Présidence d'Orano : audition de Claude Imauven, candidat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Voilà, mes chers collègues, nous allons débuter cette audition. Donc merci d'avoir rejoint la bonne salle. Les équipes de la commission avaient fait en sorte que vous n'oubliez pas que cette matinée qui va être très longue se déroule bien en salle climux puisque à l'issue de l'audition de monsieur Claude Imovin, nous auditionnerons BHV et Chine France et ensuite nous examinerons le rapport de Vincent Louau sur la proposition de loi de George patient.
Donc on a une matinée très chargée et je vous remercie d'ors et déjà de rester présent. jusque en fin de matinée. Donc nous accueillons ce matin monsieur Claude Imovin qui est le candidat proposé par le président de la République à la fonction de président du conseil d'administration de la société Orano.
Il s'agirait d'une reconduction puisque monsieur Mauvin vous occupez ses fonctions et ses responsabilités depuis le 14 mai 2020. Au terme de l'article 19 de l'ordonnance 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique ainsi que des statuts de la société Orano. Le président du conseil d'administration est élu parmi ses membres pour la durée de son mandat d'administrateur soit 4 ans. en application de l'article 17 de la loi 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance, de la sûreté nucléaire et de la radio pour répondre au défis de la relance de la filière nucléaire, le président du conseil d'administration de la société Orano est nommé par décret après avis des commissions permanentes compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat dans les conditions qui sont prévues par la loi organique numéro 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l'application du 5e alinéa de l'article 13 de la Constitution.
Je tiens à préciser que cette disposition a été adoptée à l'initiative de notre collègue Patrick Chaz qui était le rapporteur de notre commission sur le projet de loi précité. La présente audition est retransmise en direct sur le site du Sénat. Elle donnera lieu à un vote à bulletin secret pour lequel, je vous le rappelle, les délégations de vote ne sont pas autorisées.
L'Assemblée nationale entendra monsieur Imouvin aujourd'hui à 11h15. Puis nous procéderons simultanément au dépouillement pour lequel les deux scrutateurs désignés seront nos collègues Antoinette Gul et Bernard Buy. Et je les remercie par avance d'être présents à ce dépouillement.
J'ajoute qu'il ne pourra être procédé à cette nomination si l'addition des votes négatifs dans les deux commissions représentait au moins 3/5 des suffrages exprimés. Monsieur Imouvin, vous êtes polytechnicien et ancien ingénieur en chef des mines. Vous avez débuté votre carrière à la direction régionale de l'industrie et de la de la recherche de la région Provence Alpe Côte d'Azur, une très belle région. avant d'occuper plusieurs fonctions au sein du ministère de l'industrie en cabinet ministériel.
Vous avez ensuite rejoint la compagnie de Saint-Gobin où vous avez officié pendant 22 ans à différents postes dont celui de directeur général exécutif. Vous avez enfin été nommé président du conseil d'administration d'Orano en mai 2020 mais vous siégé au sein de ce conseil d'administration depuis 2015. Pour mémoire, le groupe Areva a été démantelé en janvier 2018.
Deux entreprises sont nées de ce démembrement, Framatom et Orano. Areva existe encore, mais son activité est exclusivement centrée sur l'achèvement de la construction du réacteur de PR situé en Finlande. Framatom est aujourd'hui une filiale DEDF.
Elle a repris des activités de conception, de construction et de maintenance des réacteurs nucléaires. Les activités du groupe Orano sont quant à ell centrées sur l'amont et l'aval du cycle du combustible nucléaire, à savoir l'extraction, la conversion et l'enrichissement de l'uranium, la logique nucléaire, le traitement et le recyclage des combustibles usés ainsi que le démantellement d'installation nucléaire. En ce sens, Orano rassemble l'essentiel des activités de la Cogema. compagnie générale des matières nucléaires avant son intégration dans Areva.
Le capital d'Orano est détenu à plus de 90 % par l'État français. Le capital restant est détenu à parts égal par deux entreprises japonaises. L'entreprise publique Japan Nuclear Fuel Limited.
Elle est aussi spécialisée dans les technologies du cycle du combustible nucléaire et Mitsubishi Evi Industries spécialisé dans l'ingénierie et la construction mécanique et électrique qui appartient au conglomérat Mitsubishi. Le commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives détient quant à lui une action. Orano est donc aujourd'hui une entreprise publique.
Selon vous, monsieur le président, la présence de l'État actionnaire avec un taux de détention du capital aussi élevé est-il un frein ou un atout pour le développement international d'un groupe de référence comme le vôtre ? Par ailleurs, quelle est votre vision stratégique pour Orano au regard du vieillissement du parc historique, ce qui supposera tôt ou tard de les démanteler et de la construction de nouveaux réacteurs dans le monde, ce qui impliquera de les alimenter en uranium. Voici les premières questions que je souhaitais vous poser.
Avant de vous donner la parole, je vais inviter notre rapporteur Fabien Gay bien sûr à intervenir. Vous pourrez ensuite, mesdames et messieurs les commissaires répond répondre. Vous pourrez ensuite, monsieur le président, lui répondre bien sûr tout en est présentant votre projet pour Orano et ensuite nous ouvrirons les questions à l'ensemble des commissaires et nous procéderons en prenant les questions trois par trois.
D'ors et déjà, et sans plus tarder, je cède la parole à notre rapporteur Fabien Gu et je le remercie de son travail. Merci madame la président. C'est bon.
Non non mais c'est je remercie tout le monde. Et ben merci monsieur Mouvin. Mes questions tourneront autour de cinq thèmes.
Le premier thème que nous souhaitons aborder avec vous est celui de la situation financière du groupe et du financement de vos investissements. Entre 2020 et 2024, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de façon quasi continue de près de 60 % pour s'établir à près de 5,9 milliards d'euros en 2024. En revanche, le résultat net part du groupe est plus ératique.
Il était négatif en 2020 et 2022 mais positif les trois autres années. En 2024, le résultat s'est levé à 633 millions d'euros. Le redressement financier du groupe et les bons résultats qu'il a obtenu ces dernières années méritent d'être salué car nous rappelons après madame la présidente Care Eva était en faillite avant son démantellement.
Je relève néanmoins que malgré les bénéfices réalisés, le groupe Orano n'a jamais versé de dividende à l'État depuis sa création en 2018. S'agissant de l'endettement net du groupe, il est passé sur la même période de 2,15 milliards d'euros en 2020 à 775 millions d'euros. La trajectoire de désentêtement mérite elle aussi d'être saluée.
En 2024, l'État a souscrit une a une augmentation de capital de 300 millions d'euros pour soutenir les investissements stratégiques du groupe, notamment le développement des capacités d'enrichissement d'uranium de l'usine George B2 situé sur le site nucléaire du tricastin dans la drone. Le groupe mène par ailleurs le projet IKAE qui consiste en la construction d'une installation de production d'uranium enrichie aux États-Unis. Le coût du projet s'élève à 5 milliards de dollars et Orano vient d'obtenir un financement de 900 millions de dollars du département de l'énergie américain.
Le groupe doit donc trouver 4,1 milliards de dollars pour boucler le financement de ce projet, soit environ 3,5 milliards d'euros. En outre, Orano cofinance en France les projets CIGO et AVAL du futur. Or, d'après le dernier rapport d'activité de l'Agence des participation de l'État, la capacité d'autofinancement d'Oradon n'était que de 1,6 milliards d'euros en 2024 et le groupe est noté BB mo- par une agence de notation.
D'ailleurs, sans le soutien de l'État actionnaire, Orano aurait intégré la catégorie spéculative, ce qui aurait renchéri le coût de votre dette. Au regardes éléments, pourriez-vous nous donner des éléments sur les perspectives financières du groupe ? Le versement de dividendes à l'État, est-il envisagé ?
Et à quel horizon ? Enfin, quel investissement envisagez-vous de réaliser en France et à l'étranger et comment comptez-vous les financer ? Enfin, une nouvelle augmentation de capital est-elle à l'ordre du jour et le cas échéant qui y participerait ?
Le deuxième thème touche à vos activités d'exploration et d'exploitation minière. La jeune militaire au pouvoir au Niger a décidé de nationaliser votre filiale Somaï que vous déteniez à 63 %. En août, le Niger s'est approprié 1000 tonnes de yellow cake du concentré d'uranium produit par Orano dans la mine d'Arlit qu'elle aurait ensuite vendu à la Russie.
Orano a cessé l'exploitation des mines nigériennes à compté du 31 octobre 2024, soit 15 mois après le coup d'état survenu dans le pays. L'exploitation minière se concentre donc sur deux pays aujourd'hui, le Canada et le Kazakhstan. Des titres d'exploitation ont néanmoins été obtenus en Mongolie et des projets d'exploration sont conduits en Obekistan.
Orano voy donc à la diversification de ces sources d'approvisionnement en uranium, ce qui est heureux. Mes questions sont : où sont les procédures d'arbitrage initiées devant les tribunaux internationaux compétents visant à obtenir réparation du préjudice subi au Niger ? Envisagez-vous des actions judiciaires complémentaires ?
Par ailleurs, n'est-il pas risqué d'investir principalement dans des pays placés sous la sphère d'influence russe ? 3è thème concerne la diversification des activités de votre groupe. Votre filiale au Ranomè est une société de biotechnologie qui développe une nouvelle génération de thérapie ciblée contre le cancer grâce aux propriétés du plomb 212.
Cette activité, noble soit-elle, peut interroger pour deux raisons. D'une part, elle n'est pas liée au cycle du combustible nucléaire qui constitue le cœur de métier de Ranu. Et d'autre part, l'entreprise a perdu près de 69 millions d'euros ces trois dernières années en raison des dépenses de recherche et de développement important qu'elle engendre.
Je précise néanmoins que les syndicats que nous avons auditionné et je remercie l'administrateur qui m'a accompagné soutiennent ce projet. En revanche, il se montre plus réservé. S'agissant du projet Néomat de recyclage de batterie mené au côté d'un industriel chinois qui prévoit la création de deux usines à Dkerk.
Orano semble s'éloigner encore plus de son cœur de métier pour un projet qui est loin d'être mature aujourd'hui. De plus, la présence d'un acteur étranger interroge sur le futur statut des salariés et leur appartenance au groupe Orano. Mes questions sont quel est le modèle économique d'Oranomède dont le succès des résultats cliniques reste pour l'instant incertain ?
Cette filiale a-t-elle vocation de demeurer dans le giron du groupe Orano ou d'être vendu à un moment donné ? Par ailleurs, pourquoi le principal centre de recherche et développement est situé aujourd'hui au Texas et non en France ? Et s'agissant du projet Néomat, pourriez-vous nous éclairer sur la stratégie de votre groupe ?
Le 4e thème concerne le climat social au sein de votre filiale Orano Recyclage. Les salariés de l'usine de Melox dans le gare ont obtenu une revalorisation salariale après 5 jours de grève. Or, Orana, recyclage avait réalisé un bénéfice de 100 millions d'euros en 2024, ce qui interroge sur le partage de la valeur au sein de votre entreprise.
Sur le site de la Hag, les syndicats sont inquiets qu'entendant la gestion des effectifs, au maintien des compétences et à l'attractivité du site. Par ailleurs, la cour d'appel de camp a condamné au Ranau Recyclage en juin 2024 pour discrimination syndicale à l'encontre de représentants syndicaux du site de la Hague. Enfin plus grave encore, un fichage des représentants du personnel de l'usine a été découvert le mois dernier sur un serveur de l'entreprise.
La direction certes s'en est excusée, reconnaissant ainsi les faits. Mes questions, monsieur Mohen, que se passe-t-il au sein de RANU recyclage ? Les personnels à l'origine du fichage des représentants syndicaux ont-ils été sanctionnés ?
