L'invité de Bourdin Direct : Olivier Véran - 10/07
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce que le comportement des Français vous inquiète ?
- 1:15RelanceRéponse directe
Est-ce que le comportement des Français vous inquiète ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Le virus ne meurt pas avec la chaleur. Est-ce que cela aussi, ça vous inquiète ?
- 3:55OuverteRéponse partielle
Pourquoi n'y a-t-il aucun contrôle particulier à Roissy ?
- 4:54FerméeRéponse partielle
Précisément, dans les aéroports, notamment à Roissy, il va y avoir des tests salivaires obligatoires ?
- 6:07OuverteRéponse directe
Les États-Unis vont quitter l'OMS en 2021. Pas tout de suite. Est-ce une faute ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41PrésentateurFait
« Il faut qu'on soit impeccable. Encore plus, évidemment, quand on porte la parole publique. »
- 3:30PrésentateurFait
« Il y avait une épidémie en Iran ou en Égypte au même moment qu'elle percutait la France. »
- 3:51PrésentateurFait
« Il y a deux façons d'en finir avec le virus : notre comportement collectif en restant vigilant et le développement d'un vaccin. »
- 4:31PrésentateurFait
« Il est demandé aux Français qui reviennent de pays à risque de procéder à des tests PCR sur place. »
- 6:59Invité politiquePromesse
« Vous nous aviez promis 700 000. »
- 7:03PrésentateurFait
« Nous sommes en capacité d'en faire plus. »
- 7:28PrésentateurChiffre
« Nous sommes à 1,1% de tests positifs. »
- 7:44PrésentateurChiffre
« En période d'épidémie, nous étions à 25% de tests positifs. »
- 17:07PrésentateurChiffre
« Rien qu'avec ces deux premières mesures, il n'y a pas une infirmière à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus. »
- 19:02Invité politiqueChiffre
« Donc 450 millions d'euros pour les médecins. »
- 19:04PrésentateurChiffre
« Et 200 pour les internes et étudiants. »
Temps de parole
- Présentateur86 %
- Invité politique14 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Olivier Véran, bonjour. Bonjour. Ministre de la Santé et des Solidarités. Nouveau départ en vacances aujourd'hui, envie de liberté. Les Français oublient certaines contraintes sanitaires. Est-ce que ça vous inquiète ?
Tout d'abord, permettez-moi Jean-Jacques Bourdin de saluer l'homme de radio parce que je sais que vous venez de terminer votre dernière matinale à la radio. 40 ans je crois, 19 ans sur RMC, RMC Découverte. J'ai été un fidèle auditeur, donc ça me fait aussi quelque chose. Donc j'imagine que vous, ça doit être une émotion assez forte. Comme vous êtes pro, vous vous retrouvez face à moi juste après. Donc voilà, je me permettais de saluer au nom des Français qui ont été très nombreux à vous écouter. Une très belle carrière. Ça me fait plaisir, merci. Vous parlez des Français qui partent en vacances, ils ont besoin de vacances. Ils ont envie de vacances et ils ont envie d'oublier.
Qu'ils oublient le confinement, qu'ils oublient tout ce qu'ils ont vécu au cours de ces mois, qu'il y ait un travail de résilience collective, c'est normal. Il y a une chose qu'ils ne doivent pas oublier, ce sont les gestes barrières. Ils ne doivent pas oublier le fait que le virus circule. Il ne faut pas que ce soit omniprésent dans leur tête, il ne faut pas vivre dans l'angoisse permanente, il faut vivre dans la vigilance permanente. Mais vous êtes inquiet, sincèrement ? Est-ce que le comportement des Français vous inquiète ? Par nature, je ne suis pas inquiet. Par contre, je suis un observateur comme vous.
