ALEKSANDAR NIKOLIC : « Les Français n'ont plus confiance en la justice ! » (Europe 1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse partielle
Bonjour à vous et bonjour aux auditeurs.
- 2:04OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut le voir comme un ticket à l'américaine ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Alexandre Nicolique, Marine Le Pen qui a mis quand même un peu de pression, qui a mis les juges face à leurs responsabilités hier.
- 3:34OuverteRéponse partielle
Mais Alexandre Nicolique, s'il y a condamnation, admettons le mardi prochain, vous disiez, elle l'a dit elle-même, elle n'a pas peur. Et vous vous disiez, mais les idées vont continuer. Mais toutefois, est-ce qu'une condamnation ne va pas être un boulet au pied pour faire campagne ?
- 3:54RelanceRéponse partielle
Même si c'est Jordan Bardella qui mène la campagne.
- 5:34OuverteRéponse directe
Est-ce que cela aussi, ça peut gêner, ça va possible d'entrer en campagne si c'est lui qui...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13Invité politiqueFait
« Ah oui, que trois magistrats puissent écarter la candidate qui est donnée favorite à l'élection présidentielle, oui effectivement c'est inédit. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Oui on peut être inquiet quand on voit des chaînes qui ferment, quand on voit que la justice pourrait écarter la principale favorite à l'élection présidentielle. »
- 1:35Invité politiqueFait
« Mais ce qu'ils ne pourront pas écarter ce sont nos idées et le fait qu'aujourd'hui il y a une majorité de Français largement qui souhaitent qu'on applique ce qu'on propose sur la sécurité, ce qu'on propose en matière d'immigration, ce qu'on propose pour relancer l'activité économique et notamment la diminution de la pression fiscale. »
- 2:54Invité politiqueFait
« Elle a rappelé des évidences, l'extrait que vous venez de diffuser sur le bracelet, c'est assez évident que si on la confine chez elle avec un bracelet électronique et si elle n'a pas le droit de sortir pour faire campagne, il est difficile qu'elle soit candidate. »
- 3:07Invité politiqueFait
« On n'a jamais vu une candidate qui ne peut pas se rendre sur des marchés, qui peut-être ne pourra pas se rendre sur des plateaux télé. »
- 4:09Invité politiquePromesse
« Si vraiment, enfin, on change de politique avec une justice qui, là, était de plus en plus laxiste et qui ne le sera plus, avec les peines planchées, les peines minimales. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« Toute la réflexion qu'on a autour de ça et des mesures très claires sur l'immigration, où on voit des records du nombre d'entrées légales et illégales d'année en année. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Là aussi, évidemment, ce serait une rupture sur la baisse, enfin, de la fiscalité qui n'a fait qu'augmenter depuis 40 ans dans notre pays. »
- 6:23Invité politiqueChiffre
« D'ailleurs, il y a une rupture de confiance. Vous avez 80% des Français aujourd'hui qui n'ont plus confiance en la justice. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Vous avez pour les mêmes faits des condamnations qui n'ont rien à voir avec François Bayrou. Et même pour Jean-Luc Mélenchon, pour les mêmes faits, il semblerait que les poursuites soient abandonnées. »
- 8:51Invité politiqueFait
« C'est absurde et d'ailleurs, elle ment en mode Bréjon, puisque c'était possible de le faire les 11 et 25 avril. »
- 9:37Invité politiqueFait
« Et d'ailleurs ça me permet de corriger ce que le journal Le Monde a écrit. Le journal Le Monde a dit qu'on soutenait le 2 mai. Non, Julien Sanchez était présent, nous a représenté, c'est notre directeur de campagne, sur ces discussions. »
- 15:01Invité politiqueFait
« Il s'agit de gens qui sont accusés de crime, donc de mineurs de 16 à 18 ans accusés de crime. »
- 15:52Invité politiqueChiffre
« qu'on est passé de 10% de crimes commis par des mineurs à 19%, donc près de 20%. »
- 20:10Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui les climatiseurs c'est 1% des émissions de gaz à effet de serre. »
- 22:17Invité politiqueChiffre
« Alliance a dit que ça allait coûter 210 milliards jusqu'à 2030. »
- 22:35Invité politiqueChiffre
« On était capable en 2005 de produire 569 TWh par an. Aujourd'hui on est à 540 TWh. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic67 %
- Présentateur20 %
- Locuteur 73 %
- Locuteur 53 %
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Europe 1 Info, 13h-15h, Clélie Mathias. Bienvenue sur Europe 1 si vous nous rejoignez, c'est la suite d'Europe 1 Info avec les grands entretiens politiques. Dans une demi-heure je recevrai Arnaud Péricard, porte-parole du parti Horizon, maire de Saint-Germain-en-Laye. Mais tout d'abord c'est Alexander Nicolique, député européen, porte-parole du Rassemblement National, qui est en studio. Bonjour.
