L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 13/01
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Grève des enseignants massive aujourd'hui, le ministre Blanquer a dit on ne fait pas grève contre un virus, c'était maladroit ?
- 0:30RelanceRéponse partielle
A minima, maladroit ?
- 2:09RelanceRéponse directe
Ça veut dire quoi ?
- 2:22FerméeRéponse directe
Vous comprenez la grève ?
- 2:24RelanceRéponse directe
Est-ce que vous comprenez la grève ?
- 2:26FerméeRéponse directe
La grève n'est pas forcément la bonne solution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« Elle est massive. »
- 0:32PrésentateurFait
« Dire de M. Blanquer que ça a été un très très bon ministre de l'éducation nationale qui a remis l'éducation de la République au cœur de l'enseignement, c'est essentiel de le dire et de le rappeler. »
- 2:05PrésentateurFait
« Trois protocoles, trois protocoles depuis le 3 janvier. »
- 3:08PrésentateurPromesse
« J'ouvre sur le lieu de mon vaccinodrome dimanche du dépistage ouvert à tous les enfants et à toutes les familles parce que je préfère que ce soit un professionnel qui le pratique avant la rentrée de lundi avec la délicatesse nécessaire. »
- 3:41PrésentateurPromesse
« Chaque famille à Nice va recevoir deux autotests gratuits. »
- 3:45PrésentateurChiffre
« J'ai commandé 90 000 autotests ils sont livrés cette semaine et à partir de la semaine prochaine tout le monde en dispose. »
- 8:14PrésentateurChiffre
« 91% de ceux qui sont en réanimation ou en hospitalisation conventionnelle et que les 9% qui restent sont ceux qui n'ont pas complètement effectué leur parcours vaccinal. »
- 11:10PrésentateurFait
« Le Parlement a voté à sa demande 170 millions d'euros et un mois plus tard, il n'aurait pas le droit aux côtés du maire de Nice en termes de gestes de décentralisation de venir lancer le projet. »
- 11:44PrésentateurPromesse
« d'ici six mois le chantier sera démarré et livré en 2025. »
- 16:43PrésentateurChiffre
« il y ait 7 milliards et demi de mise sur la table pour pouvoir agir plus efficacement »
- 16:59PrésentateurFait
« Lisa mon agent municipal qui a été étranglé au lendemain du jour de l'an qui laisse 4 enfants derrière elle avec des faits qu'elle avait signalés au commissariat de police »
- 19:25PrésentateurChiffre
« la ville de Nice a 60% de gens qui ont un revenu en dessous du seuil qui vous donne droit à accès à un logement social »
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Vous écoutez RMC. Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Maire de Nice, président de la métropole Nice-Côte d'Azur. Regardons l'actualité. Grève des enseignants, mais pas que des enseignants aujourd'hui. Grève des enseignants, des directeurs d'établissements scolaires, des parents qui soutiennent cette grève. Elle est massive. Le ministre Blanquer a dit on ne fait pas grève contre un virus. C'était au moins maladroit. A minima, maladroit ? D'abord, dire de M. Blanquer que ça a été un très très bon ministre de l'éducation nationale qui a remis l'éducation de la République au cœur de l'enseignement, c'est essentiel de le dire et de le rappeler.
C'est difficile de gérer la pandémie. On se retrouvait il y a quelques mois en plein confinement où on disait vous vous rendez compte les conséquences sur les enfants, de ne pas être scolarisé pendant si longtemps, etc. Aujourd'hui, il n'y a pas de solution miracle. Donc, je ne vais pas critiquer, je ne vais pas défendre. Si, vous défendez. Je dis que c'est difficile et il y a une exigence d'entendre un message. Les directeurs d'école, les enseignants, les parents ont besoin de faire entendre un message.
Mais, en même temps, dites-vous aujourd'hui qu'avec la grève, ce sont les mêmes parents qui vont dire « Oui, mais du coup, je n'ai pas pu aller travailler parce qu'il a fallu que je garde mon enfant, etc. » Donc, la solution absolue, on ne l'a pas. Moi, j'en propose. J'en propose. Voilà, je pense que le ministre de l'Éducation nationale a besoin d'entendre que c'est traumatisant pour un enfant de devoir subir des tests dans lesquels il les subit à l'école. se faire enfoncer quelque chose dans le nez dans des conditions pas très formidables que pour un directeur d'école ou un enseignant avoir à gérer des normes qui changent toutes les choses les jours, c'est compliqué.
