Bourdin Direct du 9 juillet - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 31 %Défensif 39 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Les députés veulent limiter les achats de cartouches à l'étranger. Votre réaction ?
- 11:40RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ? Les contrôles sont rares.
- 13:28OuverteRéponse directe
Stanislas Godon, les syndicats de policiers ont rencontré le nouveau ministre Gérald Darmanin. Que lui demandez-vous ?
- 14:55OuverteRéponse directe
De quoi avez-vous besoin ? Des augmentations de salaire, du matériel ?
- 19:38OuverteRéponse directe
L'état d'urgence sanitaire prend fin demain. Qu'est-ce que ça va changer concrètement ?
- 36:24OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voyez arriver à nouveau des patients Covid plus qu'avant ou non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00PrésentateurFait
« Ce sera une seule cartouche de cigarettes par personne si vous revenez d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, de Belgique ou du Luxembourg. »
- 1:10PrésentateurFait
« C'est un amendement du gouvernement qui a été voté hier à l'Assemblée dans le cadre du troisième budget de crise. »
- 1:53InvitéFait
« Un projet de 390 millions d'euros qui finalement ne verra jamais le jour. »
- 3:08PrésentateurFait
« Un projet d'accord sur au moins 180 euros de net de hausse mensuelle a donc été trouvé. »
- 4:41InvitéChiffre
« Une priorité, rééquilibrer le système de retraite actuel qui accuse près de 30 milliards d'euros de déficit. »
- 10:35InvitéFait
« Elle n'est que positive et je salue cette initiative portée par le gouvernement et son ministre, Olivier Dussopt. »
- 11:14InvitéFait
« Les Français ont consommé plus de tabac. »
- 14:55InvitéFait
« Il faut améliorer absolument les conditions de vie et de travail des policiers. »
- 16:10InvitéFait
« Les policiers, c'est H24, 365 jours dans l'année. »
- 16:25InvitéChiffre
« 18 policiers blessés par jour. »
- 19:45InvitéFait
« La rémunération des heures supplémentaires et complémentaires pouvait être exonérée d'impôts sur le revenu jusqu'à 7500 euros. »
- 20:30InvitéFait
« Jusqu'à fin octobre, le gouvernement pourra prendre des décrets pour lutter contre la propagation du virus. »
- 30:16PrésentateurChiffre
« Le gouvernement propose une hausse de salaire des soignants en 2 ans, 90 euros net dès septembre prochain. »
- 30:30PrésentateurFait
« Un plan de dépistage massif du Covid lancé la semaine prochaine en Mayenne. »
- 33:40PrésentateurFait
« Le port du masque devient obligatoire à partir d'aujourd'hui dans toute la Catalogne. »
- 38:11PrésentateurChiffre
« L'INSEE démontre qu'au plus fort de la pandémie de coronavirus, pendant les mois de mars et avril, l'augmentation du nombre de décès a été deux fois plus forte pour les immigrés et les personnes vivant dans des quartiers populaires que pour les personnes nées en France et vivant dans des quartiers plus aisés. »
- 40:31PrésentateurChiffre
« Le gouvernement a fait une proposition de 180 euros nets d'augmentation de salaire pour le personnel soignant. »
- 44:32PrésentateurFait
« Il a ensuite été dénoncé par son petit frère. »
- 45:00PrésentateurFait
« Il abat froidement les trois caissières qui s'y trouvent. »
- 45:10PrésentateurChiffre
« Il s'enfuit avec l'équivalent de 300 000 euros d'aujourd'hui. »
- 45:20PrésentateurFait
« Il le tue dans sa cave. »
- 45:24PrésentateurFait
« Un voisin alerté par le bruit arrive. Il le tue à son tour. »
- 45:34PrésentateurFait
« Triple meurtre le deuxième en moins d'un mois. »
- 45:42PrésentateurFait
« Il est arrêté très vite. »
- 48:50PrésentateurFait
« 57 ans et 7 mois de prison, c'est du jamais vu. »
- 48:53PrésentateurChiffre
« La dernière étude sur le sujet indiquait qu'en moyenne un détenu condamné à perpétuité est libéré au bout de 20 ans. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, jeudi 9 juillet, l'info sur RMC. Merci d'être là, c'est Torune, Céline Kalman, les informations, Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous.
Le tabac n'est plus tabou aux frontières, une cartouche de cigarettes, pas plus. L'Assemblée a décidé de limiter les achats, explication de Quentin Vinet dès le début de ce journal. Le projet devait coûter 390 millions d'euros, déboiser 200 hectares de forêt. Le domaine Center Parc à Roi Bon en Isère n'existera jamais. Pierre et Vacances abandonnent. Et puis on l'apprend à l'instant, projet d'accord sur au moins 180 euros net de salaire en plus pour les soignants. On y revient évidemment dans ce journal. Bienvenue à tous.
Si vous fumez et que vous achetez votre tabac dans un pays frontalier pour payer moins cher,
et bien sachez que vous ne pourrez bientôt plus vous fournir autant qu'avant. Quentin Vinet, 4 cartouches jusqu'ici et demain, et bien ce sera beaucoup moins. Ce sera une seule cartouche de cigarettes par personne si vous revenez d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, de Belgique ou du Luxembourg, où les paquets coûtent parfois deux fois moins cher, 10 euros en France, autour de 5 euros au Luxembourg. C'est un amendement du gouvernement qui a été voté hier à l'Assemblée dans le cadre du troisième budget de crise. Ce n'est pas encore définitif, mais plusieurs députés se félicitent déjà. Ils disent que ça fera bientôt rentrer plus de taxes dans les caisses de l'État.
Alors pourquoi réduire le nombre de cartouches ? Et bien trois raisons sont avancées. La santé d'abord, la lutte contre la contrebande ensuite, et puis le soutien aux buralistes. Des buralistes qui ont vu énormément de monde pendant le confinement, quand les frontières étaient fermées. On n'avait pas le choix. Il fallait acheter les cigarettes en France, plus 90% dans le Grand Est entre mars et avril. Mais ça c'est fini. Il y a nettement moins de clients maintenant qu'on peut retourner à l'étranger. Merci Quentin. Une bulle aquatique transparente en plein milieu de la forêt iséroise à Roibon, près de Grenoble. Un millier de logements, des commerces, des restaurants.
Un projet de 390 millions d'euros qui finalement ne verra jamais le jour. Pierre et Vacances jettent l'éponge. Anne-Sophie Balbir, il n'y aura pas de Center Park à cet endroit. Ce n'est pas de gaieté de cœur que le groupe abandonne, a réagi le président de Pierre et Vacances hier soir. Mais c'était devenu une impasse entre les problèmes d'autorisation pour les permis de construire, pour le défrichement, et l'occupation du site par des zadistes depuis 2014. Une première victoire pour les opposants au Center Park, comme Éric Dailly, président de l'association écologique Action. C'est une excellente nouvelle pour le climat et une bonne nouvelle pour la forêt. C'est un développement intéressant.
C'est une grande victoire, mais il y en a d'autres à gagner. La vraie victoire, ce sera quand Pierre et Vacances finalement admettra que ces projets, on ne peut plus faire ça. Le projet d'un montant de 390 millions d'euros prévoyait la construction de mille cottages dans la forêt de Chambaran, des commerces, des restaurants, tout ça autour d'un espace aquatique sous forme de bulles transparentes, maintenues à 29 degrés avec piscines, tobogans, jacuzzi. Pierre et Vacances ne chiffrent pas le manque à gagner, mais insistent, il n'y aura pas de conséquences sur la trésorerie du groupe. Anne-Sophie Balbir, les discussions concernant la revalorisation des salaires pour les soignants
se sont achevés à 1h du matin et je vous le disais en titre, un projet d'accord sur au moins 180 euros de net de hausse mensuelle a donc été trouvé. Les syndicats réclament 300 euros de plus par mois.
