L’intérêt général avant les profits des actionnaires - #AMFiS2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 56 %Attaque 34 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel est le fondement juridique des tribunaux d'arbitrage ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Comment un État peut-il refuser de payer sans s'exposer à des sanctions ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Comment les entreprises du CAC40 réagissent-elles à la politique de Trump ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi un État accepte-t-il de se dépouiller de ses droits économiques ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
À quel moment les dividendes vont-ils tuer les entreprises ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment socialiser les pertes des entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Chiffre
« 80000 sociétés transnationales aujourd'hui c'est dix fois plus qu'au début des années 70 »
- 15:00Chiffre
« la france est la championne d'europe sur ce deuxième trimestre du versement de dividendes à ses actionnaires »
- 19:00Chiffre
« l'équateur a dû payer 24 millions de dollars américains »
- 22:00Chiffre
« le cac 40 était leader du versement des dividendes en europe cette année »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
allez on va partir alors re bonjour à tous ravis de vous accueillir je sais qu'il y avait 1 un programme très alléchant cet après midi que votre coeur tanguy mais probablement sur quel sèchement session choisir entre une session sur les enfants de la république une session avec françois ruffin sur l'écologie alors peut-être qu'on va faire un peu de la synthèse de tout ça dans dans cette session sur les entreprises multinationales je vais avoir le plaisir de vous présenter aussi nos intervenants jeu il faut que je me présente moi aussi même s'il peut être que vous me connaissez dover et je suis maintenant rige j'ai maintenant que je prenne l'habitude de dire que je suis élu eurodéputé mais jusqu il n'y a pas si longtemps je travaillais avec une partie de nos intervenants ici donc c'est un plaisir de les retrouver d'une manière ou d'une autre de continuer le travail que nous avions amorcé et kg s'ils continuent avec brio du côté de la société civile la session aujourd'hui alors elle un titre un peu à rallonge mais l'objectif est d'interroger le pouvoir des grandes entreprises multinationales au regard de plusieurs thématiques qui en fait sont assez liés le point de départ c'est de se dire que aujourd'hui en 2019 les grandes entreprises multinationales au pouvoir de plus en plus importants et à un pouvoir qui dépasse même celui des états si on prend les dix plus grandes entreprises multinationales au monde parmi lesquels on trouve des entreprises que vous connaissez très bien comme apple comme facebook comme google comme amazon beaucoup d'entreprises du numérique d'ailleurs c'est géant eh bien elles ont un volume financier elles détiennent elles font un chiffre d'affaires qui supérieur au pib des 180 états n'est pas mon dd 100 pays les plus pauvres en nombre et donc si on regarde un peu la différence entre ce que détiennent ces grandes entreprises est-ce que détiennent des états à partir du moment où elles ont un pouvoir financier qui devient supérieur à celui des états alors derrière c'est un pouvoir politique aussi qui devient démesurée et on l'a vu par exemple des grandes entreprises alors que naît la connaît bien elle pourra y revenir les entreprises comme wal mart une entreprise comme celle là un aujourd'hui un pouvoir financier et qui dépasse celui d'un état comme l'espagne et donc quand on a une entreprise qui par ses choix ses orientations ses choix d'investissement etc un pouvoir supérieur à celui des états alors ça devient aussi un espace de non droit pour ces grandes entreprises multinationales et ce qui est questionnée derrière ce pouvoir c'est en fait plusieurs choses et c'est ça qu'on va aborder ce que je veux pas être très long dans l'introduction est vraiment laissé nos intervenants de talons qu'on a la chance d'avoir aujourd'hui avec nous parler de ses différents aspects pendant la première question qui se pose c'est qu'aujourd'hui ces grandes entreprises multinationales qui ont toutes une réunification de filiales souvent inconnues on sait pas par exemple que nestlé a des dizaines et des dizaines de filiales des marques du quotidien que vous utilisez et qui constituent aujourd'hui de lempire de nestlé eh bien ces grandes entreprises multinationales elles sont souvent des filiales puis ensuite des filiale de filiale de filiale de filiale et au bout de la chaîne vous avez souvent des violations des droits de l'homme des produits manufacturés qui sont produits dans des conditions qui violent les droits de l'homme qui peuvent faire travailler des enfants ici qu'ils peuvent ailleurs dépassé largement le temps de travail maximum autorisé et cetera et cetera et la question qui se pose c'est quand une entreprise violent des droits de l'homme alors elle devrait être responsable comme nous ici être humain quand on respecte pas la loi on devrait être rendu responsable mais pour ces grandes entreprises multinationales on ne sait pas qui est le responsable et cette question aujourd'hui c'est l' empire des grandes entreprises multinationales et des différentes filiales qui se posent tout au long de la chaîne d'approvisionnement c'est comme ça qu'on appelle la chaîne d'approvisionnement qui permet qu'à la fin vous ayez ce micro qui soit a fait et qui soit disponible ici c'est pareil pour vos vêtements c'est pareil pour les produits informatiques et donc comment on rend responsable juridiquement ces entreprises multinationales il ya un grand combat qui a été mené par éthique sur l'étiquette avec d'autres ong au niveau français mais aussi au niveau européen et donc et là qui travaille pour le collectif éthique sur l'étiquette elle n'en dira de meaux a mené ce travail qui a abouti à une loi en france sur le devoir de vigilance qui je l'espère demain se traduira aussi par une régulation tant au niveau européen qu'au niveau international et nous parlera un petit peu plus de cette impunité en matière juridique des grandes entreprises multinationales ensuite lorrain qui travaillent pour les amis de la terre à bruxelles donc elle nous vient de bruxelles dont qu'elle connaît très bien les des institutions européennes elle travaille sur un autre aspect qui a été aggravée en fait de l'impunité des multinationales à savoir les traités de libre échange parce que non seulement juridiquement parlant les entreprises ont déjà un pouvoir supérieur à celui des états notamment en se masquant derrière leurs filiales c'est ce que neil a programmé en plus des accords de libre échange ont été signés à tour de bras par les états européens et par l'ensemble des états dans le monde qui aboutissent à donner un droit supérieur aux entreprises vis-à-vis des états notamment à travers les tribunaux d'arbitrage allons dire à un mot est forcément les traités de libre échange c'est beaucoup dans l'actualité avec le c'est à l'accord de libre échange canada mais il y en a eu tout un tas d'autres dont elle vous parlera et enfin non seulement il ya une impunité juridique aggravée par les traités de libre échange et tout ça au bénéfice de qui et pour qui et pour qui c'est pour engraisser il n'y a pas d'autres mots une minorité d'acteurs l'actualité l'a montré encore cette semaine vous avez certainement entendu parler cocorico la france est la championne d'europe sur ce deuxième trimestre du versement de dividendes à ses actionnaires et dans c'est pas la première fois et sûrement pas la dernière fois la france est extrêmement généreuse avec ses actionnaires et tous ce modèle de superpuissance des entreprises multinationales à la fin embouti à servir un seul type d'acteur que sont les actionnaires alors christophe à lyon en parlera il travaille on vous décrit comme centre de recherche le basique pour un centre de recherche qui s'appelle le basic loin je vous invite à regarder un peu ce qu'ils font je le connais très bien ce qu'on a travaillé ensemble quand je travaillais à oxfam sur une étude sur les entreprises du cac 40 qui regardaient dans quelle mesure les bénéfices des entreprises étaient mal partagée au sein des entreprises du cac 40 qui vous en dira quelques mots alors les mauvais par leur dirons que sur cette tribune il y a que de mes anciens collègues mais en même temps ce sont de brillants de personnes qui font avancer la cause de la régulation des entreprises multinationales et l'anecdote vous dira que nayla et christophe on se sont connus en en grimpant le machu picchu ya une dizaine d'années donc maintenant ils grimpent eux le la grande pente de la régulation des grandes entreprises multinationales ont déjà merci à vous trois d'être présent je vais d'abord donner la parole année là qui va revenir un peu sur comment on en est arrivé là comment ces entreprises ont un tel pouvoir et comment ça se fait que les états la puissance publique a tant de mal à leur mettre la main dessus alors qu'on sait très bien qu'elles sont coupables de nombreuses relations en matière de droits de l'homme ou à la thonaille non bonjour à toutes et tous merci beaucoup manon pour cette invitation même si on se connaît bien et puis pour 7 présentation est faite à titre personnel mais aujourd'hui je suis ravie aussi de de travailler avec toi et de voir aussi que la société civile est capable d'alimenter des le pouvoir pour porter des combats communs donc on est à une partie être très fier aussi de voir nos anciens camarades élu à des postes et voilà redonner un peu de couleur à la politique et aux politiques donc je travaille pour le collectif éthique sur l'étiquette qui est un regroupement de ng de syndicats d'organisations de défense des consommateurs mobiliser effectivement depuis 95 pour défendre les droits humains au travail dans le secteur éminemment mondialisé dérégulé de la confection textile et plus largement pour un encadrement l'activité des multinationales alors j'ai ce téléphone pas pour regarder les messages que j'ai les quelques notes de manière très moderne voilà dans dans mon téléphone et le questionnement à l'origine des activités du collectif éthique sur l'étiquette c'est effectivement de savoir si la mondialisation économique telle qu'elle avait été promu avait tenu ses promesses de permettre une élévation du bien-être des populations d'intégrer notamment les populations les plus pauvres par le biais de l'accroissement des échanges c'est un vaste programme et le secteur textile mais comme de nombreux autres est venu montrer les déséquilibres et les impacts sociaux surtout que environnementaux d'une mondialisation entièrement dérégulé et en fait le point de départ c'est réellement ça c'est que en même temps que s'accroissent les échanges en même temps que la mondialisation économique se développe et les multinationales ont pu acquérir un poids financier et économique considérable parce que là où il y avait une dérégulation totale elles ont pu localiser finalement est complexifiée leur structure pour aller localiser leur production leurs investissements là où elle allait pouvoir tirer du profit du profit de ressources naturelles de profiter aux sources humaines notamment du travail peu cher de de la main d'oeuvre de deux autres chiffres on est ronde et compte 80000 sociétés transnationales aujourd'hui c'est dix fois plus qu'au début des années 70 que dans les années 70 on est passé de 7,8 milles à 80 milles ça absolument considérable et dans les 100 plus grandes entités économiques en compte on compte 30% des tares et 70 % qui sont représentés par ses intérêts économiques internationaux est le pendant est finalement de cette dérégulation c'est que en éclatant leur chef de production en devenant une nébuleuse de multiples entités économiques donc on put finalement faire remonter le profit mais ce qui n'a pas suivi c'est un droit international un droit juridique international qui pourrait appréhender cet objet économique que sont devenus les sociétés transnationales ça fait à peu près vingt ans que dans le textile une entreprise ne possède plus ses moyens de production de propres ne possède plus ses propres unités et en même temps qu'elles ont complexifié 7 c'est structurel ont fait peser le risque le risque de violations des droits humains et donc la responsabilité sur les entités économiques locales sur les sous-traitants sur les fournisseurs etc alors le secteur textile et c'est vrai très emblématique de cette mondialisation et ses effets pervers d'abord on l'oubli mais c'est un secteur qui a été extrêmement réglementée et même à qui a fait l'objet d'un certain protectionnisme y compris en europe y compris en france jusque dans les années 90 au moins et il a été donc notamment pour protéger des économies des savoir faire et il a été entièrement dérégulé uniquement en 2005 avec la fin de l'accord multifibres qui instaurait des quotas de production donc ça fait pas vingt ans que ce secteur est entièrement dérégulé et il a laissé le champ libre à des acteurs économiques qui faillirent nike dans les années 90 elle avait très bien compris enfin maintenant les années 80 qui devant eux s'est ouvert un monde de main d'oeuvre peu cher nombreuses docile aussi malheureusement qui n'est pas encore habitué au lieu de social face à des pays que qui a la faveur des choses d'accords commerciaux notamment avec l'union européenne se sont spécialisés des économies entières se sont spécialisés dans des secteurs tournés vers l'exportation c'est tout à fait le cas du bangladesh il dépend aujourd'hui à 80% ses entrées en devises du secteur textile qui est un secteur à très faible valeur ajoutée qui n'a pas permis d'élever le niveau des poteaux de vie des populations en tout cas peut-être que les traits de textiles sont passés hors des faits de l'extrême pauvreté à un niveau de pauvreté donc il ya vraiment une question qu'on pose routier national et aux régulateurs de bons mais le curseur à quel moment ce on se contente de ces droits de ses droits acquis et nike avait très bien