Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrance Culture (sur YouTube)· 18 avril 2018 40 min

Mais que veulent les étudiants ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans du grain à moudre ce soir mais que veulent les étudiants pas de partiel aujourd'hui à l'université de nanterre les épreuves ont dû être reportés les locaux étant inaccessibles opération blocages et occupations de la part d'étudiants hostiles à la réforme de l'accès à la fac une assemblée générale doit décider demain matin de la poursuite ou non du mouvement à montpellier cela fait plusieurs semaines que l'université paul valéry est bloqué pour les mêmes raisons la contestation de la loi or loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants dans les filières sous tension la loi prévoit un nouveau mode de sélection pour remplacer le précédent dispositif basé sur le tirage au sort le président de l'université montpelliéraine demande l'évacuation du campus lors difficile aujourd'hui encore d'estimer précisément l'ampleur de ce mouvement toutes les facs ne sont pas touchées toutes celles qui sont touchés ne sont pas bloquées à que veulent les étudiants tda c'est cette question que nous allons poser à nos cinq invités ce soir jaspal d'oliveira guilde bonsoir sort est la présidente de l'unef paris panthéon sorbonne étudiantes ont démographie a pas rien l'unef qui est hostile à la réforme que j'évoquais dans le lancement pour discuter avec vous théo dussourd bonsoir bonsoir secrétaire général adjoint de lafarge qui est le syndicat majoritaire chez les étudiants vous étudié la biologie à l'université de strasbourg la fage qui elle est favorable à cette réforme notre troisième invité louis brouillard bonsoir soir vous n'êtes pas encore étudiant enfin si on peut le considérer que les lycéens sont des étudiants montrent en tout cas vous êtes lycéen dans le val-de-marne et vous présidez depuis quelques jours lunel l'union nationale lycéenne qui était une des organisations représentatives des lycéens qui ont critiqué l est également cette réforme et puis la réforme d'ailleurs avec elle mon dut du baccalauréat et puis nous avons deux autres invités qui sont au téléphone à rennes fanni pour soir cette étudiante en droit à l'université rennes 1 et puis notre cinquième et dernière invités sont fait beaucoup ce soir gaël bonsoir ou encore vous êtes étudiant en sciences politiques à l'université lille 2 et membre de l'association des étudiants en sciences politiques je précise que si je vous appelle par vos prénom c'est pas par familiarité ou par condescendance et là parce que vous avez souhaité qu'on ne donne pas de nom de famille alors je voudrais qu'on commence la discussion il ya beaucoup de choses à aborder je sais pas si on prend 2 to et questionner mais par un premier tour de table peut-être sur la situation dans vos universités respectives comment est-ce qu'on en est aujourd'hui c'est vrai qu'on a un petit peu de mal à faire le point un point global sur sur le mouvement jaspal d'oliveira guil a pas rien ouais alors à paris on a une situation assez particulière nous ça fait depuis fin janvier qu'on se mobilise contre cette réforme contre le plan et étudiants ont les assemblées générales où on a atteint des caps de ma mobilisation très importants et 1000 1500 encore mille il ya eu deux mille cinq cents personnes qui étaient à paris 1 tolbiac la semaine dernière mais pas rien ce ne sont menés pas que tolga qui a beaucoup beaucoup de centres qui sont mobilisés en a le centre de saint charles qui a occupé et qui est à mobiliser et on a des comités de mobilisation qui sont sur quatre cinq six centres et une mobilisation qui gronde émulation qui grandit de jour en jour et où il ya une occupation maintenant sur le centre de tall beck qui a lieu depuis 22 jours froids et où on est une femme qui est bloqué mais qui n'est pas fermée une fa qui est ouverte où il ya des attentes d'ateliers de conférences de débats toute la journée sur la médiation sur comment s'organiser et sur comment se faire pour que ça on arrive à remettre en question et rob faire retirer cette réforme théo du sort donc vous êtes étudiant à l'université de strasbourg est ce que ça fait partie des universités qui sont touchées par le mouvement et si oui de quelle manière alors lui strasbourg est touchée donc il ya quelques quelques jours donc la semaine dernière il y avait eu un premier blocage qui avait été voté par l'assemblée générale à ce moment là deux ou trois pas puis bâtiments ont été bloqués lendemain nouvelle assemblée générale qui votent le déblocage donc à partir de ce moment-là l'unir c'était un peu un peu retrouvé son cours et donc ce matin nouvelle assemblée générale ou dans un premier temps il est une volonté de l'assemblée ben je donnais un exemple de sortir les étudiants qui étaient anti blocage en fin de compte ça crée certains débats ils sont restés et puis au final le blocage illimité de tous les bâtiments ont été votés donc on s'attend à voir blocage de l'université d'ici demain forcément mon tour de table c'est j'ose dire fanny vous étudiante en droit à l'université rennes 1 je crois que c'est plutôt rennes 2 qui est mobilisé le blocage ont renouvelé et vous gaël à lille l'université lille 2 qui elle aussi est dans le mouvement vous nous disiez quand on a préparé l émission que c'était plutôt inattendu en tout cas c'est assez pas une fac qui ceux qui se mobilisent prioritairement disons dans en temps normal alors les deux effectivement qu'il a fallu en tout cas la socialiser effectivement que elle était un peu inattendu puisque c'est une pâte qu'on connaît pour ne pas être soumises et que ça malgré tout faut pas oublier qu'elle a aussi été très mobilisés à l'époque où les sciences politiques n'étaient pas là autre société