Politique, Israël, l'armée et l'équipe de France de foot: un soir avec le grand-rabbin Haïm Korsia
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quel doit être l'état d'esprit quand on entre dans une synagogue ? C'est un abandon ou une exigence morale, spirituelle ? C'est une recherche.
Ce qui est intéressant, quand vous rentrez dans cette synagogue, la grande synagogue de la victoire à Paris, vous entrez par là et vous voyez un verset. Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de tout ton cœur. On cherche cherche Dieu.
On vit quelque chose ici. Et si on a compris ce qui se passe quand on sort, on lève la tête et on voit tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et on comprend que ouais, chercher Dieu, c'est la seule voix pour trouver l'autre.
Et j'ai toujours aimé cette symbolique de cette synagogue mais de beaucoup d'autres synagogues mais de celle-ci en particulier. Parce que oui, c'est vrai, on cherche une sorte de transcendance et on se rend compte si on a vraiment vécu quelque chose de fort ici que la transcendance là tous les jours, il suffit de rencontrer quelqu'un. Alors dans la République, ça s'appelle la fraternité donc c'est parfait.
Bonsoir merci de nous accueillir ici à la grande synagogue de Paris. C'est comme ça qu'on l'appelle synagogue de la victoire. C'est mieux.
Ah c'est mieux. C'est pas obligatoire. Même si on n pas juif, c'est formidable et très respectueux.
C'est un endroit qui est assez extraordinaire. J'étais jamais venu. Je suis très heureux de vous avoir permis de de rencontrer ce lieu parce que c'est un lieu essentiel pour pour le judaïsme français.
Alors, expliquez-moi pourquoi. Parce que c'est le judaïsme républicain. Quand la République en fait, la France donne la pleine citoyenneté aux juifs, c'est le 27 septembre 1791.
Ouais. 2 ans après tout le monde quand même. Mais bon, ça va.
Pas je suis patouillé. Puis il faut que ça se mette en place des habitudes. Napoléon fait à sa façon.
C'estàd qu'il r il réunit l'ensemble des dirigeants de la communauté juif française. Il appelle ça le grand saintérain reprenant une formule euh biblique. H il est réunit.
Il leur dit voilà comment ça va se passer si vous rentrez pleinement dans dans la France et cette assemblée répond sur le ministre à la Mari et assemblée répond oui nous servirons la France jusqu'à la mort et répondre quelque chose d'essentiel la loi de l'État et la loi on en a ramé un très joli dina des malut dina la loi de l'état à force de loi façon de dire rien n'est au-dessus de la loi républicain la loi qui s'applique à tous et Puis il leur pose des questions, il répondent donc ils organisent le culte juif. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui vous ayez un grand de France, des grands rabins régionaux, des rabins locaux. Lui euh la communauté juif s'organise puis à un moment elle veut avoir un lieu qui symbolise cette rencontre parce qu'en 1791, on est encore loin d'avoir ce lieu.
Bon, très loin. Ouais. Là, on est on va célébrer le 150e anniversaire de la synogue.
D'accord. Ouais. N73 74 d'accord 1874.
Donc vous avez une histoire sur le terrain. L'impératrice celle de Napollon 3 ne veut pas que la synagogue s'ouvre sur la la rue de Châoudin où il y avait l'église de la Trinité Northoudredame de Laorette. D'accord.
Donc de ce côté ouais la tourne s'ouvrir rue de la victoire. D'accord. Honnêtement, c'est pas dégradant par rapport à château d' je préfère avoir une synagogue rue de la victoire.
Sonne mieux que rue de Château d'Arxé [rires] Château d'arm et euh et on construit une synagogue monumentale. Ouais. qui montre la place que l'État de la République fait.
Alors en l'occurrence c'était l'empire mais c'est pas grave fait à au judaïsme. et tous les tous les rê la République puis l'empire puis la puis royauté puis Napoléon I donc président d'abord puis empereur puis la seconde République et ça continue. Et ce lieu, c'est le lieu de la rencontre entre la France et le judaïsme.
C'est disons l'acmé de ce qu'on appelle le franco-judaïsisme. Ici cette synogue et cette place, on peut avancer, on peut s'approcher. Oui, bien sûr.
Chez vous une synagogue, c'est ouvert. Tiens, d'ailleurs, je vous poserai la question finissant sur sur cette synagogue. Ici, dans cette synagogue, vous avez le siège officiel du grand de Paris et du grand de France.
Là, c'est mon D'accord. Ça c'est c'est vous vous êtes de ce côté-ci. Je suis là.
D'accord. Et j'ai repris cette place parce que quand j'étais petit ch je je venais et je voyais le grand rabin Caplan. Oui.
Qui était là et pour moi qui resté des années. Alors le grand plan d'abord était le rabin de la Snégogne. D'accord.
De 33 à [grognement] quiment à 55. Puis il a été grand en main de Paris de 50 en fait à 55. Il a assuré l'intérêt de France deux fois d'abord pendant [grognement] la guerre.
Ouais. Du 8 janvier 44 la fin de la guerre, il a assumé l'intérêt du grand de France. D'accord.
Puis après la mort du Grand de France de l'époque en 53, il a su au 53 54 55 l'intérim avec le directeur de l'école rominique et puis en 55 il a été élu grand de France et sa place c'est là. D'accord. ma place marquer quelque chose ici.
Voilà force là c'est ma place pour les office. Je tiens absolument à venir dans cette synagogue le soir de Rochana volant le soir de Kipour Colidray et je crois qu'il y a un côté solennel et profondément euh spirituel dans la rencontre entre les fidèles qui viennent qui sont déjà installés. Regardez les noms sur les les pupites sur des noms sur la des noms des familles qui transmettent la place de de père en fils.
Puis c'est synagogue monumentale. Il y a un cœur traditionnellement ce qui donne des des offices avec beaucoup d'amplitude et il y a de champs. Alors c'est peut-être moins convivial parce que c'est plus ordonné mais il y a quelque chose de magnifique dans les offices. cette synagogue, vous m'en avez parlé, mais comment elle a survécu à l'occupation ?
Et ben pendant la guerre, il y avait le grand de Paris qui était ici donc son siège là-bas. Ouais ben Julien Vein qui a maintenu ouvert l'office un des paradoxes. Il y a des synagogues qui ont servi de de nass à des juifs comme à Marseille où on arrêté dans les synégogues.
Ici il y a eu un combat juridique pour faire en sorte que ça puisse être maintenu et de manière assez miraculeuse la synagogue restée ouverte alors que ça pas été le cas en France. paraît incroyable qu'elle soit restée ouverte et qu'elle n'ait pas été détruite. Alors c'est un symbole vraiment de vous savez qui est propriétaire ici [raclement de gorge] c'est la mairie de Paris.
Ouais. Ah ben comme les comme t comme les églises c'est la mairie de Paris qui est propriétaire et donc c'est dur d'aller vandaliser ou détruire qui souit même un bâtiment qui apporta à la même Paris. Nous en sommes comme les prêtres dans les églises affectateurs.
D'accord. Mais euh on voit toutes les illustrations de cette synagogue. C'est tous les symboles et signaux sont à la fois bibliquant très républicain.
Pourquoi ? Enfin, les églises sont des lieux où on rentre facilement. Ouais.
Pourquoi c'est pas tout à fait pareil pour les synagogues ? Et j'ai l'impression que les Français qui ne sont pas juifs ne savent pas comment est comment être organisé une cinée. Vous avez raison.
Malheureusement c'est depuis les attentats qui nous obligent à une posture de protection pour moi. Il faut rendre hommage à la police gmerie dans les campagnes. C'est vraiment les circonstances c'est pas avant c'était absolument ouvert.
Pouir rentre au synagogue prier seul si on le voulait comme c'est ce sont les circonstances qui empêchent de faire cela. Mais vous avez raison parce que quand moi j'étais ravin rein j'avais fait euh il y avait une opération formidable de la mairie. Le maire Jeanfala pé à son âme qui avait lancé ça.
On avait appelé ça les flineries musicales. Ouais. Qu'il y avait plus de 100 concerts gratuits de musique classique dans la ville.
Moi j'étais partenaire dès le début. Je trou une formidable idée et donc à l'occasion des concerts musical et à l'occasion de la journée porte ouvert des monuments historiques, j'avais un monde fou les synagogues parce que les gens étiquement ont besoin d'un prétexte pour pouvoir entrer dans une synagogue et visiter ce lieu. Et moi je pense que pour les jeunes c'est formidable de les faire rentrer aux églises, des synagogues, des mosquées, des temples pour qu'ils puissent voir ce que vivent leurs concitoyens concitoyennes d'autres cultes. font ne pas tomber dans la méconnaissance qui crée la peur donc qui crée une forme de rejeu.
Vous vous souvenez la première fois que vous ou les première fois où vous êtes entré dans des synagogues ? Ah c'est un peu je être jeune. [rires] Alors vos premiers souvenirs ça ressemblait à quoi ?
Mais ici cette synagogue, moi je les souvenir très jeune parce que je venais, je me rappelle très bien du grand main qui a planqué ici. Euh je pour moi sans parler de celle-ci, vous votre premier rapport à à ce lieu à ces lieux. Si moi je peux pas vous dire ça mais pour moi les synagogues ma jeunesse c'est là où j'allais jouer au foot avec les copains.
Ça qui comptait. Ouais. Oui.
Et et au fond c'est un enjeu majeur aujourd'hui encore. Et quand vous me parliez de fraternité au tout début. Oui, c'est ça finalement.
Oui, c'est un lien. Comment on rend heureux les gens dans des lieux de foot dans des beaucoup jeu dans lieu par exemple dans lieu hôtel mais une synagogue c'est un lieu de rencontre donc beaucoup d'activités qui se qui se font dans les synagogues et puis avoir des conférences je vous parlais de de on avait organisé énormément de conférences et les gens viennent pour des conférences parce qu'il y a un prétexte et ça leur permet font de démitifier le lieu qui reste parfois incompris parce qu'on pas rentrer dedans. Et c'est toujours en en 1900 95.
C'est le c'est le début de l'affaire de Refus. C'est le centenaire le début de l'affaire de Refus. Et je demande à un conseiller du cabinet du ministre de la défense de l'époque de venir faire une conférence à Reince.
Il fait une conférence incroyable. Hm. Vraiment c'est important hein parce que c'était la ville de laabori, l'avocat de l'un des avocats de Drchus.
Et à la fin de la conférence, il y a une femme qui pose qui lève le bras. Elle dit elle me rappelle très bien, elle dit "Je veux pas poser de questions. Ce qui m'a folle en général parce que quand quelqu'un prend une conférence dit "Je veux pas poser de question c'est qu'il veut refaire la conférence à la place de conférencer le bon signe." Mais là, elle dit c'est une personne âgée, une dame qui elle dit "Écoutez, je voulais juste vous dire que moi quand j'étais petite pour aller de chez moi à l'école, il fallait que je passe devant la synagogue et mes parents me disaient ne passe pas devant." Et je voulais vous dire mon bonheur d'être ici aujourd'hui dans cette synagogue avec vous.
