Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 10 août 2025 31 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Maire en Isère agressé: le point presse du procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00procureurFait
    « Il n'avait aucune intention homicide. »
  • 12:00procureurFait
    « Il a perdu son travail en 2021 et depuis il a exécuté quelques contrats à durée déterminée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le procureur de la République de Grenoble qui s'exprime sur cette violente agression contre un mer ener latérale de la route principale n'a aucune raison en principe de passer devant chez lui lorsqu'il doit ce voisin se rend aller à son domicile. qu'il remarque cette présence de ce véhicule et puis très peu de temps après, il il note que cet homme arrive très rapidement à son niveau et il est aussitôt sans qu'il frappé sans qu'il y ait le le moindre échange verbal entre les deux. Frapper au niveau du thorax et frapper au niveau du bras parce qu'il va se défendre immédiatement.

Les les médecins légistes sur ces blessures objectiveront deux plais au niveau de de l'air cardiaque, au niveau du du thorax côté gauche, plie pénétrante au niveau du 2e espace intercostal gauche et plie pénétrante au niveau du 6e espace intercostal gauche. Les médecins légistes relèveront également une plaie transfictionante du biceps gauche. transfiction, c'estàd une un coup qui va traverser complètement le le biceps le biceps gauche.

Le le maire dans sa déposition évoquera la ce qu'il estimait être un tournevis, l'arme avec laquelle il avait été frappé. Du fait de ce geste de se défense et de la blessure importante que le le maire a a au niveau du du bras, l'individu s'en s'enfuit. Une voisine intervient parce qu'elle entend le maire crier, appelle le fils du maire qui habite à quelques encablure de de là et le fils vient aussitôt au secours de son père.

Il compose les le 18, il appelle les pompiers. Il est 16h48 quand le fils explique voir arriver à nouveau cette même voiture conduite par l'individu qui avait agressé son père. euh quelques minutes plus tôt, ils sont tous les deux devant le devant la maison, encore sur la voie publique et euh les dépositions sont concordantes puisque le maire est encore conscient, il est debout.

Euh ils sont tous les deux donc devant le devant le domicile et ils expliquent que la voiture leur fonce dessus. Le fils va préciser qu'il pousse son père sur le côté dans un buisson sur le côté du mur. Il fait un saut à l'écart pour éviter que l'un et l'autre soit percuté par la la voiture et la voiture donc ne touche pas le maire et son fils et vient percuter un mur de soutenement qui se trouve donc perpendiculaire à l'angle du du mur.

Un mur de soutenement de la propriété du maire. Le le fils tente alors d'empêcher l'individu de sortir de son véhicule. Une bagarre s'en puisque l'individu arrive à sortir du du véhicule.

Il se porte des coups mutuellement et la voisine qui avait appelé le fils est de nouveau présente sur la voie publique, hurle et leur demande de s'arrêter, ce qui fait cesser cette cette bagarre et l'individu en profite pour s'enfuir en laissant son véhicule. donc qui était hors d'usage suite à la percussion contre le contre le mur. Les gendarmes sont alertés à 17h, mobilise aussitôt de très importants moyens.

C'est d'abord la communauté de de Saint-Jean de de Bornet qui est activé, puis les gendarmes de la brigade des recherches de Viennent. Et dès le lendemain matin à 9h puisque la DB n'a pas été retrouvée durant la la soirée, euh c'est la section de recherche qui prend la direction d'enquête. Tout ça jusqu'alors sous la direction du parquet de de Vienne.

Le lendemain à 10h vendredi, dès lors que ce dossier de nature criminel à vocation à être instruit par le pôle criminel de de Grenoble, le parquet de de Vienne se dessaisit au profil du parquet de de Grenoble et 1 heure plus tard à à 1h30 plus tard à 11h30 euh le parquet de Grenoble est averti du fait que le mise en cause vient d'être interpellé. En fait, à 11h, une habitante de Villu de Marc a aperçu sur la commune de de Chartonet, donc à 10 km au nord de Villeneuve de de Marc, a aperçu euh cette personne qu'elle euh croit reconnaître, puisque le son nom circulait, qu'elle croit reconnaître donc à proximité d'un d'un bois, les gendarmes euh se présentent immédiatement dans la zone considérée et à 11h30 interpelle. Donc euh euh le mise en cause qui ne va opposer aucune résistance qui n'était pas armée à ce moment euh là. il est aussitôt placé en en garde à vue et va être coopérant durant la garde à vue.