compris qu'ils avaient tout intérêt à conserver sur son sol la forte la partie à forte valeur ajoutée de la chaîne d'approvisionnement la chaîne de production le marketing la communication le design etc et à délocaliser par le biais d'une chaîne de sous traitance complexe la partie à très faible valeur ajoutée la chaîne de valeur c'est à dire la main d'oeuvre le secteur textile a pour inconvénient 10 rondes être un secteur à forte intensité de main d'oeuvre il ya très peu d'investissements en capital jusqu'à présent on n'a pas trouvé mieux que qu'une femme machine à coudre pour fabriquer des vêtements les femmes représentant 85% de la main-d'oeuvre dans le dans le textile et surtout alors en même temps que cette nouvelle division internationale du travail se fondait ce qui s'est généralisé dont la structuration des chaînes de valeur notamment dans des secteurs à forte intensité de main d'oeuvre comme le textile c'est la contractualisation et la sous-traitance ça veut dire que l'entreprise ne possède plus ses moyens de production elle ne possède plus ses usines donc elle n'est plus responsable des travailleurs qui sont employés qui sont la première force qui contribue à la santé économique et c'est le cas d'entreprises comme nike comme h&m comme wal-mart et cetera mais que là le responsable devient uniquement l'entité qui les emploient c'est à dire le fabricant lui-même le patron de l' usine et nike ou les autres entreprises ne sont plus liés en termes de responsabilité juridique que par le seul contrat c'est-à-dire par le premier maillon de la chaîne avec lequel il va contractualiser qui est en général un puissant agent d'achat à hong kong en chine qui lui même va organiser le reste de la chaîne de sous traitance donc secteur textile il est extrêmement emblématique et en même temps que les entreprises de l'habillement diluer leur chaîne de sous traitance elles sont diluées leurs responsabilités en vertu de ce voile juridique de cette défaillance aussi au législatif qui fait qu'on ne peut pas remonter d'une entité de production à aux donneurs d'ordres en termes de responsabilité un exemple très concret qui est celui de durham à plaza qui explique très bien finalement c'est cette distorsion dans la mondialisation puis cette différence entre la réalité économique des échanges des sociétés transnationales et la réalité juridique qui est en retard en fait que l'on souhaite faire rattraper finalement la réalité économique vous connaissez peut-être cet accident dramatique durana plaza donc cet immeuble de huit étages s'effondre au bangladesh 22 24 avril 2013 et cet accident terrible fait le tour du monde notamment parce que par son nombre de morts trois mille autres 1838 travailleuses morte de 1000 blessés et par les marques internationales qui produisent je ne sais pas où je suis dit votants ok je vais enchaîner et ce qui a beaucoup marqué aussi au niveau mondial c'est non seulement le nombre de morts le nombre les noms des grandes entreprises qui est produisait on a retrouvé ses à benetton prime marque donc en plus des entreprises de différents segments de marché qui finalement avait tout adopter le même modèle de production c'est-à-dire une minimisation des coûts de production et l'exploitation généraliser la main d'oeuvre alors même qu'elles sont vraiment positionné sur différents types de marché donc on est face à un modèle à déconstruire et surtout c'est qu'il nous a fallu à nouveau lg à nos collègues camarades syndicalistes etc des années de campagne pour que les victimes puissent obtenir réparation hélas précisément parce que à l'époque c'est un tout petit peu évolué on n'avait pas dispositif juridique qui permettait de t'attaquer en responsabilité une maison mère ou un donneur d'ordre pour les impacts sociaux et environnementaux que créer son activité en dehors des frontières en dehors du cadre appréhendé par la loi et donc pour ça il faut encore le combat de la société civile le combat des ong alors même qu un à plaza la preuve très concrète du lien économique était prouvée puisque on a trouvé des étiquettes des bons commandes des bons d'achat entre une société transnationale européenne et ses petits fabricants à l'autre à l'autre bout du monde et donc leur anna plaza a finalement été un accélérateur effectivement d'un travail que l'on fait avec beaucoup de 1 g et les syndicats depuis quelques années notamment qui est justement de mettre un terme à cette impunité là la vraie question c'est que de l'irresponsabilité juridique on parvient à une impunité de fait et l'impunité de fait elle ne permet pas de prévenir les futurs risques d'atteintes aux droits fondamentaux et à l'environnement et tout l'objet de notre travail c'est précisément d'abord de mettre un terme à cette impunité alors comment en faisant en sorte que la société transnationale dans son ensemble puissent être objet de droit et c'est le combat qu'on a mené en france avec la loi sur le devoir de vigilance pour que la réalité juridique rattrape la jury t'ai dit la réalité économique de ces entreprises qu'elles ne puissent plus échapper à leur responsabilité juridique c'est-à-dire aussi remettre du politique et redonner aux régulateurs son pouvoir politique parce qu'aujourd'hui dans la mondialisation le seule entité ou le seul espace qui n'est pas redevable en effet ce sont les sociétés transnationales et ce sont elles qui ont les impacts les plus conséquents bien sûr c'est les droits humains l'environnement or on a laissé cet objet les bus le en totale impunité dans la mondialisation alors comment on s'y est pris pour cette fois devoir de vigilance je vais prendre juste deux minutes parce que c'est un exemple très concret d'abord d'une mobilisation qui fonctionne on gâche pas notre plaisir à continuer à célébrer cette victoire arrive pas si souvent ça arrive au bout de cinq ans ça a été un travail de toute une mandature puisqu'elle a commencé avec l'élection un sou l'élection de hollande et elle s'est terminée malgré enfin malgré macron à l'économie et disons au moment et ça s'est débloqué au moment où macro à quitter le gouvernement pour annoncer créé son parti et donc elle a été adoptée la dernière semaine de la législature en 2001 en mars on en février 2017 on a créé une coalition assez inédite en fait en france avec des parlementaires qu'on avait identifiées qui ont souhaité avec nous porter ce combat de créer une législation on s'est fondé sur un texte international qui a été assez novateur qui a été adopté par le conseil des droits de l'homme aux nations-unies en 2011 ce qui s'appelle les principes directeurs relatifs aux sociétés transnationales et aux droits humains qui nous donnaient un cadre normatif international assez poussées qui reconnaissait la responsabilité des transnationales et des états à réguler et on s'est saisie de ce cadre international que les états doivent normalement transposer dans leur législation pour proposer un texte de loi en france dont l'espoir bien sûr qu'il devienne une directive européenne et qu'on internationaliste devoir de vigilance avec un traité onusien sont les débats actuels et avec cette coalition de députés qui ont été extrêmement engagé des tentatives d'alliance des députés aussi qu'ils ont su ne pas seulement respecter des logiques d'appareil mais prendre des décisions une alliance avec des juristes des économistes pas forcément gros gauchiste mais en tout cas on a essayé de faire de cette question de questions d'intérêt général comment peut-on laisser dans la mondialisation l'acteur le plus puissant dénué de toute responsabilité et donc permettre qu'il y ait de futura n'a pas vers la plaza leur anna plaza il arrive dix sept ans après le scandale nike dans les années quatre-vingt seize ceux qui ont le souvenir en 96 pardon ses 17 ans d'impunité 17 ans de responsabilité sociale d'entreprise c'est-à-dire des initiatives volontaires visait à temps dans lesquels on a remarquez que les sociétés transnationales et les entreprises multinationales ne se régule est pas tout seul et ne se soumet pas ne soumettez pas d'elle-même au droit et à ce socle de droits fondamentaux qu'elles ont l'obligation de respecter donc cette loi on l'a travaillé on a pendant trois ans on en a fait un objet de débat public d'intérêt général on a beaucoup communiqué nos militants ont été aussi extrêmement mobilisés pour écrire à leur député on a développé des actions de plaidoyer local de communication de mobilisation pourra peut-être y revenir tout à l'heure en créant donc dans la société française des alliances pour soi pas non seulement la loi des ong la lubie des ong et cette loi était adopté donc la loi sur le devoir de vigilance des multinationales en février 2010 est elle a été attaquée par toutes les fédérations patronales possible devant le conseil constitutionnel on a remis un mémo est heureusement le conseil constitutionnel a validé et pour finir la grande révolution ce texte qu'est ce qu'il dit c'est que pour la première fois dans le monde en fait il permet d'engager la responsabilité juridique d'une maison au maire pour française pour des impacts commis en dehors des frontières et c'est vraiment cette possibilité d'engager donc on pourrait désormais un travailleur du bangladesh pourrait sans garantie évidemment le succès mais attaquer et tenter d'obtenir des dommages et intérêts d'une entreprise française si elle avait été aura la plaza c'est un premier pas c'était une très grande victoire elle essaime désormais en europe et elle nous sert à alimenter notre plaidoyer pour le traiter à l'onu il traité contraignant aussi sur les sociétés transnationales qui est en discussion depuis 2014 et qui bat un peu de l'ailé merci merci nairas ce qui prouve que ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent et parfois qu'ils obtiennent même des victoires et pour l'avoir suivi d'assez près ce combat il était pas gagné c'est encore largement insuffisant ce que tu en a pas parlé mais aujourd'hui se pose des questions d'application de cette loi parce que vous savez que alors une autre aubry ne pensais pas que je suis de la même obédience calmer disait quand c'est flou c'est qu'il ya un loup et donc et je n'ai pas de lien avec elle pour ceux qui se poseraient encore la question ma mère est dans la salle et ce n'est pas martine salut maman mais bref du coup pour revenir sur l'application de la loi je sais pas chez d'humeur joviale sur l'application de la loi elle et elle elle est aujourd'hui elle pose de elle pose question parce qu'on est fait elle a été faite sans décrets d'application dans tout textes de lois des décrets d'application générale vient de préciser le cadre de l'application de la loi est aujourd'hui disons pour faire simple et court et tu m'arrête si je me trompe ce n'est là mais qui a beaucoup d'entreprises qui n'appliquent pas de la manière dont on le souhaiterait et dont l'on avait imaginé que cette loi s'appliquerait ce qui prouve la nécessité d'une mobilisation mais qu'ils soient continue qu'on ne s'endorment pas sur nos lauriers parce que c'est une première étape nécessaire mais non suffisante voilà on aura l'occasion d'en revenir sur le débat et en parlant de première étape nécessaire mais non suffisante les combats contre les traités de libre échange sont assez liés parce que on voit bien qu'il ya déjà un vide juridique qui est exploité par les entreprises multinationales qui permet justement de diluer leur responsabilité à travers leurs filiales et en plus de cela elle trouve qu'elle nous en ont pas assez et donc elles demandent plus de pouvoir à travers des traités de libre échange qui pose énormément de problèmes mais qui entre autres problèmes confère un droit supérieur aux entreprises multinationales vis-à-vis d'un certain nombre d'états qui sont pourtant la seule puissance à mener à réguler et marche sur la tête puisque on fait tout l'inversé donc lors acquis aussi pour finir sa présentation et sa biographie qui travaillait avant désolé c'est en anglais j'ai déjà un titre en français l'observatoire des entreprises si je le traduis multinationales voilà qui est un très chouette observatoire basé à bruxelles et qui est notamment ceux qui nous fournissent toutes les données sur les lobbys c'est grâce aux souvent qu'on a appris beaucoup de choses sur ce qui se passe en coulisses de ce que j'en ai vu en deux mois je peux vous dire que les entreprises sont très très actif je pourrai compter le nombre de quoi y est déjà que j'ai reçu qui plus est depuis que maintenant je suis devenu président du groupe seul je suis devenu une cible encore plus à part entière même si je suppose que nous les intéresse beaucoup moins que ceux de la république en marche mais voilà elle pourra vous dire un petit mot aussi sur à la fois le pouvoir multiplier de ces entreprises à travers les accords de libre échange mais aussi comment elles font tout pour parvenir à leurs fins et je crois qu'on a une fille l'observatrice de la vie bruxelloise et européennes sur le pouvoir qu'elles exercent tous là bas l'invitation alors les la finit par une victoire et moi et là je vais commencer par une défaite parce que donc je travaille sur des traités de libre échange de l'union européenne depuis depuis cinq ans vous en avez entendu ces derniers temps puisqu'on en a voté en france à l'assemblée nationale le sénat l'accord est que de libre échange entre le canada et l'union européenne cet accord il est passé avant parlement européen et puis surtout d'où vient cet accord en fait il vient de la volonté des entreprises canadiennes d'avoir un traité de commerce avec l'union européenne et ce que font les entreprises en général quand elle venait à me traiter de commerce elles se mettent ensemble au niveau canadien elles appellent leurs filiales ou leurs entreprises même les concurrentes en europe elle crée un lobby donc vous en avez certainement entendu parler puisque françois ruffin avait fait un discours là dessus à l'assemblée nationale c'était le conseil des entreprises canado européenne qui était créé et puis c'était il ya 15 ans ils ont eu un président que venu un procès depuis qu'il a commencé à parler avec la commission l'a vu souvent