Esprit de fête : peut-on s'éclater sans tout casser ?
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France Inter Bienvenue dans le débat de midi, très heureux de vous retrouver pour un nouveau débat en ce jour de fête nationale. Lundi 14 juillet, notre studio se transforme en piste de danse fantasmée. Nous sommes dans la tête de Frida, 18 ans, qui rêve ce soir d'aller faire la fête à Paris et d'admirer les feux d'artifice sur les Champs-Elysées. Mais sa mère refuse. Ah non, tu as vu ce qui se passe à chaque fois ? Casseur, CRS, agression sexuelle. La bamboche Bonenfance est terminée en 2025. Les gens veulent se défouler. Il y a eu des morts après le sacre du PSG. Des suspicions de piqûres sauvages pendant la fête de la musique. Ce soir, ma fille, tu es privée de sortie.
La France a-t-elle perdu le sens de la fête ? Les dernières célébrations ont été gâchées, entachées de violences. A chaque grand événement, désormais, on met le paquet sur la sécurité. Dispositifs XXL, barricades, forces de police. Car désormais, on fait la fête dans la rue et moins dans les boîtes de nuit qui ferment les unes après les autres à l'image du dernier club Macumba qui a fermé ses portes. La discotelle est-elle devenue un truc de boomer ? Que s'est-il passé pour que la France arrête de danser ? Pourquoi la fête est-elle gâchée ? Et s'il suffisait juste de mieux l'organiser à l'image des Jeux olympiques ? Débat sur un rythme endiablé jusqu'à midi 45.
Et chers auditeurs, vous êtes très nombreux à nous écrire en ce lundi férié. Très nombreux à avoir été à la fête des pompiers hier. Merci de venir danser avec nous pour ce débat. N'hésitez pas à y participer. Un seul numéro, 01-45-24-7000, sur le WhatsApp de France Inter. Johan nous écrit « Passion Macumba, mon cœur a saigné en apprenant la fermeture. C'est là où j'ai rencontré ma femme. On prenait le dernier bus jusqu'à Auchan et on attendait dans la galerie marchande l'ouverture. Que de souvenirs, c'est la fin d'une époque.
» Et Aurore nous écrit au contraire « Les réacs nous ont fait tout un foin sur la fête de la musique alors qu'on n'a jamais vu autant de monde dans les rues pour danser. Oui, ça fait du bruit, mais une fois par an, c'est bon de se lâcher. » Si comme ses auditeurs, vous trouvez que la fête est devenue quasi un clivage idéologique entre progressistes et conservateurs, vous réagissez, encore une fois, au 01-45-24-7000. Et pour se demander si les Français savent encore faire la fête, j'ai amarrêté un homme qui a beaucoup écrit sur la question. Bonjour Jérémy Pelletier.
Bonjour.
Co-directeur de la Fondation Jean Jaurès, auteur d'un livre aux éditions de l'Observatoire, la fête est finie. Il y a un point d'interrogation, donc peut-être un espoir, Jérémy.
Absolument. Après, c'était en 2021, donc la question est-ce que le point d'interrogation est encore de mise ? Je suis de moins en moins sûr.
On va en débattre aussi avec Marie Sabo, directrice du festival We Love Green. Le festival où la musique rencontre l'écologie. Combien de personnes à la dernière édition de juin, Marie ?
Nous avons rassemblé environ 100 000 personnes cette année, oui.
Ah ça, c'est pas mal quand même. Damien Delseni avec nous autour de la table. Bonjour. Bonjour. Chef du service police-justice du Parisien Aujourd'hui en France. Le titre d'un de vos derniers éditos, c'était « Défaite de fête », où vous racontez qu'à chaque fois que vous commencez à écrire un papier sur un investissement festif,
vous commencez par la question « Quel va être le dispositif de sécurité prévu ? »
Et c'est pour cela que nous avons convié autour de cette table Agathe Foucault. Bonjour. Paola, bonjour. Commissaire, nouvelle porte-parole de la police nationale, merci d'être avec nous ce matin. Alors, je le dis tout de suite, la nuit a été plutôt calme hier soir. Pas trop de débordements. Et néanmoins, on déplore à Agen, à Dijon, à Brest, des incendies de véhicules, des tirs de mortiers. C'est un paysage habituel pour le 14 juillet ? Effectivement, vous le dites, la nuit a été plutôt calme selon les éléments qu'on pouvait avoir ce matin.
Vous le dites également, les tirs de mortiers, c'est un phénomène qu'on connaît depuis de nombreuses années, mais qui a été particulièrement important cette année, avec des policiers qui ont été blessés et un phénomène qui s'accroît, ce qui a emporté des mesures préparatoires importantes sur l'instruction du directeur général de la police nationale. Justement, donc un phénomène qui est pris en compte par les forces de police afin de tenter de réduire cet usage de mortiers. Et qui arrive après deux événements qui ont marqué la France.
D'abord, les violences après le sacre du PSG en juin dernier et la fête de la musique qui a été plus que festive avec des lendemains qui ont fait déchanter les Français.