Par ailleurs, quelle mesure la direction a-t-elle prise ou va-t-elle prendre pour améliorer la gestion des ressources humaines et plus largement le climat social au sein de vote finial ? J'ai bien conscience que ces questions relèvent davantage du directeur général exécutif du groupe, fonction que vous n'exercez pas mais vous avez probablement des éléments à nous communiquer sur le sujet. Enfin, ma dernière question et le dernier thème est relatif à l'affaire de corruption en Mongolie et à l'affaire uramine.
En décembre 2024, Orano a accepté de régler une amende de près de 5 millions d'euros, 4,8 précisément contre l'abandon de poursuite pour corruption d'agents publics étrangers liés aux activités miniaères d'Areva en Mongolie entre 2013 et 2017. Cet accord a eu lieu dans le casadre d'une convention judiciaire d'intérêt public signée avec le parquet national financier. L'affaire uramine s'apparente quant à elle à une escroquerie de grande envergure.
Pour mémoire, ARVA avait acquis cette société minière canadienne en 2007 pour un montant de près de 2 milliards alors que cette entreprise ne produisait pas d'uranium. Deux informations judiciaires sont ouvertes sur ce dossier depuis 2015. La première pour recrue et corruption.
La seconde pour des provisions enregistrées par ARA. Je sais et pas vous vous solez le passé mais une question. Quelle mesure le groupe Orano a-t-il mis en œuvre pour renforcer le contrôle de conformité de ces activités et éviter que de tels airements ne se reproduisent à l'avenir ?
Et s'agissant de l'affaire uramine où en est la procédure judiciaire, je vous remercie monsieur Imouven pour votre attention. Merci monsieur le rapporteur. On voit que les questions de notre rapporteur sont toujours très pointues.
Je vous laisse la parole bien volontiers monsieur Men, pour répondre à ces questions et puis nous présenter votre projet pour Orano. Merci. Merci madame présidence.
Merci monsieur le le rapporteur. Si vous le voulez bien, je vais peut-être euh faire un propos li présenter mon projet puis ensuite je vais euh reprendre toutes vos questions qui sont toutes importantes et intéressantes. Même si vous l'avez souligné, beaucoup ont aux responsabilités du directeur général, mais bien entendu le conseil d'administration et son président sont informés de toutes tous les sujets d'importance pour le groupe.
Donc madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, comme l'a dit madame la présidente, je me présente à vous à l'occasion du de l'examen du renouvellement de mon mandat de président du conseil d'administration DO. procédure nouvelle pour le président puisque le président de la République a exprimé son intention, si vous l'acceptez, de me reconduire à la présidence de ce conseil pour une nouvelle période de 4 ans. Bien entendu, cette marque de confiance est un honneur pour moi et je l'espère la reconnaissance du travail accompli au cours de mon premier mandat qui a débuté en 2020 puisque j'ai pris le mandat en cours de monsieur Varin qui venait de quitter la présidence pour 2 ans et ensuite était renouvelé pour 4 ans.
Cette fonction par nature non exécutive dans un schéma de gouvernance dissociée vise à garantir la la qualité de la gouvernance et la cohérence stratégique de long terme du groupe Orano dans le respect des responsabilités propres de la direction générale. Dans dans ce propos liminaire, je vais donc tout d'abord me présenter, madame la présidente la fait brièvement, faire un bilan de mon mandat qui arrive à échéance puis exposer ma vision d'orano et ma perception des enjeux à venir. Enfin, je détaillerai les priorités qui seront les miennes en cas de renouvellement de mon mandat.
Comme vous l'avez dit, je suis ingénieur de formation. J'ai fait le choix de rejoindre la fonction publique en réalisant la première partie de ma carrière de l'administration, notamment, comme vous l'avez souligné sur le terrain dans une direction régionale de l'industrie de la recherche de l'environnement en administration en administration centrale où j'ai été chef du service des matières premières et du sous-sol. à une époque où nous avions encore des des exploitations d'uranium en France et d'autres d'autres mines d'ailleurs.
Euh à cet égard, j'ai en tant que suppléant du du commissaire du gouvernement auprès de de Cogema, j'ai participé à certaines instances de direction. À l'époque, le directeur général de l'énergie des matières premières était monsieur Sirota, était le était devenu président de directeur général d'Orano. J'ai été aussi de reprise en cabinet ministériel euh de 88 à 89 auprès du ministre du commerce extérieur, c'était Jean-Marie Roche.
Et de 91 à 93, auprès du ministre de l'industrie et du commerce extérieur, c'était monsieur Dominique Roscan dans sa première premières attributions du ministre de l'industrie auprès du ministre des finances. En 93, j'ai rejoint le groupe Saint-Gaubin où je suis resté 27 ans jusqu'à terminer ma carrière officielle. Tout d'abord dans la branche vitrage puis en tant que délégué général du groupe pour l'Espagne, le Portugal, le Maroc.
Donc, j'ai dirigé les filiales de ce cette zone qui était à l'époque très très active. Ensuite, changement climatique. Je suis nommé directeur général et puis président directeur général d'une société qui est resté chère à mon cœur, Pont Housouson.
Et ça, ça parle peut-être pour certains d'entre vous. Donc basé à à Nancy qui était à ce titre, j'étais j'ai dirigé la branche canalisation du groupe de 2001 à 2004 euh fleuron de l'industrie française euh des au fourneau en Laoren. J'ai été nommé ensuite directeur général euh du groupe directeur général adjoint du groupe et j'ai dirigé et développé jusqu'à doubler sa taille le pôle produit pour la construction.
C'est le pôle qui qui regroupe des les marques ISOV placa VB Groutin et cetera, tout ce qui est produit pour la construction. Ensuite, le président directeur général m'a appelé auprès de lui comme numéro 2 du groupe, comme directeur général exécutif, fonction que j'ai occupé jusqu'à mon départ en janvier 2020. Ces expériences m'ont confronté à la à la gestion des grands projets industriels, à la conduite de stratégie de long terme, à la maîtrise des équilibres financiers ou dialogue social ainsi qu'aux enjeux de responsabilité environnementale, de cybersécurité.
J'ai eu à gérer directement une cyberattaque majeure en 2017 contre le groupe et des enjeux de gouvernance. C'est cette culture industrielle fondée sur le temps long, la rigueur et la responsabilité que j'ai souhaité mettre au service d'Orano et au-delà de la filière nucléaire française. En effet, à en janvier 2015, à la demande du ministère de l'économie, j'ai été nommé administrateur indépendant euh au conseil d'administration d'Ariva en fait au creux de la vague au moment où le le gouvernement souhaité changer la gouvernance.
Auparavant, il y avait un coincé de surveillance et un directoire. Et là, nous avons eu une un conseil d'administration. Donc, c'était j'ai vécu du côté de la gouvernance toutes les opérations de cette profonde restructuration qui a été évoquée et qui allait conduire à la création d'Orano en en juillet 2017.
Et depuis lors, je suis administrateur indépendant de cette société. Euh j'ai été nommé, comme vous l'avez souligné, président du conseil d'administration en mai 2020 en plein confinement et j'ai accompagné au RANO dans l'ensemble de ces phases structurantes. Donc premièrement, la sortie de crise et le redressement financier, la stabilisation de l'outil industriel puis plus récemment et je m'en réjouis l'entrée dans une phase de redéploiement stratégique dans un contexte énergétique et géopolitique profondément transformé.
Tout au long de cette période, j'ai exercé mes responsabilités en cas de administrateur indépendant conformément aux règles de gouvernance applicable aux entreprises à participation publique et au code à fête MEDF auquel Orano se réfère à titre volontaire. En octobre 2023, j'ai également pu apporter mon soutien à l'entreprise lors de la démission de son directeur général en assurant la fonction de directeur général par intérim jusqu'à la nomination de Nicolas Mass comme directeur général de plein exercice en mi-novembre. 2023, depuis la décision prise par le président de la République en 2015 de réorganiser la filière nucléaire française et la restructuration d'areva, le monde a profondément changé et Orano a traversé des périodes de forte instabilité.
Les crises successives, sanitaires, énergétiques, géopolitiques ont rappelé avec force que l'énergie est un enjeu stratégique majeur. Le nucléaire a su montrer dans ces crises d'une ampleur inédite qu'il était résilient. en démontrant sa capacité à assurer la sécurité, l'approvisionnement et la souveraineté énergétique de notre pays.
La guerre en Ukraine en mise en lumière les questions de dépendance critique et la nécessité souvent impérieuse pour les États et en particulier pour l'Union européenne de maîtriser leur souveraineté énergétique. Le nucléaire connaît ainsi un regain d'intérêt mondial. Plus de 30 pays dans le monde se préparent à un développement dans le nucléaire. d'autres pays déjà équipés mises sur leur prolongation de leur parc existant et sur la construction de nouvelles tranches.
Le discours de Bfort du président de la République en février 2022 a marqué en France un tournant clair. Le nucléaire a été pleinement réaffirmé comme pilier de la souveraineté énergétique, de la compétitivité industrielle et de la décarbonation. Enfin, et j'y reviendrai, nous sommes désormais engagés dans une dynamique de relance de la filière nucléaire en France, incluant la poursuite de la politique de traitement, recyclage des combustibles usés et se matérialisant pour Orano par le renouvellement des installations dites de l'aval du cycle, le projet que nous appelons aval du futur.
Dans ce nouveau contexte, Orano occupe une une place singulière, celle d'un acteur central du cycle du combustible, incluant la poursuite de la politique de traitement recyclage des combustibles usés et se matérialisant par Orano par le renouvellement des installations dites de l'aval du cycle. C'est le projet aval du futur. Monsieur le rapporteur, vous y avez fait allusion et je reviendrai sur le financement.
Dans ce nouveau contexte, Orano donc va jouer son rôle. Il est le rôle d'un maillon dans une chaîne qui est aujourd'hui parfaitement clarifiée avec EDF qui avec sa filiale pamatome conçoit et opère les réacteurs, le CA qui est responsable de tout ce qui est de la recherche à montano qui a la pleine responsabilité du cycle comme vous l'avez souligné madame présidente de la montion l'enrichissement et le recyclage. Je parlerai aussi bien sûr dans mes réponses des activités de diversification.
Donc dans ce contexte nouveau et où comme je vous l'ai dit, Orano a une place centrale au cœur de la continuité industrielle et stratégique de la nation, le conseil que je d'administration que je préside a exercé pleinement son rôle donc qui est en de maintenir un niveau d'exigence maximale en matière de sûreté de sécurité nucléaire et environnementale en déterminant les orientations stratégiques de l'activité d'Orano. et en veillant à leur mise en œuvre conformément à son intérêt social en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité en déterminant sur proposition de la direction générale les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE en prenant également en considération la raison d'être de la société qui est de je cite développer les savoir-faires de transformation et de maîtrise des matières nucléaires pour le climat pour la santé et pour un monde économe en ressources aujourd'hui et demain qui sont inscrits dans les statuts de la de l'entreprise en veillant à la solidité de la trajectoire financière du groupe, en portant une attention constante à la gouvernance des grands projets industriels, en assurant un dialogue étroit et transparent avec l'État actionnaire, en veillant à ce que l'entreprise développe des relations constructives avec EDF, premier client du groupe pour environ 50 % de son chiffre d'affaires. J'y reviendrai.
À propos de la de la trajectoire financière du groupe, je tiens à souligner qu'en décembre 2020 25, l'agence Standard Épou a relevé la note de crédit d'Orano et sa lettre seigneur non garantie de BB- à BBB. Monsieur le rapporteur, donc nous sommes nous étions dans la catégorie des des entreprises à risque et grâce au soutien d'ailleurs de l'État mais pas uniquement. La trajectoire financière a fait que Standard et Pours nous a réévalué.