Certains voient donc le verre à moitié vide, d'autres à moitié plein.
C'est le cas d'Evine Rescanière, elle est secrétaire générale de la CFDT Santé. Pour elle, ce projet d'accord va dans le bon sens.
Des avancées très positives, on se rapproche, on est sur un socle commun de 180 euros pour tous les personnels. Ce n'est pas suffisant pour rattraper les 20 ans de disette que l'on vient de subir au niveau salarial. Pour autant, c'est une somme considérable. 7,5 milliards d'euros, ça ne s'était jamais vu dans la fonction publique hospitalière. Et à ce titre, c'est quand même sans précédent et c'est quelque chose qui n'est pas négligeable et qu'il ne faut pas négliger. Et les organisations syndicales en maintenant jusqu'à lundi pour signer ce texte permettent notamment l'application des hausses de salaire.
Dès le mois de septembre, ce sera 90 euros pour commencer. Le chantier de la santé, voici maintenant celui des retraites. Jean Castex veut aller vite. Les partenaires sociaux sont reçus séparément dès ce matin à Matignon à partir de 8h30 et jusqu'à demain soir
en présence de la nouvelle ministre du Travail, Elisabeth Borne, Paul Barcelone. C'est un dossier hautement inflammable, mais au Sénat, Jean Castex assume. Refuser de parler des retraites serait irresponsable. Alors pour déminer le terrain, le Premier ministre va lancer deux chantiers différents. Une priorité, rééquilibrer le système de retraite actuel qui accuse près de 30 milliards d'euros de déficit, en partie à cause de la crise. Le passage à un système universel par points n'est pas abandonné, mais remise à plus tard. Nous n'avons pas d'autre choix que de sauvegarder notre système de protection sociale.
Mais dans ces conditions, pas question de reprendre les négociations pour les syndicats. Ça ne semble pas être un timing pertinent. A l'image de Frédéric Seve, secrétaire national de la CFDT. Le sujet retraite est toujours un sujet conflictuel, compliqué. On a autre chose à faire que de se mettre sur la figure dans l'automne qui vient. Le sujet numéro 1, numéro 2, numéro 3, c'est l'emploi. L'opposition promet une guerre sociale au gouvernement de Jean Castex. Le Premier ministre recevra syndicats et patronats, tous ensemble à Matignon, avant le 20 juillet.
Le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se rend à Mérignac, en Gironde, pour assister à la cérémonie d'hommage militaire en hommage à Mélanie Lemay, cette gendarme tuée par un chauffard. Samedi soir, près d'Agen, Gérald Darmanin, qui a démissionné du conseil régional des Hauts-de-France hier soir.
RMC, 7h06, l'alerte ce matin du président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. Il ne faut pas s'endormir, dit-il. Le virus est toujours là, attention à ne pas abandonner les gestes barrières. Le professeur Franck Chauvin, membre lui aussi du conseil scientifique, en appelle à la responsabilité de chacun pour éviter que l'épidémie ne reparte. On voit bien que les pratiques changent, que bien sûr tout le monde veut vivre, c'est tout à fait normal, mais qu'il faut avoir quand même à l'esprit que le virus circule encore. Ce qui va se passer maintenant, à partir d'aujourd'hui, des jours qui viennent, ça dépend essentiellement de nous.
Ça ne dépend pas de l'État, ça ne dépend pas de je ne sais pas qui, ça dépend de nous. Donc soit on joue le jeu et on arrivera à contenir cette épidémie, soit on relâche trop et à ce moment-là, on verra l'épidémie réapparaître. C'est une certitude maintenant.
En Mayenne, le nombre de cas a quadruplé en l'espace de 15 jours dans le département. Un dépistage massif va être organisé à partir de la semaine prochaine, à commencer par Laval. On y reviendra dans le journal de 8h sur RMC. 100 000 entreprises sont aujourd'hui en tension, avec au moins de 30 jours de trésorerie.
C'est le cas des commerces, des services à la personne, mais aussi de l'hôtellerie. Beaucoup d'établissements ont du mal à retrouver un rythme de réservation normal. Les hôteliers ont donc eu l'idée de créer une plateforme, sauf ton hôtel, le principe des paiements directs entre hôteliers et clients, sans passer par booking. Rémi Inc. Après plus de deux mois et demi de fermeture, Julie Ponto, gérante et propriétaire de l'hôtel Saint-Louis à Brest, n'a toujours pas retrouvé sa clientèle.
Sur le mois de juin, je pense qu'on a fait un tiers du chiffre d'affaires de l'année dernière. On tient bon, mais c'est vrai que ça ne peut pas durer comme ça.
Alors elle s'est inscrite gratuitement sur la plateforme Sauve ton hôtel.
Un bon levier complémentaire en fait à tout ce qu'on a déjà en notre possession, par notre site internet ou par les publicités, etc. Pour aussi prouver aux gens qui réservent qu'on paye toujours moins cher en direct.
Appeler directement l'hôtel sans passer par des sites de réservation. Changer les habitudes des clients, c'est l'objectif de la plateforme Sauve ton hôtel. Kevin Machfer rendait le fondateur. Il y a un vrai sujet de relance économique et le but c'est quelque part sur cette plateforme de faire rencontrer une offre et une demande de la manière la plus simple possible. C'est cette approche circuit court de l'hôtellerie avec des avantages quelque part de reconnaissance que l'hôtelier peut mettre sur la plateforme que le client ne trouvera pas forcément ailleurs.
Des avantages comme des réductions de 5 à 25% sur le prix des chambres, des visites gratuites de la ville, des passes pour les musées ou des cocktails de bienvenue.
Dis-moi challenge, qui est le plus riche en France ? La crise sanitaire redistribue les cartes dans les fortunes de notre pays.
Le magazine publie son classement annuel. Le montant cumulé des 500 plus grandes fortunes a progressé de 3% en 2020. Martin Bourdin. C'est une barre symbolique qui n'avait jamais été atteinte en France. 100 milliards d'euros. Le montant désormais de la fortune de Bernard Arnault, le patron de LVMH. Fortune qui a encore augmenté en un an et ce n'est pas un hasard. Le luxe est un secteur qui a bien résisté à la crise sanitaire. D'ailleurs, sur le podium, on retrouve la famille héritière du groupe Hermès, 2ème, et les propriétaires de Chanel, 3ème. La cosmétique, le numérique ou encore le secteur de la santé s'en sortent bien.
Également, Alain Mérieux, le patron du laboratoire bio Mérieux, a ainsi vu sa fortune augmenter de 54% en un an. Mais dans d'autres secteurs, la crise a fait de gros dégâts dans l'hôtellerie-restauration, notamment Olivier Bertrand, le patron d'enseignes comme Burger King, Hippopotamus ou la brasserie Lip, a vu son patrimoine se réduire de 27% en une année. Désormais, 207ème fortune de France. Il perd 41 places au classement. Oui, et dans ce classement à la 9ème place, Patrick Drahi, 12 milliards et demi de fortune, plus 39% par rapport à 2019. J'en parlerai avec Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du MEDEF tout à l'heure. Il est 7h10. Allez, parlons des cigarettes.
Je reviendrai aussi sur le projet d'accord sur au moins 180 euros mensuels nets pour les soignants hors médecins. L'accord a été trouvé. Hier matin, j'en parlais à Jean Castex. Il était ferme. Il me disait que l'accord serait trouvé. Aujourd'hui, je dis, l'accord est trouvé. Nous y reviendrons en détail avec notamment Geoffroy Roux de Bézieux. Mais je voudrais appeler Philippe Coye, qui est... Philippe Coye, bonjour. Bonjour. Oui, président de la Confédération des Buralistes Français. Philippe Coye, les députés veulent limiter les achats de cartouches à l'étranger. Hier, le gouvernement a défendu un amendement voté à l'Assemblée nationale.