Une fois de plus, la fête a mal tourné. 370 interpellations, 1500 blessés. Ça devient une habitude, une mauvaise. Au-delà de cette euphorie, la fête a aussi malheureusement été gâchée hier soir par un déchaînement de violence dans certains quartiers de la capitale. On ne peut plus organiser une manique de rue sans que ça ne dégénère. La fête, elle est gâchée. Ces magasins qui vendent des sneakers et le plus touché, il a été intégralement pillé.
Ces individus qui sont venus rien que pour casser, ils ne font pas partie des supporters. Ils ne font pas partie des supporters, effectivement. On se demande si les fêtes après les lendemains de victoires de football sont un peu plus tendues. Hier soir, le PSG a perdu Agathe Foucault, porte-parole de la police nationale. Est-ce que ça explique le calme dans les rues françaises ? Je ne peux pas vous répondre. En tout cas, le dispositif policier sur l'ensemble du territoire national était adapté.
La particularité de ce week-end, effectivement, c'est qu'on a d'une part les festivités du 14 juillet avec un week-end qui se déroule sur trois jours, un temps qui est plutôt favorable au rassemblement. Et puis, effectivement, un match du PSG avec une défaite. Donc, on ne saura pas ce qui serait passé en cas de victoire. En tout cas, le dispositif policier était en place pour accueillir... Bien musclé ! Le ministre de l'Intérieur avait mis le paquet. Il n'a pas question que ça déborde. Alors, effectivement, le dispositif policier était adapté dans les territoires.
Comme à Paris, les dispositifs sont montés par les chefs de police en fonction des éléments de la menace qui sont remontés en particulier par le renseignement territorial. Et l'objectif des dispositifs policiers, c'est vraiment de permettre à chacun de participer à la fête en sécurité. Damien Delsenis, qui dit fête dit sécurité aujourd'hui ? Ça vous marque, par exemple, quand vous écrivez un article pour Le Parisien aujourd'hui en France ?
Ce qui nous marque, oui, c'est que dans les jours qui précèdent une manifestation qui est prévue, la première question qu'on nous pose, c'est dispositif de sécurité, note des renseignements territoriaux pour savoir d'où viennent les potentiels risques. Et ça, moi, ça fait 25 ans que je fais ce métier. Dans cette spécialité, je connais ça depuis une petite dizaine d'années. Mais avant, il n'était pas question de ça. On intervenait... Alors, il ne s'agit pas de dire qu'il ne se passait rien avant, mais je me souviens que les 14 juillet étaient toujours un moment de débordement et surtout d'incendie de véhicules à l'époque, comme l'étaient les 31 décembre.
Mais on intervenait, nous, plutôt a posteriori, c'est-à-dire qu'on n'était pas forcément, dans les 2-3 jours avant, à s'exciter autour. Et c'est vrai que désormais, vraiment, la première question qu'on nous pose, c'est, bon voilà, il se passe un truc samedi, il se passe quelque chose ce week-end, qu'est-ce qui est prévu ? Quels sont les risques ? Quels sont les dangers ? Combien de policiers ? Et évidemment, le lendemain, il faut arriver avec des bilans d'interpellation qui tombent dans la matinée en général. et auxquels on a fini par s'habituer. On dit que la nuit a été calme cette nuit, c'est quand même juste sur la zone Paris-Préfecture de police.
Presque 200 interpellations, 15 000 mortiers saisis. Alors, on finit par dire qu'une nuit calme, c'est 175 interpellations. Voilà, on a le droit, mais c'est quand même... On s'habitue aussi à des chiffres qui sont quand même très importants.
Jérémy Pelletier, vous qui analysez la fête sur le temps long, est-ce qu'aujourd'hui, la fête, c'est devenu un défouloir pour les Français ? C'est-à-dire qu'on est surpris par ces images aussi de Français qui descendent pour casser, piller et qui ont ce besoin d'état limite, si je puis dire.
Alors, je pense que ce qui est compliqué à comprendre, c'est que tout le monde ne vient pas, en fait, pour les mêmes raisons. Et ce qu'on a vu à la fête de la musique, ce qu'on a vu lors, effectivement, de la victoire du Paris Saint-Germain, c'est finalement des catégories de la population, des catégories d'individus qui, en effet, se retrouvent presque parfois, d'ailleurs, en confrontation, et je pense qu'on pourra en parler, mais qui ne viennent absolument pas pour les mêmes raisons. Il y a une partie de la population qui vient, et une partie de la jeune génération qui vient, pour le coup, vraiment pour fêter.
Qui vient parce que, et ça, on le voit d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion, qui vient parce qu'il y a un regain, je dirais, de désir de sociabilité, et il y a un désir de refaire de nouveau des choses ensemble, notamment depuis la crise sanitaire, notamment depuis ce qu'on a appelé la civilisation du cocon, on en parlera sans doute après tout à l'heure. Et donc, on voit bien, nous, dans les enquêtes qu'on mène, qu'il y a un désir chez une partie de la jeune génération de retrouver, justement, une forme de collectif, une forme d'effervescence, un peu bon enfant, un peu léger, justement. Et c'est ce qu'on a vu à la fête de la musique, et c'est ce qu'on a vu après la victoire du PSG.