Alors quels sont les grands enjeux du groupe Orano aujourd'hui ? Le premier enjeu et c'est essentiel, c'est d'accompagner les clients du groupe EDF et les électriciens mondiaux dans le renouveau du du nucléaire dont les capacités pourraient doubler voire tripler d'ici 2050. Face à cet enjeu, la priorité de continuer d'améliorer la performance.
C'est la responsabilité de la direction générale, mais c'est le cœur de la stratégie du groupe qui doit générer des ressources pour réaliser le plan d'investissement à venir. La tenue des engagements de production prévu en croissance sur toutes les activités en reste le premier pilier. En complément des progrès sur la production, la maîtrise des coûts demeure un enjeu essentiel pour le groupe.
La maîtrise de la supply chain, pour parler mauvais français, de la relation au fournisseur est un levier clé pour garantir la disponibilité et la compétitivité des approvisionnements et fait l'objet d'un plan d'action spécifique. Le deuxième enjeu est de réussir les projets de développement en France à l'étranger. Vous en avez cité quelques-uns.
Le groupe pilote un portefeuille de projet de développement nécessitant des investissements significatifs et vous l'avez souligné. Dans la mine, la priorité est d'une part d'investir pour périniser l'accès à l'uranium. Aujourd'hui, Orano possède des actifs miniers diversifiés géographiquement.
Malheureusement, encore une fois, c'est pas un choix de d'aller dans des pays qui sont sous l'emprise de la Russie. C'est la géologie qui commande. Nous sommes au Canada qui pour l'instant est un pays stable.
J'espère qu'il le restera. Euh au Kazakhstan, en Uzbekistan, nous avons plus que de l'exploration. Nous avons euh déjà euh créé une une société, une JV avec l'opérateur OuC Navoy et nous allons l'uranium est est trouvé donc nous allons l'exploiter.
La Mongolie, c'est très important. La Mongolie euh c'est un élément majeur parce que le le gisement que nous avons trouvé euh représente à peu près autant d'uranium qu'on en a exploisé euh exploré et exploité en France pendant toute la durée de l'exploitation. Donc c'est très important.
On va être le premier opérateur euh minier en Mongolie. C'est la jusqu'à présent la Mongolie n'exploite pas son uranium. Donc c'est un projet clé.
Nous avons franchi un certain nombre de de points importants. J'ai moi-même signé les les accords à l'occasion de l'avenue du de la vise d'état du président Mongol en France. Nous venons de franchir encore en début d'année une nouvelle étape.
Il a encore il en reste quelques-unes à franchir mais c'est essentiel. C'est une des raisons pour laquelle en plus mes fonctions du de président du conseil d'administration, je suis aussi pour le MDEF international président des conseils d'entreprise France Uzbekistan et France Mongolie. et laan Namibie qui a sujet uramine donc on n'y est pas malheureusement mais la Namibimie est un grand pays euh d'uranium les Chinois y sont et cetera.
J'y étais d'ailleurs au mois de septembre et je je garde l'espoir que nous puissions réactiver nos permis aujourd'hui que le cours de de l'uranium est élevé pour exploiter cette ressource. Donc notre enjeu c'est vraiment diversifier autant qu'on le peut. La sécurisation des approvisionnements passe par plusieurs actions dont la prolongation des actifs miniers.
Donc comme je l'ai dit pour le Canada et le Kazaxan parce que généralement quand on est dans une zone on continue à explorer et on trouve toujours autour et on a notamment développer au Canada de nouvelles technologies une technologie qu'on appelle sabre pour aller chercher des poches d'uranium qui seraient pas en conjurbation avec le sujet. Il faut pas me lancer sur le sujet minier parce que je vais je vais dériver mais quand même. Donc en au Canada, ce sont les gisements les plus riches du monde avec des teneurs supérieurs à à 10 % voire 20 % mais ils sont dans ils ont des caractéristiques d'exploitation très compliquées.
Ils sont sous des lacs, il faut congeler les les terrains pour aller les exploiter. Donc c'est très compliqué. Alors qu'au Kazakhstan, comme c'était au Niger ou demain en Mongolie, les teneurs sont faibles de l'ordre de quelques ppm. on parle des dizaines de pour Canada, mais on peut les exploiter beaucoup plus facilement par des procédus des processus de lixiviation situ.
Donc partout, on essaie de développer nos gisements. Le développement de de nouvelles mine est en cours, je vous l'ai dit, en Mongolie euh suite à l'accord d'investissement. Ces projets à l'international s'inscrivent souvent dans le cas de partenariat diplomatique.
Je dirais madame la présidente que le fait d'être une entreprise publique nous aide pour cela. dans des pays, je parle pas du Canada mais comme la Mongolie, le Kazakhstan et cetera, le fait d'avoir l'État comme actionnaire majoritaire donne de la crédibilité à ces projets. Car lorsqu'on s'engage dans PJ, on s'engage à très long terme.
Ce sont des investissements pour des dizaines d'années, voire des siècles. Et le fait d'avoir une entreprise publique, tout ça est bien sûr encadré par des accords intergouvernementaux est essentiel. D'autre part, des moyens importants sont dédiés au projet de renouvellement et d'extension des capacités à la mon cycle.
C'est la la business unit chimie en enrichissement. Donc il y a les sites de Malvisie où nous faisons où nous accueillons le yellow que vous mentionnez pour le traiter dans sa première phase donc en tétrafleur du de d'uranium. Ensuite on passe au tricastin où on a la conversion dans l'usine Philip Cost.
Le tétrafluorure d'uranium est transformé en hexaflorure pour ces caractéristiques chimiques. Les c'est c'est la matière qu'on utilise dans les procédés de santification du tricastin. Et là nous avons des investissements importants.
Le tout neuf l'usine de Philippe Cost a été a été inaugurée il y a peu, enfin il y a quelques années 5 6 ans il me semble. Donc elle est elle est vraiment à la pointe de la technologie. Et nous sommes en train, vous l'avez souligné, d'accroître les capacités de l'usine de tricasttin de 30 %.
C'est un investissement d' 1 milliard7. Marque de confiance de l'État. L'État a souscrit à une augmentation de capital pour 300 millions d'euros.
Autre marque de confiance, celle-là qui était moins attendue parce que jusqu'à présent les instances européennes n'étaient pas très positives pour les projets liés au nucléaires. Mais pour ce projet d'extension du Tricastin, nous avons obtenu un financement de plusieurs centaines de millions de la Banque européenne d'investissement. C'était la première fois que on avait un tel investissement.
Je voudrais rassurer aussi cette commission en disant que ce projet donc d'un milliard 7 est parfaitement dans les clous aussi bien en budget qu'en délai. Donc en 2028, nous serons capables de produire davantage d'uranium enrichi qui ira bien sûr fournir nos clients de par le monde, notamment américains qui dépendent encore pour beaucoup euh des approvisionnements russes. Donc euh ce projet est financé et il est en bonne voie.
Donc George Bess euh on pourra avec grâce à cette extension, j'ai des chiffres là, alimenter l'équivalent de 120 millions de foyers en énergie bas carbone grâce à cette extension de par le monde. L'extension des capacités de conversion se fait pour l'instant par la poursuite en montée de puissance des l'usine dont je vous ai parlé, Philippe Cost. Mais si dans l'avenir il fallait augmenter ses capacités, c'est une technologie que nous maîtrisons, nous pourrions augmenter les capacités.
Vous avez ensuite parlé du projet Hike. Alors, c'est un peu c'est un clin d'œil avec le avec le général mais qui vise à construire une unité d'enrichissement d'uranium sur le sol américain dans le Tennessee et qui permettra de sécuriser les besoins des exploitants de de réacteurs nucléaires américains conformément à la réglementation américaine qui interdit à partir de 2028 l'importation d'uranium russe. Alors, c'est pas la même logique.
Encore une fois, notre priorité c'est la souveraineté nationale, l'approvision l'approvisionnement d'uranium pour la France. Cela dit, il y a là une possibilité de de croissance pour pour Orano qui pourrait augmenter sa part de marché mondial. Il y a un certain nombre de de jalons qui doivent être franchis pour que le conseil d'administration donne son approbation définitive.
C'est c'est clair. Aujourd'hui, le premier jalon, il est positif, c'est le fait que le le gouvernement américain, la personne du département of Energie est accepter de prévoir une enveloppe de 900 millions de dollars pour ce projet. euh pour montrer le le renouveau de l'intérêt euh du gouvernement américain sur l'uranium qu'il avait un peu délaissé, bien qu'il reste encore le premier parc mondial euh de réacteur bientôt dépassé par la Chine.
Euh ils mettent sur la table là 2 milliard7 de de dollars en trois enveloppes. Une enveloppe de 900 millions pour fabriquer du H AU du de l'uranium hautement enrichi pour certaines usages futurs. Pour l'instant, il y a pas encore d'usage euh avéré.
Une enveloppe de 900 millions de dollars pour un développement de RD sur les technologies disruptive qui n'existe pas encore. Et pour je dirais euh réaliser euh une unité de d'enrichissement sur leur sol, ils ont choisi un opérateur français. Donc c'est je dirais c'est une belle reconnaissance de la maîtrise de cette technologie que nous pouvons avoir en France.
Donc comme je vous le disais, ce projet est considéré de manière fort positive par Orano. Il nécessitera des investissements spécifiques. Il est clair que on va pas demander une augmentation de capital à l'État pour pour financer ce projet.
On pourrait demander, pour répondre à votre question, une augmentation de capital à l'État si on devait faire une grosse acquisition dans la Montminier par exemple. Et d'ailleurs euh dans le conseil d'administration, le représentant de l'État a dit qu'il serait prêt à considérer ce genre de interne de capital, mais on va pas financer euh une cet investissement de croissance aux États-Unis par un appel au capital euh en France. Mais euh un tel projet, je dirais c'est un projet qui est bien encadré en terme de risque technique, on parlera du risque géopolitique peut-être.
Et donc on est on voit très bien qu'on est capable d'attirer des partenaires financiers ou stratégiques qui seront heureux d'investir sur le continent américain. On pense au japonais ou d'autres. On en est pas encore là pour l'instant.
On en est à examiner toutes les conditions juridiques et techniques qui fait que ce projet pourrait se faire. Mais c'est une très bonne nouvelle en tout cas qu'on ait eu ce ce cette décision du DOI en début en début d'année. Vous avez cité aussi les nouvelles activités Oranomè donc filiale du groupe qui développe des traitements de cancer à base de radiothérapie.
Je réponds aux questions en même temps, ça me permet de peut-être de raccourcir un peu les un peu les choses. Euh dans vos questions, il y avait deux aspects intéressants. Le premier, c'est est-il judicieux pour de de développer cette activité ?
Alors, la première réponse que je ferai, c'est une belle opportunité de croissance qui a été lancée à une époque où on parlait plutôt du déclin du nucléaire. Donc c'est une idée qui sort de la paillasse. Une idée qui sort de du laboratoire qui a mis du temps à se développer.
Vous avez dit qu'on avait un terme qui était un peu négatif perdu de l'argent ou quel était votre terme sur le je dirais jamais de Non, nous avons investi euh tous ceux qui me connaissent ici le savent. Non non mais j'ai donné l'élément. Moi moi j'interroge.
Je pense que c'est une bonne chose de si diversité. Je l'ai pas pris comme une agression mais c'est 69 millions de de per voà de RD perte non de d'investissement à RD et alors pour vous donner un ordre de grandeur l'argent que Sanofi a mis dans la société pour rentrer au capital puisque nous avons ouvert le capital valorise cette start-up née de zéro à près de 2 milliards. Donc je pense que c'est un bon investissement.
