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InterviewNathalie Arthaud· 27 janvier 2023 36 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

BFM-TV 23 janvier : je réponds au feu roulant des questions de 4 journalistes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Quel leçon vous ont tirées ce soir ? Quel intervenant vous a le plus convaincu ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Les femmes sont-elles les grandes perdantes de cette réforme ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Vous avez évoqué un rapport de force suffisant pour faire reculer le gouvernement. Comment le construire ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez que les syndicats n'aient pas appelé à une grève plus pérenne ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Vous parlez de la réforme comme d'une attaque contre le monde du travail. Pourquoi cette radicalité ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    La fin des régimes spéciaux est-elle une mesure de justice sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Nathalie ArthaudFait
    « on tourne en rond en tournant rond on a rien appris de nouveau vous n'avez rien appris ce soir »
  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « ce qui va permettre de débloquer tout ça ça va être ce qui va se passer dans la rue »
  • 1:30Nathalie ArthaudFait
    « toutes les réformes des retraites ont dégradé la situation des femmes »
  • 2:30Christophe BarbierChiffre
    « 60% des femmes qui sont bénéficiaires de la retraite »
  • 3:30Nathalie ArthaudFait
    « il y a pas de justice avec ce système parce que il y a pas de justice pour les femmes comme vous l'avez souligné mais il y a pas de justice non plus pour ceux qui ont travaillé dur avec un petit salaire »
  • 5:00Nathalie ArthaudFait
    « le seul problème de financement des retraites c'est que la bourgeoisie le grand patronat ne veut plus payer »
  • 7:30Nathalie ArthaudFait
    « le travail c'est comme ça qui explose le peuple »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et réforme des retraites dont nous allons parler jusqu'à minuit ensemble avec vous Natalie Arthaud bonsoir vous êtes la porte-parole de Lutte ouvrière en étant sombre jusqu'à minuit avec Christophe Barbier bonsoir Christophe Julie Graziani bonsoir bonsoir Alice et bonsoir à vous évidemment André je suis ravie de vous retrouver un mot d'abord sur ce débat que vous avez suivi Nathalie Arthaud quel leçon vous ont tirez qui vous a le plus convaincu ce soir bon à vrai dire je l'ai trouvé assez pénible ce débat voilà on tourne en rond en tournant rond on a rien appris de nouveau vous n'avez rien appris ce soir non non franchement voilà tout ce que Olivier Véran a essayé de de encore une fois voilà de faire de la mousse autour de mesures qui en fait sont vraiment destinés à à masquer l'attaque brutale sur les 64 ans l'accélération de de la cotisation donc non vraiment on fait du sur place on fait du sur place et encore une fois moi je suis convaincu que ce qui va permettre de débloquer tout ça ça va être ce qui va se passer dans la rue voilà ça va être ça va être la prochaine manifestation du 31 et puis toutes les actions qui qui préparent cette journée ça sera les grèves là oui un véritable rapport de force peut s'instaurer et peu effectivement faire pression sur le gouvernement ça j'en suis convaincu il y avait quand même deux fermes opposants à cette réforme face au porte-parole du gouvernement il y en a pas un qui vous a plus convaincu que l'autre bah non mais c'était un peu l'idée ce soir Jean-Luc Mélenchon trouve que Mathilde le panneau a survolé le débat ce sont ces mots évidemment que je me sens proche de beaucoup de ce que peut défendre et dire Mathilde moineau évidemment mais voyez autant le 19 janvier le soir du 19 janvier on a senti que le gouvernement faisait le dos rond que voilà il marchait sur des œufs et que voilà la pression était montée sur eux d'un cran c'est pas un débat comme ça qui va faire monter la pression sur le gouvernement ce qui peut faire monter encore la pression il faut la faire monter et moi ce que j'ai envie de dire à tous ceux qui sont mobilisés ou qui sont opposés à cette réforme c'est qu'il est possible il est possible de faire monter encore la pression on va parler justement des modalités de l'opposition dans ce genre dans ce genre de débat un sujet a évidemment occupé les discussions aujourd'hui qui étaient au cœur des critiques et au cœur aussi de ce débat c'est les femmes l'impact de ce de cette réforme pour elle depuis que Franck Riester qui est donc le ministre chargé des Relations avec le Parlement à parler d'une réforme un peu plus pénalisante pour les femmes évidemment toutes