avec monsieur barroso à cette époque et puis ensuite on a vu le début des négociations commerciales entre l'union européenne et le canada il faut savoir que ces entreprises on est plutôt dans l'industrie minière et pétrolière donc on a vraiment une volonté d'exporter ce qui fait 20 grosse partie hélas de l'économie canadienne donc voilà on est au sénat on est dans un accord de commerce donc on va pas uniquement parler des changes de marchandises c'est aussi il faut le rappeler des échanges de services financiers mais c'est aussi des mécanismes qui sont mis en place notamment les tribunaux d'arbitrage on en reviendra alors déjà la première question qu'on se pose quand on voit un traité de libre échange c'est pourquoi en fait pourquoi on va importer du boeuf canadien et du porc canadien alors qu'on en produit en europe ça ça mais ça me pose toujours question pourquoi apporter aussi ce qu'on appelle des sables bitumineux c'est des sables compresses et on les presse tellement fort qu ensuite on en tire du pétrole ont mais aussi pas mal de produits chimiques pour sortir du pétrole donc ensuite on ad énormes lacs d'eau totalement intoxiqué qui reste là ça c'est ça se passe au canada au moment où on est en train de négocier taabo celle au même moment en fait tout se demander si vous pouvez pas interdire l'import de ces sables bitumineux est-ce qu'ils n'ont aucun sens ils sont hyper polluants et en plus de ça il faut une unité d'énergie pour produire une unité d'énergie donc ça n'avait vraiment aucun sens en terme de climat et d'environnement et bizarrement bout d'un moment ce qu'on s'est rendu compte c'est qu'on a eu c'est à mais on n'a pas eu l'interdiction des sables bitumineux est ce qu'on voit aujourd'hui c'est qu'on en importe de plus en plus en europe vous voyez bien le pouvoir du conseil canadien des entreprises du conseil pardon les entreprises européennes et canadiennes contre les ong environnementales qui ont tenté d'interdire un produit extrêmement sale la question aussi du cétacé la question d'agriculture parce que souvent l'agriculture c'est une monnaie des changes je vous assure ça fait très peur mais l'agriculture c'est souvent la dernière chose qu'on négocie on a parlé du mercosur ça un accord qu avec le brésil l'argentine le paraguay et l'uruguay il vient d'être approuvée donc ensuite il va être signée fin il va passer au conseil donc macron mal à prouver enfin en tout cas je pense que c'est ce qu'il fera et ensuite ça passera au parlement européen mais pour le moment en tout cas elle est finalisée la finalisation d'un accord de commerce ça se fait sur what's up entre négociateurs à se demander le nombre de tonnes de porc et de boeuf qu'on va bien vouloir s'accorder donc c'est vraiment souvent la mode et des changes l'europe a décidé de perdre une partie de son agriculture pour gagner dans une autre partie est là on voit à nouveau souvent la même chose les services financiers l'automobile et toutes les multinationales notamment françaises eau assainissement tout ce qui est service et donc pour pouvoir avoir accès à ces marchés à l'étranger on leur donne accès à nos marchés agricoles et donc on va faire venir de la viande c'est ce qu'on a fait avec le ceta mais sous quelles conditions venir la viande aux états c'est le canada c'est pas une petite agriculture de vhc d énorme industrie c puis l'agriculture pour moi c'est de l'industrie c'est des animaux qui sont encore nourrie aux farines animales c'est un pays qui a accepté un animal transgénique et du saumon transgénique au canada même les états unis n'ont pas accepté et c'est ce genre d'agriculture commun en compétition par rapport à l'agriculture qu'on peut avoir en france ou dans d'autres pays d'europe où on demande à nos agriculteurs et on souhaite qu'ils respectent des normes environnementales des normes sociales et qu'on cherche surtout en tout cas ce qui ferait plus de sens en terme de climat avoir une agriculture de proximité et avoir une agriculture saine aussi pour notre santé or on la met en compétition cette agriculture là avec une industrie agroalimentaire canadienne qui a beaucoup moins d'exigence sociale et environnementale qui va pouvoir exporter ses produits en europe à la rando gras sûr on nous dit vous inquiétez pas leurs boeufs ne sera n'aura pas d'hormones on ne va pas leur donner d'hormones niveau des vaches pour qu'elles poussent plus vite sauf que quand le buzz va passer la frontière personne n'a vérifié excusez moi moi j'y crois pas quand on nous dit mais non les farines animales sont interdits au canada c'est pas vrai un animal health au canada elles sont utilisées et de plus et rien dans l'accord qui les interdit à l'import donc on n'a aucune garantie que les énormes là que la viande que l'on va manger sera pas nourrir à la farine animale donc vous voyez on demande aux agriculteurs en europe de faire un effort en termes de normes mais par contre on est prêts à ouvrir nos marchés juste pour que l'on puisse exporter nos les services de nos grandes multinationales européennes et puis le dernier point dont on a peut-être moins parler mais qui en fait moi c'est ce qui me scandalise le plus c'est ce qu'on appelle les tribunaux d'arbitrage alors c'est toujours très complète je vais essayer de vous le présenter schématiquement donc on a un texte qui va être signé entre deux états donc là on imagine que cette can am c'est le ceta donc le canada et l'europe donnent le droit aux entreprises d'avoir accès à une justice parallèle donc on donne des droits dans ce texte sans aucune obligation pour revenir à la discussion auparavant on donne aux investisseurs canadiens en france aux investisseurs procès au canada dans un investisseur européen kamana des droits sans obligation en plus de déjà tout le pouvoir qu'ils ont six estiment que ces droits là qui sont très vaguement écrits ne sont pas respectées on leur donne le droit de passer dans une juridiction privée particulière différente pas au tribunal de commerce de toulouse bat dans un tribunal français non je vais vous donner un exemple concret puisqu'il a eu lieu une entreprise canadienne vers millions une grosse entreprise minière de pétrole de gaz mais une belle entreprise comme on les aime cette entreprise 20 millions voit passer la voix la loi hulot en tout cas elle observe au niveau des débats de l'assemblée nationale et salles inquiètes parce qu'à ce moment là monsieur hulot va interdire l'exploration d'hydrocarbures après 2020 en france alors là forcément ça ne plaît pas du tout avec un million donc vers millions va appeler une société d'avocats qui va lui conseiller de menacer la france d'arbitrage ce que ce que ça veut dire vermine on a le droit de mettre la france en justice dans un tribunal international souvent basé à la banque mondiale lors de ce tribunal d'arbitrage vous avez trois arbitres privés payés à l'heure qu'ils vont devoir décider si la france a agi à respecter les traités de commerce qu'elle a signés donc vous avez une entreprise un état vous avez déjà une justice a d'un côté vous avez l'entreprise qui m'a en justice un état l'état peut pas le faire donc c'est que d'un côté et l'état et l'entreprise et l'état se met d'accord pour avoir trois arbitres privés payés à l'heure imaginez vous si moi je suis payé à l'heure d'ailleurs c'est 1000 euros 1000 $ de l'heure p lus 1000 $ de l'heure clairement je veux donner raison à l'entreprise puisque l'état viendra jamais voir mais nommera jamais n'aura jamais du travail par contre plus de raison à l'entreprise puis elle mettra d'autre état injustice et plus j'aurai un travail et donc dans cette procédure la et procédures sont tellement coûteuse pour les états on est à peu près à 5 milliards de dollars pour un état ça c'est le c2 qu'il dit donc c'est c'est pas des chiffres de même que c'est plus que ça et ensuite si l'état perd là on chiffres dans les millions dans les milliards de dollars que l'état doit rembourser parce que l'état ce qu'ils doivent faire c'est non seulement de donner l'argent qui a perdu l'entreprise à cause d'une loi qui aurait été passée donc pour le bien commun mais c'est en plus de ça tous les bénéfices futurs escomptés c'est à dire que dans le cas de la loi hulot vermillon aurait dit ah bah écoutez moi j'avais prévu d'exploiter jusqu'à 2050 je vais perdre tant d'argent à cause de votre loi par ici la monnaie et donc c'est pas l'expropriation seulement direct où vous prendrez un terrain où on prendrait un une action quoi que soit annoncée des expropriations indirectes c'est tous les futurs bénéfices qu'on aurait imaginé avoir que l'état français aurait dû rembourser j'imagine ce que ça veut dire on prendrait de l'argent de nos hôpitaux de nos écoles pour payer une entreprise minière canadienne qui aurait espéré faire des milliards sur le territoire français et cette menace la halle a eu lieu elle a été envoyée elle a été envoyée au conseil d'état sur la loi hulot on l'a obtenue on a vu la menace est ce qu'on a vu surtout après c'est la deuxième version de la loi et l'eau quand elle arrive à l'assemblée nationale d'un seul coup les deadlines elle voulait plus dire grand chose comme par hasard le hasard il a suffi de menacer parce que la procédure est tellement coûteuse rien que d'abord la procédure mans plus si on pert pour que la loi soit modifiée je vous parle de ça en france il ya des cas en allemagne il ya des cas partout dans le monde en fait on est il ya plus de 1400 traité d'imbécile donne ce pouvoir leur entreprise je sors me suivre parce que je le connais pas tout par coeur mais y'en entreprises canadiennes à nouveau en équateur qui voulaient sortir de l'or dans une montagne un peuple et de peuples indigènes donc des gens qui vivaient là depuis des décennies c'était leur terre ils on vivait une entreprise canadienne arrive sans leur demander leur avis obtient un permis d'exploitation de l'or est donc ça tend à aller dans la montagne chercher de l'or sans souci sauf que les populations n'ayant pas été consulté elles se sont d'abord mobiliser est ce qu'à fait l'entreprise c'est qu'ils ont envoyé des paramilitaires pour aller tirer avec des vraies armes sur les gens qui habitaient dans cette montagne depuis deux décennies et ça ça a commencé à créer un problème politique et le finalement le gouvernement équatorien modifier le code minier est ensuite signifié à l'entreprise que l'exploitation pas avoir lieu puisque de toute façon il n'avait même pas respecté un des principes l'onu qui était de consulter les personnes qui vivaient ce territoire qu'ils aient exploité ce qui s'est passé ils ont fait un arbitrage ils ont mis l'équateur en arbitrage les arbitres ont reconnu qu'ils avaient n'aurait pas d'utiliser des paramilitaires que les violations des droits de l'homme et pour autant entreprises à gagner l'équateur a dû payer 24 millions de dollars américains voilà c'est ce genre de chose de droit qu'on donne aux entreprises dans les traités européens et là c'est pas juste le ceta en fait on fait la même chose on vient d'approuver ya pas longtemps à bruxelles un traité avec singapour savez ce que ça veut dire singapour cède et filiales de grands groupes français et européens des filles elles qui en général ne payent pas d'impôts qui vont pouvoir mettre en justice n'importe quel pays européen si un pays aux ray leur demander de payer des impôts ou si on avait une loi qui demanderaient des queyries plus justement plus de deux moins d'impunité justement plus d'obligations donc voilà c'est ccta mais là c'est pas que ça c'est mercosur on a signé un accord de commercer avec le japon également pour il ya très peu de temps et puis bientôt on signera avec le vietnam est à nouveau ce serait un accord qui porterait préjudice aux populations locales puisqu'on parle même du vietnam qui peut être du tout un pays démocratique et ce sont tout un pays qui est très porté sur textile et on veut chercher à nouveau à ouvrir donc le vietnam a exporté du textile mais nous on va surtout à les exporter nos multinationales là bas avec nos tribunaux d'arbitrage qui nous permettra que si un jour le vietnam décide de devenir plus démocratique ou plus sociale ou plus environnementale donner les moyens d entreprises de pouvoir demander de l'argent de l'état vietnamien voilà hélas là où on en est au niveau de bruxelles en termes de commerce et d'investissement merci et pendant que tu parles et laura situe tout a commencé sur des défaites mais en fait je sais pas si c'est le fait que juste tu prennent la parole mais sachez qu'il m'a lu et le mâcon vient d'annoncer qu'il refusait le mercosur c'est pas une blague ce n'est pas une blague ça vient ça vient de tomber donc je sais pas si c'est juste notre présence ici dans cette salle non plus sérieusement ce sera ce sera regardé princesse que j'étais en train de regarder les rapidement sur mon téléphone la nouvelle vient de tomber officiellement c'est parce que quand même on savait yakoma kron qui découvrent au dernier moment que ball sonar aurait un impact négatif sur la planète et la politique qu'il mène au brésil est terrible pour l'écologie c'est bien il a il lui a fallu plusieurs mois pour s'en apercevoir après je pense qu'il faut pas être dupe sur cette décision prise par emmanuel macron y compris parce que se pose quand même un enjeu de cohérence un mois après la ratification du sénat je pense que si une partie de leur stratégie nous montrer en comparaison à quel point le ceta est un bon accord puisque vous comprenez les canadiens et sont gentils quand même justin trudeau il respecte la planète c'est pas le cas de beule sonar aux puits dans un an ils auront changé d'avis parce que sachez que le marco sourds on va l'examiner au parlement européen mais je me trompe mais pas avant - non au moins un an au plus tôt d'ici que ça arrive même en france ce sera encore plus tard mais voilà je pense qu'il ya une partie de la stratégie mais il ya aussi une partie de la pression qui est exercée par l'opinion public français est ce qui est ouvertement hostile aux accords de libre échange notamment grâce au travail fait par les ong qu'il faut saluer en france et en europe sur le sujet qui