Cela dit, c'est un investissement euh dans les biibliothèques. Donc on aujourd'hui, nous sommes en phase 3 et je vais vous dire pourquoi nous sommes en phase 3 en Amérique. Euh nous avons de bons espoirs que ça va arriver à quelque chose.
Mais dans en matière de biotechnologie, on ne sait jamais. On sait jamais. C'est suffisamment crédible pour avoir attiré un acteur de référence comme Sanopi au capital de cette société.
Et j'espère que ça débouchera après. Est-ce que ça restera chez Orano ou pas ? Ça sera une décision de l'actionnaire en l'occurrence de l'État.
Mais si nous arrivons à développer une pépite dans le biomédical dans ces technologies de traitement vectorisé du cancer où la France n'est pas encore en pointe, je pense que nous aurons rempli une partie de notre mission. Question : pourquoi fait-on ces développements en aux États-Unis et pas en France ? parce que c'est beaucoup plus rapide aux États-Unis.
Renseignez-vous pour le la délais qu'il faut pour ouvrir une animalerie en France ou comment on fait pour organiser pour des essais thérapeutiques ? Donc euh après par contre la fabrication du plan 212 c'est en France euh à TEF euh c'est dans le nord. Euh le les l'ARED c'est à Bessine euh que j'ai connu moi comme mine en exploitation.
C'était la mine de la division de la Cruisille pour ceux qui sont du qui sont du coin. Euh donc nous gardons le savoir-faire en France, développons pour le développement thérapeutique, on a été obligé de le faire aux États-Unis, mais ça profitera au monde entier si si le si ce traitement aujourd'hui ça cible des cancers particuliers qui n'ont pas de traitement satisfaisant, des tumeurs neurendocrines et cetera, mais il y a beaucoup d'autres possibilités. Donc je pense que c'est un beau paris pas forcément gagné mais qui méritait d'être d'être pris et j'espère que cela cela débouchera.
La deuxième diversification, elle c'est sur les batteries. Alors pourquoi est-on venu là-dedans ? En fait, je je vous parlais de l'exploration de l'exploitation de l'uranium et en disant qu'il y avait différentes techniques.
Alors, je viens sur la la seconde technique, celle où on fait de la lixiation in situ. Donc, on va on va récupérer l'uranium par dissolution dans le terrain et le jus qu'on récupère, on récupère l'uranium grâce à des des filtrations par des membranes et cetera. Et quelques-uns de nos scientifiques sont dit "Mais puisqu'on sait récupérer l'uranium, pourquoi pas récupérer autre chose ?" et ça marche.
Donc on peut utiliser les mêmes technologies avec des résines différentes pour récupérer à partir des déchets de batterie le nickel, le cadmium et cetera. Tous ces métaux critiques et rares dont on a tout intérêt à les recycler plutôt que d'aller ouvrir de nouvelles mines par le monde. Donc on est parti de là.
Rapidement, on s'est aperçu que ça suffisait pas, que si on voulait contribuer à la souveraineté française européenne en matière de batterie, il fallait aussi s'intégrer dans un jalon qu'on possède pas du tout, excusez-moi de rentrer un peu dans le détail, qui sont les matériaux actifs de cathode et leur précurseur CAM et préc. En l'occurrence, la technologie, elle est à 100 % chinoise. Et le fait que nous soyons une entreprise publique quelque part a faciliter le fait que on trouve un partenaire chinois qui est le leader mondial, qui est XTC, qui accepte de s'implanter en France à Kerc pour faire une JV avec nous.
C'est lui qui apporte la technologie pour une fois, c'est le contraire parce qu'elle est pas maîtrisée en Europe. Alors, est-ce qu'on fera cette usine ? Je l'espère pour l'instant poser la question essentielle qui est celle que le président du conseil d'administration rappelle tout le temps, c'est pour moi, je raisonne comme si c'était une entreprise du cas 40.
Autrement dit le résultat, si on crée de la valeur, on le fera. Si on crée pas de la valeur, on le fera pas. Un élément essentiel, c'est dans les mains du régulateur.
Est-ce que l'Europe imposera un contenu européen ou pas dans ces voitures électriques sur le sujet des batteries ? Si oui, ce projet tient la route et nous serons ravisen avec avec nos nos partenaires chinois sur le sol français. Ce n'est pas indispensable à Orano.
Ça serait encore une fois un beau plus pour cette entreprise publique qui a pour mission au-delà du nucléaire de contribuer à la souveraineté de la France. Pense avoir répondu à vos questions cet aspect. Alors maintenant le trème enjeu, il est de taille, c'est le grand programme aval du futur, c'est-à-dire le renouvellement des usines de l'Aval.
Euh l'aval du cycle combustible que j'ai mentionné en introduction de mon propos euh repose en France sur une politique de traitement recyclage qui a été décidée dès l'origine d'ailleurs des programmes nucléaires permettant de valoriser jusqu'à 96 % de la matière contenue des combustibles usés pour en faire de nouveaux combustibles. Donc d'économiser des ressources en uranium naturel dans l'amont du cycle. renforçant ainsi notre souveraineté.
La France est l'une des rares nations dans le monde à disposer d'une telle maîtrise industrielle dans le la Val du cycle qui représente un pôle d'excellence et une vitrine technologique. Aujourd'hui dans le monde occidental, on est les seuls à le posséder. Les Japonais ont une usine sur technologie d'ailleurs à Areva qu'ils sont en train d'essayer de mettre en en œuvre.
C'est un peu problématique. Ça a été arrêté après Fukushima, mais j'espère pour eux qu'ils vont y arriver. Sinon, dans le monde, les ceux qui possèdent ces technologies, ce sont les Russes et les Chinois.
Jusqu'à présent, les Américains ne considéraient pas le recyclage comme une option intéressante. Ils se contentaient de mettre leurs déchets dans des sites sécurisés. Aujourd'hui, ils se rendent compte que il y a là, notamment avec la perspective des SMR et cetera, peut-être une source aussi de de matière intéressante et il commence à réfléchir au sujet.
Donc aujourd'hui, nous avons en France une vitrine. D'ailleurs, nous avons régulièrement des visites d'autorités de du monde entier, notamment américaine, qui vient visiter le site de la Hague pour voir la réalité de cette technologie. Euh la relance du nucléaire en France et la pérénisation de la politique de traitement, recyclage nécessite, et vous l'avez souligné, le renouvellement des usines de l'aval du cycle.
Les avales, les usines actuelles auront 60 ans à en 2050. Je me rappelle très bien, je suis très jeune, jeune ingénieur élève avoir visité le chantier de la HAG d'ailleurs en même temps que la même semaine que le chantier de Créalville. Et euh bah c'était prévu de durer jusqu'en 2040 avec la la PPE précédente.
Donc nous avons dans ce programme d'Aval du futur un premier volet qu'on appelle pérennité résilience qui sont de faire des investissements. Ils sont déjà en cours pour assurer la pérennité au-delà de 2040 et après nous avons le gros de l'investissement du futur. Alors je une précision la majeure partie de l'investissement n'est pas n'est pas financé par Orano, il est financé par EDF. qui est le le le client ultime.
Donc ça ne pèse pas majeur enfin majoritairement sur le financement d'Oranou. Donc c'est pas dans la trajectoire financière une fois que c'est c'est dans celle de DF. Euh donc mais Orano avec ses fonds propres doit financer son amont minier, doit financer le développement de ses activités françaises de conversion d'enrichissement.
Il trouvera d'autres financements complémentaires s'il fait le projet Hike. La Val du futur c'est financé majoritairement par EDF. Je dis majoritairement parce que nous nous projetons au-delà des besoins de DF. euh on va euh euh péréniser un site au-delà d'un siècle.
Donc on sait pas aujourd'hui quels seront exactement les combustible que l'on aura à retraiter. Donc il faut maintenir euh sur ce site une flexibilité pour pouvoir traiter d'autres types de combustibles et cetera. Ça signifie quoi ? et bien financer notamment des travaux de RED qui sont faits en grande partie par le CA, en partie par par Orano pour s'assurer en temps utile, pas tout de suite hein, ça va pas être construit tout de suite, d'avoir les bonnes technologies pour le retraitement de nouveaux produits.
Ça peut être des MOX RNR, ça peut être d'autres types de produits. EDF finance et c'est légitime ses besoins pour le parc tel qu'il le projette. Euh l'ensemble des ces sujets ont été voqués l'an passé à l'occasion des débats parlementaires sur la programmation énergétique et nous avons relevé qu'il faisait l'objet d'un d'un consensus assez large des des de la part des différents groupes politiques représentés dans votre assemblée, pas tous, euh pour lesquels les investissements massifs effectivement sont nécessaires.
Donc comme je vous le disais, les nouvelles usines de traitement recyclage permettront de recycler à cadence industrielle le MOX usé, ce qui représentera une nouvelle étape vers le cycle fermé. Celle-ci pourrait aussi embarquer des solutions de fabrication de combustible pour des réacteurs rapides de démonstration ou le traitement de combustible non standard comme je vous le disais ce issue des réacteurs à neutron rapide. Orano soutient résolument bien sûr la perspective de la fermeture du cycle de combustible, c'est-à-dire l'autonomie complète quant à l'approvisionnement en en uranium naturel sur laquelle le filière le travail de concert.
Enfin, je voudrais revenir sur la relation entre Orano et EDF sur lequel je porte une grande attention à ma qualité de précision du conseil d'administration. EDF est le premier client d'Orano. Le lien entre Orano et EDF est un élément structurant de la filière nucléaire française.
Il repose sur une complémentarité claire d'émission et des responsabilités. Orano intervient sur les activités du cycle de combustible tandis que DF est l'opérateur du parc nucléaire et le producteur d'électricité. Le bon fonctionnement de cette articulation est essentiel à la à la sûreté et à la performance industrielle et à la compétitivité globale de la filière.
Il est fondamental que les relations entre RANO et EDF soient stables, prévisibles et fondé sur une vision de long terme, notamment sur la balle. La continuité des approvisionnements, la fiabilité des approvisionnements, la maîtrise des coûts sur l'ensemble de la chaîne et l'anticipation des besoins industriels conditionnent directement la disponibilité du parc nucléaire. Je souhaite à présent revenir sur mon mandat à la présidence du conseil et en proposant un regard rétrospectif et en partageant les principaux enseignements que j'en tire.
J'ai pris mes fonctions dans un contexte particulièrement exigeant, marqué par la sortie de la crise sanitaire, par un retour très rapide des enjeux de souveraineté industrielle énergétique et par des tensions géopolitiques inédit inédites qui ont directement affecté les chaînes d'approvisionnement, les marchés d'uranium et plus largement l'équilibre du secteur nucléaire mondial. Mon premier constat est que nous évoluons dans un environnement qui se transforme rapidement et profondément. Orano s'inscrit dans une filière historique fondée sur des compétences industrielles de très long terme, sur une culture de sûreté exigeante et sur des standards internationaux élevés.
Mais le groupe a également su s'adapter à des enjeux émergents ou redevenus centraux. la relance du nucléaire civil en France et en Europe, la sécurisation durable des approvisionnements, la compétitivité du cycle de combustible, la maîtrise des impacts environnementaux ainsi que l'intégration croissante des enjeux de cybersécurité, de résilience climatique et de responsabilité sociétale. Dans ce contexte, le rôle du conseil d'administration est d'assurer une gouvernance solide, d'anticiper les évolutions stratégiques et d'accompagner la direction générale qui assure le rôle exécutif dans des décisions d'investissement structurantes qui engagent l'entreprise sur plusieurs décennies.