les critiques de l'opposition se sont focalisées sur ce sujet elles ont Bondy sur cette thématique olive Véran a encore répondu ce soir écoutez 60% des femmes qui sont bénéficiaires de la retraite est-ce que oui ou non ce sont 60% des bénéficiaires oui ou non je ne sais pas parce que oui ce qu'il dit Olivier Véran c'est que cette réforme elle va aussi corriger des inégalités pour les femmes est-ce que c'est pas un peu sexiste un peu ridicule pardon de parler d'une réforme sexiste ce soir est-ce que c'est pas un peu caricatural parce que quand il dit que 60 % des personnes touchées sont des femmes il ne dit rien du chiffre concerné il ne dit rien de est-ce que ça touche combien quelques milliers quelques centaines il n'en dit rien de tout ça et il y avait un aspect que moi je n'avais pas vu que Mathilde pano a assouligné c'est que y compris les femmes qui allaient à 63 ans elle cotisait y compris elle réussissait parfois à avoir une surcote à avoir et donc à améliorer un petit peu sa pension de retraite c'est fini et c'est d'ailleurs ça que souligné en fait Riester moi j'ai trouvé ça très très drôle la sortie de Harry Esther parce que si même dans les sujets là vous l'aviez déjà décelé dans cette réforme est-ce que vous l'aviez déjà décelé ce sujet là dans cette réforme pourquoi il a que Franck Riester dit cela pour que tout le monde en parle de toute façon c'est quand même c'est quand même pas compliqué toutes les réformes des retraites ont dégradé la situation des femmes voilà pourquoi parce que les femmes sont celles qui ont le plus de difficultés de toute façon pour avoir leurs annuités donc à chaque fois qu'on en rajoute que ce soit d'une façon ou d'une autre et bien la situation des femmes elles savent mais c'est un problème de retraite ou de carrière c'est un problème de de c'est effectivement la question de qui paye les retraites et comment on paye les retraites moi la grosse différence que j'ai avec Mathilde de panneau avec la France insoumise et avec tous ceux qui considèrent que le système de répartition tel qu'il est il est sacré et il faut pas le toucher moi je vais plus loin je vais plus loin c'est-à-dire que je pense que il y a aucune raison que ce soit pas le patronat et le plus grand patronat qui ne paye qui qui paye pas pour les retraites voilà et pour moi il faudrait qu'il paye intégralement pour les ce n'est pas du tout gravé dans le marbre que ce soit les actifs c'est-à-dire ceux qui travaillent aujourd'hui qui sont obligés de financer la retraite la pension on parlera du financement mais sur la question des femmes Christophe Barbier vous lien intervenir ceux qui ont de l'argent donc c'est encore un autre un autre sujet d'abord les femmes il y a des choses sur les questions des femmes dans cette réforme il y a du bon et du mauvais le mauvais c'est dans l'allongement du temps de travail qui est prévu elles sont les perdantes puisqu'elles doivent faire un effort plus grand que les hommes pour essayer de coller à la Réformation d'esprit le bon c'est que dans le 1200 euros de retraite minimale évidemment comme elles font partie des plus pauvres elles vont être plus nombreuses en bénéficier mais ça escamote quelque chose de plus grave c'est le retard salarial des femmes tout au long de leur carrière pourquoi les femmes ont un retard quand elles arrivent à la retraite parce que la retraite dans le privé c'est calculée sur les 25 meilleures années et quand on prend les 25 meilleures années des femmes c'est souvent trop bas donc le vrai combat des femmes aujourd'hui c'est de se battre pour l'égalité salariale il y a des efforts qui sont faits ego clignotant selon les entreprises selon les périodes et la covid a pas idée de ce côté là mais c'est là le vrai combat le jour où les femmes auront des salaires équivalents à ceux des hommes quand on arrivera à la retraite ben homme et femme ça sera à peu près le même traitement quel que soit le régime à ce moment-là donc c'est la double peine en fait c'est ça la double peine puni pendant le salaire pendant la carrière et du coup puni à la retraite même si on peut penser les mécanismes de rattrapage par ailleurs aujourd'hui les les enfants et grossesses les trimestres offerts vont aux femmes mais qui nous dit que demain après-demain avec les congés paternité avec le fait que la charge mentale soit on espérons-le mieux réparti il y aura pas une demande de Vasse communicants et que certains hommes diront m'attendez moi je me suis arrêté six mois un an pour élever mes enfants j'ai eu une carrière hachée je réclame des trimestres bonus pour les enfants que j'ai eu et donc ça va encore pénaliser les femmes si d'ici là on n'a pas rétabli l'égalité salariale ça va être la triple peine le problème