Bonjour à vous et bonjour aux auditeurs.
Et on va commencer forcément par les déclarations de Marine Le Pen. On est à 5 jours maintenant de cette décision de la Cour d'appel de Paris concernant le procès des assistants parlementaires du Front National. Écoutez ce qu'a dit la chef de file des députés RN.
L'éligibilité elle se mesure au jour de l'élection. Donc bien entendu si je peux être candidate, je serai candidate. Pour peu que je puisse faire campagne. Je pense que quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements. Et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique. Donc je pense que les magistrats sont bien conscients, si vous voulez, qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet.
Marine Le Pen qui a été sur LCI hier, qui a dit que ne pas redouter et n'avoir pas peur finalement de ce jugement, c'est assez inédit quand même dans l'histoire politique française. Une telle situation ?
Ah oui, que trois magistrats puissent écarter la candidate qui est donnée favorite à l'élection présidentielle, oui effectivement c'est inédit. Et tout à l'heure votre collègue parlait de Français qui s'inquiètent pour la démocratie. Oui on peut être inquiet quand on voit des chaînes qui ferment, quand on voit que la justice pourrait écarter la principale favorite à l'élection présidentielle.
Mais ce qu'ils ne pourront pas écarter ce sont nos idées et le fait qu'aujourd'hui il y a une majorité de Français largement qui souhaitent qu'on applique ce qu'on propose sur la sécurité, ce qu'on propose en matière d'immigration, ce qu'on propose pour relancer l'activité économique et notamment la diminution de la pression fiscale. Et ce qu'ils ne pourront pas écarter c'est évidemment qu'on a aussi un autre leader aujourd'hui qui est en capacité de gagner. Donc nous on sera prêt quoi qu'il arrive, quel que soit notre candidat pour enfin améliorer la vie des Français.
Est-ce qu'on peut le voir comme un ticket à l'américaine ?
Mais Marine Le Pen l'a dit d'ailleurs hier, elle a cet amour des Français qui restera et quoi qu'il arrive, quelle que soit la décision judiciaire, elle sera là pour accompagner évidemment, soutenir Jean-Anne Bardella. Et si c'est le contraire, si elle peut se présenter, et bien évidemment que ce ticket qui fonctionne continuera de fonctionner dans le même ordre avec justement ces deux personnalités qui sont les deux personnalités politiques préférées des Français et qui sont complémentaires.
Les deux apportent des choses qui peuvent être parfois un peu différentes et c'est ce qui fait aujourd'hui qu'on est aussi haut en plus de ces idées qui sont, comme je le disais, largement majoritaires dans l'opinion.
Alexandre Nicolique, Marine Le Pen qui a mis quand même un peu de pression, qui a mis les juges face à leurs responsabilités hier.
Elle a rappelé des évidences, l'extrait que vous venez de diffuser sur le bracelet, c'est assez évident que si on la confine chez elle avec un bracelet électronique et si elle n'a pas le droit de sortir pour faire campagne, il est difficile qu'elle soit candidate. On n'a jamais vu une candidate qui ne peut pas se rendre sur des marchés, qui peut-être ne pourra pas se rendre sur des plateaux télé. C'est évident qu'elle ne peut pas se présenter dans ces conditions. Donc on a la possibilité d'avoir un candidat qui lui pourrait faire campagne le cas échéant, mais il s'agit je pense d'une vraie véritable injustice d'écarter la principale candidate, celle que les Français attendent.