autour de la lru tout ça et aujourd'hui c'est la mobilisation alors se traduit pas par un blocage puisque en fait le blocage il a hâte niche maintenant puisque ya une fermeture partielle de la faculté par contre il ya des ag qui ont lieu et il ya une mobilisation qui est en train de se structurer de s'organiser notamment avec on travaille autour par exemple atteint dossier qu'on va déposer auprès du défenseur des droits pour essayer de se faire entendre et défendre mobilisation assez innovant qui a lieu je termine à dessin avec vous louis brouillard parce qu'on parle évidemment beaucoup d universités qu'est ce qui se passe dans les lycées est ce que les lycées accompagne le mouvement et si oui de quelle manière bah oui les lycées il accompagne le mouvement on avait vu par exemple le 22 il y avait des centaines de lycées qui étaient bloquées et puis aussi aujourd'hui ce qu'au moins dans les lycées c'est quand le 22 août et le 22 narbonne 22 mars oui est-ce qu'on voit aussi aujourd'hui c'est que les lycéens ils ont peur parce que là ils savent pas du tout à quoi s'attendre avec parcours sup il y en a qui ont dû remplir dix lettres de motivation une fiche à venir là on va bientôt devoir accepter nos voeux en pleine période de révisions du bac c'est l'angoissé donc là oui on voit que les lycéens ont peur on voit aussi qu'ils sont mobilisés on voit que il ya des lycées qui sont bloqués sur l'île par exemple c'est une manifestation avec des milliers de lycéens même pendant les vacances les lycéens continuent de se mobiliser puisque il décale sur les facs et ce qu'on voit c'est 'qui en fait les mots et des lycéens ils sont inquiets et ils se mobilisent avec peut-être une plus grande difficulté non à bloquer un établissement dont on l idée c inq pas quoi quand on est il ya une grande difficulté aussi c'est que déjà un blocage de lycées ça fait beaucoup en brique un blocage d'une faculté mais surtout c'est beaucoup plus difficile de bloquer un lycée puisque ya la répression administrative dans un lycée on peut être 600 élèves le ou la proviseure ils connaissent nos têtes et puis quand on bloque un lycée en général on doit faire face à la répression mais c'est ça qui est impressionnant c'est que malgré la répression administrative malgré de nombreux conseils de discipline et des élèves qui se font virer de leur établissement pour avoir bloqué le lycée eh ben on se retrouve quand même avoir des centaines de lycées qui bloque alors on va bien sûr parler du contenu de la réforme qui justifie ce mouvement on verra quelle est votre approche aux uns et aux autres mais pour rester encore un instant quand même parce que c'est important sur cette mobilisation et sur la façon peut-être aussi dans cette mobilisation existe théo du sourd vous évoquiez quelques quelques tensions à strasbourg entre des gens ceux qui sont hostiles aux blocages et ceux qui sont favorables est ce que ça veut dire que vous à la fage vous considérez que ce mouvement n'est pas forcément légitime parce qu'il y aurait davantage d'étudiants qui serait pour en tout cas au moins la levée des déblocages que d'étudiants qui sont pour lui ça de toute façon il ya une majorité silencieuse qui a pas eu qui n'a pas l'occasion de s'exprimer sa voix au sein de ces assemblées générales déjà on en a plein d'étudiants qui peuvent pas aménager leur emploi du temps pour se présenter dans tous les jours à une assemblée générale malgré malgré un vote de déblocage du campus et il faut voir un peu la pression sociale qui exerçait sur sur des autant et des étudiants qui qui veulent juste faire valoir leur droit d'étudier leur droit de passer des examens il faut le dire il ya beaucoup d'examens en ce moment donc je des exemples mais j'ai on a certains militants de la fage que ce soit à strasbourg à reims à rennes qui ont subi des violences physiques voire parfois des menaces de mort donc oui on de la part d'autres étudiants qui eux étaient pour le blocage oui tout à fait donc tout non on considère on n'est pas la remettre en cause la légitimité par contre on est on est la remettre en cause le fait la manière dont s'est exécuté on est tout à fait on considère qu'il faut ouvrir des espaces de dialogue mais que ces espaces de dialogues soient sains et surtout et qui naissent à un sentiment de sécurité et un climat anxiogène comme on peut le retrouver dans certaines assemblées générales mais a maintenant qu'est-ce que vous précautionneuse il qu'est ce que vous pourriez préconisé un ça va aller mieux comme ça c'est vrai le prononcé pour que bâle et le mouvement s'il doit exister soit véritablement représentative des étudiants c'est à dire il faudrait quoi consulter l'ensemble des étudiants sur chaque université fr comment c'est compliqué bas on a un exemple très précis à l'université de lorraine donc on a le campus clsh qui étaient eux qui a été bloquée à la suite de ce blocage le président de l'université organisé un vote en ligne une consultation en ligne au sol et tous les étudiants qui étaient qui étaient impactés par ce blocage ont pu exprimer leur voix on a eu 50 % de participation ce qui est inscrit un taux de participation plus que remarquable dans 75% des votants qui était pour la reprise des cours les personnes qui dirigent l'âge et les syndicats qui sont à l'origine de la tenue des assemblées générales n'ont pas reconnu le vote donc oui nous on préconise le fait que chacun puisse exprimer sa voix de manière sécuritaire et c'est d'ailleurs dans ce cadre rappelé aujourd'hui la fage a lancé la plateforme soit jeune et tais toi plateforme en ligne qui permet dans un premier temps ben de ce s'informer sur la loi heureux parce qu'il ya beaucoup de désinformation qui fait pendant les assemblées générales et surtout de donner son avis toute connaissance de cause sur