Christophe c'est que pour que les femmes et des salaires égaux à les hommes encore faut-il qu'elles aient des carrières structurellement égales ou tempérer de la même manière que celle des hommes et en fait ce qu'on escamote c'est la question des carrières hachées qui touchent sociologiquement en particulier les femmes parce que beaucoup d'entre elles s'arrêtent pour la maternité pour la grossesse pour élever leur réclamer des postes à leur hauteur et aussi bien sûr devrait le faire mais on voit bien que dans la manière d'aborder le débat ce soir la question du sort de la femme a aussi été instrumentalisée parce que ça parle plus ça touche davantage ça suscite davantage d'émotions que de parler simplement des carrières hachés alors qu'en fait les problèmes de carrière des femmes ne sont qu'une sous-catégorie de ce sujet des carrières hachées qui pourraient tout aussi bien demain toucher les hommes dans les mêmes proportions effectivement si davantage d'hommes s'investissent dans l'éducation des jeunes hommes mais vous par exemple Nathalie Arthaud vous êtes enseignante vous exercez encore je sais pas si vous avez des enfants ou pas non est-ce que vous avez fait une simulation pour vous pour voir dans quelle mesure vous seriez impacté par cette réforme de retraite j'imagine que oui alors moi je fais partie de ceux qui étaient très impactés déjà par la réforme Touraine en réalité donc finalement là voilà ça dégrade pas beaucoup ma situation qui était déjà catastrophique en fait tout simplement parce que il faut dire que justement le ça avait été un gros gros coup cette ce passage au 43 à nuité c'était pour les générations 73 voilà maintenant ça s'est accéléré avec enfin dans le projet d'Emmanuel Macron mais ce que je ce que je tiens à moi à dire c'est que en effet oui il y a pas de justice avec ce système parce que il y a pas de justice pour les femmes comme vous l'avez souligné mais il y a pas de justice non plus pour ceux qui ont travaillé dur avec un petit salaire parce que tous ceux qui ont travaillé dur avec un salaire autour du SMIC ou un petit peu au dessus bah en réalité ils ont des pensions de misère à la retraite voilà ça continue ça continue toutes les inégalités là en l'occurrence vous parlez de la pénibilité non je ne parle pas de la pénibilité je parle du niveau du niveau de vie que cela signifie toutes les inégalités que que qui existent aujourd'hui dans le monde du travail et bien sûr ils sont répercutés et amplifiés encore à la retraite aujourd'hui on a trois retraités sur 10 qui vivent avec moins de 1000 euros par heure par mois enfin c'est quand même voilà les 85 % du SMIC c'est quand même si vous voulez on peut on peut pas avoir le vert tout le temps à moitié vide c'est à dire que bien sûr que c'est très fort et d'ailleurs c'est un des problèmes du gouvernement a dit c'est une réforme juste en réalité quand on quand on prend les cas particuliers on voit bien que chacun quand il prend son cas particulier à un motif de trouver cette réforme injustée le vrai argument c'est faut-il ou pas faire cette réforme est-elle nécessaire mais pour en venir au petit retraites le fait que on réhausse le minimum à 85 % du SMIC c'est quand même un progrès il va quand même y avoir quelques gains par ailleurs le système français Nathalie Arthaud est un des systèmes en Europe ou le niveau des pensions est aussi le plus plus élevés proportionnellement au salaire on touche dans la vie active donc il faut aussi être juste dans la critique c'est à dire qu'on ne peut pas en bloc considérer que tout est négatif dans cette réforme il y a aussi des aspects positifs je suis d'accord avec vous sans doute que le sucré n'est pas assez visible et le salé trop visible mais on ne peut pas non plus dire des contre-vérités des petites retraites vous gardez pas ça non mais surtout c'est c'est la façon de le dire la revalorisation des petites retraites c'est tellement général ah oui tous ceux qui ont une retraite en dessous de 1200 vont être portés mais c'est faux c'est pas ce qui va se passer c'est ça la réalité c'est que pour que cette retraite elle soit revalorisée à 1200 d'ailleurs il l'a dit Olivier Véran il a expliqué que il y aurait pas mal de gens mais qui verraient leur retraite augmenter pas passer à 1000 1200 parce qu'il sait très bien que les 1200 euros qu'il promet là ça sera que pour une toute petite fraction vous pouvez contester la méthode la manière dont cette annoncer et la quantité mais c'est quand même le premier pas non ça vous jetez aussi on va parler de de 1200 alors on sait ça va toucher combien ça va coucher quelques milliers de personnes et on va en parler et mettre en avant comme si c'était un grand progrès comme si c'est comme s'il fallait