Crise agricole : "62 engagements ont été pris"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci d'être dans ce studio ce matin vous êtes la nouvelle porte-parole du gouvernement va évidemment revenir sur cette situation de chaos ce weekend avec la visite d'Emmanuel Macron au salon de l'agriculture c'était le bordel voilà ce qu'il dit le président de la République il le reconnaît lui-même c'est ses mots cité par le journal Le Figaro ce matin c'était le bordel mais j'ai envie de vous dire la faute à qui ou là je pense qu'il est important de pas inverser l'échelle des valeurs nous avons un président de la République qui a honoré une tradition celle qui est que le président de Laé public ouvre le Salon de l'Agriculture maintenant regardons en face ce qui s'est passé c'est que nous avons eu en face de de ce moment important solennel national une minorité une centaine d'ultras ultra violents qui étit là non pas pour dialoguer pour échanger mais pour en découdre et l'ensemble des chaînes télévisées qui étaient sur place ont pu le voir ont pu le filmer et ils ne l'ont pas fait à visage cachés ils l'ont parfaitement assumé et donc ça nous devons être collectivement capable de le dénoncer nous ne devons absolument jamais accepter que la violence prenne le pas dans l'opinion publique dans notre pays et qu'encore moins ce soit le terrro assumer d'une volonté d'éventuellement défendre des idées ce n'est pas le cas quand j'ai entendu samedi matin vraiment extrêmement choquant nous sommes chez nous nous allons tout faire pour le dégager à quel moment on tolère ce genre de phras nous sommes chez vous c'était une phrase dite par les agriculteurs cette centaine d'agriculteurs don vous quelquesuns qui ne sont absolument pas représentatifs de l'entièeté des exp et des agriculteurs est-ce que vous faites référence là est-ce que vous faites les référen là et et allons-y mettons les pieds dans le plat priscat evno nous sommes chez nous ça fait évidemment écho j'imagine en tout cas c'est aussi comme ça que vous le comprenez à on est chez nous qui est un un slogan historique du RN et de l'ancien FN vous avez tout dit vous avez exactement tout dit et je vous le dis avec l'origine qui est la mienne avec l'histoire qui est la mienne et avec la raison pour laquelle je me suis engagé nous ne devons pas tolérer ce genre de propos ça veut dire quoi avec l'histoire quielleamène avec vous savez moi je me suis engagé en politique bien évidemment pour défendre une certaine idée de la France et un projet européen dès 2017 dès 2017 mais aussi face à une montée qui était là l'attente depuis un certain nombre d'années avec notamment Jean-Marie Le Pen qui a arrivé au second tour des élections présidentielles il y a maintenant de cela quelques années pour justement combattre cette montée de l'extrême droite en France et donc quand aujourd'hui enfin j'entends en nou en allumant à la télé un samedi matin alors que c'est un moment extrêmement attendu pour de nombreuses familles pour de nombreux français pour de nombreux exposants des agriculteurs que le salon de l'agriculture est ouvert par un homme par une minorité d'ultra qui crie on est chez nous pardon mais c'est ça qui doit nous interroger aujourd'hui pour vous ce n'était pas des ce n'était pas une colère d'agriculteur c'était une colère quoi de raciste c'était une colère d'ultra c'était une colère d'ultra ensuite maintenant ce qu'on doit aussi pouvoir regarder c'est pouvoir parler du Salon de l'Agriculture et des revendications des agriculturs il y a aussi et il y a aussi évidemment la colère qui ne s pas manifesté par des violences mais la colère des syndicats la colère des différents personnes qui avaient été invité à débattre avec Emmanuel Macron qui l'ont refusé et je pense que il faut quand même que vous puissiez répondre aussi sur ces questions là mais puisque vous dites qu'il y a des familles qui auraient aimé pouvoir rentrer dans ce salon de l'agriculture et qui ne l'ont pas pu et bien accueillons tout de suite François parce qu'il nous a appelé précisément au 32 pour en témoigner bonjour François bonjour François si je comprends bien vous êtes vous étiez un visiteur qui voulait venir en famille samedi matin et vous avez mis du temps à pouvoir rentrer