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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 14 juin 2025 43 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Marion SESSIECQ : Maire "Les Ecologistes" du 3e arrondissement de Lyon

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 13 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé pour vous en un an ?

  • 1:04FerméeRéponse directe

    Vous étiez déjà première adjointe ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que vous vous sentez pleinement maire d'arrondissement ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'était un choix de ne pas être conseillère municipale ou métropolitaine ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça ne génère pas de frustration ou d'impatience par rapport aux moyens ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que 220 000 euros pour la tournée des maires est une nécessité en démocratie locale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04Invité politiqueChiffre
    « On est le plus peuplé de Lyon, on est à quasiment 102 000 habitants, ça fait quasiment un cinquième de la population de la ville. »
  • 4:44Invité politiqueChiffre
    « La moyenne de la densité de Lyon, c'est 11 000 habitants à peu près au kilomètre carré. Nous, on est à 16 000 en moyenne. »
  • 5:52Invité politiqueFait
    « Une nécessité pour nous, oui, ça nous paraît fondamental d'être redevables. »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « Après, oui, ça coûte 228 000 euros. Un magazine municipal, ça coûte de l'argent. »
  • 12:08Invité politiqueChiffre
    « Sur tout le mandat, c'était 25 millions d'euros d'investissement qui étaient mis entre les mains des Lyonnaises et des Lyonnais. »
  • 12:31Invité politiqueChiffre
    « Sur le troisième arrondissement, c'est 23 projets qui ont été mis en œuvre. »
  • 19:07Invité politiqueChiffre
    « C'est près de 33 millions de voyageurs et de voyageuses par an. »
  • 19:12Invité politiqueChiffre
    « PRAG, c'est 7 ou 8 millions de voyageurs dans l'année. »
  • 26:35Invité politiqueChiffre
    « L'amélioration de la qualité de l'air en ville, c'est moins 11% de particules fines par exemple. »
  • 27:47Invité politiqueFait
    « On a transformé la ville, le meilleur usage de l'espace public. »
  • 28:08Invité politiqueFait
    « Les premières rues des enfants qu'on a pu faire, par exemple celle à côté de l'école Léon Jouot. »
  • 30:34Invité politiqueFait
    « Je suis très fière d'avoir participé à ce bilan qui me paraît extrêmement positif. »
  • 30:31Invité politiqueFait
    « je suis très fière d'avoir participé à ce bilan qui me paraît extrêmement positif pour la ville de Lyon et pour les Lyonnaises et les Lyonnais »
  • 30:53Invité politiqueFait
    « l'urgence climatique ou la justice sociale »
  • 30:58Invité politiqueFait
    « on est cerné quand même de populisme et de très mauvaises nouvelles et de monter l'extrême droite partout en Europe notamment et en France aussi »
  • 32:03Invité politiqueFait
    « la majorité de la gauche plurielle fonctionne »
  • 35:48Invité politiqueFait
    « Parce qu'en France alors on ne va pas partir la société du spectacle dit Guy Debord des théories sur l'essence mais je pense que le fait d'hyper médiatiser non pas les idées les projets mais les personnes qui les incarnent »
  • 37:12Invité politiqueFait
    « moi je me demande s'il s'intéresse à la politique ou s'il est porté par des gens qui s'intéressent à sa popularité »
  • 37:36Invité politiqueFait
    « c'est une réussite républicaine magnifique »
  • 40:18Invité politiqueChiffre
    « c'est 54% exactement de la richesse du pays »
  • 40:30Invité politiqueFait
    « et ces gens là nous disent ah bah tiens maintenant ça m'amuse je vais aller faire de la politique et je vais vous expliquer comment on va gérer la ville »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur30 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h30 sur Lyon Première, avec vous Marion Sessièque, vous êtes la maire du 3ème arrondissement de Lyon, bonjour. Bonjour. Merci d'être à notre micro. Comme vous le savez, on fait la tournée des maires d'arrondissement, on avait été, je crois, un des premiers médias à accueillir l'ensemble des maires d'arrondissement, à les découvrir, et donc là, comme on est dans une période de bilan de mandat, on le fait avec vous.

Et c'est amusant de terminer par vous, puisque ça fait quasiment tout juste un an que vous êtes élue, vous êtes arrivée en cours de mandat, et je vous avais reçu juste après, je crois, votre élection. Qu'est-ce que ça fait ? C'est à la fois court et long, cette année, qu'est-ce qui s'est passé pour vous en un an ?

0:49
Invité politique

Effectivement, c'est à la fois très long, parce que c'est très dense, et puis ça passe à une vitesse folle. J'ai été élue le 11 juin 2024 au conseil d'arrondissement, donc d'il y a un an.

1:04
Présentateur

Vous étiez déjà première adjointe ?

1:05
Invité politique

J'étais déjà première adjointe, oui, ça se passe comme ça. En fait, quand c'est Véronique Dubois-Bertrand, donc la maire précédente, qui a souhaité démissionner, j'ai candidaté, et c'est le conseil d'arrondissement qui m'a élue, avec une belle majorité. Alors, j'étais très flattée, j'ai même eu une voix de l'opposition des Républicains.

1:23
Présentateur

Figurez-vous. Est-ce qu'on a les noms ?

1:26
Invité politique

Je crois savoir, moi, qui sait, mais peu importe.

1:30
Présentateur

Du coup, ça change quand même, vous rentrez dans un nouveau costume, c'est une nouvelle responsabilité. Je sais qu'on en avait parlé ensemble, c'est pas simple. Maintenant, est-ce que ça va mieux ? Est-ce que vous vous sentez pleinement maire d'arrondissement ?

1:39
Invité politique

Oui, alors déjà, effectivement, moi, j'étais quand même première adjointe de Véronique Dubois-Bertrand, donc j'étais quand même très en lien déjà. On est déjà une équipe, une équipe de la majorité de gauche qui fonctionne très bien, qui fonctionne encore très bien. Donc ça, c'était plutôt facile. Après, ce qui est difficile, c'est que le troisième arrondissement, c'est un arrondissement assez grand et très peuplé. On est le plus peuplé de Lyon, on est à quasiment 102 000 habitants, ça fait quasiment un cinquième de la population de la ville.

