Le Grand Dossier du mercredi 18 mars 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
France libre, on le connaît donc désormais le nom du futur porte-avion France libre. Synonyme selon le président français de puissance, d'indépendance, de résistance. Filiation du général de Gaul.
L'esprit de résistance notre volonté de demeurer libre va donc prendre le large. Ce sera à partir de 2038 310 m de long, 80000 tonnes. Un tonnage 1,8 % supérieur au Charles de Gaulle.
Alors vos réactions ? France livre. Je me tourne vers le colonel parce que la mer c'est aussi votre domaine.
Oui. France libre. Bah c'est un un c'est un nom magnifique.
Je veux dire on on peut pas se on peut pas critiquer le le comment dire le le terme parce que ça [musique] je pense que ça a dû ça a dû occuper pas mal de pas mal de monde pendant certains temps parce que c'est extrêmement symbolique. Là on est dans le symbole total. C'est vrai qu'il y a un symbole du bâtiment qui est en train de changer qui coûte extrêmement cher.
Je rappelle que le président annoncé 10 milliards. C'est un sacré investissement à 800 entreprise qui vont être concerné et donc le France LIB c'est la partie visible de cet investissement. Mais vous nous disiez, je travaille pas de secret majeur hein, que tout ça peut encore changer parce que Ouais ben tant tant qu'il est pas baptisé, tant qu'il a pas reçu une bouteille de champagne sur le sur le sur l'avant sur la coque et ben il est pas il peut changer de nom. arrivé avec le Charles de Gaulle qui s'appelait Richelieu [musique] à l'origine et il a son nom à évoluer en fonction des chefs d'état.
Donc le successeur du président Macron pourra éventuellement changer puisqu il va être inauguré même le suivant parce que en 2038 il va se passer du temps encore hein. Oui effectivement la spécialiste des questions de défense je vous en prie. Ah non je pense moi je trouve que c'est très beau surtout dans le contexte actuel ce ce symbole.
Non j'espère qu'ils le changeront pas mais peut-être d'ici là le monde aurait serait apaisé. Moi, j'y crois pas trop, mais bon, on peut rêver. Euh mais surtout par rapport à ce qui se passe, par rapport notamment à Donald Trump, je pense que notre héritage libre, ça ça doit être souligné.
Allez-y. Lucas. C'est l'héritage que qu'Emmanuel Macron cherche désormais à laisser d'un point de vue de sa place internationale, celle d'une France qui s'affranchit de à la fois de la la puissance américaine, d'une France qui essaie de de tracer un chemin, une voie maritime aussi avec en ce moment énormément de navires français et plus de 40 % de la marine française qui est à la mer en ce moment, c'est c'est pas rien.
On voit bien que c'est pour Emmanuel Macron aussi, même si effectivement le colonel le colonel a raison de le rappeler, ce nom peut changer. ne change pas, c'est un héritage que laisse Emmanuel Macron d'un point de vue de sa de sa diplomatie aussi et de sa vision de la défense. Et Michel Scott qui est avec nous aujourd'hui.
Oui, 2038 c'est loin mais il y a une résonance vraiment actuelle là tout en tout en symbolique au moment où à Washington on a moqué ces dernières heures le la non volonté de prêter main forte à à une coalition qui n'existe pas d'ailleurs que prêtez main forte à aux armées américaines dans dans le golf. Et bien euh oui, expression de puissance française et expression d'indépendance et et puis ça vaut par projection pour l'Europe aussi hein. Ouvrons maintenant notre grand dossier.
Oui, c'est l'heure du grand dossier. Soyez comme chaque jour les bienvenus. Ce soir, cet enjeu élimination en série.
Israël ira jusqu'au bout. Israël promet des surprises et dès aujourd'hui. Lesquels ?
Bien sûr, on se posera la question. Israël promet de tuer tous les responsables iraniens, donne carte blanche à son armée. Telle av viiv en a les moyens.
On se posera la question mais est seulement efficace face à un régime qui a un plan de secours pour chaque dirigeant ? Le régime iranien est un adversaire redoutable. Vous l'aurez compris, jour après jour, lui aussi promet des représailles et dans les prochaines heures, ils ont déjà frappé avec force.
Les Ianiens en seront sur place avantage stratégique de la géographie iranienne également avec le D3 d'Ormous, ils parviennent à coincer la première puissance du monde et vous verrez dans quelques instants qu'ils ont un autre des trit dans le viseur. Et si et si cette guerre était entrée dans une nouvelle phase ? Et qui sera le plus résilient, États-Unis ou Iran ?
Facteur décisif à n'en pas douter et à suivre également dans cette émission nos révélations sur les menaces iraniennes en Europe. En France, menaces, cellules dormantes qui se réveillent. Il se passe des choses.
Révélation donc dans un instant et nous serons en direct de tous les endroits et bien où la guerre continue d'évoluer, de s'intensifier. Nous serons bien sûr en Iran, nous serons en Israël, nous serons à Doha, nous serons à Washington. Mais d'abord élimination en série, Israël ira jusqu'au bout.
De nombreuses surprises à venir dit Netaniaou. Promet également le ministre de la défense israélien promet le porte-parole de Tsal sur cette antenne. Écoutez, regardez.
Nous sappons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien la possibilité de le renverser. Mais si nous persévérons dans cette voie, nous leur donnerons la possibilité de prendre leur destin en main. De nombreuses surprises nous attendent.
Au cours de cette journée également d'importantes surprises sont attendues sur tous les frontsont à un nouveau niveau la guerre que nous contre l'Iran et le alors pour tout comprendre tout pour tout décrypter je suis ravie d'accueillir sur ce plateau. Vous les avez déjà entendu mais je les ai pas présenté comme il le fallait. Ellisabethella merci beaucoup donc d'être avec nous.
Vous êtes maîtresse de conférence et directrice du programme politique et relations internationales à l'université de Tour spécialiste défense et sécurité. Colonel Père Deyong. Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes consultant défense et géopolitique LCI. Lucas Manger, ravi de vous retrouver bien évidemment. Vous êtes grand reporteur spécialiste des questions international et Michel Scott.
Alors, je vous adore tous hein, mais je dois vous dire à quel point je suis ravi de vous retrouver. Grand reporter TF1. C'est toujours l'occasion de vous dire à vous qui êtes sur le terrain de notre admiration, donc merci beaucoup pour tout ce que vous faites.
Vous revenez de la région, vous étiez à la frontière iranienne iranienne après la semaine la première semaine de guerre. Pendant la première semaine de guerre. Puis sachez que nous serons rejoints par Pierre Servant dans quelques instants sur ce plateau.
Mais donc pour commencer, l'Iran a de nouveau frappé Israël en riposte à la mort de son leader, de son homme fort, Larij ces dernières heures entraînant des poches de destruction, des victimes également. Mais de son côté, Israël promet d'aller jusqu'au bout. Écoutez le ministre de la défense israélien.
Au cours de cette journée également, d'importantes surprises sont attendues sur tous les fronts qui porteront à un nouveau niveau la guerre que nous menons contre l'Iran. et lebola. Alors, il faut qu'on comprenne à quelle surprise s'attendre les surprises aujourd'hui.
Allez-y Michel Scott. Que peut-on imaginer du côté des Israéliens quand ils évoquent des surprises pour aujourd'hui ? Alors euh pour aujourd'hui alors d'abord il y a eu des frappes dernièrement sur des infrastructures énergétiques.
C'est quand même la nouvelle étape he qu'on craint côté côté iranien. Ça s'est passé du côté de South Park, vous savez le le grand champ gazier euh qui est le premier champ gazier d'ailleurs du monde. On y on y reviendra.
Euh bon, moi je pense que les les Israéliens tant que le front est ouvert, tant que Trump n'a pas sifflé la fin de de tout ça pour des raisons qu'on pourra expliquer, euh les Israéliens veulent méthodiquement aller le plus loin possible jusqu'au bout. Euh c'est quoi ? On sait hein, c'est les stocks de micile balistique, les capacités de production, il y a la dimension nucléaire.
Bon là c'est c'est un peu plus vague parce que on ne sait pas quoi taper, où taper encore, notamment les stocks d'uranium enrichi, on sait pas où ils sont et cetera. Euh et puis il y a le le régime lui-même. Alors, on est on est là-dedans.
Jusqu'où on peut aller euh jusqu'où on doit aller pour réellement le casser définitivement pour permettre un renversement. Alors ça c'est c'est une question importante. Moi je je ce que je constate là, Ali Larigani qui a été enterré tout à l'heure, il fait partie du serrail, il fait partie de l'appareil sécuritaire iranien, mais il fait partie de l'appareil d'État aussi.
C'est-à-dire c'est un homme politique, c'est une figure publique depuis très longtemps en Iran. Il a été candidat à la présidence. Il a été très longtemps président du Parlement. ce n'est pas seulement le patron du Conseil national de sécurité.
