L'entretien KMBD : Louis Boyard - Porte-parole du MDSE
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salut les deux de base le moi je faisais du syndicalisme avant j'aime beaucoup l'histoire du syndicalisme et de base le syndicalisme il s'est construit sur ça c'était par exemple les ouvriers qui faisait des réunions entre eux pour s'échanger la garde des gosses et à force de se retrouver dans une salle il s'en fait mais ouais mais on se fait exploiter par le patron en fait et en fait c'est aussi un petit peu ça nous qu'on veut faire beaucoup d'étudiants ont peur des syndicats voilà il faut faire le constat moi j'aime bien les syndicats je suis syndicaliste je le revendique mais c'est pas ce que je fais aujourd'hui parce que nous ce qu'on veut faire c'est rassembler des étudiants dans une association pour aller faire pour avoir une démarche associative on va pas aller bloquer les universités on va pas faire tout ça mais par contre ce qu'on se dit c'est que des étudiants qui ont toujours été écartés de tous ces mouvements là des syndicats des partis ou de la lutte politique en général à force de se retrouver dans une salle à distribuer de la bouffe à des étudiants qui galère ils vont commencer à se poser des questions et là ils vont commencer à se politiser et en fait le mouvement des solidarités étudiantes c'est aussi on cherche à avoir un processus de politisation pas pour faire de la propagande ou instrumentaliser les jeunes mais juste parce que bah à force de mettre certaines personnes devant la réalité en fait elles se posent des questions elles mêmes et elles réfléchissent et c'est ça en fait notre but donc et deuxièmement aussi parce que les syndicats ne le font pas on peut reprocher plein de choses aux syndicats actuels notamment celui ils s'y sont mis un petit peu plus à faire des gratuiteries mais en fait je trouve qu'ils se sont malheureusement trop enfermés dans la lutte c'est très très important et ça prend énormément de temps mais en fait à trop s'enfermer dans la lutte on se caricature et c'est exactement ce qui leur est arrivé et nous bah à terme si jamais on faisait que de l'associatif et qu'un jour on pourrait devenir un syndicat pourquoi pas c'est voilà ça reste dans notre philosophie ouais bah et si nous un jour voilà on est une grosse association ce qui pour le moment n'est pas encore le cas parce que le covid nous a empêché notre activité mais si un jour on devenait une association énorme et que se posait la question je sais pas de la suppression des bourses bien sûr que le mouvement des solidarités étudiantes partiraient dans la rue et alors là du coup on dirait mais c'est un syndicat et peut-être qu'on se regarderait les uns les autres enfin bah ouais on est un syndicat genre on n'a pas de tabou en fait sur ça non parce que les syndicats font de la politique en fait enfin par exemple les syndicats quand il ya un étudiant galère et qui les appelle ils vont passer des heures à aider cet étudiant et c'est de la politique tout est politique mais par contre les syndicats aujourd'hui c'est l'avant-garde de la lutte c'est eux qui quand on se retrouve à avoir parcours su pour n'importe quelle autre réforme c'est eux en fait qu'ils vont se battre pour nous sauf que ça prend énormément de temps et que surtout c'est pas facile et du coup la situation a fait que aujourd'hui il se trouve caricaturé et du coup personne n'aurait envie d'aller à l'unef pour aller distribuer de la bouffe certaines personnes le feront mais pas autant que dans un mouvement consensuel comme le mouvement des solidarités étudiantes ouais c'est en fait en fait le bon le mouvement des solidarités étudiantes c'est pas qu'elle ne sait pas on veut pas avoir on n'est pas sectaire quoi on a des associations qui sont pas dans le mouvement par exemple se pose la question on a des gens qui nous disent nous on aimerait créer une partie du mouvement des solidarités étudiantes sur une université nous on regarde et on voit qu'il ya déjà une gratuiterie on appelle la gratuité on fait vous voulez rejoindre le mouvement ils nous disent non on fait ok on prend les gens et on leur dit va les aider on s'en fout que les gens fassent partie du mouvement ou pas le mouvement son objectif c'est d'encourager les étudiantes et étudiants à créer des gratuiteries sur leur université de leur donner tous les outils pour le faire et à terme de fédérer toutes les gratuiteries de france pour essayer de mieux centraliser les subventions partager tout ça voilà faire un partage de connaissances voilà c'est ça l'objectif du mouvement mais aujourd'hui il ya des gratuiteries qui font ça depuis des dizaines d'années quand nous on se pointe et on leur dit bon on est