Donc il y a un chemin qui a été fait de ce point de vue dans ce traitat, le l'an clic autour de Vatican 2 donc qui date de 1965 a été un chemin incroyable de l'église pour normaliser le rapport avec le judaïsme. Donc vous voyez ce chemin a pris du temps. Ouais c'est vrai mais il a fait un travail incroyable extraordinaire.
Il y a pas une cérémonie officielle ici parce que c'est aussi le lieu des grandes cérémonies officielles, la journée de déportation, il y a aussi les célébrations et cetera où il y a tous les cultes représentés ici et c'est parce que il y a eu ce rapprochement que les pubis dans les choses comme ça. Euh on dit souvent que les la France s décristianisée, que les bancs de l'église se sont vidés. Ils sont est-ce que les bancs des synagogues se sont vidé aussi proportionnellement évidemment ou non beaucoup moins.
Tout dépend des synagogues mais globalement les synagogues qui ouvrent sont pleines et il y a il y a un vrai retour vers la recherche du sens et les jeunes sont vraiment en mouvement. Par exemple dans cette petite Dagoge, imaginez le soir on début septembre 800 personnes, ils sont jeunes Ouais. qui viennent faire un office qu'on fait uniquement au milieu de la nuit juste avant Jo Chanal nous valons 800 personnes.
Et il y a d'autres synagogues dans Paris qui le font tous les soirs. Ici, on fait une fois mais c'est bondé parce que c'est une façon de rendre le culte avec du sens. font une société diskim le parrain la sociologie en France lui-même fils de Rabinat et Durkaim disait une société ce sont des rites et des mythes pour leur donner du sens et une tribu pour les porter bah il faut chercher à donner du sens à ce que on fait et donc ça veut dire que les français juifs se sont moins détournés de la religion que l'ont fait les français catholiques.
Je sais pas, on dit souvent après années 68 après moi je sais pas si on peut dire ça comme ça. J'ai pas le sentiment que il y a une autre façon d'investir parce que vous dites les catholiques mais OK vous allez vous dire il y a peut-être moins de personnes dans les églises mais quand le pape vient sont des millions de de fidèles qui se retrouvent à ses messes à ses rassemblements. Souvient en 1996 qui est venu à Reins c'était incroyable.
Puis à Marseille encore l'année dernière. Voilà, exactement. Et en Corse si vous voulez.
Oui, c'est vrai qu'il a été en Corse. Voilà. Bah alors ici, on arrive à un lieu assez hors norme qui est le monument au mort.
Oui. Qui est le lieu qu'il faut le lire avec les quatre plaques immenses. Et donc il y a regardez, il y a les quatre plaques là. quatre plaques sur ces murs immenses avec les noms ce qu'on a retrouvé des juifs de Paris morts pour la France.
Oui. Première guerre mondiale. Uniquement ceux de Paris.
Ouais. Uniquement ceux de Paris. Regardez ici par exemple.
Voyez, je dis pas que c'est mon préféré parce que pour chacun il y aurait une histoire mais là vous voyez vous avez de Camondo. Il est mort lui le 5 septembre 1917 au-dessus de l'intré vers Lunille et il est mort aux commande d'un Farman 40 avec un un observateur qui s'appelait Lucien Desessard. et leur avion est tombé les Allemands leur ont donné les honneurs mit parce que c'était un lieutenant puis son père l'a récupéré plus tard et le fait en terré au cimetière de monte et avec lui tant et tant de soldats morts pour la France et donc pour faire le lien des quatre plaques avec les quatre plaques là je vois que c'est dans l'ordre dans l'ordre alphabétique.
Oui. Ouais. Et là vous avez ce monument quelques tapes de la loi le casque la mémoire des Israélites de mort pour la France et vous avez une plaque incroyable.
Oui. La mémoire de Charles Peggy est mort pour la France le 714. Et alors pourquoi ?
Parce que Charles Pegy J'aimerais que le nom de mon mari Charles Peggy soit joint à ceux des Israélites qui ont donné commis leur vie pour la France et c'est son épouse qui a voulu cela et c'est incroyable. C'est très fort. Et quand j'ai été vu grand de France, c'est devant ce monument là que j'ai vouu par image, je voulais faire une photo.
Donc en fait, je j'ai voulu devant ce monument parce que c'est quelque chose incroyable. Peggy a fait énormément pour faire connaître. C'était le premier dans les cah de la quinzaine à ouvrir ses ses pages.
Bah des gens comme Israël Zangville, des gens qui ont écrit des nouvelles, des textes à Flegfusard. P a été profondément presque profondément catholique, c'est-à-dire profondément fraternel. Et donc il a anticipé tout le chemin qui allait s'ouvrir plus tard en avec le concile Vatican 2, c'est sous la lettre de Jean 23 et il avait donc globalement 50 ans d'avance. 50 ans d'avance.
Drefus, j'ai vu qu'il s'était marié ici. Oui. En 10 873.
Ouais. Fus mari là. C'est la synagogue des grandes familles.
Donc il est là, il a fait polytechnique. Voilà quand on sera tout à l'heure. Oui, on sera pas très loin.
Je dévoile rien mais partie de notre pér je dévoile rien mais c'est c'est une volonté absolue de s'engager au service de la France et et on voit jusqu'où va sacrifice. Voyez, c'est c'est innombrable ces noms sur ces quatre plaques. Ouais. sont euh sont des noms très typiques de l'engagement des juifs.
C'est dire pourquoi ça vous tient tant à cœur de me le dire parce que parce qu'on oui parce qu'on peut douter de l'engagement des juifs pour la France. Non non, c'est pas moi qui doute. Oui, je bien.
Moi non plus, j'en doute pas. Mais après la guerre, après la première guerre mondiale, dans les années 30, il a commencé àir une petite musique les jeux sont pas engagés pour la France. Donc ils ont fait des recensements et il y a eu la construction d'un monument à Dumont, donc Verdinon, un immense mouling.
En hommage aux juifs engagés pour la France et mort pour la France. Il a été nouvéré en 38 par Campistre combattant. Et puis euh quand il y a eu la guerre, les habitants l'ont caché ce monument avec les planches de bois fait que les an pas détruit comme ils ont détruit d'autres et on la récupéré après.
Mais voyez tous ces noms tous font une formidable réponse parce que j'ai quelque chose qui m'a toujours beaucoup ému et je vous parlais de mon fl un grand penseur philosophe il a il avait deux garçons. est mort pendant la guerre 40 h il y a eu plus de 100000 morts en 40 on les oubli toujours malheureusement mais il 100000 morts et le 12e s'est suicidé parce que la commission de réforme l'a réformé il était malade ils ont pas voulu qu'il s'engage et il voulait s'engager et il a dit et c'était une honte non pour lui voilà sont les mots de de Moriac à ce propos une vie qu'on ne peut pas donner pour sa patrie et pas une vie qui mérite d'être vécu. Bon voilà des Français qui ont donné comme tango leur vie pour la patrie et ça doit juste mériter la reconnaissance.
Je suis secrétaire général de souvenirs français sous le la responsabilinence de contrôleur général Barcelloni et on fait beaucoup on fait on entretient le sommaire France entretient les tombes des morts pour la France mais on entretient aussi ses mémoires diverses c'est vrai que dans un lieu de culte on on pas forcément alors c'est vrai on va dans les petits villages donc il y a l'église puis à côté il y a le monument à mort mais là le monument est d'une certaine manière dans le lieu de culte ce qui est pas forcément Al ce qui est terrible, c'est que là vous avez les les plaques de la Première Guerre mondiale. Oui. Ça se démor pour la France.
Ouais. Et vous avez dans le pestile de l'autre côté une plaque de ceux qui sont morts pendant la seconde guerre mondiale. Là, c'est comme l'origher.
Ce jourlà, la France commetté irréparable avec la complicité d'état français. C'est assez terrible se dire que dans les synagogues il y a deux types de plaques. Il y a les plaques qui rendommagent aux juifs morts pour la France et les plaques qui rendommage au juif morts avec la complicité de la France.
On avance. On avance. C'est quoi la C'est quoi pour vous avoir la foi ?
C'est espérer. Ouais. C'est une forme d'espérance qui dépasse naturellement.
Tiens, je vous parlais, je vous parlais des jeunes qui font dans les synagogues de mieux qu'une table de pingpong dans une synagogue ? Oui, moi je préfère le ping préfère le pingpong. C'est espérer.
Oui, la foi c'est l'espérance et c'est en place quelque chose pour cette espérance. C'est déjà c'est marrant que vous me parlez de ça parce que là on arrive à un lieu assez incroyable. Il y a une plaque.
Quelle réplique exacte d'une plaque qui se trouve à Jérusalem sur l'une des possessions de la France. Nous possédons à Jérusalem quatre quatre possessions je à Jérusalem. Ici vous avez la plaque qui était exactement identique à celle du tombeau des rois de Jérusalem.
Alors vous savez pas ce que ça allait devenir. Les frères Pir qui est écrit Emmile et Isaac Pererre ou ont acheté ce lieu, ce tombeau et l'ont donné à la France. Alors c'est merveilleux la phrase.
Ils l'ont donné à la France pour le conserver à la science et à la vénération des fidèles enfants d'Israël. Donc il y a la même plaque à Jérusalem et c'est ce qui fait que c'est une possession elle vient de refaire qui a consommé une grosse partie de ses budgets d'entretien. On vient de refaire absolument l'intégralité du tombeau pour le maintenir et c'est une façon de donner raison aux frères-pères qui ont eu confiance en la France, qui ont espéré en France quand il savaient pas ce que ça allait devenir parce que les diverses occupants de de cette terre avait pas respect absolu pour ni les tombeaux ni les monuments caractère juif et eux l'ont fait les pèires l'ont fait je pense que ça touche ça Je vous demandais est ce que c'était pour vous la foi que pense un rabin d'un incroyant quelqu'un de formidable. [rires] Mais oui, parce que si il croit pas Oui. croit pas en Dieu.
Oui. Mais il croit donc qu'il a une responsabilité sur le monde. Et d'une certaine manière, quelle différence ?
Si un pauvre passe et vous lui donnez parce que Dieu vous dit donne au pauvre. Formidable. Mais vous le donnez parce que vous vous pensez que vous avez une responsabilité pour réparer le monde.
Le principal, c'est qu'il a droit de manger. Change rien, croyez-moi. [rires] Alors là, on va passer par Il y a plusieurs entrées, plusieurs sorties, hein.