Et donc, j'observe qu'il y a un relâchement de certains comportements, dans certaines situations, dans tous les milieux, y compris d'ailleurs. Dans la passation de pouvoir. Y compris, je l'attendais. Mais vous savez, Jean-Jacques Bourdin, il faut qu'on soit impeccable. Encore plus, évidemment, quand on porte la parole publique. Maintenant, ce qu'on veut, c'est qu'au quotidien, il y ait de la distanciation sociale. Au quotidien, on limite les situations à risque. Vous avez fait la remarque que vous connaissez ? Mais vous voyez, moi-même, dimanche dernier, j'étais sur le marché de Grenoble. J'ai vu un commerçant que je n'avais pas vu depuis des mois. Il m'a saisi par le bras.
Il m'a fait un bisou sur le front. Je l'ai repoussé en disant, il ne faut surtout pas faire ça. Puis en plus, on est en public. Alors, je vais avoir des tweets avec des menaces en tout genre. Mais il peut y avoir des moments d'égarement, des moments évidemment de relâchement. On ne demande pas aux Français d'être des robots. On leur demande d'être vigilant au quotidien, de limiter les situations à risque. La situation où vous êtes sans dans un appartement pour une fête clandestine, où vous dansez les uns avec les autres, c'est une situation qui peut être risquée. Les grands rassemblements qui peuvent y avoir sont des situations qui sont à risque.
Quand on veut être sûr de limiter les risques, par exemple, il va y avoir le 14 juillet, il va y avoir des balles. Les gens vont sortir, vont boire un coup. Ils vont vouloir faire la fête. C'est la fête du pays. C'est la fête pour les Français. Les balles ne sont pas annulées. Ils peuvent le faire avec le respect des gestes barrières. Et puis s'ils veulent être sûrs et ils veulent limiter les risques, ils peuvent être acteurs de leur propre santé. Par exemple, en téléchargeant l'application StopCovid. C'est parfaitement le moment pour le faire.
Ça veut dire que si vous avez été en contact avec des gens qui n'étaient pas loin de vous pendant un quart d'heure et qui sont potentiellement malades, au moins vous êtes avertis. Ça vous évite de contaminer demain vos proches et d'autres personnes sans le savoir. Les balles ne seront pas interdites. Il y a des endroits où ils le seront par arrêter des maires, par intervention des préfets. Il y a des endroits où le virus circule un peu plus qu'ailleurs, où il y aura encore plus de vigilance. Je vais vous parler de la Mayenne, évidemment. Balles ou pas balles, Jean-Jacques Bourdin, encore une fois, c'est un effort de vigilance au quotidien que les Français doivent s'appliquer pendant l'été.
Olivier Véran,
le virus ne meurt pas avec la chaleur. Contrairement à ce que certains avaient dit, je me souviens. Est-ce que cela aussi, ça vous inquiète ?
Je n'ai jamais considéré que le virus pouvait mourir avec la chaleur puisque de toute façon, il y avait une épidémie. Oui, on a entendu beaucoup de choses, Jean-Jacques Bourdin, jusque sur votre plateau. J'ai été convaincu que s'il ne mourrait pas avec la chaleur dans la mesure où il y avait une épidémie en Iran ou en Égypte au même moment qu'elle percutait la France. Hélas ! Et puis les coronavirus ne sont jamais morts avec la chaleur. Il ne faut pas chercher, je dirais, de moyens magiques d'en finir avec le virus. Il y a deux façons d'en finir avec le virus. Notre comportement collectif en restant vigilant et le développement d'un vaccin et tout le monde y travaille.
Pourquoi n'y a-t-il aucun contrôle particulier à Roissy ? Il y a des contrôles
qui sont faits à Roissy. Alors, il y a deux... Lesquels ? D'abord... J'étais à Roissy dimanche dernier, je n'ai jamais été contrôlé.
À l'arrivée. Vous venez d'où ? Lisbonne. De Lisbonne. Donc, vous êtes intra-Europe. Il y a deux listes de pays. Il y a une liste de pays qui sont des verts au sein desquels le virus circule pas plus qu'en France. Donc, il n'y a pas de raison particulière de procéder à des contrôles spécifiques. Et puis, il y a des pays pour lesquels les frontières sont fermées. C'est les cas qui sont en zone rouge. Et il y a la situation particulière des binationaux ou des Français qui reviennent de l'étranger. Vous ne pouvez pas les empêcher de revenir et personne ne l'envisage. Donc, il est demandé aux Français qui reviennent de pays à risque de procéder à des tests PCR sur place.