Et c'est une responsabilité pour ces trois magistrats qui est, comme vous le disiez en introduction, qui est inédite.
Mais Alexandre Nicolique, s'il y a condamnation, admettons le mardi prochain, vous disiez, elle l'a dit elle-même, elle n'a pas peur. Et vous vous disiez, mais les idées vont continuer. Mais toutefois, est-ce qu'une condamnation ne va pas être un boulet au pied pour faire campagne ?
Mais si dans le cas où elle serait écartée de la possibilité d'être candidate.
Même si c'est Jordan Bardella qui mène la campagne.
Non, parce que les Français ont bien compris aujourd'hui qu'il y a des enjeux pour changer leur vie au quotidien, que ce serait une rupture positive majeure dans l'histoire de la France contemporaine. Si vraiment, enfin, on change de politique avec une justice qui, là, était de plus en plus laxiste et qui ne le sera plus, avec les peines planchées, les peines minimales. Toute la réflexion qu'on a autour de ça et des mesures très claires sur l'immigration, où on voit des records du nombre d'entrées légales et illégales d'année en année. Là aussi, évidemment, ce serait une rupture sur la baisse, enfin, de la fiscalité qui n'a fait qu'augmenter depuis 40 ans dans notre pays.
Surtout ces enjeux-là qui concernent la vie des gens, évidemment que c'est ce qui fera la différence et c'est crucial dans le choix aujourd'hui qu'ils vont faire. Et ils auront l'opportunité, enfin, que leurs idées soient appliquées, qu'elles soient portées par Marine Le Pen, Jordan Bardella. Mais en plus, les deux, et tout à l'heure, vous me posiez la question, mais les deux restent à un niveau de popularité très élevé. Parce que les Français ont compris aussi qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
Donc ça ne peut pas détourner des électeurs, c'est ce que vous dites, s'il y a des affaires judiciaires et une condamnation.
Je crois aux enquêtes d'opinion, mais je crois surtout à notre capacité de défendre ces idées-là. Et je pense que, vous savez, Eleanor Roosevelt disait, les petits esprits parlent des gens, les esprits moyens des événements, les grands esprits des idées. Moi, je pense que les Français ont un grand esprit et ont envie enfin qu'on applique des idées qui vont dans leur sens et qu'ils souhaitent voir appliquées, même parfois depuis des années. Mais ils ont été trahis par beaucoup de gens qui ont été élus et qui ont fait le contraire de ce qu'ils avaient promis.
Alors, ce n'est pas le seul ennui judiciaire, puisque Jordan Bardella aussi est soupçonné d'emploi fictif, de dépenses irrégulières en lien avec Bruxelles. Il y a eu différentes perquisitions qui ont été menées ces derniers jours, que ce soit à Paris ou même dans d'autres pays européens. Est-ce que cela aussi, ça peut gêner, ça va possible d'entrer en campagne si c'est lui qui...
Non, mais les Français ne croient plus en ça. Vous savez, il y a une... D'ailleurs, il a porté plein de pourdiffamations contre certains médias qui avançaient des choses qui étaient erronées sur les accusations. Les Français voient bien qu'une justice qui n'arrive plus à les défendre sur des affaires parfois très graves, comme on l'a vu dans l'actualité récente, s'acharnent contre les deux personnalités qui sont en capacité de gagner et ils ont ce sentiment d'injustice. D'ailleurs, il y a une rupture de confiance. Vous avez 80% des Français aujourd'hui qui n'ont plus confiance en la justice.
Vous, vous y voyez un acharnement.