ont permis de populariser une thématique qui moi je me souviens il ya quelques années on prêchait un peu dans le désert sur ces sujets est aussi un enjeu climatique majeur à l'heure où l'amazone y brûle littéralement au sens propre alors on a connu le plus grand des épisodes de réchauffement climatique de ces dernières années avec la canicule et je crois que la pression citoyenne démontre aussi que même à contrecoeur parfois on peut obtenir quelques petites victoires en tout cas chaque étape est bon à prendre même si je crois qu'il ne faut pas être dupe sur l'intention du gouvernement en la matière donc je vais passer la parole à christophe donc pendant christophe va prendre la parole je pense que emmanuel macron va annoncer un encadrement de 1 20 des salaires et l'encadrement des dividendes et grandes entreprises multinationales allez christophe tu as dix minutes non plus sérieusement donc je vous ai présenté christophe ce qui est intéressant pour faire le lien avec tout ça c'est que voilà il ya un pouvoir démesuré des entreprises multinationales qui bénéficie à une minorité d'acteurs qui ont intérêt à poursuivre ce modèle économique là des grandes entreprises multinationales puisqu'on ne parle pas des petites entreprises qui sont possédés par peut-être certains d'entre vous mais de grandes entreprises multinationales dont les actionnaires sont des grands fonds d'investissement qui font prendre tous ces risques à ces entreprises multinationales qui les emmène droit dans le mur et qui fait en sorte aussi que le fruit du travail certains d'entre vous travail peut-être pour ses grandes entreprises multinationales ne bénéficie pas à ce qu'ils produisent au quotidien les richesses c'est à dire les salariés et va notamment vous parlez d'un rapport qui nous a créé quelques sueurs froides sur lequel on a travaillé pendant pendant plus d'un an avec avec christophe sur les entreprises du cac 40 il va vous donner plus de détails et je surveille mon téléphone au camac rond au cas où macro fasse une annonce d'ici un quart d'heure chiche c'est bon vous m'entendez oui voilà pour tester le micro bonjour à toutes et à tous donc je m'appelle le christ value juste pour présenter la petite organisation dont je fais partie c'est le logo que vous avez en haut à gauche basique pour bureau d'analystes sociétal pour une information citoyenne petit centre de recherche indépendant un statut coopératif avec de notre gouvernance des organisations de la société civile des chercheurs sociologues économistes et des journalistes indépendants on travaille donc depuis pas mal d'années sur la question des entreprises et je reviens dessus et des chaînes de valeur note reprenant trait à l'époque quand on a travaillé là-dessus avec oxfam france en particulier avec manon c'était on a pris au mot la déclaration de notre cher président monsieur milliers de macron sur les premiers de cordée on s'est dit bon bah on va les regarder ses premiers de cordée c'est à dire ces grandes entreprises qui font sens et par effet un peu automatique tirer toute l'économie française et on s'est posé la question de savoir à qui elles bénéficié comme le rappelait manon on est en plein dans l'actualité encore aujourd'hui puisque donc les quelques jours un rapport qui se fait chaque année internationale par des cabinets qui suit les questions financières aux états unis a révélé que premièrement le cac 40 était leader du versement des dividendes en europe cette année mais deuxième encore plus intéressant à rebrousse poil de toutes les autres tendances et dire que partout ailleurs en europe les autres indices ont baissé leurs dividendes pas la france le japon aussi abaissé ses dividendes pas la france et ça a quasiment autant augmenter en france qu'aux états unis donc ça ça pose déjà un contexte donc on s'y intéresser comme je disais à ces entreprises et du coup la première question avant de rentrer lundi vide alors j'ai juste préparé 5,6 graphique parce que comme ça va je vais parler de chiffres ça peut être un petit peu compliqué autant essayer de représenter sa graphiquement et quelques éléments cac 40 ce sont donc les 40 sociétés quand la plus grosse capitalisation boursière s'est pas toutes les sociétés cotées en a plus donc ça change chaque année parce que suivant les cours en bourse y en a qui sortent une à qui rentre une ou deux ça c'est les propriétaires des actions de cet indice du cac 40 quand on a fait le rapport il ya deux ans c'est pas que c'est beaucoup bougé donc ça pose déjà un décor il n'ya pas les citoyens là y'a pas monsieur madame michu comme come on souvent les gens ne se disent souvent on a des familles arnault qui est bien connu vous voyez on a quelques grandes familles on a trois en france pinault arnault et puis à bettencourt meyer qui possède une grosse part du cac40 juste à travers une ou deux entreprises il faut savoir que la famille arnault s'est pas uniquement lvmh s'est aussi carrefour parce que ces sont les premiers investisseurs dans cette entreprise là à titre privé vous avez deux états l'état français est un norvégien et puis vous avez en bleu plus foncé voyez des fonds d'investissement qui ont quand même une logique de retour sur investissement beaucoup plus on va dire fort offensive parce que derrière les rémunèrent d'autres actionnaires voire des fonds de pension de retraite alors ce qui est intéressant donc déjà là on voit pas les ménages français là on les voit là dessus alors le graphique un petit peu différent du précédent c'est pas que le cac40 passé toutes les sociétés cotées françaises obtenaient une petite centaine et surtout ce qui est intéressant c'est de voir l'évolution et bien regardez vous voyez avec moi les ménages français on les voit un sont qu'à 10% vous voyez c'est tout ça c'est sacrément baissé vous voyez depuis une vingtaine d'années et encore c'est 10 % est presque sûr estimé ici parce que la moitié de ces 10 % quasiment c'est ce qu'on appelle la participation en entreprise donc c'est sans ses actions qu'on donne plus ou moins voilà pour inciter les salariés à rester a pas changé de boulot donc il ya vraiment que 5% les détenus par les ménages donc on est loin d'un premier de cordée qui est en prise avec le reste de ce thé française on est véritablement sur une logique qui est purement actionnariale une dernière chose avant que je passe à sud après qui est intéressante j'ai pas si vous savez le temps moyen de détention d'une action parce que souvent l'argumentaire qui nous a été reproché sur tout de suite à la publication ses dires mais attendez on prend des risques que les actions ça s'effondre ont bien des dividendes mais bon ça fait partie du jeu aussi quoi on a été regardé ça va figurez vous qu'il ya quinze ans le temps moyen de détention d'une action c'était 5 en est bien récemment donc en un peu plus de 10 ans est tombé à 5 mois donc vous voyez que la logique d'investissement de long terme elle est loin de ses moyens si vous prenez les choses comme l'état français vous avez vu qu'il faut c'est comme une partie importante qui elle garde ses actions sur des décennies ça veut dire qu'il y en a qui échangent les actions de manière beaucoup plus rapide que cinq mois dernier point sur les dirigeants les pdg de ces entreprises ce ne sont plus des salariés ce sont des actionnaires ça c'était la grande transformation des 20 dernières années là on a été recomposée comment ils gagnent de l'argent qu'elles forment leur est versé leur salaire annuel fixe à peu près trois tiers en fait il ya un tir de rémunération fixe maintien des rémunérations variables un tiers en actions sauf que dans la rémunération variable il ya toute une partie du variable qui est carrément indexé sur le cours de bourse au quotidien que c'est comme s'il avait touché des actions donc tout ça est une logique c'est pour faire en sorte que président directeur général il est d'abord l'intérêt des actionnaires en tête quand il va prendre ses décisions et pas forcément les intérêts d'un des salariés des autres parties prenantes voire même de l'état dans lequel de l'entreprise est implantée alors parlons justement de l'état ça c'était qui sont les actionnaires qui sont les détenteurs en fait de ces entreprises d une chose qu'on a été regardé c'est quand même qu'il ya beaucoup de données qui montrent qu'il ya une pression à maximiser les bénéfices sur les entreprises me direz c'est pas nouveau c'est sûr c'est depuis que le capitalisme existe sauf qu'il ya quelques tendances plus récente assez intéressante premièrement ça vous voyez c'est sur dix ans vous avez en bleu alors c'est un peu en dents de scie mais c'est l'évolution des dividendes vous avez une petite ligne ça monte ça monte voiliers de manière assez substantiel mais on a mis sur même graphe en orange l'impôt sur les sociétés on va lui alors il y aussi un peu en dents de scie parce qu'il ya des mesures fiscales qui avait été prise au début 2009 mais voyez la tendance est à la baisse et ça ça prend pas en compte les dernières mesures du gouvernement qui a annoncé une grosse baisse pour pouvoir se caler sur les taux les plus bas donc comment maximiser les bénéfices non entre autres justement mettant une pression pour payer moins d'impôt possible autre mécanisme qui est utilisée c'est une autre étude qu on a fait aussi pour la fédération scène internationale on a regardé alors en l'occurrence nous à la même chose en france sont des filles à l'école on a regardé 15 filières agricoles 15 produits agricoles internationaux le café le cacao la banane les crevettes le temps on a été regardé ce que gagnent les producteurs c'est en jaune les fermiers les producteurs agricoles en rouge si les supermarchés en bleu sont les marques et les usines qui fabriquent mes produits qu'on consomme tous les jours et puis en gris tout en bas c'est les coûts de production donc c'est ce que leur coûte aujourd'hui de pouvoir faire leur travail de paysans et plus bien évidemment l'impact du changement climatique dont vous voyez les taux complet qui est en train de se resserrer sur les agriculteurs pour information en france on est quasiment sûr les mêmes chiffres on est à 6 % à peu près en moyenne de notre alimentation de l'argent qu'on dépense dans notre alimentation qui va aux paysans seulement à nos paysans à nous faire mienne donc on est sur le même thème temps si vous voyez comment c'est en train d'être pressurer entre ce qui se passe au niveau des coûts de production et ce qui se passe avec tous les autres grands groupes donc on maximise les bénéfices en diminuant les impôts on maximise en mettant la pression sur les fournisseurs quels résultats alors ça c'est le résultat c'est important qu'on sait peut-être jusqu'à dessus pour bien comprendre ce graphique ce graphique quand vous regardez la somme de tous temps vous voyez vous avez donc s'est exprimé en millions d'euros donc là on est en train de parler de sommes importantes grosso modo qu'est ce que ça dit c'est tous les bénéfices et on les a découpé en trois tranches de bénéfices la partie jaune c'est ce qui va être réinvestis dans l'entreprise sur les bénéfices la partie bleue c'est ce qui est versé sous forme de participation intéressement via les accords d'intéressement on regarde le cac40 la hongrie c'est du dividende qui ça merci aux actionnaires le chiffre global moyen que ça nous donnait sur 10 ans étaient 67% c'est là que les chiffres toujours faire gaffe comment les manipulent ce qui est sorti dans la presse cette semaine ça disait qu'il y avait 47 % ou quelqu'un qui a isolé les chiffres de leur contexte ne dirais pas vous étiez sur 67 là on est à 47 cette année c'est mieux en fait c'est pas ça le problème le problème sur cette courbe il est que le gris il baisse quasiment jamais c'est ce qui revient aux actionnaires et si jamais je prendrai la courbe on devrait retrouvailles et là dessus cette année avec oxfam vous allez voir qu'en fait on a atteint un palier qu'on n'a pas descendu depuis deux ans et qu'on est à peu près à la même somme de dividendes qui a été versé le bleu bas ils bougent pas ni à la hausse ni à la baisse parce que c'est les accords d'entreprise ça concerne essentiellement ce qui se passe en france et quelques autres pays européens et en fait ça reste une portion très congrue 5% qui ne fonctionne pas beaucoup en fait et ce qui change beaucoup c'est le jaune le jaune c'est l'argent qui à disposition pour remettre dans l'entreprise et pourquoi ça c'est une information importante c'est parce que jusqu'à il ya vingt ans jusqu'à ce que notre économie se financent yaris comme disent les experts la logique d'une entreprise était la suivante on la fait tourner on paye les salaires parce que c'est un droit des salariés de correctement rémunérés en fonction des législations qui sont en vigueur on paye ses fournisseurs parce que c'est un devoir de payer ses fournisseurs puisqu'ils ont rendu un service ou vendu un produit et puis on voit ce qui reste ce qui reste jusqu'à ya vingt ans la logique c'était d'abord on réinvestit parce qu'on veut garder la pérennité de l'entreprise le paquet tél quelle qu'elle commence à avoir des difficultés financières et puis après derrière ce qui reste en fonction des années dans sa vallée aux actionnaires mais parce qu'ils ne sont que actionnaires et pas ce qui va avec la prise de risque c'est que c'est très aléatoire ce qui touche ça c'était la logique jusqu aux années 2000 et vous voyez maintenant la logique elle est inversé dit autrement le diktat du retour sur les sur investissement des actionnaires est tellement fort qu'on est en train de mettre en péril les entreprises puisqu'elles ne réinvestissent même plus l'argent qu'elles devraient réinvestir juste pour continuer à exister et pour être sûrs en cas de coup dur y aura pas de problème ce qui fait qu'aujourd'hui un en cas de coup dur bande peut mettre la pression sur les salariés en disant mais du coup va falloir un licencié mais parce que on voit la partie grise comme quelque chose de non négociable qu'il faut verser quoi qu'il arrive et puis dans notre j'ai appris les chiffres parce que vous ne les connais pas par coeur mais dans ce qu on avait regardé à