En tout cas, en présence de son avocat, il va accepter de répondre à l'ensemble des questions qui lui seront posées par les enquêteurs concernant les les victimes. La le maire donc était dans un pronostic vital engagé puisque l'appelait un des deux coups donnés au niveau du du thorax a entraîné la perforation du du poumon et donc il s'ouvrait d'un d'un pneumotorax important qui a conduit les médecins dans un premier temps à parler d'un d'un pronostic vital engagé. Il a pu être soigné très rapidement.

Ces jours ne sont plus en danger aujourd'hui et on peut espérer qu'il sortent de l'hôpital dans euh des les jours à à venir. Les médecins légistes ont fixé à 15 jours l'incapacité totale subie suite à ces blessures au niveau des de l'air cardiaque et au niveau du biceps gauche. Le fils lui souffre de de blessures moins significatives d'hermabrasion. une douleur au niveau du rachi.

Le médecin légiste a fixé à à 8 jours l'incapacité temporaire totale subie par euh le fils. S'agissant du du gardé à vue et de ces déclarations, un homme donc âgé de de 60 ans qui explique d'emblé au aux enquêteurs qui l'interrogent durant sa garde à vue que il a un litige avec le maire suite à l'effondrement d'un d'un bâtiment. On est dans un au cœur de ce de ce village avec des maisons qui sont mitoyennes et donc le mise en cause est est propriétaire de de deux appartements dans un immeuble.

Il y a un troisème appartement qui appartient à un tiers et puis la mairie est propriétaire des combles et propriétaire d'un bâtiment contigu, un ancien commerce sur lequel la mairie avait des projets éventuellement de pouvoir réinstaller d'autres commerces. Malheureusement, ce bâtiment qui a été racheté avait une toiture vêtue et une partie suite à des intempéries, une partie du toit s'est effondré et a endommager un abri de jardin qui appartenait au aux mises en cause. Ce litige qui remonte à 2022 s'est enquisté.

Il n'y a pas eu de de de solution trouvée. La la monsieur le le mise en cause a a saisi le tribunal judiciaire de devienne une procédure de référé qui a été orientée dans vers une procédure amiable pour essayer de trouver un accord entre la mairie et et cet homme. La mairie a proposé une indemnisation pour les dommages subis à cet abri de jardin. somme qui a été jugée non suffisante par cette personne et donc la situation à ce jour n'était pas réglée.

Les les le la dégradation de la bris de jardin n'avait pas été indemnisée, ce qui manifestement a généré chez cet homme un sentiment d'injustice. Ce qu'on peut constater en tout cas, c'est que suite à l'échec de cette procédure d'indemnisation, il n'avait pas assigné la mairie devant le tribunal judiciaire pour obtenir judiciairement les sommes qu'il prétendait auxquelles il prétendait avoir droit. En tout cas, manifestement, il a euh au lieu de saisir la justice, tenté de se faire justice lui-même en procédant depuis 3 mois à des travaux au niveau de au niveau de l'immeuble pour privatiser la cour qui permet l'accès à l'immeuble donc qui appartient dans lequel un autre propriétaire a un appartement et la mairie. sans aucune déclaration permis de de de construire et sans accord des copropriétaires, il a construit un portail qui commande l'accès à l'ensemble de ce de ce bâtiment.

Le maire lui a écrit pour lui demander de faire cesser ses travaux euh et le mise en cause a continué ses travaux et donc le le constatant, le maire a fait dresser un procès verbal pour faire pour objectiver donc l'achèvement de ces travaux. qui apparaissait illégaux à l'élu. Ça c'est il y a 2 mois et manifestement ce procès verbal est quelque chose qui est venu cristalliser encore plus ce sentiment d'injustice ressenti par le le mise en cause dans les auditions et et dans ce qu'il a déclaré au aux enquêteurs.

On voit bien ce ce vécu qu'il qu'il habite. Il a déclaré je pense qu'il veut racheter mon terrain. Il c'est le le maire dont il parle.