applaudir et cetera mais attendez là on est en train de se faire rouler dans la farine on est en train de se faire rouler dans la farine juste avant parce que c'est précisément pour masquer l'essentiel c'est pour masquer qu'on fait travailler tout le monde 2 ans de plus donc c'est pour masquer ce recul et ça peut en rien contrebalancer par ailleurs juste je voulais quand même aussi dire une chose que j'ai au début j'ai oublié c'est que vous voyez là dans la discussion on a beaucoup parlé des retraites mais je crois que c'est passé aussi à côté d'un aspect essentiel c'est que tous ceux qui sont sortis dans la rue le 19 et qui font grève et qui vont continuer on va parler de la mobilité ils n'ont pas que le problème des retraites dans la terre c'est un ensemble un ras-le-bol d'ensemble ça n'a pas été discuté ce soir mais voyez tout à l'heure vous disiez oui si on équilibré si on rattrapé les salaires des femmes qu'on les mettait au même niveau on règlerait pas mal de problèmes et même on remplirait les caisses les caisses des retraites il y aurait plus de trous des retraites la dynamique de l'emploi les deux sont liés et ça je pense que beaucoup le sentent qu'en effet on a un gros problème sur les salaires parce que les salaires n'ont pas augmenté au même rythme que l'inflation la flambée des prix qui continue et qui est très très grave pour les petits salaires parce que on a vu que la relation sur les produits alimentaires est-ce que vous regrettez les syndicats par exemple est-ce que vous regrettez que les syndicats parce que vous êtes pour la grève et pour et pour un mouvement social est-ce que vous regrettez que les syndicats n'est pas appelé à un mouvement de greffe qui soit plus pérenne là on voit qu'on a une journée le 31 et ensuite au mois de février en l'occurrence deux jours consécutifs de grève on précise juste le 6 et 7 février soit tout de suite installé pour que ça fasse pression sur le gouvernement précisé par le nombre de grévistes de jeudi de jeudi dernier parce qu'on avait tous en tête les difficultés justement parce qu'on est pris effectivement à la gorge et voilà est-ce que finalement il allait y avoir des grévistes qu'elle allait être et ce qu'on a vu c'est qu'il y avait des grévistes vous-même vous avez été surprise de l'ampleur de la mobilisation mais parce qu'on a vu le public les gros bataillons qu'on connaît et que certains d'ailleurs méprise en expliquant que ce sont des habitués des mobilisations bon je pense à la SNCF je pense à la RATP aux enseignants un très très haut niveau de de grévistes mais il y avait aussi le privé il y avait aussi le privé il y a eu des débrayages et un nombre de grévistes dans le privé comme jamais vu depuis des années personne ne conteste Nathalie la réussite de c'est que malgré tous les freins vous voyez la colère et bien elle est supérieure à tout cela elle est supérieure à tout cela et donc c'est et donc c'est le carburant pour que effectivement ça continue et pour qu'on puisse effectivement gagner elle est supérieure à l'inquiétude de la hausse des prix à l'inflation au fin de mois elle prendra le dessus selon vous que vous le disiez tout à l'heure faire grève ça coûte cher ce que je sens si vous voulez c'est que pendant des années des années les le monde du travail a fait le dos rond a fait le dos rond c'est dit attendons ça ira mieux plus tard on va se serrer la ceinture on va faire le sacrifice et puis finalement aujourd'hui se rendent compte que cette passivité cette attentisme ça paye pas ça ne paye pas tout est en train de se dégrader les salaires le pouvoir d'achat les hôpitaux qu'est-ce que ça veut dire gagner quand vous dites on peut gagner contre cette réforme que si je replace en perspective dans le temps long la réalité c'est que la réforme des retraites globalement depuis 93 elle se décompose en toute un ensemble de petites réformes paramétriques où on va constamment glisser un petit peu en augmentant un petit peu l'âge en augmentant un petit peu la durée des cotisations ça progresse sa progresse à chaque fois il y a des mouvements sociaux vigoureux dansent qui n'ont pas gain de cause à la seule exception de l'année 95 et pour tout le reste et 2019 ça finit par passer un coup fini par être accepté est-ce que et on n'a jamais changé le système et ce système que vous décrivez comme injuste qui ne fait que refléter en fait dans l'univers de la retraite les inégalités profondes de l'univers du travail puisque les retraites sont financées par le revenu du travail et pas par celui du capital ou du patronat comme vous dites ils se retrouvent nécessairement en miroir donc gagner qu'est-ce que c'est est-ce que c'est dire on accepte la réforme Touraine celle qui est entrée dans