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InterviewLCP (sur YouTube)· 13 avril 2024 3 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & international

Abandonner l’agriculture française,« C’est suicidaire » selon le président de la FNSEA - 10/04/2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on prend le risque de déléguer notre alimentation à d'autres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51PrésentateurChiffre
    « Il rentre déjà de cette région du monde près de 300 000 tonnes de viande bovine en Europe. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Arnaud Rousseau25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Est-ce qu'on prend le risque, alors que nous appartenons tous à des générations qui avons toujours eu le ventre plein, de jouer la carte, de déléguer notre alimentation à d'autres ? Il nous semble que c'est suicidaire.

0:09
Arnaud Rousseau

J'aimerais revenir sur la compétitivité de notre agriculture française. Un gros mot pour certains. Pourtant, il est impératif de retrouver cette compétitivité qui est la seule à pouvoir assurer la souveraineté alimentaire, un avenir et un revenu décent à nos agriculteurs. La France fait partie des pays qui ont perdu le plus de parts de marché agricole dans le monde. Notre pays est passé de 8% de parts de marché à 4,5 en 20 ans, nous reléguant de la deuxième à la sixième place. Pas étonnant sur transposition normative et réglementaire à la française qui sont les véritables carcans de notre agriculture, pourtant modernes, productives, qualitatives et durables.

Alors avec autant d'axes non traités par cette PLOA, pensez-vous que ce texte inversera la tendance et fera de nouveau de la France un champion olympique de l'agriculture ?

0:52
Présentateur

Nous avons toutes les qualités pour réussir, ce qui n'est pas si courant. Beaucoup de pays pourraient s'en donner les moyens et n'y arriveraient pas. Nous, nous avons, ce que j'ai dit tout à l'heure, beaucoup d'atouts dans la manche. Pour peu qu'on partage cette vision politique. Cette loi, nous en avons besoin. Elle est imparfaite, nous l'avons dit. Donc pour nous, on a besoin de mettre l'ensemble des paquets sur la table pour avoir une discussion globale.

Ensuite, je veux le dire, le niveau d'attente du monde agricole est tel que s'il y avait un trou dans la raquette ou s'il y avait des choses qui n'étaient pas gérées, je ne doute pas un seul instant qu'elle reviendrait sous une forme ou sous une autre dans le débat public, y compris dans la rue, de la part des agriculteurs. On ne peut pas avoir une vision décroissante qui consiste à dire qu'en Europe, on va décarboner, on va laisser la Chine, les Etats-Unis ou l'Inde produire et que nous, on va s'acheter une bonne conscience en important des produits qui ne correspondent pas à nos standards de production. Je le dis parce que la FNSEA n'est pas hostile aux échanges. Je veux être très clair.

Mais elle est très, très soucieuse de la réciprocité de la manière dont se passent ces échanges. Je le dis parce qu'on parle du Mercosur beaucoup. Il n'y a pas d'accord du Mercosur signé. Nous n'y sommes pas favorables. Mais il rentre déjà de cette région du monde près de 300 000 tonnes de viande bovine en Europe. Donc on n'a pas d'accord de libre-échange et pour autant le problème est là. Donc est-ce qu'on est d'accord pour dire que quand on se fixe des standards de production en Europe, eh bien on exige de nos contreparties une forme de réciprocité. Et ça, à Bruxelles, ça nécessite une forme de corosse qu'on ne retrouve pas. Je fais le pendant avec le sujet énergétique.

La France avait abandonné ou en tous les cas mis de côté le sujet de la production d'énergie. Elle s'est retrouvée dans un contexte que personne n'avait anticipé avec un défaut de souveraineté important qui a conduit, y compris à dire que peut-être il n'y aurait pas de gaz pour tout le monde un certain hiver il y a deux ans. Est-ce qu'on prend le risque, alors que nous appartenons tous à des générations qui avons toujours eu le ventre plein, de jouer la carte, de déléguer notre alimentation à d'autres ? Il nous semble que c'est suicidaire.

Et que garder une capacité de production agricole dans ce pays avec sa diversité, avec ce que ça marque de l'identité de ce pays, de la production, de la fierté des agricultrices et agriculteurs qui font ce pays, ce métier nous paraît essentiel.