Est-ce que euh ils vont aller jusqu'à euh frapper et bien tout ce qui est gouvernemental, vous voyez, pas seulement les euh les gardiens de la révolution. Jusqu'où peuvent-ils aller ? Je ne sais pas, mais il il faut aller le plus loin possible de vue israen on va continuer de se poser toutes les questions.
Israël, vous connaissez Israël par cœur et vous êtes connecté avec ce pays en permanence. Ellisabeth chez Bartselam, que faut-il comprendre quand on promet des surprises du côté de Tagé ? Alors, deux choses.
La première comparé aux États-Unis notamment, il faut pas oublier et et garder en tête que les intérêts sont divergents parce que pour Israël, c'est existentiel. Donc aller jusqu'au bout tant que et et je rejoins ce que vous disiez, tant que les Américains ne sonnent pas à la fin de des activités, pour eux ça permet de essayer un maximum de réduire le le la nuisance à long terme de cette régime. Effectivement avec les risques de ne pas vraiment arriver au bout et ils le savent très bien mais ils essaient de faire un maximum sachant que bah les frappes quand même sur Israël restent tous les jours.
On ne fait pas attendre les équipes, vous le savez. Nous prenons la direction d'Alfa pour retrouver Nicolas Rouger. Merci beaucoup d'être avec nous Nicolas.
Je vous pose la même question. À quoi s'attend dans les prochaines heures après avoir entendu le ministre de la défense israélien ? Oui.
Alors évidemment c'est les Israéliens ne font pas part de leur plan et c'est un petit peu toute leur technique hein de garder de garder ses plans secrets jusqu'au bout. Mais évidemment, c'est surprise. Alors, on a vu hein ces frappes sur le régime qui s'approfondissent non seulement qui vont à la tête même du régime iranien, mais vont aussi de plus en plus bas dans les réseaux de commandement iraniens.
Et puis on a vu aussi ces derniers jours et c'est sans doute ce qui risque de s'identifier ces frappes sur les intérêts des basides. On a vu par exemple des frappes même sur des checkpoints, même sur des forces des basses mouvantes euh qui qui s'approchaient de groupe d'Iraniens. Alors, il est possible que les Israéliens essaient de s'enfoncer un peu plus en profondeur dans la population iranienne, dans les intérêts civils du du régime iranien pour justement essayer de de mener à ce souv ce soulèvement que que les que le que le leadership israélien appelle de ses vœux depuis le début de l'offensive.
Pour l'instant, cela n'a pas vraiment ça pas vraiment de succès. Évidemment, il y a des critiques ici en Israël he qui qui s'affichent de plus en plus alors qu'on voyait un consensus total autour de la guerre au début. Maintenant, il y a certains analystes qui demandent publiquement quelle est la stratégie du du gouvernement Netaniaou alors qu'on voit bien que ce soulèvement n'arrive pas et que on risque de créer d'un certain côté une certaine anarchie alors que la guerre continue ici en Israël et que le coût commence à devenir de plus en plus élevé.
Merci infiniment Nicolas Roger en direct d'AFA correspondant TF1 LCI. Merci Nicolas. Pierre Servant, je vous aperçois, j'en suis ravie.
Je vous en prie, faites votre rentrée sur ce plateau. Vous êtes éditorialiste géopolitique TF1 LCI et auteur du livre Les présidents et la guerre aux éditions Périns. Bonjour Pierre, merci beaucoup d'être avec nous.
Encore une fois, avant de vous entendre, je voudrais vous soumettre une autre déclaration du ministre de la défense lors de laquelle il donne carte blanche à son armée pour tuer tous les responsables iraniens. Regardez, la politique d'Israël est claire et sans équivoque. Personne en Iran ne bénéficie d'une immunité.
Et tout le monde est dans notre ligne de le premier ministre Benjamin Netanahu et moi-même avons autorisé l'armée à éliminer tout haut responsable iranien pour lequel le dossier de renseignement et d'opération a été clos sans qu'une approbation supplémentaire soit nécessaire. Nous continuerons à les empêcher d'agir et à les traquer tous. Alors d'ailleurs ces dernières heures, on a appris une nouvelle élimination, il faut quand même en parler, celle du ministre iranien du renseignement et de la sécurité éliminé lors d'une frappe ciblée à à Teran.
Euh Pierre Servant, Israël va aller jusqu'au bout maintenant. C'est clair, çaelle était déjà un tout petit peu avant euh tout de même. Euh mais est-ce que vous pensez qu'Israël en a les moyens ?
Et est-ce que vous pensez que tout cela est vraiment utile profondément éliminer tous les responsables iraniens ? Les moyens d'abord. Alors les les moyens à ce qu'on constate c'est une détermination totale he Netaniau a une sorte de de de liste de courses entre guillemets et donc il considère que tant qu'il est pas arrivé à la fin la guerre n'est pas finie.
Euh les Israéliens vont être obligés après avoir euh détruit une partie de toutes les têtes de gondol du du régime après de frapper les remplaçants. H c'est si le travail doit être fait en profondeur, il faut il faut continuer en sachant que après la guerre de juin l'année dernière, il semblerait que sous sous la la direction d'Aliameney, il a été décidé d'avoir pas seulement un successeur, un adjoint. Euh Père Dej connaît ça par cœur.
Dans un régiment en France, vous avez un chef de corps, un colonel et puis un lieutenant colonel qui est adjoint au chef de corps. Là, il y aurait trois quatre cinq euh niveaux différents. Donc euh il faudra que Israël les traite les traite tous.
Alors, en ce moment, les les Israéliens font de l'humour parce qu'ils disent voilà, on a abattu le ministre du renseignement comme quoi il était pas très très bien renseigné sur la fin de sa vie. Donc effectivement, ils ont ils ont cette capacité, ils ont le renseignement euh ils ont la pénétration du du système. Le Mossade en a beaucoup parlé, mais c'est certainement énormément de sources de contact d'honorable correspondant du Mossade dans la population qui les aide.
Et puis seconde partie de votre question, est-ce que ça sert à quelque chose ? Oui, j'allais dire utile utile oui, mais à quel point est profondément efficace au regard effectivement de ces plans révélés sur plusieurs générations potentiellement de remplaçants et de successeurs ? Voilà. [rires] Alors, pour prendre une image qui vaut ce qu'elle vaut, si vous prenez un un sabre euh et que vous vous cassez le la tête de l'âme, donc la pointe, euh ça affaiblit le sabre, hein, pour se battre, c'est moins pratique.
Mais la partie qui reste, les deux tiers du sabre qui restent sont beaucoup plus solides et et résistants que la pointe qui est qui a une certaine flexibilité. Donc, quand vous interrogez tous les spécialistes de de l'Iran, ils vous disent tous ça affaiblit le régime et ça le durcit. En plus, ça fait monter des seconds, enfin des 2e 3e 4e 5e couteau qui sont pas nécessairement entre guillemets des flèches.
Larigani, c'était une flèche, un docteur en philosophie, spécialiste de Kant, il a il a participé à toutes les zones de pouvoir. Alors, c'était un ultra dur mais un personnage roué, connaisseur des des incences, des arcanes internationales. Là, vous allez prendre enfin le régime fait monter des comment dirais-je des des des gars qui sont pas des des flèches et donc le système va se rigidifier encore un peu plus.
Rigifier donc ces éliminations en série ces dernières heures. Est-ce de nature a changé le cours de l'histoire ? Pas forcément.
Et vous allez voir que celle qui est plutôt d'accord, ça va vous surprendre, c'est la directrice du renseignement national des États-Unis, elle-même, Tulsy Gabar, qui reconnaît que tout cela pour le moment et bien ne fait pas profondément bouger les lignes. L'opération fureur épique engendre des changements fondamentaux dans la région. Cela a commencé par une attaque massive en Israël le 7 octobre 2023 et s'est poursuivi avec la guerre des 12 jours l'année dernière aboutissant à un affaiblissement de l'Iran et de ses alliés.
Le régime iranien semble intact, mais il est fortement touché grâce aux attaques menées contre le pouvoir et ses capacités militaires. Ces centres de production d'armement conventionnel ont été en grande partie détruits, leur laissant des solutions limitées. Lucas Manger, le régime iranien semble intact, reconnaît la directrice du renseignement national des États-Unis.
Oui, c'est et c'est sans doute pas une gaffe. C'est-à-dire que ce qu'elle dit, elle le dit, elle sait euh pourquoi elle le dit, c'est que il y a les déclarations israéliennes d'un côté, carte blanche, on fait ce qu'on veut, on y va. Mais les Américains constatent, parce que c'est ce que leurs analystes constatent depuis plusieurs jours que le système tient encore.