De l'autre côté, vous avez des individus, vous avez des catégories, en effet, de la population qui viennent lors de ces événements-là, comme si, finalement, il y avait là une opportunité, finalement, pour faire quelque chose. Une opportunité, d'abord, parce que, finalement, c'est un rassemblement gratuit, c'est une fête gratuite, donc qui dit fête gratuite dit grande accessibilité, chose qui n'est pas forcément le cas dans d'autres moments, et opportunité, en effet, pour piller, opportunité pour s'adonner à un certain nombre de choses qui n'ont rien à voir avec la fête.
Donc, en fait, ce qui est très surprenant, en fait, dans le moment actuel, c'est que vous avez, en effet, une sorte de confrontation, en effet, entre des catégories de la population qui ne viennent pas pour les mêmes raisons, et ça crée, d'ailleurs, beaucoup d'émois chez une partie de la jeunesse très bienveillante et qui vient, de façon très bonne enfant, en effet, faire la fête. Là, je dirais, cette partie-là se retrouve presque face à ses propres valeurs, à ses propres souhaits, à son propre idéologie, lorsqu'elle se retrouve dans des cas assez complexes.
Il y a aussi quasiment un clivage au sein même de la société entre presque les réactionnaires qui trouvent qu'effectivement, les gens n'ont rien à faire, n'ont pas à faire la fête dans la rue, et les progressistes qui sont contents de s'emparer de l'espace public. Marie Sabot, vous êtes en ligne avec nous. Je rappelle que vous êtes fondatrice du festival We Love Green, qui rassemble des dizaines de milliers de personnes. une édition festive qui se passe bien, qui est particulièrement sécurisée, Marie ?
Écoutez, nous, on est dans un contexte qui est particulier, puisque nous sommes au cœur du bois de Vincennes, on est sur plus de 11 hectares au niveau du festival, et on a, comme beaucoup d'événements qui sont sur le domaine public, on a visipirate et carlate qui nous est attribué. C'est-à-dire qu'effectivement, on a un dispositif de sécurité qui est à la fois pour le festival en lui-même, mais aussi dans les abords. Nous, on est vraiment dans un contexte où le rapport de la sécurité civile et de la Croix-Rouge, il est anecdotique.
On est ce qu'ils appellent de la bobologie, c'est-à-dire qu'on est un festival qui est plutôt très, très calme, et on est plutôt sur l'allergie et les rhumes des foins que vraiment sur des bagarres. On est très, très loin de ça. Pourtant, le samedi, on était complets avec 40 000 personnes, et on a eu une ambiance assez fantastique avec la star du moment qui s'appelle Charlie X-X et qui est vraiment l'emblème d'un côté justement très festif puisqu'elle le porte en ADN et elle amène toute une génération dans un espèce d'empowerment féminin et d'énergie et de créativité. Donc Marie Sabo, c'est une petite musique qui monte,
c'est une petite musique qui monte que fête égale sécurité comme ça et probable débordement à laquelle vous n'adhérez pas forcément ?
Non, je pense qu'en fait on est en train de créer une espèce de dichotomie qui n'a pas lieu d'être, c'est-à-dire qu'on mélange aussi des choses qui ne sont pas comparables. Dans un premier temps, nous on fait des événements qui sont des renseignements de musique, donc on est un événement de culture, on se base sur quelque chose qu'il y a un travail d'artiste qui vont faire un concert, qui vont faire un spectacle. On rassemble des gens autour de ces valeurs-là et là on n'a vraiment, je pense, pas de problématique lourde de « est-ce que la fête est finie ? » loin de là. On voit que l'année dernière, les concerts ont une augmentation dans mon secteur d'environ 67% du vent de ticketing.
Les festivals ont des fréquentations qui sont très très hautes dans tous les territoires, même si la rentabilité de ces événements se questionne, mais ça c'est pour d'autres raisons, des questions de coût, des questions de coût des artistes et des infrastructures et de masse salariale. Mais très sincèrement, les problèmes de fréquentation et d'appétence pour ce genre d'événements, ce n'est pas du tout le cas. Et on compare avec des événements qui sont sur le domaine public, qui ne sont pas loin d'une forme d'exutoire et qui ont eu lieu dans toutes les générations, dans tous les territoires, dans toutes les civilisations. Et je pense que là, on doit questionner au niveau de la France.
On a des violences, effectivement, sur le domaine public qui sont suite à des manifestations qui ont lieu maintenant depuis presque une dizaine d'années. Je veux dire, les Gilets jaunes sont quand même maintenant assez loin et on garde la même sémantique qu'on a sur le domaine public. Donc, si sur le domaine public, avec toutes ces manifestations qui ont émaillé la France depuis toutes ces années, eh bien, c'est dans les mêmes endroits, dans les mêmes carrefours, dans les mêmes places qu'ont lieu ces fêtes. Et ça interroge. Effectivement, ça interroge.
