Nathalie Goulet : «On a un dysfonctionnement majeur»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh manifestement euh la reprise de ces de ces centres euh a fait l'objet d'une reprise aussi de liste de patients qui étaient là et qui était à la CMU, c'est-à-dire euh à la couverture euh maladie universelle qui est devenue la C2S, c'est-à-dire des gens qui sont remboursés à 100 % pour lesquels il y a quasiment pas de contrôle puisqu'ils sont de toute façon pris en charge à 100 %. Donc ça ça fait déjà l'objet d'un premier contrôle. Euh c'est-à-dire que quand ils ont repris le centre, ils ont pris en quelque sorte la liste des clients avec.
Ces clients sont couverts à 100 %. Donc quel que soit euh leurs dépenses de santé, ils sont couverts à 100 %. Bon, ça pose aussi des problèmes de contrôle évidemment, mais là manifestement, il y en a pas eu.
La deuxième chose qui semble encore beaucoup plus intéressante dans ce cas, c'est qu'il semblerait qu'il y a eu des créations d'identité fictive euh puisqu'on parle de téléphone dédiés à la création d'identité, euh d'identité fictive, de prêtons et cetera. Ça veut dire qu'il y a eu deux sujets puisque pour faire 58 millions de de dépenses de santé, il faut un certain nombre de malades quand même. Oui.
Oui, c'est ça. Ils ont même la SQ a même remboursé des factures signées d'un médecin décédé depuis 2021. Oui oui mais ça ça montre quand même l'efficacité de nos services informatiques puisque normalement les gens devraient sortir du système mais vous savez très bien qu'on se bat avec ces incohérences administratives depuis longtemps que ce soit Charles Prat ou moi, on dénonce un système qui est complètement dysfonctionnel et là on envoie le cas.
Il y a eu un lanceur d'alerte manifestement qui a déclenché l'enquête, ce qui est quand même une très bonne chose. Il faudra s'interroger encore une fois sur la protection des lanceurs d'alerte. Mais là, on a un dysfonctionnement majeur majeur.
Nathalie Goulet