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Podcast / conversationBinge Audio· 30 avril 2025 32 minComplaisantPortrait personnelSantéSolidarités & familleTravail & emploiEurope & international

Ménopause et âgisme : une femme politique s’engage

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Quelle mesure met-elle en avant pour une meilleure prise en charge ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    En quoi a consisté votre travail exactement ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Vous avez auditionné 1200 femmes, pourquoi ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Votre double casquette a-t-elle influencé votre sélection ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Quels interlocuteurs avez-vous rencontrés ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Quel est le retentissement de la ménopause sur le travail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57Chiffre
    « 1300 femmes ont répondu à un questionnaire que nous avons envoyé »
  • 4:44Fait
    « Quand une femme sur deux seulement en parle à son mari, quand des femmes se disent pas entendu sur ce sujet, pas écouté »
  • 5:28Chiffre
    « 80 % des femmes ont des symptômes pendant à l'âge de la ménopause »
  • 6:56Chiffre
    « 80 % des femmes, enfin 50 % des femmes se disent anxieuse à l'idée d'avoir un jour la ménopause »
  • 8:21Chiffre
    « Le coût de la ménopause est considéré à 11 milliards par an en arrêt maladie, en perte de compétences et en départ à la retraite plus précoce »
  • 12:29Fait
    « Ce qu'on dit souvent que la ménopause c'est quoi ? C'est 2 heures dans le parcours des étudiants de médecine »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

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Locuteur

Et si jamais tu te demandes, c'est fait par Bodio. Après avoir longtemps été tabou, la ménopause est sortie du bois en 2023 avec l'émergence de podcast comme chaud dedans, de témoignages de célébrité dans les médias, ce qui a même poussé le président de la République à missionner la députée Stéphanie Rist pour faire des recommandations sur une meilleure prise en charge de la ménopause. Je l'ai invité pour voir quel genre de mesure elle recommande pour les 12 millions de Françaises qui sont ménopaosées et qui étaient jusqu'ici largement sous les radars dans l'espace public, les entreprises et les médias.

En préparant cette mission, elle a constaté de nombreuses réticences dans la société, les entreprises à faire place à la ménopause, voire juste à l'aborder. Alors, quelle mesure met-elle en avant pour une meilleure prise en charge ? Est-ce que la révolution ménopause est en marche ? Je vais lui demander aussi sur un plan plus personnel comment elle a navigué sa barque dans le milieu politique qui reste assez sexiste. Est-il agiste aussi ? C'est ce qu'on va voir ensemble. Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour. Vous êtes député du parti présidentiel et médecin rumatologue également. Vous étiez donc très bien placé pour être missionné par Emmanuel Macron fin 2024.

Alors, en quoi a consisté votre travail exactement ? Alors, en fait, c'était lancé par le président de la République au mois de mai dans la suite de des sujets des santé des femmes qui sont abordées depuis 2017. Vous savez les les plans endométrioses, les avancées qu'on a pu faire sur l'endométriose ou d'autres sujets de santé des femmes. Il manquait une partie avec la ménopause et donc il a décidé de prendre ce sujet au mois de mai l'année dernière et ensuite le premier ministre m'a missionné. Euh donc euh député en mission, ça dure 6 mois et c'est un travail qu'on fait euh euh en plus de son travail de député pour essayer de analyser le sujet et de faire des recommandations.

Alors c'est pas dévoiler un grand secret que dire que bah moi-même je suis passée dans votre bureau, vous avez auditionné énormément de femmes, 1200 femmes, je crois, pour parler de leur ménopause. C'est ça. Alors, 1300 femmes ont répondu à un questionnaire que nous avons envoyé parce que dès le début de cette mission, j'ai reçu énormément de témoignages de femmes et il me semblait vraiment impossible de faire cette mission sans accueillir la parole des femmes et sans écouter ce qu'elles avaient à dire. On voit bien que ce sujet est complètement invisibilisé et dès qu'on donne la possibilité aux femmes d'en parler, il y a une véritable nécessité pour elles d'en parler.

À votre avis, c'est votre double casquette de médecin et de députés qui a fait que vous avez été choisi ? pour cette mission. Alors, probablement d'ailleurs au démarrage de cette mission, j'avais une idée très médicale et et aussi personnel de la ménopause, mais en travaillant pendant ces 6 mois, j'ai pu avoir une approche assez différente qui a évolué tout au long de la mission et j'ai trouvé ça vraiment passionnant.