Par exemple, Sylvie nous dit merci de reprendre les éléments de langage d'un gouvernement qui criminalise les jeunes et en particulier les jeunes de banlieue. Posez-vous la question de l'inefficacité des politiques de maintien de l'ordre. Agathe Foucault, est-ce que c'est pas ça qui a manqué ? On a vu peut-être que le gouvernement n'avait pas forcément prévu qu'il y allait avoir beaucoup de touristes qui allaient venir d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne pour la fête de la musique. Est-ce que c'est pas ça qu'il y a manqué plus d'encadrement, plus de bleu, si je puis dire, dans les rues françaises ? Les dispositifs policiers sont adaptés.
Pour aujourd'hui, le 14 juillet, on a 65 000 policiers et gendarmes qui sont déployés. Évidemment, tant qu'il n'y a pas nécessité d'intervenir, les policiers n'interviennent pas. L'objectif d'un dispositif de police lors d'une fête, c'est pas de restreindre la joie des participants par une présence qui serait peu appréciée. Non, mais par exemple, d'enlever les rues de certaines voitures, de limiter la circulation, de faire par exemple ce qu'on appelle aujourd'hui une safe place, c'est-à-dire une zone cocon pour pouvoir faire la fête. Alors, c'est ce qu'on appelle dans la police des mesures préliminaires, naturellement. C'est ce qui est fait dans les territoires aujourd'hui.
à chaque veille de grands événements, que ce soit le 14 juillet, le 31 décembre, les voitures sont retirées, il y a un travail qui est fait avec les bailleurs, avec les mairies, avec les chantiers pour justement éviter de donner du matériel pour commettre des exactions. Et néanmoins, il y a quand même des phénomènes qui inquiètent. Damien Delsenier, par exemple, la dernière fête de la musique, 145 suspicions de piqûres sauvages ont été signalées selon le ministère de l'Intérieur. Qu'est-ce qu'on sait de ce fléau aujourd'hui ?
Alors, sans qu'on sache présentement sur la fête de la musique si ces 145 piqûres sont réelles, il ne s'agit pas de dire que le phénomène n'existe pas, il existe. Il y a quelque chose dont on n'a pas parlé depuis le début, c'est la puissance des réseaux sociaux aussi dans l'organisation de la fête et surtout dans la documentation de ces événements. C'est-à-dire que les réseaux sociaux permettent de documenter par des vidéos tout un tas d'exactions, tout un tas de véhicules aussi des rumeurs. Alors, je ne dis pas que sur les piqûres tout était des rumeurs mais quand on a travaillé dessus les jours qui ont suivi, on s'est rendu compte qu'il y avait quand même sans doute parfois plus de...
on était plus dans l'ordre de la rumeur que de l'information mais les réseaux sociaux ils jouent un rôle majeur là-dedans.
Un effet loupe ?
Un effet loupe et puis surtout ça documente c'est-à-dire que le lendemain quand vous allumez une chaîne d'info et que vous avez une succession d'images extrêmement violentes qui tournent en boucle pendant plusieurs heures forcément ça frappe l'imaginaire enfin ça frappe pas que l'imaginaire ça frappe tout court et surtout ça frappe bien au-delà des gens qui ont été victimes c'est-à-dire qu'on a l'impression après les événements du PSG moi je suis allé en province les gens avaient l'impression que Paris était à feu et à sang pendant une nuit alors il y a eu des événements extrêmement graves mais il y a une multiplication de l'impact par les réseaux sociaux.
Et peut-être une instrumentalisation Jérémy Pelletier vous diriez ça ou pas forcément ?