Si on a Dyssen, par exemple, le deuxième, le premier et le quatrième arrondissement, toute la presqu'ilée et la colline, on arrive à 95 000 habitants à peu près, donc on est encore au-dessus. Donc voilà, c'est un...

2:23
Présentateur

C'est un arrondissement assez particulier, on en reparlera, parce qu'effectivement, on pense souvent par Dieu, mais il y a plein d'autres quartiers qu'on va redécouvrir avec vous. L'idée, donc, c'est de parler un petit peu de votre activité de maire. Vous êtes aussi, je crois, une des seules qui n'est pas non plus conseillère métropolisaine ou conseillère municipale. Est-ce que c'était un choix ? Et est-ce que parfois, ça ne génère pas un petit peu, soit de frustration, soit de petite impatience par rapport aux moyens que vous pourriez avoir ? Ou à l'information, vous voyez ?

2:49
Invité politique

Oui, je vois ce que vous voulez dire. Alors, je suis la seule maire d'arrondissement à n'être ni conseillère municipale, ni conseillère d'arrondissement, conseillère de métropolitaine, merci. C'est un peu frustrant. Après, la frustration, elle est un peu partout, parce qu'il y a des compétences qui sont à la région ou qui sont à l'État. Donc, ce qu'on n'arrive pas forcément à faire, c'est les limites aussi des compétences régaliennes de notre collectivité. L'arrondissement, les arrondissements, on est quand même très en lien avec la mairie centrale. Et on est très en lien actuellement avec la métropole.

Mais ça, c'est le fait aussi qu'on est de la même couleur politique, qu'on a envie d'aller dans le même sens et qu'on va dans le même sens. Donc, il y a un dialogue très fort. Moi, je ne suis pas trop frustrée de ça. Ce seraient les moyens en général, le temps, le nombre d'adjoints, le nombre de fonctionnaires, parce qu'on a des fonctionnaires à la ville qui sont formidables. Mais voilà, on ne peut pas une journée ne fait que 24 heures et une journée de travail un peu moins quand même, encore heureux. Donc, c'est ça qui peut être un peu frustrant. Mais on travaille très bien ensemble.

On l'a vu dans les réunions de bilan de mandat, certains citoyens trouvent qu'on va trop vite et certains autres pensent qu'on ne va pas assez vite.

4:10
Présentateur

On va en parler justement parce qu'on fera le point sur le bilan. Donc, de ce mandat un peu particulier qui vous a vu rentrer dans ce costume, c'est une activité que vous faites à plein temps maintenant. On ne peut pas faire autre chose à côté, vous pensez ?

4:25
Invité politique

Certains peuvent y arriver. Alors, moi, je n'y arrive pas, j'ai lâché mon boulot, clairement. Clairement, je suis totalement dédiée à l'arrondissement. Et encore une fois, le troisième arrondissement, vous le disiez, c'est plusieurs quartiers. C'est cinq quartiers très denses. Il y a des quartiers. La moyenne de la densité de Lyon, c'est 11 000 habitants à peu près au kilomètre carré. Nous, on est à 16 000 en moyenne. C'est quand même vraiment un arrondissement avec énormément de problématiques, de choses à faire et de potentiel aussi. C'est un arrondissement quand même formidable. Il y a les berges du haut, il y a le parc Chambauvet, enfin de part et d'autre.

Cinq quartiers de Montserre à Montchat très, très différents avec une sociologie très différente aussi. par Dieu en plein milieu.

5:11
Présentateur

Donc ça vous occupe, on va regarder tout ça. Alors justement, on est sur la période de bilan de mandat. Première question, peut-être un petit peu d'ordre général. Est-ce que, parce qu'il y a une polémique qui a cours en ce moment autour de la tournée, certains disent tournée électorale d'ailleurs, de Bruno Doucet dans les arrondissements. Grégory Doucet. Pardon, Grégory, j'ai fait un mélange entre Bruno et Bernard. Grégory Doucet dans les arrondissements, autour de 220 000 euros. La première question, c'est, est-ce que c'est une nécessité dans une démocratie locale que de faire ce genre d'exercice de ce qu'on appelle redevabilité ?

Et est-ce que c'est normal que c'est ce coût-là, par exemple ?

5:52
Invité politique

Alors, une nécessité pour nous, oui, ça nous paraît fondamental d'être redevables. On l'a été tout le long du mandat. On avait fait des réunions mi-parcours, mi-bilan en fait. Mi-mandat, voilà, c'était le bilan mi-mandat. Sur les arrondissements, les équipes d'arrondissement sont très régulièrement sur les marchés pour aller à la rencontre des Lyonnaises et des Lyonnais. On est très en lien aussi avec les conseils de quartier. Le budget participatif, c'est aussi une façon de mettre une partie du budget dans les mains des Lyonnaises et des Lyonnais. Voilà, toute la question du lien entre la démocratie représentative et la démocratie participative, on a essayé de le mettre en œuvre dès 2020.

Avec l'année Covid, c'était un peu plus compliqué au début, mais ensuite, oui. Après, oui, ça coûte 228 000 euros. Un magazine municipal, ça coûte de l'argent. Produire de l'information, expliquer aux gens, ça coûte de l'argent. Donc, moi, ça ne me paraît pas délirant que sur une grande ville comme Lyon, l'organisation de réunions, de bilans avec le maire coûte cet argent-là.

7:04
Présentateur

Ça fait partie du coup de la démocratie, la pédagogie, l'explication des choix. Sur ce bilan, il y a eu un certain nombre de réunions, une par arrondissement. Comment ça s'est passé chez vous ? Je crois que tout était sur le même format. Racontez-nous un petit peu comment ça se passe en vrai et comment ça s'est passé chez vous, du coup ?

7:19
Invité politique

Alors, c'était dans des gymnases, avec une jauge qu'on avait estimée à environ 200 personnes, sans inscription, voilà. Les gens qui souhaitaient avoir de l'information, après, pouvaient laisser un...

7:32
Présentateur

Mais c'était ouvert, vous venez qui veut, par principe.