C'est ça. Ouais. Là, on rentre l'entrée par technique, l'entrée des artistes nous a évité d'ouvrir la grande synagogue.
Oui. Alors, la question de la sécurité, c'est assez impressionnant. J'imagine que vous vous devez avoir des chiffres réguliers sur sur le Merci beaucoup.
Au revoir. Merci. Au revoir.
Merci hein. Au revoir. On passe par ici pour merci beaucoup.
Au revoir. Merci. Au revoir.
Et la question la question de la sécurité, vous devez avoir vous des chiffres qui étayent le fait qu'on mette autant de force de l'ordre devant les synagogues. C'est c'est si impressionnant que ça le danger qui pèse sur les synagogues depuis le 7 octobre 2023. Ouais.
Il y a une reconnaissance incroyable des actes antimités. Sur les trois derniers mois de 2023, il y a eu vraiment c'est un je sais même pas si je peux osé dire 1000 % d'augmentation. Ouais.
C'estàd que sur l'année 2023, on est arrivé à des chiffres à 1600 faits antisémieques. 2024 pratiquement la même chose. Et puis là ça commence tout doucement à baisser mais c'est des chiffres décour concrètement parce que ces chiffres ils sont ils sont hallucinant sont beaucoup de violences physiques.
OK. C'est pas ce sont des violences physiques. Et comment on caractérise antisémite ?
C'est quand il y a des mots tout, il y en a pour tout le monde. Euh il y a il y a plus de 58 faits antichrétiens en France. Il y a à peu près 125 130 faits antimusulman et et ce sont des choses qui sont aussi insupportable.
Et donc j'ai le sentiment que on doit lutter contre cette violence antireligieuse comme contre toutes les violences, contre toutes les discriminations. Mais ça implique des oui de vraies dépenses de sécurité. Ça implique une attention de chacun et chacune.
Ça implique que des gens se disent "Mais est-ce qu'il y a pas un risque ?" Bref, je crois que ça implique une attention particulière sur ces questions. Mais c'est vrai que le ministère de l'intérieur protège les lieux de culte, tous les lieux de culte au moment de Noël et de pâqu pour les églises et les temples au moment du Ramadan et deel Kir pour les mosquées, au moment de Ranaki pour les fêtes pour les synagogues donc ou mais les synagogues ça va plus loin.
Elles sont protégées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 365 jours. Ce qu' a fait, c'est que le ministère de l'intérieur a mis en place des systèmes et des ronds, je pas rentrer dans les détails mais globalement il y a une sur tous les deux de cultes tous, il y a une une surveillance constante parce que ce serait vraiment une sorte de défaite de ce qui est notre République si on était pas capable de protéger nos sculptes. Ça veut dire que concrètement sur cette synagogue, il y a des menaces claires ou pas ?
Ou non, on préfère prendre des précautions parce que regarder les chiffres, vous verrez. On arrêtaé encore quelqu'un pas longtemps qui préparait des choses sur des cibles de de synagogue. On a eu des attaques, excusez-moi, quand je suis arrivé en 2014, j'ai assisté à une attaque en règle de la synagogue de Scel.
La synagogue de la rue de la Roquette à Paris a été a été aussi attaqué la fois que la police s'interpose à Sarcel. Il y a un commandant de police qui a été héroïque. Non, il faut juste voir que il y a un risque réel pour vous avez une protection.
Alors oui, là non, c'est pas un c'est pas un c'est pas c'est pas un c'est pas un soir de match. Ça va être un soir de match. On aurait vu un peu d'ambiance là.
Oui, on va parler de foot d'ailleurs dans dans dans 2 secondes. Vous voyz parler de foot tout de suite et j'ai vu que en cherchant parce que ça fait deux jours que je viens avec vous pour tout savoir de vous, j'ai vu que vous étiez un fanat de foot. J'ai joué. [rires] Allez, attendez, je vous laisse monter de ce côté aussi et moi je monte là-bas.
Installez-vous, vous fait un peu plus frais. Vous avez un peu d'eau sur votre gauche. Merci.
Oui. Alors, vous êtes vous êtes un fou de foot parce que ce qui paraît vous aimez pas trop parler de vous, mais est-ce que vous aimez parler de vos passions ? Bah, le foot, c'est une passion qu'on partage avec beaucoup de monde.
Il suffit d'aller une fois dans un match, dans un stade et on voit à quel point on peut vibrer ensemble. Il y a plus d'endroits en France où on peut vibrer sereinement tous ensemble vraiment. Et sereinement.
Et encore maintenant, ça devient dangereux parce que c'est pas aussi serein qu'on aimerait dans les stades, en dehors des stades. Euh, je voudrais d'ailleurs qu'on retrouve cette joie du partage euh d'une partie, y compris avec les petites rencœurs quand notre équipe perd, mais avec surtout le bonheur de livrer le Nisson. Est-ce que ça vous étonne la le pouvoir sociétal du foot ?
Ben non parce que je joue au football et et je vois ce que ça peut vous savez trouvez-moi des endroits où 80000 personnes ensemble chante la Marseillaise ou part dans les stades voilà donc il faut voir que c'est maintenant une forme de ryth collectif ryth républicain rappelez-vous l'engouement aux Jeux Olympiques quand on chantait Marseille quand on avait nos médailles il y a quelque chose de l'ordre du de la communion collective c'est Pourtant ouais parce que pour une fois c'est pas une société segmentée, c'est ouvert à tous, partage tous. Quelle que soit la condition, la personne à côté de vous, c'est votre équipe marque, vous êtes fou de voix et vous sautez au plafond avec elle. Vous suivez les bleus là ?
Vous pensez qu'on va le faire ou pas ? on a des armes pour et donc bon et que j'aimerais évidemment mais je pense qu'il y a de ses chances et puis a il y a un désir de revanche sur l'Argentine qui est [rires] Vous aussi vous aussi vous espérez la finale France-Argentine ? Bon en tout cas j'espère les défoncer et surtout je pense que on aura le soutien moral de tous les Égyptiens Oui. [rires] Et les habitants du Cap Ver en plus. pas sûr qu'on ait le soutien des paraguayens.
Vraiment, [rires] c'était une honte. Ouais, vous avez trouvé. Ah, écoutez, c'est le c'est l'inverse de tout ce queon faisait quand on était petit, de serrer la main des adversaires, d'être respectueux de tout, de pas de pas faire traîner.
C'est l'inverse de tout ce qu'incarne l'espérance du football. C'est on se bagarre, on s'engage et on se respecte. Aucun respect, ni des règles, ni des personnes, ni des joueurs, ni de l'arbitre, ni personne.
Je me posais la question tout à l'heure. Alors, on connaît pas les confessions de des joueurs et de Heureusement, mais je sens qu'il y a pas de grands joueurs français juifs. Ah bon ?
Qui qui a un grand joueur de l'équipe de France juif ? J'en ai Ah ouais, ouais. Mais bon, je peux pas faire de l'outing.
Ah oui oui. Non. Ah ouais, il y en a.
Parce que je réfléchissais, je me disais bah je cherchais, je cherchais en 98, je cherchais même dans les années 80, cherchais au jubilé de Vincent Guérin au parc. Ouais. Ce joueur a marqué un but de la tête.
C un grand joueur de la tête. Alors il y avait il y avait Michel Madar. Bah voilà.
Voilà. Oui mais bon il a trois sélections en équipe de France. J'ai regardé.
Oui ça fait trois sélections. Oui cit trois de plus que moi. Ça c'est sûr.
Que vous. [rires] Mais vous voyez, il y a pas Pourquoi ce je sais pas, je fais pas un décompte comme ça. Je fais un décomte de français déjà parfois que certains joueurs et je comprends à jouer dans des sélections étrangères parce que c'est vrai que on a tellement de bons joueurs que les sélections c'est un peu bouché pour certains donc ils vont jouer à l'étranger.
Je le conçois et on se dit des fois on aurait des joueurs qu'on aurait pu garder chez nous, c'est pas plus mal. Mais bon, écoutez, moi je ce qui compte c'est qu'un joueur joue bien au foot et sa religion secondaire et moi complètement. Euh vous êtes né où ?
Je suis à Lyon. Vous êtes né quand ? Voilà, c'est bien.
Vous êtes né en quelle année ? 63. Et vous êtes né dans quelle famille ?
Quel genre de famille ? famille normale comme toutes les familles avec une histoire mes parents arrivent d'Algérie. Donc mes grands-parents étaient d'Algérie.
Ça a créé ça créé une culture à la fois la rencontre de la découverte de l'exil avec une autre histoire h une autre mémoire comme tant de famille en France. Je je pensais dernière fois qu' il y a peu de famille en France le général qui a pas eu des mouvements. C'est fini le temps où les gens naissé mourer dans le même village.
Oui. Alors vous en trouvez toujours quelques-uns mais maintenant il y a un tel brassage de population que c'est compliqué. Mais en même temps, il suffit d'être de quelque part pour être de partout.
Moi, je crois profondément que cette identité française euh nous enne histoire qui est pas forcément celle. Moi j'aime bien l'idée que nos ancêtres étaient blois. Voilà, moi ça me plaît bien.
Ah bon ? Bah ouais [rires] parce que ça fait débat cette histoire. Je m'en fous.
Ah ouaisement chaud. Moi j'estime que on partage une histoire et on a on a célébré Marque Bloc il y a quelques semaines. Ouais.
Et dans dans son introduction, il explique que pour lui on peut pas être français si on n pas le 14 juillet. La prise de la bâti et la fête de la Fédération. Ouais.
Faut partager toute l'histoire de France. On était avec Roland Ranevau, nous étions avec John Dark au couronnement. On était avec son martyrouan.
Voilà. C'est quoi ? C'est le roman national qu'on doit tous s'approprier et qu'on doit dans lequel on doit seond.
Quelquun se convertit au jud, il est bquement enfant d'Abraham, Isaac et Jacob. Sarah ung les patriarche le matriarche il pas le lien direct oui mais les liens spirituels sont encore plus forts et moi j'ai eu la chance de travailler dans les armées et et j'ai vu des gens qui parlaient pas très bien français qui avaient des prénoms encore moins français que le mien et qui allaient mourir pour vous et moi au bout du monde en s'engageant dans la étrangère et ils étaient la pointe la pointe ultime de l'engagement pour la République. Oui, ça rien à voir avec donc c'est un esprit.
Ouais. Ouais. Est-ce qu'on est encore capable de le transmettre cet esprit ou c'est plus difficile ?
Parce que moi je je l'ai vu, je l'ai côtoyé, j'ai eu cette honneur incroyable dans les armées. Ouais. Où là vous aviez Oui. cet engagement absolu.
Absolu. C'està dire jusqu'au risque de mourir et peut-être pire encore de tuer. Puis vous avez euh beaucoup d'engagements.