l'époque dans le rapport il ya quand même des belles trouvailles il y avait des groupes qui faisait pas de bénéfices quand même un trou dans la caisse et qui verser des dividendes quand même c'était le cas d'arcelormittal et on a eu deux c'était angie et veolia de mémoire je vais vérifier qu'ils versaient trois fois plus que ce qu'ils avaient fait comme bénéfices donc là on marche complètement sur la tête et comment ça fonctionne comment est-ce qu'on peut verser plus que ce qu'on gagne un bénéfice et ben en s'endettant la banque donc c'est là où c'est quand même les meilleurs c'est que du coup on fait des emprunts on augmente les charges et tout ça c'est pour verser les dividendes qu'on voit là et la mauvaise nouvelle en plus ce qu'on avait à travers l'analyse des chiffres qu'on a fait ensemble c'est que c'est pas meilleur quand l'état est actionnaire puisque parmi les entreprises qui étaient vraiment en exergue et que c'était plus endettés pour payer les dividendes notamment à l'état français donc à nous citoyens derrière mais après c'est une logique qui complètement discutable c'était orange typiquement du coup voilà le premier problème auquel on est confronté le deuxième problème vous le voyez là on parle des inégalités de rémunérations dans les entreprises le problème premier point c'est qu'on manque de transparence donc on a juste pu faire avec les données qui étaient à la disposition aujourd'hui la seule donnée qu'on a c'est l'épée dg justement nous dirigeants des grandes entreprises du cac 40 par rapport au reste des salaires ce qui est intéressant passé laissé de côté côté dents de scie en fait en orange ces évolutions du dividende ça monte en bleu c'est l'évolution des rémunérations des pdg ça monte un petit peu moins mais c'est quand même assez fortement corrélés ces mêmes deux courbes qui ont tendance à rester assez proche et en gris c'est le salaire moyen de tous les autres dans l'entreprise bien évidemment nous qui nous intéresserait c'est d'aller plus loin parce qu'il faudrait décrypter ce gris et faire la différence entre justement les 10% les mieux rémunérés les 10% les moins bien rémunérés ou les 50 % les moins bien rémunérés pour voir ce qui se passe mais bien évidemment on voit que là il ya là une logique qui vient justement profité à certains et une minorité est au service d'un retour d'un diktat d'un retour sur investissement pour les actionnaires donc ceci étant posé un petit peu plus où ça prenne deux choses qu'on pourra discuter ensemble pendant le débat la première chose c'est ça remet clairement en question le mode de gouvernance de l'entreprise ne serait ce que sur un point les actionnaires certamen de l'argent qui sert comme capitale mais pourquoi est ce qu'on les considère comme les propriétaires de l'entreprise pourquoi le considère ton plus que les salariés qui font la valeur ajoutée au quotidien et même d'autres parties prenantes sans lesquels l'entreprise ne pourrait pas fonctionner en premier lieu ses fournisseurs deuxième question bien évidemment qui est encore plus forte c'est la question de la transparence parce qu'on a galéré pour mettre tous ces chiffres d'ensemble pour les contre-vérifier et on travaille en ce moment justement sur un projet de rendre ces informations n'ont pas comme ça sur des rapports qu'on fait quand on a les moyens et le temps de le faire mais qui soit quelque chose de permanent un observatoire un peu citoyen qui permettrait de mettre ces informations à jour et à disposition du grand public pour avoir une discussion informer sur les entreprises loin de toute idéologie quelle qu'elle soit pour regarder froidement les choses telles qu'elles sont et voir comment est-ce qu'on doit les modifier par rapport aux enjeux auxquels on est confrontés merci merci christophe après cette brillante démonstration emmanuel macron vient d'annoncer que il encadrer les salaires de 1 à 20 qu'il interdisait aux entreprises de verser des dividendes quand elles font des pertes ou de verser des dividendes supérieurs à leurs bénéfices ça faisait partie des recommandations du rapport alors malheureusement ça c'est vivre dans un doux songe ou juste appliquer le programme de la france un sou vise dans une certaine mesure et qui fait partie des débouchés parce qu en effet la question qui est posée c'est à la fois la régulation des entreprises et leur mode de fonctionnement et on voit bien tout est fait pour aboutir à ce type de résultat pour faire en sorte que les richesses produites par les entreprises soient captés littéralement captée par des actionnaires qui sont loin de l'image du petit actionnariat qu'on peut avoir mais qui sont des gros fonds d'investissement qui perpétuent ce modèle alors jeu on va vous laisser la parole je crois qu'on a un micro même pour la pour la salle donc n'hésitez pas à poser vos questions soit des intervenants de manière spécifique soit de manière large on réfléchit aussi collectivement parce que c'est un chant en mouvement les entreprises ont de plus en plus de pouvoir d'année en année et c'est vrai que la puissance régulatrice de l'état de l'union européenne est extrêmement limitée et que notre combat est de faire en sorte qu'elle reprenne ce pouvoir là mais on voulait aussi ouvrir la discussion avoue utilisateurs consommateurs probablement de ces grandes entreprises qui vous interrogeait aussi sur le modèle de ses grandes entreprises donc voilà la parole et est ouverte il n'hésitait pas à vous présenter quand on a pas bonjour david merci pour votre intervention j'avais une question sur les tribunaux d'arbitrage déjà quel est le fondement juridique fin cassiers imposer ce moteur régulation et imaginons qu'on soit au pouvoir demain à quoi s'expose à un gouvernement qui refuse de payer tout simplement on va en prendre deux ou trois d'affilée merci pour la question précise et brain efficace oui bonjour medrek d'albi je voudrais savoir dans quelle mesure les les grottes des entreprises du cac40 pour ne citer que la france au plus haut niveau européen comment elles réagissent par rapport à la politique récente de trump qui amène quand même énormément de de désordre de troubles dans des dans le commerce international est ce que est ce que ces entreprises retourne sur leurs pattes par rapport à des marchés qu'ils avaient peut-être avant de manière assez constante et qui commence maintenant à se disloquer est-ce qu'ils s'y retrouvent aux biens bien ce qu'ils sont quand même assez ouvertement opposé donc à cette politique américaine michel field of dreams of je veux y ait quelque chose que je crois que de ça rejoint la question l'avant dernière question je n'arrive pas à comprendre c'est une question naïve parce que je suis pas du tout pessimiste de ça comment un état peut accepter quelque chose d'aussi qui conduisent à le dépouiller finalement de ses droits le dépouiller même économiquement est par ailleurs en se mettant à la place c'est difficile mais se mettait à la place d'un homme politique responsable se dire que ça peut mener qu'à une catastrophe donc même si on n'est pas un antiquaire anticapitaliste farouche on a quand même enfin j'ose espérer que je sais les républicains ou à la république en marge d un petit peu de conscience du feu ne sais pas peut-être je rêve là sans doute voilà donc j'arrive pas à la comprendre comment des politiques et un état peuvent arriver à la conduire à se dépouiller de tout pouvoir et c'était vrai ce n'est pas du tout une question naïve c'est une question qu'on se pose tous les jours alors on en prend une dernière une femme si c'est possible j'en vois deux là qu'il avait la main mathieu après on va faire d'autres séries de questions dont vous inquiétez pas tout le monde aura la parole je salue au passage la belle mixité que nous avons sur cette tribune voir que les femmes sont plus souvent présente dans la société civile qu'en politique pardon vas-y oui c'est aussi une question un peu naïve mais je me demandais en fait après la présentation sur effectivement comme on les dividendes sont en train de tuer à petit feu les entreprises essaient vraiment naïve mais à quel moment ça va s'arrêter en fait c'est quoi le point de rupture parce que s'ils sont en train de tuer les entreprises au bout d'un moment ça va même se retourner contre eux et donc je me demandais s'il y avait des études qui avait déjà été fait sur quand est ce qu'on va arriver au point de rupture sur ça est-ce que c'est décrit ce qu'on a déjà vu c'était aussi lié à ça ou pas forcément très bonne question quel moment ils vont s'apercevoir que c'est eux les propres pyromane de ce feu laurent on commence avec toi peut-être sur les tribunaux d'arbitrage est sûre mais pourquoi avec ces petites îles de se soumettre c'est ce que je me demande ce lundi matin la base juridique c'est un trait traités internationaux donc par exemple s'est passé là-bas juridique c'est ça un accord international donc qui passe au dessus du droit européen du droit français il est associé à la convention de new york consignes et la plupart des pays dans le monde et cette convention new york en fête permet si un pays ne paye pas d'aller chercher l'argent donc c'est ce qui s'est passé par exemple en argentine donc des fonds vautours américains ont mis en justice l'argentine quand elle a voulu russe [Musique] restructurer la dette et donc comme la bête a été restructurée les paiement sur sa dette n'ont pas été faits tout de suite mais ils ont été différés donc les fonds vautours sont allés attaque et l'argentine on est rude dans un métrage ils ont gagné l'argentine en pleine crise économique a dit mais attendez on n'a pas l'argent va pouvoir commencer à vous payez maintenant c'est pas grave il ya la convention de new york tous les boeing de la ligne aéronautique d'argentine non plus n'ont pas pu décoller des états unis par exemple parce qu'ils étaient ils allaient être prié et vendu pour que l'argentine puisse payer sa dette donc il ya tout un système derrière vous inquiétez pas tout est bien fait pour aller chercher l'argent quand c'est nécessaire après la question de pourquoi ils ont signé c'est une très bonne question à se poser il ya des pays qui ont signé sans pass savoir vraiment ce que c'était parce qu'on leur a dit signez vous allez voir c'est génial de les voir des investisseurs qui vont venir chez vous ça va être le développement cette magnifique notamment ces cas de l'afrique du sud l'afrique du sud lorsqu'ils ont été ensuite mis en justice et qu'ils ont dû payer se sont dit me sais c'est que c'est quoi c'est quoi ce truc et ils ont quitté c'est un système qu'ils ont quittée ils ont mis fin alors traiter avec les autres pays dans le monde et jusqu'à preuve du contraire l'afrique du sud n'a pas eu une crise économique les investisseurs n'ont pas arrêté d'aller investir en afrique du sud de fait aujourd'hui si vous parlez avec l'ambassadeur de l'afrique du sud à l'organisation mondiale du commerce si vous dira que aujourd'hui l'afrique du sud reçoit plus d'investissement des pays dans lesquels il n'y a pas de traité de commerce et d'investissement donc la base en fait n'a pas de sens le brésil n'a jamais signé de type 2 traités sont dus là ça reste un pays qui reçoit énormément d'investissement indonésie en est sorti l'équateur en est sortie il ya un pays européens qui en est sorti c'est un traité international d'investissement sur l'énergie c'est l'italie et eux ils sont partis il ya deux ans apple a le truc la charge de traiter de l'énergie 10 à des tribunaux d'arbitrage spécifiquement pour les entreprises pétrolières et gazières et l'italie ne s'est pas effondré par contre le système est tellement bien fait que l'italie peut continuer à être mis en justice dans les 20 années qui suivent la fin de traiter et c'est ce qui est en train d'avoir lieu parce que l'italie a osé demandé qu'il n'y ait plus de d'exploration pétrolière à 20 km de ses côtes pour préserver ses côtes et comme il y avait des anglais qu'ils voulaient lestir qui avait commencé à explorer là par exemple ils sont en cours d'arbitrage pourquoi les états acceptent je sais que il ya eu un chercheur londonien qui a fait le tour des pays en voie développement qui leur pose exactement cette question pourquoi vous avez essayé et à chaque fois c'était bas quand vous disais texte comprenait pas forcément tous les enjeux cas derrière et puis on a promu des investissements donc ça s'explique dans un pays comme la france même les pays européens je ne comprends toujours pas alors j'ai eu la chance ou la malchance je ne sais pas de faire un débat avec le représentant de la commission européenne à paris sur le ceta et ce monsieur me dit mais vous comprenez nos investisseurs la bnp paribas ils sont traités de façon radicale dans les tribunaux canadiens ne pouvons pas accepter un tel traitement alors moi je suis désolé à mettre le mot radical sur la façon dont on traite la bnp paribas au canada non pour moi ce qui est radicale c'est lorsqu'on est en train de faire en france quand on limite l'argent qu'on donne aux hôpitaux enfin voir toutes les réformes qui sont en cours en ce moment en france sur la retraite et autres pour moi ça c'est radical me dire qu'il peut voir dépenser des millions parce que la bnp paribas et maltraités au canada alors là j'y crois mais alors vraiment pas par contre eux ils y croient mais c'est bien ça le problème [Applaudissements] oui un mot sur effectivement c est pourquoi les états notamment riches acceptent ça tient en cinq lettres c'est le lobby aussi et la connivence je veux dire trump on est un exemple bolson arrow et macro n'y échappe pas c'est qu'on a aussi une bureaucratie une connivence de plus simple plus importants d'entre ces nouveaux dirigeants et les milieux économiques dont ils sont issus et dans ce rééquilibrage entre pouvoir politique et pouvoir économique les traités commerciaux ce type des chances qui ne sont pas en faveur des populations donc on parle pas seulement des populations éloignées exploité à l'autre bout du monde mais des droits des peuples à vivre dignement et ccd exemple tout à fait caractéristique il y a très clairement un agenda qui est de privilégier aussi des intérêts