Trois protocoles, trois protocoles depuis le 3 janvier. Oui, mais bien sûr. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une mauvaise gestion, pardon, de la pandémie à l'école. Non, ça veut dire qu'on essaie de comprendre et de voir comment on peut fermer le moins de classes possible en fonction de la dangerosité du virus. Vous comprenez la grève ? Maintenant. Est-ce que vous comprenez la grève ? La grève n'est pas forcément la bonne solution. J'aurais préféré qu'il y ait un vrai dialogue où on se dise entre enseignants, ministères de l'Éducation nationale, parents, bon, posons tout sur la table pour voir comment faire les choses. Donc, ça a été mal géré. Moi, j'essaie. Donc, ça a été mal géré.
Il n'y a pas eu de dialogue, ça a été mal géré. Je vous prends un exemple. Oui. Ce jour de grève, il est là, il a lieu. Oui. Et moi, je voudrais qu'on évite dans ma ville qu'il se propage dans les jours qui viennent. Donc, qu'est-ce que je fais ? J'ouvre sur le lieu de mon vaccinodrome dimanche du dépistage ouvert à tous les enfants et à toutes les familles parce que je préfère que ce soit un professionnel qui le pratique avant la rentrée de lundi avec la délicatesse nécessaire. J'ai le professeur Hoffman et le professeur Marquette du CHU de Nice qui ont inventé le test salivaire dont on sait qu'il n'est pas traumatisant.
Je donne deux autotests par famille et par semaine à partir d'aujourd'hui pour qu'ils puissent eux-mêmes à la maison regarder les choses et apporter à l'entrée de l'école la preuve qu'il n'y a pas de risque de contamination. Chaque famille à Nice va recevoir deux autotests gratuits. Absolument. J'ai commandé 90 000 autotests ils sont livrés cette semaine et à partir de la semaine prochaine tout le monde en dispose. Donc, je voudrais qu'il y ait et je le demande au ministre de l'éducation nationale un partenariat entre le ministère et les mères qui ont en charge l'accueil dans les écoles élémentaires et les écoles maternelles et que chacun prenne la mesure de l'inquiétude des parents.
Et les masques FFP2 ? Distribuer des masques FFP2 aux enseignants ? Oui, non ? Certains le demandent, d'autres pas. Vous savez, si on rentre dans ce débat de la marque, de la norme du masque, etc. Ne perdons pas de temps sur le sujet. Vous, certains demandent la démission de Jean-Michel Blanquer. Pas vous ? Non. Non ? Non, non, non. Sincèrement, aujourd'hui, on aura réussi ce que d'autres pays en Europe n'auront pas réussi à maintenir la scolarisation des enfants. Vous savez, les conséquences psychologiques sur les enfants de ne pas avoir réussi ça dans d'autres pays est beaucoup plus considérable que nous ne l'avons subi en France.
Donc, aujourd'hui, il y a peut-être un petit loupé qui peut être très facilement rattrapable. Ce jour de grève est un jour qui doit poser la réflexion de chacun sur la table pour que le dialogue nécessaire qui apporte les solutions pour la semaine prochaine. Soit tenu. On ne demande pas à tout bout de champ quand il y a un mécontentement, la démission d'un ministre, alors que pendant cinq ans, on a eu des réformes successives qui ont apporté de vraies réponses en matière d'école républicaine. Est-ce que ce mouvement fragilise le candidat Macron ? Non, je ne le pense pas.
Je pense que ça fait partie dans une gestion de pandémie, dans un univers de choses liées à la gestion économique, l'activité qui a reprise, un taux de croissance qui est là au rendez-vous à la fin de l'année, une gestion globalement sanitaire dont on ne peut pas dire qu'elle a été plus mal gérée qu'ailleurs. Lorsque moi qui suis frontalier, j'ai toutes les devantures qui sont ouvertes, qui travaillent, qui bossent et qu'à 20h30 à Saint-Rémo de l'autre côté de la frontière, vous avez la moitié des enseignes qui sont fermées parce qu'ils ont fait faillite, ils ont mis la clé sur la porte parce qu'ils n'ont pas été aidés par le gouvernement italien comme l'a fait le gouvernement français.
Sincèrement, c'est un ensemble qu'il faut regarder. Christian Estrosi, passe vaccinale votée au Sénat. Quelques modifications dans le texte initial. Passe vaccinale pour les plus de 18 ans seulement. Vous dites oui. Moi, je dis passe vaccinale tout simplement. Tout simplement. Que le Sénat aille aujourd'hui dégoter, dire par rapport à l'Assemblée nationale. Moins de 10 000 hospitalisations, plus de passe. Eh bien, c'est un très mauvais signe envoyé aux antivax, voyez-vous. Dire on met des plafonds, etc. C'est-à-dire qu'on rentre dans un système dérogatoire où on dit au fond aux antivax s'il y a des proportions qui peuvent justifier en termes d'hospitalisation qu'on en fasse moins.