Une intention particulière est portée à la sûreté nucléaire, à la protection de l'environnement et à la gestion responsable des matières et des déchets qui constitue des enjeux centraux pour la crédibilité du groupe et pour l'acceptation de ces activités. Le Conseil veille également à la qualité du dialogue avec l'État actionnaire, avec les autorités de sûreté et avec l'ensemble des parties prenantes notamment des territoires d'implantation car la performance industrielle d'Orano ne peut être dissociée de la confiance. Anecdote à cet égard, quand j'ai été nommé président, j'ai institué un comité des parties prenantes extérieur au conseil qui euh réunit des des personnalités du monde extérieur à Orano de différents horizons pour nous aider à à voir comment sont perçues nos activités par la population.
Enfin, ces années ont confirmé l'importance des coopérations internationales, des partenariats industriels et la capacité d'Orano à s'inscrire dans une vision de long terme du nucléaire au service de la transition énergétique, de la souveraineté et de la sécurité de l'approvisionnement dans un cadre de responsabilité et d'exigences renforcées. Si ma nomination au poste de président du conseil d'administration est confirmée, je compte apporter à Orano mon expérience avec trois priorités. Ma première priorité sera celle d'une gouvernance exigeante, stable et tournée vers le long terme.
Le conseil d'administration doit pleinement jouer son rôle de garant de la stratégie, de la solidité financière et de la maîtrise des risques dans une entreprise dont les décisions engagent des horizons industriels de plusieurs décennies. Cela suppose une attention particulière à la qualité du dialogue entre le Conseil, la direction générale et les actionnaires, mais aussi la capacité du Conseil à anticiper les grandes évolutions du secteur nucléaire, à éclairer les choix d'investissement et à veiller à la cohérence d'ensemble du projet industriel d'Orano. Ma deuxième priorité concernera la performance industrielle et la compétitivité du cycle du combustible, indissociable d'un très haut niveau d'exigence en matière de sûreté, de sécurité de la et de protection de l'environnement.
Orano occupe des positions stratégiques dans le cycle du combustible dans un contexte de relance du nucléaire et de tension sur les approvisionnement. Le conseil doit s'assurer que le groupe dispose des des capacités industrielles, humaines et financières nécessaires pour répondre à cette demande croissante tout en maintenant les meilleurs standards internationaux et en intégrant pleinement les enjeux de résilience, de cybersécurité et d'adaptation au changement climatique. Ma troisème priorité sera celle de la responsabilité et du dialogue avec les parties prenantes, en particulier avec les territoires, les autorités de sûreté et les partenaires internationaux.
La réussite des projets d'Oranu repose autant sur leur excellence technique que sur la confiance. Cela implique une politique de transparence, une attention constante à l'acceptabilité des activités, à l'impact territorial et à la contribution économique et sociale du groupe. Le conseil d'administration a un rôle clé pour s'assurer que ces dimensions sont pleinement intégrées à la stratégie du groupe et à sa à sa trajectoire de long terme.
Mesdames et messieurs les sénateurs, les le président du conseil d'administration DOANO a pour responsabilité d'inscrire l'action de l'entreprise dans le temps long, compatible avec des exigences industrielles, la sûreté nucléaire et les intérêts stratégiques de la nation. Si vous me renouvelez votre confiance, je poursuivrai cette mission avec indépendance de jugement, rigueur et sens de l'intérêt général dans un esprit de loyauté à l'égard de l'État actionnaire et d'exigence à l'égard de la direction générale. Je vais essayer de faire le pas de voir s'il y a des questions auxquelles je n'ai pas répondu et puis ensuite bien entendu, je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Je vais essayer de pas être trop long parce que c'est un sujet passionnant. Alors, l'État actionnaire, je lui ai répondu, c'est plus c'est un atout atout pour le temps long. Sécurisation avec les pays où euh l'essentiel de l'activité est encore dans le giron de l'État.
Euh vision stratégique, je crois qu'on l'a abordé. Situation financière, juste une remarque, le résultat net n'est pas un bon critère pour Orano. Pourquoi ? parce que nous avons des obligations qu'on appelle obligations de fin de cycle qui représentent 10 milliards d'euros que nous sommes tenus de placer sous l'autorité de l'État et nous devons à la fin de chaque année constater dans nos comptes la performance de de ces de ces fonds notamment les actions.
Donc ça peut fluctuer énormément et ce qui fait qu'on peut avoir d'excellents résultats opérationnels mais que le résultat net soit obéré par des provisions que et par une mise au marché des valeurs. Donc il faut vraiment pour juger de la performance d'Orano regarder le cashflow généré, le résultat opérationnel et cetera. Donc vous l'avez vu, on a assisté à un magnifique redressement.
J'y suis pour rien. Ce sont les directeurs généraux successifs Philippe Knoreux à qui je je rends hommage qui a opéré la la restructuration du groupe. Donc des efforts internes, mais aussi bien entendu une amélioration du contexte international.
Les cours de l'uranium se sont envolés. Ils sont encore très élevés. Euh la demande a augmenté.
La crise ukrainienne fait que beaucoup des acteurs qui qui étaient majoritairement euh fournis en Russie. Je vous rappelle que les produits les produits uranifères ne sont pas uranifères ne sont pas toujours pas toujours pas bannis. C'estàdire qu'il bannis.
C'està dire qu'il est pas est pas interdit d'importer des de interdit d'importer des de l'uranium de l'uranium de Russie. L'Amérique le fait Russie. L'Amérique le fait le fait par le fait par ailleurs hein, continue ailleurs hein, continue d'importer de d'importer de l'uranium russe.
Donc mais l'uranium russe. Donc mais beaucoup se beaucoup se sont dit bah il vaudrait sont dit bah il vaudrait peut-être mieux peut-être mieux diversifier ces ces ces diversifier ces ces ces productions. productions.
Orano a un carnet de Orano a un carnet de commande qui commande qui dépasse les 10 ans. dépasse les 10 ans. Donc tant mieux.
Je vous rappelle que Donc tant mieux. Euh nous avons des des des donc la situation financière est saine, pas suffisamment saine pour financer toutes tous nos projets, mais c'est normal dans une entreprise quand il y a des projets avec des risques, l'actionnaire est prêt à mettre de l'argent dans le capital et l'argent qui a été mis au moment de la restructuration parce que j'étais là quand en 2015 on a fait on a dû sauvera qui était en faillite a été bien placé parce que la valorisation de la société aujourd'hui compense largement le capital qui a été mis dans la société. Euh George B, j'en ai parlé, le projet A, j'en ai parlé, les exploitations minières, vous m'avez posé une question plus spécifique sur le Niger.
Bon, vous avez vous l'avez souligné, le Niger, c'était 1000 tonnes. C'est un drame pour ce pays, un drame absolu. Euh, j'ai eu l'occasion d'aller usiter nos mines à Harlit et nous faisions vivre toute cette zone.
Non seulement nous la faisons vivre, mais nous assurions une stabilité pour cette zone qui est la zone de tous les dangers près de la frontière algérienne, le passage de tous les trafics et cetera et cetera. À l'époque, nous avions le le la protection de l'armée nigérienne et le backup de l'armée française. Aujourd'hui, cette zone est en plein chaos.
Donc le l'agente au pouvoir euh nous a exproprié. Nous avons lancé des comme le prévoyaient nos nos accords des arbitrages, il y en a quatre en cours. Ils sont pas encore il y a pas eu de décision.
Il y a une première décision qui était favorable que l'État nigérien n'a pas respecté. Ça a été une première décision de l'un des tribunaux arbitraux de dire vous ne touchez pas au stock. Ce stock, il représente quand même 300 millions d'euros.
Nous sommes pas sur le terrain, nous avons pas d'information directe. Nous savons qu'une partie de ce stock a été déplacée vers Niamé. Pour ce que nous savons, mais on n'y est pas, il est toujours là-bas, donc on sait pas à qui il est destiné et comment il va il sortir.
En tout en tout cas, il est clair que nous préserverons nos droits par tout effet. C'est-à-dire que nos nos nos procédures juridiques s'adressent à l'État nigérien mais aussi à quiconque extérieur pourrait vouloir prendre des intérêts sur ce que nous considérons comme étant notre propriété en partie. Donc il est clair que nous continuerons à poursuivre tous ces procès.
Je ne sais pas comment ça se terminera, mais en tout cas aujourd'hui euh une partie du stock a été déplacée par la juninte depuis Harlit Gagnamé. Il y est toujours pour ce que je sais mais j'ai pas plus d'informations. Euh on a parlé des pays de l'influence des pays où nous sommes.
Ça c'est la géologie qui prime encore une fois l'uranium n'est pas un produit si rare que ça mais il y a des endroits où il est plus facile à exploiter que d'autres. Donc c'est un priorité là où on va. Les projets de diversification je crois en avoir parlé.
Je vais finir par le climat social. Malgré ce que vous enf malgré ce que ce que vous avez dit, monsieur le rapporteur, je crois que le climat social est bon. Je crois que vous avez rencontré les les syndicats.
Je ne j'étais pas à votre réunion mais je pense qu'ils ont pas dit le contraire. En tout cas, je constate que même à la Hague, ils ont signé tous nouvel accord salarial. Je je le le conseil d'administration n'est pas en charge de la de de de cette gestion.
Par contre, il s'y intéresse grandement. notamment euh nous avons euh euh nous examinons euh parce que Orano le fait, ça s'appelle Oranovox, les euh le rapport, le retour du terrain, ils sont étonnamment positifs. Je dis étonnamment, non, pas étonnamment parce que la la concture est plutôt bonne.
Vous parliez de Mélox grâce, il y a une grève qui s'est arrêtée et grâce au parce qu'elle s'est arrêtée, les buts ont été atteints, ce qui représente en plus de de des accords d'intéressement une prime de 500 € pour tout le monde parce que de dépend des des des salariés de Méloc, c'est le fait que tout le monde dans le groupe, les salariés, pas les mandataires sociaux, je vous rassure, euh aurait cette prime. Donc il y a toujours des tensions et c'est normal, mais le climat est bon. Euh il y a au conseil d'administration deux administrateurs salariés qui sont qui participent à nos travaux avec euh toute ouverture et nous enrjouissons.
J'ai eu euh l'occasion quand j'étais chez Orano, nous avons directeur général de voir à quel point la présence d'administrateurs salariés au sein des conseils d'administration est un point positif. Comme vous le savez, chez Saint-Gomin euh l'actionnaire salarié le premier actionnaire du groupe. Chez Orano, euh il y a un dialogue social nourri.
Euh c'est la responsabilité du directeur général, mais le conseil d'administration attache la plus grande importance quand je vous parlais de parties prenantes. La première des parties prenantes bien entendu, c'est nos salariés. Euh ah vous m'avez posé des questions aussi sur les les aspects juridiques.
Alors la Mongolie, comme vous l'avez souligné, toutes ces affaires là ne concernne pas Orano, mais c'est des affaires qui datent de l'époque ARVA. une CJIP a été signée. Je pense qu'il est mieux de de d'arrêter les les propos de même si c'est pour le passé les on a été complètement transparent vis-à-vis des autorités Montgol comme vous les avez vu.
L'accord a été signé et nous sommes aujourd'hui dans un un processus de monitoring avec l'agence anticorruption qui est pour ce que j'en sais, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec le président lorsque et il a lancé avec les rapporteurs lorsqu'ils ont lancé leur mission. Ils sont très satisfaits des mesures de suivi qu'orano a mis en place dès dès le début, hein, c'était antérieur à l'affaire Mongolie. Euh pour justement s'assurer que dans tous les pays où nous sommes, les standards d'éthique sont respectés et je peux vous dire que le président du conseil d'administration y attache une importance particulière.
Donc nous sommes sous monitoring de l'agence en question qui est satisfaite des procédures que qui sont en cours sur l'affaire ruramine, que puis-je vous dire de plus si ce n'est que nous sommes partis civil. les c'est une affaire qui est jugée, je peux pas je peux pas en dire plus. Il y a le secret de de le secret de l'instruction.