Ce n'est pas encore définitif parce qu'il va falloir passer par le Sénat et revenir à l'Assemblée. Mais tout de même, tout de même, de quoi s'agit-il ? Eh bien, au lieu, si vous allez acheter vos cigarettes à l'étranger, en Europe notamment, au lieu de pouvoir ramener quatre cartouches, nous ne pourrons ramener qu'une seule cartouche, une cartouche et demie en Andorre. Votre réaction ?
Elle n'est que positive et je salue cette initiative portée par le gouvernement et son ministre, Olivier Dussopt. C'est un travail de longue haleine. Nous avions une vraie inquiétude sur ces importations. Vous le savez, vous le dites souvent sur votre antenne, le marché parallèle est une réalité. Nous ne sommes pas contre la santé publique, nous sommes contre l'injustice. Ce marché parallèle qui s'est installé aux quatre coins du territoire. Et en 2018, Gérald Darmanin, dans ses fonctions, avait déjà, dans le cadre de la loi fraude, instauré un seuil limitatif à quatre cartouches. Malheureusement, Jean-Jacques, nous venons de vivre un épisode compliqué.
La pandémie et la fermeture des frontières nous a donné un enseignement majeur. Les Français ont consommé plus de tabac. Donc, ça prouve bien qu'il y avait une réelle évasion. Nous avions interpellé le gouvernement dès la sortie du confinement pour que ces chiffres soient explorés et que des solutions soient trouvées. Et je me félicite que le travail engagé avec Gérald Darmanin, il y a quelques jours, ait trouvé une continuité dans l'action d'Olivier Dussopt. Car aujourd'hui, on parle de milliards qui s'enfuient de nos recettes.
Oui. Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ? Parce que les contrôles sont rares. Je sais bien que les sanctions ont doublé l'année dernière. Elles peuvent aller jusqu'à 5000 euros. De sanctions. Mais les contrôles sont rares. Est-ce que ça va changer quelque chose dans le comportement de ceux qui vont acheter leurs cigarettes en contrebande ? Pas en contrebande. A l'étranger. C'est une forme de contrebande.
Jean-Jacques, les contrôles ne sont pas rares. Ils sont bien présents. Et notamment, on s'était attaché avec l'administration des douanes que le 15 janvier, juin, quand il y a eu l'ouverture des frontières, les forces de douanes soient présentes. Sauf qu'ils nous ont remonté que, bien souvent, le seuil n'était pas forcément dépassé. Et c'est pour cela que nous avons forcé ces derniers jours à ce que le Parlement et le gouvernement prennent une position ferme. Parce que, d'un côté, il y a la santé publique, il y a les recettes publiques, il y a un réseau de 24 000 entrepreneurs qui, aujourd'hui, est une victime collatérale de plusieurs années de dogmatisme de politique fiscale.
Donc, vous savez que le prix du tabac en France est le plus délévé de l'Europe continentale. C'est un sujet que j'aborderai dans les prochains jours, là aussi avec le gouvernement. Mais cette mesure qui a été, vous l'avez très bien dit, adoptée en première lecture hier soir, est un signe fort, notamment le 8 juillet, puisque nous sommes au début des grandes vacances, peut-être de mouvements qui vont se passer au niveau des frontières. Et cela est un signe rassurant. On parle de la relance. Et pour avoir de la relance et de la croyance dans cette relance, il faut avoir une vision. Je tiens à saluer cette mesure.
Bien, merci beaucoup Philippe Coye. Merci et vous réagissez 3216 à lmc.fr. Allez-y, racontez-nous. Beaucoup de réactions sur le sujet depuis ce matin. Anaïs Castagna qui regarde les messages a pu le constater, n'est-ce pas Anaïs ? On n'a pas de réactions avec surtout des gens qui nous disent que ça ne va rien changer du tout. Je vais continuer à aller au Luxembourg, nous dit notamment Mickaël. Bien, Stanislas Godon, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes délégué général du syndicat Alliance Police Nationale. Ce n'est pas vous, les contrôles aux frontières, ce sont les douaniers, pour les cigarettes, la contrebande. Essentiellement, oui.
Mais vous travaillez aussi sur la contrebande. Oui, oui, il y a parfois des services en cas qui nécessitent. Mais c'est difficile, vous n'avez pas le temps de vous occuper de ça, non ? Déjà, on a les frontières dont il faut s'occuper. Et puis, il y a des spécialistes, notamment les douaniers, les douanes volantes, par exemple, qui travaillent beaucoup sur les zones frontalières pour empêcher notamment ces trafics. Ces trafics. Stanislas Godon, les syndicats de policiers ont rencontré le nouveau ministre Gérald Darmanin. Alors, je sais bien qu'on juge un ministre aux actes et non pas à une première rencontre, à ce qu'il dit lors d'une première rencontre.
Mais que lui demandez-vous, là, ce matin ? Alors, des actes, oui, ça vous l'avez redit. Il a eu des mots très forts. Protéger, défendre et soutenir les policiers. En commençant par là, on a déjà fait un premier pas. Maintenant, vous savez qu'on est en plein dans la construction, notamment du budget 2021, budget qu'il connaît par cœur, puisqu'il arrive avec une double casquette. Et bien, la première des choses qu'il doit faire, c'est aller auprès de Bercy. Et je crois qu'il a un rendez-vous de programmé, notamment, pour défendre le budget de la police nationale, parce qu'il y a urgence pour, notamment, mes collègues sur le terrain. Voilà, que voulez-vous dans ce budget ?
Je ne sais pas, des augmentations de salaire, du matériel, que voulez-vous ? De quoi avez-vous besoin ? Alors, dans un premier temps, il faut améliorer absolument les conditions de vie et de travail des policiers. Vous le savez mieux que personne, il y a des commissariats qui sont dans un état déplorable, notamment pour l'accueil du public, pour notamment le contexte de travail au quotidien des policiers. Je rappelle que les policiers, c'est H24, 365 jours dans l'année. Les véhicules, les véhicules de la police nationale, quand on a encore des véhicules qui ont pratiquement 300 000... Mais chez la police nationale, ça s'est amélioré, quand même. Alors, amélioré, non. Non, non, non.
D'ailleurs, il y a un rapport de la Cour des comptes très, très intéressant qui dit qu'on n'arrive pas à rajeunir le parc automobile dans la police nationale, puisqu'il faut à peu près 4 000 véhicules par an pour un renouvellement, je dirais, digne de ce nom. Et actuellement, on est plutôt à 2 500. D'ailleurs, c'est en baisse depuis deux ans. Juste comme ça, au passage. Des voitures électriques, la police est obligée de rouler en voiture électrique. Je ne sais pas si on en est encore en voiture électrique. Mais je ne sais pas, non, je dis ça comme ça. Il faut en tout cas des voitures qui soient adaptées, notamment au travail au quotidien. On se rappelle, il y a eu un épisode assez ubuesque.
On avait eu des voitures et elles ne pouvaient pas soutenir, notamment, tout le matériel d'équipement qui était dans les coffres. Vous voyez, ça, ça fait partie des choses absolument incohérentes qui ont été faites les années précédentes. Donc, ça, ce sont les premiers points, des conditions de vie et de travail améliorées des policiers. Sur la partie indemnitaire, il faudra penser, évidemment, à nos collègues limiteux qui sont toujours à 97 centimes d'indemnité par heure la nuit. C'est absolument, je dirais, inadmissible par rapport au travail, à l'engagement et au risque aussi qu'ils prennent.
Parce que la nuit, vous ne travaillez pas comme le jour, même s'il y a des risques pour tous les policiers. Je rappelle d'ailleurs 18 policiers blessés par jour. C'est ça le chiffre d'aujourd'hui sur la réalité de la violence à l'encontre des policiers. Et puis enfin, dernier élément, et là, il va falloir que le ministre de l'Intérieur travaille en combinaison avec le nouveau garde des Sceaux, c'est la réponse pénale, la chaîne pénale. Parce qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas quand même dans ce pays.