avec lesquels soit dont on est ici soit donc bon il ya quand même une leur d'espoir en effet ses voeux ya quelques années le sénat il était signé dans le taf taille il était signé dans le plus total secrets et des mouvements comme attaque comme un tas d'autres ont permis quand même qu'au moins ces accords viennent dans le débat public et qu'on commence à dire que bien sûr les citoyens sont intéressés peuvent comprendre sont pas si c'est pas qu'ils sont de pédagogie évidemment ces deux questions de savoir où sont les droits etc et je pense que là quand même sur ces questions de réflexion sur où on met le curseur entre point politique et pouvoir économique on peut quand même essayer d'avoir de l'espoir on est très clairement vers la nouvelle génération de dirigeants macro un beau vouloir supprimer les nains on voit ça m'étonne pas évidemment pourquoi passé par l'ena quand il suffit d'aller nommé d'ancien pdg d'entreprises à tous les ministères existants ils viendront cinq ans en l'air un peu tout pacte social et repartir dans leurs activités économiques donc l'alien il ya un réel enjeu qui est de lutter contre ces ces lobbys il ya un gros mouvement aussi à bruxelles pour faire en sorte qu'on arrive à déconnecter les intérêts économiques de l'intérêt général et un dernier mot sur le point de rupture de ces entreprises qui nous amène tout droit dans le mur oui bref ces deux questions les plus durs c'est difficile du je sais pas je perds madame irma ne peux pas vous dire je ne sais même pas si c'est une question d'un point de rupture auxquelles on va arriver où on se rend pas compte qu'il est là tout d'un coup il a c'est un peu l'image qu'on a tous de la crise économique on a vécu en 2008 ce que je peux dire à peu près sûr sur ce qu'on a vu aussi dans le cadre du rapport premièrement il ya une prise de conscience vous disiez monsieur tout à l'heure plutôt un cadre français politique sur les grandes entreprises il y avait des situations assez clair a lui compris du pdg de blackrock est l'un des plus gros fonds d'investissement mondiaux voire le plus gros qui depuis 4 5 ans déjà alerté les entreprises à commencer par celles américaines sur le fait qu' elle mettait trop l'intérêt des actionnaires devant le reste est dedans la viabilité même des entreprises et que ça allait dans le mur et ça du coup c'est quand même le premier fonds d'investissement qui lui-même recherche a autant sur sur les deniers qui l'investît mais mine de rien il y avait ça après donc il ya aussi des acteurs la banque centrale mark carney du banque centrale anglaise fa du royaume uni qui a l'air de là dessus depuis le dizaine d'années je pense qu'il ya des choses de la fmu de plus en plus forte sur sur cette question là du coup il ya quelque chose qui manque maintenant qu'est ce qu'il ya entre la devanture et l'arrière boutique c'est là que c'est un peu plus compliqué parce que cette semaine en même temps qu'on avait les déclarations des dividendes il ya un institut je sais plus le nom mais si vous regardez en ligne dans la presse anglo saxonne c'est toutes les plus grandes entreprises américaines qui sont dedans qui sont déclarés pour le fait que l'entreprise devait arrêter de privilégier les actionnaires et 2 et crée de la valeur pour toutes les parties prenantes y compris les salariés y compris les fournisseurs et les communautés dans lequel les entreprises étaient investis donc sa sortie de ses grandes déclarations soient faites y compris par ses grands groupes sauf que deux dents par exemple on vous donnait l'exemple de ou peut être le point de rupture dans ces grandes entreprises américaines à boeing et boeing ce qui est clair c'est que la sphère où ils sont en ce moment avec le 737max qui est arrêté depuis plus de six mois qui est pas près de 20 qui vous mettra au minimum encore six mois pour voler etc c'est si vous avez vu passer des articles c'est clairement une pression à la rentabilité à tout prix l'entreprise qui fait que même en ont quand même court circuiter toutes les mesures de les procédures de leur vérification et de sécurité qu'ils avaient en interne et c'est bien ça qui en fait un cas juridique aujourd'hui qui fait qu'on a eu les deux accidents a priori en tout cas ça fait partie des faisceau de preuves qu'ils ont aussi court circuiter les procédures même de l'administration américaine de l'aviation civile qui a accepté des compromis il faut voir jusqu'où peut aller cette pression est donc je dirais que avant que ce soit un espèce d'effondrement des entreprises c'est cette prise de risque inconsidérée y compris sur des choses qui sont à l'encontre même du métier de la mission de l'entreprise je pense que la mauvaise nouvelle pour nous tous c'est que l'on voit pas complètement le le risque jusqu au bout parce que comme je l'expliquais pour payer ses dividendes et entreprises ce sens bête or on a les taux bas les taux d'intérêt les plus faibles historiquement qu'on a connus depuis des décennies à cause de la conjoncture actuelle économique du coup il peut encore se passer du temps avant qu'on ait l'effet rebond qui commencent à arriver avec l'espèce de corde de rappel qui va ramener les entreprises c'est la dure réalité et de ce qui peut se passer après dans ce contexte là on n'est pas à l'abri qui est des choses qui nous arrive alors qu on al impression pour l'instant alors soit on peut avoir l'impression qu'on est au bord du précipice soit qu'on ne voit pas encore et on sait pas quand est-ce qu'il sera là mais pareil j'ai vu pendant l'été passé le fait que un journaliste d'investigation états unis qui avait révélé l'affairé madoff et la pyramide de ponzi et de spéculation qui était quand même l'un des éléments aussi la crise et 2008 vient de sortir tout une enquête dans le new york times pendant l'été sur general electric qui aurait menti sur ses comptes alors après ce qu'il a raison passé le débat vient de commencer il ya deux semaines aux états unis et la commission américaine de bourse est en train d'enquêter il aurait menti sur leur compte comme enron mais pour des sommes considérables qui se chiffrerait en dizaines voire centaines de milliards de dollars là pour le coup un truc comme ça tombe si vraiment c'est le cas ça peut être clairement le déclencheur d'une nouvelle crise comme en 2008 il suffit d'un acteur aussi gigantesque que celui là pour qu'on retombe tous dans la même situation qu'on a connu il ya dix ans du coup vous voyez est ce qu'on est dedans ou pas est bon si jamais ça fait plouf ça sera peut-être juste un truc qui liera attention on est passé pas loin et ça se trouve on n'aura pas la même discussion dans trois semaines mais ça fait partie de l'incertitude de ce monde économie désolé mais c'est pour poser un regard lucide après voilà il faut voir un peu jusqu où est-ce qu'on est dans un phénomène de riz c'est toujours compliqué à voir près sûr trump je sais pas on a pas on n'a pas regardé ça peut-être la seule chose de nous ce qu'on voit passer que qui me semblent intéressants rappeler c'est que la politique de traque à la can ambivalente parce que certes il essaie de famille a lancé bras de fer avec la chine il est plutôt sur un registre de fermeture des frontières enfin il a quand même baissé fait un cadeau fiscal gigantesque là dans la presse anglo saxonne ils sont en train de réaliser le trou de c en train de creuser dans les fonds publics américains et du coup il est en train de rapatrier plein d'entreprises qui sont très contents d'aller se remettre là bas parce qu'elle peut appeler l'impôt sur les sociétés quasiment cessé un dumping fiscal une échelle qu'on avait jamais connu donc un moment donné dans la logique que je décrivais qu'un peu systémique et que c'est tout un système qu'il faut arriver à penser si les entreprises arrivent à opérer et les faire les bénéfices qui sont attendus d'elle justement c'est bien ça qui fait que le système il est quand même résidence et que es des places et vont arrêter de d'avoir peut-être des filières un peu longue et des fournisseurs dans certains endroits parce que c'est trop compliqué c'est trop coûteux alphonse rapatriés mais si les conditions se remplit donc c'est pour ça que je sais pas si c'est si négatif que ça pourrait en tout cas peut-être pas pour tout quoi j'ai juste ajouté un petit mot sur thur trump on voit qu'en réalité peut-être le meilleur vrp des grandes entreprises américaines parce que vous avez sûrement entendu parler de la taxe gaffe à la fameuse taxe très anecdotique mise en place par le gouvernement français à l'encontre des géants du numérique google amazon et c'est parce que vu qu'il sait entreprises ne paient pas leur juste part d'impôts en france au lieu de changer la méthode dont on calcule l'impôt pour qu'elle paye véritablement leurs impôts on leur rajoute un petit truc annexes en disant bon maintenant continuer on n'a rien eu je vais fermer cette parenthèse mais la réaction de donald trump est des états unis et d'allumer un contre-feu à l'encontre des deux de la france notamment en disant que du coup ils vont relever les barrières douanières sur d'autres produits est en réalité ce que fait donald trump là en l'occurrence c'est de défendre plus que jamais les grandes entreprises américaines donc le pouvoir économique des états unis des entreprises américaines étant tels que il a beau être fou il n'est pas fou au point de sacrifier les entreprises américaines tout au contraire au vu notamment des cadeaux fiscaux qui leur sont faites on va passer le 2e série de questions je pense qu'on aura le temps pour une troisième donc rassurez vous si jamais et si jamais on peut arriver à un peu de mixité les femmes n'hésitez pas à prendre la parole ça passe aussi par là vraiment une question quoique dans que le grand commerce parviennent et de grandes banques je l'aimé avec à socialiser les pertes et les pseudo perte parce qu'avec attaque ça fait un moment que je suis militant d'attac qu'on dit ça et socialiser les pertes je ne vois pas comment les choses pourraient changer [Musique] difficile en tout cas c'est ça la plus grande inquiétude sourire toute chose qui me suis perdu en route donc excusez moi donc je vais essayer d'être bref alors je voudrais demander simplement cité nationalisation comme celle qui avait été fait en 80 mais pas dans le même esprit c'est à dire pour redonner de comme étape temporaire pour redonner d'émanciper les travailleurs leur redonner un pouvoir citoyen sur l'économie serait-elle encore possible avec ceux de ce développement des échanges c'est les et ses traités de libre échange et c'est multinationale tentaculaire oui aujourd'hui de deux entreprises qui ont un pouvoir absolument extraordinaire sur nos vies sont facebook et google puisque tout ce qu'on a grande majorité des informations qui nous arrive à un tarif par l'intermédiaire de facebook et de google à la libération le comité national de la résistance avait pris toute une série de mesures pour assurer la liberté de la presse aujourd'hui ça paraît difficile d'assurer de reprendre ce même type de mesure normalisation as qu'on a des solutions pour essayer de contrer ce pouvoir bonjour c'est juste pour reprendre un jour ce qui a été dit et je t'aime a fait réagir par rapport à ce qu'a dit aussi laura c'est que le fait finalement la solution de sortir des traités pour s'affranchir justement de ce qu'on a dit on a bien vu un truc toutes les conséquences désastreuses dans lesquels beaucoup payante est impliqué l'exemple de l'italie disant ok on sort des traités mais ça nous malgré tout ça on reste contraint à payer même si on a eu le courage politique et de sortir du traité donc c'est donc on dit finalement il ya c'est sans issue quoi c'est un peu à l'exemple de l'italie était assez frappant et c'est stressant d'ailleurs en se disant banques elles-mêmes sont d'être corey politique sortir du traité des traités pendant paye quand même le prix on en paiera malgré tout le prix est ce qu'il ya un plan c oui bonjour xavier en réponse à vos réponses justement j'ai deux questions la première sa porte sur la distribution des dividendes est ce que ce n'est pas plutôt un symptôme kamal et est-ce qu'il n'est pas plus pertinent de s'attaquer la de la spéculation portée deuxième question qui porte sur le pourquoi est ce que les politiques si ce type 2 traités est-ce qu'on peut pas remettre tout simplement doute leur sincérité et parler de corruption tout simplement voilà merci alors on va on va reprendre le même ordre je vais commencer avec toi laura sur toutes les questions de libre échange alors tout ce qui est nationalisation ça va peut poser problème avec lé traité de commerce et d'arbitrage désolé je suis mauvais et à un exemple d'une multinationale française suez qui a mis en justice l'argentine parce que bono crs la ville renationaliser son risotto parce que l'eau était de très mauvaise qualité et beaucoup de fuites dans le contrat entre la ville et suez environnement suez devait s'engager à réinvestir la les profits pour pouvoir améliorer le réseau ce qu'ils n'ont pas fait puisque je préfère donner l'argent à leurs actionnaires dans ce cas là il ya une clause qui fait que même si c'est l'avis de paulson nos crs qui a pris cette décision c'est l'argentine qui a été mis en justice argentine a perdu et a été condamné et de fait à payer et ce faisant environnement 220 millions de dollars pour une petite entreprise française qui n'avait pas beaucoup d'argent et il ya d'autres cas là pour essayer de donner une bonne nouvelle il ya un cas qui est d'un assureur néerlandais contre un pays européen la slovaquie alors la slovaquie avait commencé à privatiser son système de santé ça ne fonctionnait pas du tout donc c'est comme si une partie de la sécurité sociale et est possédé par des fonds d'investissement en fait donc achmea investisseurs dans les assurances au néerlandais prend des parts dans la partie de la sécurité sociale slovaques qui avaient été privatisées ça ne fonctionne pas du tout un gouvernement socialiste fait campagne contre cette privatisation de la santé et gagne en slovaquie il prend le pouvoir la première chose qui fait suivant ce qu'il avait promis il