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interviewLCP (sur YouTube)· 27 mai 2026 4 min

Cuba : LFI accuse le gouvernement d’inaction face aux États-Unis - 27/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le ministre, Raoul Castro est devenu le prochain homme à abattre pour Donald Trump. L'inculpation de l'ancien chef de l'État cubain par les États-Unis marque une nouvelle étape dans l'escalade engagée par l'administration Trump contre Cuba. Après l'enlèvement de Nicolas Maduro sur le territoire vénézuolien en violation manifeste du droit international, Washington laisse désormais planer la menace d'une opération similaire contre l'ancien dirigeant cubain.

Cette inculpation marque un cran supplémentaire dans l'excalade politique américaine visant à faire tomber le régime cubain. Un choix politique qui aggrave chaque jour le quotidien des malades, en particulier des bébés. À l'hôpital, des médecins doivent parfois actionner manuellement les respirateurs pour maintenir les bébés en vie.

Plus globalement, c'est la situation humanitaire de tout le peuple cubain qui est catastrophique. Pénurie alimentaire, difficulté d'accès aux soins, effondrement énergétiques, la liste des conséquences dramatiques de ce blocus septoénère et longue qui parfois est soutenu par des députés ici présents. Plus globalement, c'est la situation au-delà du drame humain, cette fuite en avant fait peser un risque majeur sur toute la Caraïbe.

Je rappelle que la France est la première puissance caribéenne européenne. Pour combien de temps encore ? Toute intervention américaine à Cuba, toute tentative d'exfiltration forcée ou d'action militaire déstabiliserait directement notre environnement régional et nos propres intérêts stratégiques.

Or, malgré la gravité de cette situation, la France n'a pas clairement condamné cette inculpation ni les menaces qu'elle sous-entend. Pourtant, la France ne peut pas se laisser imposer une déstabilisation par une puissance étrangère quelle qu'elle soit. Ma question est donc simple.

Quelles initiatives concrètes la France compte-elle prendre pour empêcher les États-Unis d'Amérique de commettre le pire à Cuba et de protéger nos ressortissants, nos intérêts tant stratégiques qu'économiques dans la sous-région ? Merci beaucoup monsieur le député. Je donne la parole à madame Éléonore Carois [applaudissements] ministre auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères.

Merci madame la présidente. Monsieur le député Rodrig depuis quelques mois, depuis quelques années, quelques décennies le peuple asphyxie à Cuba. On se trouve aujourd'hui dans une situation qui est pire que celle du période spécial dans les années 90.

Il y a parfois 1 heure 2h maximum d'électricité et cela a un impact évidemment de manière indifférenciée sur toute la population civile et sur nos français de l'étranger. En France évidemment nous coopérons avec Cuba depuis 1992. Nous soutenons la levée des sanctions qui affectent, comme je le dis, de manière indifférenciée le peuple cubain.

Depuis depuis 1992 et puis depuis 2010, avec l'arrivée de l'AFD, nous avons des programmes qui sont concrets. J'ai pu voir ce que fait par exemple la France en soutien aux populations malades à Cuba en matière de d'assistance primaire. Maintenant, ce que vous décrivez, c'est une situation qui s'étend et dont le et dont le et dont le gouvernement cubain est également parti responsable.

Certaines mesures sont en train d'être prises notamment en matière de libération des prisonniers politiques, mais cela reste très faible et cela reste très timide dans un contexte dans lequel les libertés sont souvent bafouées. Alors, monsieur le député de la France cherche à rétablir un dialogue. Concrètement, que fait-elle ?

Elle met ce sujet sur la table dans les instances européennes. Elle soutient de manière indifférenciée depuis 70 ans cette position qui est une position d'équilibre. Mais il faut regarder la situation en face et ce qui se passe au Cuba à Cuba étant partie également de cette responsabilité.

Merci beaucoup madame la ministre, monsieur le député, madame la ministre, je sais que vous ne croyez pas ce que vous dites. En revanche, les États-Unis viennent de mettre 100 millions d'euros sur la table pour prendre la possession de Cuba et nous, nous serons sortis du jeu. Voilà ce que vous faites.

Vous nous affaiblissez à l'international, vous et le président de la République. [applaudissements]