7:34
Invité politique

Totalement ouvert, par principe, effectivement. D'ailleurs, on a eu des gens d'autres arrondissements qui sont venus à la réunion du 3e. Le maire d'arrondissement ou la maire d'arrondissement était avec Grégory Doucet pour présenter le bilan et répondre à quelques questions. On essayait, à chaque soirée, de faire entre 10 et 20 questions, à peu près, au total. Et, en plus, deux thématiques phares qui pouvaient être développées par un adjoint qui venait en supplément des questions. Sur le 3e arrondissement, c'était Valentin Lungenstrasse, l'adjointe aux mobilités, et Céline Delorence, l'adjointe à la santé.

8:15
Présentateur

Alors, c'est vous qui l'aviez organisé, ou ça s'est organisé comme ça, en fonction de leur disponibilité ? Pourquoi ces deux thématiques, chez vous, en particulier ?

8:21
Invité politique

Alors, sur la question de la santé, moi, j'avoue que c'est quelque chose qui me tire à cœur, puisque la santé, ce n'est pas seulement l'offre de soins, mais dans une ville, c'est qu'est-ce que la ville produit pour que les gens soient en bonne santé ? Nous, déjà, c'est des choses basiques, c'est la sécurité, la sécurité routière, c'est lutter contre la canicule, la qualité de l'air, enfin, pas lutter contre la qualité de l'air, mais justement, produire, faire en sorte que la qualité de l'air soit meilleure, c'est aménager l'espace public pour qu'il n'y ait pas d'inondations.

On est quand même sur un territoire qui pourrait être totalement sujet à des inondations terribles, donc avec la métropole et la ville, l'aménagement permet de limiter les catastrophes naturelles. Donc voilà, la question de la santé, c'était ça, et puis l'accès aux soins, bien entendu. Il y a une question là-dessus qui a été posée par une dame sur la fermeture d'un centre de soins de la CPAM dans un quartier politique de la ville. Effectivement, je n'étais pas en capacité de répondre à cette dame, parce qu'effectivement, c'est la propriété de la CPAM, mais c'était bien d'avoir des questions vraiment au tout venant. Donc ces réunions-là, ce soir-là, ont été très saines de ce point de vue-là.

Il y avait des gens qui avaient envie de nous dire merci ou aller plus loin sur la question, par exemple, de la prise en compte des enfants dans l'espace de la ville. Et puis sur Valentin-Logelstrasse, sur la mobilité.

9:47
Présentateur

On y reviendra d'ailleurs par plein d'objets. Alors d'ailleurs, il y a des sujets qui reviennent, qui sont souvent très concrets, mais là, vous parlez d'un centre de santé, on parle aussi parfois du bureau de poste. Je crois qu'à Dauphine, il y avait des questions. Est-ce que cette question un peu de la présence aussi des services publics, c'est quelque chose qui revient ? Parce que là, on est sur la proximité, les gens en ont besoin, comprennent, comprennent pas. Qu'est-ce que vous avez comme marge de manœuvre sur ces sujets, par exemple ?

10:09
Invité politique

Alors, comment une ville peut participer à garantir l'accès aux droits et aux services publics ? C'est une question absolument fondamentale pour moi. Et je pense que ce qu'on a essayé de faire sur le mandat, ça va vraiment dans ce sens. Sur la question de l'accueil, de l'hospitalité, de l'accès aux soins, de la justice sociale, de la lutte contre l'isolement, le CCAS a des équipements vraiment formidables. On a doublé, alors je vous dis doublé, mais en fait, je ne sais pas, mais on a mis énormément de moyens au CCAS. Sur le troisième, le pôle alimentaire, le tiers-le-alimentaire.

10:52
Présentateur

Le tiers-le-alimentaire, on n'en parlera d'ailleurs, vous pouvez le raconter un peu, mais c'est vrai que c'est des questions très concrètes.

10:56
Invité politique

Oui, c'est des questions très concrètes, et ça, en lien avec l'Agence régionale de santé, par exemple, en lien avec les régions, en lien avec l'État, on ne peut rien faire seul, mais on peut donner des points d'alerte et montrer là où on veut orienter nos politiques publiques.

11:11
Présentateur

Eh bien, on va parler de tout ça un peu plus en détail, découvrir un peu mieux le troisième arrondissement qui ne se résume pas à la part d'eux, et parler plus globalement de votre bilan. A tout de suite pour une deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Marion Sessièque, je rappelle que vous êtes maire du troisième arrondissement de Lyon, depuis un an et quasiment votre anniversaire aujourd'hui. On parlait un peu, justement, de cette posture, de ce rôle, et puis de ce qui s'est passé là pendant ce bilan demandant. On va rentrer un petit peu dans le détail.

On parlait aussi des services publics, de la démocratie participative. Je sais que c'est quelque chose qui vous tient à cœur, puisque c'était dans votre délégation auparavant, et d'ailleurs, j'en profite pour signaler que la période pendant laquelle on peut faire des suggestions, etc., s'arrête. Votez. Alors, racontez-nous un peu comment ça marche. Je crois que ça s'arrête le 15 juin, demain.

12:00
Invité politique

Dimanche, 15 juin, exactement.

12:01
Présentateur

Comment ça marche ce budget ? Parce que c'est le deuxième. Et par rapport au premier, qu'est-ce qu'il y a comme différence ? Qu'est-ce que ça a changé ?

12:06
Invité politique

Alors, sur tout le mandat, c'était 25 millions d'euros d'investissement qui étaient mis entre les mains des Lyonnaises et des Lyonnais pour qui proposent des idées, que les services techniques de la ville voient la faisabilité de leurs idées et qu'ensuite, celles qui étaient faisables soient soumises au vote. La première édition, c'était donc la moitié du budget, 12,5 millions d'euros. Sur le troisième arrondissement, c'est 23 projets qui ont été mis en œuvre, dont un magnifique au Square Sacré-Cœur, un city-stade au milieu du square qui fonctionne très, très bien, qui est très mixte. Les enfants et les jeunes du quartier, on en avait vraiment besoin. Donc ça, ça fonctionne très bien.

La cuisine dégone dans le tiers-lieu alimentaire pour les associations, notamment Mama Road. La cuisine a été refaite avec en partie le budget participatif.

13:01
Présentateur

Mais comment ça commence les idées ? C'est-à-dire que c'est des gens, des citoyens qui proposent des idées ?

13:05
Invité politique

Exactement.