racontez-nous ce que vous avez vu alors non seulement on a mis du temps on est arrivé à 9h tranquillement devant l'entrée du salon et et en fait on a on a pas pu rentrer alors on a vu des CRS on a vu des CRS des CRS des CRS on s'est dit ça y est c'est un état siège on est en guerre et ben non finalement c'était juste le président de la République qui voulait être là mais complètement déconnecté en fait les gens dehors les exposants les machins tout ça et puis c'est c'est trop facile de remettre ça sur le le le le le RN c'est trop facile parce que moi j'ai vu plein de gens qui n'avaient aucunement le profil d'ultra qui n'avaient rien du tout moi d'ailleurs aussi mais je on en peut plus ça devient viscéral en fait être déconnecté de la vie à ce point-là non non moi j'y vais moi j'y vais moi j'y vais je tape des pieds et j'y vais et j'y reste non mais n'importe quoi en fait un peu de en fait vous auriez vous auriez préféré François qu'il qu'il n'y aille pas mais non mais mais vous savez s'il avait été digne avec un minimum un minimum je sais pas de fierté et Benon just il aurait fait écouter je vois que c'est pas le moment pour moi je rentre chez moi voilà il a aller cultiver des radis à l'Élysée et ça sera bien comme ça il passera pour vous êtes très en colère on l'entendant on entends vous êtes très en colur François vous avez quand même pu rentrer dans dans le salon vous avez pu visiter en famille vous avez pu sûr alors on a on a pu rentrer alors moi tranquille j'étais j'étais j'étais content j'avais le le le le hall de la bouffe c'était parfait pour moi mais par contre mais mes enfants moi je suis de la campagne he vous savez voir les belles bêtes dans le hall 1 ben non le hall 1 bloqué jusqu'à 3h alors pendant que lui va va va va caresser les gériies de la du salon et ben on a même pas pu l'avoir François je veux que la porte-parole du gouvernement puisse puisse vous répondre vous entendez la colère de de François qui effectivement a pu visiter mais qu'une partie du salon et encore très tard non mais j'entends tout à fait sa colère et et et la colère de de de vous monsieur elle est aussi celle d'autres je pense qu' n'ont pas pu rentrer en temps et en heure au sein du salon mais bien évidemment mais regardons ce qui s'est passé est-ce que le problème c'est que le Président de la République pour ce qu'il représente c'est-à-dire une institution de puisse pas rentrer dans un salon de l'agriculture pour l'ouvrir de façon extrêmement simple et basique c'est ça qui doit nous choquer mais ce n'est pas le là vous parlez vous parlez de cette cette manifestation de colère et évidemment c'est très important que vous ayez que vous ayez pu le faire mais pour autant il ne faut pas oublier le contexte dans lequel ce salon s'est ouvert et le contexte c'est que pendant 24 heures il y a eu une confusion très importante autour de la tenue ou non de ce fameux grand débat au lieu d'une visite je dirais classique avec une déambulation Emmanuel Macron avait prévu espérait pouvoir transformer ça en grand débat c'est ce qu'il avait annoncé depuis l'Élysée et choisir les intervenants parmi ces intervenants les soulèvements de la terre alors certains disent oui mais c'est que quelques conseillers qui avaient prévu bon si on écoute les journalistes ils disent queil aur a bien été confirmé et précisé à ce moment-là que les soulèvements de la terre oui oui oui avaiit été invité par le Président de la République mais bref dans ce contexte là vous ne pouvez pas tout jeter sur le dos des il faut aussi parler de la colère plus sourde qui ne s'est pas manifesté par de la violence mais les syndicats eux-mêmes n'étaient pas dans un accueil honnêtement triomphant au président de la République c'est le moins qu' vous avez vous avez raison de de rappeler le contexte oui nous devons rappeler le contexte depuis maintenant pas simplement 48h 24 he depuis maintenant plusieurs semaines le début effectivement de la crise agricole est-ce qu'il n'y a pas eu des dialogues des échanges des réunions de travail aussi bien tenu à l'endroit des dans le TER rain sur le terrain auprès des préfets autour des préfets avec les élus locaux avec les agriculteurs les exploitants mais également à Matignon à l'Élysée est-ce qu'il n'y en a pas eu il