Forum sur l'énergie nucléaire : le discours du Président Emmanuel Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je vous en prie. Je crois qu'il est convenu que je parle en anglais. So, dear ministers, dear representatives of the French and Czech research industries and supply chains in the field of nuclear energy, dear friends, I will say, dear friends of the atom.
Chers amis du Nucleus, mesdames et messieurs, premièrement, je voudrais vous dire que je suis très heureux de pouvoir être ici avec ma délégation, avec des députés, des représentants de l'administration d'Etat et des institutions particulières de recherche afin de culminer cette rencontre, ce forum tchéco-fancé. C'est ma troisième visite à Prague et c'est toujours un grand plaisir pour moi de revenir en République tchèque et c'est aussi excellent de pouvoir suivre cette amitié extraordinaire que nous avons créée tout au long des années et que nous améliorons.
Je veux dire, honnêtement, je suis ici, je suis convaincu que ce que nous construisons ensemble dans le domaine nucléaire, ça fait partie de cette amitié.
Ne prenez ça comme une insulte, pas du tout. Lorsque je dis qu'il ne s'agit pas seulement du commerce ou bien de l'énergie, ça touche tout particulièrement à la stratégie, à la souveraineté, à ce que notre Europe nous permet d'achever. Et je suis persuadé que c'est un déficit stratégique pour l'Europe toute entière.
Pourquoi ? Parce que nous sommes en milieu de toute une série de crises.
Nous en parlons tous les jours, chaque jour. En tant que représentants des gouvernements, des entrepreneurs, nous sommes obligés à faire face à la crise climatique, ce qui est énorme, a une transformation nécessaire. Cette transformation nécessite tout un nombre de pas particuliers, concrets, surtout dans le domaine de l'énergie.
Nous devons nous concentrer sur notre surenteté. Notre pays et l'Europe entière étaient tellement dépendantes de l'énergie russe.
Lorsque nous parlons aujourd'hui, comment nous allons produire l'énergie demain, nous sommes en train, au fait, de parler de notre souveraineté. Et je dois vous dire que je préfère l'énergie que nous produisons chez nous qu'à l'énergie que nous impartons. Je veux arranger, de manière qu'on a reçue en commun avec nos partenaires tchèques, nous focaliser sur l'uranium et de ne pas dépendre de ce personnage à côté qui ne semble pas tout à fait fiable. C'est ça, notre souveraineté. Nous devons aussi être compétitifs.
Nous voulons créer des emplois, nous voulons créer des opportunités industrielles chez nous, dans nos pays et surtout sur le continent, dont le modèle social appartient à des modèles.
Le modèle est plus demandant, elle est plus coûteux. Nous voulons trouver plus d'activités bénéfiques et nous devons être compétitifs et nous devons être stables. Si vous voulez parvenir à ces trois buts, vous avez besoin de l'énergie nucléaire.
Vous qui êtes ici, vous ne devez pas être persuadés parce que tous les deux pays partagent cette approche. Mais je suis persuadé que si nous sommes convaincus que c'est une bonne approche, nous devons convaincre le reste de l'Europe que la stratégie française est la bonne. La stratégie française est basée sur trois choses. Plus de renouvelables, plus d'une paire. Voilà, c'est ça, la stratégie européenne. Nous devons la développer davantage.
Et le partenariat entre nos pays est d'importance primordiale.
Afin d'être capable de réaliser nos objectifs, c'est la même chose comme dans la défense ou bien ailleurs. Nous préférons créer de nouvelles dépendances ou bien d'être tout à fait européens ? Ma réponse est tout à fait simple à ça.
Apparemment, je vieillis dans mon poste, mais il est vrai qu'on a eu des expériences.
On a eu la pandémie où l'on dépendait d'une puissance européenne avec aucune garantie de livraison. J'ai vu la guerre énergétique avec la Russie. J'ai vécu aussi quelques solutions non démocratiques, non européennes, qui peuvent changer les relations entre les pays et aussi la politique d'un pays concret quelconque. Je suis désolée, mais si vous êtes vraiment pour l'Europe, vous devez être en faveur des objectifs de la décarbonisation, de la souveraineté et de la croissance de nouveau. La protection de nouveaux emplois et de la compétitivité. Ce sont mes motifs pourquoi je pense que le partenariat entre nos deux pays et la coopération sont très importants.