Les jeunes s'engagent. mouvement associatif fédère. C'est faux de dire qu'il y a des engagements de la jeunesse.
Peut-être qu'on sait pas parler la jeunesse. H mais quand on sait lui parler, regardez le nombre de bénévoles qu'il y a eu pour les Jeux Olympiques. C'est on parle de dizaines de milliers.
Et vous trouvez que ça c'est l'esprit français ? Oui, c'est l'esprit français parce que beaucoup de gens, c'est aussi l'esprit français nous disaient vous n'y arriverez pas, il y aura des attentats, il y aura pas de place, il y aura trop de Ça c'est le gaulois mais réfractaire celui-là. Voilà.
Et puis finalement qu'est-ce qui s'est passé ? Et vous vous rendez compte que c'est aussi notre leur réfaire. Ouais.
Vous vous rendez compte que par exemple le CEO a dû faire un communiqué 15 jours avant en disant non, contrairement à ce que certains disent, les gens olympiques auront bien lieu donc parfait. Et ça a été un moment incroyable de retrouvaille international. Un moment merveilleux.
Tous ceux qui dit moi je me sauve de Paris, je veux pas être pris dans mais quoi ? Ils ont [rires] essayé de revenir de se trouver des places rien. Ils n'ont pas vu la merveille de l'épée ou le fleur sous la neff de du grand palais.
Ils n'ont pas vu ce moment incroyable au stade de France. Bon bref, ils ont pas vu les étapes de de la course cycliste. Ils ont raté ces grands moments d'unité nationale avec l'ensemble du monde qui venait.
C'est marrant, il y a que le sport quoi. Il y a que le sport mais comment qu'est-ce qu'on pourrait inventer, retrouver pour avoir oui alors que non le pain va venir en France. Je vous garantis qu'il y aura des centaines de milliers voire plus.
Oui. Pour la main ce qui va organiser. Oui.
Oui. Oui. Oui.
Oui. C'est vrai. Voilà.
C'est vrai. C'est vrai. C'est vrai.
Alors, dans notre domaine, je veux pas comparer le pape à C'eston mais pour les concerts de [rires] Oui, c'est vrai aussi. Plac. Oui, les gens vont chanter ensemble.
Bah ouais, c'est pas mal. Les places ont été vendues en peut-être 10 minutes et euh et si elle a pu fait 10 concert de plus, ça les aurait remplis. Donc en fait, les gens ont besoin qu'on trouve des occasions pour les faire se retrouver.
Regardez le monde là. On va passer dans quelques instants place de la Concorde. Oui.
Et là, on est devant la Madeleine. Ouais. On est rue Royale, c'est formidable.
Et on a vu sur l'Assemblée nationale. C'est une merveille. Mais regardez à la Concorde le 14 juillet, on a un défilé avec des dizaines de milliers de personnes sur les côtés des Champs pour voir nos armées défilé parce que bah c'est encore quelque chose qui unit la nation, le respect de l'engagement des forces et puis après dans la journée, les forces se positionnent dans beaucoup d'endroits de Paris avec des rencontres entre les militaires qui sont là, qui sont venus partout en France. et les français, les françaises, les jeunes qui veulent les rencontrer, une façon de leur dire merci.
Bah, c'est beau. On va parler de l'armée dans un instant parce que notre deuxième lieu, on commence à le dévoiler un petit peu. Porte sur l'armée.
Vous l'avez beaucoup évoqué, ça vous tient à cœur, on le sent ? Bah oui, vous avez je vous ai parlé de votre enfance, votre famille. À quel moment vous avez décidé de devenir rabin jeune ?
Ouais. J'ai rencontré un le directeur de l'école rabinique qui était le grand chouchnard, un homme horse. À quel âge ? 15 ans.
Ouais. Et donc j'ai dit je vais faire comme lui. Bon, il aurait été je sais pas quoi d'autre.
J'aurais été je sais pas quoi d'autre. Ah oui, il avait une toujours fonctionn par admiration pour des gens que j'ai pu rencontrer. J'ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires et voilà.
Mais alors c'est étonnant parce qu'on dit souvent les jeunes, les ados, ils savent pas ce qu'ils veulent faire. C'est plus en plus difficile parce qu'on leur donne pas des modèles. On leur donne pas des modèles heureux de faire ce qu'ils font.
Oui, bien sûr. J'ai hésité avec une autre un autre chemin que j'ai ouvert quand même les créditions. J'étais très proche de quelqu'un qui était comme un père pour moi qui était le président de la Safresse Emeric Dutch.
Faire des études de marché, c'est essayer de comprendre le monde et les mécanismes, les fonctionnements internes, les les pulsions d'une société, les désirs, la reconstruction, un storytelling, une façon de raconter l'histoire, tout ça, ça aurait pu vous intéresser. Ça m'intéressé. Ça m'intéresse toujours.
Ouais. Non mais à 15 ans, vous avez la conviction parce que c'est pas un engagement anodin. C'est pas devenir euh euh ingénieur ou à 15 ans c'est l' où j'ai compris que je serais pas un grand footballeur professionnel. [rires] Ouais.
Jusque là que vous auriez pas trois sélections en équipe de France. Bah [grognement] jusque-là ou nous soyez pas méchant avec mes camionards si son jeu de tête c'est quand même ornant mais à 15 ans oui je voulais ça ça m' allait ça m' allait bien. C'est marrant ça.
Vous allez je j'imaginais que vous vous alliez me dire bah voilà c'était une conviction profonde en créant en moi. J'avais je trouvais que son son empathie son capacité d'aller vers les gens de de faire ce qu'on appelle en hébreu la réparation du monde c'estàd de réparer les blessures des uns des autres autant que faire ce peu. On peut pas tout réparer, mais cette façon qu'il avait de s'engager au côté des gens et les maintenir debout, de de les élever, je trouvais que c'était assez formidable et que oui, ça m'allait d'ailleurs, j'ai retrouvé exactement ça dans les armées.
Ouais. Dans les armées, c'était société idéale pour moi. C'est hiérarchique.
Il y a une verticalité et en même temps sur le terrain, c'est bou de bruit. Faut s'adapter. Pour moi ça m'avait parfaitement l'autonomie et une structure tout ce qu'il me faut.
Techniquement concrètement comment on devient rabin ? Ça se passe c'est des études. Il était directeur de l'école Raminique.
Donc je suis rentré à l'école Raminique. Donc c'est c'est une école et on fait des études. Exactement.
Alors c'est des études qui partent avant philosophique. Il y a de la philosophie, il y a de la Bible, il y a du Talmud, il y a des règles de loi d'une roi ravinique beaucoup. Il y a de l'histoire, il y a du français, il y a de tout et au fond tout ce qui va servir à préparer des ramins qui vont ensuite servir dans les communautés avec une pâte particulièrement franco-française.
Ça veut dire quoi ? C'està dire qu'on apprend pas à devenir rabin de la même manière en France que aux États-Unis ou en Israël. Non, parce que nous avons en France cet héritage dont nous parlions tout à l'heure, celui de Napoléon qui fait que nous sommes structurés dans une instance qui s'appelle le consistoire.
Ouais. Ce qui n'existe pas dans vous avez des regroupements de communautés, des ravins de communauté et pas des un grand ravin pour l'ensemble infil. Ça c'est vraiment un l' de Napoléon et et cette façon aussi voyez par exemple quand on récite la prière pour la République dans nos synagoges cette prière qui raisonne à la victoire mais dans toutes les synagogues de France c'est un moment de profonde harmonie une sorte de convergence d'évocation entre le judaïsme et la France qui est quelque chose de que notre école porte.
Ouais. Ouais. Arab je unabé en Israël aura pas le même la même obsession de comprendre la France et et d'améliorer la société.
H boîte au service de vos fidèles sans l'être au service de la société. Par exemple, l'importance vitale aujourd'hui du dialogue interreligieux. Ouais. notre école il forme demande au père Louis Marie Condr qui est à Bou gauche il vient quand il vient en France et session de cours sur le christianisme pour nos élèves.
C'est c'est vous trouverez ça nulle part au monde. Et est-ce que c'est à ce moment-là qu'on forge sa tendance ? Il y a plusieurs la tendance du judaïsme en France, celle du consor, c'est une orthodoxie mais ouverte parce que l'orthodoxie ne peut pas être fermé.
L'hododoxie est par ce pont. Oui. Que pont Alexandre 3 bien sûr qui nous mène à l'esplanade des invalides.
Exactement. Mais ce pont là, sur ce pont, on a mis en place, on je vous parlais des rituels et des mythes. On a mis en place le rituel que le public se masse sur le pont pour saluer le passage des cercueils des soldats morts pour la France qu'on va honorer aux invalidés.
H Et je vous assure, ce sont des des lieux, c'est un lieu où je ne passe jamais, voyez, sans y penser. Je là, vous êtes en train de me parler, on regarde même pas dehors. Et vous le sentez, vous m'en parlez.
Je sens que cet endroit est porteur d'une force de reconnaissance de l'ensemble des nations pour ces enfants qui meur pour vie et et le peuple français doit les remercier. Vous vous souvenez de la première office que vous avez célébré quand j'étais ramin ? Ouais.
J'étais jeune très jeune. Vous vous en souvenez ? Ah oui, [rires] très bon c'est des petites communautés d'abord dans lieu parisienne puis à Paris puis après au M.
Mais alors la première pas de souvenir particulier un moment comment vous est-ce qu'il y a une forme de poids sur les épaules de responsabilité quand on a cette fonction il y a une règle que j'ai vu quand vous voyez les choses c'est plus simple j'ai vu cette règle l'ancienne nouvelle synagogue Altou de Pragu ou vous entrez dans le snagum l'officient descend une excavation, il est plus bas que les autres alors qu'il y a la grande synagogue là audessus parce que là ce qu'on a voulu faire c'est le culte comme les autres c'est-à-dire qu'il ressemble aux églises. Ça ressemble vraiment une église ou d'accord alors qu' al chou à Prague le fidèle le l'officiant descend pour être plus bas que les autres pour ne pas avoir l'orgueil de se dire puisque je récite l'office je suis au-dessus d'eux. Ouais, c'est je crois une bonne appréciation des choses.
Je vous connais pas. C'est la première fois qu'on se rencontre et forcément je me fais une idée de ce la personne qui est au pouvit et je me suis dit j'ai l'impression que ce monsieur il porte un poids. Il a une un sérieux, il a une une forme de Dutch dont je vous parlais tout à l'heure disait une chose merveilleuse.
L'image de quelqu'un c'est la somme de toutes les fausses idées qu'on sait sur lui. Oui. Bon ben voilà. [rires] Donc vous ne portez pas un poids plus je sais pas, je me suis dit que peut-être que c'est euh la fonction qui qui qui exige d'avoir cette gravité, cette je crois qu'on peut faire les choses les plus graves avec légèreté et les choses légères avec gravité.
