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interviewFrançois Ruffin· 17 novembre 2025 2 min

Ma bataille contre le Mercosur !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je vais vous dire pourquoi je me bagarre sur ce mercurû. Moi, j'ai vu dans ma Picardie les usines partir vers une Chine qui est devenue l'usine du monde. Je veux pas voir de ma Picardie et de tout le pays les fermes partir vers une Ukraine qui deviendrait la ferme usine de l'Europe ou vers un Brésil qui deviendrait la ferme usine du monde.

Or là, cet accord sur le Mercosour, c'est un gouffre qui sépare deux agricultures. Il y en a une où on demande de faire mieux, de monter en gamme, d'être attentif au bien-être animal et de l'autre côté, vous avez des fermes qui font des dizaines de milliers d'hectares d'un salaire de 350 € par mois et 52 molécules très exactement qui sont interdites ici et qui sont permises là-bas. Les hormones de croissance, quelque chose qui s'appelle le paraquat par exemple, c'est quelque chose qui est interdit depuis 2008 dans l'Union européenne parce que ça file la maladie Parkinson et ben là-bas c'est autorisé.

Donc évidemment, ça pose des grands enjeux sur les soucis de santé, sur les soucis d'environnement, sur les soucis de modèle agricole. Mais je crois que le pire, c'est la démocratie. C'est la première victime.

Quand l'Assemblée dit deux fois non, quand le Sénat dit deux fois non, quand 76 % des Français disent non, quand tous les syndicats agricoles disent non, quand toutes les associations environnementales disent non et qu'à la fin on a Madame Verleyon qui en notre nom va signer le traité avecour, ça pose un gros. Emmanuel Macron a dit non devant les agriculteurs hier à Toulouse, mais il dit pas la même chose devant. Il a dit oui.

Oui. Alors, le problème, c'est que en Amérique du Sud, il dit pas la même chose mais il a dit non devant les agriculteurs français. et ben qui le pose ce nom-là avec clarté parce que là c'est pas le cas depuis des mois.

Et donc moi, pour qu'il le pose avec clarté, je lui demande je demande au président de la République de se pourvoir devant la Cour de justice de l'Union européenne et de dire voilà ce traité n'est pas conforme au fonctionnement de l'Union européenne parce que madame Vanerley en découpant l'accord, vous savez qu'elle elle elle contourne les Parlements nationaux. Yeah.