Vous êtes déjà 70 000 !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ça y est, vous êtes 70000 70000 à être allé sur le site nous président et avoir cliqué je soutiens pour que je sois candidat à la présidence de la République française. Qu'un candidat libre de tous les grands partis politiques, libre de toutes les puissances financières, libre de toutes les influences étrangères, recueille 70000 soutiens en une semaine. Oui, ça m'a surpris.
En 24h, nous avons remporté la primaire socialiste de 2021 avec Idalgo qui avait recueilli 15208 voix. En 5 jours, nous avons remporté la primaire écologiste de 2021 avec Yannick Jado qui l'avait gagné avec 522 voix. Et en moins d'une semaine, nous avons remporté la primaire de LR avec Valérie PCres qui l'avait gagné avec 69326 voix.
Voilà ce que vous avez fait. En une semaine, nous avons remporté les primaires socialistes, écologistes et des républicains. Et ça c'est la quantité.
Mais il y a aussi la qualité. La qualité de qui vous êtes, la qualité des messages que vous envoyez. Il y a des anciens.
La dernière fois que j'ai voté, c'était en 1988. Tellement déçu, nous dit Françoise. Mais là, vous m'avez redonné la foi et en cette année 2026, je vais me réinscrire sur les listes électorales afin de pouvoir vous apporter ma voix.
Et on a la jeunesse Marion. J'ai 27 ans et c'est la première fois que je rejoins un mouvement politique. Vous me redonnez tellement espoir tous avec nous et encore plus jeune.
J'ai 24 ans. Je suis assistante sociale et Guadeloupéenne également. J'ai jamais voté car entre la peste et le choléra, je préférais faire la sour et muette mais cette année, j'ai décidé de m'y mettre.
Donc c'est sur des messages privés. Bonjour monsieur Rupin. Tous les jours, j'ouvre Insta et je me demande sur quelle nouvelle saloperie je vais tomber aujourd'hui.
C'est sur votre vidéo dans laquelle vous annoncez votre candidature. Vous avez égayé ma journée et enfin, je vais pouvoir voter pour vous. Vous avez tout mon soutien.
Adeline, je me suis réinscrite sur les listes après 15 ans d'abstention. J'espère que la démocratie n'est pas partie pour de bon. Jamais voter de ma vie, mais je voterai pour vous.
Vous êtes l'espoir des invisibles. C'est le mot qui revient toujours espoir. Avec cette phrase de Camu que j'ai en mémoire.
Là où il ne reste pas d'espoir, il nous faut l'inventer. Et ben, c'est ce qu'on est en train de faire. On est en train d'inventer de l'espoir.
Comme on rallume une lumière au bout du tunnel, on sait bien qu'aujourd'hui elle est pas grosse notre lumière. C'est 70000 petites lumières, 70000 loupiottes. Mais quand dans un tunnel, il fait très noir, qu'on allume même une petite lumière, et bien tout le monde se dirige vers cette lumière.
Nous devons être la lumière. Je disais quali qualité. C'est aussi ce que j'ai ressenti quand je suis allé à Sainthomer ou à Anger.
Non seulement vous étiez nombreux du jour au lendemain voire du midi pour le soir, un dimanche soir, on se dit qu'on a autre chose à faire, écouter des discours politiques dans un bistro. Et bien vous étiez là en non mais surtout j'ai senti ça. J'ai senti l'espoir que vous saviez pourquoi vous étiez là.
Vous étiez là parce qu'on engage un combat comme le combat dans le side de Corneille. Nous partim 500 et par un pro renfort, nous ne fimes 5000 en arrivant au port. Et ben nous on est 70000 mais nous ne sommes pas encore au port.
Il nous faut dépasser la barre des 100000 et surtout il nous faudra dépasser la barre des 50 %. On va pas s'emballer non plus. Ce que je sens moi, c'est un frémissement.
Il y a quelque chose qui frémit. Vous savez, c'est Roosevelt qui disait "Il faut essayer quelque chose. Le pays ne nous en voudra pas d'avoir échoué, mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé." Je pense que maintenant dans notre pays, il faut qu'il se passe quelque chose.
Nous sommes ce quelque chose. Nous voulons tout faire pour que il se passe quelque chose dans notre pays pendant les 437 jours qui nous reste avant le premier tour de l'élection présidentielle et que nous venions vaincre la fatalité. 100000 - 70000 = 300, il nous en manque encore 30000.
Donc vous avez pas signé, bah il est temps d'y aller, mais vous avez signé, le boulot est pas terminé parce que derrière vous pouvez faire signer vos copains, vos cousins, vos collègues. Évidemment, c'est un premier pas qu'ils feront avec nous pour s'engager dans cette grande et longue bataille. Mais nous aurons la joie, la joie de vivre une aventure.
Qu'est-ce que c'est qu'une aventure ? C'est quand on ne sait pas ce qui va advenir. Ce qui va advenir, ça peut être le meilleur et le pire.
Mais on fera pour que ça soit le meilleur. Mais nous allons vivre une aventure. Et à la fin, c'est nous qu'on va gagner.
À la fin, c'est nous qu'on va gagner.
François Ruffin