Alors, vous m'avez raconté quand on s'est rencontré dans le cadre de cette mission que vous aviez envoyé aussi des questionnaires aux entreprises, des questionnaires au syndicat pour vous allez peut-être me dire si vous avez envoyé d'autres interlocuteurs, mais vous avez constaté quand même beaucoup de réticence pour aborder le sujet. Ouais. Alors, il y avait il y avait trois grandes parties dans cette mission. La première partie, c'est comment on pouvait mieux informer euh les femmes, quel que soit l'endroit où elles habitent et quel que soit leur milieu social.

Tout ça nous a fait rencontrer des influenceuses, nous a fait rencontrer les services de santé publique France qui font les campagnes de communication. Voilà, un grand nombre d'acteurs. Puis il y avait une 2uxème partie sur la prise en charge plus médicale et là on a rencontré donc toutes les sociétés savantes, les médecins, les sages-femmes, les kinés, enfin tous les professionnels qui peuvent être concernés et bien sûr aussi euh bah les patientes, les femmes elles-mêmes. Et puis une troisième partie était de dire est-ce qu'il existe un retentissement de la ménopause sur le travail ? Quel est est-ce que des entreprises se sont emparées de ce sujet ou des syndicats ?

comment ça se passe dans le milieu du travail. Et ça c'était la troisème partie pour lequelle effectivement on a envoyé des questionnaires aux associations de direction de ressources humaines, au syndicat avec des retours sur ces questionnaires qui montrent que ce sujet est quasiment pas préempté dans notre pays à l'heure actuelle. Mais c'est-à-dire quelles étaient les réponses ? Il y avait des réponses assez hallucinantes. Alors qui montrent que la ménopause est vraiment un sujet de femme et qui montre que on vit dans un monde encore très sexiste puisqu'on avait des réponses. Par exemple, au lieu de nous nous parler de la ménopause, parlez-nous de l'endropose.

Or l'endropose ça concerne Oui. Pourquoi 10 % des hommes 10 % des hommes et après 80 ans, donc pas énormément de rapport avec le le travail. Euh voilà, donc euh c'est vraiment euh un sujet, on est vraiment au début euh d'un travail qui doit être fait et vraiment notre rapport est et est pour moi le le début de d'action à mener dans notre pays euh dans les années qui viennent. Mais vous y avez vu quoi dans ces réponses ? Euh un désintérêt ou alors euh quoi ? Le la marque du tabou. Qu'est-ce que vous y avez dit ?

Il y a un véritable tabou, on a pu le mettre en évidence, on a il existait déjà des chiffres dans les sondages, mais quand une femme sur deux seulement en parle à son mari, quand des femmes se disent pas entendu sur ce sujet, pas écouté, on voit bien qu'il s'agit d'un sujet qui a un véritable tabou. Et dans le travail, c'est même au-delà d'un tabou. C'est quelque chose qui n'existe pas. Il n'y a pas d'ailleurs de d'association pour la ménopause pour mieux vivre sa ménopause, ça n'existe pas. Vous voyez, c'est vraiment plus qu'un tabou. C'est ça n'existe pas. On peut parler de de double peine en fait pour les femmes, c'est-à-dire à la fois du sexisme et puis de de l'agisme.

Alors, c'est euh même une triple peine parce que la ménopause en elle-même peut être une peine même si euh et nous luttons dans ce rapport pour présenter la la ménopause sur une forme très positive parce que c'est aussi un moment où les enfants sont plus grands, où les femmes ont acquis de l'expérience, où elles ont enfin une deuxième vie qui débute. Dans certains pays comme au Japon par exemple, c'est appelé le second printemps. Donc on peut voir la ménopause sur un angle très positif. Dans notre pays, c'est pas le cas. 80 % des femmes, enfin 50 % des femmes se disent anxieuse à l'idée d'avoir un jour la ménopause. C'est une image assez sombre dans notre dans notre pays.

Et alors dans le monde du travail, c'est vous êtes une femme, en plus vous devenez un peu âgé, donc vous vous existez pas quoi. Alors que ces femmes elles ont plein de compétences, on va y revenir. Alors qu'elles ont des compétences, c'est du temps. Ouais. Elles sont moins encombrées par la prise en charge soit mentale, soit physique des enfants en bas âge. Et vous disiez alors c'est la triple peine, c'est-à-dire donc sexisme, l'agisme, ça on a bien compris. Et alors qu'est-ce qu'il y a en plus comme facteur qui est invalidant pour les femmes ? les les signes. Alors, il faut savoir que 80 % des femmes ont des symptômes pendant à l'âge de la ménopause.