Ça rien à voir avec la comportion, le fait de faire très sérieux qu'il faut s'impliquer dans les choses toutes la même façon. Quelle est la fonction précise d' tiens d'ailleurs commencer par début comment vous voulez devenir grand rabin de France ? Ah on veut pas non mais ça c'est ce que disent toutes les personnalités politiques.
Je voulais pas. C'est un peu politique en plus. ou non c'est oui qu' soit politique oui on peut pas dire je veux parce que il y a tellement d'alé et personne vous a forcé à vous présenté non mais personne a fait que je me sens engagé chaque fois et que alors si vous y croyez c'est la main de Dieu si vous y croyez pas les alléas de la vie on fait que je me suis trouvé dans des circonstances et une situation où il fallait dire me voici j'y vais h après d'autres ont dit aussi me voici ça ça a pas marché Ça marchera peut-être, on verra.
Mais ce qui est certain, c'est que vous ne pouvez pas vous dire "Moi, je serai grand" sérieusement. H vous pouvez le dire en vous amusant, à vos copains de classe, vous pouvez euh vous pouvez faire ce que vous voulez mais vous pouvez pas vous le dire, ça existe pas. Comme vous pouvez pas vous dire à 10 ans, moi je serai en équipe de France.
Après vous l'êtes et on vous dit "Mais à 10 ans, vous disez quoi ?" "Bah, je rêverai d'être dans l'équipe de France." [rires] C'est c'est c'est vraiment du sting rétroactif pour l'oire en pas chercher tous ceux qui ont qui l'ont dit et qui l'ont pas fait.
Voilà. Donc vous demandez à quelqu'un qui l'a pas dit et qui l'a fait concrètement comment ça se passe ? C'est une élection Ouais. avec les représentants des communautés, une trentaine de rams, 300 personnes en gros 330 personnes qui élisent arabin sur un programme qu'on va présenter.
Voilà, toutes les élections actuellement c'est assez démocratique, c'est très rassurant. Et ensuite, quelles sont vos fonctions ? Vous avez des fonctions d'action ou ce n'est qu'une représentation ?
Il y a un peu de tout. Il y a de la représentation évidemment, mais il y a aussi de l'action. Il y a des rencontres avec les communautés, il y a de la gestion du personnel, la gestion de l'école rabinique dont je prévis la commission administrative.
Bref, il y a il y a beaucoup de de choses qui impliquent l'action. Je crois jamais à l'action sans réflexion, ni à la réflexion sans action. Quand vous prenez position, vous portez une parole, une idée sur un fait de société, est-ce [grognement] que ce sont vos convictions personnelles ou une espèce de consensus de ce que peut penser ce que peuvent penser des les juifs de France, les juifs français ?
Personne ne peut représenter une communauté, même une communauté de deux personnes parce que compliqué. Donc globalement quand j'exprime quelque chose, je me fonde sur les textes, par exemple les méprises de position sur la Sainte Ville. Oui.
J'estime par exemple que en lisant n'importe quelle page de la Bible, je peux affirmer sereinement que l'enjeu n'est pas d'aider à mourir mais d'aider à vivre. Bon ben voilà. Donc après j'explique en quoi le verset de la Bible je vois si Deutéronome voici je place devant toi la vie et la mort tu choisiras la vie faut l'incarner faut faut le vivre réellement faut pas que ce soit juste un mantra qu'on qu'on déclame le samedi à synagogue qu'on oublie le dimanche matin donc voilà comment ça fonctionne.
Après des situations où est arrivé régulièrement que les uns et les autres se sentent pas représentés par ce que je dis. Alors là, ah oui, alors là enfin on y est. Alors, on peut pas tout montrer pour l'instant parce qu'on avance progressivement, doucement dans l'école militaire.
Ouais, sommes à l'école militaire. Alors, attendez parce on va Oui, vous avez parlé de l'armée. Alors, attendez, on va attendre de sortir pour vous nous expliquer exactement.
Là, je vois des Il y a du monde. Ouais, il toujours du monde. Ouais.
Là, vous avez les écuries et là devant nous, vous avez le manège de l'école militaire. ce qui est extraordinaire et vous avez à droite, on arrive dans un quelques instants, on verra le domicile du chef d'étatmajor, c'est l'appartement de réception et une des cours d'honneur de l'école militaire. Alors, on peut descendre ici.
C'est parfait. Merci Nicolas. Allons-y.
Je cours morlant, je crois. C'est bien. Merci.
Voilà. Alors, expliquez-nous. Non, mais c'est quelque chose quand même.
Là, c'est c'est l'école militaire. C'est un lieu très très symbolique pour moi. C'est à l'école militaire.
Donc l'école militaire, c'est comme son indique un lieu où il y a la pensée militaire qui se construit. On a l'école de guerre qui est ici. On a le chem, le centre d'autres études militaires.
On a l'HDN qui est ici. Qui est là aussi l'inésie s'appelle maintenant. Et vous avez l'homicide avec la réception salle de réception du CH.
D'accord. C'est dans c'est ici dans ce lieu qui a été dégradé de Rus. Oui, c'est là.
Ici là, on est dans probement. C'est là. OK.
Et ici moment majeur très important à presque avant même le début de l'affaire en tant que telle à ce moment on parle quasiment pas. Enfin est dégradé mais déjà la il y a déjà la la courorte des antidusards c'est des antisémitontoirs qui ou les antidréfusards oui mais est-ce que les drefusards se sont déjà mobilisés ? du tout parce que au départ euh tout le monde fait confiance à l'armée.
C'est peu à peu qu'on se rend compte qu'il y a une cabale qui est montée et et ensuite moi je touché que ici où je venais tellement en fait pour un amphique qui est important l'ampoche là-bas. Ouais et en bas là-bas vous avez les locaux journal je suis membre du comité de l'appelle inflexion c'est intéressant qui essaie de faire réfléchir ensemble le monde militaire le monde civil sur des thèmes en avant. Qu'est-ce ça veut dire en avant ?
Comment faire en sorte que des gens sortent d'une tranchée pour aller ? Comment faire en sorte d'assurer la confiance pour aller de l'avant ? Même quand c'est compliqué, c'est valable dans le monde d'entreprise, chez les pompiers, chez chez tout le monde.
Et donc il y a des il y a un vécu parallèle dans le monde militaire et dans le monde civil. Et c'est important que ces deux expériences se rencontrent. C'est important pour les uns pour les autres.
Oui, c'est c'est vraiment le lieu de la pensée militaire. Il y a le centre des études spatiales aéronautiques ici de l'autre côté. Bref, tout ce qui pense se retrouve plus ou moins ici.
Pense dans les armes. Et en même temps, voyez, il y a une part de notre histoire où vous avez à l'entrée là-bas. Alors, on est rentré par le 1.
Ouais. J ou 19 de l'autre côté. Place place, il me semble.
Place, c'est devant. Ouais. Voilà.
Mais donc nous sommes rentrés au 1 ou et 19 phases d'offre 19 21 vous avez l'entrée personnelle qui passe pour les et là vous avez une immense plaque qui rappelle l'histoire de Drchus et qu'elle soit ici c'est très important. Ça veut dire que l'armée aujourd'hui se construit sur la recherche absolue de la vérité. Et je trouve que on peut fauter, on peut tomber, mais si on répare, alors on tire une expérience de nos erreurs et on s'élève plus encore.
Et je crois que ça c'était important que les armées fassent cela. On va bientôt réinstaller la statue de Drefus à côté de la Cour de cassation. Hm hm.
Donc vous voyez, ce sont des des moments mémoureux qui sont essentiels. La mémoire d'un pays se construit aussi là-dessus. On laisse passer.
Ça va ? Bonsoir. Alors faut expliquer parce qu'on l'a pas vraiment dit.
Ouais. Pourquoi vous êtes tant attaché à l'armée ? Pourquoi vous avez travaillé dans l'armée et qu'est-ce que vous y avez fait ?
Moi j'étais d'abord j'étais militaire comme tout le monde. Oui. Une époque on Vous avez fait votre service militaire ?
Ouais. Ouais. Dans l'air.
D'accord. Oui. Dans cette cour là que cour d'honneur, tu fais énormément de cérémonies.
C'est c'est un lieu où il y a des cérémonies bon plus modestes que ce qu'on peut faire à côté aux invalides. Ouais, d'accord. Là est un lieu incroyable valide mais ici il y a des cérémonies qui sont très importantes et cette cette cour est importante.
Donc oui, vous avez commencé dans l'armée en en faisant votre service militaire. Ouais. Après, j'étais au mounier euh tour de reince reince autour de reince avec la base aérienne en particulier.
D'accord. Et des régiments régiment de char et puis ensuite j'ai pris l'armée d'air et fait les armées. Et donc vous étiez l'omier des armées équivalent de l'évêque aux armées avec d'ailleurs une vraie fraterie avec les évêques.
C'est quoi homonie en chef ? C'est ça. Il y a un segrade, c'est l'avantage chez les homonés.
Ah oui, on a d'abord le grade de celui ou celle avec qui on parle parce que je suis allé chercher sur internet, j'ai vu que c'est pas toujours la même chose en fonction. Oui, ça dépend de la Vous avez des photos de vous en militaire ? Ça doit se trouver.
Vous allez nous montrer ça avir la fin de l'émission. Alors ça je pense pas. Et alors vous étiez homonier pour tout regardez le titre, il est formidable.
Oui. Homonier israélite des armées. C'est pas marqué homonier des Israélites des armées.
Oui, mais homon israélite des armées. Et je peux vous dire qu'avec les pasteurs, les prêtres, les imames et votre serviteur et les rabats de manière générale, on a toujours travaillé au service des forces, à penser ensemble, à agir quand l'un d'entre nous était l'un et pas l'autre. On agissait, je dis pas en son, mais pour aider ses fidèles à trouver des des moyens d'aider.
Je je me rappelle tout ce qu'on a pu faire pour aider les musulmans à manger àal au moment où il y avait pas d'homoniers. Oui. Alors j'ai vu ça il y avait il y avait sont arrivés en 2005 les homonés musulmans.
Pourquoi aussi tard ? Non parce que il fallait qu'il y a une organisation du culte musulman pour savoir qui traitait. C'est uniquement quand il y a eu l'organisation du culte musulman avec le cor et cetera fait par le Miss Hunter que on a pu zoomer mais mais moi j'avais déjà anticipé avec Aéroport de Paris par exemple pour malheureusement on a perdu un avion à Charmelcher en 2004 en janvier 2004 et on a pris un nom musulman d'origine égyptienne qui s'appelle Azem Chafé qui habité à Reins et je Azem j'ai besoin de toi et il m'a dit comme j'aime comme mes proches me dis toujours je là et il est venu, il a tout lâché, il est venu, ça voulait dire 3 jours en Égypte avec les familles, un truc terrible et il a été tellement présent et tellement formidable de proximité avec les les prêtres, les pasteurs, les sœurs que la gardé et on était les premiers donc en 2004 avoir un homon musulman statutaire.