Il paraît qu'il a 80 % du village. Je rappelle que Ville9 de Marc, c'est un village qui compte 1171 habitants. Et il n'a cessé de répéter durant les trois auditions opérées durant sa garde à vue qu'il était victime d'une injustice.

Le 6 août, il passe devant chez le maire. Mais j'insiste, ça ne peut être qu'un geste volontaire puisque il n'a aucune raison. C'est c'est une petite ruelle qui ne désire que quelques maisons dont celle du maire.

Il n'a aucun il n'avait aucun aucune raison objective de passer de devant chez le maire. En tout cas, il passe devant chez le maire le 6 août après-midi. C'est à cette occasion que le maire dit avoir l'impression qu'il est qu'il accélère à son niveau.

Toujours est-il que lui explique que il a regardé le maire et qu'il a considéré que le maire l'avait regardé, je cite, avec un sourire sadic. Et donc c'est là aussi quelque chose qui va revenir plusieurs fois durant ces dépositions. Il explique il rentre chez lui et je le cite, je ne sais pas ce qui s'est passé.

C'est l'accumulation des choses qui m'a fait péter un plomb. Il y a eu une rupture dans mon esprit. C'est toujours ces mots.

J'ai fait ça machinalement. Ça a été un enchaînement. J'étais victime d'une injustice.

Ce sont ces mots. En tout cas, ça va le conduire à se saisir d'une ferraille dans son atelier, un morceau de de ferraille, donc pas un tournevis, et de remonter à pied, cette fois en direction de de chez le maire. Et le maire est toujours en train d'enlever son lière sur la la voie publique et il le frappe aussitôt.

Lui dit "Je le frappe à l'omoplate, il ne reconnaît pas l'avoir frappé au niveau de de l'air cardiaque comme cela est objectivé par le constat des médecins légistes. Il considère qu'il n'avait aucun aucune intention de toucher un organe vital et qu'il n'avait aucune intention homicide." En tout cas, euh suite au geste de défense du maire, il rentre chez lui et il reprend sa voiture, je le cite toujours, pour voir ce que j'avais fait, pour voir l'ampleur du mal que j'avais pu commettre.

Il revient donc il est 16h50 devant le domicile et là il considère que le maire et son fils se sont jetés, ce sont ces termes jetés sur ma voiture et que pour les éviter, il a donné un coup de volant qui l'a amené à percuter le mur de soutainement du mur du de la propriété du maire de Villu de Marc. il arrive à à s'enfuir et il explique donc se changer très rapidement à son domicile, mettre une tenue qui va lui permettre d'aller dans les bois et il s'enfuit ensuite dans dans les bois où il vaer pendant un peu plus de 36h jusqu'à son interpellation à 11h30 le 8 euh le 8 août. Ce qui sera noté d'ailleurs par les enquêteurs, c'est qu'il est couvert de de petites dermabrasion. il expliquera enf de griffure que il a dû se se traverser des muriers, se jeter même dans dans des muriers pour éviter d'être d'être vu lorsque des voitures passait qui explique donc ces ces blessures euh cutanées qui vont être retrouvées sur l'ensemble de son de son corps.

Il a expliqué donc aux enquêteurs qu'il était conscient de ce qu'il avait fait tout en répétant qu'il n'avait aucune intention homicide. les premiers coups, il n'a pas frappé selon lui dans une zone vitale et ensuite sur l'épisode de la voiture, c'est les victimes qui sont les auteurs en s'étant jetés sur la voiture et qui l'ont conduit à faire un écart. Il n'avaient aucun aucune intention selon lui de leur foncer dessus.

Il admettra pour autant qu'il l' je le cite là encore qu'il n'avait pas fait quelque chose de correct mais toujours en en justifiant son comportement par le fait qu'on l'avait je le cite encore poussé à bout. S'agissant enfin de la personnalité du du mise en cause. Comment se fait-il que cet homme ait pu commettre des faits d'une telle gravité ? est un homm âgé de 60 ans qui est né en en Algérie mais qui très jeune et et s'est installé en France avec ses parents.

D'ailleurs, le reste de safraterie est né en France. Il n'est plus euh il n'a plus la nationalité algérienne. Il est français de de nationalité puisque depuis son plus jeune âge, il vit en France et qu'il s'y est durablement installé.

