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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2026 5 min

Commission d’enquête du Sénat sur les marges : la rapporteure évoque « une atmosphère de peur »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nous voulons encore préserver dans notre pays. Et lorsque l'on commence justement à regarder où va l'argent, les constats sont frappants. Nous avons demandé par exemple aux services fiscaux les déclarations des revenus des directeurs de certains magasins et nous avons constaté l'existence dans certains cas de revenus extrêmement élevés avec des patrimoines considérables.

Vous trouverez les chiffres dans le rapport avec les rémunérations qui peuvent dépasser 14 millions d'euros par an hors plus-value. Com' comprenne bien, il ne s'agit pas ici de faire du populisme, mais la grande distribution doit cesser de faire croire qu'elle se sacrifie pour protéger les consommateur et uniquement pour ça, il y a bien sûr d'autres objectifs. Alors, les constats opérés parce que nous avons vu là, nous les avons vu.

Alors, vous allez me dire "Ben, que faire Alors, nous avons je vais pas vous détailler toutes les recommandations, mais on en reparlera bien sûr dans les questions, mais nous avons voulu en fait, vous avez la liste dans le dossier presse, nous avons voulu en fait les articulers autour de trois axes. Le premier, c'est le renforcement du pouvoir de négociation de la mont. Et ça, c'est vraiment important.

C'est-à-dire qu'il faut que nous réussissions à rééquilibrer ce déséquilibre, j'allais dire entre guillemets, ce pouvoir abusif. et important de la grande distribution. Le deuxième, c'est de réguler de contrôler les relations commerciales de manière plus efficace.

Et le troisème axe, c'est de rééquilibrer les relations commerciales en améliorant la transparence. Alors, vous allez voir, il y a il est beaucoup question de l'affichage et de l'affichage des marges. C'est un sujet important.

J'ajouterai seulement qu'un impératif prioritaire est de protéger les agissements de des centrales, de protéger nos agriculteurs, pardon, des agissements des centrales, de protéger nos PME, nos ETI qui produisent et qui commercialisent en France avec de la matière première agricole française. Donc là, il y a une recommandation spécifique qui dit clairement que ces entreprises là, elles doivent négocier en France selon la législation française et non pas dans des centrales européennes. Un autre impératif, c'est de faire la lumière sur certaines pratiques et c'est pourquoi nous proposons plus de transparence.

Alors, en rendant public chaque année, la comparaison entre l'évolution des prix au consommateurs et les tarifs négociés avec les fournisseurs pour voir si effectivement il y a corrélation et comme ça nous verrons bien si cette guerre des prix profite au pouvoir d'achat. d'instaurer un affichage obligatoire des marges sur les produits non transformés, c'est-à-dire sur le rayon fruits et légumes, afin que le consommateur sache s'il achète 1 kg de pomme, quelle est la part qui revient réellement au producteur. Et là, peut-être que l'arbitrage de son choix, que son arbitrage de client et ben sera différent en fonction de sa connaissance de de la part agriculteure.

Nous nous préconisons également d'imposer au distributeur une déclaration annuelle des flux financiers avec les centrales d'achat et de service européenne parce que là il y a une grande opacité et nous l'avons dit et nous l'avons montré dans le rapport mais aussi de faire toute la transparence sur les marges arrières en rendant public les montants en les montants complets de ces marges arrières. Voilà. En conclusion, la présidente l'a dit, je le rappellerai un peu, c'est que nous avons été frappés par l'atmosphère de peur qui régnait parmi les industriels, mais aussi par les réticences de certains distributeurs à répondre précisément aux questions.

Alors, sur les distributeurs, moi je pense à Leclerc ou à Carrefour euh ou à d'autres centrales européennes. Certains ont joué le jeu, d'autres ont moins joué le jeu. Voilà, je le dis.

Euh maintenant, je voudrais dire aux distributeurs que la balle est dans leur camp. Ils ont euh ils ont imposé à la suite de Leclerc dans notre pays un véritable mantra, celui du prix le plus bas, celui de la guerre des prix à l'exclusion de toute autre considération. Nous avons été fiers de nos groupes de la grande distribution, il faut le dire hein, nous l'avons été.

Alors, nous voudrions le rester. Je le dis au distributeurs, je le dis à monsieur Leclerc, à monsieur Bonpard, à monsieur Cotillard, à Monsieur Chelcher, je le dis à tous ces hommes, à tous ces hommes, prenez le bon virage. Aidez les Français à consommer des produits plus rémunérateurs pour les producteurs.

Aidez les Français à consommer des produits de meilleure qualité et moins d'aliments ultra transformés. Aider les entreprises industrielles françaises à trouver le chemin de vos rayons à des conditions décentes. Aidez tous les acteurs économiques à bâtir une répartition de la valeur plus équilibrée vers l'amont. cadrer vos centrales d'achat et éliminer ces pratiques virilistes qui n'ont plus leur place dans notre société aujourd'hui.

Alors, j'en appelle aux autorités de l'État, il est temps de sortir de l'immobilisme, de durcir les contrôles et de faire respecter la loi.