Mais donc avant ça, avant ça, c'est vous qui vous occupiez de la nourriture ? entre autres la nourriture mais les questions de Adel Kéber AD Fitre les moments importants pour les musulmans, pas de raison de pas les aider. Et concrètement vous faites quoi ?
Vous euh vous aidez les militaires à venir où c'est un espaceourne par là. On retourne par C'est c'est un espace de de liberté de parole. Les homonés ne jugent pas. accompagnent et je vous assure que les militaires ont parfois des questions lourdes, vraiment lourdes, profonde.
Ils sont emenés à vivre des situations compliquées, situations tragiques. Vous poussez pas des jeunes à aller déplacer des cadavres dans des charniers sans que ça les perturbe lourdement. Vous ne poussez pas des gens à utiliser des drones.
On parle beaucoup de drone, mais le drone quand vous le pilotez, vous voyez jusqu'au bout ce que vous allez taper. Ça crée aussi des questions importantes. Donc toutes ces questions, la question de l'éloignement de la famille, quand vous prenez des gens qui sont mariés, qui ont une famille et vous les envoyez homme ou femme et vous les envoyez en oppex en opération extérieure 6 mois, vous fragilisez les familles et c'est aussi une responsabilité des armées de faire en sorte d'accompagner les familles.
Un gros travail de soutenir aux familles qui est fait par les forces, c'est vraiment l'honneur des armées. On parle de la laïcité. Jamais laïité trouvera une aussi merveilleuse illustration que ce qui se passe dans les armées.
Nous sommes ensemble les catholiques, les protestants, les juifs, les musulmans, même des orthodoxes pour les étrangers et cetera. On nous sommes ensemble mais sous la responsabilité d'une maison qui s'appelle l'armée. Et donc on est au service des forces, on est au service du commandement, nous sommes au service des militaires, nous sommes au service des familles des militaires et de ce qu'on appellerait dans le monde de l'entreprise tous les stakeholder, toutes les parties prenantes.
Ouais. Et dans ce que nous sommes mais dans notre capacité à le vivre ensemble. Vous alliez sur le terrain ?
Ah oui oui, je pense je pense qu' là vous me parliez de Charmelcher, vous êtes allé sur des sur des terrains de guerre. Oui oui j'étais à l'Afrique, j'étais à J'ai emmené les troupes, j'ai participé au aux rotations qui amené les troupes au Mali en 2013. J'ai fait des choses qui sont ce que les homogonés font.
On est dans une proximité, on vit avec les forces. som pas ailleurs qu'avec les forces. Donc quand vous vivez sous les tendes, bah tout le monde vit sous les tendes, vous aussi quand quand voilà et c'est une vie de proximité incroyable et de et de vérité parce que la vérité des gens, vous la voyez très vite en oppex.
Ah oui. H pourquoi ? On peut plus se cacher, on peut plus mentir parce que parce que est-ce que la pression elle est telle que qu'on fonctionne comme ça ?
Vous connaissez l'armée, vous connaissez, vous savez ce que ça représente de s'engager, de pourquoi pas aller mourir pour son pays. Est-ce que vous vous inquiétez d'un retour de la guerre en France d'une manière ou d'une autre ? Disons, on se donne les moyens en France de faire en sorte que nos forces soient prêtes, que soit les forces de sécurité intérieure ou les forces de sécurité extérieure, soit les armées ou toutes les forces de sécurité intérieure, la gendarmerie, la police, maintenant les policies municipales, on voit bien plus toutes ces forces sont sont mises à contribution.
Donc est-ce que vousz la France entre en guerre un jour ? Est-ce que c'est possible ? Bon, il y a toujours des on a toujours eu des fronts à l'étranger pour défendre y compris les intérêts stratégiques français.
Je peux pas répondre à cette question. pas je peux vous dire ce que je souhaite. Je souhaite qu'on soit capable de toujours produire de la paix parce que justement on sait se préparer tous les importances de définir des budgets de définir un équipement correct adapté pour nos forces ou ces pièces essentielles qui peuvent paraître secondaires pour les gens toujours ils en ont besoin.
Donc c'est comme une assurance votre voiture votre assurance de voiture je vous demande ou j'ai un scooter mais oui je le paye. Vous payez l'assurance ou bon ben voilà pourquoi vous espérez ne pas vous en servir. Pareil avec les forgés.
On espère ne pas avoir s'en servir mais il faut faire l'effort et que la nation est conscience que l'effort à faire c'est de garantir la sécurité. Et est-ce que les cultes ont une responsabilité de pacifisme ? Je sais pas ce que c'est le pacifisme.
On recherche la paix. C'est la c'est la base de la vie. La paix c'est une sorte d'équilibre.
Mais on peut pas vivre en paix. Il faut vivre vers la paix. Il faut rêver de la paix parce que quoi qu'on fasse, on aura toujours des discensions.
En plus, on est français donc on sait faire que ça. Mais je crois qu'il faut rêver à construire de la paix. Faut rêver.
C'est Max Fou disait quelque chose de merveilleux. Le chemin le plus direct plus direct du point A point B n'est pas la ligne droite, c'est le songe. Il faut qu'on soit capable de rêver à la paix partout.
On remonte dans le véhicule. Et je vous laisse repasser le de l'autre côté. Est-ce que vous craignez que certains états, certaines puissances puissent se servir de la religion pour justifier leur leur guerre ?
C'est toujours le cas. regarder ce qui se passe pas dans beaucoup de conflits. Certaines autorités religieuses se mettre clairement derrière leur gouvernement d'abord parce qu'elles ont pas le choix et et parce que les les les dirigeants ont toujours besoin d'un une sorte de sacralisation de leur guerre par la religion.
Pourquoi d'ailleurs ? Parce que si vous avez une guerre religieuse, vous êtes certain d'avoir raison. Mais comme les autres en face, ils ont la même certitude, ça devent compliqué.
Donc les gars religieux, c'est toujours dangereux. On l'a payé un prix terrifiant en France avec la Saint-Bartelémie. On sait ce que nous ont coûté les gains d'origine.
Est-ce que vous pensez par exemple la Saint-Bartelémi, on a mis 444 ans, vous entendez ? 444 ans pour installer une plaque à la mémoire des victimes de Saint-Bartell en France. J'étais j'étais pas 444 ans parce que les guerres de religion ce sont les guerres les plus terribles.
C'est le voisin qui vient vous sortir de chez vous, vous dépesser, vous jeter à c'est ce qu' ont connu les les tout. C'est c'est cette haine du voisin, du proche. C'est ce sont les pires.
C'est aussi ce qui se passe entre Israël et Gaza. C'est pas une guerre de religion. Non, non, absolument pas.
Non, heureusement. Non, parce que Israël est une société multireligieuse. Il y a des ruses qui sont en sorte d'islam.
Il y a des musulmans, il y a des chrétiens qui sont israéliens. Bon, c'est une guerre, c'est une guerre qui a trouvé son illustration de de haine au moment du du 7 octobre qui appelle uniquement. Oui, la paix et l'apaisement et la capacité à à fonder une société sur le respect le respect de chacun de chacune et je vous assure que ça se fera.
Vous êtes persuadé que ça se fera ? Ouais. Parce que regarde ça de vous savez comment moi je suis pas je suis pas très optimiste.
Voyez vos arrière grands-parents. Non non non. Oui.
On va dire vos arrière-grands-parents. Oui. Donc en gros il y a il y a 100 ans.
Ouais. Ouais. comment eux parlaient les Allemands et comment les Allemands parlaient de nous.
Alors que maintenant on a des conseils, on a des conseils des ministres commun, on a parfois des belles réussites communes comme Airbus. On a quelques échecs comme le scaf, le prochain avion de chasse commun, mais c'est pas grave. Bref, on a en tout cas une fraternité évidente.
Oui. Ce que vous dites, c'est qu'en gros entre 1870 et 1945, le conflit franco-allemand a duré donc calcul 60 70 ans quoi. Quasiment.
Ce que je dis, c'est que si on a réussi à à refaire de la paix avec les Allemands en commençant à parler de charbon et d'acier, en parlant de lait et de miel pour reprendre la forme du public, on arrivera trou à faire la paix. Donc vous pensez qu'il faut parler économie, faut régler le conflit entre Israël et je vois comment ça fonctionner entre la France et l'Allemagne. On a commencé à parler, je vous dis charbon acier, ce qui est moins sexy que de parler de Hein et de et de la fontaine.
On a parlé Oui. Acier et charbon. Et de mon point de vue, quand tout le monde comprend que la paix amène la prospérité et une espérance pour tout le monde, mais il faut du temps pour comprendre ça parce que il faut d'abord purger les haines, les ran cœurs, il faut purger ce qui a été il y a une phrase incroyable de Goldamer qui était première ministre israélienne [raclement de gorge] et qui a arrêté sûr.
Euh c'est pas elle qui reçoit sa date. Elle est là mais c'est pas c'est plus elle qui est premier ministre mais elle fait partie de la délégation qui reçoit sa date. Donc président égyptien à l' à l'aéroport quand il vient.
Après il faut penser on est après la guerre de 73 et il vient parler à la knissette et elle lui dit monsieur le président nous vous pardonnerons d'avoir tué nos enfants. Mais nous vous parlerons jamais. nous avoir obligé à tuer vos enfants.
Au fond, si chacun comprend que les souffrances des autres existent, alors on arrive, je parle des personnes de bonne volonté parce que ceux qui ne veulent que la haine, la destruction, la mort, cela il y a rien à faire. Mais ceux qui veulent et qui espèrent la paix trouveront à l'emporter. C'est le sens de l'histoire du monde.
C'est ce qui peut être reproché à en France par certaines personnes à Israël de ne pas s'inquiéter du sort des autres. C'est quand vous voyez le nombre de soldats qui meurent, soldats israéliens qui meurent à cause des préventions qu'il prennent. Il ont pas une politique tapis debombe absolue comme on présente préviennent.
Ouais, il ont des préventions qui sont des règles d'engagement. Toutes les armées occidentales, ils sont plutôt assez éthiques. Moi, j'ai pas rentré dans ces considéraations pour budget dire technique de guerre, mais je sais que c'est un impératif majeur pour eux euh de faire en sorte de préparer ce que les Américains payent day after.
