme environ 450000 tonnes de beurre mais on en produit 200000 tonnes. Donc on n pas assez de beurre pour répondre à tous les besoins de tout le monde.
Voilà. D'une manière générale, nous contractualisons nos achats avec le premier maillon de transformation industrielle, c'est-à-dire bah les moulins, ce qu'on appelle les meuniers, les moulins pour la farine, que les usines qui cassent les œufs pour nous livrer les œufs qu'on appelle les casseries, les huileries, les sucreries. Voilà.
Si on prend l'exemple de la filière blé qui est bien sûr issue de blé cultivé 100 % en France, c'est une filière de culture raisonné qui favorise les bonnes pratiques agricoles. Bon voilà des des des points spécifiques comme les blé sont français sont contrôlés et tracés jusqu'à la parcelle. Voilà la farine est produite bien sûr les blé sont moulus dans les moulins français.
Il y a pas d'insecticide de stockage par exemple voilà et ce sont des moulins qui situent à moins de 130 km de toutes nos usines. Voilà. l'entreprise, on s'inscrit dans une logique de transparence aussi vis-à-vis des consommateurs et on se positionne également sur des choix responsables et ça c'est un point très important de notre entreprise notamment l'exclusion de certaines matières controversées.
On n pas de colorant, on n pas de conservateur voilà et et on n pas d'huile de palme par exemple. Voilà. Alors dans la transition écologique et ce qu'on peut appeler la décarbonation aussi dans nos actions, Saint-Michel est reconnu par une démarche RSE avec l'obtention du niveau Ecovadis silver hein.
Voilà de depuis juillet enfin chaque année on le passe et depuis juillet 2025 on est au niveau silver voilà qui récompense nos progrès en matière de responsabilité environnementale et sociétale. À titre d'exemple, sur les usines, on a pu le faire et bien on a mis des fermes solaires ou des parkings couverts avec des panneaux solaires. On produit entre 10 et 20 % de notre consommation électrique déjà.
Voilà, donc c'est c'est des investissements effectivement importants. Et puis on développe aussi des solutions plus durables pour nos emballages euh et tous nos emballages sont recyclables et on réduit aussi la taille des emballages, l'épaisseur, voilà, la taille des paquets de façon à à bien sûr réduire aussi le transport. concernant la décarbonation, bah Saint-Michel s'est inscrit dans la démarche des accords de Paris.
Voilà, donc avec une réduction de 30,3 % des émissions de carbone d'ici 2030. Voilà. Et nous apparaissons désormais dans l'entre dans l'engagement commited sur le site SBTI qui est un site officiel.
Alors pour tenir ces engagements de décarbonation très ambitieux à l'horizon 2030, on estime un surcoup qui correspond chaque année à peu près à notre niveau de résultat d'exploitation. D'accord ? Donc la question du financement est donc cruciale pour assurer l'équilibre économique compte tenu du coût, il nous sera primordial de de parvenir l'intégrer dans nos prix de vente dans les années à venir.
Voilà. en ce qui concerne la fixation des prix de vente au distributeurs. Bon, bien sûr que la pression sur les marges liée à la hausse des matières premières, au coût de l'innovation et de la décarbonation mettent potentiellement en danger tout ce qu'on essaie de bien faire.
Voilà. Et depuis 2019, nos coûts de production ont augmenté chez nous de 32 %. Voilà.
Voilà. Dont on va dire 2/3, un peu plus de 2/3 au titre de la matière première agré. Euh voilà 18 % au titre de la matière industrielle et de la main d'œuvre et le reste 11 % au titre des frais fixes de production.
Voilà, nous n'avons pas pu répercuter l'intégralité de ces coûts et depuis 2019 bah nos marges s'odent. Bien évidemment nous pourrons vous détailler nos chiffres et transmettre les illustrations dans le cas de du clot. Voilà.
Mais il faut aussi savoir que parmi les arbitrages que nous sommes amenés à faire, certains choix pénalisent nécessairement bah notre développement comme par exemple bah on a réduit nos dépenses marketing, nos dépenses de communication télé, voilà nos dépenses de promotion. On a aussi arrêté certains sponsoring pour pouvoir se concentrer sur certains sujets de périnité. Bien sûr, face à la mondialisation et toutes les crises comme qui sont aujourd'hui multicanal qui superpose et qui sont très intenses, ben nous saluons la mise en place de la loi des lois égalimes qui nous ont permis de mieux répartir et de partager ces impacts.
La date butoire, la sanctuarisation de la matière première agricole, le SRP + 10 et l'encadrement des promotions sont des piliers essentiels. Notamment la sanctuarisation qui a pu permettre dans une certaine mesure une prise en compte des besoins sur la matière première école par nos clients. La difficulté demeure sur le volet de la matière première industrielle euh et pour nous euh on peut pas cacher que les discussions se focalisent désormais sur cette partie dont les coûts augmentent énormément. et pour lesquels nous prenons depuis des années sur nos marches pour les absorber.