les mœurs depuis 2014 ou est-ce que ça veut dire on demande un changement de problème total et on veut utiliser un petit peu le côté de la goutte qui va faire déborder le vase pour refonder totalement le système et ne plus retrouver dans dans les retraites les inégalités du monde du travail alors d'abord gagner là sur les retraites c'est le retrait le retrait pur et simple de ce projet et je suis convaincu d'une chose c'est que s'il y avait ce rapport de force suffisant pour finalement Emmanuel Macron mange son chapeau je pense que là là il y aurait effectivement y compris des grèves qui continueraient dans bien des entreprises pour enfin arracher ses augmentations de salaire et je dis bien des augmentations de salaire pas des primes parce que vous voyez ça aussi c'est précisément ce qui vit de les caisses de retraite c'est que le patronat a trouvé un moyen de ne pas augmenter les salaires en remplaçant ça par des primes le problème c'est que ces primes elles cotisent pas pour la retraite ça ne cotise pas donc on prend du trop tard donc effectivement les caisses de retraite et bien elles ne se remplissent pas avec ça donc j'espère que et bien une victoire oui un recul de de gouvernement sur cette question un référendum pousse un référendum ce serait satisfaisant pour vous mais moi je vous savez je vous avais souligné que il y avait eu une réforme qui avait mais moi je suis pas d'accord je pense que 2019 était aussi à mettre sur au crédit des manifestants sauf que s'il n'y avait pas eu de cette ce bras de fer en 2019 avec la crise de covid bon ça aurait pas posé de problème sauf que là on entre dans une période comment dire instable d'incertitude en 2019 s'il vous plaît parlons de 2023 comment ce retrait du texte précisément le rapport de force en tenant le disait il y a donc deux nouvelles journées de grève qui sont annoncées le 7 et le 8 février à la SNCF il y aura une journée mobilisation le 31 janvier vous vous dites et c'est d'ailleurs écrit encore ce soir sur le site de Lutte Ouvrière il faut battre le fer tant qu'il est chaud oui le prochain mouvement c'est donc dans une semaine est-ce qu'en une semaine vous ne craignez pas que que le soufflet retombe est-ce que selon vous cette feuille de route elle est assez elle est assez radicale en fait non mais une semaine je pense que ça nous donne aussi la possibilité de nous organiser de multiplier les initiatives je sais que déjà demain il y en aura un certain nombre là dans l'éducation nationale mais dans beaucoup d'autres entreprises et d'être encore plus fort justement le 31 et de discuter y compris de prendre le temps de discuter sur cette grève reconductible parce que je pense qu'un certain nombre aussi d'enseignants se posent la question qu'elle ne fait pas l'unanimité cette grève reconductible qu'il faut l'organiser qu'il faut discuter des obstacles que les uns ou les autres peuvent avoir et évidemment si les obstacles financier il y a comment on fait pour vous avez ces obstacles comment on fait pour agir collectivement le plus fort possible mais c'est parce que c'est quand même très clair je crois que c'est d'ailleurs clair dans l'esprit quand même de beaucoup c'est que notre notre pouvoir d'action et quand même là dans les grèves parce que c'est quand on a produire les profits c'est pas le blocage c'est le blocage des profits aussi c'est les raffineries les il faut agir le plus collectif est-ce que vous faites la distinction entre les trains à l'arrêt et les greffes pures d'électricité ciblée Nathalie Arthaud les coupures d'électricité ciblée ou contre les riches est-ce que vous dites oui moi ça me choque absolument pas ça ne vous choque pas [Musique] on verra pas venir pleurer si jamais il y a des destructions d'emplois qui sortent de ce compte en grève et que les gens se retrouvent au chômage non mais pardon mais c'est quand même c'est quand même c'est quand même assez une réalité économique mais il faut tous ensemble à jouer collectif pour retirer un mauvais projet tout en désignant une catégorie de la population à la vindique au populaire et en appelant à des coups purs ciblées sur cette catégorie de la population parce que où on joue collectif tous ensemble ou est-ce qu'on oppose mais pas bonne peut-être pas d'ailleurs pour les mêmes raisons mais on peut la trouver pas bonne ou pas adaptée ou on commence à sectoriser la population française en disant eux ils sont avec nous et ils sont contre Natalia c'est très clair que effectivement les députés et le gouvernement il est là il fait une il mène une attaque une attaque brutale une attaque violente contre le monde du travail et il y a unanimité du côté du monde du travail pour refuser cette ce nouveau recul il y a une unanimité ça