En fait, ce qui est très intéressant dans la politique de d'élimination des que mènent les Israéliens, c'est que il touche au cœur du système iranien dans dans le sens où ce sont les hommes qui sont tués parce que ce sont essentiellement des hommes sont âgés. Ce sont des gens, comme le disait Michel tout à l'heure, qui ont fait comme sur la Réganie des grandes carrières, des carrières qui sont à la fois sécuritaires, parfois militaire, politique, parfois judiciaire. Sont des gens qui ont maîtrisé toutes les arcanes du pouvoir, les assemblées.
Le le système iranien repose sur une multitude de conseils et d'assemblées. C'est pas un régime bien sûr, il y a une tête, le guide suprême, mais en dessous tout le pouvoir est complètement dilué. Ce qu'il frappe en ce moment, ce sont ces hommes qui ont une, j'allais dire une double casquette. qui sont à la fois des hommes politiques ou religieux et des anciens de l'armée avec un contrôle sur les passes d'aran ou sur les basjis.
Ceux qui arrivent derrière ne sont pas ces hommes-là. C'estd que ils vont arriver au bout de cette génération iranienne qui est arrivée en gros au pouvoir en 79 ou après avec Rameney en 89 et qui sont arrivés au pouvoir et qui ont cette cet ensemble de culture de à la fois politique et militaire. Donc les seconds couteaux dont vous parliez qui vont arriver, eux ils n'ont pas ces cherchent à faire.
Je finis là-dessus, c'est qu'il cherche à déstabiliser et à désimbriquer tout le système politico-sécuritaire iranien parce que les autres n'ont pas la même stature politique, ceux qui vont arriver. Mais Michel Scott, le régime iranien semble intact. Donc oui, alors et puis pour prolonger ce qu'a dit Lucas, euh il y a une euh la régénie est un pragmatique aussi.
Euh donc vous vous allez éliminer les interlocuteurs potentiels pour le pour la prè pour la la sortie de de guerre et euh et vous allez garder les les purs idéologues aussi qui comme tu disais les plus les plus durs. Moi ce qui me frappe c'est que avec un peu de mémoire montant 2003 il y avait une doctrine militaire américaine qu'on appelait chock and le choc et les frroids. C'est ce qu'on avait appliqué ce qui avait fonctionné. avec Saddam Hussein déployer une puissance militaire telle en un temps relativement court que l'adversaire est paralysé, n'a plus du tout envie de se battre et et capitule et il devait sans doute y avoir dans l'esprit américain cette possibilitél au début du conflit.
C'est tout le contraire auquel on assiste et ça dénote une méconnaissance je pense quand même ou une impréparation du à propos du terrain iranien. méconnaissance de ce terrainlà, de la de la réalité idéologique de ce de ce régime. Ce n'est pas seulement un appareil sécuritaire, ce sont aussi pour euh une partie importante de la structure du pouvoir et puis même de ces de ces supporters de gens qui sont idéologiquement investis pour se battre jusqu'au bout.
Jusqu'au bout. Donc ça ça va être très compliqué. le paris qui consistait envisager un soulèvement de la population pour faire la deuxième moitié du du du travail.
Ce ce paris pour l'instant il est perdu. Alors le terrain, il faut nous arrêter également à ce qui s'est passé ces toutes dernières heures et et c'est certainement ce qui est en train de monter en puissance actuellement. Les images de frappe contre des infrastructures énergétiques du champ gazier de South Parks dans la province de Boucher au sud de l'Iran. frappe coordonnée, ça on l'a appris dans l'après-midi entre Israël et Trump.
Et de son côté, et ça aussi ça vient de tomber, l'Iran promet des répercussions, a même émis un avertissement urgent euh appelant à l'évacuation des installations pétrochimiques en Arabie Saoudite au Qatar Émirat Arabe un et en regardant sur mes petits réseaux, je vois que des évacuations seraient effectivement en cours à confirmer bien sûr, mais la liste, elle est là, elle est présentée, elle est sur la table. Raffinerie de Samref, Arabie Saoudite, Changazier d'Alne et pardonnez-moi pour les accents bien sûr, Émirat Arabe-Uni, complexe pétrochimique en Arabie Saoudite, complexe pétrochimique au Qatar, raffinerie au Qatar, ils ont été annoncés officiellement Elles ont été annoncées officiellement ces cibles. Dans quelle mesure, Pierre Servant de telles frappes représentent une nouvelle escalade majeure dans la guerre euh contre l'Iran ?
Alors, Amélie, vous avez raison de faire un focus cette question. On on est vraiment là sur une bascule. Moi, je déteste dans le commentaire des guerres, les bascules, les tournant et là vraiment on est sur un point de d'équilibre ou de déséquilibre majeur.
C'est que depuis le début du conflit, les différentes parties ont ont frappé parfois des dépôts de carburant, hein. Ça a été reproché notamment par les Américains à Israël, à Tran avec tout ce qu'on a vu, ces ces langues de feu s'échappant des des des réservoirs. Et il y a eu deux attaques sur l'industrie pétrolière saoudienne et une, je crois, au Kit dont on sait pas exactement si ce sont des restes de drones qui sont tombés, qui ont blessé des travailleurs au sol.
C'était pas très clair. Mais jusqu'à présent, chacun avec un accord tacite ou non, peut-être qu'il y a eu des discussions disait "On ne touche pas euh on touche pas au Griisbe. Le Grisby qui est lié à ces installations.
Donc on se tape partout. Il y a eu de temps en temps sur les usines de dessalinisation, mais là il y a un accord là-dessus et là vous avez raison, c'est que si ça bascule alors là ça va être l'enfer pour toute la région. Pour toute la région.
C'està-dire que le et c'est l'un des rêves de de Trump d'arriver derrière en victorieux, faire des affaires, du pétrole et cetera. C'est la c'est la catastrophe. Vous avez remarqué que sur l'île de Carg, les Américains sont bien euh euh comment dirais-je limités à des objectifs purement militaires.
Mais si ça part complètement succède par un élément expression qui est pas très géopoliticien mais qui part qui dérive complètement où chacun commence à à se à se frapper les sites pétroliers, les sites gaziers et cetera. Alors, sans compter les catastrophes écologiques que tout ça va provoquer dans la dans la région, ça sera un blocage total et la la crise économique qu'on voit aujourd'hui, ça sera entre guillemets de la rigolade par rapport à ce qui pourrait se passer par la suite. Et c'est vrai que l'Iran avait déjà précédemment menacé d'attaquer les pipelines pétroliers et les sites gaziers comme ça se précise maintenant dès lors qu'ils seraient attaqués eux-mêmes.
C'est une étape claire, franchie avec des conséquences assez majeures qu'il faut observer dans les prochaines heures. Très clairement une étape je je rejoins Pierre parce que pour les Américains, ça a toujours été niet. C'est c'est exactement la ligne rouge pendant on l'a vu en Ukraine, on a vu quand les Israé les dépôts justement c'était on touche pas à ça.
À la fois pour des raisons éventuelles, pour reconstruire l'Iran, il va falloir par exemple tout cette industrie pour les aider mais aussi parce que on savait très bien ce qui pourrait arriver en retour chez les alliés. Et bah très clairement quelqu'un a a franchi un étape et a décidé que ce n'était plus le cas. Il y a un autre point de pression, on va l'appeler comme ça, qu'il faut garder maintenant à l'esprit un autre D3.
Oui, on ne vous parle plus seulement du D3 d'Ormose, un autre D3 pourrait être paralysé. 12 % du pétrole mondial, il transite. Après Hormous, les outils menacent de bloquer.
Cet autre D3, c'est le D3 de Babel Mandel. Verrous stratégique entre la mer rouge et l'océan Indien. Mais c'est le colonel Père Deillon qui va vous en dire un peu plus sur ce sujet. beaucoup plus même colonel Perdeon.
Je vous mets un tout petit peu la pression. Alors colonel pour nos téléspectateurs d'abord euh la géographie où se trouve ce D3, ce nouveau D3 qui serait dans le viseur ? Alors, c'est un des tr qui est situé entre le golf d'Aladen et l'océan Indien évidemment et puis la la Méditerranée et puis le comment dire le le nord et on passe par la mer rouge et et tout au nord de de la mer rouge, vous avez le canal de Suède.
Donc c'est un un une zone de transit extrêmement importante. Ensuite du côté est, vous avez le le Yémen et la Péninsule arabique. Et ensuite, vous avez l'Afrique avec l'Éthiopie, la Somalie et surtout l'héritrée, la et comment dire l'Éthiopie et Jibouti.
Voilà. Et je note qu' Djibouti, il y a des forces françaises et les avions et des forces françaises. Donc voilà.
Voilà. Donc ça au moins c'est géolocalisé. Euh qui pourrait frapper maintenant ?