C'est évident que c'est un acharnement. Vous voyez des différences de traitement parfois pour les mêmes faits. Marine Le Pen l'a d'ailleurs rappelé hier dans l'émission qu'elle a pu faire avec Darius Rochemin sur LCI. Vous avez pour les mêmes faits des condamnations qui n'ont rien à voir avec François Bayrou. Et même pour Jean-Luc Mélenchon, pour les mêmes faits, il semblerait que les poursuites soient abandonnées. Donc, vous voyez qu'il y a une inéquité. Mais encore une fois, et depuis le début de cette émission, je parle vraiment et j'essaie de revenir sur ce qui concerne la vie des Français. Je ne veux pas qu'on s'apitoie sur notre sort. Les Français voient bien qu'il y a cet acharnement.
Mais en revanche, les Français doivent savoir que quoi qu'il arrive, on est très combatifs parce qu'on sait que l'année prochaine, comme je le disais, enfin, on va pouvoir améliorer leur situation. Et c'est pour ça qu'on se bat. Marine Le Pen le rappelait, elle disait qu'elle aura toujours cet amour pour les Français. Et elle se bat justement parce qu'elle aime les Français, comme Jean-Denis Bardella le ferait, le cas échéant, et pour enfin améliorer leur situation.
Et ils ne sont pas dans des petits jeux politiques où ils ne veulent pas s'apitoyer sur leur sort, parler de leur petit « moi », j'ai envie de dire, parce que ce qui les intéresse, c'est l'avis de tous les Français qui souffrent et qui souffrent de plus en plus.
Les Français qui voteront l'année prochaine, les 18 avril et 2 mai, les dates ont été fixées. Il y avait constitutionnellement une autre possibilité, les 11 et 25 avril, mais ce n'est pas donc cette option qui a été retenue après consultation des partis. Ça fait polémique. Écoutez, le chef de file des LR et candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, suivi de la porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie, Maude Bréjon.
Ce choix n'est pas neutre. On termine la campagne à minuit le vendredi. Le 1er mai, ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos. Il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ?
Je vous propose qu'on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles. Là encore, c'est un choix qui a été fait d'abord au regard de ce qu'impose la Constitution. Et ensuite, des consultations ont été menées avec les différents partis politiques. Je crois que là encore, il faut faire confiance aux Françaises et aux Français qui sauront faire le choix qu'ils estiment le meilleur pour eux.
Alexander Nicoli, est-ce que vous aussi vous estimez que ce choix qui a été fait, notamment de ce second tour, demain, le lendemain du 1er mai, n'est pas neutre ?
C'est absurde et d'ailleurs, elle ment en mode Bréjon, puisque c'était possible de le faire les 11 et 25 avril. Il y avait d'autres possibilités et d'être totalement dans les clous constitutionnels.
Ce qu'elle dit, c'est que ça tombait en plein, avec beaucoup de vacances scolaires, beaucoup de zones en vacances scolaires.
Si on fait le 18 avril, le 1er mai, peu de 2 mai, pardon, le 18 avril, toutes les zones seraient en vacances pour le premier tour. Donc, c'est absurde. Et le 2 mai, ça posera évidemment beaucoup de problèmes, parce que vous allez avoir, à partir du vendredi soir, l'impossibilité pour les partis politiques, les différents candidats de s'exprimer. En revanche, vous allez avoir tous les syndicats d'extrême-gauche qui vont se mobiliser, qui vont s'exprimer politiquement. Et on a vu là, pour les municipales où c'est déjà arrivé, il n'y a pas eu de remise en cause des différents scrutins, malgré cette mobilisation. Et en plus, vous avez un autre problème.
Et d'ailleurs, ça me permet de corriger ce que le journal Le Monde a écrit. Le journal Le Monde a dit qu'on soutenait le 2 mai. Non, Julien Sanchez était présent, nous a représenté, c'est notre directeur de campagne, sur ces discussions. Il s'est opposé au 2 mai. Et pour vous dire à quel point ils sont amateurs, Julien Sanchez leur a dit, mais est-ce que vous avez pu réfléchir au coût que ça va représenter ? Parce que c'est la veille des scrutins, qu'il y a l'organisation du scrutin, la mise en place. Et donc là, ça aura lieu le 1er mai.