C'est une grande réflexion. Day after, OK, on fait la guerre, mais il y a bien un jour, on fera la paix. ce jour-là, il faudra pouvoir se parler sans avoir tellement de rancur et de haine dans cœur qu'aucun mot ne sera ne sera euh possible.
Donc et je crois que et je viens de lire un livre d'ailleurs qui qui racontait l'histoire d'un père israélien et d'un père palestinien qui les deux avait perdu un enfant mais dans les situations de guerre et qui arrivai à se retrouver par-delà leur souffrance. C'est comme ça que les hommes et les femmes dans le monde font la paix en passant au Quilè souffrance et en avançant ils le font. On parlait tout à l'heure de la pause des actes antisémites en France.
Est-ce que les juifs français sont des victimes collatérales des guillemets parce que pas les victimes au même titre que ceux qui meurent en Israël ou ou à Gaza ou ou ailleurs de ce conflit ? Est-ce qu'ils le subissent ou est-ce que ben c'est en gros vous me dites qu'il y avait pas une once d'antisémitisme avant la création de XR ? Ah non, je dis pas ça mais je dis que vous m'avez donné des chiffres tout à l'heure 1000 % d'augmentation sur les trois derniers mois de 23.
Oui, c'est terrible. Est-ce qu'il se sentent concernés les français par une sorte de d'ouverture de quelque chose qui était profond qui a trouvé brusquement une légitimité insupportable ? Et je suis persuadé que c'est un prétexte pour les libres cours un cimit qu' juste trouver des brossailles pour s'enflammer parce que quel que soit le lieu, l'histoire, l'époque, le monde, la haine de celui qui est différent mais qui est le même, elle est toujours au cœur se rejet Judaïsme leudaïsme c'est les mêmes mais pas les mêmes.
C'est gênant ça. H et donc regardez on parlait tout à l'heure de réfuge lorsque nous étions à l'école militaire. Drumon qui est le véritable instigateur de la fermi qui force l'armée à s'enfermer dans son mensonge.
Drument quand il fait la France lui dit quoi ? Mais un bestellaire, il fait un livre où il dit voilà monsieur de la roche Brémon, il s'appelle pas, il s'appelle Maurice Benichou en réalité. On voit bien ce truc derrière un bon français il y a un juif.
Et alors qui a dit que le juif fait pas un bon français ? fond, c'est toute la délégitimation de cet engagement qui a été celui absolu des français quand Napoléon a posé la question au grand saldrain. Est-ce que vous voulez combattre pour la France ?
Oui, jusqu'à la mort. Et et ce qu'on a vu à la victoire de la victoire, c'est ça. Et donc cet antimitisme, il a besoin juste d'un prétexte quel qu'il soit.
Cet antimitisme mute. Il a muté, il est passé de l'extrême droite à l'extrême gauche, sans oublier que l'extrême droite est toujours porteuse de de de d'xémitisme. Il mute mais il a toujours les mêmes ressorts, les mêmes haines, les mêmes victimes.
Bon, donc il faut aussi que la façon de lutter contre l'antimidisme mute. Et de ce point de vue, on a le soutien assez formidable des autres cultes de la société. Évidemment, tous les gouvernements toujours, il manque juste peut-être une étape capable de faire de la lutte contre l'anximit euh grande cause nationale.
Vous parlez vous parlez avec les différents responsables politiques. Alors on vous dit assez proche d'Emmanuel Macron donc j'imagine que vous lui parlez. C'est vrai ou c'est faux ?
Je parle à tout le monde. Vous êtes proche. Je parle à tout le monde.
On sait que vous parlez au président de toute façon de par votre fonction. Est-ce que vous parlez par exemple avec Marine Le Pen et Jordan Bardella et de l'autre côté avec Jean-Luc Mélenchon ou non ? Non, vous aimeriez ou non ?
Parce que je crois qu'il y a des choses qui et des mots et des gestes qui ont quelque chose d'insupportable dans la façon qu'on a de construire ce rêve de la République. On peut pas nier la fraternité. L'un des parties dont je vais parler de la fraternité toutes celles et tous ceux qui sont là avec nous peu importe le lieu de naissance.
Ils vivent avec nous. On construit la France ensemble, on peut pas les rejeter. Vous parlez du Rassemblement national quant à quant à vous autres dont je vous ai parlé aussi.
Donc la France insoumise mais pourquoi vous voulez pas citer les noms ? Parce que je rentre jamais dans ces considérations politiques. J'estime que quiconque prétend la République c'est moi sans dire la République c'est nous à trop de la République.
Il a tropie il a limite à sa petite personne et c'est un drame c'est ne pas laisser de la place à la mère la plus accueillante qui soit qui est la République. Le souci c'est que aujourd'hui il y a une possibilité, on va faire de la fiction, vous allez me répondre que c'est la politique fiction, mais il y a une possibilité d'un 2e tour entre le Rassemblement national de Marine Le Pen et celui de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Non, mais à force de le répéter, ça risque de devenir une prophétie autoréalisatrice.
Moi, je pense qu'il y a encore des choses à faire. Il y a des choses à à poser à comme acte, comme engagement et on est pas obligé de rester ba devant devant les sondages. Si je me rappelle bien, si je me rappelle bien, nous devions avoir Edgard Balader comme président de la République.
Oui. Non, je sais pas. Après Lionel Jospin comme président de la République.
Oui. Oui. Et quand tu as Oui, mais vous êtes Je suis sûr que vous êtes déjà posé la question.
Si ça arrivait, qu'est-ce que je dirais ? Et qu'est-ce que je ferai ? Et pour qui j'appellerai à voter ?
Je suis sûr, vous avez déjà posé la question. C'est c'est pas c'est pas en faisant comme ça, c'est en considérant qu'une éventualité, elle est déjà réelle qu'on peut la combattre. Mais elle pour l'instant, elle n'est pas réelle et même les sondages ne mettent pas Jeanch deè tour.
Qu'est-ce que vous êtes quand vous êtes posé cette question ? Moi je vais vous dire ce que je me fais ce que je me dis c'est que lorsque Henry Le joue sa finale on est la veille de sa finale de Rollin Garos vous parlez donc du tennis fan oui ou il est en train d'écrire un discours pour sa victoire il est sûr qu'il va gagner il va gagner il est dans une dynamique telle de de victoire qu'il va gagner donc il va gagner écrit son discours de victoire quelqu'un qui est avec lui dit "Mais et si tu perds bah c'est marré ça. Si tu perds, qu'est-ce que tu fais ?" Il dit "Bah tu sais quoi ?
Tu as qu'à écrire un discours de défaite et puis tu mets dans une poche puis tu sortiras celui tu vois." Mais comme il a écrit les mots de la défaite, il était plus dans l'idée absolue qu'il allait gagner. Et je pense que en politique aussi, vous pouvez pas demander à des candidats par exemple, "Qu est-ce que vous allez faire ?
Je vais perdre mais je vais faire un accord. Si si quelqu'un va dans un combat, c'est un combat dans un élan démocratique incarné sur une personne, il va pour réussir. Ne me dites pas qu'est-ce qui se passe si le si je sais pas ce que c'est.
On verra bien. Pourir vraiment vous faites comme les politiques, vous m'avez dit que c'était pas un rôle politique. Vous faites pareil sens comme je sens que c'est plutôt une insulte et pas chez vous. [rires] Mais écoutez Oh non, moi j'ai beaucoup de respect pour les gens qui s'engagent.
Bah voilà, formidable. Voyez là. Oui.
Là alors là on est on arrive il fait nuit mais on arrive dans le 6e arrondissement. On est dans le 6e arrondissement d'ailleurs. On est devant un petit musée qui est celui de du Luxembourg.
Oui. Donc le musée du Senat. C'est un petit musique qui a des expositions formidable.
Il y a quelques temps, il y avait Je suis allé voir Soulage là il y a Bravo. Les papiers de soulage. C'était merveilleux.
J'ai une passion pour soulage et avant avant l'outre noir avant le noir absolu de soulage le brou et de la brou du brou de noir exactement le brou de noir ça donne un côté marron enfin c'était formidable et là il y a les derniers jours d'une exposition remarquable mais ça de soulage elle m'avait bluffé par et notamment parce que ils avaient exposé une montre de chez de chez de chez de chez ça marque Ouais, une montre faite par Soulage. C'était une Je me souviens un peu si quelle marque c'est cette montre ? Marque française.
Ouais. Lip ? Non, votre montre est une lip.
C'est pour ça que je J'ai vu. [rires] Euh non, [grognement] c'est c'est ça me reviendra. Une montre facété.
Et il a il a fait une montre soulage merveille. Il y avait merci. Il y avait Oui, tout à fait.
Ouais, tout à fait. Il y avait une exp d'ailleurs c'était assez rare. C'est la première fois que j'ai trouvé ça vraiment très bien.
Il y avait une une exposition immersive, vous savez, avec le masque qui était vachement bien faite. Souvent, c'est un peu un peu gadget et là c'était vraiment très bien. Très bien.
Je vais souvent dans ce musée évidemment, mais je vais dans d'autres musées parce que je pense qu'on a besoin de temps en temps du beau. Qu'est-ce que c'est le beau ? C'est quelque chose simple non, c'est quelque chose qui décrit le réel d'une autre façon.
C'est au fond, c'est une forme de poésie, des formes, des couleur comme il y a la poésie des mots. Hm. Et moi je pense je pense que là sur les grilles du Luxembourg ces photos exposées, je les trouve merveilleuses.
On dit souvent que le beau est subjectif. Moi, je pense que c'est assez objectif le beau. Je pense que les gens sont assez d'accord pour trouver Oui et non parce que c'est vrai que il y a des œuvres qui vous touche pas.
Disons les choses comme ça. C'est pas que c'est pas beau, ça vous touche pas, ça vous aime pas. Vous pouvez présenter une œ de soulage à quelqu'un, il va voir du noir, il va vous dire la porte de chez moi noir, c'est la même chose. [rires] Non, la phrase que je supporte pas. mon fils ou ma fille de 7 ans pour faire une chose ?
Oui ben oui, [rires] il est HPI donc il peut bien sûr. On descend ici de là. Ouais, on va remonter tranquillement vers le pantthéon.
Non, ça vous va ? Je pensais qu'on avançait un peu sur le panton. Ah bah peut-être qu'on va on peut peut-être repasser de l'autre côté.
Au moins, on traverse le rond-point. Ouais. Allez hop.
Ser à rien de traverser sous la chaleur qui fait là. C'est vrai. C'est vrai qu'il fait chaud.
C'est vrai qu'il fait chaud. Mais c'est vrai quand je pense au pantthéon là quand ils ont porté ce qui avec Catassal pour un pour un bloc pour marque bloc cette montée vous y étiez j'étais la série j'étais dans le panthéon qui est bouleversant pourquoi le pantéon pourquoi le pantéon attendez vous savez quoi on va attendre d'y monter tranquillement pour vous raconter mais j'ai parce que j'ai lu des choses sur vous c'est vrai que vous parlez créolegoû [rires] dans un livre merveilleux. Oui.