C'est l'autre question. Alors d'abord il fait 26 km donc c'est tout petit et puis qui pourrait frapper ben c'est les outils qui depuis 2020 2023 mèneent des opérations extrêmement denses sur ce sur cette zone qui fait en gros 150 km de long. Ils ont pour l'instant ils ont ils ont détruit en gros enfin ils ont attaqué 180 bateaux ce qui est énorme en quelques années.
Il y a une petite acalmie depuis quelques temps. Donc ce cette zone en comment dire cette ce groupe armée outil est situé comment dire euh au nord-ouest du pays. Donc c'est vraiment à la frontière avec l'Arabie Saoudite et c'est un c'est un groupe je dirais un groupe comment dire islamiste et qui est totalement allié avec les Iraniens.
Donc aujourd'hui il y a une relation directe entre les Iraniens et les outils. Les outils sont capables de tirer avec des missiles sur Israël. Évidemment, ils peuvent tirer avec des drones et des missiles sur l'ensemble du de la mer rouge et bien bien sûr et sur le D3.
Et la question qui doit hanter peut-être la Maison Blanche désormais, quel impact sur le pétrole ? Bah, il est très important parce queencore une fois 12 % comment dire du pétrole mondial passe par cette par cette région. le leur de Belle ici le la main rouge, le canal de Suèse, la Méditerranée, l'Europe.
Le problème c'est que dès que vous avez une crise, automatiquement une grande partie des bateaux passe par le par le cap de la bonne espérance, par les 40e rugissants. Ce qui veut dire que d'abord ça allonge en gros de 10 jours les comment dire les transits maritimes entre cette zone importante, je dirais globalement entre l'Asie pour faire cours et puis et puis l'Europe et ça rallonge évidemment les coûts, c'est plus risqué et puis vous perdez du temps et puis ça crée des tensions, les assurances augmentent. Donc tout ça, ça déstabilise complètement le marché mondial du pétrole mais de toutes les activités je dirais de transit maritime quel qu'elle soit.
D'ailleurs, je me corrige, ça ne rentre pas que les États-Unis euh le monde entier doit avoir les yeux rivés sur ce D3 également. Merci beaucoup colonel Père Deyong. Pierre Servant, c'est en effet l'autre problème majeur qui pointe à l'horizon la menace par les rebelles outil de s'attaquer à cet autre des trois.
Oui, exactement. Et petite parenthèse, ça fait des années que les responsables de la marine française ou occidentale n'arrêtent pas de dire surtout la France qui a le deuxème espace économique maritime du monde. Les guerres de demain vont se faire sur les D3.
Donc on parle de ces D3, je pense au D3 de Formose. Tuappelle D3 de Taiwan. Moi j'aime bien l'appeler le D3 de Formose.
J'aime beaucoup le terme de Formose. Bon enfin bon. Donc vous pourriez faire un tour de la du monde de la carte des D3.
Les guerres vont se faire sur les D3 et c'est pas pour rien que les Chinois qui sont qui sont des des cartographes remarquables se sont lancés dans une construction d'une flotte absolument colossale parce que qui tient les D3 tient l'économie du monde perd de gens vient le le montrer. Est-ce que vous me permettez juste une petite information très courte pour montrer que les répercussions cette guerre est régionale les effets sont mondialisés. Un tout petit aspect, enfin tout à quelque chose qui peut paraître modeste mais qui est important.
Vous avez dans les pétromarchies, j'y étais il y a encore quelques mois, si vous voulez la la ceux qui font le service, qui font le travail, ce sont des népalés, des gens qui viennent du Bangladesh, de l'Inde, du Pakistan et cetera. C'est c'est l'immense majorité des travailleurs. Ces travailleurs là font vivre dans leur pays des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de familles qui vivent des revenus de ces travailleurs qui sont importés dans ces régions.
Et bien il n'y a plus parce que comme tout est paralysé, l'économie est paralysée, ce flux d'argent qui part vers ces pays n'arrive pas. Et donc c'est un élément supplémentaire de déstabilisation et de fragilisation internationale. Cà manger puis après j'ai une question spécifique pour juste une petite information pour ajouter à ce que vient de dire Pierre à Dibouti.
Il y a évidemment des forces françaises, on le sait, des forces américaines. Il y a la seule et unique base militaire chinoise à l'étranger. Il y a on sait pas exactement combien sont-ils, moi je l'ai vu récemment, une gigantesque forteresse très protégée.
On parle de 10000 Chinois à l'intérieur dont beaucoup seraient des militaires. Donc le D3 de Babel Mandeb parliz de l'importance de la géographie pour pour les pour les Chinois. Ils se sont installés là en échange de la construction du nouveau port 460 millions de dollars de Jibouti.
Et ils ont eu en échange une base qui encore une fois ça prouve l'importance qu'ils accordent à cette région. La seule projection militaire chinoise hors de Chine. L'importance de la géographie, c'est majeur.
Il faut qu'on on tisse qu'on tire pardon ce fil sur plusieurs émission parce que la raison pour laquelle les Américains potentiellement ne pourraient pas envoyer de troupe au sol, c'est la géographie. La raison pour laquelle les Iraniens détiennent la clé dans des soit d'ormous, c'est la géographie. Et là, je me tourne vers vous, Michel Scott parce que vous y êtes allé.
Vous avez vous-même tourné, je suis allé dans les deux des trois. Dans les deux des trois. Et vous avez même donc tourné des images.
J'espère qu'on va pouvoir les voir à l'antenne là maintenant. Et donc vous vous connaissez les lieux. Euh racontez-nous ce que vous voyez, ce que vous avez constaté, ce que vous avez analysé de la difficulté justement de ces nœuds là précisément.
Alors là, ce qu'on voit c'est quelques quelques images bandearabas. On est juste en face en fait du du c'est la c'est la grande cité portuaire iranienne. Ce qu'on pouvait constater, ça remonte il y a quelques années mais c'est toujours vrai maintenant. c'est le euh comment dire c'est la domination que peuvent avoir euh les Iraniens euh sur sur ce qui s'y passe.
C'est-à-dire que euh le couloir de navigation, lui pour les navires, il est très étroit. He c'est pas la c'est pas l'ensemble du c'est pas c'est pas la largeur du D3 lui-même qui fait une cinquantaine, une quarantaine de kilomètres. C'est un couloir de navigation encore plus étroit que ça au milieu et euh et en face de l'autre côté, il y a il y a personne.
Il y a la pointe d'oman, il y a il y a rien. Donc c'est eux qui contrôlent euh potentiellement complètement ça un pouvoir de nuisance. Ça se voyait, c'était évident.
On a survolé là une base militaire qui est à côté de l'aéroport de de Bandabas et plus loin surage, vous voyez le le D3 d'Ormous là dans le dans le lointain. Donc empêcher les Iraniens d'avoir ce plusard de ce pouvoir de nuisance en pleine guerre, bah c'est une opération militaire d'envergure à elle toute seule. Enfin, je veux dire c'est c'est extrêmement compliqué.
Pour ce qui est de la de la mer rouge, je note quand même que les outils ne se sont pas activés en Mais comment comment on l'explique ça justement ? C'était les premiers des proxy pardonnez-moi expression. D'abord, ils ont été ils ont été quand même affaiblis eux-mêmes par une série de frappes depuis euh depuis un an ou deux et euh et effectivement, ils sont pas ils n'ont pas encore tiré le esbola s'est mis en route, les milices iraakiennes, proirannes sont se sont mises en route mais pas mais pas les outils encore.
Pourquoi en tout cas ont-ils la capacité de le faire ? Sans doute un peu. Après, il y a une mission de protection qui est déjà qui existe déjà en main rouge.
C'est à SPIDES pour l'Europe et puis les Américains, ils sont aussi. Donc c'est pas tout à fait le même contexte que euh que le D3 d'Ormouse. Alors il faut comprendre en tout cas à ce stade que l'histoire peut encore s'écrire très largement dans la région, les outils pourraient entrer dans la danse et puis que vont faire les pays du golf ?
Quand on lit ces dernières heures que les Émirats arabes unis pourraient rejoindre la coalition que Trump appelle de ses vœux pour libérer le détroit d'Ormous, on vous en a beaucoup parlé dans cette émission. Est-ce que la seule chance pour Trump de s'en sortir, c'est que les pays du golfe entrent dans la guerre au côté des États-Unis ? Pourrait-il le faire ?
La question que je vais vous poser à vous Thomas Missraki puisque vous êtes avec Tibo Bruc en direct de DOA. Merci parmi les nombreuses équipes mobilisées sur le terrain encore une fois Thomas Misraki, merci d'être avec nous. Des pays du golf s'apprêtent-il oui ou non à entrer dans la guerre ?