Nous sommes partie civil et bien entendu si euh cette instruction montrait qu'il y a des malversations euh dont tout le Orano aurait à pâtir, bah nous poursuivrons et nous nous demanderions des compensations. Mais pour l'instant, l'affaire est en cours de de jugement. Je pense avoir adressé à peu près les différentes questions et bien entendu, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.
Merci. Merci à vous pour à la fois cette présentation et la réponse aux questions du rapporteur extrêmement précise et détaillée. Donc on a un certain nombre de questions de nos commissaires et comme je vous l'ai précisé au début de notre audition, on les prendra trois par trois et on commence avec Christian Redon Sarasi.
Oui, merci madame la présidente. Merci monsieur Moven pour vos propos. J'avais une première question sur le Niger, mais vous avez répondu suite à à l'interpellation de du rapporteur.
Donc j'aurais une seconde question mais qui n'est pas de moi puisqu'elle est de mon collègue Jean-Claude Tissau qui est sénateur de la Loire qui ne qui ne peut être présent ce matin et qui m'a chargé donc de vous la transmettre. Il existe dans son département La Loire donc plus précisément sur la commune de Saint-Pri la Prune, une ancienne mine d'uranium. Celle-ci est fermée depuis 1980.
C'est le groupe uranuro pardon qui en assure le suivi et la surveillance. Elle est cette mine la dernière à être protégée par une lame d'eau. Donc un lac artificiel qui permet de bloquer les émissions nocives.
Euh ce qui représente c'est est-ce que c'est le le site de des bois noirs ? C'est ça. Oui.
Ouais. Ce qui représente donc des risques importants pour l'environnement et la biodiversité, tout particulièrement lors de l'évaporation ou lors d'intempérie qui ont déjà causé des débordements de ce grand bassin. Le projet de remplacement de la lame d'eau par une couverture solide est en discussion depuis plusieurs années.
Pouvez-vous lui préciser donc l'avancée du projet qui a été annoncé il y a quelques mois ? Vous aviez indiqué espéré obtenir l'arrêté préfectoral dans le premer trimestre semestre 2026. Euh où en êtes-vous ?
Merci. question Bernard. Merci madame la présidente sénateur de la Drome bien évidemment je voulais vous interroger sur l'extension de l'usine d'enrichissement d'uranium George B 2 sur le site du tricastin.
Vous l'avez déjà évoqué. Est-ce que vous pouvez nous indiquer la durée prévisible de ce chantier ? Il me semble que vous avez annoncé une fermeture en 28 et le rôle que cette usine sera amenée à jouer dans les prochaines années, notamment en terme de quantité produite.
Et puis vous avez récemment indiqué vouloir augmenter les capacités de stockage du déchet nucléaire à la Hague. Pouvez-vous revenir sur les ambitions de ce projet ? Oui, merci la présidente.
Monsieur le président, comme vous le savez, la proposition de loi sénatoriale portant sur la programmation pluriannuelle de énergie propose de réduire la consommation d'uranium naturel en recourant à une part de matière recyclée dans les combustibles nucléaires utilisés pour la production d'électricité. Il s'agirait d'utiliser davantage des déchets des centrales pour fabriquer des combustibles Mox selon un procédé que vous maîtrisez euh très bien. C'est d'ailleurs l'objectif du projet Avalut conduit avec EDF euh qui devrait commencer à avoir le jour en 2040.
Ma question elle est simple. Pouvez-vous nous indiquer quelle part de MOX pourraient être utilisé dans la production d'électricité dans les années à venir ? l'objectif de 20 % qui a fait débat en 2040 vous paraît-il raisonnable.
Deuxème question, il y a un débat aussi des spécialistes qui affirme que le coût de production du MOX est quatre à c fois plus élevé que celui d'uranium enrichi. Que qu'en est-il vraiment ? Merci de vos réponses.
Merci. Bon donc je vais essayer de répondre brièvement mais précisément sur le le sujet des bois des des bois noirs. Juste une petite digression, je vous ai parlé des du comité des parties prenantes.
C'est un des premiers sujets que j'avais soumis à à la sagacité de ce comité pour nous aider parce qu'on avait des incompréhensions avec la population. il nous a suggéré de de faire appel à un un tiers modérateur ce que nous avons fait qui a permis de progresser. Donc effectivement ce cet ancien site est est protégé par une lame d'eau et le changement climatique notamment le fait que on puisse anticiper qui qui moins d'eau dans les années à venir nous ont amené à à à faire ce projet donc de le substituer par des euh par des par des rochers par de la par des par des des des blé solides.
Donc [rires] bien sûr ce projet nécessite une grande concertation avec les autorités tutel et autres et les populations locale. Donc il est il est en cours. Il y a pas eu d'évolution récente mais il est dans les priorités du management notamment le responsable de la BUINE avec qui je m'en suis entretenu il y a pas encore longtemps.
Donc c'est dans les sujets de l'aprèsmine, c'est vraiment le sujet qui est en tête de liste. Et en c'est on espère que dans le courant de l'année 2026, nous aurons des le comment dire le le l'enveloppe administrative qui nous permett d'aller de l'avant. Mais pour autant que je Maises-moi si c'est pas le contraire, pour autant que je l'ai compris moi au sein du conseil d'administration, je pense qu'aujourd'hui ce projet fait consensus ou question de mon collègue.
Donc d'accord. OK. Pour moi, pour moi, je sais pas Morgan pour moi il fait consensus simplement il faut s'assurer que ce soit fait comme il faut et donc avoir toutes les les autorisations de la part de l'Adréal.
Alors pour GB2, ben comme je l'ai pas mal abordé, la première des satisfactions, c'est que cet investissement et trouvé son financement notamment avec l'aide d'un prêt de la Banque européenne d'investissement. La deuxième satisfaction, c'est que il est parfaitement en en temps et en heure. Je dois saluer d'ailleurs le travail fait par les équipes qui ont qui ont peut-être on pour on sera amené à à imiter cette ce mode de fonctionnement pour les nos projets du futur.
Ils ont mis en place un projet de partenariat avec tous les sous-traitants car il y en a beaucoup pour un projet tel que tel que GB2 dans lequel pour éviter de rentrer dans des discussions sans fin sur les responsabilités, les claims, il a trouvé un système de d'incitation positive. Autrement dit, quand on va plus vite que ce qui est atteint, on a plutôt des primes plutôt que de discuter les claims, les les revendications d'augmentation. Pour l'instant, ça marche très bien.
Donc, comme je vous l'ai dit, mise en en service en 2028. Euh l'une des conditions que le conseil d'administration euh avait mis pour autoriser ce projet, c'était de trou de sécuriser au moins 70 % de la capacité. C'est fait.
Donc nous avons déjà en commande euh 70 % de la capacité de disponible sur cette extension. Et en plus, comme nous allons la sont des B qu'on rajoute, nous allons la mettre en en fonctionnement par de manière successive. on va absorber le euh le le la sortie euh de manière euh sans sans àoup.
Euh petit détail aussi, il y a une petite entité euh sur le site du tricastin qui dont on parle pas beaucoup mais qui est très intéressante. On utilise la même, on appelle ça le l'unité d'isotope stable. En fait, on utilise la même c'est une ceux qui voudraient qui ont la possibilité d'y aller.
Donc monsieur le sénateur, vous êtes à proximité, vous l'avez peut-être visité. Euh ce laboratoire d'isotop stable utilise les mêmes technologies de centrifugation mais pour obtenir par exemple du silicium ultra pur, il y a pas de produit radioactif hein. C'est juste la même technologie qui est utilisée pour purifier certains produits, notamment le silicium ultrapur utilisé dans l'ordinateur quantique.
Donc c'est sur le site du tricastin. Donc le site du tricastin a un bel avenir pour les les décennies qui viennent. Dernière question, elle est fondamentale, monsieur le sénateur.
D'abord, merci pour le tout le l'énergie que vous avez mis pour soutenir notre notre filière. Euh nous euh nous avons euh aujourd'hui besoin de d'un cadre législatif, c'est certain, puisque je vous ai dit que nous nous avons euh aujourd'hui des des engagements sur la valle du futur. Il faut que quelque part on ait un cadre normatif qui le qui le précise.
Bon, je pense que ça viendra euh sur le sur le sujet des RNR, votre première question était sur le MOX. Aujourd'hui, comme vous le savez, euh 10 % de l'électricité utilisée en France vient de combustible recyclé. Euh alors la décision n'est pas d'oro, c'est la décision c'est deed DF.
Euh si EDF EDF estime euh pouvoir passer à 20 %, nous pouvons suivre. C'est la raison pour laquelle dans l'Aval du futur, le premier euh le premier jalon aujourd'hui, avant même la construction des nouvelles usines, c'est nouvelles piscines de stockage et nouvelle usine Mox. sur le site de l'Agu.
Donc h je peux vous dire, je pense que le passage à 20 % est raisonnable, mais la décision est pas chez nous, elle est chez EDF. Alors pour les les réacteurs à neutron rapide, comme je l'ai dit dans mon proposiminaire, nous soutenons la démarche de tous ceux qui ont des projets en la matière. Nous travaillons d'ailleurs nos équipes de RD sont en en relation avec toutes les les start-ups qu'elles soient françaises ou étrangères pour essayer d'orienter leur choix vers des types de combustibles qui nous paraissent plus faciles ou plus aisé à mettre sur le marché rapidement.
Notamment beaucoup travaillent avec du plutonium. On conseille plutôt des chlores, de plutonium plutôt que des fleurures et cetera. On on donne donc une une collaboration très étroite.
Après, en terme de de coûts, que ce soit du MOX ou des RNR, pour l'instant, on en est encore à des concepts un peu papiers. Donc je pense qu'il faudra passer par des de vraies réalités pour s'assurer pour vérifier si l'on est beaucoup plus cher ou plus cher ou moyennement plus cher que le combustible classique. En tout cas, même si c'était plus cher, je pense que fermer la le cycle nous, même en terme d'affichage me paraît valoir le coût parce que je dirais même si comme je le disais dans mon propos, 96 % des produits sont réutilisés ou réutilisables tout n'est pas réutilisé aujourd'hui.
Monsieur sénateur, je fournis pas les les les verges pour me faire battre [rires] euh dans réutilisable. il en reste 4 % pour lequel l'État dans sa grande sagesse délabore a prévu son sort mais si on arrivait à les utiliser ou en faire moins, ça serait quand même mieux. Donc je partage votre souhait de trouver rapidement des solutions pour pour ce type de réacteur.
Merci. On continue avec Marc Séné. Marc.
Oui, merci madame la présidente. Monsieur le président, ma question concerne la maîtrise des risques industriels et de conformité. Le cycle du combustible comporte des risques spécifiques et inhérents qui sont évidemment la sûreté, la sécurité, la criticité, les risques chimiques, les transports, la cybersécurité et vous en avez vous en avez parlé.
Quel risque considérez-vous comme critique pour Orano et comment s'organise concrètement la remontée d'information ? Avez-vous mis en place des comités compétents ? Quel est le contenu de leur reporting et quelles sont les modalités d'alerte en cas d'événement significatif ?
Merci. Merci Marc. Yan Jadu.
Merci madame la présidente. Monsieur le président, vous avez évoqué plusieurs fois le concept de souveraineté qui évidemment nous préoccupe au plus haut point particulièrement ici dans cette commission des affaires économiques. Euh vous avez quand même évoqué euh qu'effectivement euh la majorité de nos importations, c'est euh Kazakhstan, Ubékistan sous influence russe euh et particulièrement.