nouveau on en a créé quelques unes sur certaines universités ils n'ont fait bah ils nous font barrez vous les petits on n'a pas besoin de vous et on les comprend il faut qu'on fasse nos preuves mais c'est ça en fait l'idée du mouvement c'est de faire émerger des gratuiteries sur des universités où ça n'existe pas encore d'aider les autres et à terme de convaincre par par l'action de faire nos preuves et de fédérer tout le monde pour partager nos pratiques c'est ça l'objectif c'est un peu de faire les restos du coeur étudiant voilà les deux je serais pas crédible si jamais j'avais juste instagram et twitter parce qu'il ya plein de gens qui font des choses comme moi même beaucoup plus et moi j'ai un plus en fait c'est que je suis pistonné par les médias vraiment faut le dire et c'est une chance que je mérite pas vraiment je le reconnais mais par contre c'est une chance qui est trop rare pour que je m'en serve pas parce que je pense que mes causes sont justes et plein d'autres personnes les partagent et du coup je me dis bah c'est tombé sur ma poire et bah écoute vas-y avec toutes les bonnes choses et toutes les mauvaises choses qui est à côté et je oui je pense qu'il faut être son propre média parce qu'en fait les jeunes aujourd'hui sont très peu écouté sur sur les médias en fait enfin fut un temps par exemple j'étais quand j'avais 18 ans j'étais l'un des jeunes les plus médiatisés du pays pas parce que j'étais incroyable et partout juste parce que j'étais le seul et en fait les jeunes on s'est créé à un autre espace de discussion et de parole c'est les réseaux sociaux c'est twitter c'est instagram et c'est tik tok mais on comprend pas trop encore comment dialoguer dessus comment faire de la politique et nous on y réfléchit et en fait je pense que notre génération ne doit pas passer par les médias traditionnels et ensuite aller sur les réseaux sociaux comme le fait Jean-Luc Mélenchon, Marlène Schiappa ou même Macron mais je pense plus que il faut qu'on ait des politiques qui émergent des réseaux sociaux pour ensuite aller sur les médias traditionnels moi je suis arrivé un peu par les deux en même temps c'est parce que je faisais des tweets qui perçaient que les chaînes m'ont appelé parce que les chaînes m'ont appelé j'ai continué à percer et du coup moi je suis un peu des deux par contre bah je n'oublie pas d'où je viens en fait et bah moi j'ai envie de venir de Twitter d'Instagram tout ça et en fait je suis très en retard sur ces réseaux et donc du coup bah je m'y intéresse je regarde et je trouve ça trop cool et du coup je me pose la question de comment est-ce qu'on fait pour que on n'ait pas des politiques qui viennent sur les réseaux sociaux mais des réseaux sociaux qui fassent des politiques et je pense qu'il faut qu'on se pose la question comment est-ce qu'on peut faire de la politique sur les réseaux sociaux c'est passionnant enfin la la dernière la dernière vidéo que j'ai fait sur BFM j'ai fait 260 000 vues avec un seul poste alors que je maîtrise pas Insta et c'est depuis ce truc de la semaine dernière que là je regarde les algorithmes et tout je m'intéresse beaucoup au truc et ouais moi là aujourd'hui j'ai pour objectif de faire mon propre média et de faire de la politique sur les réseaux sociaux de faire en sorte que les réseaux sociaux fassent émerger des politiques pas juste parce que j'ai envie d'être élu plus tard c'est vraiment pas mon sujet je m'en fous mais par contre pour dire aux autres bah vous aussi faites le et je pense qu'il faut faire émerger cette génération de politique 2.0 par les réseaux sociaux si si si si de ouf mais bien sûr bien sûr qu'ils essayent bien sûr et franchement c'est tentant enfin je reçois des sollicitations de partout j'ai toutes les chaînes TD parfois il ya un temps j'ai pris la grosse tête et j'ai fait une pause j'ai pris du recul et en fait quand je regarde certaines personnes qui ont eu le même parcours que moi et qui ont directement accepté les propositions bah en fait ces gens là ils ont pas changé le monde quoi et du coup bah je pourrais faire le parcours classique et très très simple et finir par être député ou peut-être même ministre à 40 ans mais c'est vraiment pas ce que je veux moi ce qui m'intéresse c'est de faire mon propre parcours de créer ma propre aventure et d'essayer de passer par des chemins certes plus difficiles mais qui par contre au regard de l'histoire auront beaucoup plus de chance de changer les choses vraiment je m'en fous vraiment d'être élu je m'en fous de laisser mon nom moi tout ce qui m'intéresse c'est de laisser ma trace dans l'histoire pas avec mon visage ou mon nom mais avec ce que j'ai pu changer c'est vraiment ça mon but
Louis Boyard