Ce qui est sûr, c'est que leur patience arrive à bout concernant l'Iran à qui il reproche et bien d'avoir frappé ces pays du golf de manière trop intense, de manière indiscriminée aussi. Beaucoup de de sites civils ont été frappés, vous le savez, depuis près de 20 jours désormais avec une puissance de feu énorme, 2000 drones et missiles tirés sur ces mêmes régions du du golfe. Et il y a une sorte de de ralbol ralbol à cause des efforts militaires de l'Iran, à cause aussi de ce blocus de fête du du D3 d'Ormouse qui risque de leur coûter énormément d'argent.
Évidemment, les perspectives de croissance pour 2026, pour l'ensemble de la région pour ces pétromarchies étaient de 4,4 %. Après moins de 20 jours de guerre, elles sont désormais de 2,3 % pour l'ensemble de l'année. Et si évidemment ce Détroit d'Ormous reste bloqué, ce pourrait être pire.
Il faut donc réagir. C'est ce que disent ou commence à dire les principaux responsables de ces pays de manière d'abord indirecte. Alors la question que vous posez, elle est très importante, très intéressante.
Vous savez qu'il y a un véritable effort financier colossal qui est réalisé par ces pays de golf depuis quelques années en matière militaire. Je crois que l'Arabie Saoudite, c'est le 5e budget mondial en matière de dépenses militaires. Euh beaucoup d'investissements, ce sont des armées très modernes, très bien équipé, avec des ressources en homme assez limitées. 200000 hommes, je crois, pour l'armée saoudienne, 15000 seulement pour le Qatar, 65000 pour les Émirats mais ce sont des armées très bien équipées mais qui dépendent aussi beaucoup évidemment des États-Unis, des alliés.
Vous savez qu'il y a beaucoup de base militaires dans la dans la région. Donc si ces monarchies venaient à se mettre en guerre, ça pourrait être évidemment un signal fort et positif pour les Américains, mais elle pourrait essuyer davantage de feu côté iranien. Donc elles sont peut-être aussi en train de de manier, comme le fait Donald Trump depuis depuis le début de cette guerre, la carotte et le bâton.
Je vous rappelle qu'il y a moins de 48 heures, les les Qataris disaient toujours aux Iraniens, il est encore temps de négocier, de mettre fin à cette guerre. Les efforts diplomatiques sont toujours là. toujours possible sauf si évidemment vous continuez à nous frapper.
Merci infiniment Thomas Miss Raki depuis de avec Thiba Bruc que l'on salue également. Merci beaucoup à vous messieurs. Regardez les chiffres des pays du golf ciblés ces derniers jours, ces dernières heures.
Ces chiffres commencent à être franchement spectaculaires, ne serait-ce que pour les Émirats arabes dont je vous parlais à l'instant. Je vous laisse les découvrir et j'appuie avec le Wall Street Journal qui assure que désormais les pays du golf veulent que les États-Unis viennent bien à bout du régime. Revirement pour certaines situations et qui comme le rappelle le Wall Street Journal avait courtisé pendant longtemps Téran.
Vous pensez Pierre Servant que l'étape d'après ce sont des pays du golfe qui entrent dans la guerre ? Je ne sais pas mais je suis un peu dubitatif par rapport à cette cette hypothèse. Le c'est sans doute lié au point précédent, c'estàdire est-ce que véritablement on va basculer dans une guerre totale, c'est-à-dire avec les les toutes les emprises, les les champs d'exploitation du pétrole, du gaz et cetera.
C'est vraiment une dérive totale du conflit. Est-ce que à partir de ce moment-là, ces pays vont se dire "On va on va entrer en guerre ?" C'est pas très simple parce que ce sont pas des pays guerriers.
Alors, j'exagère parce que par exemple l'Arabie Saoudite au Yémen euh euh est est et est est intervenue et a a conduit des des opérations avec succès. Ça a pas très bien marché. Ça a pas très bien marché.
Pas pas pas très bien. Ça a pas très bien marché. Bon, donc il y a un problème un peu cré de crédibilité.
Comme l'a dit Thomas Misraki, il y a énormément de matériels qui ont été achetés mais pas beaucoup d'hommes pour les servir. Et ce ne sont pas la population immigrée, pakistanaise, Magladéchie et cetera qui va les prendre position dans les bateaux, dans les chars et cetera. Donc il a un petit problème.
Et je vais vous raconter une anecdote sans comment dirais-je vouloir avoir un regard de déigion sur les armées de ces de ces de ces pays mais que je crois pas complètement formaté aguéri psychologiquement à faire face à à ce à quoi nous assistons. Vous avez eu dans l'armée de l'air saoudienne a eu de nombreux formateurs occidentaux et il se trouve qu'un jour j'ai pu échanger avec un un de ces formateurs occidentals, je dirais pas le le pays qui formait des pilotes d'Arabie Saoudite. La plupart des pilotes étaient des fils de grande famille saoudienne.
La chasse, la chasse, c'est comme ça qu'on appelle l'aviation, c'est quelque chose qui parle à un prince parce que la chasse au faucon, c'est un sport, c'est quelque chose qui est qui est un attribut de de de royauté en quelque sorte. Donc les des gars super, très bien formés, très allant et cetera. Mais c ce ce formateur et qui s'était recoupé par d'autres me disait il bosse pas le weekend.
Le weekend c'est la chasse au faucon. Bon en semaine, c'est pas trop tôt le matin, pas trop tard le soir. Ce sont des princes ou des familles princières, c'est-à-dire que ils vivent un train de vie où ils vont pas, entre guillemets s'emmerder sur des drills, des entraînements extrêmement durs et brutaux et cetera.
Il disaient voilà donc ils ont tout ce qu'il faut, sauf que ils ont pas du tout envie de se faire mal. Ils ne pensent pas qu'il soit nécessaire de se faire mal parce qu'ils n'imaginent pas. C'était bien avant ce qu'on vient de voir.
Mais voilà, c'est c'est important de l'avoir, c'est dissuasif. On a quand même le le cimter cheit iranien qui est en train de se constituer. Il faut quand même faire attention.
Mais la perspective d'entrée en guerre, je pense qu'ils en sont très loin. Donc on on verra mais je suis pas certain que toutes les conditions soient soient réunies. Et en tout cas, ils doivent se s'arracher les cheveux, se creuser la la tête en ce moment pour dire qu'est-ce qu'il faut faire.
Je dois vous prévenir qu'on me on m'indique qu'on aperçoit Donald Trump bientôt à l'image puisque il doit décoller, prendre la direction de de Lower pour accueillir un nouveau cercueil de soldats qui est mort. qui est mort au combat et vous le savez, il parle quasiment chaque jour Donald Trump. Donc on va attendre de voir s'il répond aux questions des journalistes à cette occasion.
Donc nous restons très concentrés sur cet objectif mais ça ne m'empêche pas d'être concentré sur vous. Elisabeth [rires] qu'en pensez-vous est-ce que l'étape d'après, c'est l'entrée des pays du golf dans la guerre ? Je je rajouterai alors on a vu des déclarations, on a vu même les déclarations GCC avec le Royaume-Uni on réserve le droit de répondre et on remercie par exemple nos allés européens de de venir nous aider.
Euh non seulement même s'ils sont plus ou moins bien entraînés, même s'ils aiment pas se lever tout le matin, on a vu un peu au Katwait ce que ça donne, on a vu quand même quelques image en direct du président américain, pardonnez-moi. Allez-y. Je vous en petit souci par rapport aux Américains justement des des pilotes de chasse mais surtout avec enfin je pense en Iran aujourd'hui avec autant d'avions américains et israléliens dans les airs, je ne suis pas convaincu qu'ils ont besoin de de qui vont faire appel par exemple à au aux avions des pays de golf pour les aider en tout cas dans ce type d'exercice. déjà se défendre, je pense qu' est très important pour eux et c'est ça leur principale activité aujourd'hui.
Je pense que vous l'aurez compris chers téléspectateurs. Donc Donald Trump aujourd'hui, c'est presque exceptionnel désormais ne prend pas la parole au sujet de de l'Iran, mais la journée est loin d'être terminée pour le président américain. Donc restez bien sûr avec nous pour suivre le la suite des développements.
Tout petit mot, c'est possible par rapport à ce que dit Ellisabeth qui est très très juste. Il faut bien comprendre aussi que si par si par hasard, enfin sera pas par hasard mais si ces pays rentrent, les pétrom monarchie rentrent dans la guerre en terme de de de commandement, de planification, d'intégration des forces des autres pays, c'est alors les Américains sont capables de le faire, contrôler une commande et cetera, mais c'est un il va falloir mettre en place des États-majors particuliers avec des officierson de liaison de tous ces pays. C'est pas complètement simple à organiser d'intégrer des qu c pays qui pourraient participer à la bataille. le très court.
On a juste euh on oublie de préciser que bien sûr qu'en ce moment les pays du golfe sont attaqués par l'Iran et donc sont des ennemis de l'Iran. Mais tout est très très imbriqué dans la région. Un seul exemple, le site que vous avez mentionné de de South Farce qui a été bombardé, il est commun entre le Qatar et l'Iran.