C'est pas une maladie la ménopause, c'est un passage de la vie qui entraîne 80 % de signes chez les femmes, ce qui est beaucoup. dont à peu près un/art sont des signes très handicapants qui empêchent une qualité de vie normale. Quand vous vous êtes réveillé quatre fois dans la nuit, que vous avez des bouffées de chaleur qui font que d'un seul coup vous transpirez, ben quand vous êtes cadre en réunion avec une majorité d'hommes autour de la table, ça devient très handicapant. C'est ces femmes-là d'ailleurs qui vont se mettre en arrêt maladie ou qui vont refuser une promotion ou changer de travail.

Très souvent, on voit ces femmes qui deviennent auto-entrepreneur après pour avoir des horaires flexibles ou votre rapport, c'est une femme sur 10 à peu près hein qui euh voilà à cause justement de ce tournant de la ménopause préfère démissionner. C'est quand même fou. Oui. Après, on a beaucoup de mal à chiffrer parce que comme c'est invisibilisé et c'est une des recommandations qu'on fait dans le rapport, c'est le chiffrage euh économique. Euh le coût de cette ménopause, ça a été chiffré dans d'autres pays. On a auditionné une députée euh anglaise qui est très engagée sur le sujet depuis plus de 7 ans maintenant. On a regardé des études au Japon par exemple.

C'est le le coût de la ménopause est considéré à 11 milliards par an en arrêt maladie, en perte de compétences et en départ à la retraite plus précoce. Ça parce qu'elles sont pas valorisées dans les entreprises justement. Il y a peut-être des choses à remédier là-dessus. On va on va en reparler. Euh c'est vrai que au Japon, c'est 11 milliards. Bon, ils ont deux fois plus d'habitants mais bon ça veut dire quand même que chez nous, il y a aussi un coût énorme. Et c'est vrai aussi qu'il y aurait moins de d'arrêt maladie s'il y avait plus d'accompagnement peut-être de la ménopause au travail bien sûr et plus de compétences qui restent dans l'entreprise en fait.

C'est pour ça qu'une des recommandations est de chiffrer ce coût en France pour être un bon levier auprès des entreprises pour même s'ils sont il reste à à ne pas vouloir s'occuper de la femme au moins de s'occuper de ce coût économique et on pense que ça pourrait être un vrai levier pour améliorer la vie des femmes au travail. Alors dans votre rapport qui est paru début avril, vous avez fait 25 propositions très concrètes. Alors pour prendre les choses dans l'ordre, on va commencer si vous voulez bien par les recommandations de l'ordre médical. Vous êtes vous êtes rhumatologue vous-même.

La ménopause ça vous concerne notamment parce que l'ostéoporose touche beaucoup de de femmes ménopausées. Quelles sont vos recommandations sur le plan médical ? Alors, notre mission euh même si moi je suis euh médecin euh je ne suis pas dans cette mission en capacité de donner les recommandations médicales. C'est la haute autorité de santé qui euh grâce à cette mission notamment a relancé ses travaux pour actualiser les recommandations pour la prescription du traitement hormonal substitutif de ménopause. Le traitement hormonal de ménopause, c'est un traitement qui existe depuis de nombreuses années.

On a pu mettre en évidence dans cette mission qu'il est prescrit seulement à 2 % des femmes de notre pays. Alors, on avait 6 % comme chiffre mais effectivement j'ai vu que dans votre rapport vous avez un chiffre encore plus bas. On a avec un gros travail qui a été réalisé dans ce rapport nous montrons et nous montrons les départements dans lesquels il est prescrit. Donc, on se rend compte que dans les départements les plus riches d'une part euh en terme de de pouvoir d'achat et euh les départements les plus riches en nombre de gynécologues, ce traitement est plus prescrit.

Donc on voit une cartographie de la France là où il faut aller absolument faire des efforts en terme d'écoute de la patiente et de prescription de très probablement de traitement hormonal puisque si on considère qu'un quart des patientes a soit des symptômes sévères soit des risques de répercussion de la ménopause plus tard vous savez les risques cardio-vasculaires et les risques de fracture ça veut dire qu'on devrait avoir des taux de prescription de ces traitements qui soient beaucoup plus élevés que les 2 % qu'on constate dans notre pays. Mais c'est la haute autorité de santé qui doit faire les recommandations médicales sur la prescription de traitement hormonal.

Et alors, comment est-ce qu'on y remédie à ça ? Parce que c'est vrai que 2 % c'est pas beaucoup et qu'en plus il y a des inégalités territoriales comme vous le dites. Ce qu'on s'est rendu compte dans le cadre de la mission en auditionnant les différents professionnels et les femmes, c'est que un, il faut beaucoup plus et mieux former les professionnels de santé qui vont être autour de la femme autour de cet âge là. Il y a probablement des actions à faire aussi et c'est ce qu'on recommande au niveau du rendez-vous de de prévention qui ont été mis aux âges clés de la vie notamment aux alentours de 45 ans.