nationalise entièrement le système de santé puisque la privatisation partielle n'avait pas fonctionné achmea mais en justice la slovaquie gagne la sauvette qui refusent de payer achmea devant les tribunaux allemands et ça fini tout ça finira la cour européenne de justice et la bonne nouvelle je peux donner des bonnes nouvelles la cour européenne de justice statue sur le fait que les tribunaux d'arbitrage dans les pays européens intra union européenne ne devrait pas être légaux étant donné que les investisseurs sont protégées par des droits européens il n'aurait pas avoir recours à une justice supérieur au droit européen donc on a parfois des décisions comme celle ci qui vont dans le bon sens donc une privatisation en europe elle devrait pas être remise en cause par une nationalisation pourrait pas être mise en cause par un investisseur européen par contre on a encore de nombreux traités avec d'autres pays dans le monde qui l'a pourrait être remise en cause faut savoir aussi que si demain on avait face même scénario avec mr a peut-être une filiale au royaume uni qu'il sera plus dans l'union européenne ou dans un autre pays en dehors de l'union européenne et pourra utiliser d'autres traités et c'est hélas pas la fin mais au moins ça peut montrer qu' on a 2 us qui croient encore dans le droit européen international et qui donne pas qui ne laisse pas passer les trous dans l'arbitrage au dessus du droit national ou européen pour l'italie donc ses 20 ans c'est à dire que les investissements qui ont été faits jusqu'à la sortie de l'italie peuvent être son droit de l'arbitrage pendant 20 ans mais tout nouvel investissement après la sortie d'italie là par contre ne venons pas que c'est à l'arbitrage et au niveau des politiques et la corruption enfin je sais pas si vous connaissiez monsieur fait qu'elles s'étaient l'ancien ministre du commerce en france commerces et arbitrage c'est lui qui a dit oui aux états à bruxelles qui a aussi poussé les négociations du taffetas à bruxelles si vous avez des délais ce qui fait aujourd'hui la ministre d'hollande il est arbitre dans un cabinet d'arbitrage horrible franchement c'est même pour nous c'est horrible ces nouvelles et [Musique] oui mais c'était le ps assumer bref l email oui enfin la loi sur le dos voire de vigilance elle pourrait aussi être remise en question par les entreprises considérées qu'un excès de législation et dans le même temps qu'on travaillait 85 ans corps et âme pour ce qui devait être humain pionnière nouvelles qui allaient créer du droit dur là on a une tendance aussi aller vers la soft law et cetera dans le même temps on craignit effectivement que ces négociations si elle est arrivée tôt et c'était en tout cas puis tout à fait remettre en question 50 travaillent sur une loi qui fait pourtant consensus donc c'est vrai que c'est assez terrifiant ces accords et l'inde où l'importance aussi je pensais ce qu'on essaie beaucoup de faire de créer aussi des juridictions supranationales de faire en sorte que partout dans le monde ces entités économiques puissent être l'objet de droits devant des juridictions pour essayer de contrebalancer et puis on compte encore sur la jurisprudence a aussi beaucoup comme ça qu'on a gagné des combats quand on arrive pour tuer la moindre des décisions qui peuvent remettre en question moi je pense qu enfin être excessivement optimiste mais que la signature de ces accords ne va pas nécessairement aller en se multipliant parce qu'on voit des pays qui sent qu'ils sont des zaghawa désengage peut-être juste un point action depuis le 22 janvier 2019 il ya une grande campagne européenne qui s'est lancée autour de l'impunité des multinationales qui s'appelle stop impunité il ya des 70 organisations au niveau européen précisément pour obtenir donc la fin de l'impunité les multinationales autour de deux mécanismes le traité onusien en négociation depuis 2014 soit une multinationale vaudoise humains et l'arrêt des tribunaux d'arbitrage avec notamment un moratoire dont les les tribunaux actuelle est dotée dans les accords en négociation est donc bon on continue à croire aux levées de la mobilisation citoyenne pour faire en sorte qu'on puisse stopper cette course inexorable vers l'amoindrissement des droits sur la corruption s'était un peu ce que feint le sens de ma réponse on parle politique mme demers politiquement correct de pantouflage on parle d' et donc effectivement il ya une porosité de plus en plus importante entre milieux économiques et les milieux politiques et la même manière on réfléchit beaucoup on travaille beaucoup pour réguler cette question du lobbying des lobbyistes et puis qu'on puisse parce qu'il ya une tendance aussi un peu inverse qui est de moraliser le métier de lobbyiste ou même d'en faire un métier à des cabinets aujourd'hui qui sont des cabinets lobbyistes économistes qui dit zuma cessons nous cacher tout le monde fait du lobbying régulons plus tôt l'activité mobile sauf qu'on met dans cette activité de lobbyistes les lobbystes que nous sommes ou les plaideurs citoyens comme on préfère appeler et donc on va bien là aussi qu'il ya une double fayard double agenda derrière en validant en retenant des lettres de noblesse au métier de lobbyiste daubisse on entérine le fait que oui on puisse influencer les décisions politiques en faveur d'intérêts économiques donc il ya tout ça qui se joue mais encore une fois le fait que ça devienne des questions de débat public qu'on pousse à une certaine transparence sur ces sujets nous donne un petit peu d'espoir mais c'est évident que on observe de plus en plus de pantouflage et de rétro 2 rétro pantouflage et on en a on a de très nombreux exemples de cette porosité notamment au niveau là la commission européenne est une toute dernière réponse qui l'être je pense aussi que nos combats il est son plan 2d idée l'aider au logis c'est à dire que c'est une réelle question pourquoi aussi pourquoi on scie la branche sur laquelle on est on est à 6 puisque ceux qui profitent de ce gâteau mondiale sont de moins en moins nombreux en fait ce qui en pâtissons de sauce aux sons de donc c'est une vraie question nous on est constamment questionné sur le fait qu'on ait des grands idéologues de gauche or il ya aujourd'hui une idéologie très puissante qui est celle de la libéralisme du libéralisme du capitalisme à outrance de la dérégulation et autant on est questionné sur le fait qu'on ait vraiment de sales gauchistes qui veulent la fin du capital sans juste se rendre compte qu'on est quand même assez gentil dans nos combats et qu'on est en train de parler de répartition des richesses de rééquilibrer tu sais mon questionne rarement l'idéologie libérale de droite etc et sur la loi devoir de vigilance on a fait que ça produire des arguments est ce qu'une loi ne va pas mettre en péril les entreprises françaises parce que ce seront les seuls à être régulée dans le monde et donc on m a empiré l'économie française on a aucune étude du medef de la feb d'aucune qui montre que l'excès de régulation entrave la richesse l'accroissement des richesses etc c'est aussi là dessus qu'il faut questionner et on s'est beaucoup employé donc quand je dis on c'est un peu cette coalition un 2nd g syndicats sur l'eau va devoir de vigilance à dire les députés le gouvernement avec lesquels ont négocié cette loi nous disait mon bas ça va être trop dangereux pour les entreprises françaises on a demandé que les opposants à la loi que le que les fédérations patronales produisent de l'information qui montre que 40 ans de régulation ont pâti ils ont met en péril l'économie les entreprises et c'est ça aussi c'est une idéologie très forte qu'il faut combattre et donc l'accroissement des échanges la signature des accords alors elle avait aussi de cette idéologie il faut du libre échange il faut de l'investissement parce que ça bénéficie à il ya c'est thomas porcher qui dit souvent ça ai dit il faut toujours posé la question dans une norme une réforme à qui ça profite à qui ça profite quand on fait la loi travail qui ça profite quand on dérégule et je pense qu'à ça nous donne un bon axe d'analysé [Applaudissements] du coup trois choses rapide de ceux des questions auxquelles on n'a pas encore répondu je crois sur les entreprises qui socialise les pertes oui c'est même nous là parce que je vous ai montré c'est un peu le coeur de notre recherche aux basiques c'est de savoir comment se crée la valeur et à qui elle profite et en vis-à-vis dans quelle mesure les les retombées négatives social environnemental créé des coûts qui sont reportés sur la société sur les impôts sur ce thème sécurité sociale sur les individus il se trouve que après le rapport pour oxfam en a fait un petit exercice avec l'observateur des multinationales sur 5 des entreprises grandes entreprises françaises hivernaux michelin total sanofi edf et on essaie de chiffrer à minima ce qu'on pouvait chiffrer de ces pertes qui sont socialisés donc on a regardé 5 chose les crédits d'impôt dont bénéficient les cdm en charge de cotisations puisque ces allègements créé un trou qui lui-même doit être compensé avec eux d'autres rentrées d'argent la question des contrats précaires pour le coup le gouvernement en tout cas amis sujet là sur la table sur la question des contrats courts des cdd d alternance et c'est donc dans quelle mesure là aussi ça crée un coût qui éponge et par nos impôts la pollution de l'air qui génère pas mal de dépenses de l'état et des individus pour pouvoir en encaisser les conséquences de cette puis le changement climatique et ça nous donnait sur ces grandes entreprises entre eux j'ai regardé les chiffres que j'ai connu que parker entre 160 et 460 millions d'euros par an de coûts cachés comprend sur nos dépenses mutualisés pour pouvoir justement leur permettre d'alléger le poids des charges qui pèsent sur elle voilà mais ça c'est que pour la france ça on n'a pas regardé les coûts qu'elle génère sur d'autres pays que la france on a vraiment uniquement regardé ce qui se passait ici sachant que c'est même pas un tiers de leur activité qui encore lui en france plus des deux tiers voire les trois quarts a lieu ailleurs dans le monde donc ça c'est sûr la première chose complètement d'accord avec vous la deuxième chose ça on n'a pas étudié en direct sur facebook et google mais je pense c'est une très très bonne question il se trouve que parfois le système libéral peut être intéressant par rapport à votre question puisque on a un outil qui existe et doit la concurrence ce sont les lois antitrust c'est le fait de pas laisser des oligopoles des monopoles se développer on a traité de rome niveau l'union européenne et les etats unis ont un arsenal bien plus puissant que le nôtre simplement il a été très rarement mis en oeuvre il est mis en oeuvre en fait contre je sais pas les marques de lessive des années parce qu'elles veulent vendre trop cher aux consommateurs mais c'est ça ça en reste là mais sachez que le mois dernier pour la première fois depuis rockefeller les etats-unis ont lancé une procédure d' enquête dans le cadre de la loi antitrust contre google apple facebook on sait pas où ça va mener mais c'est la première fois que normalement si cette procédure aller jusqu'au bout et si on avait un état une administration américaine qui qui étaient dans le même registre créé au début du siècle dernier ça pourrait valoir un risque de démantèlement de ces trois entreprises là mais ça n'en est qu'à ses débuts ce genre de procédure qui prend des amis de toute façon mais en tout cas sachez que ça démarre donc peut-être à suivre peut-être des liens avec des mouvements sociaux nord-américain sur cette question là parce qu'elle est certainement crucial pour nos sociétés et la dernière oui bien sûr les dividendes ne sont qu'un symptôme le mal est ailleurs vous parlez de spéculation oui en effet spéculation qui n'est pas assez régulier c'est toute la question de la libéralisation des capitaux c'est que les mouvements de capitaux aujourd'hui contrairement aux mouvements de personnes sont complètement libre d'un bout à l'autre de la planète et c'est bien ça qui pose problème et qui a et qui a été d'ailleurs l'aiguillon pour enlever tout système de régulation de de spéculation donc ça c'est un élément mais un autre élément certainement à la source de ça on a à peine parler d'eux il fait tout à l'heure c'est la question du mode de gouvernance des entreprises sont quant à parle d'une nationalisation mais on ne rentrait pas dans le détail mais on peut complètement ouvrir le champ de la réflexion sur l'économie sociale et solidaire sur la question des structures coopératives nous même en étant une des choses qui nous sommes là c'est crucial a discuté il ya aussi peut-être pensé dans le 21e siècle et une autre le fait qu'une entreprise à partir de différentes parties prenantes voilà avec différents représentants de différents intérêts et pas seulement les actionnaires pour me disais il nous reste très peu de temps donc si jamais il ya peu de questions on peut les prendre rapidement est vraiment très courte il y en a une main et 22 la parfaite désolé ggg pris à la rapidité donc ici ici en plus ça fait un homme une femme qui est parfait et après on va conclure on faisait côté brahim je suis militant wifi et je suis ici aussi élu local à bagnolet en seine-saint-denis alors moi la question je regrette pas d'avoir fait cinq heures de train de chenilles d'eau d'être venu parce que c'est super intéressant mais j'ai envie de savoir comment on peut aussi expliquer faire de la pédagogie à l'opinion publique parce que là on est tous convaincus mais c'est vrai que la dame leïla elle a tout à fait raison c'est que devant donne une certaine image pas nous spécialement mais les gens ont l'impression qu'on est des gauchistes mais on n'est pas spécialement gauchistes voilà et que l'intérêt des français c'est aussi de comprendre que si on continue comme ça on va niveler vers le bar mais moi je le vois chez nous 2 sur aulnay sous bois ya plein entreprises qui ont délocalisé qui ont fermé et ça me fait mal au coeur parce que quand on va au marché de montreuil ou à bagnolet teinte impression d'être le petit