C'est pas juste l'Iran qui exploite ce gaz. Les Qataris, ils sont furieux de ce bombardement. Donc c'est pas si simple que ça.
C'est le Dubaï est une plaque tournante de l'argent de la République islamique. Pour eux les l'Iran est à la fois un ennemi mais aussi un partenaire financier. Donc le Qatar par exemple le bombardement du du site gazier, ça les amuse pas du tout.
Ça les incite pas à rentrer en guerre contre l'Iran parce qu'il trouve que là les Israéliens vont un peu trop loin. Alors avant de vous dire pourquoi la stratégie américaine en Iran potentiellement prend l'eau au propre comme au figuré, je voudrais juste vous entendre quand même Michel Scott, cette région vous la connaissez parfaitement. Est-ce que vous partagez euh les doutes quant à une nouvelle déclinaison de la guerre impliquant des pays du golf ?
Oui, oui, oui. Euh pour toutes les raisons que Pierre et Lucas viennent de d'expliquer, euh je pense que je pense que le le doute qu'ils ont porte sur la le reste de l'agenda. On n pas ils n'ont pas d'information là-dessus, ils ne savent pas.
Mais ce qui apparaît assez clair aux yeux de tous et donc des des principautés aussi du golf, c'est que s'il faut attendre la chute du régime pour sécuriser à nouveau faire repartir l'économie, sécuriser le D3 et cetera, le coût sera exorbitant. C'estàd que ce sera au-delà de tout ce qu'on peut imaginer avec des conséquences effectivement mondiales, pas pas simplement continentales. Euh donc moi mon intuition c'est plutôt qu'on regarde du côté de Washington et qu'on probablement qu'on fait du un peu de lobbying pour que pour que les choses s'arrêtent du côté américain dans un horizon raisonnable.
Exactement. On va regarder du côté de Washington désormais dans cette émission. Et pourquoi dis-je que la stratégie de Donald Trump semble prendre l'eau propre comme au figuré ?
Et bien c'est parce que c'est l'histoire quand même de ces dernières heures également. Le grand porte-avion le plus grand, le plus fort. Le SS Géral Ford souffre de plusieurs problèmes.
Il va même devoir mettre le cap direction la Crête pour des réparations pour au moins une semaine. Il est déployé en mer rouge. Il joue un rôle majeur mais là encore compter sur le colonel Père de Young pour aller plus loin.
Colonel, que s'est-il passé il y a une semaine ? Un incendie qui n'a rien d'un Odin c'est déclaré. C'est ça colonel.
Alors c'est comment dire ? C'est un portavion qui est énorme qui a été mis à l'eau en 2017. Donc c'est un gros bateau qui a été inauguré par par Trump au passage.
Donc c'est un bateau qui est en fait ils en ont 11 comme ça à peu près. Donc en fait c'est un bateau qui est vraiment suryé. Pourquoi il est surloyé ?
Parce que ce bateau est arrivé il donc il y a quelques semaines déjà. Enfin quelques jours on va dire Méditerranée. Il a passé le canal de Suèse et là il est en mer rouge, il est tombé en panne enfin un problème d'incendie, un problème d'entretien et cetera.
Et pourquoi ? Parce que ce sont des bateaux aujourd'hui qui sont suryés. Vous avez 4000 hommes à bord et donc en fait 4000 hommes qui vivent dans un petit espace pendant des mois et des mois.
Donc ce surloi des du des des bâtiments, des avions, des installations tout simplement fait que le bateau s'use. Et vous savez qu'un bateau c'est une machine extrêmement élaboré et et extrêmement sophistiquée. Donc il faut le mettre en ce qu'on appelle euh au carénage ou en hyper régulièrement.
Donc ça s'entretient et là visiblement il a sauté des étapes. Il lui manque quelques semaines, quelques mois. Donc j'imagine que la machinerie, la machine, le bateau est fatigué et les équipages sont fatigués parce que je vous rappelle ça fait 8 ou 9 mois qu'ils sont à bord.
Alors euh le général, il va quitter le la zone ce ce Navi, hein. Alors, c'est le vrai problème des Américains parce que ce bateau porte actuellement en gros une soixantaine de soixantaine de d'avions. Donc, ils vont ils vont le ramener, il va repartir aux États-Unis pour être entretenu.
Mais il va pas au au large en crête. Encrête, autant pour il va en crête. Mais rassurez-vous, l'équipage va changer.
Donc, j'imagine uneoria uneoria de d'avion qui va arriver pour changer l'équipage. Il y aura 4000 hommes à bord. C'est pas un petit équipage avec quelques centaines d'hommes. 4000 hommes à bord, faut le changer.
À part même le commandant du bateau risque de changer. Donc très concrètement c'est une révolution et dans tous les cas, il va rester en crête un certain temps et être je dirais entretenu. Si veut dire qu'il sera pas utilisé pendant plusieurs semaines.
Mais par ailleurs, il y a des renforts qui continuent d'arriver dans la zone, des renforts américains. Alors il y a il y a deux il y a deux portesavion qui sont actuellement sur place, on va dire ça comme ça. Donc il fera avec ça.
Maintenant, s'il en veut un troisème, il faut qu'il aille le chercher quelque part et qu'il le fasse hab dans dans la région. Aujourd'hui, il est temps de transit à 30 nœud si vous voulez le bateau, en gros 1000 km par jour. Ça fait que il faut compter entre une semaine et 10 jours pour qu'un autre porteavion arrive.
Donc aujourd'hui, si vous voulez très concrètement, le fait que ce porte-avion s'arrête, c'est un manque de moyens, en gros 60 avions de moins capables d'agir directement sur la zone dans la zone des combats. Merci beaucoup colonel de Père Deyong. Pierre Servant, je me tourne vers vous.
L'impact quel impact selon vous de ce retrait dans les faits concrètement militairement mais et symboliquement également ? Bah symboliquement c'est très fort. D'autant plus que la presse américaine explique que il y a eu un un des problèmes très sérieux sur les les toilettes 4000 personnes à bord et il y a eu après un incendie majeur qui a qui serait partie de la buanderie.
Donc là, vous avez dans les les portesavion ou les bâtiments de la marine, j'ai vu ça, si vous voulez, des des des lave-linges. Alors, c'est pas ceux des des pressing que vous voyez et cetera, c'est des énormes trucs qui qui lavent le linge de tous ces équipages et cetera. Le feu est parti de là et vous avez un certain nombre de banettes, c'està-dire de de couchages qui ont été cramés.
Euh alors il y a les chiffres varies entre une centaine. Alors ce sont des banettes des banettes chaudes. Alors elles sont pas chaudes parce qu'elles brûlent mais une banette chaude c'est une banette qui est occupée euh h24.
C'est-à-dire que vous avez deux marins pour une banette. Donc le le gars euh fait sa rotation ou la femme hein parce que il vient des femmes euh dans dans la marine et il va se coucher. Celui qui dormait prend sa suite et cetera.
Donc c'est des banettes tournantes et donc vous avez une partie du couchage qui a été cramé. Donc ce qui fait que c'est impossible de vivre à bord. Alors sans se laver, ça encore ça peut ça peut fonctionner mais avec des toilettes bouchées niveau c'està-dire que l'équipage obligé de faire la queue, vous pouvez pas faire des opération militaires en en ayant une queue aux toilettes et sans pouvoir dormir.
Donc et alors pourquoi ces sabotages auraient eu lieu pas par soutien à l'Iran ? C'est pas une action des passes d'aran portavion. c'est que comme ces marins sont à la mer depuis 9 mois, plus de 9 mois et qu'ils ont appris que ils resteraient sur zone certainement jusqu'en mai.
Donc ce qui donne une indication aussi de l'idée de jusqu'à quand enfin dans l'esprit américain ça pourrait durer. Là il y a un Sardan qui ont dit "Attendez là c'est ça va pas marcher. Vous avez des personnes qui ont pas pu se marier, qui ont pas pu aller aux obsèques de leur père, de leur mère et cetera ça.
Voilà donc voilà la guerre c'est aussi ça. On parle souvent de la logistique de des aspects humains à la guerre. C'est ça.
Et plus vous avez de personnel et de bâtiments, bah plus vous multipliez les multipliez les risques de problèmes. Symbole du bourbier. Déjà en arrivant, il avait le problème des WC.
Je pense que ça ça montre aussi à quel point peut-être le fameuse organisation américaine faillit dès le début. C'est-à-dire on en voit peut-être pas un navire qui déjà avait des problèmes techniques quand même assez importants comme Pierre disait et ne pas avoir des toilettes qui fonctionnent en plein milieu d'une guerre. Je crois que la la le il fallait attendre 45 minutes pour aller aux toilettes quand même.