Chacun va se dire au fond, on peut faire ce qu'on veut. Il n'y a pas de vérification d'identité par les patrons de bars, cafés, restaurants. Enfin, si on soutient l'économie aujourd'hui, c'est justement grâce à ça. Et ce sont les premiers, les patrons de restaurants, d'établissements, de commerces, à vous dire merci d'avoir mis en place ce moyen qui nous permet de pouvoir maintenir notre activité, de ne pas avoir dans notre personnel de cas contacts trop nombreux, de ne pas avoir le virus qui circule dans notre personnel et de nous protéger pour que l'économie continue à tourner. Donc voilà, je ne comprends pas cette posture.
Et pas de sanctions administratives contre les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail. Eh bien, nous devons, là où tous ceux qui ne jouent pas le jeu, je l'ai toujours dit, c'est une posture politicienne de la part du Sénat. Les vaccinés n'ont pas à payer pour les non-vaccinés. Voilà. Aujourd'hui, notre économie a tenu en même temps que nous arrivons à gérer un système de santé plus ou moins en difficulté parce que nous avons un taux de vaccination qui est supérieur à la moyenne de tous les autres pays de l'Union Européenne.
Eh bien, aujourd'hui, que nous mettions des limites aux antivax qui aujourd'hui représentent 91% de ceux qui sont en réanimation ou en hospitalisation conventionnelle et que les 9% qui restent sont ceux qui n'ont pas complètement effectué leur parcours vaccinal, je voudrais que chacun ait ça en tête. Que ceux qui constituent une menace dans notre pays sur l'activité, sur la santé de nos concitoyens, sont ceux qui restent dans des postures inacceptables. Voilà pourquoi je veux une tolérance zéro dans ce domaine. Tolérance zéro, est-ce que vous êtes favorable à ce qu'a fait le Québec, par exemple, qui a imposé une contribution spéciale ? Même pour M.
Djokovic, je trouve que ce que font les Australiens, c'est parfait. C'est parfait. M. Djokovic, pour l'instant, il est inscrit dans le tableau de l'Open d'Australie. On attend la décision de la justice australienne. Oui, mais... On pourra peut-être participer. Oui, mais je vois mal la justice australienne dire aux Australiens « Vous, vous n'avez pas droit, mais M. Djokovic, par rapport à la notoriété qu'il a, lui, il aurait droit. » Et connaissant les Australiens, je pense qu'ils tiendront bon. Le Québec impose une contribution spéciale aux non-vaccinés. C'est bien ? Vous le feriez, vous ?
Mais quelque part, en tout cas, à partir du moment où le pass vaccinal, où je serais même favorable à l'obligation de la vaccination... Vous êtes favorable à l'obligation vaccinale. Ceux qui ne seraient pas pas vaccinés. Un, devraient être confinés chez eux dans les mêmes conditions que nous étions tous confinés au mois de mars et au mois d'avril 2020. Et par ailleurs, ne devraient pas avoir droit à accès à l'assurance chômage. Pas d'assurance chômage ? Absolument. Comme au Canada ? Comme au Canada. Pas d'assurance chômage pour les non-vaccinés ? Non, parce que quand on fait prendre de tels risques à la société, eh bien, on doit en payer le prix. Qui receviez-vous lundi ?
Le président de la République ou le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron ? Le président de la République qui, je vous le rappelle, a pris des engagements et les a tenus. Je vous rappelle qu'il y a un peu plus d'un an, nous avions une tempête sans précédent qui s'abattait sur notre département. La tempête Alex sur trois vallées du Haut-Pays. Il avait dit dans un an, je reviens. Je veux voir le bilan et je veux voir si les instructions que j'ai données à l'administration d'État ont été suivies aux côtés des collectivités. A l'époque, personne ne lui a dit monsieur, on ne veut pas que vous reveniez dans un an. En même temps, qu'est-ce qui s'est passé ?
Alors que depuis 12 ans, je me bats pour que nous ayons en matière de décentralisation un des plus grands hôtels de police de France qui apporte la dignité et le respect nécessaire à nos policiers nationaux pour travailler, mutualiser la police judiciaire, la police aux frontières, le renseignement territorial, la sécurité publique en même temps que la première force de police municipale de France sur lequel, sur le plan de relance au mois de novembre, le Parlement a voté à sa demande 170 millions d'euros et un mois plus tard, il n'aurait pas le droit aux côtés du maire de Nice en termes de gestes de décentralisation de venir lancer le projet.