Il a grandi à Luxueil les bains en haut zone et et a vécu premier temps de de sa vie professionnelle en Franchecté avant de s'installer en en Iser. C'est un homme qui n'a pas d'antécédents judiciaire, qui a toujours travaillé. Il a obtenu un BTS de destinateur industriel.

Il prétend, ça sera vérifié notamment avoir travaillé de nombreuses années chez Valeo, l'équipement entier automobile est à l'origine de plusieurs brevet déposé par cet équipement entier automobile. Il faudra vérifier ce point. En tout cas, suite au soucis rencontrés par les soci la société Valeo dans les sites qu'elle possède en en Iser, il a perdu son travail en 2021 et depuis il a exécuté quelques contrats à durée déterminée.

Un homme qui était qui avait plutôt réussi dans la vie puisqu'il est propriétaire de quatre appartements. Deux à Bourgouj qu'il loue, deux à Villeneuve dans cet immeuble dont j'ai parlé, un qu'il occupe et puis un qu'il loue. Il s installé à Villeneuve pour de marque pour s'occuper de sa mère qu'il a hébergé pendant un temps jusqu'au décès de de celle-ci en 2022 qui est d'ailleurs inhumé à Villeneuve de Marc.

Depuis il se qu'il moins de fait occupé par son travail, il s'est mis à l'écriture de livres. Il a publié deux deux livres à compte d'auteur, un sur l'instrumentation des véhicules autonomes, un autre sur la formation sur l'intelligence artificielle. C'est ces deux livres à compte d'auteur qui qui sont achetables quand on consulte euh les les Internet et puis il était en train de de rédiger un un nouveau livre sur je cite la psychée des machines vivantes.

En tout cas, ce que les ce qui est saillant au travers des auditions de du gardé à vue, c'est vraiment un vécu persécutif et une tendance à la réinterprétation de ce qu'il vit. Euh je l'ai dit tout à l'heure, il considère que le maire est propriétaire de quasiment 80 % du euh du du village. Sa sœur a été retrouvée décédée, pendu appartement en avril 2025.

Euh manifestement euh à Saint-Étienne, il a été conscié avec ce ce corps était là depuis de très très nombreux euh mois euh pendu euh ce qui dénote une absence totale de contact euh entre cette femme et et sa famille. Et et pour autant, monsieur considère aujourd'hui que elle a été assassinée parce qu'elle avait un problème avec son son bailleur. Euh on a retrouvé sous son oreiller deux couteaux et il a expliqué aussitôt aux enquêteurs que il s'était ses couteaux étaient positionnés pour se défendre.

Si je le cite, on veut me faire la même chose qu'à ma sœur. Euh il évoque également une surveillance du maire, soit exercé directement, soit exercé par des administrés. Donc un vécu réellement persécutif évoqué par le gardé à à vue sur ses relations affectives.

C'est un homme qui est sans enfant, qui n'a jamais eu de relations affectives suivies. Les enquêteurs ont simplement retrouvé un euh un un courrier euh à son domicile où il était inscrit "Andrea, donne-moi ton cœur." Et donc les enquêteurs l'ont questionné sur ce courrier et il a répondu qu'Andrea c'était un nom fourni par une intelligence artificielle et donc voilà qui qui ne quelque chose qui ne recouvrait aucune réalité concrète.

Voilà ce que je peux vous dire à cette heure. La garde a été élevée ce matin et donc il a été déféré au parquet à à 9h. Il est en cours d'interrogatoire par le magistrat instructeur suite au réisitoire introductif qui a été pris par le parquet Grenoble. deux euh qualifications différentes, une double tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique, lesffet de 16h30, les les coûts donnés avec ce morceau de ferraille dans l'air cardiaque au ma et puis 16h50 le fait euh que on est foncé délibérément sur le maire.

En tout cas, c'est la vision du parquet à cette heure. La question pouvait se poser de la préméditation et d'une qualification d'assassinat puisque il se dote de cet objet métallique. Il va au contact du maire et il le frappe sans aucune discussion.