Non moi je n'utilisais pas en tout cas le terme d'instrumentalisation quand j'avais publié mon livre en 2021 j'étais très surpris de voir à quel point une partie de la jeune génération disait préférer de plus en plus la fête à la maison de plus en plus la fête qu'on appelle la fête cocon la fête très sédentaire parce que et notamment les jeunes femmes en avaient marre de se faire embêter lorsqu'elles sortaient une partie des jeunes femmes en avaient marre de se faire harceler et en effet il y avait déjà en 2021 ce climat un peu plus insécure qu'il ne l'était auparavant et donc c'est à ce moment-là d'ailleurs qu'on a vu se développer ce qu'on a appelé en effet la fête à la maison et ce dans tous les territoires et pas uniquement dans les grandes villes
Agathe Foucault nous allons vous libérer car vous allez aussi faire la fête sur les Champs-Elysées en ce 14 juillet pour célébrer la fête nationale vous pensez un dernier mot qu'on peut effectivement que les forces de l'ordre peuvent aussi faire la fête avec les gens on l'a vu lors des Jeux Olympiques à quel point la fête c'est pas forcément une opposition entre forces de l'ordre et forces de l'ordre et fêtards c'est pas une opposition parce que le sens du métier de policier c'est absolument pas de s'opposer aux gens c'est de protéger les gens et c'est pour ça qu'on est présent quand il y a des dispositifs liés à des organisations de fête Merci infiniment Bonne route jusqu'aux Champs-Elysées Les auditeurs participent à ce débat au 01 45 24 7000 Olivier nous dit la rue en particulier dans les moments où il y a des réunions importantes c'est le dernier espace de liberté d'expression il faut en profiter on va se demander on va continuer à débattre du sens de la fête et se demander pourquoi est-ce que la fête a lieu de plus en plus aujourd'hui dans la voie publique et plus avant comme dans les boîtes de nuit on en comptait 4000 dans les années 80 il n'en reste que 1500 en 2021 et si la discothèque était devenue un truc de boomer que s'est-il passé pour que la France arrête de danser on en parle juste après ce titre qui tombe pile Vanessa Paradis bouquet final
Le débat de midi
Midi 25 sur France Inter de retour à la table du débat de midi et on s'interroge en ce lundi 14 juillet sur le sens de la fête en France attend le chic pour gâcher ces grandes célébrations autour de la table Jérémy Pelletier auteur de la fête est fini avec un point d'interrogation aux éditions de l'Observatoire Damien Delsenis chef du service police-justice aux parisiens et la fondatrice du festival engagé et populaire We Love Green Marie Sabo alors si vous vous réveillez après un bal de pompiers bien arrosé et que vous vous dites que c'est n'importe quoi que vous vous savez faire la fête vous nous écrivez sur le whatsapp de l'émission 01 45 24 7000 ou si comme Annaé 21 ans vous fuyez les endroits clos et sombres vous vous enregistrez sur le whatsapp de l'émission de France Inter 01 45 24 7000
Sortir en boîte de nuit aujourd'hui déjà c'est devenu un peu ringard et puis surtout c'est pas du tout safe surtout pour les jeunes femmes moi je sors plus du tout en boîte de nuit aujourd'hui et je préfère largement aller au bar avec des amis où je sais que je serai en sécurité
Jérémy Pelletier on a l'impression que les boîtes de nuit sont devenues ringardes comme le disait Annaé on en comptait 4000 dans les années 80 ce moins de 1500 en 2021 est-ce que la discothèque c'est devenu un truc de boomer ?
en effet quand on voit la réduction du nombre de discothèques on voit bien qu'il y a eu des changements d'habitude alors attention c'est pas forcément une mauvaise chose l'idée de dire c'était mieux de faire la fête dans les discothèques il y a 15 ou 20 ans c'est un endroit qu'on adorait retrouver aujourd'hui c'est une illustration je pense de changements d'habitude de changements de tendances de changements de façon de se divertir qui a beaucoup lié d'abord à la législation c'est à dire qu'à partir du moment on a beaucoup augmenté l'isolation notamment en matière de côte de la route de taux d'alcoolémie en voiture pour les zones rurales ça a été un frein réel évidemment pour aller en boîte de nuit la cigarette aussi alors effectivement l'interdiction de fumée le coût aussi évidemment ça coûte beaucoup plus cher de passer une soirée en boîte de nuit que de passer une soirée chez soi ou de passer une soirée dans un bar et par ailleurs en effet l'élément sécuritaire joue aussi dans les jeunes générations qui disent en effet ne plus aller dans ce type de lieu parce qu'ils ont peur que ça dégénère ils ont peur de tomber sur des mauvaises personnes
Et néanmoins comment est-ce qu'on explique la nostalgie et le flot de papier qui a eu autour de la fermeture du dernier Macumba le dernier Macumba d'Anglo c'est vrai que ce club c'était le symbole des nuits folles des années 80 on était monté jusqu'à 23 boîtes de nuit en France il ne restait que celle d'Anglo qui faisait danser les nordistes depuis 49 ans Marie Sabo vous aussi vous partagez cette nostalgie du Macumba où on transpirait tous ensemble ?
