🔴 En direct I Vote de confiance : le discours de Marine Le Pen
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national marine le pen ovationnée par son groupe je succède dans l'hémicycle après marine le pen ce sera gagné la vie parlementaire d'un pays celui-ci en est un instant moment de vie est
allé le résultat désastreux de cinq décennies table piteux d'un effondrement pour le pays d'un désastre pour les français d'aujourd'hui et parce que les conséquences engagent les générations de demain pour la nation et c'est dans ces moments de crise dans ces moments où le roi apparaît nu que se révèlent dans le naufrage des formations déconsidérées les petites et grandes lâchetés les opportunismes honteux les connivences cachées je n'en ai pas la cruauté de décrire les méprisables roucoulades d'aspirants ministre auxquels nous assistons ce que l'on retiendra surtout d'anciennes forces politiques qui le poids d'un bilan déshonorant et pour seul projet de se maintenir au pouvoir coûte que coûte quoi qu'il en coûte dirait quelqu'un aujourd'hui politique d'un homme qui sait que les exigences du combat politique dépasse évidemment les personnes c'est l'honneur de la politique et c'est parfois la noble servitude que de l'accepter c'est pourquoi je m'étonne que monsieur bayrou et puis à un instant croire que je pouvais lier ma décision de voter ou non la confiance à mon intérêt personnel c'est mal connaître le rassemblement national et c'est ignorer l'intensité de notre engagement exclusif au service de la france ce moment marque la fin de l'agonie d'un gouvernement fantôme d'un gouvernement qui n'eut de gouvernement que le nom en huit mois des ministres souvent invisibles ou transparents n'ont été capables de produire que cinq textes législatifs dont trois sur mayotte en raison du dramatique épisode chido à l'évidence le pays n'est pas gouverné est-il même seulement administré dès lors à quoi bon maintenir un gouvernement qui ne gouverne pas les français ne s'y trompent pas puisqu'ils sont 75% à souhaiter la censure de ce gouvernement et vous monsieur le premier ministre vous êtes si habitué à la déconnexion de la représentation parlementaire avec l'opinion que vous vous étonnez que les députés dans leur majorité puissent exprimer cette volonté populaire nous vivons l'effondrement d'un système qui croit pouvoir tirer du constat scénarisé de ses échecs une nouvelle virginité politique faut-il fonctionner en vertu d'une pensée magique pour croire qu'une sorte de born again d'évangéliste américain permettrait d'obtenir le pardon céleste et l'onction démocratique divine cette légitimité que le peuple battant de l'échec ne reconnaît plus à des dirigeants faillis dirigeants de droite comme de gauche vous êtes coupable conséquence des méfaits dont on est comptable pour chercher à obtenir la confiance du parlement monsieur le premier ministre au moment le devoir d'appeler à l'unité du pays de désigner à la vindicte publique une classe d'âge ne cherchez pas à vous exonérer à mauvais compte des responsabilités d'un système que vous soutenez vous-même et tout particulièrement dans les rangs macronistes depuis huit ans le gouvernement passé comme irresponsable et bien permettez moi de vous le dire si la classe politique qui a conduit la France dans le mur est bien irresponsable ce n'est pas au sens où vous employez ce terme sur quoi nous avons assisté durant la dernière année c'est un naufrage un triste spectacle dont la seule vertu sera je l'espère de mettre fin aux supplices des français et en accélérant l'histoire de préparer la grande alternance les informaticiens parleraient de reset cette action qui consiste à réinitialiser la machine qui est étouffée par les bugs le vrai reset