Mais euh j'ai j'ai préféré retenir cette qualification de tentative de meurtre sur personnes déposites à l'autorité publique parce que c'est vraiment le maire en sa qualité qui est qui qui est visé et et c'est de fait l'assassinat ou le meurt sur personnes dépositaires de l'autorité publique sont euh réprimé l'un et l'autre de ces crimes de la réclusion criminelle à perpétuité. S'agissant du fils, j'ai le le évisé au réquisitoire introductif le la tentative de meurtre qui suit un un crime précédent. Quand il y a des crimes concomitants, et bien l'ensemble des faits est fait en courir à l'auteur de ces faits la réclusion criminelle à perpétuité.

L'interrogatoire donc est en cours, il n'est pas terminé et donc je diffuserai un communiqué de presse une fois que l'interrogatoire sera terminé pour vous préciser quelle est la qualification retenue sur la base du rxisire introductif par le magistratur puisqu'il peut requalifier les faits comme il comme il le souhaite. Et puis il y aura ensuite un débat contradictoire devant le juge des libertés et détention de Grenoble puisque évidemment compte tenu de l'extrême gravité des faits, le parquet a requis le placement en détention provisoire de euh cette de ce ce mise en cause. Voilà ce que je pouvais vous dire sur les faits à cette heure.

Mon colonel, je vous laisse la parole. Euh conjointement avec le collège commandant selon le le groupement du de l'ISER, simplement quelques mots au-delà du compte-rendu enfin de des éléments très précis qui ont été donnés par monsieur le procureur de la République simplement sur le déroulé de la montée en puissance de la gendarm sur ce dossierlà. Donc comme il a été comme il a été spécifié dès la connaissance des faits, les personnels de la de la bagade de Saint-Jean se portent sur les lieux déjà dans un premier temps effectivement pour pour conserver les les indices pour assurer effectivement une une sécurité totale pour l'évacu l'évacuation de monsieur le maire qui sera finalement évacué sur hospitalier de Lyon.

également bien entendu le lancement de recherche opérationnelle très très dense pour retrouver le fugitif dont on sait qu'effectivement il est il est très très proche du domicile du maire et qu'il y a un réel réel risque de réitération concernant la section de recherche si personnel se se transporte immédiatement sur les lieux afin effectivement d'appuyer la brigade de recherche de Vienne qui à ce moment-là est saisie par le parquet éponyme des investigations et également surtout avec des personnels qui restent au siège de la section de recherche pour s'assurer du traitement de toutes les données numériques. J'englobe là-dedans évidemment la téléphonie concernant principalement mis en cause puisqu'on lui connaît à ce moment-là deux téléphones, deux lignes téléphoniques et également les inf les les investigations en milieu ouvert étant entendu qu'à ce moment-là euh on pense que c'est quelqu'un qui a un profil numérique normal, il s'avérera qu'effectivement il est très peu sur les réseaux sociaux et qu'il a il donne finalement assez peu de prise aux enquêteurs pour avoir des éléments sur ce relationnel habituel ou sur ce qu'il aurait fait dans la journée par le recours à des à des à des à des à des traitements enfin des à des entités comme Facebook ou autre chose. Donc il savait rapidement que les deux téléphones dont il était titulaire, il n'en est pas porteur puisqu'ils sont assez rapidement retrouvés en perquisition et donc on est assez peu de prise assez peu de prise numérique sur cet individu-là.

Ce qui est un petit peu paradoxal parce qu'effectivement comme le disait monsieur le Pourquur, c'est quelqu'un qui est très en pointe dans ce domaine là et qui se définit comme autodidacte mais qui a de réelles et de solides connaissances notamment intelligence artificielle. Euh et de là effectivement euh à partir du moment où dès la soir et dès le lendemain matin dans le casre de plusieurs vérification à Bourgouin Jalieux sur des points de chute euh qu'on lui connaît ou qu'on estime sur lesquels il pourrait sur lesquels il pourrait se rendre, euh la section de recherche contacte le parc et de Vienne effectivement pour proposer d'être saisi, ce qui est ce qui est bien entendu accepté au vu bien entendu alors pas forcément de la complexité du dossier, mais surtout de la sensibilité et de la gravité des faits qui sont les les trois critères enfin trois des quatre critères qui sont retenus pour que la une section de recherche s'engage en terme de direction d'enquête. Euh, on muscle bien entendu le dispositif dès le dès le lendemain matin pour assurer ben tout ce qui est contact avec les familiers. hein, il s'avit qu'effectivement on a assez peu de prix sur les sur les deux frères les deux frères qu'on lui qu'on lui connaît effectivement qui qui sont assez peu assez peu enclin à venir nous voir et nous donner des éléments.