Et dans ce questionnaire qui va être qui est reçu par les femmes de cette tranche d'âge, il faut insister sur la ménopause pour qu'elles puissent se rendre compte elles-mêmes que les signes qu'elles ont sont en rapport avec la ménopause pour pouvoir le cas. C'est pas le cas. Aujourd'hui dans ce bilan, on parle pas beaucoup de de péréménopose et de ménopause en réalité. pas les que les signes qu'elles ont en rapport avec la ménopause. Ça c'est toutes les recommandations qu'on fait sur la première partie sur l'information.

Comment une femme peut reconnaître que les signes qu'elle a bah c'est la ménopause qui va arriver ou qui arrive et comment elle peut elle-même aussi agir sur sa santé puisque la santé c'est aussi le bien-être, c'est pas que le traitement médical. Et donc je pense par exemple à la fatigue qui peut s'associer à la dépression et à l'activité physique qui est nécessaire. Tout ça c'est dans les recommandations que nous faisons sur l'information. Oui. Alors c'est vrai que ce qu'on dit souvent que la ménopause c'est quoi ? C'est 2 heures dans le parcours des étudiants de médecine. Est-ce qu'il faudrait que ce soit plus ? Moi j'ai envie de dire oui mais est-ce que c'est aussi votre recommandation ?

Après, il y a la discussion entre la formation initiale et la formation continue. Ce qui est très important, c'est de repérer l'équipe de professionnel qui peut s'occuper des femmes à cet âge-là. D'ailleurs, c'est pas que les médecins, ce sont aussi les sages-femmes qui ont suivi les femmes généralement dans les périodes avant. Elle réclame d'ailleurs un rôle plus important les Oui, nous nous recommandons de leur donner un rôle déjà d'une part pour mieux les former et d'autre part pour qu'elles puissent éventuellement prescrire le traitement hormonal quand les femmes n'ont pas de pathologie associée de maladie associées dans les cas simples en fait. Ouais. Ouais.

Et et en plus ça remédie au désert médical et au fait que parfois on a du mal à trouver un gynéco à côté de Oui, on a besoin de beaucoup d'écoute sur ce sur la ménopause et tous les professionnels en capacité de pouvoir le faire doivent être je dirais utilisés et donc mieux formés aussi. Hm, c'est ce que disait la la sage-femme Anarois que j'ai reçu dans l'épisode précédent. Euh, alors les femmes qui n'ont pas de réponse satisfaisantes et il y en a beaucoup euh se tournent pour certaines vers les médecines alternatives. Est-ce qu'il faut se méfier de ce qu'on pourrait appeler le le méo business, c'est-à-dire des sortes de solutions euh miracles sur les symptômes les plus invalidants ?

Vous savez, c'est 17 millions de femmes actuellement qui ont la ménopause. Donc, c'est un marché, je dirais, très conséquent. 100 % des femmes qui atteignent l'âge de aux alentours de 50 ans vont passer par la ménopause. Donc évidemment, il y a un marché qui est important et qui et qui voilà qui propose qui remplit le vide je dirais de la pas très bonne information et de la mauvaise écoute de ces femmes.

Donc il est très important et c'est ce que l'on rappelle dans notre rapport que la haute autorité de santé puisse établir les mesures médicales ou en alternative médicale qui ont montré des preuves scientifiques d'efficacité et puis de pouvoir informer les femmes aussi sur euh ce que ça peut engendrer de prendre des plantes ou euh des compléments alimentaires.

ça peut améliorer la qualité de vie mais de leur dire voilà la science elle ne montre elle montre pas d'effets là-dessus voilà éventuellement les risques et tout ça c'est la haute autorité qui doit de santé qui doit le rappeler aussi alors ce qui est intéressant dans dans votre rapport c'est que vous vous appuyez sur les exemples à l'étranger de ce qui marche. De quoi est-ce qu'on peut s'inspirer sur le plan médical toujours de ce qui est fait à l'étranger ?