13:06
Présentateur

Et puis après, elles sont soumises au vote, c'est ça ? Exactement. Elles sont quand même un petit peu filtrées par rapport peut-être, je suppose, à la faisabilité technique ou financière, etc. Et puis après, elles sont proposées au vote.

13:15
Invité politique

C'est ça.

13:16
Présentateur

Et après, elles sont mises en œuvre.

13:17
Invité politique

Et après, elles sont mises en œuvre. La règle, c'est quand on est votant, n'importe qui peut aller sur oyer.participé.lyon.fr. C'est très simple. Avec un numéro de téléphone, on vote pour trois projets minimum, dix projets maximum, sur son arrondissement ou sur les autres, puisqu'on peut avoir envie d'un projet qui n'est pas là où on habite exactement, où on travaille, ou parce que nos enfants habitent sur l'autre arrondissement, ou peu importe. Et c'est des projets d'intérêt général. Donc, ça va être l'aménagement d'un parc, ça va être des casiers solidaires.

13:55
Présentateur

C'est des choses souvent très, très concrètes. C'est des rénovations de toilettes publiques, des entrées un peu différentes, des modes... Ça veut dire que les élus n'y pensent pas, ou c'est aussi pour que les citoyens qui en ont l'usage fassent des propositions et nous éclairent, en fait, quelque part ?

14:11
Invité politique

Les habitantes et les habitants, c'est les experts d'usage d'un quartier ou d'un espace. Moi, par exemple, le square Sacré-Cœur, je le trouvais très bien comme ça. Il y a eu une fresque sur le mur de la piscine Garibaldi, où vraiment, voilà, les gens nous ont dit « Non, mais ce mur, il est moche, ça serait vraiment très bien. » Ça a été beaucoup voté, donc finalement, ça répondait. Et l'œuvre qui a été faite par deux jeunes artistes qui s'appellent Morito Fraise, il est magnifique, en fait. Ah oui, Morito. C'est une nageuse sur la piscine Garibaldi. Et en fait, il est magnifique et il embilie vraiment ce quartier qui était assez minéral, finalement.

14:49
Présentateur

Mais ça veut dire que c'est pas... Parce que parfois, on accuse un petit peu ce type de budget ou de démocratie participative d'être un peu comme un gadget ou d'être pas l'essentiel, mais pour vous, c'est une composante globale et normale d'un mandat.

15:02
Invité politique

Complètement. Déjà, finalement, c'est un lieu de dialogue sur qu'est-ce que c'est que la ville, comment on s'en empare les uns les autres, comment on a le souci de l'intérêt général tous ensemble. Et ça, ça me paraît intéressant, vraiment, à l'heure où tout le monde est poussé aussi par les réseaux sociaux à être un peu isolé, un peu dans l'entre-soi, et à être peut-être quelquefois égoïste dans sa bulle avec seulement des gens qui nous ressemblent. Là, on s'ouvre sur... Mais en fait, la ville, là où je vis, c'est aussi un endroit pour des plus âgés, des plus précaires, des plus jeunes ou des gens comme moi. Et il y a des choses qui pourraient être utiles à tout le monde.

Donc, quand on dit qu'on va améliorer une cuisine solidaire pour faire un four, un évier en plus, etc., de l'aménagement pour qu'il y ait plus d'associations qui fassent de la cuisine tous ensemble pour des personnes très très précaires, je trouve ça génial.

16:03
Présentateur

D'accord. Alors, le budget participatif, il peut donner des choses chouettes et des choses parfois un peu plus contrastées. Alors, ce n'est pas dans votre arrondissement, mais j'en parle parce que c'est un peu la cristallisation de tout ce qui peut se passer en ce moment. C'est évidemment la place Belcourt qui est issue au départ d'une envie de végétaliser pour des tas de raisons assez complexes. Et puis, il y a des polémiques autour. Ça a donné une heure autour de ce qu'on voit un peu sur la place Belcourt qui est assez...

16:29
Invité politique

Des métiers attissés.

16:30
Présentateur

Des métiers attissés, qui est diversement appréciés, etc. Au-delà de ça, est-ce que ça ne raconte pas aussi un moment, une ambiance qui est peut-être un peu plus difficile parce qu'on arrive aussi à la fin du mandat ? Est-ce que vous, vous sentez qu'il y a une sorte de green bashing un peu qui existe ou des décalages entre la réalité et en fait, ce qui se passe pour de vrai, un peu exacerbé peut-être par les médias ? Est-ce qu'on a une responsabilité là-dedans ? Comment vous vivez ce moment un peu tendu ? Il y a les travaux, il y a ça, mais sur cet exemple de Belcourt, est-ce que c'est un peu symptomatique de tout ça ?

16:59
Invité politique

Oui. De fait, c'est un objet dans une place centrale de la ville qui est vraiment la place Belcourt. C'est un lieu énorme dans la ville de Lyon et très emblématique de la ville. Donc, ceux qui ont eu envie de critiquer la politique mise en place par les écologistes et la mairie actuelle, de fait, ils ont trouvé cet objet. Ça fait une polémique, les pours, les contres. Je pense qu'il y a énormément de lyonnaises et de lyonnais qui traversent la place Belcourt et qui profitent de l'ombre qui est faite par cette œuvre et pas seulement l'ombre. C'est effectivement, vous le disiez, une œuvre symbole des canuts, du travail, des métiers à tisser, de la soie, donc vraiment de l'identité lyonnaise.

Du coup, il y a des gens, je pense que la majorité des gens n'ont que faire de la polémique qui a été montée par certains et certaines qui avaient envie de critiquer les politiques qu'on met en place. Bon, c'est le jeu un petit peu de la période aussi. J'ai vraiment le sentiment, en y passant et en voyant même les détracteurs, parce qu'ils essayent de filmer les détracteurs, qu'en fait, cet objet, il parle, il fonctionne, il fonctionne même très bien et que la question de l'ombre dans la ville de Lyon avec les canicules, on est mi-juin et il fait déjà 35 degrés à midi, à la question de la chaleur qui accable les Lyonnaises et les Lyonnais plusieurs mois dans l'année, elle se pose.

Donc, la question de l'ombre, elle se pose aussi. Là, c'est de manière poétique et symbolique, mais je trouve que cet objet pose une bonne question sur tout ce qui nous attend.