Et comme il y a certains pays qui ne le font pas, nous développons dans les aéroports et notamment l'aéroport de Roissy des campagnes de tests à l'arrivée. Je souhaite que ce soit des tests salivaires. Je souhaite que ce soit des tests salivaires qui sont des nouveaux tests en train d'être expertisés. Alors, dites-moi
précisément, dans les aéroports, notamment en Roissy, il va y avoir des tests salivaires obligatoires ?
Je suis en train de travailler avec Jean-Baptiste Djebary qui est le ministre délégué au transport. Nous avons fait la comptabilisation du nombre de personnes que cela concerne. Je travaille avec le directeur général de l'ARS Île-de-France au Royaume-Rousseau pour pouvoir déployer des équipes dans les aéroports et procéder demain à des tests salivaires.
À partir de quand ?
Nous sommes en train d'acheter... En fait, ces tests salivaires sont des tests qui sont tout nouveaux. Ils sont encore en cours de qualification mais qui sont presque aboutis. Donc, dans les tout prochains jours, nous pourrons développer cette campagne supplémentaire. C'est-à-dire que
tous les voyageurs qui viennent de pays extra-européens
seront testés ? Tous les voyageurs qui viennent de pays à risque se verront proposer d'ici quelques jours un test. On ne peut pas contraindre quelqu'un à avoir un test. Nous demandons déjà aux Français qui reviennent de se faire tester sur site. Lorsqu'ils ne le peuvent pas, nous leur demandons d'aller dans un laboratoire, un hôpital ou chez leur médecin pour pouvoir se faire tester. Mais de manière... Donc, les consignes, elles sont passées, Jean-Jacques Bourdin. Mais de manière à simplifier les démarches, nous allons faire ces campagnes de tests à même les aéroports partout où ce sera possible.
On va parler des tests. Je vais vous parler de la Mayenne mais je voudrais évoquer les États-Unis qui vont quitter effectivement l'OMS en 2021. Pas tout de suite. Est-ce une faute ?
Moi, je crois... Je crois qu'on a besoin d'une politique de santé mondiale. Je suis allé à Genève en présence du ministre allemand de la Santé rencontrer Tedros, qui est le patron de l'OMS. Il y a... Pardon, le temps passe à une vitesse, je ne sais plus si c'était la semaine dernière ou il y a 15 jours. À Genève pour discuter d'une politique d'évaluation rigoureuse mais en même temps réaffirmer à l'OMS l'amitié et le soutien de la France. Nous avons besoin de faire évoluer cette institution, que les États-Unis quittent une institution mondiale qui fait sens et qui est indispensable dans la période. C'est évidemment une décision que je trouve... C'est une faute dommageable. C'est une faute.
Je vous ai dit que c'était dommageable. Je n'ai pas condamné un État sinon je vais recevoir des coups de fil. Je vous dis que je considère que la place des États-Unis est au sein de l'OMS. Bien. Combien de Français sont-ils dépistés chaque semaine ? Le nombre de tests réalisés effectivement augmente puisque nous en sommes à 350 000 désormais par semaine. Vous nous aviez promis
700 000. Je vous ai promis
qu'on était en capacité de faire 700 000 et nous sommes en capacité d'en faire plus. Mais pourquoi est-ce de bons de l'assurance maladie chez les gens pour leur dire faites-vous tester si vous voulez vous faire tester ? Nous venons de faire la même chose en Mayenne avec 300 000 bons qui ont été envoyés. On ne va pas aller chercher les gens par le bras pour les emmener se faire écouvillonner afin de faire une PCR. Vous savez, le chiffre qui est le plus important Jean-Jacques Bourdin c'est le nombre de tests qui sont positifs. Nous sommes à 1,1% de tests positifs. C'est-à-dire que sur 100 Français qui se font tester il y en a 99 qui n'ont pas le Covid. 1,1% ce n'est pas satisfaisant.