Euh d'autant plus qu'ils ont des contacts très sporadiques avec le mis en cause euh tous les 15 jours, toutes les 3 semaines et quelques contacts téléphoniques mais qui se sont manifestement espacés dans les derniers temps, sans qu'il soit possible à ce stade de dire si effectivement ça a un lien avec le changement de comportement du M en cause vis-à-vis du litige qui l' opposa la mairie. Donc le dispositif est musclé. On fait plusieurs vérifications en divers points du territoire, notamment enfin tout est concentré sur Ronalpe hein dans le 74 principalement à Bourgouin aussi à Givor puisqu'on a effectivement une personne qui prend attache avec lui à plusieurs reprises bien qu'il ait plus ses téléphones avec lui pour s'enquérir de ses nouvelles. ces vérifications s'avèront négatives et finalement comme le décrivait très bien monsieur le procureur de la République, c'est une rivraine qui connaît effectivement le fond de l'affaire puisquelle connaît à la fois le mis en cause et la victime qui nous le désignera comme déambulance sur la voie publique sur la commune de Chartonet.

Alors de là, le dispositif est rapidement mis en place et le et le fugitif se se rend au gendarme sans résistance. qui sera retrouvé porteur de son permis de conduire euh français. qui nous permet effectivement de vérifier son identité au-delà des images qu'on avait récupéré dans le cadre de l'enquête notamment auprès de la préfecture pour l'établissement de ces pièces d'identité française.

Euh la garde à vue se déroule bien. Je reviendrai pas sur les éléments qui ont été communiqués par monsieur le procureur concernant la la psychologie estimée à ce stade du mis en cause. Euh il était très calme avec les enquêteurs et très poli. il a il a montré le visage de quelqu'un qui effectivement euh dément certaines parties des faits qui lui sont reprochés mais est conscient par contre de la portée très clairement.

C'est quelqu'un de très intelligent qui répond aux questions de manière précise, parfois en s'attardant sur des points un petit peu insignifiants et en tournant autour de de ces points-là alors qu'effectivement c'est pas le le sujet principal. Mais en tout état de cause, il a donné effectivement tous les éléments tous les éléments concernant la matérialité des faits euh au cours de son audition et euh comme le rappelé monsieur le procureur de la République, les éléments constitutifs ne feront pas ne font pas débat ce stade. En tout cas, c'est une très grande satisfaction que mise en cause a pu être interpellé avant une possible sortie de l'hôpital du du maire parce que le le maire avait fait état bien évidemment de de sa grande anxiété quant au risque de renouvellement des faits. si ce fugitif était encore en en vie et quand on mesure les au vu de ces déclarations, ce qui l'a motivé à agir, effectivement le le risque de réitération était était potentiellement élevé.

Donc c'est c'est particulièrement satisfaisant qu'il ait pu être interpellé à à bref délai. Colonel, d'autres choses à ajouter ? Non, c'est c'est juste préciser que l'engagement du dispositif a été fait immédiatement. le en compagnie de Vienne qui était ce jour-là en inspection sur la communauté de brigade locale a pu être présent tout de suite et prendre en compte le dispositif avec une montante puissance très rapide puisque très rapidement 46 personnels ont été engagés sur zone de manière à à pouvoir suivre toutes les pistes et assister la brigade de recherche et les autres acteurs de la problématique.

Très rapidement, on a préparé aussi d'autres moyens à mettre en œuvre. On a fait venir des chiens de manière à essayer de retrouver les les pistes de de suite. Euh chiens piste aussi, on a préparer l'hélicoptère, les drones et cetera que nous n'avons pas utilisé par manque de d'orientation de ou de précision sur la zone de destination.