18:42
Présentateur

Alors, la végétalisation, c'est un sujet, c'est évidemment un sujet dans votre arrondissement, on va rentrer un peu dans l'état, je disais qu'il y a d'autres choses que Pardieu, mais on va quand même peut-être commencer par Pardieu, parce que c'est presque une ville dans la ville, est-ce que vous n'avez pas parfois l'impression que ce quartier, c'est comme une ville dans la ville ?

18:58
Invité politique

Alors, vraiment, oui, tout à fait, tout à fait. Déjà, c'est une porte d'entrée dans la ville, c'est une gare très importante, c'est près de 33 millions de voyageurs et de voyageuses par an, pour comparaison, PRAG, c'est 7 ou 8 millions de voyageurs dans l'année, sur une année. Donc, effectivement, c'est un quartier particulier autour de cette gare en plus, il y a Westfield-Pardieu, qui est un centre commercial un des plus importants d'Europe, voire le plus important, il y a la bibliothèque municipale, la bibliothèque centrale de la ville de Lyon, il y a l'auditorium, orchestre national de Lyon, on est la seule ville de province à avoir deux orchestres nationaux en son sein.

C'est vraiment un lieu avec des équipements culturels, des lieux de savoir, des lieux d'art, des lieux de commerce.

19:46
Présentateur

Et des lieux symboles, il y a la tour Crayon juste à côté, c'est un endroit que tout le monde connaît.

19:51
Invité politique

Exactement, c'est un concentré de la ville dans la ville.

19:53
Présentateur

Et qui est en mouvement permanent, c'est-à-dire que le projet il date, il a commencé avant vous, je crois que c'est 2005-2006, moi je l'ai connu toujours en travaux, est-ce que pour vous c'est comme un aboutissement et puis depuis 2006, est-ce que vous avez pu le faire évoluer, vous, à la fois mairie de Lyon mais même au niveau de l'arrondissement, est-ce qu'on vous a sollicité, est-ce que vous avez pu participer, comment vous êtes emparé de ce sujet ?

20:16
Invité politique

Pour moi, la part d'yeux, le projet, dans la taille phénoménale qu'il prend, c'est comme c'est une cathédrale moderne, c'est-à-dire que dans les siècles précédents, des gens pouvaient passer plusieurs dizaines d'années à construire une cathédrale au milieu de leur ville, nous, c'est une fonction d'accueil, de voyage, d'arrivée et de sortie dans la ville, tout autour de ce quartier, oui, on l'a remaniée, on l'a transformée au niveau de la mairie centrale bien sûr et avec la métropole pour envisager de la revégétalisation, le bois de la part d'yeux qui va arriver bientôt.

20:53
Présentateur

Qui met un peu plus de temps que prévu, c'est ça ? Parce qu'il y a des complexités administratives.

20:57
Invité politique

Oui, et puis c'est parce que France 3 a une parcelle. C'est son parking,

21:02
Présentateur

je crois.

21:02
Invité politique

Oui, voilà. Donc, des choses prennent un petit peu de temps, mais ce qui est en train de se dégager et on a vu le directeur de la SPL à la mairie du 3ème il y a peu de temps, ce qui se dessine du bois de la part d'yeux va commencer à vraiment à avoir un aspect très très végétal assez vite finalement. bien sûr, ce sera mieux quand on aura tout l'espace qu'il faudra. La place Bérodier aussi, on a revégétalisé. Et puis sur le 3ème, nous, ce qui nous importait beaucoup, c'était de faire du lien entre l'Est et l'Ouest des voies puisque notre arrondissement, il est vraiment coupé en deux par les voies ferrées.

Et avec le passage Pompidou, on a vraiment travaillé à ce lien qui a été redonné entre les quartiers Villette-Paul-Bert et Voltaire-Pardieu.

21:54
Présentateur

Dans les aménagements comme ça dans votre arrondissement, qu'est-ce qui est un peu emblématique de votre mandat ? Est-ce qu'il y a eu des équipements qui sont un peu sortis de terre ? Le parc Mandela ? Il y a une maison des femmes aussi auxquelles je crois que vous êtes assez attachée. Qu'est-ce qu'il y a comme nouveauté, comme bilan ? Avec quoi vous allez vous présenter en fait en disant on a fait tout ça pendant 6 ans ?

22:14
Invité politique

Oui, maison des femmes à l'hôpital Edouard-Riot très très important d'avoir réussi à mettre en musique toutes les associations d'aide aux victimes, aux femmes ou personnes se considérant comme telles pour lutter contre les violences auxquelles elles font face.

Il y a la maison de l'hospitalité sur le cours Lafayette qui est ouvert aussi qui est encore une fois une maison qui accueille plusieurs associations sur le thème de l'accueil et de l'hospitalité pour des gens qui peuvent avoir des difficultés d'accès aux droits parce qu'ils sont simplement étrangers et on sait que les lois actuelles produisent quand même des impasses technocratiques et administratives qui font que les gens ne peuvent pas travailler ne peuvent pas se loger le monde marche sur la tête à ce niveau-là on a des tas d'endroits où il manque de la main d'oeuvre et puis on a des gens qui aimeraient travailler qui n'ont pas le droit donc il y a ces deux espaces-là et puis la MJC la troisième MJC qu'on a créée sur le mandat dans le château sans souci et qui répond à des besoins élémentaires d'éducation populaire d'activité de lien social dans le quartier sans souci et on est très heureux d'avoir pu mettre ça en musique comment est-ce qu'on fait

23:29
Présentateur

d'ailleurs parce que vous l'évoquiez il y a 5 quartiers dans le troisième dont un qui prend beaucoup de place par Dieu comment est-ce qu'on arrive à agir je vais le dire comme ça à parents de jaloux les autres habitants est-ce qu'ils ont l'impression qu'on s'occupe d'eux aussi comment est-ce que vous vous essayez de trouver l'équilibre en fonction des spécificités de chaque quartier

23:47
Invité politique

alors je crois que dans chaque quartier où je vais régulièrement à chaque fois que je vais dans un quartier

23:53
Présentateur

c'est ça un quartier c'est quoi il y a Montchat

23:55
Invité politique

alors il y a Montchat Villette-Paul-Bert Sans Souci-Dauphiné Voltaire-Pardieu et Montset-Mutualité