Et donc les salariés vont devoir être payés deux fois plus, et parfois même selon les accords dans les différentes collectivités, c'est parfois trois fois plus. Et donc ça va représenter un coût. Il leur a posé la question, ils ont dit, ah oui, c'est vrai qu'on n'avait pas pensé à ça, mais ne vous inquiétez pas, on va gérer. Enfin, vous dire à quel point ils n'anticipent pas les difficultés qu'il pourrait y avoir.
Et c'est assez incroyable de se dire que les macronistes qui ont échoué sur tout et se sont trompés sur tout, j'ai fait l'énumération tout à l'heure, mais si on fait point par point, il y a plus d'insécurité qu'avant leur arrivée, il y a plus d'immigration qu'avant leur arrivée, il y a moins de couverture médicale qu'avant leur arrivée, il y a eu un écroulement économique encore plus depuis leur arrivée, sur le déficit commercial ou autre, eh bien ils auront réussi à se tromper, même sur le choix de leur date de départ. Ça en dit long sur cet échec collectif.
Mais est-ce que ça peut vraiment vous désavantager s'il y a une élection qui se tient le 2 mai ? Enfin, il y aura d'ailleurs, parce que maintenant c'est fait, que cette élection ait lieu le 2 mai. On est des gens sérieux.
Mais vous êtes donné favori dans les sondages, là ? On parle du coût, je parlais du coût que ça pourrait représenter pour les collectivités qui ne l'anticipent pas. Oui, mais vous ne pensez pas qu'au coût, j'imagine. Cette rupture d'équité parce que des syndicats vont pouvoir s'exprimer la veille du scrutin, et donc c'est absurde de faire ça le lendemain. On n'évoque même pas l'outre-mer, où là ça aura lieu carrément le 1er mai, et donc ça va présenter des difficultés d'organisation. Et donc ils n'y ont pas pensé non plus, apparemment.
Mais globalement, non, je ne pense pas que c'est ce qui nous empêchera, je l'espère en tout cas, de pouvoir remporter cette élection présidentielle, parce que je le disais depuis tout à l'heure, au regard des enjeux, on n'est pas en train de parler, de faire du commentaire et de la communication seulement. Vous savez, il y a beaucoup de Français partout qui nous disent « Mais vous savez, vous êtes notre dernier espoir.
Moi, je vais partir de la France sinon, parce que ça devient invivable, parce que je n'en peux plus de voir mes impôts augmenter, je n'en peux plus de voir cette insécurité augmenter, j'ai peur pour mes enfants, j'ai peur pour l'équilibre globalement et l'identité commune qu'on a, que j'ai connue plus jeune à cause de cette immigration. Sur tous ces sujets-là, il y a une attente qui est incroyable avec des Français qui souffrent. Et donc face à tout ça, moi je suis convaincu que les Français sauront voter pour le seul parti qui va être en capacité de les défendre, quel que soit notre candidat.
Alexandre Nicolique, député européen, porte-parole du Rassemblement national et l'invité des grands entretiens d'Europe 1 Info. Il est 2h15, c'est avec Lélie Mathias sur Europe 1. Et cette question, des mineurs accusés de crimes vont-ils sortir de prison en raison d'un vide juridique ? Alors, pour donner quelques éléments de compréhension, ça s'est passé lors des questions d'actualité au gouvernement, c'était au Sénat. La présidente LR de la Commission des lois, Muriel Jourdat, a alerté le gouvernement sur un vide législatif qui pourra empêcher, dès mercredi prochain, la justice de maintenir en détention jusqu'à leur... Non, c'était mercredi hier, c'est le 1er juillet, on est le 2.
Voilà, d'empêcher la justice de maintenir en détention jusqu'à leur procès des mineurs accusés de crimes. Écoutez, le journaliste Louis Ossalter qui a réagi à ce vide juridique, c'était dans Europe 1 Soir.