En France, nous avons lancé un programme national dont le but est de choisir six unités nucléaires, EPR, et créer des conditions pour quatre d'autres. Et nous sommes persuadés que dans le cadre du cycle, nous sommes capables de faire une offerte complète. Nous avons l'approche, nous voulons la former davantage en commun avec nous. Nous voulons créer une coopération plus forte, plus étroite, afin d'avoir aussi une approche diplomatique et technique en même temps. Ça, c'est un pilier primordial. Regardez, il y a trois, quatre ans, personne ne pensait qu'il était capable d'avoir une régulation européenne dans ce secteur.
Et nous l'avons maintenant, grâce à notre initiative, grâce à notre alliance pour le nucléaire et grâce à notre approche commune vers les énergies zéro carbone, vers les renouvelables. Quelques-uns parmi vous, vous êtes des experts, que vous êtes des législateurs ou bien des techniciens. Ce que nous avons réussi à garder, à maintenir, c'est la neutralité par rapport aux technologies.
Nous devons créer l'énergie à bas carbone.
Nous devons décarboniser notre continent et nous devons en même temps, aujourd'hui, maintenir la troisième offerte, c'est-à-dire le marché libre pour les électrons sans carbone. Nous devons prévenir à ce que le marché européen soit désintégré par rapport à des régulations différentes. Et ce qui est encore plus important, c'est que nous devons garder le nucléaire en tant que partie de cette Europe à bas carbone. Nous devons aussi changer la discussion générale. À la dernière conférence écologique, nous nous sommes engagés à tripler vers 2050 nos capacités de l'énergie nucléaire.
Donc, le nucléaire fait partie de la solution à la crise climatique et plus encore, il fait partie des solutions européennes, ce qui est bien soutenu par tous les acteurs. Nous devons réaliser ça, nous devons procurer des sources de financement pour ces objectifs-là. Nous voulons coopérer avec vous et grâce à Roland, grâce à Joseph, nous sommes bien capables de préparer les petits réacteurs modulaires pour de futures générations, d'avoir la recherche commune, d'avoir le financement en commun et d'avoir de plus en plus d'objectifs en commun. Et quelques mots encore sur le partenariat en tant que ça.
En ce qui concerne le partenariat industriel dans l'affaire de l'EDF, le plan nouveau stratégique que je viens de sous-signer avec le Premier ministre, M. Fiala, fait la fondation d'un partenariat politique et technique et professionnel qui va nouer nos deux pays pour les autres 15 années et ça fait le lien de base de l'indépendance à la souveraineté européenne dans la production énergétique. Et en commun avec notre ministre de l'Industrie et le PDG de Luc Raymond, nous sommes complètement prêts à offrir. Et si les autorités tchèques décident de choisir l'offre française, nous sommes pleinement prêts à faire notre mieux.
La coopération qui commence avec le projet de Duchovanie devrait culminer à une certaine flotte européenne qui serait à 100% de la technologie européenne. Et si nous sommes en faveur de la construction d'une chaîne pour l'Europe, ça peut devenir justement le premier pas pour tout un nombre d'autres secteurs qui vont arranger pour la prospérité de l'Europe. La présence des représentants de l'industrie nucléaire, tels que de Framatome et autres, et la présence des représentants du comité de l'énergie nucléaire. Ici, c'est la démonstration claire de notre volonté et l'état de préparation de nous engager dans la coopération avec la tchèque.
Et nous voulons aussi soutenir la diversification des combustibles nucléaires et, finalement, aussi la gestion des déchets nucléaires. C'est là où nous pouvons maximiser nos synergies. Notre industrie est prête à renforcer l'indépendance nucléaire tchèque en tant que contrepartie à l'alternative russe. Donc, je salue la signature de ce contrat entre Oran et Tchess relatif aux livraisons du combustible de l'uranium enrichi pour la centrale électrique de Dukovani. La sécurité nucléaire, ça aussi, la sécurité énergique, c'est un autre domaine dans lequel nos deux pays peuvent coopérer.
Au niveau des autorités nationales, le gouvernement a présenté le projet de loi sur la sécurité énergétique par rapport à la renaissance du secteur nucléaire. Et notre autorité indépendante de la sécurité énergétique rejouit de longues confiances entre eux-mêmes et l'autorité réciproque tchèque, qui sera justement l'acteur principal de la réalisation du projet français s'il est choisi. En plus de ça, je veux vous dire que si nous réussissons à construire ce partenariat, ce que j'y vois comme des conséquences positives, il y en a deux encore.