Et ensuite au fur et à mesure des heures que les heures se passaient, un système de recherche, un escargot allant du plus proche au plus large a été mis en place de manière à à s'assurer de de la nonprésence de l'individu à proximité. Et comme on le voit bien, bien plus en avancé, plus le l'individu s'éloigné et on le retrouve donc 36h après à pratiquement 10 km de la zone d'action. mais avec un homme qui se change après les seconds faits, met une tenue, je dire commo, en tout cas pour être vraiment en capacité de de ne pas se blesser en forêt en forêt profonde, qui prend le soin de ne pas avoir ses téléphones portables, qui n'utilise jamais sa carte bancaire et cetera.

D'ailleurs, il expliquait qu' qu'il était commencé à avoir des hallucinations parce que mangeant pas pendant pendant 36 heures, il commençait à être en en difficulté. Euh euh voilà ce qui peut être dit. Quelques questions.

Oui, j'ai une question. Je pense qu'il a pas eu encore le temps de voir un psychologue mais du coup Non. Durant le Est-ce qu'on peut envisager que cette personne soit atteinte de d'une maladie mentale ?

Alors ben ça c'est c'est précisément l'intérêt d'une information euh judiciaire. Euh durant le temps de la la garde à vue, on peut éventuellement envisager des examens très lacunaire parce que vraiment très contraint par le temps. Quand il y a une un jugement, une comparation immédiate qui est qui est envisagée.

Là, on part sur du temps long, c'est une information judiciaire qui est en cours. Si cette qualification criminelle est retenue tout au cours de de la formation judiciaire, c'est une cour d'assise qui aura vocation à Jusfel. Donc on est sur du temps long effectivement avec l'organisation d'expertise psychologique, d'expertise psychiatrique par le magistrat instructeur.

Et c'est à ce moment-là qu'on pourra avoir une une vision d'effet. La la question qui qui sera centrale de de de la de la personnalité de de de l'individu et de sa responsabilité parce que c'est cela qui est en jeu avec la possibilité d'une altération ou d'une abolition du discernement. l'abolition.

Là encore, je ne suis pas psychiatre et c'est eux qui se prononceront sur ce point. Mais en tout cas, l'individu a pu clairement expliquer ce qu'il avait fait et il explique d'ailleurs qu'il était conscient de ce qu'il avait fait. Donc on n'est a priori pas dans un tableau d'abolition du discernement sur l'altération éventuelle au au travers du vécu persécutif.

Et bien ça effectivement c'est c'est les experts qui euh pourront nous en parler euh euh après l'avoir examiné à à plusieurs reprises euh euh durant le cours de de l'information judiciaire. Le conflit qu'il y a entre les le maire et et le mise en cause, il n'y a pas des biens personnels du maire qui sont dehors. C'est bien la mairie.

Absolument. C'est c'est c'est alors d'ailleurs, c'est le tribunal judiciaire et pas le tribunal administratif qui est est en euh qui avait été saisi parce que c'est un un bien privé de la mairie. C'est un commerce qui est racheté puisqu'il avait fermé avec ses ses volontés des mairies parfois de de redynamiser le tissu le tissu local.

Bon avec finalement des dégradations graves ont être victime ce bâtiment mais c'est un bien privé de la mairie. Rien à voir avec les biens personnels du du maire. Oui, peut-être que ça m'a échappé, mais est-ce que le mise en cause a manifesté des regrets ?

Oui, oui. Euh oui. En tout cas, il a il a expliqué en tout cas que que tout ça était allé trop loin et que il était prêt à indemniser le maire.

Mais en même temps, voilà, il dit ça et très vite il se victimise et en disant que tout ça est quand même lié à une injustice. Voilà. Donc donc il y a quand même eu des des des propos effectivement euh où où il a dit clairement qu'il voulait indemniser en tout cas le maire pour les les préjuges corporels qu'il avait qu'il avait subi.

Est-ce qu'il a verbalisé une intention de se faire justice lui-même ? Précisez votre question. Est-ce que un moment il a dit qu'il avait agressé le maire parce que directement il était victime d'une injustice et qu'il voulait se faire ça il ne le dit pas.

Il évoque simplement le fait qu'il est victime d'une injustice. Après chacun mais il ne l'a pas verbalisé en ces termes. Non.

Voilà. Merci à toutes et à tous. Bonne fin de journée à vous.

Yeah.