Les libérations possibles de mineurs qui sont soupçonnés d'avoir commis pour certains des crimes se produisent sur fond d'une explosion même du nombre de mineurs qui sont mis en cause dans des actes violents. Parce que ce qui augmente, c'est pas tant le nombre de mineurs incriminés dans la délinquance ces dernières années, c'est la gravité des actes qu'ils commettent. Homicide, tentative d'homicide.
C'est notamment une catastrophe pour les parquets qui ont sur leur ressort le trafic de drogue, donc on pense évidemment à Marseille, mais aussi à d'autres villes, parce que les organisations comme la DZ Mafia recrutent des tueurs à gage qui sont âgés de 13, 14, 15 ans, qui n'ont aucune conscience de ce qu'ils font, qui sont prêts à prendre une kalachnikov pour aller abattre sur commande. Donc c'est vraiment ce qui va se passer, une catastrophe dans le contexte d'explosion de la délinquance des mineurs, dont beaucoup sont impliqués dans des homicides, encore une fois, les tentatives d'homicide.
Alexander Nicolique, je voulais avoir vos autres commentaires.
Oui, alors effectivement, je parlais tout à l'heure du 2 mai et de l'amateurisme, là aussi, il s'agit d'un grand amateurisme. Le Conseil constitutionnel, ça fait un an qu'ils ont retoqué cette partie de la loi qui était proposée, parce qu'elle était alignée totalement sur la politique judiciaire sur les majeurs, par rapport aux majeurs. Et depuis un an, le gouvernement aurait dû reproposer une loi qui s'adaptait au Conseil constitutionnel. Ils ne l'ont pas fait. Et d'ailleurs, si ça n'était pas sorti dans la presse dans un premier temps, et comme vous l'avez dit, ça n'avait pas été évoqué au Sénat, personne ne l'aurait remarqué. Alors là, ils vont faire passer...
Oui, exactement. On propose un amendement dans l'examen du projet de loi de justice criminelle.
Oui, et donc ça devrait être fait avant le 21 juillet ou le 21 juillet, mais dans l'urgence, ils ne l'avaient même pas vu. Donc peut-être que ça aurait dépassé ensuite jusqu'à septembre, si ça avait été après les vacances parlementaires. Et donc, ils vont s'adapter. Et pour minimiser les faits, ils disent, ah non mais ça ne se concernerait qu'une dizaine de mineurs. Mais là, il faut savoir de qui on parle. Il s'agit de gens qui sont accusés de crime, donc de mineurs de 16 à 18 ans accusés de crime. Donc une dizaine qui ne passeraient pas par la case détention provisoire.
C'est-à-dire qu'ils vont être libérés alors qu'ils sont accusés de crime et relâchés avec un potentiel risque, notamment on sait dans les affaires liés au trafic de drogue ou à quel point ça peut être dangereux. C'est des gens qui ont tué, peut-être, potentiellement. Ils sont accusés, mais potentiellement. Donc déjà, on peut avoir des doutes sur le fait qu'il n'y en ait qu'une dizaine parce qu'on a vu à quel point ils se sont trompés à chaque fois quand ils ont voulu chiffrer dans d'autres faits liés à l'actualité récente. Mais ce n'est pas un enjeu mineur. C'est, je veux dire, encore une fois, potentiellement des criminels.
Et on l'a vu entre 2017 et 2025, c'était très juste quand on évoquait l'augmentation des crimes commis par des mineurs, qu'on est passé de 10% de crimes commis par des mineurs à 19%, donc près de 20%. Donc aujourd'hui, ça représente presque un crime sur cinq.
Donc c'est une faute majeure qui expose la société à un risque en laissant potentiellement de jeunes criminels dans la rue sans passer par la détention provisoire, même si c'est, effectivement, heureusement qu'il y a cette réaction, mais pendant quelques semaines, mais ces quelques semaines sont inadmissibles quand on veut lutter contre l'insécurité qui touche de plus en plus de Français, et notamment sur des affaires graves, comme on l'a vu avec l'affaire du jeune Louis récemment.