Alors, je crois que la le partage euh des tâches qui est bien plus en avance à l'étranger que dans notre pays, dans tous les domaines, et aussi euh euh montré dans le cadre de la ménopause avec la place des des sages-femmes, des kinésithérapeutes notamment, il faut absolument euh considérer une équipe euh pluridisciplinaire sur cette prise en charge des femmes au moment de la ménopause et puis sur la l'information l'information qui a été faite par exemple en Angleterre pour que les femmes elles-mêmes reconnaissent leurs signes et puissent dire bah oui, ça c'est des signes, j'ai la ménopause qui m'embête et puisse aller vers leur professionnel de santé en disant j'ai la ménopause, j'ai ces signes là, aidez-moi.

Alors dans les entreprises, quelle recommandation ? Alors si si on parle des réticences que vous avez vu lorsque vous envoyez des questionnaires, qu'est-ce qu'on peut faire pour que les femmes ménopaosées soient davantage accompagnées, encadrées, valorisées ? Alors, la première chose, c'est de chiffrer le coût économique comme je le disais tout à l'heure pour montrer aux entreprises qu'elles ont un vrai intérêt économique à s'emparer de ce sujet. Pour les femmes, en plus, il s'agit pas de de mesures qui sont très très compliquées. En fait, qu'est-ce qui lui arrive à une femme quand elle a la ménopause ? Très souvent, elle est elle peut être fatiguée parce qu'elle a des réveils la nuit.

Donc essayer d'avoir des horaires les plus flexibles possibles. Parfois de décaler d'une heure ou 2h l'arrivée le matin peut permettre à certaines périodes dans le travail de la femme de de passer un cap difficile. Il faut euh pouvoir avoir des endroits pour se rafraîchir quand on a une bouffée de chaleur. Le simple fait de pouvoir ouvrir une fenêtre, ça paraît ridicule quand on le dit comme ça, mais il y a des travails où bah on se pose pas la question et puis les fenêtres sont pas ouvrables et puis voilà. Voilà. donc avoir un espace de de repos éventuellement.

Donc ça c'est des mesures très concrètes adapté des mobiliers de bureau parce que il peut y avoir des douleurs articulaires à la ménopause et qu'on sait qu'il faut un peu bouger. Voilà donc c'est pas des choses qui sont hyper compliquées. Et puis ensuite il y a le sujet du congé. certaines collectivités territoriales donc dans le public ont essayé de mettre en place des congés congés méop des congés voilà ménopause. OK.

Vous êtes fait votre opinion là-dessus vous parce qu'il y a alors on a auditionné on a auditionné c'est un débat compliqué euh on a auditionné effectivement la collectivité de Strasbourg qui a mis en place ça mais elle a mis en place ce congé en même temps que la formation des 400 managers ou je sais plus combien ils étaient mais ils sont ils sont nombreux des managers sur ce qu'est la ménopause et comment la femme peut en parler et si elle en a envie et puis qu'il puisse comprendre les difficultés que la femme à cette période.

Donc le levier du congé en fait est aussi tout ce qui est mis en place autour, c'est-à-dire qu'ils ont pas mis en place que le congé, ils ont mis en place aussi la formation des managers, l'adaptation des locaux et cetera, la possibilité dans la collectivité locale dans la collectivité locale. Donc le le sujet du congé me semble intéressant peut-être en en terme d'expérimentation pour voir si les femmes le prennent ou pas. Moi, je suis pas convaincu que les femmes finalement prendront le congé à partir du moment où les mesures sont mises en place autour. Mais pour pouvoir le dire, ça serait pas mal qu' a une expérimentation pour pouvoir le confirmer. C'est vrai.

Mais le gros débat, c'est que elles son elles voudront certainement pas être davantage stigmatisé en prenant un conjoint en congé spécifiquement méopause tout. Je pense qu' on peut le laisser sur la base. Alors vraiment dans le cadre d'une expérimentation pour évaluer, ça me paraît indispensable parce que c'est un coût derrière qui est très important plus la base du volontariat.

fonctionner enfin les retours sont alors on n pas d'évaluation puisque un l'évaluation était pas prévue au démarrage et puis deuxièmement pour des raisons juridiques, ils ont dû arrêter ce ils vont devoir arrêter cette mise en place puisque les collectivités n'ont pas le droit actuellement de de le mettre en place ça fait une discrimination avec les hommes notamment. Ah d'accord. C'est comme quand on vous dit pourquoi vous parlez pas d'entendrepose quoi. C'estàd qu'on peut pas centrer des politiques publiques simplement sur les alors il faudrait il y a des mesures juridiques à mettre en place et ce que c'est ce que nous proposons dans le rapport et dans les entreprises privées.

Alors parce qu'on disait c'est dommage de de perdre des femmes qui au-delà de 45 ans ont acquis beaucoup d'expérience, beaucoup de savoir-faire. Ça a un coût vous l'avez dit. Donc là qu'est-ce qu'on peut faire dans le privé ? Est-ce que vous avez des exemples d'entreprises vertueuses et qu'est-ce qu'elles font ?