Et je me rappelle, j'étais sur votre plateau il y a quelques temps et je vous avais dit que nous n'avons pas les retours, par exemple, des outrages, des agressions envers les policiers. Nous ne savons pas comment est-ce que ces individus que l'on interpelle et qui sont mis à disposition de la justice sont condamnés. Parfois, d'ailleurs, ils ne le sont pas. Oui, ils ne le sont pas. Et ça, ce sera le travail du garde des Sceaux. Mais je crois qu'il est assez sensibilisé à ces questions-là. Lui qui est un avocat, on connaît ces questions-là. Stanislas Godon, le ministre de l'Intérieur est accusé. Une plainte a été déposée contre lui. Est-ce que ça change quelque chose pour vous ?
Parce que je n'imagine pas des policiers l'interrogeant. Franchement. Vous l'imaginez ? On ne va pas commencer. Vous savez qu'on a toujours eu le discours de dire qu'il n'y a pas de présomption de culpabilité, il y a une présomption d'innocence. Oui, ça, je suis totalement d'accord. Donc, on va mettre ça de côté. J'ose espérer qu'avant de prendre le portefeuille ministériel, des choses ont été quand même calées et qu'il y a eu des renseignements qui ont été pris. Maintenant, nous, ce n'est pas notre sujet. Nous, syndicalisme policier, qu'est-ce qu'on attend du ministre ? C'est qu'il nous soutienne et qu'il nous donne les moyens de travailler. J'ai une autre question, Stanislas Godon.
Il ne s'agit pas non plus de demander au ministre de l'Intérieur, nouveau ministre, d'absoudre les policiers lorsqu'ils commettent des fautes. Mais ça, ça n'a jamais été le cas. Les policiers n'ont jamais été absous. Lorsqu'ils commettent des fautes, ils sont sanctionnés. Parfois, ils nous font trois sanctions. Je vous le redis. Les sanctions judiciaires, les sanctions administratives et puis les sanctions sur la carrière, il ne faut pas l'oublier parce que quand vous êtes sanctionné au sein de la police nationale, c'est très compliqué d'avoir des promotions à l'avancement, d'intégrer parfois des services un peu spécialisés aussi. Et est-ce qu'il faut réformer l'IGPN ou pas ?
Franchement, la rendre plus indépendante ou pas ? J'entends ça dans la bouche de l'opposition bien souvent. Oui, mais parce qu'en fait, ils ne savent pas comment travailler l'IGPN. D'abord, je vais rappeler quelque chose. Quand on nous a expliqué que les policiers, dans le cadre d'affaires judiciaires notamment, où on essaye de faire la manifestation de la vérité lorsqu'il y a des manquements supposés, les policiers ne travaillent pas sous la coupe du ministère de l'Intérieur. Les policiers travaillent sous la coupe d'un magistrat parce qu'ils sont sous le coup d'une information judiciaire parfois et ils travaillent sous l'autorité notamment du parquet.
Donc, il n'y a pas, je dirais, de couvercle qui est mis sur des fautes, notamment des fonctionnaires de police. Merci, Stanislas Godon, d'être venu nous voir ce matin. Merci, le syndicat Allianz. 7h20, vous êtes sur RMC. Allez, Anaïs Castagna, que vouliez vous nous dire ? La France sort demain de l'état d'urgence sanitaire. Nouvelle étape vers un retour à la vie normale. Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement pour vous, Français qui nous écoutez ce matin ? Marie Dupin va vous répondre dans un instant. RMC. RMC. Dupin Quotidia. Marie Dupin est avec nous. Bonjour, Marie. Bonjour. L'état d'urgence sanitaire prend fin demain. Qu'est-ce que ça va changer concrètement ?
Ça va changer plusieurs choses. D'abord, vous savez, depuis le 16 mars, la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires pouvait être exonérée d'impôts sur le revenu jusqu'à 7500 euros. Ça va être terminé. Le plafond d'exonération reviendra à son montant initial, c'est-à-dire 5000 euros. Autre retour à la normale. Pendant l'état d'urgence sanitaire, le délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie dans le secteur privé, un jour dans le secteur public, qui avait été suspendu à partir de la fin de cette semaine. Le délai de carence s'appliquera de nouveau.
Bien. L'état d'urgence sanitaire va être levé, mais le gouvernement conserve la possibilité, et hier, le Premier ministre nous l'a dit, de prendre rapidement de nouvelles mesures de restriction. Il nous a bien dit qu'il y avait un plan de confinement, de reconfinement qui était prêt. mesures de restriction en cas de recrudescence de l'épidémie, évidemment.
Oui, jusqu'à fin octobre, le gouvernement pourra prendre des décrets pour lutter contre la propagation du virus. Donc, il pourra réglementer ou interdire la circulation des personnes ou des véhicules, l'accès aux moyens de transport en commun, l'ouverture au public de certains établissements comme les cafés et les restaurants. Il pourra aussi réglementer les rassemblements de personnes, les manifestations, les activités sur la voie publique, ou encore imposer des dépistages aux personnes qui se déplacent en avion entre la métropole et certaines régions d'outre-mer.
Et ces mesures transitoires ne prévoient pas, en revanche, la possibilité d'ordonner un confinement généralisé de la population.
Effectivement, pas de confinement généralisé avec interdiction de sortie du domicile, mais des confinements localisés pourront être envisagés. Enfin, le port du masque dans les transports en commun reste obligatoire jusqu'à 4 mois après la fin de cet état d'urgence sanitaire, c'est-à-dire jusqu'en novembre au moins.
Merci Marie. Assia ?
Assia ? Bonjour.
Une Parisienne avec nous. Ça va, Assia ?
C'est un honneur pour moi. Moi aussi, Assia. Je suppose que vous vous rappelez de moi ?
Assia, allez-y, allez-y, allez-y.
Oui, alors, je voulais vous dire, écoutez...
Sur la route, Assia, c'est ça ? Comme d'habitude, comme d'habitude, je suis routière.
En tout cas, moi, je tiens à vous remercier de la part de tous les routiers, je pense, ceux qui m'écoutent seront d'accord avec moi, de nous avoir accompagnés autant d'années. Vous avez été, et vous êtes, une créature fidèle et loyale, et ça, vous le savez, je vous l'ai déjà dit. En tout cas, voilà, ça me fait vraiment plaisir.
Je tiens beaucoup à la loyauté. Ce n'est pas le cas de tout le monde, mais je tiens beaucoup à la loyauté.
Mais je sais, c'est une qualité qu'on n'a pas. Oui. C'est un principe et une éducation. En tout cas, je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous avez fait, M. Bourdin. Voilà, je suis dégoûtée que vous partez, mais ça me fait plaisir de vous parler avant que vous partiez.
Bon, écoutez, merci beaucoup, Assia. Merci. Ça me fait plaisir. Vraiment, ça me fait plaisir. Et à bientôt, Assia.
Et je vous embrasse, tiens, je peux, hein ? Oui, bien évidemment. Si vous me voyez, si vous me voyez sur la route, j'ai un camion qui ne passe pas inaperçu. Il y a un gros viking dessiné dessus. Mais ce n'était pas un persquine, M. Bourdin. D'accord, Assia. Il y a un gros viking avec une petite minette au volant, vous ne pouvez pas me... Salut, Assia.
Au revoir. Bonne route, Assia. Génial, Assia. Non, ça vous fait rire, Charles ? Oui, oui. Non, elle est géniale. Mais oui. Vous l'avez croisée, Assia. Je suis sûr que vous l'avez croisée. L'actu, moins vite que moi, l'actu des réseaux sociaux sur Twitter. La diplomatie française fait une jolie boulette. Oui, un petit souci de traduction. Je vous explique. Sur son compte international French Diplomatie, le ministère des Affaires étrangères a tweeté des messages très officiels en anglais pour annoncer le remaniement ministériel, notamment le fait que Franck Riester est devenu ministre délégué au commerce extérieur et à l'attractivité.