Non pas du tout c'est pas du tout moi en tous les cas des endroits où je pense que non je pense vraiment qu'il faut quand même se rendre compte que la musique électronique est arrivée sur le domaine culturel au début des années 90 et 2000 et il y a eu des événements de musique électronique qu'on appelait Rave ou en tous les cas événements assez scénographiquement très beaux avec de la lumière très travaillés avec des jeux vidéo assez classieux et qui a pris le pas sur je pense des discothèques où être à l'aise être comment dire dans un endroit assez magique avec une ambiance et aussi la musique électronique a amené vraiment un côté assez safe et très agréable et un mélange des genres et des gens qui étaient à la recherche de cette génération et cette musique électronique a pris le pas de cette fête et a créé dans de nombreuses capitales françaises et européennes vraiment des endroits nouveaux beaucoup plus frais beaucoup plus intéressants beaucoup plus vraiment impactants donc je pense que c'est ça qui a pris le pas
Il est vrai que la nouvelle tendance effectivement on le disait c'est les soirées safe où les femmes se sentent bien et nous avons donné la parole à Justine Noël du collectif Safer qui accompagne les soirées françaises
Je crois qu'on a tous et toutes envie de continuer à faire la fête mais aujourd'hui ça veut dire aussi prendre conscience des risques des violences sexistes et sexuelles qui existent dans ces espaces et qu'on préfère parfois ne pas voir ou ne pas visibiliser et je pense que la fête c'est un bout de la société c'est vraiment cet échantillon si on veut qu'elle soit plus libre et plus safe c'est aussi là qu'il faut commencer
60% des femmes contre 10% des hommes ne se sentent pas en sécurité dans un lieu festif est-ce qu'on a pris conscience Damien Delsenny de ce phénomène qu'on appelle les violences sexistes et sexuelles qui pouvait être avant invisibilisé dans les fêtes si je puis dire
alors on en a pris conscience il y a aujourd'hui des bars où ça n'existait pas il y a quelques années il y a des codes quand vous êtes une femme vous pouvez dire une phrase au barman qui comprend qu'il se passe un problème dans la salle moi je me souviens qu'aux Jeux Olympiques l'année dernière il y avait des espaces qui étaient réservés dans les fanzones pour éventuellement aller immédiatement signaler un fait de violences sexuelles encore une fois tout ça n'existait pas alors tout ça n'existait pas non pas parce que les violences sexuelles n'existaient pas mais parce qu'il y a eu une prise de conscience collective et heureusement et que maintenant effectivement ça n'est plus quelque chose de toléré ça l'a sans doute été pendant des années ça faisait sans doute partie quelque part de la fête d'être une femme et d'être ennuyée d'être agressée même parfois dans certaines soirées maintenant ça ne l'est plus tant mieux et effectivement ça déploie tout un certain nombre de dispositifs pour protéger les femmes mais moi ce qui me frappe encore une fois c'est qu'on a l'impression qu'aujourd'hui pour faire la fête il faut être encadré c'est-à-dire qu'une fête qui se passe bien c'est une fête encadrée on a déjà parlé des Jeux Olympiques les Jeux Olympiques ont été effectivement un grand moment de fête alors très à part de toute façon de tout le reste mais aussi parce qu'il y avait un déploiement sécuritaire sans précédent et sans commune mesure et on a l'impression finalement oui mais il y a eu quelques voix qui sont élevées pour dire que ça faisait sans doute un peu beaucoup mais une fois que ça a démarré finalement tout le monde était assez content de se dire que dans les fanzots ça se passait bien vous rentriez chez vous le soir ça se passait bien il n'y avait pas de notion de danger et effectivement moi ce qui me surprend toujours c'est qu'on a l'impression qu'aujourd'hui on a besoin pour faire la fête d'avoir quand même une forme de sécurité autour de filet de sécurité parce qu'on sait que la fête un peu sauvage ou pas prévue elle potentiellement elle peut dégénérer et ce qui s'est passé puisque c'est l'événement marquant de ces dernières semaines avec le PSG c'est que c'est une fête imprévue parce que vous ne pouvez pas savoir si le PSG allait gagner le match ou pas une fête totalement gratuite c'est à dire vous prenez l'ERR vous prenez le bus vous venez à pied c'est ouvert on ne paye rien et forcément ces fêtes gratuites et improvisées elles sont difficiles à prendre en compte pour les forces de l'ordre en amont parce qu'on ne sait pas si on va avoir beaucoup de monde pas beaucoup si on aura des éléments dangereux ou pas et c'est toujours dans ces scénarios-là que se passent les problèmes et que se sont passés les problèmes ce soir-là Jérémy Beldière Oui et par ailleurs ce sont des fêtes des intermédiaires et c'est en ça où moi je pense qu'il y a une spécificité en effet dans ce qu'on a assisté après la victoire du PSG c'est à dire que vous avez les individus qui sortent de chez eux et en fait qui n'ont pas d'intermédiaire c'est à dire dans les autres fêtes dont on a parlé et notamment les Jeux Olympiques alors évidemment il y a les forces de l'ordre mais il y a toute une armée de bénévoles il y a des bénévoles qui sont là pour réguler il y a des bénévoles qui sont là finalement pour jouer le rôle de boussole le rôle de régulateur le rôle d'individu un peu de confiance et