Alors très peu, on a deux entreprises qui ont mis en place des les rendez-vous qui sont des dans la loi, les rendez-vous de santé au travail aux alentours de 45 ans et qui permettent donc ces entreprises ont mis en place le fait de parler de la ménopause à ce moment-là pour les femmes aux alentours de 45 ans, 50 ans et de adapter ensuite les la mise en place pour elle de à titre très individuel en fait. Donc c'est pas une politique généralisée dans la société, dans l'entreprise, mais individualisé en fonction de ce rendez-vous de santé au travail, ce qui me paraît très intéressant. Hm hm.

Parce qu'il y a un rendez-vous aussi pour les salariés du privé qui est comme celui de de 45 ans queon peut toutes demander toutes et tous d'ailleurs hein chez notre médecin. Ça existe aussi en entreprise. C'est ça. Alors le rendez-vous de prévention aux âges clés de la vie. Donc il y en a un à 45 ans. Celui-là la sécurité sociale vous envoie un papier, vous remplissez un questionnaire et vous pouvez aller voir un professionnel de santé, infirmier, médecin, pharmacien qui va qui a un peu un rendez-vous d'orientation, de prévention. Alors si si nos auditrices n'ont pas reçu, c'est peut-être parce que c'est récent. Alors c'est très récent.

On l'a voté dans la loi il y a il y a 2 ans maintenant et ça a été mis en place cette année. Donc c'est c'est très récent. Euh et puis ensuite par contre sur le le travail pour la santé au travail, c'est une loi qui remonte déjà à quelques années maintenant et qui a qui a mis en place un rendez-vous euh de santé au travail à 45 ans pour toutes les femmes salariées pour euh et les hommes aussi d'ailleurs euh voilà pour faire un état de leur santé et de voir si il y a une réorientation dans le travail, une formation qui peut être proposée. C'est obligatoire les entreprises ou c'est sur la base du volontariat ? Celles qui le veulent le mettre en place en train de se mettre en place. D'accord.

Et là aussi, est-ce qu'on peut s'inspirer de choses qui se font à l'étranger ? Je sais que par exemple en Angleterre, vous l'évoquiez tout à l'heure, il y a des députés qui sont très impliqués. En effet, il y a parfois un référent en ménopause qu'on peut aller voir pour parler de ces problèmes justement. Peut-être qu'on a besoin d'une clime, peut-être qu'on est fatigué. Ouais.

Ce qui est ce qui est vraiment important, c'est que les managers soient formés en fait, sachent ce que c'est et que la femme puisse le dire, puisse au moins dire bah voilà, ça serait bien que je puisse aérer, que je puisse aller me reposer un peu parce qu'en ce moment, je dors pas, j'ai des bouffées de chaleur la nuit, voilà, et que ça choque pas en fait c'est tout le travail qu'on a à faire et qui démarre dans notre société, c'est de changer la vision de la ménopause.

Oui, ça entraîne des désagréments et le plus souvent c'est que des désagréments mais qui peuvent retentir sur la qualité de vie et au travail et personnel et qu'on puisse en parler en parler bien sûr à ces professionnels de santé mais aussi au travail puisque ça permettra à l'employeur de garder des compétences puis à la femme d'avoir une vie qui pourrait ressembler à celle des hommes. Qu'est-ce qui va se passer avec cette ce rapport maintenant, ces recommandations ? Alors, nous avons fait euh 25 recommandations qui sont des recommandations euh très pragmatiques et qui peuvent être réalisées dans les 2 années qui viennent.

Euh donc ensuite, on remet le rapport euh comme je l'ai fait à la ministre euh de la santé, du travail, à la ministre en charge de de l'égalité entre les hommes et les femmes. Et euh et ensuite le gouvernement prend ses recommandations s'il le souhaite et les travaille et les met en application. sur l'émission qui sont commandées comme ça aux députés, il y en a combien qui qui sont suivis des faits puis combien qui finissent dans des dans des tiroirs ? Alors souvent c'est suivi des faits mais pas forcément sur l'ensemble des recommandations. C'est un peu là le dosage et c'est vraiment très différent selon selon l'émission.