en a eu il y a il a même m plusieurs trains d'Ann exactement et il y a eu plusieurs trains d'annonces pour reprendre vos propres th 62 engagements ont été pris 80 % sont déjà satisfaits ou en cours de lettre et nous allons continuer avec l'annonce de deux lois qui vont arriver notamment le travail sur égalim qui va se poursuivre avec un travail parlementaire qui est déjà à l'œuvre mais également la loi sur le le projet agricole pour la transmission pour cette capacité de former nos jeunes pour aller vers ses métiers tout cela ce sont des annonces très simples très concrètes pour le quotidien des agriculteurs et vous avez le dit il y a eu un certain nombre de de mesures et puis il y en a une dont on a quand même un peu l'impression que Emmanuel Macron l'a sorti un peu spontanément je dirais sans forcément savoir de quoi il parle les prix planchés est-ce que vraiment Priska tevno vous allez oui ou non appliquer des prix planchés vous savez ce que ça veut dire les prix planchés est-ce que est-ce qu'effectivement l'Union européenne va laisser la France mettre des prix planchers en place c'est une proposition aujourd'hui qui est qui est formulée par la France insoumise et qui a été reprise par le Président je je le dis de façon à très claire non je pense que c'est important il y a des choses qu'il ne faut pas laisser dire le vous la le texte dont vous parlez de la France insoumis c'est un texte qui est consigné au sein de l'Assemblée nationale qui est disponible sur le site internet et je vous invite vraim la proposition de loi formulé par la France insoumise pour des prix planchés exactement et j'invite chacun à pas s'arrêter au titre mais à la regarder ce qu'il y a dans la proposition à lireoutz je sais je sais mais il faut regarder les exactement ce qui est dans l'ex et article par article ils ne sont pas du tout dans la même mécanique que nous proposons alors quelle est la mécanique ils sont dans une démarche de mécanique d'économie administrée ce que nous proposons c'est effectivement la mise en place de prix plancher mais prix plancher qu'est-ce que ça veut dire c'est mettre en place des prix sur la base des coûts de production par filière avec des indicateurs interprofessionnels et non pas à des prix qui seraient décidés en début d'année pour l'année coulante sans prendre en considér ça ve dire quoi qui va all fixer ces prix planchés de façon interpressionnelle je viens de vous le dire d'accord donc c'est les agriculteurs eux-mêmes filière par filière et non pas le gouvernement qui décidera de ce que sont ses prix planchés ça pourra évoluer au fur à mesure de l'année ex ça doit pouvoir aussi pouvoir évoluer être en méthodeagile regardez ce qui s'est passé avec la guerre en Ukraine si nous avions décidé depuis le 1er janvier et qu'ensuite la guerre arrivait et qu'on nous avait dit non non non circuler il y a rien à voir on a décidé au 1er janvier on aurait eu un gros problème est-ce que vous n'avez pas peur que ça devienne justement que ça empêche en quelque sorte les les de décoller et que ça les maintienne au plancher c'est-à-dire que on sait qu'en ce moment notamment dans le bras de fer avec la filière laitière pour ne pas dire lactalice la grande difficulté c'est de réussir à faire monter les prix payés par l'actadis est-ce qu'en leur donnant comme ça en quelque sorte un prix plancher ils vont pas rester au plancher c'est pour ça qu'il faut pouvoir le regarder filière par filière secteur par secteur et même de temps en temps région par région c'est ce qui a notamment été dit par un certain nombre d'agriculteur je pense que le pire serait ici de considérer que nous savons mieux que ceux qui sont sur le terrain donc écoutons le allons sur des discussions sur des échanges qui peu encore une fois se faire filière sur la filière sur la base d'indicateur très précis merci beaucoup Prisc d'être venu ce matin répondre à mes questions vous êtes donc porte-parole du gouvernement vous accusez vous accusez cette poignée d'ultra ditesv dont vous considérez même qu'ils sont comme téléguidés ou en tout cas qu'ils ont vraiment une proximité avec les idées au minimum du du Front national du rassemblement national merci en tout cas d'être venu dans ce studio il est 7h51 [Musique]
Emmanuel Macron