Ce qui risque surtout d'accentuer ce que disait Louis Salter, d'accentuer le divorce entre les Français et la justice.
Oui, mais...
Et la confiance qu'on a dans cette institution.
Non seulement, évidemment, par rapport globalement à la justice, où il y a une vraie rupture de confiance, mais là, c'est le ministère de la justice qui a commis une faute et qui essaie de minimiser la faute dans leur déclaration. Ils devraient s'excuser, c'est une faute majeure de laisser potentiellement des jeunes accusés de crimes dans la rue en disant juste qu'il s'agit d'une dizaine. Vous vous rendez compte que ces propos de relativisation de leur erreur sont particulièrement graves. Et surtout, qu'est-ce qu'ils ont fait depuis un an ? C'est-à-dire qu'ils parlent souvent d'il faut s'adapter au Conseil constitutionnel, nous, ce qu'on fait avec sérieux ou autre.
Et là, on a un gouvernement qui n'a même pas remarqué qu'il y avait un problème potentiellement, si ça n'était pas sorti dans la presse. Et après, il y a toute cette question, évidemment, d'un Conseil constitutionnel, sincèrement, qui retoque, qui avait retoqué cette loi et qui demandait une adaptation pour que ce ne soit pas repris avec un alignement sur la politique des majeurs. Mais à un moment, il faut que le Conseil constitutionnel soit aussi du côté des victimes, du côté des Français qui veulent qu'on fasse passer des lois qui protègent les Français.
Je trouve qu'il y a une part de responsabilité à la fois d'un Conseil constitutionnel qui est plus que tatillon alors qu'ils exposent les Français et un gouvernement qui fait preuve d'un amateurisme. On n'a même pas remarqué ce que le Conseil constitutionnel leur avait demandé.
Alexandre Nicolique, la canicule est désormais politique. On le sait, on en parle suffisamment. La chaleur qui devrait être de retour dès ce week-end dans le sud de la France surtout et en début de semaine sur le reste du pays. Troisième épisode de Forte Chaleur. En à peine plus d'un mois, les Français n'en peuvent plus comme ces Parisiens qui ont été rencontrés pour Europe 1 par Laura Legault.
Assise dans un parc, Patricia profite d'une parenthèse de fraîcheur avec ses petits-enfants avant le retour de la chaleur qui l'angoisse. J'avoue qu'on n'est pas prêts. Ça me fait peur parce que j'ai 65 ans et je ne suis pas de première jeunesse. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps pour la prochaine. Sa petite-fille Jade est en vacances demain soir. Fini les salles de classe étouffantes mais elle n'est pas rassurée pour autant.
C'est un peu épuisant sachant que ça ne s'arrête pas trop. Je pars en colou la semaine où il me fait très chaud donc j'ai un peu peur.
Un peu plus loin Thibaut déjeuner à l'ombre des arbres. L'étudiant ne s'est toujours pas remis de la précédente canicule.
Je suis encore un peu décalé et là encore un peu la fatigue des canicules. En à peine une semaine j'aurais préféré impiter un peu de la fraîcheur et surtout après un épisode de canicule pareil.
Dans son studio parisien les températures grimpent rapidement le ventilateur ne suffit pas.
Je pense que le meilleur serait la clim mais encore c'est un étang tout le monde veut en acheter du coup des ruptures de partout. J'aimerais bien je pense que je vais le voir quand même parce que j'ai bien envie de survivre à cet épisode de canicule.
Thibaut compte bien faire le tour des magasins parisiens. Il est prêt à tout pour s'équiper d'une clim avant le retour de la chaleur.
Alexandre Nicolique les écologistes veulent déposer une motion de censure à l'encontre du gouvernement pour sa gestion de la canicule. Et aussi peut-être de la clim d'ailleurs. En tout cas de la canicule. Il réclame aussi une commission d'enquête. Est-ce que le RN pourrait voter aussi cette motion de censure ?
Oui mais pas dans le même sens qu'eux parce qu'eux ils se sont plantés vraiment sur tout. Et d'ailleurs
c'est eux les écologistes.