On a fait en sorte dans cette mission de vraiment travailler en amont avec les administrations, avec les services dans les ministères pour que une fois que ces recommandations soient faites, elles soient finalement elles puissent être continuées. Ils sont déjà au courant. On a déjà commencé le travail finalement. Alors, abordons, si vous voulez bien maintenant un plan un petit peu plus personnel. Vous avez, je crois, 51 ans. Vous vous êtes dans l'âge moyen auquel les femmes atteignent la ménopause. Est-ce que c'est un sujet dont on parle en politique sans avoir peur d'être déclassé ?

Alors, non, je pense qu'on est très représentatif de de des sociétés, soit des entreprises ou dans le monde du travail habituel. Euh non, même entre députés, c'est très rare qu'on on en parle même entre députés euh femmes de parler de ménopause c'estàd que c'est un milieu où on peut pas vraiment montrer ses ses faiblesses. Enfin, dites-moi si je me trompe mais où ses coups de mou, c'est pas quelque chose qui est très valoris en forme. Mais c'est vrai que quand la mission est sortie, j'ai énormément de députés femmes, quel que soit le parti politique, qui sont venus me voir en me racontant leur histoire et là encore en ayant besoin d'en parler.

C'est vraiment euh intéressant, enfin ça m'a beaucoup frappé euh ce cette nécessité de rendre visible et de de sortir de de ce truc qui est très euh euh on se sent vraiment seul finalement euh on le voit très bien. Ouais. Mais ça moi je le vois énormément parce que ma depuis que je fais ce podcast souvent dans les dîners les femmes viennent me voir et viennent me parler de ça. Il y a vraiment une envie de de parler de effectivement la libération de la parole elle se fait mais mais lentement. Euh alors, est-ce que vous diriez qu'on attend encore des des femmes politiques qu'elles soient dans les stéréotype féminin ?

C'est-à-dire qu'il faut pas non plus que ça empêche de d'être une bonne maman par exemple si on a des enfants. Est-ce que vous diriez que c'est un milieu parce que je pose la la question à chaque fois à mes invités. Où perdure le sexisme voir l'agisme ? Écoutez, il y a 15 jours, un un président de l'association des maires de mon département a a exprimé le fait que les c'était compliqué de faire des listes électorales avec des femmes en milieu rural parce que les femmes le soir elles devaient s'occuper de leurs enfants. Ce qui pense lui. Oui. Qui répète aussi ce que d'autres pensent. H donc c'est vrai que c'est ça reste encore très imprégné en politique aussi.

Alors mon écrivaine fétiche en ce moment, je ne sais pas si vous la connaissez, c'est l'américaine Suzanne Zantag. Alors voilà ce qu'elle disait dans son livre Sur les femmes. C'est le titre en 1975. Vous allez me dire ce que vous en pensez. Qu'une femme obtienne une position de pouvoir que ce soit en politique, en médecine, dans le business. Et on attend quand même d'elle qu'elle fasse toujours attention à elle, qu'elle ne se relâche pas. C'était en 75. Est-ce que c'est toujours valable ?

Oui, je crois d'ailleurs c'est c'est bien qu'elle puisse dire en médecine aussi parce que à chaque fois quand on me pose la question sur les femmes en politique euh je raconte que moi j'ai j'ai été chef de service enfin j'ai eu plein de responsabilités en médecine. Ouais. Et que j'avais les mêmes remarques et les mêmes réflexions en fait dès que vous travaillez beaucoup finalement parce que il faut travailler une grande quantité d'heures quand vous faites de la politique ou pareil quand vous avez des responsabilités à l'hôpital et à chaque fois c'est mais il y a l'arrière pensée de mais tu as des enfants, ils sont en bas âge.

Alors quand on vieillit, l'avantage c'est qu'on nous pose plus cette question. Mais quand j'étais plus jeune, c'était "Mais qui s'occupe des enfants le soir ? Comment tu fais ? Ça doit être compliqué." Mais toujours. On se souvient de qui il va s'occuper des enfants. Ça c'était adressé à S Golen Royal au moment de la présidentielle. Donc ce que vous nous dites, c'est ça change pas beaucoup quand même malheureusement. Alors c'est quand même il y a beaucoup moins de remarques sexistes à l'assemblée par exemple. Honnêtement, on en entend beaucoup moins. En tout cas, c'est peut-être encore pensé mais c'est moins dit. Donc c'est beaucoup plus facile pour nous actuellement.

On est plus nombreuse aussi à l'assemblée que à l'époque il y a quelques années. Peut-être que Mou est passé par là aussi. Oui, c'est vrai. Vous vous rappelez cette insulte aussi de sur la chaîne C News adressée à Sandrine Rousseau, une Greta Tenberg ménoposé. Vous vous en parlez d'ailleurs dans l'intro de votre rapport parler dans le rapport. Ça a l'air d'être l'insulte suprême, hein. Oui, c'est vrai que ça devient une insulte. Alors que vraiment dans certaines cultures en Afrique, quand vous avez la ménopause, vous avez le droit d'être élu. Avant, vous avez pas le droit.