donc vous avez des intermédiaires et les intermédiaires c'est très important parce qu'on est en effet dans une société des intermédiaires où vous avez le sentiment que les individus se retrouvent tout de suite face à l'état et donc tout de suite face aux forces de l'ordre les fêtes qui se passent bien c'est les fêtes où il y a un intermédiaire entre les forces de l'ordre et la population donc des bénévoles donc des gens qui sont là pour assurer je dirais le bon cours des choses et le bon cours de la fête en l'occurrence le soir en effet de la victoire du PSG en Ligue des Champions les individus n'ont pas de référentiel de confiance vers qui se tournait n'ont pas les bénévoles qu'on a vu en effet lors des Jeux Olympiques parce que ce ne sont pas des fêtes organisées donc là vous avez les individus face à l'état en l'occurrence les forces de l'ordre et donc je pense que cette spécificité des intermédiations et de fêtes des intermédiés c'est ça qui crée l'attention et les phrases auxquelles on a pu assister
Et c'est ce qui est intéressant aussi c'est de voir que c'est arrivé beaucoup dans la capitale parisienne par exemple Valérie nous dit pour la victoire de la coupe d'Europe à Bordeaux et la victoire du championnat à Toulouse liesse du match de rugby en pleine ville aucun problème majeur donc c'est possible que tout se passe bien est-ce que c'est plus facile en province c'est une question aussi qu'on se pose Marie Sabo de savoir si effectivement la fête est un miroir de nos sociétés qui se déchaîne un peu plus contre la capitale comme si tout le pouvoir était centralisé finalement
comme je vous disais je pense qu'effectivement il y a un écho avec les manifestations qui se sont tenues vraiment aux mêmes endroits aux mêmes carrefours aux mêmes places et qui ont été particulièrement soutenues dans la capitale ces dernières années donc ces mêmes endroits ils gardent ce stigmate et ils vont cette cette cette difficulté elle peut rejaillir effectivement dans ces événements mais je pense qu'en fait il faut aussi de regarder un peu plus loin par exemple le grand festival qui se trouve à Londres qui est le festival Notting Hill qui est un festival vraiment très mythique et qui vient de toute la culture jamaïcaine elle rassemble 2 millions et demi de personnes elle a lieu depuis
Ah on vous a je crois que le téléphone a coupé Marie Sabot alors nous avons énormément d'auditeurs qui veulent participer déjà Agar dit ticketing safe place safe place boomer arrêtez votre franglais c'est vrai effectivement une safe place c'est ce que les jeunes appellent un endroit sécure où ils se sentent bien un cocon de sécurité et les boomers ça quand même je pense que vous savez Agar mais effectivement je vais surveiller mon franglais on va continuer à parler en français et dans un instant on va se demander si la fête est finie après les Jeux Olympiques les français avaient retrouvé cet esprit de fête de conquête cet espace d'insouciance vous savez aujourd'hui dans les discours on dit les communs et la société ils avaient partagé cette danse commune sentient leurs voisins transpirer alors que nous manque-t-il que nous manque-t-il on va se demander mais restez avec nous et n'hésitez pas et bien peut-être à danser avec Burn a Boy d'update
il est midi 38
sur France Inter vous êtes dans le débat de midi on s'interroge sur le sens de la fête de plus en plus entachée par des débordements de violence autour de la table Jérémy Pelletier auteur de la fête est fini avec un point d'interrogation Damien Delsenis chef du service police-justice aux parisiens et Marie Sabot fondatrice du festival engagé et populaire We Love Green alors on se demandait et bien si la fête était forcément politique aujourd'hui ou s'il pouvait rester dans notre société des espaces bon enfant finalement où on se décapsule généreusement en oubliant un peu tout et en allant sur la piste de danse sans conscience j'ai envie de dire Jérémy Pelletier
je pense que l'évolution montre que justement il y a de moins en moins de fêtes désintéressées alors que la définition de la fête en effet repose sur une part de gratuité c'est-à-dire la fête c'est un moment où on laisse de côté on laisse en dehors de la piste de danse les problèmes de l'époque les problèmes politiques les problèmes qui touchent la société et évidemment ils sont nombreux mais on laisse tout ça de côté en effet le temps d'une soirée parce que la civilisation d'une part la population évidemment a besoin justement de moments gratuits désintéressés où on s'oxygène pour revenir ensuite aux choses sérieuses or je pense qu'il y a de plus en plus en effet de fêtes qui sont organisées pour défendre des causes pour défendre des catégories de la population pour défendre des sujets et toutes ces causes sont vertueuses et tous ces sujets sont vertueux or je pense que
ça casse un peu la fête
ça casse l'aspect déni aussi qui a une partie de la fête normalement et donc en effet je pense qu'il faut conserver aussi ces espaces de protection où pendant deux heures vous vous intéressez à autre chose que les problèmes de l'époque
Marie Sabot vous qui organisez ce festival engagé pour l'écologie on dit souvent que la gauche a perdu le sens de la fête et que justement ça plombe les ambiances qu'est-ce que vous en pensez est-ce qu'il ne faudrait pas créer des espaces festifs sans bannières écologiques engagées ?
