Frédérique Bredin: «Le cinéma français devra être plus transparent»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Le cinéma français a-t-il un modèle économique viable à long terme ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Faut-il baisser les frais de production, notamment les cachets des stars ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Quel est l'impact économique du cinéma et des industries culturelles ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Faut-il intégrer les géants du numérique au compte de soutien du CNC ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
L'État a prélevé 90 millions sur le CNC : est-ce un détournement ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quels avantages pour les géants du numérique s'ils financent la création ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Frédéric BredinFait
« oui c'est un modèle économique viable mais c'est vrai qu'il est important de de réfléchir à ce qu'il au financement du du film français à 5 ans euh à 10 ans »
- 2:00Frédéric BredinChiffre
« c'est un impact de 0,8 sur le PIB donc c'est quand même une industrie qui qui crée 16,2 milliards d'euros de valeur ajoutée 340000 euh emploi »
- 2:30Frédéric BredinChiffre
« chaque euro investi euh crée 20 € de valeur ajouté »
- 4:30Frédéric BredinFait
« il est certain que aujourd'hui beaucoup d'œuvres audiovisuelles passent par internet et qu'il est nécessaire donc que les fournisseurs d'accès les opérateurs télécom et bien participe également au soutien de la création »
- 5:30Frédéric BredinFait
« il va falloir maintenant intéressés aux opérateurs qui ne sont pas installés sur le territoire nationaux sur les territoire français en l'espèce de voir comment est-ce qu'il peut peuvent eux aussi contribuer à au soutien de la création »
- 7:30Frédéric BredinChiffre
« l'État a pris 90 millions au CNC »
- 8:00Frédéric BredinChiffre
« 20 millions vont financer l'IFSIC »
- 10:00Frédéric BredinChiffre
« on a fait des chiffres tout à fait énormes puisqu'on a fait 210 millions de recettes et 144 millions d'entrées »
- 14:00Frédéric BredinChiffre
« la moyenne de recettees était de 150 millions alors que là on est à 210 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Frédéric Bredin bonjour bienvenue au BOSS medéia Orange le Figaro vous êtes la nouvelle présidente du Centre national de la cinématographie et de l'image beaucoup plus connu sous son acronyme CNC alors après de années exceptionnelles on a l'impression que le cinéma français a un peu la gueule de bois les entrées en salle sont en baisse la part du film français part de marché du film français est aux alentours de 30 % qui n'est pas terrible euh il y a des problèmes de financement il y avait eu le scandale Vincent Maraval qui disait la polémique que les films n'étaent trop cher il y a quelques films qui sont très rentables quelques-uns qui amortissent les frais et puis beaucoup qui ne le font pas est-ce que c'est euh cette ce ce modèle économique est est viable à long terme oui c'est un modèle économique viable mais c'est vrai qu'il est important de de réfléchir à ce qu'il au financement du du film français à 5 ans euh à 10 ans parce que on est en train de vivre une vraie révolution avec le numérique et c'est pour cela que aurélie philippetti a a déclenché ses assises dans lequel travaille René Bonnel qui ont ce cette obligation d'étudier un peu les perspectives à moyen et long terme mais dire que les films sont rentables chaque histoire de chaque film est différente donc on peut pas répondre globement donc pe pas répondre de façon générale d'accord mais est-ce qu'il faut que les frais baissent c'est-à-dire les les cachets des stars il est certain en tous des cas qu'il faut qu'on ait une réflexion sur l'inflation des coûts et sur euh euh sur la maîtrise des coûts du c'est une des choses aussi que l'on va étudier au travers ses assises maise des cû alors on on a vu quand même il y a il y a une étude du du du BIP qui vient de sortir sur l'impact des industries culturelles que vous que le CNC soutient c'est-à-dire le cinéma la production audiovisuelle et la vidéo et les jeux vidéos euh et donc c'est un impact de 0,8 sur le PIB donc c'est quand même une industrie qui qui crée 16,2 milliards d'euros de valeur ajoutée 340000 euh emploi on voit que le CNC ce qu'on appelle des fois avec un peu de de de de de Morg l'exception culturelle c'est en fait c'est un formidable effet de levier chaque euro investi euh crée 20 € de valeur ajouté oui c'est une chose très importante de de de parler aussi du secteur économique non quand on parle du cinéma on parle bien sûr de création