24:01
Présentateur

donc vous allez partout et à chaque quartier il y a un peu sa spécificité

24:05
Invité politique

voilà et on dit vous vous occupez plus des autres quartiers

24:07
Présentateur

que d'une autre d'accord c'est systématique

24:10
Invité politique

aussi étant dit le quartier Mutualité-Préfecture-Montset par exemple c'est le quartier Montset c'est le seul quartier politique de la ville du troisième arrondissement donc c'est des spécificités c'est un petit quartier qui concentre des problématiques de grande précarité du logement social aussi qui était dans un état assez délabré on a fait un gros gros travail avec les bailleurs un travail inter-bailleurs et du lien entre les locataires et les bailleurs des rénovations notamment des rénovations thermiques voilà enfin on a fait un gros gros travail sur le quartier Montset Voltaire-Pardieu c'est lié bien entendu à Pardieu mais c'est aussi la place Guichard la bourse du travail on est très en lien avec les habitants très récemment on a fêté les 90 ans de la bourse du travail c'était extrêmement intéressant de voir que cet équipement-là finalement c'était un proto une proto MJC qui avait vraiment un lien entre la justice sociale et la culture l'accès au savoir le lien social c'était vraiment très intéressant et puis après tout au bout mon chat avec une autre sociologie des logements sociaux aussi mais aussi des propriétaires qui ont la chance d'avoir souvent du terrain même quelquefois une piscine tant mieux pour eux et puis le parc Chambauvet qui est magnifique

25:34
Présentateur

au bord du troisième à chaque endroit sa spécificité qu'est-ce que ça ça se traduit comment quand on est comme ça maire d'arrondissement et qu'on dit ben voilà moi dans le troisième vous parlez souvent je me souviens dans votre discours quand vous étiez vous avez été désigné élu maire de l'envie d'une écologie pragmatique est-ce que c'est toujours le cas et qu'est-ce que c'est concrètement puisque on vous a beaucoup vous la gouvernance écologique accusée d'être un peu clivant de faire de l'écologie punitive c'est quoi un contrario ou une écologie pragmatique

26:01
Invité politique

alors déjà l'écologie punitive je ne sais pas ce que c'est la pollution qui tue des gens chaque année prématurément je vois ce que c'est et l'écologie pragmatique qu'on met en place c'est quant au réaménage l'espace urbain et notamment le partage de l'usage de l'espace public c'est quasiment deux fois moins d'accidents de la route et donc autant de blessés en moins et voire de morts en moins l'amélioration de la qualité de l'air en ville c'est moins 11% de particules fines par exemple donc voilà ce qui est pragmatique c'est ce qui peut être effectivement mesuré après c'est aussi justice sociale ce qu'on fait sur la place Gabriel Péry par exemple quand on soutient une association comme Redoron-la-Guillotière et le Festival des Cuisines du Monde on détourne un bus on met tous les services de la ville à disposition et pour la troisième édition c'est 5500 personnes tous ensemble à la guillotière

27:02
Présentateur

c'est ça qui change et bien on va en parler aussi et parler un peu de politique dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Marion Sessièque on parlait du troisième arrondissement puisque vous êtes maire du troisième arrondissement de ce bilan de ce projet de là où vous emmenez à la fois votre arrondissement et la ville est-ce que vous avez l'impression qu'on parlait aussi un petit peu de la difficulté en ce moment de cette période où à la fois dans les bilans de mandat mais aussi peut-être via les réseaux sociaux ça tape un peu sur l'actuelle gouvernance est-ce que est-ce que globalement vous diriez que ces six ans ont été utiles efficaces nécessaires importantes et qu'il faut les poursuivre quelque part

27:42
Invité politique

ah oui mais moi je suis hyper fière du bilan qu'on a fait effectivement on a transformé la ville le meilleur usage de l'espace public de fait ceux qui ont perdu un petit peu de leur totale liberté le tout voiture qui a été un petit peu diminué je comprends que ça ait pu déranger certains et certaines je pense que ça va être oublié assez vite on le voit les premières rues des enfants qu'on a pu faire par exemple celle à côté de l'école Léon Jouot dernièrement je parlais avec des parents d'élèves et notamment avec une maman je disais est-ce que vous vous souvenez qu'ici il y avait des voitures qui passaient et on était au milieu des enfants qui jouaient un peu comme quelle drôle d'idée de faire passer des voitures à toute berzingue à côté d'une école maintenant pour ces gens-là dans leur usage quotidien ça devient complètement incongru et là ça serait pas de l'écologie punitive mais de l'aménagement punitif de revenir en arrière sur des aménagements pour lesquels il y a eu de la gêne pendant les travaux c'est sûr et puis maintenant les gens voient le bénéfice et ils sont vraiment contents

28:48
Présentateur

est-ce que c'est pas aussi peut-être un peu la même logique qui préexiste par rapport aux travaux parce qu'on évoquait les travaux c'est aussi parfois des cycles les ruchants il y a eu des tramways des machins etc est-ce que vous avez l'impression que c'est dur ce qu'à vous d'ailleurs le maire c'est compliqué c'est difficile mais c'est pour un mieux comment est-ce qu'on arrive à expliquer que ce sera mieux vous pensez qui ont suscité beaucoup d'agacement et qui en fait aujourd'hui on ne comprendrait même pas que ce soit autrement

29:14
Invité politique

ouais moi je me souviens alors je crois que c'est 91 mais en fait je ne sais plus le tramway T1 donc c'était Raymond Barre qui était maire sur la rue de Marseille moi j'allais à la fac sur les quais et les gens disaient ils vont tuer les commerces cette mairie est totalement irresponsable ils ne voient pas ce qu'ils sont en train de faire c'est n'importe quoi les tramways personne n'en veut et puis finalement bien sûr que si ça s'est développé et c'est très très utile donc la gêne parce que les travaux sont longs effectivement elle est compliquée pour les gens au quotidien mais c'est toujours pour un mieux mais des gens ne s'y trompent pas je connais certains commerçants ou certaines franchises qui se disent ah tiens sur l'avenue des Ferreurs du Mer moi si je pouvais acheter un commerce parce que ça va être extrêmement agréable et bien achalandé et les gens auront envie de venir donc j'ai envie d'ouvrir un magasin ici