Je pense qu'il n'y a qu'à venir voir ce que nous avons sur le festival je pense qu'on n'y est pas du tout et sur le festival nous avons cinq scènes donc cinq scènes c'est cinq scènes d'espaces de mise en scène de musique très différents on a une scène de conférence aussi qui fonctionne un peu comme un cabaret où on a de l'humour où on a des prises de paroles de scientifiques ou d'aventuriers qui sont vraiment tous ces événements qui sont complémentaires évidemment on a un espace de musique électronique où on a des DJ où là je ne pense pas qu'on a une fête qui soit retenue mais au contraire on a des endroits qui sont des safe places très cool où en plus ça se passe dans l'après-midi nous le festival finit à minuit une heure du matin donc je pense qu'on a vraiment Mais donc la fête engagée c'est festif Mais totalement et c'est surtout en fait ce n'est pas une question de fête engagée c'est une question de pouvoir encore une fois se vivre ensemble et avoir plusieurs moments dans sa journée où on va aller voir un concert ensuite on va aller danser dans notre espace ensuite on va aller réfléchir et discuter avec d'autres gens et puis on va avoir un autre endroit de grands concerts très impressionnants donc c'est ça dont on parle ce n'est pas mettre des éléments dans des concepts Alors dans votre festival
il y a énormément de jeunes et pourtant Jérémy Pelletier l'art de vivre chez les jeunes c'est un petit peu plus sans vouloir entrer dans les clichés mais il y a quand même ce mot dièse qui circule sur les réseaux sociaux vie tranquille alors sous le mot dièse vie tranquille il y a tricot aquarelle tisane et c'est vrai que les 16-25 ans il faut s'en réjouir boivent de moins en moins d'alcool 41% des représentants de la génération Z associent l'alcool non pas à la fête mais à la débauche est-ce qu'effectivement la fête n'a plus la code chez les jeunes
il y avait un autre terme il y avait un autre mot dièse qui était le terme de flemme qui venait beaucoup aussi dans les cortèges au moment notamment de la réforme des retraites sur les pancartes des jeunes générations alors évidemment préalable il y a plusieurs jeunesses il y a plusieurs façons de faire la fête et tout le monde ne fait pas la fête de la même façon force est de constater que chez les moins de 30 ans en effet ceux à qu'on assiste maintenant depuis 4, 5, 6 ans c'est plutôt une fête qui se recroqueville dans son espace d'ultra proximité une enquête de Crédoc très intéressante avait demandé aux jeunes c'est quoi le vendredi soir idéal pour vous la réponse qui est arrivée en tête c'est la soirée sur mon canapé avec un plateau télé et un téléphone portable absolument parce que tout ça va de pair et donc en effet cette société qui a tendance à se recroqueviller qui a tendance à se sédentariser qui a tendance à préférer les moments plutôt tranquilles comme vous l'avez dit chez soi plutôt que les moments extérieurs pour aller voir d'autres gens en effet se développe de plus en plus on voit une augmentation de la sédentarité ça veut dire qu'on passe beaucoup plus de temps entre quatre murs qu'on le faisait il y a 10, 15 ou 20 ans et une société et une nouvelle génération qui se dit beaucoup plus fatiguée qu'elle ne l'était il y a 10 ans
Damiel Delsenny vous avez eu cette expression aujourd'hui on fait la fête sous bulle et c'est vrai qu'on voit de plus en plus de fêtes destinées par exemple aux mamans solos qui veulent se retrouver autour des mamans solos ou entre différentes catégories de la population française on a l'impression que la fête dans son universalité telle qu'on peut la concevoir dans cette image d'épinal c'est terminé maintenant c'est la fête sous bulle et chacun sa bulle
Oui c'est tout le problème j'entendais tout à l'heure parler du vivre ensemble c'est un peu tout le problème du vivre ensemble aujourd'hui malheureusement mon métier fait que j'y crois pas trop mais ça c'est une déformation professionnelle mais en tout cas
En tant que journaliste du service justice effectivement le vivre ensemble
ça rend les choses plus compliquées mais je pense qu'il y a ce besoin de sécurité mais il y a un événement dont on n'a pas parlé c'est que ça fera 10 ans à la fin de l'année qu'il y a eu des attentats à Paris et les attentats ils ont visé spécifiquement des lieux de fête ils ont visé une salle de concert ils ont visé des terrasses et ça a été un traumatisme pour toute une génération de se dire que la fête ça pouvait aussi malheureusement être ça alors la menace terroriste elle est aussi une des raisons pour laquelle chaque manifestation désormais fait l'objet d'un dispositif de sécurité conséquent pas seulement pour prévoir des débordements mais parce qu'on est toujours sous cette chape de plomb 10 ans après on a été frappé frappé très fortement très durement et c'est quand même quelque chose c'est une musique à laquelle on s'est habitué malheureusement j'ai envie de dire mais qui est permanente dans notre esprit c'est-à-dire que le risque terroriste il est permanent en France il est permanent un peu plus à Paris et il a beaucoup beaucoup modifié je pense notre image de la fête aussi
en tout cas aujourd'hui en France un dispositif XXL de sécurité pour pouvoir permettre aux français de profiter de cette fête d'aller voir les feux d'artifice peut-être sur les Champs-Elysées ou en tout cas de profiter de cette fête nationale de ce 14 juillet et sinon rendez-vous au festival We Love Green en juin prochain où là la fête est toujours bonne merci Marissa Beau d'avoir été parmi nous Damien Nelseni merci infiniment Jérémy Pelletier la fête est finie avec point d'interrogation pas pour ce soir à mon avis ce soir la fête va battre son plein merci de nous avoir suivis demain dans le débat de midi on va s'interroger et bien après les annonces d'Emmanuel Macron sur comment réarmer la France si oui nous cherchons 40 milliards d'économies sur le budget et des milliards effectivement pour réarmer la France alors entre état-providence et économie de guerre faut-il choisir merci à mon équipe à la réalisation Riad Kera à la technique aujourd'hui c'était Corentin Rouchy merci à mon équipe