mais derrière il y a toute une industrie toute une filière économique qui est très performante et qui a un gros impact donc en terme d'emploi 340000 emplois en terme de valeur ajoutée c'est considérable et donc il faut savoir que l'ensemble de la filière cinéma audiovisuel jeux vidéo et vidéo et bien a un impact considérable sur le PIB français donc plus même que l'industrie pharmaceutique ça fait plaisir à voir ça fait plaisir à voir est-ce que c'est une industrie sinistrée ou est-ce qu'elle continue de croître alors pas du tout sinistrée c'est même une industrie qui va bien et qui recrute encore et qui recrute et dans des secteurs je dirais à haute technologie si on regarde par exemple le secteur de l'animation qui a un succès fou non seulement en France mais à l'international c'est des entreprises qui se créent avec des jeunes qui qui sont remarquables et qui aujourd'hui s'exportent dans le monde entier alors Frédéric Bredin avec Jacques Lang vous aviez pérénisé ce qu'on appelle le compte de soutien ce qui qui est cet effet de de redistribution j'allais dire du CNC qui finance l'exception culturell en intégrant les chaînes de télévision c'était euh dans les années 80 au financement de la création maintenant vous êtes présidente du CNC votre mandat sur les prochaines années est-ce que c'est d'intégrer ce qu'on appelle les géants de l'Internet au compte de soutien oui en tous des cas à l'air ou de la révolution numérique il est certain que aujourd'hui beaucoup d'œuvres audiovisuelles passent par internet et qu'il est nécessaire donc que les fournisseurs d'accès les opérateurs télécom et bien participe également au soutien de la création ils le font déjà il aujourd'hui ils le font déjà mais ça n' pas été évident parce que la Commission européenne s'est longtemps opposée à cela et je dirais que c'est seulement aujourd'hui qu'on peut dire que c'est accepté par l'ensemble des acteurs que les fournisseurs d'accès à leur manière soutiennent aussi la création mais l'enjeu maintenant c'est de faire payer les YouTube Google c'est c'est c'est le même groupe facebook Netflix s vient s'il vient en France et Amazon c'est c'est l'étape c'est l'étape d'après c'est-à-dire que il va falloir maintenant intéressés aux opérateurs qui ne sont pas installés sur le territoire nationaux sur les territoire français en l'espèce de voir comment est-ce qu'il peut peuvent eux aussi contribuer à au soutien de la création et comment est-ce qu'on s'y prend concrètement pour les faire venir autour d'une table en disant maintenant il faut soutenir le la création française alors c'est une démarche qui est double qui peut être bilatérale ou on leur demande de venir autour de la table mais c'est aussi une démarche européenne l'idée c'est tout de même d'arriver à qu'il n'y ait pas évasion fiscale de leur part et donc ça veut dire un certain nombre de décisions européennes sur la fiscalité de ces groupes qui doivent être prises donc il faut attendre 2015 2015 il y aura déjà un effort sérieux sur la TVA mais il y a d'autres enjeux que la TVA qui doivent qui doivent être résolu mais alors est-ce qu'est-ce que vous pourriez leur donner en retour s'ils viennent soutenir la création française quels avantages il pourrai trouver en retour ben ce qu'on a déjà créé au CNC c'est ce qu'on appelle un web coip c'est-à-dire que il y a quand même aujourd'hui des nouvelles créations qui émergent sur ces nouveaux réseaux disons et qui sont des des créations d'ailleurs assez innovantes et on finance aussi ces créations de même que le film de cinéma est aidé par le CNC on on aide ce nouveau type de création et là il peut y avoir un effet retour intéressant pour eux donc si des chaînes YouTube viennent chercher du financement au CNC c'est c'est un intérêt direct pour YouTube et pour dans la dans la mesure où il contribue il n'y a aucune raison qu'il n'estit pas aussi un retour sur investissement en terme de création s'il s'agit de création alors le CNC on a vu a eu beaucoup d'argent puisque les opérateurs télécom ont contribué j'allais dire massivement au compte de soutien l'État a trouvé qu'il y avait une cagnotte il a pris 150 millions d'euros l'année dernière cette année il en prend 90 millions est-ce que selon vous c'est pas un détournement de l'État qui va puiser dans la caisse destiné à financer la création oui en tous des cas une chose très importante qu'a obtenu Aurélie philiipetti ministre de la culture c'est que on ne touche pas à l'intégrité du compte de soutien pour le cinéma parce que ce sont des des recettes qui sont prélevées auprès du consommateur euh lorsqu'il regardent des œuvres audiovisuells