30:08
Présentateur

vous êtes plutôt confiante pour l'avenir vous êtes vous-même je crois chef de file c'est ça dans votre arrondissement alors chef de file pour les auditeurs je ne sais pas si c'est toujours très clair c'est à dire que pour l'instant vous êtes l'interlocutrice au nom des écologistes mais qu'après il y a des discussions qui vont se faire pour savoir qui sera tête de liste etc je suppose que vous y avez pris goût et que vous avez envie de poursuivre le travail accompli

30:29
Invité politique

oui oui parce que encore une fois je suis très fière d'avoir participé à ce bilan qui me paraît extrêmement positif pour la ville de Lyon et pour les Lyonnaises et les Lyonnais les petits comme les plus âgés j'ai envie de participer à poursuivre les travaux et la transformation de la ville enfin l'évolution de la ville et l'adaptation de la ville par rapport aux enjeux qui arrivent que ce soit l'urgence climatique ou la justice sociale parce que voilà on est on est cerné quand même de populisme et de très mauvaises nouvelles et de monter l'extrême droite partout en Europe notamment et en France aussi donc j'ai envie de participer à ça et que Lyon ça soit une ville modèle sur une façon de vivre ensemble et de s'adapter aux enjeux climatiques et de ne pas laisser les plus précaires sur le bord de la route et les plus fragiles

31:16
Présentateur

alors ça se fera avec un certain nombre de partenaires aujourd'hui Grégory vous savez quand on lui demande il dit moi ici j'ai une sorte de laboratoire alors je sais que c'est un mot qu'il n'aime pas mais une sorte de démonstrateur il utilise souvent ce mot là d'une gauche plurielle on va dire et qui fonctionne il ne vous aura pas échappé qu'il y a quand même des tas de discussions des tas de dissensions qui existent au sein de ce qu'on appelle le nouveau front populaire notamment avec LFI est-ce que vous vous avez l'impression qu'il faut poursuivre est-ce qu'il faut continuer et essayer de faire l'union de la gauche est-ce qu'il y a des lignes roues à ne pas franchir comment est-ce que vous vous vivez dans votre mairie d'ailleurs est-ce que c'est déjà du collectif et est-ce que vous comprenez que les gens puissent douter un petit peu de cette manière aussi de faire de la politique un peu dure un peu clivante

32:01
Invité politique

alors sur le troisième la majorité de la gauche plurielle fonctionne ça c'est une chose sur ce mandat est-ce qu'il faut faire une union de la gauche est-ce que union c'est fusion on le sait bien même dans un mariage par exemple que c'est pas parce qu'on s'unit qu'on est forcément exactement pareil exactement d'accord avec tout par contre il y a des choses qui nous rassemblent et moi je pense qu'il y a assez de choses qui rassemblent les parties de gauche pour qu'on parte dans une union forte et qui nous permettrait d'avoir un deuxième mandat pour finir enfin pour continuer et poursuivre les choses et puis rester à gauche notamment encore une fois parce que je pense que la menace de l'extrême droite l'extrême droitisation dans les médias de tout ce qui est faire peur par rapport à des agressions considérer que la délinquance et l'immigration sont associés enfin tous ces vieux démons qui nous sont agités à chaque élection et qui gagnent du terrain dans l'opinion des gens je pense qu'il faut lutter tous ensemble et qu'on n'en ait plus malheureusement à regarder effectivement nos petites différences sur tel sujet ou tel sujet

33:16
Présentateur

Alors il y a aussi quand même parfois même y compris des gens dans un certain nombre de partis de gauche social-démocratie qui considèrent que la méthode la personne de Jean-Luc Mélenchon ce qui se passe et ce qu'on connaît quand même autour de LFI cette manière un peu d'être toujours dans un rapport de force d'une forme d'instrumentalisation des quartiers d'une communauté parce que c'est peut-être ça qui peut se passer est-ce que ça peut paraître aussi un obstacle et ça ne contribue pas parfois à tendre les choses ou à rendre la politique un peu clivante tout le monde est en train de se hurler dessus ce n'est pas forcément non plus comme ça qu'on apaise les choses

33:51
Invité politique

alors à mon avis ce qui est clivant c'est qu'on a personnifié les valeurs politiques d'un mouvement voilà que ce soit de gauche ou de droite que ce soit Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise qu'on appelle d'extrême gauche alors que en fait c'est un mouvement à gauche très à gauche mais ce n'est pas l'extrême gauche alors que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont d'un mouvement d'extrême droite et là c'est qualifié d'extrême droite de fait par le Conseil d'État donc la personnalité de Jean-Luc Mélenchon est clivante les gens qui se reconnaissent dans les valeurs de la France Insoumise ou des parties satellites il y a Clémentine Autain avec l'après donc Clémentine Autain qui a quitté FI je pense notamment parce que avec Jean-Luc Mélenchon apparemment c'était compliqué et je ne vais pas l'expliquer plus qu'elle mais voilà il y a des gens dans la galaxie de gauche qui font émerger des mouvements qui sont très intéressants avec lesquels on est en dialogue et je pense que c'est aussi vital dans une démocratie dans un pays où voilà tout le monde peut exprimer ses idées d'avoir différentes variantes de tout ce qui constitue la gauche en France voilà sur l'échiquier politique on a besoin de plusieurs parties de gauche qui ont des idées et des valeurs qui se nourrissent les unes des autres

35:16
Présentateur

dans les échéances qui approchent en 2026 c'est vrai que et puis on va parler dans quelques instants un peu des candidats émergents et dans un dont on parle beaucoup mais on a l'impression qu'on parle essentiellement des élections municipales à Lyon et moi alors je ne connais pas encore véritablement ni de candidats déclarés à la métropole à part Véronique Sarcelli je crois mais c'est comme si cette élection métropolitaine n'existait pas alors que c'est pourtant une des plus importantes y compris en termes de moyens de levier etc. comment est-ce que vous expliquez ce décalage pour l'instant ?