c'est exprimé ça s'est dit elle est où la démocratie c'est la réforme du gouvernement mais vous vous nous parlez des patrons ou des milliardaires oui parce que je me permets de vous faire oui travaille aussi les patrons travaillent allez-y répondez oui alors parce que je parle de leur responsabilité parce que ce sont eux qui sans cesse mettent effectivement sous pression le gouvernement pour que pour avoir des baisses d'impôts des suppressions des exonérations de cotisations pour payer moins etc etc et c'est cette politique là qui vide les caisses de retraite on nous dit qu'il y a un problème de financement mais le seul problème de financement des retraites c'est que la bourgeoisie le grand patronat ne veut plus payer c'est ça le seul problème donc oui bien sûr qu'ils ont une responsabilité ils ont voulu les cotisations sur les salaires la part des employeurs est plus importantes que celles des salariés heureusement mais vous aurez remarqué que au niveau du speak en a quasiment plus vous voyez parce que effectivement c'est 160 milliards d'exonération et bien il manque justement dans les caisses de retraite ces exonérations ces baisses d'impôts c'est toujours le même argument il faut nous aider nous aider à être compétitifs il faut nous aider sauf que la compétitivité elle est pas là les profits ne sont pas là 80 milliards ça suffit pas peut-être c'est grandes fortunes qui sont en train de gonfler de façon complètement incroyable ça suffit pas on va aller jusqu'où là avec des des 200 fortunes des 200000 donc vous pourriez dire comme Marine tondeuillier qui est secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts que vous voulez une France 100 milliardaires la question se pose enfin moi ce que je je vous posez la question non moi je pense que là où j'irai plus loin que Marine Tondelier c'est que ces milliards d'air c'est d'où ils viennent ces milliards d'où ils sortent comment ils sont produits leurs poches c'est la valorisation boursière d'entreprises LVMH par exemple LVMH qui est souvent pris comme une espèce de horrible patron représentant voilà LVMH en France c'est sens c'était sensible emploi en 2012 aujourd'hui c'est 176 000 emplois en 2021 donc ces grandes entreprises elles maintiennent aussi de l'emploi en France et si vous les chassez et ben ces emplois là qui sont des emplois à haute valeur ajoutée et qui en France bénéficient normes sociales qui sont quand même plutôt bonnes etc vous comment une minorité parce qu'elle possède les capitaux et bien elle peut imposer sa loi à l'ensemble d'un pays et alors du monde gratuit une confusion entre patron et milliardaire tous les patrons ne sont pas milliards loin de là un certain nombre de créateurs d'entreprises ne se payent pas au début de la création de l'entreprise et les cinq premières années et privilégie l'emploi et le salaire de leurs salariés cela aussi au rang des carrières âgées donc une retraite moins importante de grâce ne faisant pas cette confusion depuis 2017 c'est de chercher le plein emploi en dénant les entreprises dans cette cohérence il y a une naïveté cette pensée que tout l'argent laissait aux entrepreneurs aux actionnaires au capitaliste au milliardaires va être réinvesti dans l'économie française pour créer des emplois c'est une forme de naïveté parce qu'ils ont réinvesti chez une partie on le voit avec l'exemple des emplois de LVMH mais pas tout et donc il aurait fallu créer un peu de conditionner de conditions un peu de coercitive pour que 100% de cet argent laisser au grand capital soit réinvestis dans l'emploi on n'y est pas de ce côté-là le macronisme est un peu laxiste ou voir naïf néanmoins faut faire attention à est tombé dans les excès que hollandise c'est-à-dire par une fiscalité un peu trop brutale faire fuir ces gens-là qui investissent et qui peuvent très bien créer les mêmes emplois au Maroc en Thaïlande ou en Chine pour qu'ils ne le fassent pas faut qu'ils aient un intérêt en France à se dire on a des salariés heureux donc bien payés avec une bonne protection sociale et salarié performant donc bien formé donc avec des bons services publics d'éducation nationale mais aussi des capacités à manœuvrer capitalistiquement pour gérer la concurrence cet équilibre il est très difficile à trouver mais c'est ça qu'il faut rechercher dans l'affaire des retraites il est évident qu'on peut demander un effort supplémentaire pour financer le système au plus aisé je pense à ces profits extrêmes je pense aux revenus je pense aussi aux retraités qui ont des retraites élevées du sein de la majorité on entend des députés Renaissance dire mais les retraités au-delà de 4000 5000 euros sauf que pour l'instant parce qu'il vote les retraités et donc ils vont ils vont se venger