Alors, c'est d'autant plus d'actualité bien sûr avec la guerre actuellement en Iran euh où pour nous bien on a des fournisseurs qui ont euh annulé tous les contrats qu'on avait avec eux sur les emballages de plastique par exemple ou même les les coûts de transport hein. Bien sûr qu'aujourd'hui on est obligé de supporter ces plusieurs millions pour l'entreprise. Voilà donc ce que je pouvais dire.
En conclusion, bah Saint-Michel est une entreprise familiale indépendante, agile, capable de conjuguer héritage et modernité. Et son positionnement repose sur un équilibre entre tradition, excellence opérationnelle et adaptation stratégique afin de s'inscrire dans une dynamique de croissance durable en France avec une qualité française. Bien, merci monsieur Rousseau pour cette ce propos introductif.
Euh je vais revenir donc sur un certain nombre de questions. Une partie se fera h closer de couvrir le spectre habituel de nos thématiques. Alors vous indiquiez tout à l'heure que 79 % de votre matière de vos matières premières agricoles sont d'origine France.
Vous les avez cités. Quelles sont les matières premières que vous importez ? Vous avez cité celle que qui était française farine, sucre, huile de colza, œuf, beurre, ce que vous nous avez dit.
Donc j'imagine qu'il y a le cacao. Alors on apporte le cacao effectivement. Et puis il y a une partie des œufs qu'on ne trouve pas en France he puisque la la demande est plus forte que l'offre.
D'accord. Oui. Et puis et les œufs viennent d'où principalement ?
Quand ils viennent pas de France, ils sont d'Espagne. Voilà. En complément d'Espagne.
Alors, il faut savoir que sur les œufs, bon la demande est plus forte que l'offre en France d'une part et d'autre part on a aussi les gr pavières qui nous ont amené à trouver d'autres sources d'approvisionnement. Tout à fait. Voilà.
Hm hm. Oui oui, c'est un sujet qu'on a vu. On a d'ailleurs accueilli à la fois les producteurs et les fédérations.
Donc on a bien identifié On a bien identifier cela. Juste une petite pression sur le beurre. Vous avez dit tout à l'heure que vous importiez du beurre.
Il vient d'où le beurre ? Non, de France. Euh le alors le beurre parce qu'en fait on est euh essentiellement sur du beurre européen en fait.
Oui. Mais il vient d'où ? On a de on peut avoir un peu de France puis on a de l'Irlande.
On peut avoir de l'Allemagne aussi également. D'accord. Merci parce que en fait c'est du beurre en cube en fait.
Voilà. OK. Très bien.
Donc vous vous affirmez donc comme un partenaire de l'agriculture française. Euh est-ce que vous pouvez nous expliquer comment comment vous travaillez en matière d'approvisionnement ? Est-ce que vous contractualisez toujours directement avec les producteurs ou avec les premiers transformateurs ?
Je pense au moulin là en question dont vous avez dont vous avez parlé. Quels sont les types de contrats que vous avez ? Est-ce que ce sont des contrats pluriannuels ?
Est-ce que sont Alors, je l'ai pas entendu dans vos propos, peut-être l'avez-vous dit dans ce cas-là, je vous demanderai de le répéter. Euh et comment vous vous assurez euh de du maintien des matières du prix de la matière première agricole que vous leur euh que vous leur attribuez ? Est-ce que vos négociations avec la Mont sont bien terminées avant d'entrer en négociation avec la grande distribution ?
Alors, en ce qui concerne la façon dont on établit les contrats avec nos fournisseurs, euh comme je le disais, on achète aujourd'hui essentiellement auprès des premiers transformateurs, c'est-à-dire avec les meuniers, avec les casseries, voilà. Et mais après, on je préfère aborder dans le h closer certain nombre d'éléments parce que trouver de la matière française, bah c'est c'est un vrai travail donc c'est confidentiel, ça fait partie de la stratégie mais on le partagera en 8. D'accord.
Très bien. Euh si vous partagez ça en h closes autres questions vont être aussi en h clos. [grognement] Euh non mais c'est pas grave.
Comment sur les coûts de production et les indicateurs de référence, ça vous pouvez le dire ou vous voulez qu'on le traite en H8 clos également ? On peut on peut on prend des alors on développera plus en HCL mais on prend des indicateurs avec nos fournisseurs avec euh qui sont des [raclement de gorge] indicateurs qui sont aussi euh officiels ou des indicateurs spécifiques à leur métier. Voilà.
D'accord. Voilà. Donc on on aura l'occasion de le partager tout à l'heure.
Quand on achète le blé, ben on prend des indicateurs par rapport au par rapport au rendement avec nos différents meniers. Est-ce que vous pouvez nous dire si vous faites usage de la clause de révision automatique des prix ou si en tout cas elle se elle se déclenche ? Vous voulez dire avec la mon ou avec ou les deux ?
Avec la mont et avec la Val. Oui. Oui.
Bah avec ça on en parlera dans le H avec D'accord. Écoutez alors non, on va quand même poser quelques questions. Si si bah imaginons qu'il y a des citoyens que ça intéresse, on peut pas leur dire à chaque question qu'on va en parler dans il y a bien des choses que vous pouvez dire euh que vous pouvez dire sur votre activité.