gauchiste est en face de nous on a quand même va pas se mentir des gens l'opinion publique c'est en face d'eux mêmes dans marche vous même de droite ou même du ps c'est le jeune cadre dynamique beau gosse qui a tout compris dans la vie la mondialisation et moi j'ai envie de savoir j'ai envie de comment expliquer aux gens de revenir un peu sur des bases moi j'ai connu à par rapport à mon père qui était ouvrier les ont appelées salles et des grands les grandes maisons des grosses entreprises françaises où c'était la famille c'était la famille c'était l'intérêt général et aussi de aussi retrouver des gens qui étaient des serviteurs de l'état voilà merci pardon des travaux d'être un peu gros et on va te réponds plus longuement mais en attendant que le micro viennent nous aussi on est des beaux gosses un cap avec la république en marche un regard de tels que des beaux gosses dans la salle pardon oui et des belles gosses est on va on va tous se mettre à porter des cravates claire-lise marseillaise exilé en vaucluse je me demandais par rapport aux accords comme le sénat où le taffetas si on peut pas est ce qu'on peut avoir une action citoyenne de boycott des pays d'aider des produits sains porter ce qui est pétrole et sable j'imagine que maintenant que c'est difficile mais le vaucluse c'est très agricole donc ils sont un peu remonté même en étant beaucoup d'extrême droite donc les gens me disent dans n'a qu'a refusé le poulet qui vient donc est-ce qu'on a une pause à une possible ça je pense que ça peut toucher plein plein de gens est ce qu on a une possibilité par nos choix de boycotter et est-ce qu'il ya une traçabilité possible ou pas et est-ce qu'on peut mobiliser pour demander cette traçabilité par exemple les il aura je te laisse répond directement à celle là en terme d'action citoyenne il faut rappeler que surtout en france d'ailleurs au moment du taf taille du sénat est énormément de communes qui se sont mobilisés qu'on était que comme une heure c'est à eau comme une heure taffetas j'ai passé mes vacances en france j'en ai envie encore et toujours c'était toujours beaucoup d'émotion parce que ce qu'on a vu en fait c'est que j'imagine qu'au niveau local vous dites bon mais très bien on a fait passer une motion 1.4 en dessous du panneau mais ça change pas grand chose sauf qu'en fait si ça change quelque chose parce que quand le sénat est passer au parlement européen les députés européens qui ont le plus voté contre se sont abstenus c'est des français parce qu'il y avait énormément de communes parce que fort au bout d'un moment les maires et bien ils sont parlées au conseiller régional qui a parlé au niveau de la fédération du parti et puis c'est remonter en fait c'est monté jusqu'à bruxelles est souvent le fait pas très bien ce lien entre bruxelles et le local on se dit wolf c'est loin c'est technique phase où les écoute jamais mais bon on a quand même encore un levier que le parlement européen et on peut à travers les politiques tout de même essayer de monter jusque là bas donc oui l'action citoyenne au niveau local elle est vraiment importante le boycott c'est important le seul souci qu'on a c'est que la viande canadienne nous n'avions brésilienne bientôt elle arrivera congelés en bateau et elle sera transformée en france et donc on aura pas moyen de voir si elle vient vraiment du canada du brésil etc mais après on peut le demander quand vous allez acheter vous demander d'où vient votre viande et comme par contre si vous achetez transformer c'est plus compliqué mais à ce moment il faudrait acheter ouais non transformé et locales mais je pense que ça peut vraiment avoir un impact après faut pas oublier que demander aux grandes surfaces aux multinationales des comptes leur demander où ils font leurs achats c'est aussi une action parce que cela ça leur rappelle qu'en fait on regarde ce qu'ils font et c'est toujours toujours important après pour peut-être un peu partir sur la question du monsieur bagnolet elle est hyper pertinente je me la pose souvent aussi je reviens souvent sur ce que fait neil âge parle souvent de perdants et gagnants en fait ce que j'ai l'impression que offrez à bruxelles on est tous des experts techniques on a des grands mots là on dit fille mais on oublie un truc super basique c'est que ouais on fait de la politique et des perdants et des gagnants et un moment faut pas oublier de dire qu'il ya des gens qui gagnent quand on déjà plein les poches c'est les banques et les multinationales et j'ai pas honte de le dire et ils sont plantés ils ont plein d'argent et d'intérêt général c'est en ont rien à faire et c'est eux qui gagnent pendant que les gens qui perdent c'est ce qu'ils vont travailler tous les jours qui se lèvent tôt et qui ont souvent des problèmes pas de salaire à la fin de mois la vue en france mais aussi qu'ils mangent pas forcément très bien mais qui sont pas forcément très bien logés et c'est ça aussi je pense qu'il est important c'est refaire le lien entre bruxelles loin en anglais la technicité et le quotidien quoi qu'est ce qu'on a dans l'assiette qu'est ce qu'on a sur le compte à la fin du mois et en fait tout ça c'est lié le seul soucis moi je pense qu'on a plus que tout c'est que pour l'expliquer on passera pas dans les deux minutes du jt à 19h quoi et on passera pas sur 60 caractères sur twitter il nous faut du temps il faut des gens en face qui sont prêts à écouter la politique et à prendre le temps de se reformer elle était plutôt là pour moi je pense l'enjeu en plus du fait qu'on mette des cravates et un dernier mot de de christophe sur quel autre argument on peut utiliser aussi y compris pour convaincre des gens de droite que nous ne sommes pas des fous rêveur mais nous sommes des gens rationnels et réalistes vraiment très rapide j'ai pas j'aimerais bien voir la solution c'est clair que cela pousse maintenant en tout cas nous la pierre qu'on essaie d'apporter l'édifice et je pense qu'elle a quand même du sens c'est qu'ils formaient des faits il faut remettre des chiffres remettre de l'objectivation je pense que le discours la discussion qu'on a eue aujourd'hui elle est complètement entendable par des gens qui sont de sensibilité politique assez différente et on revient simplement à la base des choses plusieurs interventions lundi que comme en même temps même en or et une sensibilité hyper libérale à un moment donné on se rend compte qu'on est en train de scier la branche lequel on est et c'est peut-être d'autant plus important cette question de remettre de la transparence des faits et de reposer les choses dans une société où aujourd'hui on n'a pas à être facebook et google tout à l'heure tout le monde est en train de s'enfermer dans sa propre sphère et vie à ce moment où c'est compliqué de savoir à qui on peut encore se fier et donc remettre voilà c'est ça revient sur la liberté de la presse aussi on a besoin d'une presse indépendante on a besoin d'objectivation on a besoin de retrouver une façon de faire du dialogue même si on partage pas tout seul et même les mêmes opinions pour au moins que les choses les plus évidentes on soit en capacité de lui remettre un peu d'aplomb parce que sinon on est en train de jouer avec avec l'intégralité de la planète en ce moment quoi et donc peut-être l'éducation populaire aussi cellule l'objectif est ce qui est au coeur de ces universités ici mais c'est certainement par là qu'il faut tout reprendre très un mot spécifiquement pour conclure après mais sur sur sa spécifiquement moi quand je travaillais oxfam évidemment nous on était convaincu notre objectif était de convaincre le plus largement possible mais on creuse et aussi d'avoir des arguments qui parle à une sphère économique et expliquer en quoi c'est dangereux pour les entreprises elles mêmes la recherche du court terme est nocive au long terme et ce sont des arguments qu'on peut opposer à tous ceux qui balancent comme une évidence que oui si une entreprise se porte bien c'est normal qu'elle paye ses actionnaires enfin non en fait qui produit l'activité au quotidien c'est normal qu'on paye qu'on paye ses salariés avant de conclure les lavaur a ajouté une phrase sur la mobilisation citoyenne et après je conclus ces produits n'ont pas cessé dresser une c'est une question cruciale et je pense que toutes nos organes on a vraiment à coeur de se disent ah le pouvoir il est aussi dans nos mains ce fameux slogan du g8 ou du décès qui sont certes nous sommes des milliards créer des liens en disant qu on est tous travailleurs et consommateurs et les mouvements qui ont lieu en ce moment avec des slogans aux fins du monde fin de mois disent très bien le fait qu' à cette prise de conscience qu'en effet plus le gâteau s'élargit plus ceux qui en bénéficient donc on identifie plus facilement les nuits en gros j'ai l'impression que les liens se font petit à petit et que on a effectivement pouvoir de consommateurs on a maintenant un tas d'alternative qu'il faut arriver à mettre en oeuvre et à pouvoir citoyen qui est notre pouvoir d'interpellation et se dire que penser que nos axes non non non pas un grand poids c'est vrai ça nous arrive tous mais ne pas les faire on est complètement passifs et finalement quand on arrive à enclencher ce passage à l'action ça on arrive aussi à parler aux prêts au grand public je pense qu'il ya de plus en plus quand même de personnes qui font ces liens et qui sont d'accord pour dire que les droits tous devraient être respectés qu'il faut répartir les richesses et pour conclure pour finir quand même sur une note d'optimisme je parle aussi depuis mon expérience le secteur associatif moi j'ai voulu travailler sur la question de la régulation des entreprises et sur les questions d'évasion fiscale ce qui me permet de faire une pub pour la conférence qu'on fait demain sur la justice fiscale mais ces deux sujets sont essayés parce que pendant des années qu'on travaillait quand je travaillais oxfam ont travaillé sur les questions de justice fiscale et d'évasion fiscale et honnêtement ont prêché dans le désert tant d'un point de vue médiatique que même d'apprendre du grand public je pense qu'il faut s'avouer les choses et oxfam était pas une ong très très connu et en fait bas à quelques années plus tard on a eu un des plus grands mouvements sociaux qui porte précisément sur les questions de justice fiscale je dis pas ni qu'on avait raison avant tout le monde ni que c'est nous qui avons suscité sa juste la preuve que la société a évolué que quand emmanuel macron supprime l'impôt de solidarité sur la fortune et que les gens prennent conscience que ces trois milliards d'euros qui sont reversés aux plus riches bah ça leur pèse directement sur roë finissent par se mobiliser eh bien il est en train de se passer je pense la même chose sur la question de la régulation des entreprises à la fois sur la question des accords de libre échange où pareille les ong prêcher dans un désert fou au début je pense même il ya 4 5 ans ça le tartare on a commencé à en parler un peu au moment du taffetas mais c'est tu disais laura on va pas faire de minutes de jt le c'est un il a fait plusieurs fois deux minutes dans le jt de 20 heures y compris sur des jt comme celui de tf1 et je crois que c'est dû notamment au travail acharné des ong que je voulais souligner ici parce qu'on en a trois représentants mais ils sont pas seuls forte heureusement et qu' ils sont nombreux donc n'hésitez pas à les soutenir tant les amis de la terre le collectif éthique sur les tic les étiquettes le basic et il y en a plein d'autres attaques cauxois mais tu sais qu'ils sont aujourd'hui ce tissu de la société civile et qui participe à ce changement des mentalités qui fait que à un moment cette bataille idéologique elle nous sera positive et quand on ira sur les marchés et je suis sûr que quand on va sur les marchés maintenant et qu'on dit les accords de libre échange est ce que vous pensez que c'est une bonne chose non seulement les gens comprennent ce qu'est un accord de libre échange et en plus plus tôt ils ont un avis un avis négatif c'est pareil pour l'évasion fiscale par exemple pour ne prendre que ça et pour donner des débouchés positifs on a aussi des représentants politiques alors nous on va essayer avec modestie mais avec force et conviction de porter ces combats là y compris au parlement européen ce qu'il me dessine quelques priorités là pour notre mandat d'abord d'un point de vue de la régulation des entreprises multinationales ce qui existe aujourd'hui en france nous allons défendre une directive européenne et il devrait y avoir dans les prochains mois un projet de directive présentée par la commission européenne sur lequel nous allons nous battre et ça va se passer spécifiquement dans la commission mois dans laquelle je suis au parlement européen sur les accords de libre échange on va continuer la mobilisation alors il semble qu'on était écoutée par notre cher président de la république sur le mercato mais comptez sur nous pour être vigilant et puis surtout pour demander des comptes je sais pas si vous vous souvenez pendant la campagne pour les élections européennes quasiment chaque candidat disait qu' il était contre les accords de libre échange et l'accord avec les marques qu'aux donc on va on va leur demander des comptes au moment des votes et puis sur la question plus généralement de la régulation du partage des richesses au sein des entreprises ont continué à demander à la fois d'un cas devant des salaires à la fois un d'encadrement des dividendes et là aussi je pense que ça a fait son chemin ça fera son chemin et qu'on finira par obtenir une victoire d'un point de vue idéologique qui j'espère pourra se transformer par une victoire politique ce sera l'objet de notre combat aussi au parlement européen mais à l'assemblée nationale comme ça a pu être porté ces deux dernières années voilà trois priorités qui sont dessinés et que j'espère que vous aurez l'occasion de soutenir avec le tissu est extrêmement vivant associatif dont on a les représentants ici que je veux vraiment chaleureusement remercié à la fois d'être venu jusqu'à toulouse mais aussi pour leur travail au quotidien merci à tous
Manon Aubry