1,1% mais le jour où ce sera zéro ça veut dire que le virus ne circulera plus. En période d'épidémie nous étions à 25% de tests positifs. 1,1% 99% des Français que nous testons n'ont pas le virus. Et en Mayenne les mailles du filet sont très serrées. En Mayenne le taux est un peu plus élevé parce que nous avons fait des tests. Ce qui se passe en Mayenne c'est d'ailleurs 6 clusters. 5 ou 6. Ça montre l'interventionnisme et ça montre la vigilance et l'efficacité de notre politique. En Mayenne nous avons testé systématiquement des EHPAD et d'ailleurs l'EHPAD où on avait peur qu'il y ait des cas il n'y en a pas on a testé tout le monde.
Nous avons testé les abattoirs qui sont des milieux fragiles on le sait parce que ce sont des milieux confinés avec des populations parfois fragiles et qui vivent ensemble et là nous avons identifié des clusters ainsi que dans des lieux d'hébergement d'urgence et d'hébergement collectif. A ce stade il n'y a pas ce qu'on appelle de diffusion communautaire c'est-à-dire que les chaînes de contamination les chaînes de transmission du virus des dizaines de cas dans un abattoir par exemple des dizaines de cas dans un lieu confiné d'hébergement collectif mais le virus à ce stade n'a pas montré qu'il était capable de circuler en dehors de ces zones.
Donc c'est exactement ce que nous faisons depuis 12 semaines et qui explique qu'en France contrairement à beaucoup de pays autour de nous le virus régresse semaine après semaine. C'est exactement ce que vous m'aviez demandé Jean-Jacques Bourdin vous-même et si vous regardez en Mayenne vous allez voir des drives où les français sont invités à aller se faire tester Toute la population du département sera testée 300 000 personnes peuvent se faire tester encore une fois on ne peut pas contraindre les gens mais on les invite on les incite à le faire avec les autorités sanitaires bien sûr et même sans bon s'ils ont des symptômes ou une inquiétude bien sûr remboursés par la sécurité sociale
j'imagine toujours est-ce que si la situation ne s'améliore pas en moyenne vous envisagez un reconfinement ?
Mais à ce stade il n'y a pas lieu de l'envisager puisque nous sommes en train déjà de maîtriser la circulation du virus maintenant Jean-Luc Bourdin il y a des l'Allemagne comprenez à juste titre d'ailleurs en exemple sur bien des domaines a dû reconfiner près d'un million d'habitants l'Australie a reconfiné le Portugal a mis en place des mesures plus sévères je ne vous parle même pas des Etats-Unis avec ce qui se passe là-bas et qui est extrêmement inquiétant l'épidémie à l'échelle de la planète augmente il y a plus d'un million de nouveaux cas chaque semaine dans le monde donc le virus a régressé et régresse semaine après semaine depuis trois mois dans notre pays mais il augmente dans un nombre assez important de pays donc on reste très vigilants et acteurs on traque ce virus test salivaire dans les aéroports on est bien d'accord
test salivaire aussi
j'attends l'autorisation des autorités de santé pour pouvoir le faire je souhaite ardemment que nous puissions le faire et test salivaire peut-être dans les stades aussi les tests salivaire avec Roxana Maracineanu la ministre déléguée au sport nous travaillons depuis déjà un certain temps les tests salivaire sont déjà opérationnels dans les milieux sportifs professionnels ce qui nous permet d'ailleurs de qualifier ces tests pour voir s'ils sont aussi performants que les autres
je m'arrête un instant sur les stades le championnat de France de football de Ligue 1 va reprendre les 22 et 23 août Ligue 1, Ligue 2 est-ce que ce championnat reprendra avec du public ?