Euh c'est c'est quand même énorme. Euh si on rajoute à ça, que ça soit par euh un incendie euh intentionnel ou ou une incendie parce que il peut avoir des accidents sur ce type de navire, euh moi j'ai entendu 600 personnes qui peuvent pas euh dormir. Donc on déjà à la base il y avait un problème à rajouter à ceci.
On on a quand même l'impression que bah il envoie tout le monde aux France sans vraiment de planification. Ces gens auraient dû rentrer à la maison après Venezuela et c'est ça la base du problème. Et le Gérald Ford qui est en en lui-même un symbole puisque c'est le trait d'union entre deux crises qui au final n'ont strictement rien à voir mais c'est celui qui était déployé dans les Caraïbes en des semaines de préparation à l'intervention au Venezuela.
Donc ils étaient déjà là hein ces hommes avec c'est le bateau qui détruisait les les vedettes. Les vedettes. Ouais. en tout cas des appareils qui venaient de là.
En tout cas, il était basé, il était dévolu à cette mission là et puis et puis transféré en quelques jours vers le vers le Moyen-Orient euh avec derrière l'idée peut-être encore une fois la Maison Blanche, les mêmes méthodes auraient les mêmes résultats et ça n'a rien à voir. Les n'a rien à voir. Et ce porte-avion, pardon avec cette question, j'insiste, devient-il le symbole d'un d'une présence en Iran qui se transforme heure après heure un peu plus en piège pour l'administration américaine ?
Et ben en tout cas, ça va parler beaucoup au-delà des aspects militaires et logistiques qui ont été évoqués. Ça va parler beaucoup à une grande partie des Américains. C'était une partie importante pour l'électorat de Trump qui sont les vétérans parce que les vétérans qui étaient Michel parlait de de l'Irak qui sont aujourd'hui tous, on va dire plutôt de notre génération, les soldats qui étaient qui qui qui faisaient la guerre.
Aujourd'hui, ils ont une cinquantaine, une soixantaine d'années. Ceux-là, ils se disent "Mais attends, qu'est-ce qui est en train d'arriver à nos copains marins là, au fils de nos copains ? On les envoie sur un bateau.
Effectivement, ils ont déjà passé des mois au large du Venezuela. On les envoie en Iran. Les toilettes ne marchent pas, il y a un incendie.
C'est vétéran. C'est un c'est une partie de l'électorat extrêmement important. Il y en a dans le gouvernement.
On a vu ces derniers jours qu'il y a quelques voix qui commencent à s'élever y compris de gens qui sont d'ancien militaires américains et qui disent cette cette affaire n'est pas correctement menée. Elle est menée d'un point de vue politique mais on n'a pas suffisamment pris en compte les aspects militaires. Et ça ça peut gêner peut-être pas Trump mais autour de lui un certain nombre de gens.
Ah oui, je je lève le doigt moi-même parce que il y a il y a Sonia Drid qui nous attend du côté de la Maison Blanche. Sonia Drid, merci beaucoup d'être avec nous en direct. Journaliste accrédité à la Maison Blanche.
Et une fois n'est pas coutume, Sonia Drid, je vais vous interroger non pas parce que le président américain a parlé mais parce que le président américain n'a pas parlé, ce qui est assez exceptionnel ces derniers temps. C'était un jour une déclaration. Comment on explique est-ce que le président américain a décidé de revoir sa communication ?
Votre analyse depuis la Maison Blanche ? Alors, je pense pas qu'il a décidé de revoir totalement sa communication, mais c'est vrai qu'on était beaucoup à être assez surpris parce qu'en général, il aime beaucoup prendre des questions euh avant ses départs. Là, vous pouvez le voir, on est encore pas mal de journalistes dans la salle de presse parce qu'on revient de la pelouse sud de la Maison Blanche d'où il a décollé pour la base de Dover dans le Deware pour assister au retour des dépouilles des six aviateurs qui ont été tués le 12 mars.
Et et bien il s'est arrêté, il nous a regardé, il nous a salué et puis accompagné notamment du secrétaire à la défense exet, ils sont monté donc dans marinoine direction la la base américaine. Mais c'est vrai que c'est assez rare et qu'on avait l'impression qu'il n'avait pas envie de s'étendre sur certains sujets peut-être aujourd'hui. Merci infiniment Sonia Driedy, correspondante accrédité à la maison blanche.
Alors on me dit qu'il descend de l'hélicoptère par ailleurs. Il est arrivé. Alors, on verra si cette fois il répond aux questions des journalistes.
Et alors là, je reviendrai vers vous pour savoir pourquoi Donald Trump a tenu tel ou tel propos. Voilà, on continue de suivre tout ça ensemble. Merci beaucoup Sonia Dredy.
Maintenant, je voudrais qu'on en vienne à nos informations, à nos révélations sur les premiers actes en tout cas les premières menaces liées à l'Iran, en Europe et en France. Cellule terroriste dans le viseur du renseignement français ou encore plus. Nos révélations, c'est avec vous.
Ce sont vos révélations en réalité. Guillaume Farm, merci beaucoup d'être avec nous pour les porter. Euh il y a déjà, c'est ce que vous nous racontez, des signaux faibles et un peu plus forts qu'il faut regarder avec beaucoup d'intention.
Oui, effectivement euh on avait déjà parlé, hein, de la menace iradienne en France en évoquant des faits qui s'étaient produits pour certains en 2018, pour d'autres en 2023 et 2024 en France. Là, ce que l'on peut révéler, c'est ce qui s'est passé ailleurs qu'en France, mais chez nos voisins immédiats aux Pays-Bas, en Belgique, en Norvège un petit peu plus éloigné. ces derniers jours, quand on parle des derniers jours, c'est les 8, 9 mars, 13 mars, 14 mars, ça se rapproche de nous dans le temps.
Il y a eu des attentats, on peut les qualifier comme tel, avec des engins explosifs. Dans le cadre de la Norvège, c'était à Oslo, c'était à proximité de l'ambassade américaine. Et puis pour ce qui s'est passé à Liège à Rotterdam et Amsterdam, c'était dans certains cas des synagogues, dans d'autres une école confessionnelle juive.
à chaque fois le même mode opératoire, ça se passe plutôt la nuit quand les bâtiments sont désaffectés et ces engins explosifs vont occasionner des dégâts exclusivement matériel pour l'heure. Ça c'est pour ce qui s'est passé. Maintenant, il y a eu des revendications.
On a deux communiqués euh qui ont été qui ont été publiés avec à chaque fois deux vidéos qui reprennent la vidéo de ce qui s'est passé. Elles sont diffusées là. Donc on voit les explosions et puis il y a associé à ces vidéos un certain nombre de d'inscriptions qui revendiquent ces ces actions à caractère terroriste avec l'apparition d'un nouveau groupe djihadiste plutôt d'inspiration chit, le MV pour mouvement islamique euh des croyants vertueux.
C'est ça, je cherchais le dernier qualificatif croyant vertueux. Le logo, il est assez intéressant parce que c'est un logo noir qui emprunte à la fois au Esbola et au gardien de la révolution. Donc on est vraiment dans une iconographie.
Alors vous voyez le le bras levé qui tient qui tient une arme. Ça c'est assez caractéristique dubola. On est dans une iconographie assez cheit même croyant vertueux c'est aussi assez rigoriste plutôt de de d'obédience d'obédience cheit.
Et ce mouvement-là euh a revendiqué sur les réseaux sociaux à travers deux vidéos ces ces deux attaques. Donc ce que l'on nous on peut dire c'est que la DGSI évidemment en tant que service chef de fil la lutant touriste en France regarde, observe, a pris contact avec les services partenaires belges et et néerlandais mais que on a là ce qui pourrait être un début d'action terroriste téléguidé par l'Iran qui viserait à riposter envers qui ? d'abord envers les Israéliens et on peut ou quand c'est pas les intérêts israéliens, ce sont des Européens de confession juive mais dans l'esprit iranien, il y a évidemment un lien et on peut relier ça avec ce qui s'est passé en France en 2023-2024.
On l'avait déjà dit he sur ce plateau, en 2023 et 2024 en France, il y a eu six incendies volontaires qui ont été téléguidés par l'Iran et l'Iran avait recruté des des jobers comme on dit dans le milieu du banditisme plutôt en lien avec la DZ mafia via Snapchat et leur avait désigné des cibles et il y avait ainsi eu six incendies d'entreprises qui étaient dirigées possédé par des franco-israéliens en France. Donc on voit ces ces tentatives de passage à l' de passage à l'action qui se renforce, qui se rapprochent dans le temps et maintenant on a un groupe terroriste, en tout cas qualifié comme tel qui a revendiqué deux actions, une à Rotterdam et une à Liège. Alors merci beaucoup pour les informations Guillaume Fard.