et donc cela doit rester dans le secteur de la création mais et donc le prélèvement qui a eu lieu cette année est différent parce que c'est un prélèvement qui est eu qui a lieu seulement sur la trésorerie du CNC euh qui est lié euh je vais pas rentrer dans le détail mais à à des des évaluations différente du risque prudentiel nécessaire pour les provisions du CNC ce qu' ce qu'on retient c'est que l'État a pris 90 millions au CNC quand même il a pris 90 millions mais si vous voulez il n'a pas touché du tout au compe de soutien il n'y a pas eu décrêtement et l'ensemble des actions du CNC seront maintenu euh sur les 90 millions il y a aussi quelque chose d'important à dire c'est que 20 millions vont financer l'IFSIC l'IFSIC c'est une c'est une sorte de d'aide comment dire un peu le bras armé maintenant de la banque d'investissement dans le secteur culturel c'est un institut qui finance les industries culturelles et qui va aider donc à la transition numérique également à la création de plateformes de VOD donc nous on est assez heureux de pouvoir aider quand même l'IFSIC à continuer notre action d' et alors là il y a les discussion budgétairees l'année prochaine l'État va vous prendre combien non il s'est engagé chaque année pe pe parce que sa parole il revient des fois une fois de temps en temps moi je crois en la parole de l'État et je l'ai entendu et je m'y tiens c'est à-é que c cette année il s'est engagé à quoi à ne à ne rien faire pour l'année prochaine d'accord le rapport lescur préconisé d'assouplir ce qu'on appelle la chronologie des médias pour permettre la VOD par abonnement à partir de 18 mois c'est normalement une discussion qui se déroule sous l'égide de CNC vous allez vous avez déjà entamé les discussions oui enfin c'est d'abord une discussion entre professionnels c'est vrai que le CN il participe mais c'est ce sont vraiment des accords inter interprofessionnels donc aujourd'hui les les discussions sont en cours à la fois sur la VOD après la salle et puis sur la VOD par abonnement plus tard donc c'est vous pensez que ça va aboutir quand normalement d'ici la fin de l'année on devrait avoir évolué d'accord alors d'ici à la fin de l'année on fera le bilan du cinéma français 2013 c'est un bon millésim est-ce qu'on va atteindre les 200 millions d'entrées j'en suis pas sûre euh euh il faut voir quand vous parliez de fréquentation qu' on sort on est autour de 200 millions il y avait deux belles années il y a eu deux très belles années exceptionnelles même mais on vient de très loin dans les vous parliez de d'un temps ancien mais dans les années 90 on était à 110 120 millions donc aujourd'hui même une mauvaise année c'est presque le double de ce qui existait euh il y a il y a 20 ans en réalité le cinéma français s'est considérablement développé donc il y a de bonnes années quand il y a des très bons films il y a des des années un peu un peu différentes si les films sont moins rencontrent moins comme on dit leur public mais globalement le cinéma français va quand même très bien il se porte bien en France il se porte très bien à l'exportation aussi alors on l'a vu enfin vous allez nous le dire il y a des très belles exportations alors c'est les chiffres 2012 donc c'est quand même porté par des grands films qui étai intouchable teken 2 des artistes aussi des artistes pardon qu'est-ce qu'on a fait à l'exportation alors on a fait des chiffres tout à fait énormes puisqu'on a fait 210 millions de recettes et 144 millions d'entrées ce qui signifie que dans l'année 2012 grâce à ces films notamment que vous avez cité en fait les films français ont été davantage vu à l'étranger qu'en France ça fait quand même plaisir ça fait plaisir est-ce que 2013 on peut imaginer que ça sera une un aussi beau mésim il faut voir c'est difficile parce que on a on met beaucoup de temps à à relever les chiffres de l'exportation parce qu'il faut aller dans les tous les pays pour voir combien d'entrées de sur chaque film une très belle vitrine pour le cinéma françaisce c'est un effet d'entraînement et on peut imaginer que progressivement le cinéma français va élargir son public ah oui dans les 10 dernières années la moyenne de recettees était de 150 millions alors que là on est à 210 donc on est on a vraiment franchi un un palier ça veut dire que les réalisateurs français savent faire des films qui s'exportent maintenant tout à fait et en plus ils sont reconnus pour leur qualité au travers les festivals les Oscars Cann et cetera donc c'est bien très bien Frédéric Brodin merci beaucoup et nous nous retrouvons la semaine prochaine avec un nouvel invité merci merci [Musique]
Frédérique Bredin