vous connaissez aujourd'hui les conditions de rassemblement dans les stades nous limitons à 5000 personnes les rassemblements quelles que soient les conditions quelles que soient les situations pour les joueurs non je parle des pour le public on ne fera pas de test à chaque personne qui va avoir un match de foot c'est difficile c'est impossible mais ensuite on fera évoluer les conditions on fera évoluer les conditions sanitaires à mesure qu'elles le justifieront quelles que soient les situations nous ne prendrons jamais un risque non maîtrisé même si on peut avoir très envie d'ouvrir telle ou telle structure ou de permettre aux Français d'entrer une vie normale
j'ai promis je devrais vous parler des discothèques s'il y a un secteur qui souffre ce sont les discothèques comment accepter que sur Airbnb on puisse louer un appartement une maison organiser une fête à 100 150 200 personnes sans aucun contrôle avec tous les risques sanitaires que cela entraîne et laisser fermer des discothèques franchement
en venant sur votre plateau j'ai été appelé par des représentants des acteurs du monde de la nuit je suis allé discuter avec eux je leur ai dit que je comprenais parfaitement mais vous n'imaginez pas vous ne croyez pas du tout qu'on soit insensible d'abord à la question de ces personnes qui tiennent des établissements qui veulent vivre de leur profession je ne suis pas du tout ils vont mourir je ne suis pas du tout insensible non plus à la situation des jeunes et pas non plus à celle des parents qui aimeraient bien que leurs jeunes puissent aller se défouler c'est le cas pour aussi le sport amateur les sports de combat amateur donc on a des situations qui sont complexes à date Jean-Jacques Bourdin à chaque fois que j'ai eu des recommandations sanitaires permettant de prendre des décisions d'ouverture je les ai suivies et à chaque fois que j'ai eu des recommandations qui allaient dans le sens inverse je les ai suivies il y a deux sujets si vous me permettez d'abord il y a le sujet de l'accompagnement financier économique de ce secteur qui ne doit pas mourir il est hors de question de laisser ces personnes et leur activité économique mourir deuxièmement je considère comme vous qu'on doit être amené à faire évoluer un certain nombre de situations j'aurai cet après-midi un conseil de défense ne croyez pas que cette question nous passe par-dessus la jambe c'est tout l'inverse c'est tout l'inverse ou pas cet été je vous dis que nous aurons un conseil de défense comme nous en avons régulièrement et systématiquement cette question est abordée parce que les patrons
de discothèques ont mis en place
ce n'est pas une décision du ministre de la Santé seul dans son coin c'est une décision prise avec les autorités sanitaires vous êtes favorable à la réouverture je n'ai pas à vous dire si je suis favorable ou non je vous dis que je suis des recommandations scrupules maintenant j'entends et je remercie je remercie
et pensez à nos enfants moi je préfère avoir
un enfant dans une discothèque où les conditions sanitaires sont organisées plutôt que dans une faite privée où rien n'est organisé j'en ai bon d'un deux choses je considère qu'ils font un travail sérieux les acteurs du monde de la nuit et qu'ils ont fait des propositions sérieuses qu'il nous faut regarder deuxièmement pardon vous avez vécu comme moi la fête de la musique et je ne sais pas si vous avez été interpellé comme je l'ai été mais chaque image où on voyait 50 ou 200 personnes danser c'était autant d'émotions des français qui disaient comment cela est-il possible encore une fois il vaut mieux retrouver ces personnes-là dans une discothèque pardon tout est organisé je ne sais pas il y a les sujets de climatisation il y a les sujets d'intégration il faut regarder chaque chose encore une fois on prend le sujet extrêmement au sérieux et je comprends parfaitement l'émoi de la profession
bien une question la France est-elle prête à affronter une seconde vague si tel est le cas quel reconfinement est envisagé