Mongolie, Namibie y compris la Namibie aujourd'hui quand même assez largement sous influence chinoise. % Oui, mais enfin quand vous voyez l'ensemble des investissements de Chine en Amibi, il y a un soft power qui s'organise en Amibi, vous le savez bien, qui qui met qui place de fait la Namibie aussi à risque géopolitique. Donc, est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la part finalement de nos importations d'uranium naturel ? qui vient de pays type Australie, Canada en qui incontestablement on peut avoir confiance en fait quelle est la part de réel au fond approvisionnement sans risque de menace géopolitique ?
Deuxième question plus largement et là je reconnais que ça ne vous concerne pas que vous, ça concerne aussi EDF et et framome. Vous l'avez dit, il y a pas d'embargo sur l'uranium enrichi russe, ce qui quand même finance la guerre en Ukraine incontestablement, y compris à travers Rosatom qui est une qui est une entreprise sous tutelle poutinienne. De la même façon, j'imagine que vous pouvez confirmer que EDF envoie de l'uranium irradié dit uranium de retraitement en Russie encore ces derniers mois.
Est-ce que vous ne voyez pas dans ces liens permanents avec la Russie là aussi non seulement un problème moral collectif de continuer à faire des affaires avec un pays qui est en guerre contre nous en Europe et un risque effectivement y compris en matière de de de de risque pour pour le pour l'ensemble de la filière nucléaire française. Enfin euh toujours dans le même esprit, vous avez mentionné qu'effectivement Orano n'avait pas forcément vocation à ne fournir que EDF en matière de combustible. Quand on regarde la situation internationale, c'est essentiellement en fait Rosatome qui construit des centrales nucléaires dans le monde.
Est-ce que donc vous êtes prêt à fournir des centrales nucléaires construites par Rosatom ? Ah oui, pardon, merci. Euh ces contrats qui sont des contrats de de longue durée ont contribué au bons résultats euh de Orano et du groupe en général et s'inscrivent dans une logique industrielle de long terme, durable.
En tant qu'entreprise à capitaux publics, ces activités engagent aussi la responsabilité de l'État français. S'agissant des matière sensibles nucléaire, quel rôle stratégique Orano souhaite-il jouer à l'international dans le traitement des déchets nucléaires tout en garantissant la sécurité, la transparence et l'acceptabilité de ces opérations ? Merci.
Merci. Merci beaucoup. Alors, sur la question des risques, vous les avez bien ciblés, vu par l'industriel que je suis, le premier risque que je vois, c'est un risque chimique.
Nos nos unités sont surtout des unités chimiques, beaucoup plus que des unités nucléaires finalement. Euh en fait le risque de crissicité existe uniquement euh à l'aval, donc il est bien sûr pris en compte et cetera, même si nos installations sont souvent des INB, mais on a des produits euh j'ai 27 ans dans l'industrie, donc on a beaucoup de tuyaux euh avec du fluor, des choses donc des risques des risques importants. Où la vie, je suis particulièrement sensible au au sujet de cybersécurité. le comité d'audit et d'éthique du groupe et le conseil d'administration se penche une fois par an sur le le plan.
Bien entendu, nous sommes sous le contrôle étroit de l'Agence nationale de l'ANC. Ça va être ça va être soi et nous respectons tout ce t tous ces indications. Mais c'est une menace comme vous le savez qui est en per mouvante.
C'est une lutte acharnée entre les gens malintentionnés et les réponses qu'on peut leur apporter. Alors oui, je vous rassure, il y a des plans d'ailleurs, il se déclenche naturellement. Récemment, ce plan a été déclenché sur le site de Malvisie à cause des fortes pluies et cetera.
Donc, on a on a des des plans au niveau de de chaque site, des réunions de crise au niveau central, des exercices de de gestion de crise euh en coordination avec les autorités, police, gendarmerie, pompiers et cetera. Donc la maîtrise du risque sous son aspect industriel, son aspect euh euh nucléaire et est vraiment congénital. En tant que président du du conseil d'administration et pour le conseil d'administration, nous nous devons chaque année d'évaluer de manière précise la matrice de tous les risques euh du groupe, risque géopolitique, risque financier, risque réputationnel, risque industriel et cetera.
Donc on n'est pas je ne suis pas en charge de de ces responsabilités qui sont directement opérationnelles, mais nous veillons à ce que la direction générale le prenne en compte et honnêtement je suis assez serein sur cet aspect. Ouano a une culture de la sûreté et de la sécurité. Nous avons aussi une une direction spéciale euh pour les aspects de de sûreté dirigé par l'amiral ISNAR qui supervise tous les aspects liés à la sûreté et ils sont ils sont nombreux comme vous pouvez l'imaginer.
Alors les questions très importantes monsieur merci de les avoir posé. Alors euh le Canada existe pour donner des chiffres, les j'ai les chiffres à fin décembre, on a produit 8637 tonnes de d'uranium. 4923 venit du Canada moitié plus de la moitié.
En fait quand on prend on rajoute ce qui vient du de d'autres zones l'Australie ou autres, on arrive presque à 70 %. Ça ne s'y finit pas pour autant que on n'est pas un risque politique, on l'a comme je le disais le la seule le seul remède qu'on est trouvé jusqu'à présent c'est la diversification. Donc on était uniquement au Casacan.
On sera aussi en Uzbekistan, aussi en Mongolie probablement on reviendra en Amibie. Quand nos relations avec les Chinois, ce sont aussi nos clients. Notre premier client, c'est EDF.
Certes, nos deuxième par zone, notre deuxième client euh c'est de mémoire c'est les États-Unis. Notre 3è client c'est la Mongo, la la Corée mais la Chine vient tout juste après. Donc ce sont nos clients aussi.
Donc on est ce soft power existe, ils sont présents en Amibi. Euh ils sont intéressés, ils ont constitué le plus grand stock d'uranium du monde. On ne sait pas exactement quel type de de gisement ils ont sur leur territoire.
Ils en ont probablement. On sait pas ce qu'ils exploitent, qui n'exploitent pas. Donc en la matière, on aura toujours un risque pays.
On essaie de le tempérer en diversifiant les approvisionnements. Il y a d'autres types de diversification possibles. Vous savez, les Chinois, on se lance pas là-dedans, mais les Chinois ont même des projets euh un peu futuristes pour récupérer l'uranium dans le l'eau du l'eau de mer. euh à un horizon plus raisonnable, nous avons des des travaux de RED euh en partenariat avec l'Arabie Saoudite et le Maroc pour récupérer euh l'uranium dans les phosphates parce que les phosphates sont naturellement radioactifs.
Donc euh le risque est inhérent. Euh la présence, les provenances depuis euh le Canada et les autres zones euh de CDE euh sont importantes, mais on aura toujours une dépendance vis-à-vis de ces pays qui, comme vous le soulignez, sont dans des pays souvent enclavés euh qui ont besoin euh de respecter un certain équilibre. C'est ce que le président Mongol appelle la politique du trè voisin.
Bon, il a deux voisins importants et souhaite un troisème. Les relations avec la Russie. Alors, je peux pas parler à la place de DF.
Ce que je peux vous dire c'est que Orano n'a plus aucun lien. Il en a eu par le passé, on avait des échanges, des contrats avec Rosatom. Aujourd'hui, on en a plus du tout. le je l'ai je l'ai un peu souligné dans mon exposé euh le fait que les électriciens du monde occidental utilisé en grande partie des combustibles russes euh et continuent de le faire pour certains a créé une opportunité pour pour Orano parce que on s'est substitué à eux, on est en train de le faire parce que c'est pas du jour au lendemain.
On a vendu toutes nos capacités du tricasttin et c'est c'est la raison pour laquelle on a investi sur le site du tricastin pour augmenter la capacité de 30 %. Donc nous allons contribuer à diminuer la dépendance de ces acteurs à la Russie. Mais comme vous l'avez le souligné, aujourd'hui, il y a pas de bas de ban et les euh les les acteurs occidentaux notamment américains continue d'importer du euh combustible euh du combustible russe.
Alors nous euh nous fournissons de l'uranium. L'uranium ensuite, il est mis dans des gaines et cetera. Ça c'est c'est fait par Frame.
Donc on ne sera jamais en rapport euh dans la situation que vous citez, c'est-à-dire un réacteur de technologie rose atome euh euh qui euh je pendant que je vous réponds, je en train de voir si on on le comment le cas pourrait se présenter. On aurait un pays qui serait en lien historique avec nous mais qui aurait choisi une technologie russe pour faire ce son réacteur. Bon le mais nous font Oui, bien bien sûr bien sûr.
D'ailleurs d'ailleurs Framô travaille pour les substituer justement notamment les les centrales qui sont en Europe de l'Est qui ont des du combustible de type rosatome atome a un programme de pour pour avoir la forme géométrique qui va dans ces réacteurs. Donc encore une fois, nous respecterons pleinement et complètement les obligations d'embargo qui seront en vigueur à l'époque, mais aujourd'hui ça la question ne se pose pas. Euh dernière question sur le le traitement et le combustible.
Effectivement, vous avez souligné que les Orano a des capacités pour traiter des combustibles usés d'autres pays. Il a fait dans le passé. Aujourd'hui, en dehors de DF, on fait sporadiquement des contrats avec le le Japon.
J'espère qu'ils vont reprendre parce que c'est un business très intéressant pour pour la France. D'ailleurs, c'est une contribution nette au commerce extérieur de la France l'année l'année 2024, ça a contribué au commerce extérieur de la France pour plus d'un milliard 5 1 milliard 5 les ventes de retraitement combustibilisé. Alors, le point que je voudrais souligner, c'est que dans ce cas-là, on a une on a toujours un traité un accord intergouvernemental qui balise bien le fait que les déchets et les combicibles doivent retourner à l'envoyeur.
Ça c'est essentiel. rappelez que dans le passé, on a eu beaucoup de débats, notamment avec nos voisins immédiats allemands. On a réussi à trouver une solution euh parce que la conjoncture politique ayant changé, ils avaient beaucoup du mal à récupérer leur leur leurs déchets.
On y est arrivé, ça a été laborieux. Avec les Japonais, on a aucun souci. Tout se passe parfaitement bien.
Ils nous envoient leur leur combustibusé, nous séparons le plutonium et les déchets. Il récupère les déchets. Ils ne peuvent pas stocker le plutonium. c'est des accords qu'ils ont eu après la sortie de guerre, mais par contre, on on fait des campagnes moxes pour eux qu'ils utilisent.
Donc, on espère pouvoir continuer à à faire ce type de de rendre ce service et on espère que d'autres euh clients européens choisiront la voie du du retraitement. Ça nous permettra de notamment de d'utiliser des et pourquoi pas d'appeler au financement de l'usine de la Val du futur des partenaires de long terme comme les Japonais ou d'autres qui souhaiteraient s'assurer une partie des capacités pour leurs besoins futurs. Je pense que ça serait une ça serait une bonne chose.
Merci. Alors, il nous reste trois trois questions et on vous libérera ensuite avec Daniel Salmon. Oui, merci madame la présidente.
Bon, beaucoup de points ont déjà été abordés. Lorsque nous avit nous avons fait une commission d'enquête sur l'électricité au Sénat, nous avons mis en évidence lors des auditions que il y aurait des sérieuses tensions sur la ressource uranium dès les années 2070. Alors, ça paraît un peu loin, mais sachant que les réacteurs que l'on va construire sont pour de nombreuses décennies, et bien c'est une c'est une vraie question.
Vous avez commencé à y répondre un peu, mais cette quels sont pour vous les les stocks vraiment utilisables dans le monde aujourd'hui, sachant que ce monde est le plus qu'incertain ? Sinon, vous avez parlé déjà, on a évoqué le le Niger. Effectivement, vous avez été évincé de ce pays.