le mode de consultation gesppe aldo légère aghiles qu'est ce que vous pensez de cette idée justement peut-être de privilégier des consultations en ligne plutôt que les assemblées générales ça fait quand même un petit peu mobilisation à l'ancienne là j'ai alors que quand on est dans un monde numérique la consultation en ligne ça permet peut-être de viser davantage et d'avoir une légitimité beaucoup plus importante alors je t'accuse d'accord avec ça aujourd'hui troupe anspach du tout que un vote en ligne est une quelconque limitée qui soient plus importantes que les assemblées générales et notamment on se retrouve aujourd'hui avec des assemblées générales sont de plus en plus nombreuses sur l'ensemble des campus universitaires vous parliez d'une mérités de lorraine en lorraine c'est 1500 personnes à nancy ces mille personnes à metz à on a encore aujourd'hui à rennes ii on a eu trois mille cinq cents personnes aujourd'hui en assemblée générale et les assemblées générales sont des lieux de discussions de discussion de la réforme de discussions au des outils mobilisation et toutes les voies sont aujourd'hui sont ou peuvent s'exprimer au sein de cette assemblée générale alors il ya une aidé peut-être des petites en termes de temps et en termes de nombre d'interventions des fois faut limiter pour pouvoir ensuite allé en manifs ont ensuite faire d'autres actions par contre tout le monde est légitime pour pouvoir parler dans ces assemblées générales on a même aujourd'hui beaucoup d'étudiants notamment a pas rien qui sont venus dans les assemblées générales qui n'en avait jamais fait b qui ont pu venir parce que justement il y avait des blocages de leur établissement il y avait différents choses qui ont fait qu'ils ont pu finir dans les eps que c'est aussi à ça que ça sert un blocage c'est un moyen pour permettre aux gens de se mobiliser pour permettre aux gens de venir en assemblée générale de mineurs en manifestation ait eu plein d'intervention dans les assemblées générales n'obtient que le prêt de personnes qui sont contre le blocage compris des personnes qui sont pour la réforme et alors et qui sont pour la réforme et on a écouté tout le monde par contre il ya des assemblées générales où on a des milliers d'étudiants et parce qu'on n'est pas tout est tous d'accord sur sur cette réforme par contre il ya des lieux de positions qui sont les assemblées générales qui permettent de pouvoir prendre décision il ya des enseignants des personnels des étudiants pour prendre 10 sion et pouvoir comment s'organise alors qu'at elle allie le veut réagir gaël on peut considérer que la chronique mais enfin un ordinateur à l'aide d'une seule n'a pas de ce pour quoi il va voter des assemblées générales pour mettre ensemble des gens qui ont parlé des gens qui vont débattre d'un sujet des gens qui vont échanger des idées en fait générale réunissant des gens pour des rencontres des gens qui n'ont pas forcément d'avis on permette de faire la vie on voit des gens qui n'avaient pas forcément d'aller sur la loi ou qui pourrait être pour en devenir quand ils vont changer son à condition qu à la condition réelle que le débat puisse véritablement se tenir là j'ai vu une pétition qui en ligne qui vient de l'université jean jaurès à toulouse donc c'est le rct du mirail à et pétitions enfin d'étudiants et d'enseignants d'ailleurs de l'université il y avait au début d'après-midi de 1300 signatures je sais pas où on en est à présent mais qui dénoncé une minorité qui bloque la fac depuis des semaines qui fait preuve d'intransigeance radicale et qui empêche tout dialogue est ce que ça ça existe aussi quand même ça cela dit dans les ag non alors qu'on retrouve dans quand même beaucoup de discours que ce soit celui qui parle des agitateurs professionnels et d'une minorité que ce soit celui par exemple de l'édito du figaro il ya quelques jours que son combat devrait l'étudiant qui sont vives moi j'aimerais bien qu'on me montre en fait c'est l'épreuve de ces éléments et là on part d'une minorité alors qu'on l'a par exemple des fois plus de mises étudiant à lille j'ai pas moins de 300 étudiants alors quelques semaines c'était moins de ça là où on a parfois plusieurs milliers d'étudiants j'aimerais qu'on montre que c'est une autorité alors que dans les sélections pour cordes hier pour les conseils de pâques pour ce genre de choses on a parfois beaucoup moins d'étudiants se souviennent et pourtant personne à avoir alors louis brouillard loulou est d'ailleurs président tunnel déjà le vote en ligne il a déjà été expérimentée c'était pour savoir le nom de l'art de la plateforme par coups reçus personnellement j'ai pu voter cinq fois fait c'est bien ça le problème du vote en ligne c'est que en fait on n'a pas de contrôle dessus en fait les assemblées générales comme tu l'as dit parfois ils votent contre les blocages et les assemblées générales elle respecte ça et en fait c'est ça c'est qu'on oublie aujourd'hui il n'y a pas de dialogue aujourd'hui nous on ne peut pas dialoguer avec le gouvernement on est reçu 2,3 fois par le gouvernement pour donner notre avis d'ailleurs on n'est pas toujours reçu sur la réforme de l'apprentissage par exemple aucun lycéen a été reçue sur l'homme et sur nos inquiétudes quant à la sélection est par exemple on parler de majorité silencieuse mais cette majorité silencieuse de lycéens qui aujourd'hui ne sais pas dans quelle faculté à vaal et qui ne sait pas si elle va être sélectionné qui est dans l' angoisse de savoir si jamais son avenir va être remis en question on n'en parle pas de cette majorité silencieuse et en fait c'est faux de dire que c'est une minorité radicale aujourd'hui qui est sûr le mouvement parce que quand on a la moitié des facultés de france qui sont bloqués quand on a des centaines de lycées