Inaugurer les travaux sans permis de construire, souligne Éric Ciotti d'ailleurs. Je vous précise ça, simplement que les crédits ont été votés par le Parlement au mois de novembre, que c'est cette semaine que les plis dans les marchés publics ont été ouverts pour pouvoir désigner le lauréat et que d'ici six mois le chantier sera démarré et livré en 2025. Que répondez-vous à Bruno Retailleau qui dit le président Emmanuel Macron dépense des milliards pour acheter l'élection présidentielle ? En l'occurrence, nous sommes en pleine décentralisation. Et moi, je veux rester sur ce thème de la sécurité décentralisée puisqu'on est quand même dans le débat sur la sécurité.
Donc, je veux préciser une chose. Quand Mme Pécresse appelle à boycotter les parlementaires LR des Alpes-Maritimes, ce qui est mis à disposition de la sécurité des Niçois, d'un maire de France. C'est-à-dire que Mme Pécresse peut appeler demain le maire d'un village qui se doterait d'une nouvelle brigade de gendarmerie pour la sécurité de ses concitoyens ou de n'importe quelle ville de France à dire non, il ne faut pas, c'est de la campagne électorale. Alors, enfin. En matière de décentralisation, vous allez aussi me dire que c'est du programme électoral.
Je suis désolé, mais le gouvernement et le président de la République, c'est le premier à dire en matière de lutte contre la décentralisation. Maintenant, les associations qui se font prendre à des appels en matière de radicalisation qui sont inacceptables, des écoles, des mosquées, on va les fermer. Monsieur le maire de Cannes, qui est le premier à dénoncer telle et telle mesure, a écrit au président de la République en disant j'ai un problème dans ma mosquée à Cannes. Eh bien, la décision a été prise par le président de la République, par le ministre de l'Intérieur, d'engager la procédure de la fermeture de la mosquée de Cannes. On ne peut pas, d'un côté, dire...
La mosquée de Cannes sera fermée. En tout cas, la procédure administrative est engagée. Et je suis convaincu qu'elle va aboutir parce qu'il y a un certain nombre d'éléments probants que légitimement, M. Lysnard, dénonce et que légitimement, le ministre de l'Intérieur et le président de la République se mettent en situation d'y répondre très clairement. Donc, le président de la République est président de la République jusqu'au dernier jour. Il prend des mesures. Il lance un chantier à Nice dans un hôtel de police hors normes avec un centre d'hypervision qui va apporter les réponses les plus modernes pour le XXIe siècle en termes d'intelligence artificielle qui plus est.
Et puis, dans la lutte contre la radicalisation à Cannes, il est présent, il y va, il prend les décisions. Il faut arrêter de dire qu'on est en campagne. Je dis à Mme Pécresse un peu de dignité. Si vous avez la prétention d'être une femme d'État, vous ne pouvez pas contre les citoyens d'une ville, d'un village, d'une ville moyenne, en appeler à vos parlementaires pour qu'ils ne respectent pas ce qu'attendent les citoyens et les élus locaux. Bien, Christian Estrosi, les parrainages, d'abord, est-ce qu'Emmanuel Macron vous a confié qu'il allait être, bon, il sera candidat, mais quand ? Il vous a confié à la fin de la pandémie ? Il ne me l'a pas confié. Dès la décroissance de l'épidémie.
C'est ce que tout le monde pense. Les parrainages, Marine Le Pen affirme... On peut le penser, moi aussi. Vous aussi, vous le pensez. Bon, très bien. Les parrainages, Marine Le Pen affirme que les élus LR poussés par le parti et les équipes de Valérie Pécresse pourraient parrainer Éric Zemmour, vous le croyez ? Vous avez entendu parler de ça dans votre région ? De la part de certains, ça ne m'étonnerait pas. C'est-à-dire ? Vous avez quand même entendu des propos assez favorables à M. Zemmour de la part... D'Éric Ciotti. D'éléments... Par exemple. Je vous laisse la responsabilité des noms que vous citez. Mais il y en a d'autres. Il l'a dit ici.