pour eux ils ont préciser à l'époque pour les retraités de leur époque de répartition tous les baby-boomers ont connu une période formidable ils ont eu la libération sexuelle le rock'n roll le plein emploi ils sont maintenant à la retraite ils ont des bonnes retraites ils ont bien travaillé ils ont ils ont des bons revenus tant mieux pour eux mais ils doivent comprendre qu'il faut faire un effort pour les plus en difficulté aujourd'hui et surtout pour les jeunes parce que demain les jeunes c'est-à-dire leur petit enfant ne seront pas capables de partir à la retraite parce qu'il y aura pas d'actifs on paye leur retraite se transfert intergénérationnel il faut le mettre en place les retraités aisés doivent être soumis à contribution c'est pas énormément de monde plus de 4000 ou 5000 euros de retraite il y a pas énormément de monde de ce pays dans ce pays mais ils doivent comprendre que c'est le l'occasion de mettre la main à la poche toute façon l'argent qui donneront aujourd'hui sur leur retraite pour leur petit enfant c'est de l'argent que leur prendra pas l'état sur les droits de succession quand ils mourront dans quelque part ils font une bonne affaire je voudrais qu'on parle à présent de ce que certains appellent un privilège la fin d'un privilège dans le cadre de la réforme des retraites c'est la fin d'un régime spécial avec moi c'est qu'il y a 37 37 42 selon les chiffres régimes spéciaux en France il y a EDF SNCF qu'on connaît bien mais il y a aussi les danseurs de l'Opéra de Paris à la Banque de France il y a l'éclair de notaire et donc c'est régime spéciaux qui sont perçus comme par certains comme injuste ou en tout cas comme étant les privilèges ils vont disparaître c'est plus à l'aise par exemple non on peut partir à la retraite à partir de 57 ans et EDF engie on peut partir à partir de 55 ans ce qui pour certains français est aujourd'hui perçu comme un privilège ou un avantage qui est totalement anachronique alors ils ont disparaître mais en douceur puisqu'il y a la fameuse clause du grand-père qui fait que en fait ça ne s'appliquera l'alignement sur le régime général que à ceux qui rentrent dans la carrière à partir du 1er septembre 2023 les autres glisseront progressivement mais ça ne ça ne s'appliquera pas à eux de façon brutale et là pour le coup on est sur j'ai envie de dire le rétablissement d'une forme enfin l'abolition du forme la justice avec le principe d'égalité et Olivier Véran d'ailleurs est revenu sur le sur le sujet tout à l'heure vous en pensez quoi Nathalie il y a pas de privilégié du côté du monde du travail voilà par dire que celui qui va se lever à 4h du matin pour aller prendre son métro faire rouler un bus et du côté des privilégiés parce qu'il bénéficie d'un régime spécial je je ça me paraît complètement très clairement d'abord un chauffeur de karaté leur retraite effectivement à 57 ans l'âge que vous avez indiqué mais ils sont aussi pris en tenailles par la durée de cotisation comme les autres ça vous n'avez pas dit et la réalité c'est qu'il a liquide pas à cet âge-là ils ne peuvent pas continuer il faut 60 il faut il faut arrêter de fantasmer sur les régimes spéciaux Régis spéciaux et privilège d’ailleurs tellement grand que comme vous l'aurez constaté ça se bouscule pour aller bosser à la RATP et conduire les bus numéro de la Banque de France mais la vérité le régime spécial parce que vous parlez évidemment que de la RATP mais le régime spécial la Banque de France on sait nous on sort là on va parler de on va parler de combien de Salah il y a un régime spécial qui me qui me choque qui me révolte c'est le régime spécial Bernard Arnault c'est le régime spécial Bolloré c'est le régime spécial parce que eux je peux vous dire il se posent pas la eux ils ont aucun souci pour leur retraite il ne s'inquiète pas je suis sûr aucun d'eux n'a fait sa simulation il apprendront pas voilà il la prendront pas eux ils ont pas de problème de retraite ils ont des problèmes de succession comment transmettre leur dizaines centaines de milliards c'est ça leur problème moi j'appelle ça c'est voilà ils sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche en effet alors du haut de leur capital bah oui ils peuvent investir ici peuvent investir là ça c'est sûr certains talents on a vraiment l'impression qu'ils sont à l'origine de tous les mots de cette société mais leur milliard en tout cas ce que je sais c'est que l'origine de leur milliard c'est notre labeur collectif c'est notre travail et donc moi la question pour des des spéciaux par contre donc pour moi la question des milliardaires c'est pas tellement y compris la question de la taxation mais c'est que l'exploitation elle recule c'est à dire que ceux qui travaillent