qui sont bloqués bah on peut pas juste dire que c'est une idée que c'est une minorité et surtout ce qui est remis en cause bah c'est nos revendications c'est qu'aujourd'hui on dit bah oui mais vous êtes contre la sélection vous êtes pour le tirage au sort la problématique c'est pas ça la problématique c'est qu'on manque de place dans nos facultés la problématique c'est qu'on manque de place dans nos lycées et en fait ce qu'on demande et bah c'est seulement d'avoir des moyens et nos revendications elles sont légitimes tout comme le mouvement et quand on entend la fage parler d'une minorité en tenant la fage parler d'une majorité silencieuse je suis désolé mais personne n'a envie de subir langage de parcours sup personne n'a envie tout le monde en fait demande ces moyens là alors qui est majoritaire qui est minoritaire je ne sais pas comment vous positionnez-vous fanny si vous êtes de la minorité de la majorité silencieuse mais en tout cas je crois savoir que vous vous êtes plutôt en tout cas hostiles au principe du blocage si ce n'est à la loi vraiment contre la loi dans quasiment tous les quelques on peut par contre je suis contre les blocages que paris compte a dit que que tout le monde écoute et on a vu ça m'a personnellement de mon vécu à rennes je suis allé à deux ag on voulait vous telle exclusion des gens qui étaient qui étaient contre la halle qui était pour la loi par bus et ont joué à sec pas pour les biogaz de venir en ag et voté contre qui ne sont pas contents mais encore faudrait-il être acceptée à l'ail et à tous parce que dit il y avait malgré un sur pau rennes et je fais de ta fans qui ont été refusés à l'entrée selon la radio on balançait clos fille croit pas du tout l'iphone tous racontent quelques à partir de là je pense que les dialogues il est pas respectée par rapport à ceux qui veulent pas les blocages quelles sont vos craintes par rapport au blocage est ce que c'est juste une opposition de principe ou c'est parce que ça peut pas retarder comme on l'a vu par exemple aujourd'hui à nanterre alors on verra bien si c'est reporté de assez loin ou pas mais un certain nombre de partiel mais vraiment elle peut pas donc elle est complètement en incertitude par rapport à l'année prochaine en fait alors bien entendu il faut que dans cette discussion parce qu'on laisse le temps file je m'en doutais un petit peu ce soir mais quand on parle du fond du sujet pourquoi est-ce qu'il ya sk ce mouvement vous avez déjà un petit peu esquissé louis brouillard mais tu eu du sourd si vous voulez bien puisque la fage elle est favorable à cette loi orientation et réussite des étudiants je manque c'est comme ça que j'appelle donc là la loi or qu'est-ce qui vous intéresse vous dans cette loi et qu'est ce que vous répondez à ceux qui disent bas elle instaure une sélection à l'entrée de l'université est ce que vous dites oui mais finalement c'est pas grave pascal ailleurs par exemple nous nous on l'a soutenu cette fois dans sa philosophie après il faut savoir que ce sera pas une réussite tant qu'à pas des moyens supplémentaires qui sont investis dans l'enseignement supérieur le constat est partagé par toutes les personnes qui se trouvent autour de cette table on manque de moyens pour accueillir tout le monde à venir - manque de moyens c'est quoi un manque de profs donc de locaux exactement le nombre de places qui définit bain par ces physique dans cette salle on peut pas accueillir plus plus de cette personne s'est il faut il faut pousser les murs il faut il faut plus de professeurs pour encadrer par encadrer tous les étudiants donc ça le constat est partagé la loi numéro c'est quoi déjà il faut savoir qu'une université n'aura pas la possible de la possibilité de dire non un étudiant qui ça sera lui 8,6 ou en attente pencher un peu sur le 8 6 qui en fait est un d'une manière d'accepter un étudiant et de lui proposer un parcours d'accompagnement personnalisé pourquoi parce que depuis maintenant plusieurs années on accepte les étudiants sans les accompagner vers la réussite on se retrouve avec un taux d'échec en première année de licence de 60% donc oui à un moment c'est normal de se poser la question des capacités d'accueil quand on remplit des amphis pour faire échouer la moitié des étudiants là maintenant que cette loi est heureux on oblige les universités accompagner tous les étudiants vers la réussite ensuite il faut savoir que cette question ne se pose pas pour les filières qui ne sont pas dit en tension voilà c'est celle où la demande est plus importante que l'offre là où ça va tellement donc il ya des filières qui sont historiquement tension comme les staps ou là par exemple la fédération de la fage là ne stoppe donc la fédération des associations des étudiants staps et mobilisé depuis plusieurs années on mène un combat on est présent dans les conseils centraux de l'université pour faire en sorte que ses capacités d'accueil augmente on dialogue directement avec les différents ministères mais le coeur du sujet il est là il est dans les capacités d'accueil et les moyens investis donc si je comprends bien la position de lafarge en tout cas vous dites il faudrait davantage de moyens à sa règle aurait peut-être le problème c'est à dire si tous les étudiants pouvaient être accueillis de manière non discriminer bas il n'y aurait pas deux il y aurait pas de souci mais dans la mesure où les capacités d'accueil sont ce qu'elles sont aujourd'hui dans certaines filières il faut bien choisir d'une manière ou d'une autre ça fait rêver une sélection bain par manque de place qui est effectué depuis des années une sélection par l'échec je vous parlais des 60% l'an s'attaque directement à cet échec justement alors qu en pense et louis brouillard et jaspal de l'hiver à guy louis brouillard l'âge pour lunel je