Il y en a même qui le rejoignent plutôt que prévu et d'autres qui le rejoindront naturellement sans doute plus tard. Mais nous voyons bien que dans cette systérisation du débat plutôt que d'être dans le sérieux et de se montrer gestionnaire plutôt que d'apporter des solutions à la sécurité et on rentre dans la politique des slogans les Guantanamo, les Orange Mécanique, les je ne sais quoi encore... Et le Karcher ? Valérie Pécresse qui veut ressortir le Karcher de la cave pour nettoyer les quartiers. On vous déterre... Voilà, la solution... Ah mais moi je vais chercher le Karcher à la cave. C'est une expression rouillée ? Je préfère.
Je préfère sincèrement parce que j'ai horreur des petites polémiques moi à la politique des solutions.
Moi je trouve par exemple que les propositions que je formule depuis des années en décentralisation de la sécurité j'y ai répondu en matière de renseignements que le président de la République dise les services qui sont dispersés entre le ministère de l'Intérieur de la Défense de Bercy du ministère des Affaires étrangères soient recentralisés alors que nous savons que c'est par le renseignement que nous éviterons le plus de problèmes possibles qu'en matière de cybersécurité ou l'intelligence artificielle est déjà utilisée par ceux qui menacent nos libertés il y ait 7 milliards et demi de mise sur la table pour pouvoir agir plus efficacement et donner des armes qu'en matière de lutte intrafamiliale de lutte intrafamiliale ce drame ces féminicides Lisa mon agent municipal qui a été étranglé au lendemain du jour de l'an qui laisse 4 enfants derrière elle avec des faits qu'elle avait signalés au commissariat de police aujourd'hui le président de la République dise voilà il y aura des tiers lieux où vous pourrez déposer plainte chez un avocat chez une amie au centre communal d'action sociale que d'autres côtés en même temps on permette à une association lorsqu'une femme a peur d'aller déposer plainte de le faire à sa place ça ce sont des choses concrètes dont personne n'avait parlé jusque là et nous savons combien là où il y a tant de souffrance chez les femmes qui n'osent pas aller déposer plainte aujourd'hui parler de ces sujets c'est du concret ne rentrons pas dans les polémiques le débat présidentiel doit avoir lieu mais qu'il est de la hauteur s'il vous plaît j'ai une dernière question Christian Estrosi hier soir Eric Zemmour a reparlé de la loi SRU vous savez c'est cette fameuse loi vous êtes concerné puisque ça concerne les maires les mairies les communes c'est cette loi qui impose 25% la construction de 25% de logements sociaux il veut supprimer cette loi et il dit en France il y a trop de logements sociaux que lui répondez-vous nous n'avons pas assez de logements pour les actifs mais les règles de la loi SRU ne sont pas parfaites donc elles méritent aujourd'hui d'être adaptées qu'aujourd'hui ce soit les services de l'Etat ou les préfets et ça c'est un manque de décentralisation qui disent votre quota ça doit être ça et en plus c'est nous qui vous imposons les publics qu'on doit y mettre moi aujourd'hui mon territoire attire des industries de l'immobilier d'entreprise des laboratoires de grandes écoles pour les étudiants et j'ai besoin de pouvoir affecter des logements à des salariés qui soient soit ni soit issus de ma ville de mon territoire mon département de ma région soit qui viennent de l'extérieur pour apporter ces emplois qualifiés à ceux qui répondent à l'attractivité de mon territoire et je ne peux pas décider avec la loi SRU de qui donc il faut la supprimer des mots à raison donc il ne faut pas la supprimer du tout parce que ce serait une catastrophe le droit au logement c'est un droit pour tout le monde et il y a des familles qui avec dignité vous savez que la ville de Nice a 60% de gens qui ont un revenu en dessous du seuil qui vous donne droit à accès à un logement social ce sont des familles qui vivent dans la dignité ce sont des classes moyennes souvent qui n'ont pas les moyens de pouvoir accéder dignement à un logement donc je ne suis pas du tout d'accord avec M.
Zemmour mais par contre je fais partie de ceux je n'ai pas attendu M. Zemmour pour cela qui avec notamment mon association La France Audacieuse et de nombreux maires de France 25% c'est trop il faut de la mixité sociale et il faut aussi répartir les priorités de ceux qui doivent accéder au logement et notamment les actifs dont nous avons besoin qui doivent être prioritaires pour que nous attirions des entreprises qui naturellement créent de l'emploi et de la richesse et de la croissance donc voilà je veux un meilleur équilibre dans une nouvelle loi SRU mais je dis à M.
Zemmour arrêtez de tirer à bout les rouges sur celles et ceux qui ont besoin aussi d'accéder à la dignité par le logement Merci Christian Estrosi d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV 8h53 Merci à mes Tipeursi