ce que nous montrons depuis 12 semaines c'est que la France est prête à empêcher une seconde vague puisque ça augmente dans beaucoup de pays y compris des pays proches de nous ce n'est pas le cas à date en France où les moyens qui ont été mis en place ben oui mais on peut aussi le dire Jean-Luc Bourdin on se fait on a aussi le droit de le dire c'est qu'à date je constate que le virus continue d'être maîtrisé au prix d'efforts qui sont des efforts considérables qui ne sont pas les efforts du ministre de la Santé ou du gouvernement qui sont les efforts de l'assurance maladie des agences régionales de santé des médecins des SAMU des pompiers de tout le monde qui sont mobilisés sur le territoire et des français qui font attention donc nous avons un plan face à toute situation maintenant il y a des choses qui nous échappent ça ne vous aura pas d'ailleurs échappé Jean-Jacques Bourdin depuis le début de cette épidémie oui les malades
qui ne s'en sortent pas qui restent avec avec des conséquences terribles un terrible ça devient maladie chronique maladie chronique vous parlez de ce qu'on appelle des Covid persistants oui le Covid persistant Covid persistant qu'est-ce que vous allez faire une prise en charge pour eux qu'est-ce que vous allez faire
il y a une prise en charge médicale qui doit être de toute façon organisée ce qu'on sait c'est qu'il y a un certain nombre de malades qui ont contracté le virus parfois avec des formes sévères parfois des formes moins sévères et qui conservent des symptômes semaine après semaine les premiers symptômes c'est de la fatigue parfois de la dyspnée parfois des maux de tête etc donc nous sommes en train avec pas la France toute seule à l'échelle mondiale il y a beaucoup de recherches qui sont conduites pour voir s'il persiste un mécanisme inflammatoire au-delà de la phase aiguë de la maladie qui pourrait expliquer cette fatigue on l'avait vu avec des cas pédiatriques par exemple avec des phases inflammatoires qui pouvaient durer plusieurs semaines nous sommes aussi en train il y a des études qui sont conduites avec des scanners pulmonaires ce qu'on appelle des scanners low dose pour voir s'il existe des séquelles respiratoires chez certains patients qui se plaignent de troubles respiratoires donc nous sommes à la fois à l'étape de la recherche c'est tout nouveau c'est tout nouveau et en même temps à la phase de l'accompagnement et du suivi médical je travaille avec les professions prise en charge pluridisciplinaire bien sûr bien sûr partout où c'est nécessaire bien sûr mais les médecins savent cela et savent le faire
bien Ségur de la santé le gouvernement a donc proposé 180 euros 90 euros net en septembre 90 euros net en mars rémunération hausse de rémunération pour l'ensemble des personnels hospitaliers de l'hôpital public en dehors des médecins c'est bien cela c'est plus que ça c'est plus que cela vous prenez le premier étage de la fusée il y a trois étages dans cette fusée je vais vous parler des emplois mais sur la rémunération
il y a trois étages
alors 180 euros je peux me permettre
de compléter allez-y 1 million 700 000 salariés de l'hôpital public privés non lucratifs privés lucratifs EHPAD 1 million 700 000 français pour la plupart des femmes avec un grand nombre d'entre elles et d'entre eux qui avaient des salaires qui n'étaient pas à la hauteur de leur mission vont voir dans quelques mois et en quelques mois leur salaire net augmenter de 180 euros ça c'est la base ça c'est la base ensuite il y a les soignants les infirmières les aides-soignantes les métiers médico-techniques qui vont avoir ce qu'on appelle un travail sur les grilles de la fonction publique ce qui fait qu'en définitive rien qu'avec ces deux premières mesures il n'y a pas une infirmière à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus il n'y a pas une aide-soignante à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus et le troisième étage de la fusée Jean-Jacques Bourdin c'est ce que j'ai appelé l'engagement collectif c'est une politique d'intéressement mise à l'échelle des établissements de santé qui permet d'organiser des soins en équipe au service des malades la qualité des soins et qui donnera lieu à des rémunérations complémentaires identiques pour tous les membres de l'équipe et avec cela ce sera encore 45-50 euros net de plus pour toutes les personnes qui sont concernées et ajouter encore ce que nous avons négocié avec les syndicats les majorations d'or supplémentaires en pratique une infirmière une infirmière qui est dans un dans un hôpital avec une pratique d'amélioration des soins et qui fait quelques heures sup et elle le souhaite parfois pourra même gagner parfois 400 euros net de plus par mois c'est