Et au moment de la ménopause, vous devenez sage, vous devenez en capacité d'avoir assez d'expérience et de compétences pour être élu. Euh donc, je trouve c'est intéressant de se rendre compte qu'il y a des cultures dans lesquelles quand vous avez la ménopause, vous devenez quelqu'un voilà de responsable. Donc euh il y a encore de l'espoir et c'est toute cette construction sociétale que nous devons euh arriver à changer. C'est pour ça qu'une des recommandations dans le rapport s'intéresse dès le jeune âge au collège dans l'éducation euh d'expliquer effectivement euh les liens de la la reproduction, vous savez dans les cours sur la reproduction mais que la fond il y a rien sur la ménopause.

Donc faut expliquer aux jeunes filles, oui, elles pourront faire des enfants mais oui, elles vaudront encore quelque chose quand elles pourront plus en faire. Et c'est dès les dès cet âge-là qu'il faut qu'on arrive à changer notre notre vision euh de la très jeune. Il faut commencer très jeune à expliquer. Euh est-ce que vous avez le sentiment parce que quand même depuis 2 ans euh euh bon il y a des podcasts, il y a des articles dans la presse féminine, même la presse généraliste.

Est-ce que vous avez l'impression que le tabou est en train de tomber ou qu'il y a quand même de grosses réticences parce que pour toujours la ménopause est liée quand même à une forme de d'obsolescence programmée des femmes ? Je mets des gros guillemets évidemment. Ouais, je crois qu'on a quand même encore du beaucoup de chemins à faire pour changer cette culture dans notre pays. C'est vrai que on en parle beaucoup plus et tant mieux d'un point de vue général, mais dès que ça devient individuel, dès que c'est vous-même, moi je l'ai testé, j'étais en réunion avec des députés, je dis il fait chaud ou c'est ma ménopause ?

Et vous voyez la tête des gens, tout le monde se recule et qu'est-ce qu'elle nous avant avant la mission. Donc donc on voit bien qu'on a encore Donc vous vous le disiez de manière assez naturelle ou c'était pas moi choqué pour pour voir les réactions ? Je le disais de manière assez naturelle parce que c'était avant la mission et que ça m'amusait de de voir ses réactions. Mais on on va avoir un rôle aussi nous à jouer nous-même de comprendre ce qui nous arrive quand on a la ménopause.

Comprendre que c'est des signes qui arrivent finalement à quasi tout le monde, que c'est pas forcément que c'est pas un drame, qu'il y a des choses pour nous aider et aussi qu'on peut en parler sans être fini, quoi. Donc je pense que il va falloir aussi qu'on assume nous-même d'en parler. H h c'est ce qu'on fait ici. Mais c'est vrai que bon, il faut il faut l'assumer he ça passe mieux en le disant et en en parlant. Stéphanie Iis, si d'ici 5 ans je vous réinvite, vous aimeriez quoi ? Que justement dire je suis ménopausé ce soit plus stigmatisant qu'une femme politique puisse en parler librement comme Michel Obama aux États-Unis par exemple. Ouais.

J'aimerais surtout que chaque femme, quel que soit l'endroit où elle habite, puisse savoir déjà qu'elle a la ménopause, que c'est des signes dont il faut s'occuper et qui a un rendez-vous à 45 ans qui me paraît un âge clé vraiment où on fait de la prévention tout autour de la de la femme, de tous les sujets et qu'elle puisse anticiper cette ménopause parce que il y a à la ménopause souvent une prise de poids, une baisse d'activité physique. il faut l'anticiper et 45 ans me paraît un âge vraiment bien.

Si toutes les femmes dans 5 ans qui arrivent à 45 ans disent bah moi j'ai fait mon bilan à 360 donc j'ai mis ça en place, j'ai mis en place une alimentation différente voilà je me dirais que on a réussi quelque chose. La femme elle-même pourra se prendre soin d'elle-même. Merci Stéphanis, c'était le le mot de la fin. Merci à vous de d'écouter Show deed danse. C'est Paul Bertioot qui est sur le montage de de l'épisode et la réalisation. Marie Foulon et Juliette Livartovski chez Binjodio qui m'accompagnent pour chaque épisode. N'hésitez pas, je vous le rappelle, à me faire vos commentaires sur la page Instagram de Chaudedans et surtout prenez soin de

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

vous. M.