Quand le ministre iranien Raki dit encore ces dernières heures "La guerre va frapper tout le monde, il faut le prendre extrêmement au sérieux, peut frapper tout le monde, peut nous frapper nous sur notre sol, le sol européen, le sol français ?" Alors la réponse est est oui. Alors que il faut pas paniquer ça.
Mais c'est une réalité. Ce qui ce qui vient d'être dit montre que l'Iran, quand on le qualifie d'État totalitaire et terroriste, c'est un état totalitaire et terroriste et depuis très longtemps. Et les ambassades iraniennes un peu partout dans le monde sont des officines dans lesquelles il y a des personnes qui agissent pour déstabiliser ou pour monter des opérations ici ou là.
Ce qui me frappe aussi dans ce qui vient d'être dit, c'est le parallèle qu'on peut faire avec la Russie allié de de l'Iran, c'est-à-dire que ce sont la Russie étant pour moi aussi un régime totalitaire, ce sont des pays qui sous-traitent une partie de leurs actions terroristes. c'estàd qu'ils vont p on a eu en France notamment des actions qui n'ont pas conduit à la mort de citoyens français mais qui sont des opérations de déstabilisation psychologique qui jouent sur l'antisémitisme qui essa de fracturer la communauté nationale en jouant là-dessus et on a vu que c'était des bulgares, des moldaves et cetera c'est sous-traité de façon à amplifier la la je dirais la peur mais je pense que dans la période actuelle compte tenu de ce qui s'est passé avec la mort de de d'arij on peut s'attendre y compris par rapport aux intérêts américains. Je pense que ce qui reste du régime aimerait frapper un grand coup c'estàdire essayer de tuer une personnalité importante.
Donc je pense qu'ils essayent de voir comment atteindre Netaniaah, comment atteindre Trump, comment atteindre peut-être d'autres personnages américains ou des symboles américains très puissants. Frapper un bâtiment américain mais loin du théâtre parce que c'est un peu compliqué sur le théâtre. Donc oui, cette menace est sérieuse, il faut la prendre au au sérieux et heureusement, il y a une très bonne coopération européenne et la DGE, donc les services secret extérieur joue aussi un rôle pour voir euh voir venir la menace éventuelle euh au au plus loin.
Ellisabeth Cheppar spécialiste des questions de défense et de sécurité. Je vous voyais acaisser. Allez-y.
Ah ou juste. Il y a eu aussi une arrestation au Royaume-Uni à à à des un attentat prévu sur des cibles de la communauté juive ou ou ou des Israéliens. C'est c'est une tradition.
On pense à Bakou essaie de frapper à la fois l'ambassade américain et isranien. On pense à à Chypre ou à à à Bourgas. Donc c'est quelque chose qu'ils connaissent bien il faut le dire en France parce qu'on a la communauté juive la plus grande d'Europe aussi.
On a assez de synagogues, assez d'écoles juives pour aussi sur servir euh deun certain nombre de cibles. C'est aussi ça qui fait à la fois pourquoi la les Russes peuvent jouer sur c ce ce cette questionlà de l'antisémitisme pour essayer de déviser mais aussi pourquoi les les Iraniens et leur proxy peuvent effectivement avoir un certain nombre de cibles en France. parler vers vous juste après ce qu'on dire aussi pour compléter c'est que là on a des actions qui sont revendiquées mais qui peut-être opportunément n'ont pas fait de victime au-delà des dégâts matériels.
Ce que l'on ne peut pas prédire, c'est si on vivra en Europe ou singulièrement en France qui s'est passé à Austin il y a de cela quelques semaines, c'est-à-dire un individu plutôt isolé en rupture qui se revendique de la cause iranienne ou maintenant de ce MCV, nos nouveaux groupes terroristes qui qui sembleraient être nouvellement répertorié pour passer à l'acte. Et ça évidemment ça inquiète les services de renseignement. Allez-y colonel. dans les scénarios prévus, rappelons-nous, il y a une quinzaine de jours, il y a on avait bien évidemment prévu que les proxis pouvaient l'ensemble du Moyen-Orient pouvait s'agiter mais également en Europe, il y avait des cellules dormantes, on l'a tous dit sur ces plateaux.
Donc aujourd'hui, c'est un peu le scénario catastrophe. Faut reconnaître que si c'estes si ces réseaux s'animent, ça posera un vrai problème de positionnement de du rôle les uns des autres. On va s'interroger très sérieusement sur éventuellement une entrée en guerre parce que si c'est l'Iran qui nous menace directement, est-ce qu'on pourra est-ce que est-ce qu'on va dire "Bah écoutez, pas de problème, on laisse on est qu'en défensive. le mot défensif ne ne sera plus adapté à la situation si l'opinion publique française ou européenne réagit par rapport à ce genre d'attaque.
Très important ce point. Effectivement, ça créerait un changement total de de la tectonique de la guerre et nous obligerait nous à entrer dans la guerre ? Alors les exemples qu'on vient de citer là, on ne sait pas si les donneurs d'ordre sont até.
Ça peut être des cellules dormantes, ça peut être du terrorisme autogénéré. Effectivement, on en a plein d'exemples. On sait que ça a fonctionné avec le terrorisme, le djihadisme salafiste pendant pendant des années.
Ça peut être le cas ici aussi. Par ailleurs, le terrorisme d'État iranien, il est on le connaît sur et en France en particulier depuis les années 80. Donc on sait que ça existe hein.
Ils ont assassiné des gens ici. Il y a des équipes de tueurs, il y a Chapour Bactiar, alors Beou, le Dracard et cetera et cetera. Tout ça là, c'était commandité depuis et et commandé et préparé à Teran.
Ce qui est sûr, c'est que on est maintenant dans une logique, mais à mon avis déjà depuis pas mal de jours, peut-être même depuis la première semaine de guerre à Teron où on se dit ce problème ne sera pas que notre problème, ce sera le problème de tout le monde. Cette guerre sera la guerre de tout le monde, de nos voisins moyen-orientaux, mais aussi de l'Europe et bien sûr des États-Unis. Mais attendez, si je vous suis Pierre Servant et ce sera certainement la conclusion, ça veut dire que on sera obligé d'entrer dans cette guerre d'une manière ou d'une autre.
Ils vont nous y amener. Alors je je souhaite pas répondre à votre question. J'ai je je suis mal à l'aise avec ce type de de de de questions.
Il faut regarder les choses telles qu'ell tel qu'elles avancent et puis on on fera face. Euh comment dire si on on précise trop notre position, qu'on anticipe trop des risques d'escalade, finalement on offre aussi des arguments à nos adversaires. On dévoile nos cartes, on dit ce qu'on va faire et cetera.
Donc je préfère rester prudent. Ce que j'aurais simplement dire du côté des Américains euh qui est un peu inquiétant, ce qui me frappe dans leur mode de fonctionnement mode de fonctionnement de Trump et d'administration, c'est que ça rappelle furieusement les débuts de la guerre du Vietnam. Alors comparaison n pas raison, je suis historien de formation, ça va pas se terminer comme ça et cetera.
De l'arrogance. dire on va vous allez voir la puissance américaine et cetera le mensonge c'està dire plus ça foire que c'est difficile plus on on fait des communiqués de victoire et puis l'idée que quand c'est difficile on rajoute au pot la guerre du Vietnam ça commence par des bombardements aériens sans troupe au sol et des communiqués de victoire fabuleux puis comme ça marche pas on met des conseillers militaires auprès de l'armée du sud Vietnam fait des communiqués fantastiqu sauf que ça marche pas donc on rajoute des frappes on on envoie des défoliants et cet et cetera. Communité victoire, ça marche pas.
On met des troupes au sol et puis de plus en plus de troupes au sol, voyez et cetera. Alors encore une fois, la comparaison est on est très éloigné et cetera, mais dans la ça dure presque 10 ans psychologique. Ça ça dure d'abord 10 ans donc ça va pas ça va pas durer 10 ans.
Mais le démarrage, si vous voulez, l'arrogance le sentiment, l'ubrise de toute puissance Trump il fait que ça. Il à chaque fois non pas les alliés, moi j'en ai pas besoin, je les teste pour voir s'ils sont là ou pas. Bon ben ça si vous voulez dans l'histoire américaine ça a jamais donné des bons résultats.
Je vous remercie infiniment Pierre Savant d'être venu nous retrouver encore aujourd'hui. Merci infiniment Lucas Manger. Merci Elisabeth chez Partam toujours un plaisir.
Merci Guillaume Fard pour vos informations précieuses. Michel Scott encore une fois toute notre admiration et merci de nous avoir rendu visite sur ce plateau. Merci Colonel Pèreon.
Vous êtes vraiment formidable devant ce tableau. Attention vous allez être victime de votre succès avec nous. Merci à vous de nous avoir regardé.
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