puissent enfin vivre dignement de leur travail qu'ils aient un salaire qui soit digne de ce 21e siècle qui puisse vivre dans des bonnes conditions vous trouvez que c'est normal quand on travaille quand on est ouvrier quand on est employé quand on est infirmière aide-so de se dire ah bah pour aller au boulot heureusement que j'ai le petit chèque de l'État qui va me payer 100 euros pour mettre de l'essence dans faire mon plein oh heureusement que j'ai les APL mais qu'est-ce que c'est que ça qu'est-ce que c'est que ça c'est ce qui devrait reculer c'est effectivement l'exploitation il faudrait augmenter les salaires embaucher les jeunes diminuer le temps répartir le travail entre 12 et là oui je peux vous dire qu'il y aurait moins de milliards moins de milliards qui seraient aspiré à un pôle et on verrait pas cette espèce de machines aspirante là à fortune qui existe aujourd'hui donc voilà comment moi je vois les choses donc effectivement c'est de réorganiser toute la société pour que ceux qui sont à la base de la société c'est-à-dire les travailleurs puissent et ben en profiter de la société qu'il faut tourner pour conclure dans votre discours et Olivier était là la semaine dernière donc et je retrouve à peu près la même ancienne non mais il y a aussi cette vision de la société où en gros les conditions de travail seraient toujours aussi une source de souffrance et que le travail est forcément une source de souffrance vous ne vous présentez jamais comme une source d'épanouissement comme une source de passion comme une source c'est pas une valeur positive du tout pour vous le travail c'est le travail on a l'impression brise les gens et les épanouis pas je trouve que c'est une vision de la société d'abord je suis pas sûr que ce soit celle de tous ceux qui nous ont en plus vous faites un métier génial un métier de passion j'imagine de cette vision de la société qui est très négative vous l'entendez ça de passion gratifiant épanouissant pour une petite minorité vraiment vous le pensez ça et oui et même je peux vous dire et même et même quand c'est un métier choisi par vocation regardez tous les témoignages des aides-soignantes qui travaillent en EHPAD des infirmières dans les hôpitaux regardez ce qu'ils ont disent de leur métier qu'ils expliquent comment vu les conditions de travail dans lesquelles on les plonge et bien c'est le sens même de leur métier et elles sont ils sont oui ils sont en souffrance bien sûr bien sûr mais moi je suis convaincu d'une chose vous savez la pénibilité l'arrondi il faut 10 critères il faut voilà de pénibilité moi je suis convaincu que la pénibilité c'est pas l'exception je suis comme un cul que c'est la règle mais c'est pas à cause de tel ou tel métier c'est les conditions dans lesquelles on les fait parce qu'il y a une pression au travail alors je vous parle des cadences des cadences quand c'est un travail physique quand des conditions de travail qui sont qui sont dures bien sûr mais même mais même dans le dans les bureaux vous avez maintenant une charge de droit à une pression au travail mais du coup ça devient très difficile à établir puisque chacun a sa version de la pénibilité du coup je voudrais juste qu'on dise un mot de discuter de en quoi le travail et oui était effectivement une souffrance pour beaucoup de salariés et pourquoi beaucoup comptent le nombre de jours qu'il est séparent de la retraite et la vivre comme une libération et c'est une réalité c'est vrai que une fois que je travaille la population on a notre temps pour nous voilà c'est plus un temps qu'on qu'on a donné à son patron à être exploité à être à faire et compris les choses comme on a pas envie de les faire parce que c'est ça aussi c'est que le travail pour être autre autrement oui ça pourrait être autre chose moi j'en suis convaincu mais le travail c'est comme ça qui explose le peuple le peuple aujourd'hui pour l'écran alors c'est pour ça que sont pas forcément injustes vous choisissez pas vos conditions de travail vous choisissez pas voilà dans dans quel cas vous le faites vous voilà dans l'écrasante du coup c'est quoi la suite pour vous vous serez dans la rue 31 janvier et vous allez faire grève j'imagine oui à partir de quand que y compris dans l'éducation il y aura de la grève reconductible et qu'on participera à être un des moteurs moi je pense que la il faut bien comprendre qu'il y a les confédérations syndicales qui tiennent le calendrier qui fixent les dates et ceux qui peuvent faire la réussite de ces mobilisations c'est chaque salarié qui est opposait cette réforme merci donc c'est important qui s'organise et qu'il s'intègre dans cette grande chaîne qui combat qui combat cette merci Nathalie Arthaud et merci à tous les trois vous allez