remarque quelque chose de très intéressant théo des familles enfin vous vous opposez au blocage mais malgré tout on est tous d'accord pour dire qu'aujourd'hui il manque de moyens dans l'enseignement supérieur ça je crois que c'est un team en jeu et ça c'est un constat qui est partagé par tout le monde et pourtant quelle est la réponse du gouvernement nous n'avons pas plus de moyens dans l'enseignement supérieur pour qu'eux-mêmes l'unef lionel et la fage disent qu'il manque de moyens et qu'on ne soit pas écouté par le gouvernement et basse à sa légitime de mouvement social font aujourd'hui 3000 places et 10 millions d'euros pour la mise en place de parcours d'accompagnement personnalisé ce que est ce que tous les ce que les année propédeutique fait ce que les oui si vous être mis partout en place non parce qu'il ya des professeurs du lycée lorsqu'il ya un manque de moyens parce qu'il ya un manque de moyens et le gouvernement ne nous écoute pas voici donc ce que cet accompagnement il ya effectivement certaines universités qui annonce déjà qu'elle ne pourront pas le faire à la prochaine rentrée parce que nous même à les mettre en place un manque de moyens ou par exemple pour l'accompagnement et la réussite les doubles professeurs principaux sont censés accompagner accompagner les élèves dans l'orientation mais en réalité aujourd'hui il ya une classe sur quatre qui n'a pas les doubles professeurs principaux aujourd'hui on a un conseiller d'orientation pour 1500 élèves alors oui le gouvernement d'y faire une réforme ambitieuse mais quand il n'aimait pas les moyens et aujourd'hui oui on était obligé de tirer au sort les élèves y avait une sélection qui se faisait par le manque de place mais si même la fage dit qu'il manque de place pourquoi est ce que le gouvernement les ouvre pas notre en fait nos revendications elles sont légitimes elles sont portés par tout le monde et le gouvernement ne nous écoute pas et c'est pour ça aujourd'hui qu'il ya un mouvement social la colère gronde dans les lycées dans les universités et le gouvernement ne nous écoute pas jaspal de l'élire à geel est-ce que ça n'est quand même pas un peu mieux que ce qui existait l'an dernier c'est à dire dans les filières en tension quand il fallait choisir c'était le hasard c'était le tirage au sort qui permettait de déterminer qui pourrait s'inscrire ou pas est-ce qu'il ya quand même pas un progrès qui a été fait ou bien est ce que vous considérez que ça revient exactement au même alors c'est tout sauf un progrès alors globalement la question du tirage au sort on est tous d'accord pour dire que ce n'était pas une bonne solution notamment pour les pieds en tension alors ça concerne est quand même très très peu d'étudiants mais c'était pas une solution est aujourd'hui augmenté de 10 % le budget l'enseignement supérieur aurait permis de mettre fin ce tirage au sort donc là la question la question du talent sur scène un faux problème qui aurait pu être réglée très facilement et surtout cette réforme c'est une idéologie qui veut s'appliquer à l'université signifie me méritocratique et surtout c'est aujourd'hui une réforme qui va surtout laissé des milliers de jeunes aux portes de l'université c'est un véritable tri social qui va se faire à à l'université et c'est surtout pour contre ça qu'on se bat et c'est contre une un projet de société on pardonne angers / pourquoi un tri social c'est à dire pourquoi partir de mois il va y avoir une forme de sélection on peut l'appeler comme ça c'est pas mais pas en quoi ça va faire un tri social c'est à dire ceux qui seront là socialement défavorisés seront moins bien lotis que les autres exactement c'est la confiance que nous propose cette réforme parce qu'on a une réforme qui aujourd'hui va faire il ya un certain nombre de choses de notamment en premier chausser leur nombre de critères tenant compte de critères pour pouvoir rentrer maintenant dans beaucoup de filières les critères qui sont par exemple avoir fait une deuxième langue parlée une deuxième langue qui sont par exemple avoir fait des voyages donc ça c'est la première chose et aujourd'hui c'est des critères que seuls les et des lycéens favorisés vont pouvoir pouvoir avoir rempli ses critères et la deuxième chose c'est aussi en terme de 2 comment va être réparti les étudiants parlons en région parisienne on va se retrouver avec une sectorisation qui va être renforcée et où tous les étudiants tous les lycéens de créteil qu'on veut lui demander une liberté à paris on aura y avait un énorme truc rouge sur parcours sud pour expliquer qu'ils étaient hors secteur et qu' il n'était pas prioritaire et nous on va se retrouver par exemple la région parisienne avec des tags parisienne avec uniquement des lycéens parisiens des facs de banlieue avec des lycéens de banlieue et du coup c'est un vin et à prix social qui se met en lumière ce thé et c'est une véritable idéologie et nous on se bat aujourd'hui pour des moyens mais aussi pour un modèle d'université qui a université qui est ouverte qui permet la réussite de toutes et tous et pour cette réussite il faut des moyens il faut surtout marc retirer cette réforme l'eau et voyeur vous nous avez dit on prépare la mission que dans votre cas personnel étant lycéens de banlieue dans le val-de-marne vous aviez fait une forme d'autocensure c'est à dire 2 en ne demandant pas les universités parisiennes parce que vous vous êtes dit je vais pas être acceptées c'est ça et cette autocensure on est beaucoup en tout cas dans mon lycée dans d'autres lycées banlieue à l'avoir fait en fait aujourd'hui un 10 de moyenne à henri iv un grand lycée parisien c'est pas pareil qu'un 10 de moyenne georges brassens un lycée de banlieue et c'est ça en fait c'est que aujourd'hui par exemple henri iv ils ont tous les doubles