la plus grosse augmentation de revenus qui n'a jamais été proposée dans ce pays et je suis pardon même un peu ému parce que vous savez on a passé j'ai passé plus de 40 heures en bras de chemise avec les syndicats ces derniers jours jusqu'au coeur de la nuit jour après jour pour négocier pour discuter on est tellement d'accord les uns et les autres sur le diagnostic et le constat les syndicats vont tous signer je ne pense pas que tous les syndicats signeront vous ne bougerez plus de toute façon non mais il y a un projet d'accord qui a été envoyé qui est en cours c'est à prendre ou à laisser ce que je peux vous dire c'est qu'hier soir Jean-Luc Bourdin nous sommes tombés d'accord avec la majorité des syndicats médicaux sur un projet d'accord j'attends qu'ils me confirment leur validation que nous sommes tombés d'accord avec les étudiants les externes les internes en médecine qui m'ont dit qu'ils étaient d'accord et nous devions pouvoir signer les médecins hospitaliers ça y est s'est arraché hier soir 600 millions d'euros pour leur rémunération c'est 450 millions d'euros qui ont été mis sur la table pour les syndicats on va augmenter l'indemnité de services publics exclusifs c'est à dire qu'on va augmenter les rémunérations des médecins qui font du public dans le public
donc 450 millions d'euros pour les médecins
et 200 pour les internes et étudiants les étudiants les externes enfin un interne en médecine enfin sera payé l'équivalent du SMIC horaire pour le travail qu'il effectue et pour la masse hospitalière pour toutes ces personnes qui ne sont pas des médecins qui sont parfois des ambulanciers parfois des secrétaires médicaux qui sont parfois des gens qui vont s'occuper de la nourriture qui sont les infirmières qui sont les manip radios qui sont les auxiliaires de régulation médicale toutes ces personnes sont concernées par l'accord et vont avoir une augmentation de pouvoir d'achat qui est majeure et ce sont moi je pense je vous le dis une aide soignante ça peut être une mère de famille isolée qui ne s'en sortait pas avec ses enfants quand vous avez 220 parfois plus de plus en net par mois vous imaginez ce que ça change dans un quotidien donc oui on restaure le care on restaure l'attention on prend soin de ceux qui prennent soin de nous au quotidien c'est majeur pardon j'en parle avec en phase mais je comprends je sors d'un tunnel de négo et franchement il y a des fois où on peut être particulièrement touché par l'action qu'on mène quand on pense aux conséquences que ça aura sur le public concerné j'ai une dernière question il y aura d'autres choses il y aura plein de choses 15 000 emplois Jean-Luc Bourdin ça fait combien de temps que vous n'avez pas eu un ministre de la santé ou un premier ministre qui vous dit on va augmenter les emplois à l'hôpital et créer 15 000 postes d'infirmières ça fait combien de temps qu'on ne vous a pas dit qu'on allait médicaliser la gouvernance il n'y a pas que 15 000 postes d'infirmières démocratiser il y a bien d'autres choses vous allez voir le Ségur
alors j'ai une dernière question la méthode ROPA inscrite dans la loi les députés ont voté l'autorisation du don de gamètes lorsqu'un couple de lesbiennes veut accéder à une PMA
vous approuvez ?
en fait je considère je ne me place pas du tout sur une position oui éthique sur la question parce qu'Amiès Gouzard était contre mais oui en fait elle est contre et le gouvernement est contre également cette question là parce qu'il y a un problème on va faire une stimulation hormonale et des ponctions d'ovocytes qui ne sont pas des gestes neutres à une femme qui n'en relève pas forcément et donc il y a un acte qui est invasif est-ce que la situation justifie d'aller faire un acte invasif d'un point de vue éthique la question est extrêmement complexe il y avait une saisine du conseil d'éthique sur cette question la position du gouvernement restera défavorable même si par ailleurs je peux être moi favorable à certaines évolutions dans le texte parce qu'on peut avoir des désaccords sur des questions éthiques mais ce sujet est complexe et encore une fois c'est la santé qui doit primer comme pour le Covid et comme pour le reste
merci Olivier Véran bonnes vacances Jean-Jacques Bourdain vous avez mérité merci beaucoup et on se retrouve à la rentrée évidemment oui je vais jouer à la pétanque bien sûr merci Olivier Véran 8h55