Avez-vous malgré tout un suivi de ce qui s'y passe ? Parce que on y a laissé quand même de nombreux déchets qui aujourd'hui nous n'avons aucune vision sur la manière dont ils sont gérés. Euh, on a déjà abordé également l'uranium usé qui qui repart en en Russie.
On parle de d'un contrat de 1000 tonnes que devient vraiment cet uranium usé puisque les Russes en ont déjà des stocks qui sont considérables. Avez-vous aussi une vraie vision sur la gestion qui est faite là-bas de ces déchets ? Voilà.
Merci. Oui, merci madame la présidente. Monsieur le président, moi j'aimerais poser une question sur votre responsabilité environnementale dans l'extraction minière d'uranium également dans la gestion des déchets.
Nous savons que l'émission de poussière radioactive, l'émission de radon où tout simplement les déchets ont un impact important sur l'eau, sur les sols, sur les animaux, mais également sur la santé humaine. J'aimerais donc savoir quelle est votre politique pour limiter les effets de contamination radioactive et protéger ainsi toutes les populations local. Merci madame la présidente.
Monsieur le président, une question sur le conseil d'administration. Comment ce conseil d'administration peut-il exercer un contrôle effectif sur la direction générale alors que l'État actionnaire cumule rôles industriels, politiques et stratégiques ? et quelle garantie nouvelles pouvez-vous apporter sur l'indépendance réelle du conseil d'administration ?
Je vous remercie. Merci. Alors le ben régulièrement le conseil d'administration que ce soit dans les séances du conseil ou son séminaire stratégique annuel se penche sur la planification des ressources à long terme.
Et effectivement ce ce chiffre de 2070 ne sort pas de nulle part. par rapport à ce qui est vu aujourd'hui, il y a il y a des creux à combler et c'est pour cela qu'on s'y emploi. Je vais pas reprendre tout ce que je vous ai dit mais mais quand même on s'y emploie comment ?
On s'y emploie par l'exploration de nouvelles de géo géologie qui sont d'ailleurs fructueuses. Vous l'avez vu en Uzbekistan, vous l'avez vu en Mongolie. On on le fait aujourd'hui aussi en Amibie.
Nous avons des permis en cours aussi au Bosswana, en Australie. Donc on cherche partout. Pourquoi ?
Je vous l'ai dit de manière assez rapide, l'uranium n'est pas une matière si rare que ça. Il y en a dans le magma central. Comme vous savez, beaucoup de d'uraniums viennent en fait de la dissolution de massifs cristallin qui se sont redéposé ensuite.
C'est toute une question de prix, c'est-à-dire que si le prix de de l'uranium augmente comme ça devait être légitimement le cas en cas de pénurie, on ouvrira davantage des mines, des mines qui sont aujourd'hui plus pauvres. Ça c'est le premier élément de réponse. Mais nous essayons de combler dès à présent cette ce creux en développant de nouvelles géographies, probablement en faisant des acquisitions.
Pour l'instant, il y en a pas en cours de significative mais je l'ai évoqué tout à l'heure en parlant du soutien de l'État. En cas de on pourra être amené à faire des acquisitions simplement les prix en ce moment sont très élevés donc peut-être pas le meilleur moment pour faire des acquisitions de croissance externe mais on essaiera de combler ça par ailleurs et ça rejoint une autre question il y a une autre mine qui est sur notre sol c'est l'uranium de retraitement le fameux URT aujourd'hui on ne le on ne l'enrichit pas en France on l'a fait dans le passé on l'a fait il y sur le site du tricastin, si vous visitez, vous avez certaines ba des revêtements particuliers pour pouvoir traiter ce cet uranium. La technologie est rigoureusement la même, c'est-à-dire que lorsqu'on lorsqu'on on on le transforme en hexaflorure d'uranium, ça passe dans les mêmes centrifugeuses.
Simplement du fait que c'est un uranium de retraitement, il n'a pas exactement le même vecteur isotopique et il est plus dosant donc il faut plus de protection. Donc si on le voulait, c'estàd si notre client le voulait, on pourrait on pourrait le faire. Ça nécessiterait des investissements.
Ça n'a aucun intérêt aujourd'hui à le faire au tricastin. Ça baisserait nos capacités pour un gain minime. Mais si un jour EDF souhaite utiliser son URT en France, euh on pourra faire des investissements pour eux pour pour le faire.
Et ça c'est une ressource. C'est comme si on avait une mine quelque part déjà disponible sur le sol français. Donc pour répondre à votre question, on est conscient de de ce de ce creux par rapport à nos à nos capacité aujourd'hui.
On le comble par des développements de nouvelles géologies. On essaie de faire que soit pas toutes dans les zones les plus risquées mais l'uranium là où est là où il est. Si le prix augmente, d'autres opportunités feront le jour.
Je vous parlais du Je vous parlais de la Namibie. J'étais au mois de septembre, j'ai vu les installations qui ont été faites. Euh tout a été abandonné parce que lorsque ça a été lancer, le le cours de l'uranium était à 120 dollars la livre, il est tombé à 12 après Fukushima, il est à 75 aujourd'hui.
Donc des choses qui étaient pas faisables hier pour pourront l'être aujourd'hui. Donc on on s'y emploie. Euh vous avez parlé du Niger notamment sur l'aspect déchet.
Bien entendu, quand on a perdu le contrôle, on a perdu le contrôle. Donc il était pas question que l'on envoie de l'argent dont on ne saurait pas quelle est l'utilité. Ce que nous avons fait, c'est que nous avons cantonné les fonds nécessaires à la réhabilitation des mines arrêtées.
On parle de Cominac puisque nous avons des engagements sociétaux et nous sommes tout à fait prêts àer à y faire face. Aujourd'hui, on ne peut pas on peut pas aller sur le pays. On n pas le droit d'y aller.
On n' pas confiance du tout dans la junte pour utiliser l'argent qu'on leur donnerait pour faire les rédiations qu'il faut faire. Euh bah donc nous avons cantonné financièrement les fonds destinés à cette à cette réhabilitation et quand la situation aura évolué, nous ou quiconque de présentable et d'accepté par nous euh le ferait, on aurait bien sûr à faire face à nos responsabilités et on est tout à fait prêt à le faire. Vous avez parlé de lien de retraitement.
Donc encore une fois, Orano là-dessus n'est pas partie prenante. C'est le choix de DF. Euh on sait pas du tout ce que les Russes font.
Eux ce qu'ils faisaient c'est qu'ils prenaient l'uranium de retraitement et l'enrichissaient et renvoyer à leurs clients l'uranium enrichi. Ceux qui font des déchets ultimes. Je n'ai aucune vision là-dessus.
Je peux honnêtement pas répondre sur cet aspect-l. Par contre, comme je vous le disais, si on décide de faire de de du retraitement de de l'enrichissement de l'URT en France, il y a pas de problème de technologie. C'est rigoureusement la même technologie que celle qui est utilisée au Tricast.
Une des questions environnementales sur les poussières, le radon et cetera. Bien entendu, c'est la préoccupation première, je dirais d'Orano, partout où nous avons des mines. Aujourd'hui, on en a plus en France mais on continue bien entendu à à monitorer.
On a parlé des bois noirs, mais il y a d'autres sites de on appelle ça l'après-mine euh les obligations, vous le savez, sont fixées par le code de minier à 30 ans et encore faut-il que au bout des 30 ans, on ait une acceptation des autorités du délaissement. On continue à monitorer le radon, on s'assure qu'il y a pas d'empous poussièrement et cetera et on applique rigoureusement les mêmes standards dans tous les pays où l'on est. Il y a pas de poids et de mesure.
C'est-à-dire que les standards en en terme d'exposition de aux doses au rayonnement ionisant et cetera sont les mêmes qu'on soit en France, au Canada, en Mongolie, au Kazakhstan, auan. C'est notre première priorité. Donc toutes les mesures, le meilleur état de l'art est pratiqué par Orano.
Nous avons d'ailleurs euh le contrôle bien entendu de la IEA pour ce qui est de la des matières critiques. Nous avons le contrôle des différentes autorités de sûreté et nous avons aussi des benchmarks dans la profession notamment minière puisque c'est le point que vous soulignez pour s'assurer entre les différents opérateurs du monde que l'on a on est bien informé des des dernières pratiques des meilleurs des meilleures pratiques en la matière et Orano est considéré comme étant un des un des meilleurs acteurs sur le domaine dans le domaine minier. On a des notations d'ailleurs par des organismes indépendants là-dessus.
Euh donc dernier point c'était la gouvernance le conseil. Alors le gouvernement le le gouvernant alors le Oui, tout à fait tout à fait. Il y a 13 membres de conseil d'administration dont quatre administrateurs indépendants.
Moi-même étant administrateur indépendant, il y a un commissaire du gouvernement qui est la directrice générale de l'énergie du climat qui a droit de véau. Il y a un représentant de l'État qui est le chef du bureau compétent de l'Agence des participations de l'État et il y a différents autres représentants euh nommés à l'assemblée générale sous proposition de l'État. Mais vous allez voir la logique est absolue.
Il y a la la secrétaire générale du Kedoré qui est administratrice, l'administratrice générale du COA, une ingénieure générale de l'armement qui est la chef du service de propul nucléaire au sein de la DGA. Et il y a une représentante du ministère de l'économie où l'État fait le choix de prendre quelqu'un qui n'est pas une fonctionnaire. C'est une une femme qui est responsable d'une de la division de Naval Group.
Donc pour moi, je fais en sorte que le conseil fonctionne rigoureusement comme si c'était une société comme les autres. Aucune injonction de l'État. L'État joue son rôle d'actionnaire.
Il a il y a l'aspect tutelle exercé par le commissaire du gouvernement notamment sur les aspects liés au à la politique des des du cantonnement des actifs dédiés au au démantellement. Il joue son rôle mais il y a pas d'injonction au conseil. Le conseil délibère en toute indépendance.
Par ailleurs, le président du conseil d'administration a tout droit de demander tout renseignement et d'aller voir tous les sites d'Orano. Il s'en priv. Les relations avec le directeur général sont en cela d'une parfaite transparence.
Donc l'État est l'actionnaire, il se comporte comme tel. Il y a des composantes de l'État qui ont des tâches régaliennes. Le ministère des affaires étrangères par exemple lorsqu'il y a des des sujets d'export, des nécessités d'avoir des autorisations, il y a l'État dans sa tutelle dans sa tutelle économique à travers la PE, c'est le représente de l'actionnaire 90 %.
Il est normal que ses intérêts soient soient euh pris en compte. Je me je je sais au passage que j'ai pas répondu à l'une des questions du rapporteur. Le dividende pour la me fait penser à ça.
Pour la première fois, nous avons payé un dividende cette année. Bon, très bien. Faible et important.
Ben pour nous, c'est symboliquement important. Donc le conseil travaille en parfaite indépendance. Je peux vous rassurer cet aspect là.
Après euh s'il y avait un différent euh à un moment donné euh à la fin l'actionnaire le dernier mot, même dans une entreprise publ une entreprise privée, hein. Euh parce que là, il faudrait il faudrait démettre le président du conseil d'administration mais ça peut arriver. Merci monsieur Imovin pour votre intervention devant notre commission.
Nous allons maintenant passer au vote. Nous vous libérons. Nous vous souhaitons de partir à l'Assemblée nationale et de réussir, enfin en tout cas c'est mon avis, mais cet exercice de la même façon devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale et comme on vous l'a dit, on on dépouillera les votes entre midi et 2h pour se mettre d'accord et qu'on soit en concomitance avec la commission de l'Assemblée nationale.
On vous souhaite une bonne journée. Je vous remercie beaucoup pour votre disponibilité, pour vos questions et sur le terrain pour votre appui à nos activités dans vos différentes circonscriptions. Merci beaucoup.
Dominique Estrosi-sassone