Qui s'appelle le Trèsbat de Christian Bobin sur Saint-François d'Assise qui dit la chose suivante : "On peut pas avancer plus loin ?" Oui, si vous voulez, on peut avancer. Oui, qu'est-ce qu'on s'embête ?
Voilà. Jusqu'au feu là. Au feu, on sera parfait.
Pas mare. Avance encore un peu au feu là, on sera bien. Allez, au feu là-haut.
Mais oui, à celui du d'après. Ouais, celui d'après. Ouais.
Christian Bobin écrit dans le Trébat. Donc c'est la vie de Saint-Fançois d'Assise au tout début de S. Nous savons très peu de choses sur Saint-François et c'est mieux ainsi qu'à trop savoir de choses sur quelqu'un, cela nous empêche de le rencontrer.
Donc je donc vous ne me direz pas si vous C'est marrant, vous dites rarement oui ou non. Vous c'est pas un jeu n là. Ah non, moi j'ai rien.
J'ai j'ai pas lancé le jeu. Mais si vous voulez, on peut essayer jusqu'à la fin. Euh vous allez bien me faire quelques mots en créole.
On se dira au revoir en créole, vous m'apprendrez. Mais vous parlez combien de langues ? Bah je parle ce qu'il faut.
Ah oui, ce qu'il faut. Oui, les celles utiles quoi. Ouais.
Ouais. On s'en réussit. Allez, c'est parti.
Et Julian a réussi à sortir. Julien, il faudrait pas qu'il se casse la tête sur le trottoir. C'est bon, il est habitué.
Ah ouais tiens d'ailleurs oui on a parlé rapidement tout à l'heure de de la fin de vie. Ouais la fin de vie. Alors attention le poteau et voilà.
Vous êtes opposé à cette loi sur la fin de vie. Je pense que c'est dangereux deiser la mort comme seule solution alors qu'on a déjà réglé la loi c'est de lois. On a réglé la question de la souffrance.
Plus personne ne doit souffrir. Une fois que plus personne doit souffrir, on a tout ce qu'il faut. On a notamment ce qu'on appelle la sédation profonde, continue, irréversible qui permet d'endormir quelqu'un pour lutter contre la souffrance.
Après que comme un dégât collatéral, si j'ose dire, il est la mort, c'est parce qu'on on veut traiter la souffrance. Donc voilà, j'aime beaucoup cette rue sous flot ici habité. Henry Amourou, une grand historien que j'aimais beaucoup.
Ouais. Les membres de l'académie science pour les politiques qui écrit ces livres incroyables sur sur la guerre et notamment 40 millions de péténnises. Il montrait comment une société peut changer en quelques mois.
C'est les mêmes qui applaudissaient Pétin l'hôtel de ville étaient ceux qui le sifflaient qui applaudissaient de en avril 44. Mais bien sûr même peut-être les deux premiers rangs qui changeaient et encore je suis même pas sûr. Voilà juste encore un mot sur sur la la fin de vie.
On a réglé le problème de la souffrance. Non il y a toujours des gens qui souffrent et là on narrive pas forcément à les aider. Non non, vous parlez des souffrances psychologiques qu'on se trouve diminué, j'en conviens.
Mais la question c'est donc pas qu'on soit diminué, c'est qu'il a pas les personnes nécessaires à s'occuper de nous. Et et ça c'est un véritable manque qu'il y ait pas assez de service de soit partout en France, c'est une véritable question mais pas en disant il nous pose un problème et ben il meurt et puis il a plus de problème. C'est pas comme ça.
Vous ne pouvez pas décemment dire à la fois on va où on passe. Attention attention un trottourque. Finissons là-dessus après on traverse.
On traverse tout de suite. On peut pas dire décemment "On va lutter contre le suicide dans la société et considérer qu'un suicide c'est une bonne réponse à une question puisquon est en train de dire ce n'est pas une bonne réponse à une question de suicide. Arrêtez de vouloir faire une société schizophrène.
Le suicide c'est bien ou pas ?" Non c'est pas bien. Donc il faut lutter contre et lutter contre totalement.
Pas en disant "Mais celui-là on peut le comprendre ? Si on peut comprendre celui-là, pourquoi pas celui-là ? Qui on est pour juger la souffrance du degré de souffrance des ?
Comment comment vous expliquez qu'une partie des Français qu'on dans les sondages vous m'avez dit que les sondages qu'une grande partie des Français soit favorable à cette loi ? Pourquoi je vous expliquer surpris ? Je vous dire je suis même surpris que 100 % des Français soient pas pour l'euthanasie mais 100 % des Français sont pour l'euthanasie des autres mais pas pour eux qu'on sûr.
Regardez regardez ce lieu incroyable. Oui. Non non pas oui.
Ah si. Oui. C'est incroyable.
C'est un incroyable où il y a tout ce que la France peut produire de mieux pour les engagements. J'étais ici par exemple, bon, j'étais pour Arc Block mais j'étais pour Pierre Brolet, Jean German Jean de Gaul, j'étais là pour Joséphine Becker, Simon Veille, Simon Veale, Antoine Veil, nous oublions pas. Oui, bien sûr.
Et alors ce qui m'a toujours bluffé c'est que donc oui, en fait c'était une église avant bien sûr que Louis X avait fait construire. Bien sûr. Pourquoi il a fait construire une église ?
Parce que il a été sauvé à mess en 174. On lui on lui admise trois fois l'extrême onction. doit mourir.
Il va mourir. Et donc euh quand il va mourir, on on trouve un messe un médecin juif qui vient et qui sauve le roi. Donc le roi avait dit si je survis, je construis une église.
Donc s'il avait été fairplay puisque c'était un médecin juif, il aurait dû construire une synagogue. [rires] Donc moi je me suis toujours dit le panthéon au fond est une synagogue. Une synagogue qui a raté sa vocation.
Mais elle est la plus belle des synagogues en tout cas le plus beau des lieux de culte parce que c'est le culte pour les hommes et les femmes qui ont servi la réplique que l'on aurait. Je retrouve ce que j'aime ce que je fais au souvenir français. On s'occupe des tombes des morts pour la France et donc là c'est un lieu formidable incroyable de un symbole du ferment français.
Ah oui et ici voyez on est au confluent de beaucoup de choses qui nous touchent pour cette place pour ce lieu ou place des grands hommes. Vous avez le pantthéon. Ouais vous avez ici la bibliothèque Stv.
J'ai toujours une passion pour les bibliothèqu même de l'extérieur elle est splendide. Et sur ce mur là, il y a le nom de Rashi qui est un ravin qui est né en 1040, qui est mort en 115 à 3. Le plus grand commentateur de la Bible et du Talmud.
L'une traduit partout dans le monde probablement le l'auteur français le plus diffusé dans le monde. Il y a pas une Bible au monde qui n'a pas rché. En tout cas, c'est commentair grach là.
Un peu plus loin, vous avez l'école polytechnique. Ouais. Donc j'ai l'honneur d'être le mouillé et qui est pour moi quelque chose d'essentiel.
Je vous parlais de juste tout à l'heure, c'est un polytechnicien. C'est l'école dans lequelle les juifs veulent rentrer pour servir la nation. On veut servir la France, on rentre un peu les techniques et on voit bien le la courve des juifs qui s'engagent, qui rentre un peu les techniques et puis un peu sur la droite, un peu plus loin derrière, vous avez l'école de la rue Vauclin qui est la fameuse école rabinique où j'étais où j'ai habité pendant mes 5 ans d'études et qui était c'est un périmètre important pour devant la mairie du 5e.
Ici dans cette mairie, j'avais organisé lorsque le président de la République Jacques Cherc avait organisé le 18 janvier 2007 l'hommage au juste et les justes symboliquement sont rentrés. On a mis une plaque ou une plaque à l'intérieur dans une crypte pour les justes de ceux qui ont sauvé les justes sont les non juifs qui ont sauvé des juifs pendant la guerre. Il y a à peu près 4500 justes en France plus tous les justes anonymes.
Mais bon, ici dans la mairie du 5e organisé le même jour la sortie du timre dommage au juste de France. Donc voyez, on est à un lieu de confluence de beaucoup de espérant aussi vous avez la Sorbon bien sûr la présidence de Paris 2 qui est là où Paris aussi. Je me demandais, on est dans un endroit qui symbole le je parlais de ferment le ferment français cette cette société qui vit ensemble et on craint en France souvent ce que Emmanuel Macron a appelé le séparatisme, ce qu'on appelle plus communément le communautarisme.
Comment on fait quand on est le chef, je sais pas c'est le bon mot, d'une communauté religieuse pour ne pas communautariser ? Comment faire ? Bah comment vous [raclement de gorge] faites ?
C'est la laïcité qui nous permet ça. La laïcité, elle permet le dialogue avec les autres cultes. Mais vous à l'intérieur de votre communauté, comment vous fait dire par exemple, j'ai dit on va lutter contre l'antémitisme mais on va commencer en luttant contre les préjugés, contre les autres cultes.
Par exemple, dans les écoles juives, j'ai envoyé des prêtres, des imames et des pasteurs pour que les élèves rencontrent des prêtres, des imames et des pasteurs et fassent tomber les préjugés. Parce que quand vous rencontrez quelqu'un et que il s'incarne dans une personne s'incarne son culte, sa façon de vivre et donc d'échanger avec vous, brusquement ça devient moins moins porteur de préjugés. C'est plus une abstraction, c'est une réalité.
Est-ce que Est-ce que la communauté juive pourrait avoir une tendance elle aussi à se replier sur elle-même à cause c'est la grandeur je crois que c'est la grandeur de la communauté juive en France de n'avoir jamais cédé à cette pulsion que j'aurais pu considérer comme étant naturel mais qu'elle a toujours évité que ce soit même dans les pires moments de notre histoire collective on a toujours œuvré ensemble je pense par exemple au père Marie Benoît qui était à à Lyon et à Rome. Marseille je pense au cardinal Gerly au cardinal Gerli à Lyon qui était prim Je pense au cardinal Monseigneur Théas à Montab Monseigneur Saliège à Toulouse. Et il y a toujours eu cette façon de vivre ensemble cette vibration qui est la France, qui est la République mon avis avec oui des références différentes mais voilà la fête de la Fédération dit Marc Bloc et et le défil du 14 juillet.
Merci merci d'avoir passé la soirée avec nous. Bon comment on dit au revoir en créole ? On dit on dit [rires] on le dira après.
Alors c'est pas merveilleux ça ? C'est splendide. Vous auriez changé aux grands hommes et aux grandes femmes la reconnaissante.
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