Et donc, dans le tweet en anglais, on peut lire que Franck Riester est désormais, je cite, « Minister Delegate for Foreign Trade », donc le commerce extérieur, « and attractiveness » pour « attractivité ». Sauf qu'en anglais, « attractiveness », ça veut dire « charme », « séduction ». C'est ce qu'on appelle un faux ami. Résultat, ce tweet assez banal fait un carton à l'étranger auprès des anglophones. Des milliers de commentaires d'internautes mordent de rire en découvrant que la France a désormais un ministre délégué au charme et à la séduction. Il n'y a que la France pour avoir un ministre du charme, écrit un internaute.
« Ça s'annonce chaud pour les relations internationales », dit un autre. « La France est donc prête à tout pour attirer les investisseurs », souligne un américain. Chacun y va de sa proposition pour le poste, de Georges Clounet à Benjamin Griveaux. Bref, comme le résume un internaute, en France, on n'est peut-être pas très bon pour parler anglais, mais au moins, on a un ministre des beaux-gosses. Oui, puisqu'on parle de séduction sur Tinder, on pourra bientôt draguer en vidéo. Mais oui, Jean-Jacques, la plus utilisée dans le monde veut permettre aux célibataires d'accélérer les choses.
Jusqu'ici, sur Tinder, vous pouviez faire défiler les profils et discuter par écrit avec ceux qui vous plaisent avant de passer éventuellement à la rencontre physique. Désormais, avec cette nouvelle fonction, vous pourrez voir la personne avec laquelle vous discutez. Vous aurez le choix, il suffira d'appuyer sur un bouton et si les deux célibataires sont d'accord, la discussion vidéo se lance. Seulement, quand on parle de séduction en vidéo sur Internet, je vois Anaïs sourire, oui, on peut craindre le comportement de certains. Alors, Tinder précise bien que la nudité est prescrite, mais Tinder ne modérera pas directement les vidéos.
Ce sera aux célibataires de faire attention lorsqu'ils accepteront un dialogue vidéo à distance. On ne va pas demander de commentaire à Anaïs, Charles. Non, non, je vais voyer son sourire. Bon, d'accord. Mais il faudra faire attention aussi à voir où vont tomber ces vidéos. Parce que c'est pour les hommes qui se font avoir... Je suis d'accord. Précaution. Précaution. Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vous allez nous expliquer. J'ai souhaité qu'on parle de cet homme. Il s'appelle Tommy Reco. Il a 86 ans. C'est le plus vieux détenu de France. C'est cela ? Ah, il bat tous les records de longueur de... 86 ans, il est toujours en prison. Il est en prison depuis 1960.
J'étais pané et vous étiez en culotte courte, Jean-Jacques, quand il est rentré... Mais c'est incroyable. Non, non, mais c'est incroyable. Pourquoi une si longue ? Vous n'étiez même pas journaliste. Non. En culotte courte. En culotte courte, vous étiez en 1960. Il a été condamné pour 7 meurtres en tout. Il a purgé 2 fois perpétres. Il a fait d'abord 17 ans. Ensuite, il est sorti. Il a retué 6 personnes. Pourquoi il est toujours en prison après plus de 57 ans de détention ? Eh bien, notamment parce que le mari d'une de ses victimes a juré sur le cadavre de sa femme de ne jamais le laisser sortir. Et depuis, il s'acharne pour qu'il ne soit pas libéré.
C'est une histoire absolument extraordinaire que va nous raconter tout à l'heure Nicolas Poincaré à 8h moins 10. Il est 7h30.
On va parler du coronavirus qui tue deux fois plus chez les immigrés. C'est ce que nous dit une étude de l'INSEE. On sera avec Mathias Vargon, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis
pour en parler. Il est 7h31. Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Entre chagrin et colère, 6 000 personnes rassemblées hier soir à Bayonne. Marche Blanche en soutient aux chauffeurs de bus agressés dans la ville dimanche dernier. Refuser d'en parler serait irresponsable. Jean Castex relance les discussions sur la réforme des retraites. Mais ce n'est pas la priorité des syndicats conviés dès ce matin à Matignon. Et puis le gouvernement au chevet des buralistes. Les députés ont voté une réduction des achats de tabac autorisés dans les pays frontaliers.
6 000 personnes, toutes vêtues de blanc dans les rues de Bayonne hier soir. Marche silencieuse en hommage à Philippe Monguillot. Trois jours après sa violente agression dimanche dernier, le cortège s'était lancé de l'arrêt de bus où le conducteur a été pris à partir ou est de coup jusqu'à l'hôpital où il se trouve toujours en état de mort cérébrale. Olivier Chantereau.
Entourée de ces trois filles, toutes de blancs vêtues, Véronique ouvre la marche sous les applaudissements, visiblement émue devant cette foule immense. Un fleur de peau, l'épouse du chauffeur de bus réclame vengeance. Je vais me battre jusqu'au bout. J'ai la force en moi, j'ai la colère et je vais y aller. J'ai pas peur, la justice va être avec moi et la justice va m'aider à venger mon époux. Je lui ai promis, je lui ai dit dans l'oreille je vais te venger et je le ferai.
Derrière la famille de Philippe, tous ses collègues font bloc. David est l'un d'entre eux et il n'en revient pas de voir autant de monde. Le moment qu'on vit, la famille, ce qu'ils vivent, c'est surréaliste. Fort en émotions, fort pour la famille, fort pour notre collègue. Il n'y a pas de mon fils, c'est surtout un ami plutôt qu'un collègue qui ont soutien énormément. Et ce soutien, Véronique le leur rend bien.
Il faut que pour eux maintenant, ils aillent au boulot sans le nœud dans le ventre. Il faudrait qu'on fasse quelque chose pour eux. Que ce qui s'est passé à mon époux ne se reproduise pas pour eux. Pendant l'hommage, par solidarité avec Philippe et sa famille, de nombreux chauffeurs de bus sont débrayés pour une minute de silence dans tout le pays.
Et du côté de l'enquête, quatre suspects ont passé leur première nuit en prison, placés en détention provisoire. Deux d'entre eux sont mis en examen pour tentative d'homicide volontaire. C'est l'un des dossiers sociaux les plus sensibles, laissés en jachère par la crise sanitaire. Jean Castex rouvre ce matin le chantier de la réforme des retraites. Le Premier ministre commence à recevoir les partenaires sociaux à Matignon, mais les syndicats ne jugent pas prioritaire cette reprise des discussions, alors que l'économie française accuse le choc de la crise sanitaire. Comme l'explique le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. L'urgence, l'urgence, c'est l'emploi.
Pourquoi on va rejeter de l'huile sur le feu sur un sujet ? Sur le fond, tout le monde n'est pas d'accord. Mais sur la forme, tout le monde dit que ce n'est pas la priorité. L'urgence, c'est régler les problèmes d'emploi. Parce qu'on a une première vague de licenciement, de restructuration. Et celle qui s'apprête à venir en septembre, elle sera pire. Donc attaquons-nous à ce problème. Quelle solution on trouve ? Et puis les jeunes, qu'est-ce qu'on leur dit ? Attendez, on s'occupe de la retraite ? Et c'est Laurent Berger de la CFDT qui ouvre le bal ce matin à Matignon, suivi de forces ouvrières et du MEDEF.