professeurs principaux ce n'est pas le cas dans les lycées de banlieue l'accompagnement il est pas là pour tous en fête l'accompagnement il est seulement là pour les lycées qui ont plus de moyens il encore une fois on en revient à cette question moyens et oui en fait c'est une auto censure qui est faite parce qu'on se dit bon bah voilà moi j'ai pas forcément j'ai pas forcément les nôtres qui vont avec eux je viens pas d'une grande école donc puisque je ne peux que m que dit veut et que j'espère au moins avoir une université bon bah je vais et je vais éviter de mettre une trop grande université et cette autocensure on l'a vu avec beaucoup de lycéens est par exemple le nl avec l'unef et d'autres organisations ont mis en place sos inscription sur lesquels les lycéens donc envoyé leur demander leurs inquiétudes et on n'a eu à sauver ces inscriptions qui a été saturé parce que justement il se demander est ce que je peux mettre une grande faculté alors que je viens d'un lycée défavorise kahudi sourds sécrétaire général adjoint de la fage oui alors il ya déjà avant jaspal parler de critères dont je peux je présume qui a parlé des attendus qui ont été mis en place avec le avec la loi et heureux donc ils n'ont pas vocation à sélectionner justement ils ont vocation à déterminer là où l'étudiant pour elle présentait des lacunes avant de s'engager dans son parcours pour construire les parcours d'accompagnement personnalisé moi j'entends que c'était des lycéens du fait que ben il ya beaucoup de désinformation qui est faite autour de cette loi est là par exemple pour les et lycéens qui vont être un peu forcé de d'avoir recours à la mobilité pour s'inscrire dans la filière de leur choix ils n'ont pas un étudiant il était annoncé qu'il y avait une bourse à la mobilité qui allait être mise en place donc on va mettre les moyens et le gouvernement va mettre les moyens justement pour pour aider les étudiants qui qui qui sont dans des secteurs surchargées à pouvoir voir bouger moi j'aimerais juste sur quelque chose en fait ce que vont faire les universités c'est que via les attendues elles vont dire on va voilà sept élèves correspond plus aux attendus donc on va plus prendre cet élève vous appelez ça de l'accompagnement moi j'appelle ça de la sélection elles ont pas la possibilité de le faire seul rêve est elles vont elles vont elles vont le faire certaines les filières en tension peuvent dire non et aujourd'hui on voit que les amphithéâtres et sont saturés il faut arrêter il faut arrêter de dire qu'elles vont choisir les élèves non ça s'appelle de la sélection dit les mots alors prendre je reviens très très vite en studio avec vous au jaspal de oliveira aghiles mais je vois qu'on entend à nouveau et fanny étudiante en droit à rennes 1 et gaëlle étudiants en sciences politiques à lille 2 fanny vous nous disiez donc vous vous êtes hostile au blocage tout en étant en même temps opposés à la loi quelles sont les craintes par rapport à cette loi vous qui êtes de manière déjà en plus étudiante bas il nous cela nous us pas vraiment des lycéens même nous dès là c'était compliqué à t'aider c'était il y avait du talent ça moi je voulais danger donc j'ai demandé la fac de rennes en fait et on m'a demandé l'aide de motivation etc il y avait des quotas j'ai été prise je sais pas c'était un peu obscur les conditions d'acceptation je sais pas vraiment les mâles être surpris autistes j'en sais rien mais je partage vraiment la position là a dit la présidente de l'unef et les présidents le mével je pense vraiment à une ignorante du gouvernement par rapport à la taille même du mépris on peut dire de mépris et il faudrait vraiment voir le dialogue plutôt que plutôt que d'ouvrir la répression gaël à lille alors direction le mépris du gouvernement il est réel puisque moi c'est toi et ne touchent pas en tant qu'étudiant j'ai presque presque timide études par contre en touche parce que touchant plateau on va alors que je pense que dire alors que je pense est pas fiable de l'université et notamment à son ouverture et à cette capacité que peut avoir une université aussi à candia a donné à certains des choses qu'ils n'auraient pas pu la voir autrement et notamment certaines connaissances etc et si on commence à fermer les universités sur ce que sera ce candidat comprendre c'est qu'en fait cette loi est là encore pas nécessairement la sélection par tout ça c'est vrai par contre qu'elle instaure en tout cas ce qu'elle sait qu'elle met en oeuvre les conditions de la sélection est qu'elles ont fourni des outils est complètement les autres et j'ai pu avoir un aperçu de ce que c'était que que par consulter et ça c'est effrayant fait de voir cette machine à gaz qu'on compose en tout cas qu'on met en avant comme un principe d'une modernisation alors que derrière finalement on attend bureaucratie complètement absurde et rend tout ça si on réussit en fait tartas cette élection n'a peut-être pas de mettre en place dès à présent dès 2010 et tués alors on à la courbe no d'étudiants qui augmente et la courbe du nombre d'enseignants chercheurs qui est nu et non de moyens aux néophytes c'est qu'il n'augmente pas la présure de l'augmentation du nombre d'étudiants à la pension d'un mentalement on aura en fait c'est pas cette élection qui seront offerts aux universités on y entasse et de toute façon il y aura plus d'étapes pour les étudiants est d'ailleurs la phase de 7 alors que non il n'y aurait pas de nom aujourd'hui on la lit un article de libération est à rappeler quand même que justement les notes de la 10ème et ip et que le nom sera possible et que de toute façon il y aura des étudiants qui n'auront pas alors j'espère de oliveira guy l'on parle beaucoup évidemment de cette sélection mais est ce que cette sélection l'existant quand même pas déjà aujourd'hui