C'est quand même intéressant de voir aujourd'hui que vous avez M. Jemen je crois du GIEC ou je n'aime j'ai un doute sur le nom mais donc du GIEC qui remet en cause justement aussi le fait qu'on n'ait pas eu un plan climatisation et qui dit que ça suffit en fait. Enfin on a des gens qui disent ah oui
c'est un outil une des solutions.
C'est évident en fait. Enfin je veux dire aujourd'hui les climatiseurs c'est 1% des émissions de gaz à effet de serre. Même si on multiplie par 3 ou par 4 ça pourrait être 3 ou 4 mais même pas parce qu'en réalité avec les climatiseurs réversibles vous consommez par exemple par rapport à un chauffage électrique l'hiver 50% d'énergie en moins. Donc on parle de quelque chose qu'il faut vraiment relativiser.
En revanche ce qui pollue beaucoup c'est les 51% d'émissions de gaz à effet de serre qui sont liées aux importations et qui sont la conséquence de normes de règles de taxes qui ont freiné totalement notre capacité de production industrielle et qui fait qu'on importe énormément notamment aussi les climatiseurs. Donc je reviens
à la cible si il y a une motion de censure contre le gouvernement au sujet de cette gestion de la canicule de la semaine dernière vous la votez ou pas ?
Je ne peux pas m'engager comme ça honnêtement mais ça me semblerait bien oui qu'on fasse un bilan de la gestion du gouvernement par rapport à comment on s'adapte justement à ce réchauffement climatique. Parce qu'on fait quoi en fait ? Il y a eu mille morts là sur l'épisode caniculaire avant. Donc on va laisser des dizaines de milliers de français mourir parce qu'on ne veut pas s'adapter de manière idéologique en ne mettant pas des climatiseurs et notamment des climatiseurs réversibles en n'aidant pas les français justement dans les lieux publics.
Non mais si je peux me permettre juste parce que j'ai entendu depuis le début de cette canicule des arguments de la part de représentants du gouvernement qui sont hallucinants.
Mais ils ont dépêché la 30 000 climatiseurs.
Oui mais c'est évidemment bien insuffisant et pourquoi ils ne l'ont pas fait avant mais sauf qu'il va falloir justement qu'il y ait un plan beaucoup plus massif. On a un retard qui est considérable.
Vous avez proposé un plan mais il est financé largement par les prêts à taux zéro. Comment vous estimez arriver à convaincre les collectivités ou les particuliers de faire justement des prêts ?
Non mais il y a deux types d'investissement. Déjà il y a un plan de 10 milliards de l'ordre de 2 milliards par an justement pour les crèches pour les écoles parce qu'on va faire quoi ? Juste si je peux me permettre moi je suis concerné par mes enfants. On va faire quoi ? On va faire en sorte que les enfants ne vont plus aller à l'école et puis si le réchauffement commence à partir d'avril les enfants ne vont plus aller à l'école les parents vont devoir aller chercher les enfants et ne plus travailler les gens vont s'arrêter de travailler. Alliance a dit que ça allait coûter 210 milliards jusqu'à 2030. On va laisser des dizaines de milliers de personnes mourir.
On va perdre 210 milliards avec un pays qui va encore plus se tiers mondiser parce qu'on ne veut pas s'adapter de manière idéologique et je finis juste sur un point. Ils ont dit qu'on n'avait pas la capacité de production électrique suffisante mais là ça montre une erreur magistrale. On était capable en 2005 de produire 569 TWh par an. Aujourd'hui on est à 540 TWh. On a baissé notre capacité de production électrique en investissant des dizaines et des dizaines de milliards dans l'éolien et le photovoltaïque. Ils se sont plantés sur tout et les écologistes notamment ont soutenu ça et c'est leur échec global.
Au vu de la canicule qui s'annonce pour la semaine prochaine on aura l'occasion d'en reparler dans le détail. Alexandre Nicolique député européen porte-parole du Rassemblement National.
Aleksandar Nikolic