Son président, Geoffroy Roudeux-Bézieux et l'invité de Jean-Jacques Bourdin dans une heure. Rendez-vous à 8h35 sur RMC et BFM TV. Une cartouche seulement, au lieu de quatre jusqu'à présent. Si vous achetez vos cigarettes en Belgique, en Espagne ou encore en Italie, il faudra bientôt vous limiter. L'Assemblée nationale a voté hier soir une réduction des achats autorisés dans les pays voisins avant de les ramener en France. Le nouveau ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, met en avant un objectif de santé publique, mais aussi de soutien aux buralistes. Cet amendement s'inscrit dans la démarche du gouvernement pour lutter contre le trafic de tabac, notamment les trafics frontaliers.
La période de confinement a mis en avant le fait que la consommation de tabac pouvait assez considérablement varier, en tout cas chez les buralistes français, en fonction de l'ouverture et de la fermeture des frontières. Et donc, nous allons un peu plus loin avec cet amendement. Et ce matin sur RMC, le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, salue un signe fort et rassurant. Les négociations du Ségur de la Santé, elles se sont poursuivies jusque tard. Hier soir, le gouvernement propose une hausse de salaire des soignants en 2 ans, 90 euros net dès septembre prochain. Autant en mars 2021, soit 180 euros au total. Les syndicats en espèrent toujours 300.
Un plan de dépistage massif du Covid lancé la semaine prochaine en Mayenne. 300 000 personnes sont invitées à se faire tester dans les prochaines semaines. Le nombre de contaminations, nous en parlions hier sur RMC, a quadruplé en moins de 15 jours dans le département. Les experts du Conseil scientifique appellent d'ailleurs ce matin les Français à se ressaisir alors que les gestes barrières semblent de plus en plus ignorés. Caroline Philippe.
Le meilleur médecin que nous pouvons avoir, c'est nous-mêmes. Une manière pour le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, de rappeler les Français à l'ordre.
Nous sommes très frappés par le fait que les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale ne sont plus respectées. Et qu'il ne faut pas croire qu'on va rester sur cet équilibre tranquille si on continue à ne plus utiliser les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale. Nous devons revenir, et y compris pour les populations les plus jeunes, aux mesures de distanciation. Sinon, on a un risque pendant l'été.
Tout dépend de nous. Également pour les tests, que vous soyez à votre domicile ou sur votre lieu de vacances, il ne faut pas hésiter à se faire dépister, rappelle Franck Chauvin, membre du Conseil scientifique.
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas à côté de chez soi qu'il faut relâcher la tension. On a des capacités de tests qui sont énormes, qui sont bien organisées sur l'ensemble du territoire. Et il s'agit maintenant que tous, chacun d'entre nous, nous y allions.
Parmi les personnes qui présentent des symptômes du coronavirus, seule une sur deux se fait dépister, selon le Conseil scientifique.
Eux ne voient pas le bout du tunnel. Toujours aucune date de réouverture à l'horizon pour les discothèques. Alors que bars et restaurants ont repris leur activité, les professionnels de la nuit ont le sentiment d'être les grands oubliés du déconfinement, Florian Chevalet. Les lumières sont allumées, la boule à facettes ne tourne plus et la salle résonne. Depuis quatre mois, c'est le cœur lourd que Fabien revient seul dans sa boîte de nuit. C'est un établissement qui a été créé pour qu'il y ait du monde, pour que... Et là, de le voir vite, comme ça, c'est sûr que ça fond le cœur. Il déplore déjà 150 000 euros de perdus à cause de la crise. On a raté tous les ponts du mois de mai.
On a raté les festivités du 14 juillet où c'est aussi une grosse soirée. On a loupé la fête de la musique le 21 juin. Ce qui leur évolte aujourd'hui de ne pas savoir quand il va pouvoir ouvrir. Il y a deux semaines, je suis venu un vendredi à 2h du matin. La rue était blindée. J'ai même un voisin qui m'a dit « Ah bah dis donc, on est pressé que vous ouvrez parce que nous, on est débordés. » Forcément, ça nous fait mal au cœur. Interrogé hier sur la question à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Olivier Véran, ne donne toujours aucune date de réouverture.
Aurélien Dubois, président de la Chambre syndicale des lieux musicaux, festifs et nocturnes, dénonce une communication dénigrante pour son secteur. On nous parle par écran interposé avec un sourire en coin en disant « Vous pensez que vous allez ouvrir ? » Non, pas du tout. Ce n'est pas ça qu'on demande. On sait très bien que pour l'instant, on ne peut pas rouvrir. Il ne faut pas nous prendre pour des abritus non plus. Il faut nous parler comme à des gens responsables et y avoir un peu de considération parce que sinon, il va y avoir des problèmes. En attendant une date de réouverture, il demande des aides pour soutenir un secteur au bord de la rupture.
7h38 sur RMC, les courses, les pronostics de la Dream Team d'RMC pour le Quintet à Paris, Longchamp. 13h50, pronostics de la Dream Team des courses RMC, favorite numéro 9, Bagel, outsider numéro 10, Bidadieu. Si nous parlions du coronavirus, tiens, pour changer un tout petit peu, Mathias Vargon est avec nous, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Mathias Vargon, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Masque obligatoire, tiens, je me tourne vers Quentin Vinet, masque obligatoire en Catalogne. Le port du masque devient obligatoire à partir d'aujourd'hui dans toute la Catalogne, la Costa Brava, Barcelone, partout, Quentin Vinet.
Exactement, obligatoire dans tout l'espace public, à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur. C'est ça la nouveauté. Jusque-là, c'était pas obligatoire à l'extérieur et même si la distanciation sociale est respectée. C'est-à-dire qu'en Catalogne, quand on est dehors, on doit porter le masque. Pourquoi ? Pour éviter l'apparition de nouveaux foyers comme c'est le cas aujourd'hui parce que là-bas aussi, les autorités constatent un certain relâchement dans l'utilisation des masques et ceux qui ne le porteront pas à partir d'aujourd'hui s'exposeront à une amende de 100 euros.
Ça vaut effectivement pour toute la région, Barcelone, mais aussi l'Érida, bien sûr, où 200 000 personnes sont en partie confinées depuis le début du mois, entrées, sorties, contrôlées pour éviter que la hausse des contaminations dans cette zone ne se propage au reste de la Catalogne. Et ça vaut aussi pour la Junqueira, pour la frontière entre l'Espagne et la France. Là où les Français vont faire les courses. Là où les Français vont faire les courses, acheter leurs cigarettes, même s'ils ne peuvent ramener qu'une cartouche maintenant et non pas quatre. Enfin bon, voilà. Bon, qu'est-ce qu'il y a ? Pas encore bientôt. Oui, c'est pas encore totalement voté. Mais ça vaut pour toute la Catalogne.
En première lecture à l'Assemblée. Ça vaut pour toute la Catalogne. Alors, Mathias Vargon, est-ce qu'il faudrait imposer cela en France ? J'en sais rien. Ce qui est évident, c'est qu'elle porte du masque après que tout le monde ait demandé des masques, c'est quelque chose dont on peut discuter. Mais à l'intérieur, c'est compliqué de porter un masque. Mais même chez nous, à l'hôpital, ça devient compliqué. Enfin, tout le monde le fait pour les patients. Est-ce qu'à l'hôpital, tout le monde porte un masque ? Au sein ? Allez, Mathias Vargon. Oui et non. Oui, mais on marche quand même ensemble. On fait quand même des choses ensemble. Donc, c'est compliqué aussi.
Mais maintenant, oui, si on considère qu'il faut porter le masque et puis il faut porter le masque et le porter correctement. Ce que je vois, c'est beaucoup de gens qui le portent sous le nez, qui ne changent pas de masque, par exemple. Qui ne changent pas de masque. Mais encore une fois, moi, j'ai du mal à jeter la pierre. C'est compliqué, il fait chaud, c'est un peu insupportable. Mais voilà, c'est une habitude à prendre. Probablement qu'on va se diriger de toute façon vers un port du masque plus généralisé pour plus de maladies que ça. Oui, et puis, il faut aussi être civique. C'est un petit peu le problème dont on parle depuis le début.