35:48
Invité politique

Parce qu'en France alors on ne va pas partir la société du spectacle dit Guy Debord des théories sur l'essence mais je pense que le fait d'hyper médiatiser non pas les idées les projets mais les personnes qui les incarnent encore une fois ça fait des élections un peu à la Miss France ou à des concours de télé-crochet où on ne regarde plus le fond mais on regarde seulement l'individu qui représente ses idées et du coup les villes les élections municipales ont toujours déchaîné

36:25
Présentateur

avec une incarnation plus présente

36:27
Invité politique

beaucoup plus qu'un département puisque la métropole de Lyon depuis 2015 a récupéré les compétences d'un département

36:33
Présentateur

quand vous parlez de cette société du spectacle ou de l'hyper incarnation évidemment on peut difficilement ne pas parler d'un candidat qui n'est pas candidat pour l'instant officiellement Jean-Michel Aulas même s'il a dit récemment qu'il se voyait peut-être de plus en plus il y a quelques jours il y avait un mouvement de jeunes plus ou moins spontanés qui avalaient à ce qu'ils viennent etc comment vous vous regardez d'abord la candidature de ce chef d'entreprise qui a une réussite entrepreneuriale de ce grand patron de l'OL ça on ne peut pas lui enlever comment est-ce que vous levez est-ce que vous trouvez après tout que c'est une bonne chose que quelqu'un comme lui s'intéresse à la politique

37:09
Invité politique

moi je me demande s'il s'intéresse à la politique ou s'il est porté par des gens qui s'intéressent à sa popularité et c'est quand même ça le problème il est un peu arrivé à l'OL comme ça de ce que j'ai lu lui ce qui l'intéressait c'était le handball à la base voilà c'est un chef d'entreprise c'est une réussite républicaine magnifique et on lui sait gré de tout ce qu'il a fait pour l'OL et notamment pour le football féminin on est on n'est pas on regarde bien les choses en face maintenant est-ce qu'il a envie de s'engager vraiment en politique et de travailler pour le bien commun permettez-moi d'en douter parce que les dernières les dernières déclarations les dernières propositions

38:05
Présentateur

notamment sur personne n'a trop bien compris sur une sorte de gratuité plus ou moins des transports limités à Lyon pour les retraités enfin ça ne semble pas encore très construit d'autant plus que ce serait du ressort de la métropole donc ça n'a pas grand chose à voir mais est-ce que c'est parce que justement il n'est pas assez ancré est-ce que c'est parce qu'il cherche lui aussi un peu la polémique est-ce que

38:24
Invité politique

oui alors déjà voilà la gratuité pour les personnes qui gagnent moins de 2500 euros je suis ravie parce que du coup ce serait gratuit pour moi non mais au-delà de ça c'est complètement c'est complètement oublier les besoins des infrastructures de l'investissement pour l'instant la billetterie enfin le ticket l'abonnement c'est un tiers des recettes qui qui qui font que les transports en commun sur l'agglomération de Lyon sur la métropole de Lyon

38:55
Présentateur

peuvent fonctionner voilà

38:57
Invité politique

après la question de la gratuité des transports en général par exemple sur les week-ends ou ça se calcule en fait ça se calcule en fonction des investissements qui sont mis en place en fonction du prix du ticket justement et de la recette que ça représente c'est des questions qui sont intéressantes mais ça me paraît un peu hâtif et voire irresponsable de faire des déclarations à l'emporte-pièce comme ça pour l'instant

39:23
Présentateur

au-delà de ces propositions même ces premières propositions sur le fait peut-être de ne pas faire d'indemnité pour les élus de supprimer le cabinet du maire est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à la fois d'un peu peut-être hors sol et même c'est-à-dire qui serait presque proche d'une forme de démagogie c'est-à-dire est-ce que c'est pas un peu facile est-ce que c'est pas un peu à côté de la plaque comment vous avez ressenti ces premiers messages

39:44
Invité politique

alors vraiment qu'une personne ultra riche nous fasse la charité d'une indemnité qui est pensée justement pour garantir à n'importe quelle citoyenne ou n'importe quel citoyen de pouvoir être élu et de pouvoir vivre décemment justement de son engagement politique au service de la cité je trouve ça obscène la charité c'est obscène c'est l'inverse de la solidarité moi je suis très en colère par rapport à ça et c'est ça qui m'inquiète dans sa candidature c'est que pour moi il est hors sol bien sûr c'est un homme qui a réussi il est multimillionnaire on est dans une France qui est de plus en plus clivée entre 10% des français qui détiennent plus de la moitié c'est 54% exactement de la richesse du pays et ces gens là nous disent ah bah tiens maintenant ça m'amuse je vais aller faire de la politique et je vais vous expliquer comment on va gérer la ville moi qui n'ai besoin d'aucune infrastructure puisque je suis multimillionnaire pour moi c'est indécent

40:41
Présentateur

très clair on arrive à la fin doucement de cette émission et j'aime bien un peu savoir ce qui se passe quand vous ne faites pas de la politique ou quand vous n'êtes pas totalement dans votre mandat ce qui n'est pas évident est-ce que vous avez encore un petit peu le temps de lire du coup quelquefois est-ce que vous avez un livre de chevet auprès de vous

40:58
Invité politique

c'est vraiment un livre de chevet puisque je pense que ça fait 6 mois que je suis dessus ça s'appelle Au commencement était de David Weingro et David Graeber qui est génial qui parle de l'histoire de l'humanité de comment justement les sociétés se sont mises en place et vraiment à dire que rien n'est simple tout est complexe et que les rousseauistes qui disent que la nature c'était merveilleuse et que la société a tout perverti ou les hops qui disent l'inverse en fait la vérité est entre les deux et nulle part et nulle part aussi et qu'il y a énormément de civilisations qui se sont inspirées les unes des autres c'est très vivifiant pour le cerveau

41:35
Présentateur

ça fait quelques pages comme ça et l'histoire d'humanité en même temps c'est très long donc 6 mois c'est la moindre des choses un petit titre de musique pour qu'on se quitte en musique

41:43
Invité politique

alors il y a une artiste lyonnaise c'est pas vraiment pour faire du chauvinisme mais vraiment j'adore ce titre elle s'appelle Caval et le titre ça s'appelle Groovy Sexy Baby

41:53
Présentateur

tout un programme et c'est parfait merci beaucoup

41:57
Invité politique

merci à vous

41:57
Présentateur

madame la maire d'être venue à notre micro faire votre bilan dans le troisième arrondissement et quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première

Marion SESSIECQ : Maire "Les Ecologistes" du 3e arrondissement de Lyon · Pourquijevote