Pour l'industrie tchèque, la croissance non négligeable de votre industrialisation partout autour du nucléaire, autour de la production nucléaire, nous allons apporter des innovations dans les années à venir. Nous allons créer toute une chaîne de nouvelles activités et ça va garantir aussi le futur pour des décennies à venir. Une grande partie de notre production, directement ou indirectement, va entrer en liaison, en partenariat avec votre industrie, avec vos compagnies, avec votre empreinte locale. Et ce que nous allons offrir à d'autres secteurs ne devrait pas sous-estimer non plus.
Ça fait un grand facteur en plus en faveur de votre industrialisation et sa renaissance pour les décennies à venir. Un autre commentaire concernant la renaissance nucléaire en Tchèquie, la Tchèquie est vraiment un pays pionnier, c'est si l'on réussit à créer quelque chose d'innovateur en fonction de l'approche gagné-gagné. Ce sont des projets qui vont justement cadrer ce mouvement de la renaissance par rapport à l'Europe. Si je regarde la carte, je vois la Pologne, la Slovénie, la Bulgarie, la Slovaquie et autres. Pas mal de pays en Union européenne contemplent et travaillent déjà sur de nouvelles technologies nucléaires.
En fonction de votre approche, de vos expériences, nous pouvons cultiver une approche pan-européenne. Et justement, ce serait une opportunité perdue si nous n'avons pas l'offre rélevante. Nous avons fait une erreur il y a 10 ans avec l'offre des panneaux photovoltaïques.
Les Chinois ont gagné, mais maintenant, si en France, nous réalisons suffisamment de temps qu'il faut justement fortifier les acteurs.
Europe 1, nous allons bâtir notre souveraineté énergétique sur nos propres sociétés, sur nos propres compagnies. Faisons-le. Et ma troisième remarque contient le troisième pilier, c'est-à-dire la préparation des experts de la main-d'oeuvre qualifiée. Nous nous sommes engagés à soutenir cette coopération. C'est avec le projet ITER, la fusion thermonucléaire. Nous voulons continuer avec les petits modus réacteurs modulaires en tant que complément de grands réacteurs. SR, ça fait déjà l'exemple de la coopération entre les autorités tchèques françaises et finnoises. Nous voulons en faire plus. Nous voulons ouvrir justement le domaine de la coopération scientifique et de recherche.
Je vois en plus de CEA d'autres acteurs ici. Je salue la signature du mémorandum de la coopération au début de cette année-là entre l'Agence technologique de la République tchèque et l'Agence nationale française de recherche. Déjà, les premiers appels ont été lancés pour cofinancer les projets de recherche et ces projets sont en pleine cohérence avec nos lignes directrices, créer des plans de notre futur. Nous sommes aussi capables de faire des parts excellentes dans le domaine de la préparation de la main-d'oeuvre, hautement qualifiée pour toutes les applications nucléaires.
À ce propos, il y a l'initiative de soutenir les centres de sciences et la reconnaissance des diplômes entre l'Université de la Bohémie à Pelsen, de Vestes et les universités françaises et aussi d'autres universités tchèques. Nous sommes au courant du fait qu'il y aura le manque de la main-d'oeuvre qualifiée. Il y a déjà ça dans une partie de la chaîne de livraison. Donc nous devons avoir ce programme prêt et nous voulons avoir plus de programmes à ce type-là. Je ne veux pas parler davantage, mais c'est trois pays clés dans notre amitié et coopération entre nos pays.
Je voudrais souligner le caractère stratégique de votre conduite à ce propos-là et aussi souligner que votre décision que vous allez prendre bientôt sera hautement stratégique. Notre recherche, nos centres de recherche, nos universités, nos entités clés, Orano, EDF, toutes les entreprises type start-up, tout le système industriel et Côte de France est prêt à coopérer avec vous. Nous avons réorganisé le secteur tout entier afin d'être complètement prêt en ce moment-là en commun avec nos partenaires pour un partenariat faire, descendre et le principe gagnant-gagnant.
Je suis persuadé que c'est la meilleure voie pour la France et pour la Tchéquie et pour l'Europe, bâtir une Europe commune, justement, par rapport au temps que nous vivons. Malheureusement, notre coopération fait partie de notre indépendance stratégique, fait partie de notre souveraineté, fait partie de notre résilience. C'est pour aujourd'hui et pour demain. Merci. Merci de votre attention.
Merci. À vous de jouer.
À vous de faire maintenant.
Emmanuel Macron