C'est-à-dire que chacun doit avoir un comportement civique, c'est-à-dire porter le masque correctement, éviter non seulement le coronavirus, mais aussi les autres pathologies. L'objectif, c'est à la fois d'éviter des patients graves, mais aussi d'éviter de faire déborder le système de santé. Et éviter de faire déborder le système de santé, c'est éviter le coronavirus, mais c'est éviter les autres pathologies transmissibles. Alors justement, vous dirigez les urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, aux urgences. Deux questions. Un, est-ce que vous voyez arriver à nouveau des patients Covid plus qu'avant ou et deux ?
Quels sont les autres patients que vous voyez peut-être revenir ? Alors, du patient Covid, non. Pour l'instant, on n'en voit pas. De façon très claire, alors il y a eu un petit tour de table des chefs de service des urgences hier sur WhatsApp. Il y en avait quelques-uns qu'on avait vus, mais globalement, on n'en voit pas. C'est d'ailleurs extrêmement étonnant. Oui. Parce que nous, on s'attendait quand même à en revoir. En Seine-Saint-Denis, on a déconfiné assez tôt. On a des populations qui sont moins touchées par la communication. Et pour l'instant, en tout cas à Seine-Denis, on n'a pas une vague qui est arrivée de patients Covid. Donc ça, c'est la première chose.
Et puis, les patients qui viennent aux urgences, c'est tous ceux qui venaient avant. C'est-à-dire qu'on est quasiment revenus à notre état de base avec des gens qui prennent des urgences pour autre chose que ce pour quoi elles sont faites. Et puis, on a eu des patients qui ont décompensé. On a vu beaucoup, beaucoup de diabétiques en post-urgence, en post-Covid, qui sont arrivés. Des diabétiques très gravement décompensés. On en a eu beaucoup. Ce qu'on appelle l'acidocétose diabétique. De façon assez inexplicable. Puisqu'ils sont arrivés après et pas pendant.
Et puis, on a fait face à une vague de patients graves psychiatriques, c'est-à-dire des patients psychotiques qui sont arrivés aux urgences. Et ça, c'est directement dépendant du Covid. avec une perte de repères, une perte de l'encadrement thérapeutique. Enfin, voilà. Bien. Mathias Vargon, vous restez avec nous. On va faire un peu de pub. Et nous nous retrouvons dans 2 minutes, 7h42.
RMC. RMC, 6h, 9h. Vos dans direct.
Mathias Vargon est notre invité ce matin, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis. Études, parues avant-hier, l'INSEE démontre qu'au plus fort de la pandémie de coronavirus, pendant les mois de mars et avril, l'augmentation du nombre de décès a été deux fois plus forte pour les immigrés et les personnes vivant dans des quartiers populaires que pour les personnes nées en France et vivant dans des quartiers plus aisés. Ça vous surprend ou pas, Mathias Vargon ? Ce n'est pas tellement surprenant, c'est un peu ce qu'on avait comme idée au moment du plus fort de la crise. C'est des données INSEE, donc c'est des données qui sont quand même un peu loin du terrain malgré tout.
Il y a cette étude-là combinée à celle de l'Observatoire Régional de Santé d'Île-de-France mais qui reprend des données INSEE également, mais qui est intéressante aussi parce qu'eux ne se sont pas concentrés sur l'origine des gens mais là où ils habitaient. Et donc on voit bien que c'est les quartiers populaires qui sont les plus touchés. On voit qu'en Ile-de-France c'est à la fois la plaine Saint-Denis, c'est ce qu'ils appellent l'intercommunalité mais aussi ce qui se passe au nord qui est proche de l'Oise qui était un des clusters du début.
Et puis on voit bien que c'est lié à la densité de la population puisque les parties les moins denses d'Ile-de-France sont celles qui sont les moins touchées. Donc ce n'est pas très étonnant toutes les grandes épidémies ont touché des villes, ont touché des zones denses. Ça a toujours été le cas. Ça a toujours été le cas. Donc il y a plusieurs choses. Il y a la densité de population, il y a la pauvreté de la population. Oui. La proximité dans le logement. Exactement, oui. Et puis il y a le logement salubre, insalubre. Le fait que les gens soient nés à l'étranger, c'est essentiellement ce qui était montré c'était l'Afrique dans son ensemble, Maghreb inclus.
Donc on voit bien que c'est un souci de... Il y a un problème de pauvreté. Les immigrés sont moins riches. Ils vivent dans de moins bonnes conditions. L'accès probablement à la santé est moins bon. On l'a bien vu dans le 93, c'est un désert médical à la fois pour des raisons. Il y a des raisons de désert mais il y a aussi le problème de la langue, le problème du suivi médical. Tout ça fait que c'est une population plus touchée. On a vu que c'était essentiellement des jeunes et puis c'est aussi des zones, en tout cas Saint-Denis, où on a une mortalité qui était relativement faible puisqu'on a une population assez jeune. Et là, d'un seul coup, ça a touché des jeunes.
Alors même si ça n'en touche pas énormément, ça suffit pour augmenter la mortalité. Pas seulement en pourcentage, moi j'ai bien regardé, mais aussi en valeur absolue. Mathias Vargon, je change de sujet. Le Ségur de la santé semble en train d'aboutir. Enfin, aboutir. Le gouvernement a fait une proposition de 180 euros nets d'augmentation de salaire pour le personnel soignant. Apparemment, certains syndicats acceptent ces 180 euros nets. Est-ce que vous pensez que vous, dans vos services, alors est-ce que vous pensez que 180 euros nets, ça va calmer les choses, ça va satisfaire toutes celles et ceux qui travaillent chez nous ?
Alors, afin d'éviter toute polémique, on va quand même rappeler que je suis marié à une ministre. Oui. Et donc, je suis membre du gouvernement de façon conjugale. Non, non, plus sérieusement. Plus sérieusement. Les gens ont demandé une augmentation et je crois qu'ils demandaient 300 euros. 300 euros. De toute façon, on est au-delà aussi. Alors, il y a l'argent, c'est important. Et moi, je ne vais pas me prononcer sur... Il y aura des créations de postes aussi d'après ce que j'ai compris. Les créations de postes, c'est important. Moi, je pense que l'hôpital doit se réorganiser, le système de santé doit se réorganiser complètement.
À la fois pour permettre aux patients d'avoir un parcours de soins qui soient faits correctement, qui soient dans l'excellence. Mais l'hôpital, et ça, c'est un gros mot, à l'hôpital, il doit être plus efficient. Les moyens, il faut les mettre, mais il faut les mettre après une réorganisation. Il y a des services qui ont besoin de beaucoup de moyens et pas forcément les services d'urgence. Pas forcément. Ça, c'est intéressant quand on dirige un service d'urgence. Je l'ai dit pendant la crise, il y a une grande inégalité entre les différents services d'urgence. Il y a des services d'urgence qui sont dotés parfois de deux fois plus de personnel que d'autres services d'urgence.
Donc, il y a une grande inégalité entre services d'urgence et ce n'est pas forcément les services d'urgence les moins bien dotés qu'on entend le mieux et le plus. Donc, il y a cette organisation, mais il y a aussi la vie à l'hôpital ou la vie dans les cabinets. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de paperasse, les médecins généralistes se plaignent énormément de ça. Nous, on se plaint beaucoup aussi de ça. La qualité de vie au travail, quand j'arrive ici, que je vois des locaux qui sont propres, qui sont agréables à travailler, ce n'est pas le cas de l'hôpital. L'hôpital, ce n'est pas agréable d'y travailler, ce n'est pas organisé, ce n'est pas efficient.