en partie à l'université quand on veut faire un canton vont à l'intégrer un iut par exemple il ya bien une sélection quand on veut intégrer spa - institut d'études politiques à un certain nombre en france on passe bien un concours il ya bien là la sélection or ça je ne l'entends pas être remise en cause on peut être que ça l'est un je ne sais pas du côté de de l'unef mais est ce que finalement dans un monde d'études supérieures ou la sélection quand même très présente je parle évidemment pas des des grandes écoles c'est encore encore autre chose mais est ce que finalement la l'université n'est pas un petit peu mal outillés pour faire face à la compétition avec les autres filières est ce que en mettant de l'université de la sélection ça ça redonnerait pas aussi un petit peu de comment dire de contenu et de valeur à la fac alors aujourd'hui la question de la valeur d'un diplôme justement elle se poser notamment avec cette réforme et c'est là où la question se pose c'est est-ce que la valeur d'un diplôme c'est le nombre d'étudiants qui le passent ou est-ce que c'est bas la qualité des enseignements qu'on peut avoir dans dans ce diplôme et notamment sur la question la sélection en effet en fait l'université il ya une certaine forme de sélection parce que en fait aujourd'hui à l'université par exemple quand on arrive en l1 et qu'on a des td qui sont supprimées parce qu'on a un manque de profs quand on est obligé de passer c'est partiel par exemple à marseille sur des tables en plastique dans un hangar quand on a des locaux qui il ya des y pleut dans les amphis comme il ya peu de temps encore sur un site de paris rien bah oui c'est des mauvaises conditions et donc il faut être un peu un warrior pouvoir continuer à étudier et notamment quand sur la question bang la précarité étudiante aujourd'hui pour pouvoir étudier correctement à l'université san et pouvoir réviser faire ses partiels mais il faut avoir la capacité de pouvoir aller la biotech de ne pas travailler jusqu'à jusqu'à toute la nuit parce que tu es obligé de te salariés parce que aujourd'hui à 86 points 46% étudiants qui envisagent de s'allier pour pouvoir venir à l'université donc oui il ya une certaine sélection qui se fait qui se fait déjà et on se retrouve déjà avec une université qui ne permet pas à toutes et tous la réussite est donc c'est pour ça qu'on se bat aujourd'hui aussi au quotidien moi je suis syndiqué à l'unef depuis quatre ans maintenant parce que aujourd'hui l'université n'est pas un lieu où on a des conditions qui permettent à toutes et tous de pouvoir y avoir accès et de pouvoir aussi réussir à l'université et donc pour ça il ya un manque de moyens de locaux de proc d'enseignants pour lequel on se bat tous les jours et on continue à se battre et pour justement faire lorsque cet universel ouverte et qu'on défend elle puisse être vraiment en place fanny à rennes ce que vous reconnaissez les choses que vous avez vues vous que vous avez vécu comme étudiante dans ce cas décrit jaspal de l'hiver aghiles c'est à dire est ce que les les conditions déjà matériels sont compliqués ce que vous vous retrouvez j'ai pas dormi dans des eaux des locaux qui sont à l'abandon comme nous l'expliqué la présidente de lunettes de paris i panthéon sorbonne et puis aussi peut-être la capacité aussi asus des études capacités financières notamment bas à rien ça va un niveau des low cost avait encore mon faya des fuites quand tu crées ttrl par époque des problèmes matériels et même par contre niveau au niveau du personnel enseignant par exemple en l1 donc en fait on avait chargé de td qui sont là et c'est peut être des doctorants nsa possède les avocats des professionnels qui interviennent à la fac ça c'est plutôt dire encore l impact oui c'est plutôt bien en fait mais du coup comme toutes mes avocats vont ils dans la revue professionnelle à côté et cetera les dons par exemple on est là on l'a vu souvent des annulés et du cours porté de main ça mettait à mal à ma de la qualité l'enseignement je pense et ils sont pas forcément formés ils n'ont pas forcément la pédagogie n'était pas pour pour dix ans est décédé et ses salles assez facilement que quand je suis au niveau du personnel enseignant ça manque et on est on est beaucoup à des défilés on est parfois et même souvent plus de 35 de santé des mamans des changes d'approfondissement du cours des finales parfois on se retrouve avec un chargé qui nous dicte à une correction on repart du dd comme on en est entré avec rien de plus en fait elle doit par le problème toujours du coup là si on suit votre logique on était cuit on déplore tous le manque de moyens le manque de mais du coup si on demande le retrait de la loi aux erreurs on s'assoit sur les 850 mille euros prévus dans le projet de loi finances on s'assoit sur les vingt-deux mille places qui ont été ouverts par le gouvernement pour la rentrée prochaine ou alors retour le tas de la table des négociations on arrive à négocier trois mille places supplémentaires à obtenir des moyens justement j'en parlais les 10 millions d'euros pour une mise en place de parcours d'accompagnement personnalisé il ya des ya des pratiques dans nos universités à mettre en place quand d'innovation pédagogique qui ne coûte pas grand chose je parlais du manque d'éclat s'inverser ça permettrait justement un pouvoir un peu désengorger les cours magistraux mon cas je rappelle les cours en ligne oui voilà en effet les cours en ligne mais ça veut dire quoi vous proposer à la fage c'est à dire à vos étudiants de plus venir à l'université ce n'est pas continent non non mais on met en avant un principe de blended learning qui en fait est le fait de mélanger et l'apprentissage à distance et l'apprentissage en présentiel l'alleud justement va y avoir bientôt l'ouverture de