sera la démission du président mais cette décision ne dépend que de lui puisqu'il est constitutionnellement élu pour cinq ans bon je ne m'attends à rien sur ce point consciente que n'est pas le général de gaulle qui veut sur d'un président failli qu'ils ont porté institution et notamment l'institution présidentielle et n'appelons pas à la destitution bon l'hypothèse de la démission étant a priori fermée le président peut faire le choix de renommer un gouvernement qui au vu de l'équation politique ne passera probablement pas la discussion budgétaire techniquement cela nous conduira en décembre et le télescopage avec les élections municipales de masse rendra difficile l'organisation d'un scrutin législatif ce choix signerait donc l'enlisement institutionnel du pays y a-t-il d'ailleurs simplement dans le bloc macrono lr ou chez les supplétifs socialistes une seule personnalité ayant suffisamment d'autorité pour gouverner en ces circonstances particulières et ne pas resservir le plat budgétaire avarié préparé par les cuisines de bercy je ne le crois pas le projet gouvernemental se résumerait à 44 milliards d'impôts nouveaux à des centaines de milliers de migrants supplémentaires et à l'aggravation du laxisme judiciaire on le voit les choix pour sortir de la crise d'une crise parlementaire ou peut-être de régimes se restreignent une démocratie ne se relève des situations de doute et de confusion qu'en retournant aux sources en suivant le fil rouge qu'indiquent les institutions et pour notre république la loi fondamentale qu'est notre constitution alors que vous vous enfoncez dans la quatrième république je vous appelle à revenir à la cinquième son texte nous renvoie à l'article 5 qui octroie au président de la république un pouvoir d'arbitrage et dans ce cadre à l'article 12 qui prévoit la dissolution de l'assemblée nationale la dissolution n'est pas un caprice c'est un levier institutionnel pour sortir des blocages et permettre le fonctionnement démocratique c'est à dire normal et fluide des institutions j'entends dire ici et là qu'il n'y aura pas de dissolution parce qu'Emmanuel Macron n'y aurait pas intérêt mais ni les règles de la démocratie ni la constitution ne prévoit que le président de la république agisse par intérêt il doit agir par devoir et en l'occurrence dans l'intérêt supérieur du pays on se pose le pouvoir pour permettre l'exercice de la démocratie et le fonctionnement des institutions c'est pour les mettre en oeuvre quand la situation l'exige tout laisse penser juridiquement politiquement voire moralement que la dissolution n'est donc pas pour lui une option mais une obligation or en dehors de la dissolution mécanique d'après présidentielle ou de la dissolution ubuesque de 97 le droit de dissolution à trouver dans l'histoire a s'appliqué dans plusieurs circonstances précises en 1962 quand le gouvernement n'a pu disposer de majorité stable en 1968 quand le pays fut soumis à une grave crise sociale et politique au regard de la pratique constitutionnelle il n'est pas illégitime de dire qu'en ce 8 septembre 2025 il n'y a pas une condition remplie mais deux et même davantage un le pouvoir législatif est paralysé par une absence de majorité deux le pays connaît une crise sociale latente qui peut exploser à tout moment et trois il connaît une crise financière le tout dans un contexte international instable et avec une guerre aux portes de l'Europe cet état de fait devrait suffire à dissoudre un grand pays comme la France ne peut pas vivre avec un gouvernement de papier surtout dans un monde tourmenté et dangereux dans un monde qui vit des révolutions technologiques et des basculements géopolitiques historiques qui réclament des décisions immédiates en 2024 M.