Le privé fait taille des croupières dans certains domaines à l'hôpital, à la fois parce qu'il a plus de moyens, mais aussi parce qu'il s'organise mieux. Il y a des médecins qui quittent l'hôpital ou des infirmières qui quittent l'hôpital, pas seulement pour des questions d'argent, et l'argent, c'est important, mais aussi parce qu'on vit mal à l'hôpital et que parfois, on vit mieux dans le privé. Le cadre de travail. Le cadre de vie, mais aussi l'organisation. Quand un chirurgien attend ses patients, quand il ne peut pas opérer, c'est un problème. Quand n'importe qui peut bloquer toute une chaîne de soins, c'est un problème. Donc, c'est une réforme du système de santé qu'il va falloir faire.
Est-ce qu'il va falloir centraliser, continuer à centraliser le système de santé, le régionaliser ? C'est des questions qui se posent. Nous, on a monté un think tank qui s'appelle la Fabrique de la Santé. Je profite pour faire un peu de pub. et on demande à des professionnels de santé des propositions, des propositions pratiques et concrètes. Merci beaucoup, Mathias Vargon, d'être venu nous voir ce matin. Merci, c'était un vrai plaisir. 7h52, c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. Nicolas, expliquez-nous. Expliquez-nous. Bien. Le plus ancien détenu de France reste en prison. Sa demande de suspension de peine a été refusée hier par la cour d'appel de Bastia.
Il s'appelle Tommy Reco. Il a 86 ans et il a déjà purgé 57 ans de prison. Qui est ce prisonnier hors norme ? C'est l'homme de tous les records puisqu'il est emprisonné depuis 1960 avec juste une petite période de liberté au milieu. C'est la plus longue détention de l'histoire de la pénitentiaire depuis la fermeture du bail de Cayenne. Tommy Reco, il vient d'une famille de pêcheurs et de poissonniers de Propriano en Corse. En 1960, il a 26 ans. Il était parti à la pêche à la dynamite avec son frère. Pêche à la dynamite qui est interdite. Un garde-pêche arrive. Il se trouve que c'est le parrain de Tommy Reco. Celui-ci a peur de se prendre une amende ou de se faire engueuler par son parrain.
Bref, il lui tire dessus la carabine et il l'achève en lui fracassant le crâne avec une énorme pierre de 30 kilos. Il faut dire que c'est un colosse. Il a ensuite été dénoncé par son petit frère. Il va avouer puis se rétracter et être condamné à la perpétuité. Il purge cette première peine entre 1960 et 1977. Deux ans de liberté et là, il récidive. Oui, il commet un premier triple meurtre épouvantable en décembre 1979 à Béziers. Il braque un supermarché mammouth. Il entre dans la salle où on est en train de compter la recette et il abat froidement les trois caissières qui s'y trouvent.
Trois jeunes femmes qui avaient entre 27 et 28 ans qui sont abattues de sang froid chacune d'une balle dans la nuque et il s'enfuit avec l'équivalent de 300 000 euros d'aujourd'hui. Trois semaines plus tard seulement, il est à Carcaran dans le Var. Il veut acheter un revolver à une de ses connaissances. Il s'embrouille avec le vendeur et il le tue dans sa cave. Un voisin alerté par le bruit arrive. Il le tue à son tour. Et puis, la petite fille de la maison, la fille de la première victime arrive à son tour encore. Elle a 11 ans et elle est également abattue. Triple meurtre le deuxième en moins d'un mois.
La petite fille avait eu le temps de passer un coup de fil à sa mère juste avant de mourir et elle l'avait dénoncé. Il est arrêté très vite. Il l'avoue en garde à vue et puis il se rétracte. Pareil pour l'affaire du supermarché de Béziers. C'était la même arme. Il va d'abord avouer puis ensuite au procès et depuis ce procès, il va clamer son innocence. La cour d'appel du Var l'a condamné à perpétuité pour ses six meurtres. Peine qu'il purge donc toujours actuellement à Borgo en Corse. Il est détenu dans cette affaire depuis 1980. Oui, personne n'a jamais cru en son innocence sauf une seule personne, sa mère. Oui, on l'a surnommée Mama Reco.
C'était une fille de pêcheur, femme de pêcheur, mère de pêcheur. Elle a eu 11 enfants. Deux sont morts dans des circonstances bizarres et accidentelles. Deux ont été assassinés par balle dans des règlements de compte. Deux autres encore ont été condamnés à perpétuité. Tommy, d'une part, et puis un autre frère qui s'appelait Antoine et qui a été condamné pour avoir tué deux touristes pendant une sortie en pêche. Mama Reco croyait donc en l'innocence de ses deux fils condamnés à perpétuité contre toute évidence. Elle s'est rendue à Lourdes pour prier pour ses deux fils et elle y est morte en plein pèlerinage d'un arrêt cardiaque.
C'est ce qu'on appelle à Propriano la malédiction de la famille Reco ou bien la malédiction de la tortue parce que paraît-il le père avait un jour tué une immense tortue qui s'était échouée sur la plage pour en faire un berceau pour ses enfants. Comment explique-t-on la durée exceptionnelle de cette détention ? Alors pour plusieurs raisons. D'abord les crimes. Oui. Sept crimes. Quand je vous en ai passé trois pour lesquels il n'a pas été condamné il y a un bénéfice du doute. Les libérations conditionnelles sont souvent conditionnées à l'expression de regrets sincères. Or il ne peut pas regretter puisqu'il n'a jamais avoué et qu'il clame son innocence.
Ensuite il est toujours considéré comme dangereux malgré ses 86 ans. Pourquoi ? Parce que son propre fils a confié au journal Le Monde que son père rêvait toujours de se venger contre ceux qui l'ont dénoncé au début des années 80. Son propre fils dit qu'il n'est pas favorable à sa libération. Et puis il y a surtout la vraie raison la troisième est vraie raison il n'a jamais obtenu de remise en liberté parce qu'un homme il veille il s'appelle Guy Morel c'est le mari de Sylvette Morel une des trois caissières abattue froidement à Béziers en 1979. Oui Guy Morel ne veut pas voir sortir Tommy Récaud. Non.
A la morgue devant le corps de sa femme il s'était juré il avait juré publiquement que quoi qu'il arrive Tommy Récaud ne serait jamais libéré et depuis chaque fois qu'il fait une demande de libération conditionnelle et bien M.
Morel se déplace il demande il exige de témoigner et il fait tout pour convaincre les juges qu'il ne faut pas le laisser sortir il n'a pas dit formellement qu'il le tuerait s'il était libéré mais il l'a dit la même chose un peu autrement puisqu'il répète que lui vivant Tommy Récaud ne passera pas plus d'un jour en liberté ça veut dire qu'il s'occuperait de faire ce qu'il faut faire si jamais il sortait il n'a jamais refait sa vie depuis la mort de sa femme il y a 40 ans il n'a pas lâché l'affaire et c'est pour ça que la cour d'appel de Bastia encore une fois vient de rejeter cette demande de remise en liberté ou de suspension de peine 57 ans et 7 mois de prison c'est du jamais vu non la dernière étude sur le sujet indiquait qu'en moyenne un détenu condamné à perpétuité est libéré au bout de 20 ans les précédents records c'était 48 ans pareil en 2 perpétuités pour un réunionnais qui a été libéré il y a 2 ans l'actuel deuxième plus ancien détenu en France il est condamné seulement depuis 39 ans pour 5 meurtres et 5 viols après le troisième c'est Georges Ibrahim Abdallah qui est en prison depuis 34 ans donc vous voyez le troisième c'est 34 ans le premier c'est 57 ans il y a une différence considérable c'est le seul Tommy Reco à avoir dépassé les 50 ans dans l'histoire de la pénitentiaire et le seul qui va maintenant bientôt approcher les 60 ans derrière les barreaux merci Nicolas Poincaré il est 7h58 qu'allons-nous faire
nous sommes à la reprise de l'épidémie de Covid-19 c'est ce que dit le conseil scientifique et bien justement nous serons avec Lila Boisdemart réanimatrice à l'hôpital Bichat et membre de ce conseil scientifique à 8h10
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