l'arrêté licence ben faisant sentent en sorte de mettre en place des innovations pédagogiques le contrôle continu intégral qui dans les universités où il était mis en place on obtient une augmentation de la réussite de 10 à 25% je rappelle je rappelle les 60 % d'échec en première année de licence donc qu'est-ce qu'on fait avant de traverser la route on regarde à gauche et à droite et on traverse ou alors en reste du côté de la route et on reste dans le statu quo le doyen moi ce que je vois c'est que la fage regarde ni à gauche ni à droite elle regarde le sens du gouvernement pour 10 millions d'euros vous êtes certes vous êtes en train de vendre la jeunesse en à fanny qui nous dit que il pleut dans les universités on a des lycées qui ont bloqué par deux motards oui on a des lycées qui ont bloqué parce qu'il y avait de l'amiante dans le lycée que on avait des lycéens qui joue et qui jouer leur vie en allant au lycée on a des universités qui sont surchargés alors moi ce que je réponds la fage oui nous ce qu'on demande en fait c'est d'avoir des moyens et 10 millions d'euros c'est parce que vaut la jeunesse l'éducation n'a pas faire d'économie dessus nous demandent elles sont légitimes même la fage le dit qu'il ya un manque de moyens et qu'est-ce que nous répond gouvernement il nous répond qu' on va sélectionner les élèves plutôt que d'ouvrir des places alors oui il ya un manque de dialogue aujourd'hui et c'est pour ça qu'il ya cette mobilisation nos revendications elles sont légitimes notre mobilisation elle est légitime et non 10 millions d'euros ce n'est pas le coût de la jeunesse jaspal d'olliergues il louis adibou qu'autre chose non je rejoins ce que dit louis et même sur manag même la question du nombre de places vous parlez de tout parler de 22 mille places supplémentaires l'année prochaine ses quarante mille nouveaux néo bacheliers qui vont arriver à l'université c'est d'autant plus de 2 c on parlait dé la question des oui si c'est la majeure des universités qui n'ont pas l'habitude de faire cet accompagnement de vars de l'accompagnement personnalisé aujourd'hui il faudrait que tous les étudiants à l'université puisse avoir en fait juste - 1 td pour pouvoir étudier qui est pas des suppressions de t&d puisse avoir une place à l'université dans la filière de son choix depuis ce pouvoir étudier juste dans des bonnes conditions et on se bat aujourd'hui il ya des enseignants et des personnels administratifs il ya des étudiants partout sur les campus qui montrent leur colère à travers l assemblée générale à travers les mobilisations à travers d occupation est là donc là on se donne rendez-vous d'ailleurs la prochaine date de mobilisation le 19 dans la rue pour montrer notre colère face à cette dégradation de nos conditions d'études cette dégradation de l'enseignement supérieur pour qu'on puisse aujourd'hui pas défendre qu'est ce que notre enseignement supérieur qu'est ce qu'on veut pour notre jeunesse qu'est ce qu'on veut pour l'université et et 1 et notes nous ayons aujourd'hui pour défendre et vu ce qu'est le lumière t a aujourd'hui si vous êtes d'accord on va terminer cette discussion avec celui qui n'est pas encore à l'université c'est vous louis bouilhol la principale crainte en fait finalement que vous avez vous alors que vous apprêtez je vous le souhaite si vous avez le bac à entrer à l'université l'année prochaine c'est quoi c'est de ne pas vous retrouver finalement dans la filière que vous avez choisi et d'être bloqué ensuite bah moi ce qui m'inquiète c'est que ben en fait là je suis dans l'inquiétude parce que je ne sais pas dans quelle faculté je vais aller on va peut-être me priver d'aller dans la filière que je souhaite alors que pourtant les trois années de fac que je souhaite faire ils vont changer les 50 prochaines années de ma vie est aujourd'hui parce que il ya des eaux pourrait changer en cours hb je peux changer en cours comme rajouter encore de scolarité enfin donc en cours de scolarité explique encore ce qu'on entend c'est que oui il ya de l'échec en licence mais cet échec en dix ans ça veut dire que les élèves se réoriente et le gouvernement n'a pas l'air pour la réorientation donc moi mon inquiétude les uns du fait qu'au jour puis dans mon lycée il n'y a pas assez de moyens et je n'ai pas pu étudier correctement parce qu'il n'y avait pas assez de moyens quand je vais entrer dans la faculté il n'y a pas assez de moyens et pourtant même la fage même des gens qui sont contre les blocages disent qu'il n'y a pas assez de moyens et quand on essaie de dialoguer avec le gouvernement ils nous répondent non ils nous envoient la police ils nous envoient l'extrême droite comme à montpellier et on sait ce que je dis c'est que je suis inquiet je suis inquiet parce que le mouvement social il est menacé le dialogue est menacée est en tout cas étudiés en lice et ans mobilisera le 19 pour dire non au gouvernement et noir la sélection alors tout cas vous avez prouvé tout les 5 ce soir vous pouviez de dialoguer les uns avec les autres merci beaucoup on aurait pu évidemment prolonger cette discussion très longtemps on aura l'occasion évidemment de revenir sur ces questions autour l'université merci théo dussourd merci à fanny arena gaël à lille merci louis boyard et m 6 jaspal d'oliveira guil cette émission vous pouvez l'arrêt côté aussi longtemps que vous le souhaitez sur la page du grand amour c'est sur france culture point fr vous pouvez réécouter qu'à la ministre de l'enseignement supérieur frédéric vidal qui était sur france culture vendredi dernier dans les matins de france culture de guillaume erner je remercie également l'équipe du grand antoine tricot famille riche agent génie le duo antoine d'hulster et prune 16 émission réalisée par lise comme avec à la prise de son anthony tomasson