Donc vous faites déjà est-ce que vous faites Oui, vous l'avez vous me l'avez dit en introduction. Donc les MDD donc vous avez une partie de marque distributeur que vous développez. Qu'est-ce que vous pensez vous des marques distributeurs ?
Comment elles viennent ? par rapport à votre business model, aider aider votre activité ou comment enfin voilà, est-ce qu'elle vous servve à optimiser votre système de production et cetera ou euh où elle présente également ou présente-elle également des inconvénients ? Alors, les marques distributeurs, donc chez Saint-Michel, on a toujours fabriqué, ça fait partie de notre ADN.
Voilà, donc on est producteur de marque nationale, Saint-Michel et bon maman et de marques de distributeur. Voilà, ça fait partie de notre stratégie. Aujourd'hui, on a des lignes de fabrication avec une certaine capacité et qui nous permettent de répondre aux besoins des deux voilà des deux offres en fait.
Oui. C'est donc de l'optimisation pour vous, optimisation des capacités de production. C'est ça permet de de saturer nos outils enfin de contribuer à à notre activité globale tout.
D'accord. Qu'est-ce est-ce que vous y voyez des inconvénients ? Par exemple, vous avez beaucoup évoqué le fait que vous étiez très innovant et cetera.
Est-ce que c'est pas pour vous une manière de donner vos éléments d'innovation à la grande distribution qui peut s'en inspirer et quelques années après votre contrat en MDD les utiliser pour d'autres appels d'offre ? Oui. Alors bon la le fait de fabriquer des des MDD, ça correspond à une stratégie sumée de l'entreprise.
Quand on lance une innovation, on les lance sous nos marques, mais parfois les clients vont nous demander des innovations à MDD qui sont spécifiques à à une MDD. En conséquence, après on est toujours libre de décider ou pas de pouvoir faire des MDD. Nous aujourd'hui, on a des des produits, des recettes spécifiques pour nos clients de MDD.
Ça fait partie de notre stratégie. Voilà. Alors après quand les équipes recherches et développement travaillent aussi bien pour la MDD chez nous que pour la marque nationale et il y a des différences.
Voilà quand on lance certaines recette d'innovation ben on les lance sous nos marques et puis quelques années après, on peut effectivement apporter ces innovations pour nos clients MDD. D'accord. Très bien, vous faites ça.
Donc vous privilégiez vos marques propres et quelques années après vous les vous vous permettez à vos MDD d'utiliser les innovations trouvées. C'est ça. Oui, mais parfois les clients nous demandent certaines innovations en MDD en fait que qui ne sont pas utilisées pour nos marques nationales.
Donc on y répond. D'accord. D'accord.
Très bien. Très bien. Et vous n'avez pas l'impression que vous dévoilez des des éléments de de vos recettes ?
Parce que ce qu'on peut entendre par ailleurs, c'est que ben les distributeurs en fait connaissent un certain nombre de prix au travers notamment des contrats de MDD. Donc pour votre part, en ce qui vous concerne, vous ne voyez pas d'inconvénient à ce niveau-là ? C'estàd de quelque part de divulgation de vos prix de revient.
Vas-y. Je vais répondre puisque je suis plutôt en contact pas mal avec la avec la grande distribution. Écoutez, on reste toujours très différenciant hein sur la marque distributeur.
C'est-à-dire que on a deux marques formidables comme vous l'a dit monsieur monsieur Rousseau sont Saint-Michel et bonne maman avec un vrai savoir-faire industriel. Donc pour nous, il y a le secret des affaires derrière ça et il est pas entendable aujourd'hui de donner nos recettes ou plus de détails que ça. Donc on est confronté à des appels d'offre de la part de la grande distribution voilà sur certains produits.
Souvent quand même des grosses séries même s'il y a une politique d'innovation qui est quand même assez active. Néanmoins, on essaie d'être différenciant sur les recettes et sur le contenu des recettes. Voilà.
Voilà. Parce que ça reste quand même d'accord aussi un concurrent parce que derrière la MDD, il y a bien sûr Saint-Michel, mais il y a aussi des concurrents et d'autres industriels qui peuvent intervenir sur ce réseaul. C'est pour ça c'est raison aussi qu' un moment donné, on est on n'est pas complètement transparent, d'où les choix d'option et cetera.
Voilà. Et que représentent donc les MDD dans votre chiffre d'affaires ? représente la part des MDD dans votre chiffre d'EP 30 % quelque chose comme ça le MDD c'est c'est 40% 15 % aujourd'ui 40 % non 15 % des volumes de l'alou après ça dépend si vous dépend des valeurs valeurs et volume c'est toujours pareil c'est un peu moins de la moitié de ce qu'on voit en marque national ouais en volum d'accord oui c'est quand même ça fait partie de c'est un flux très bien je vous pose qu'on bascule en oui en en h clos Donc quelques petites minutes pour fermer les caméras.
Anne-catherine Loisier