Macron n'a pas péché en prononçant la dissolution un président n'a jamais tort de s'en remettre au peuple le scrutin des européennes de 2024 était à ce point accablant pour la majorité qu'il pouvait et même qu'il devait dissoudre l'erreur d'Emmanuel Macron ne fut pas de dissoudre mais sa faute fut entre les deux tours de consacrer son énergie présidentielle et celle de ses amis politiques à fausser le fait majoritaire d'alternance qui se dégageait une présidentielle il y a un fait majoritaire qui s'exprime naturellement aux législatives qui suivent personne n'y trouve rien à redire cela s'inscrit dans une logique institutionnelle bien ancrée et permet au pays d'être dirigé et gouverné mais il arrive qu'en cours de mandat présidentiel une élection législative voit émerger un fait majoritaire d'alternance tout autant celui-ci doit être respecté même s'il annonce et impose au président une cohabitation avec tous ses défauts François Mitterrand alors président en 1986 a laissé se constituer une majorité alternative de droite il en fut de même pour Jacques Chirac en 1997 avec cette fois-ci une cohabitation socialiste ces deux cas montrent que le président de la 5e république a le devoir de s'effacer devant le vote populaire qui s'exprime quand il y a blocage le rôle d'arbitre tel qu'il est dévolu au président par la constitution est de renvoyer la représentation parlementaire vers le peuple et de laisser s'exprimer le choix des électeurs sans utiliser le second tour pour fausser les logiques électorales on avait déjà vu le procédé au régional de 2015 quand dans les Hauts-de-France et en PACA le second tour fut utilisé pour interdire des alternances locales qui étaient plébiscitées au premier tour ces manoeuvres d'instrumentalisation des seconds tours sont des dévoiements de la démocratie imaginerait-on un arbitre de football qui s'emparerait du ballon parce que l'équipe qui a sa préférence est en train de perdre on le voit tout réside dans l'impartialité et le sens des responsabilités démocratiques avec lesquelles le président exerce son rôle d'arbitre à l'issue du vote monsieur Macron doit au moins une fois se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer si toutefois il en est capable son rôle de président de la république en ces circonstances le président n'a qu'une possibilité convoquer de nouvelles élections et laisser le pays choisir et s'il décide de choisir une majorité d'alternance s'il s'implique dans la campagne s'il sort de son rôle d'arbitre pour devenir joueur il accepte par avance d'en assumer les conséquences politiques en cas de défaite l'alternance l'alternance n'est pas un gros mot c'est une respiration normale de la démocratie l'arbitrage c'est revenir au peuple souverain laisser perdurer cette situation de blocage par des artifices mettrait le président en première ligne pour faire d'une crise parlementaire une crise de régime avec le mouvement du 10 septembre LFI veut bloquer le pays sans dissolution et Emmanuel Macron bloque aussi le pays or la France n'a pas besoin de blocage mais au contraire d'un déblocage de la situation pas d'un enlisement mais d'un élan les forces de blocage macronistes ou LFI sont les seuls responsables de l'enlisement et du désordre enfin la dernière raison pour laquelle Emmanuel Macron doit dissoudre ressort de l'esprit des lois il y a la loi le texte de la loi il y a aussi l'esprit de la loi et l'esprit des institutions l'esprit des lois et notamment de la loi fondamentale constitutionnelle enjoint de ne rien faire qui puisse contrarier le fonctionnement des institutions si l'une d'elles dysfonctionne c'est tout l'équilibre institutionnel qui vacille personne ne comprendrait que le président contribue à sa paralysie vous le voyez chers collègues je tire mon analyse de la situation de la haute conception que j'ai de nos institutions et du rôle éminent et fédérateur que je crois être celui du président de la république la crise parlementaire que nous vivons constitue un test sur la conception que le chef de l'état se fait de sa fonction son issu témoignera également de la santé de nos institutions il n'y a pas besoin de je ne sais quelle sixième république et le crime serait de revenir à la quatrième la cinquième fonctionne merveilleusement bien pour peu qu'on respecte sa lettre et retrouve son esprit pour ce qui nous concerne comme nous l'avons toujours fait nous prendrons nos responsabilités s'il n'y a pas de dissolution nous continuerons avec un esprit constructif mais sans faiblesse de faire valoir les idées que nos électeurs nous commandent de défendre mais je le dis avec solennité n'attendez pas que le groupe RN vous suive dans votre folie fiscale et migratoire dans vos petits partis pris idéologiques qui vous empêchent de voir la réalité du pays s'il y a une dissolution nous accepterons le verdict des urnes si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair c'est-à-dire d'une majorité absolue nous irons à Matignon pour mettre en oeuvre sans attendre la présidentielle un programme de redressement national le changement n'attend plus merci beaucoup
la présidente Le Pen on vient d'entendre la présidente du groupe rassemblement national à l'assemblée nationale Marine Le Pen qui rejoint donc ses troupes applaudies par ses députés elle a appelé encore une fois à la dissolution et elle a dit que son destin ne l'empêchait pas
« Il ne l'empêchait pas et ne l'empêchait pas »
« Il n'empêchait pas » « Il ne l'empêchait pas » « Il a l'impression, il n'empêchait pas »
Marine Le Pen