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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 avril 2026 10 min

Total, prix des carburants... la ministre Éléonore Caroit est l'invitée politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour madame madame ministre. Alors avant de parler des conséquences en France de la crise au Moyen-Orient, j'aimerais qu'on parle du Mali. On a appris ces derniers jours donc des indépendantistes et des djihadistes encerclés Bamaco.

Est-ce que vous avez des informations concernant les ressortissants français qui restent là-bas ? On les conseille de quitter le pays. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques précisions là-dessus ?

Oui, bien sûr. Alors, nous suivons avec la plus grande attention la situation sécuritaire au Mali qui, comme vous venez de le dire, s fortement dégradé. Nous avons sur place 4098 Français qui sont inscrits au registre des Français de l'étranger.

Je rappelle que les Français, où qu'ils soient dans le monde sont invités à s'inscrire au registre des Français de l'étranger, ce qui nous permet de communiquer directement avec eux lors que une crise s'aggrave lorsque c'est nécessaire. Et donc nous avons dès samedi pu entrer en contact avec cette communauté française pour leur donner des consignes de sécurité, pour leur conseiller de quitter le pays s'il le pouvait. Évidemment, le conseil que nous donnons aussi aux voyageurs, c'est de ne pas se rendre au Mali sauf circonstances absolument exceptionnelles, mais vraiment de de de ne pas y aller.

Et nous suivons avec attention l'évolution de la situation et on suivra parce que elle inquiète d'autres pays autour du Mali. euh un effet domino qui est à à prévoir, mais nous en reparlerons. Alors, bien évidemment, il y a la crise au Moyen-Orient, le le ministre Jean-Noel Barreau est en déplacement là pour euh euh de tr jours dans le golf.

Quel est le le sens de cette visite alors qu'on voit que le baril euh de Prinent é ne cesse d'augmenter euh ce matin, euh il y va. Pourquoi ? Parce qu'on a l'impression que la France, elle ne peut pas peser sur ce conflit.

La France n'est pas à l'initiative de ce conflit. La France n'a pas été consultée lorsque les hostilités ont commencé. Elle ne participe pas à ce conflit mais elle défensive hein.

C'est le le mot répété à l'envie par le président de la République. Mais c'est important parce que défensive ça veut aussi dire que nous sommes présents dans la région. Nous avons des bases militaires, nous avons des emprises diplomatiques.

Nous avons pour le coup 400000 Français qui résident dans les pays qui sont affectés par le conflit au Moyen-Orient. Et donc nous mobilisons nos partenaires, les pays du golf avec lesquels nous avons des traités, des accords et puis nous les mobilisons pour justement parvenir à une désescalade, revenir à un dialogue parce que on le voit, vous le disiez à l'instant, euh tout toute mobilisation, tout changement dans cette crise a un impact direct sur nous, sur le portefeuille des Français, mais aussi sur la stabilité de la région et sur la protection des des Français qui sont sur place. justement, vous l'évoquiez la la hausse des carburants.

Hier, le président de la République a demandé au gouvernement d'apporter de nouvelles réponses euh pour aider les secteurs qui sont touchés parce que la principale antiste du gouvernement et on le voit, c'est que le le conflit dure et c'est le cas. Euh quelles sont les nouvelles solutions, les nouvelles réponses que peut apporter le gouvernement euh au-delà des aides ciblées quand le premier ministre dit "On ne dépensera pas l'argent qu'on a pas mais on n'oubliera personne Ça semble compliqué aujourd'hui de à la fois de je veux dire de protéger les finances publiques et d'aider les Français. Alors c'est quoi les nouvelles réponses ?

En fait il y a deux niveaux de réponse. Il y a un niveau de réponse qui est dans l'immédiat et c'est ciblé sur les personnes qui sont les plus vulnérables. Celles qui ont déjà deux vagues depuis déjà Exactement.

Vous avez raison de le rappeler. Ça avait été annoncé par la ministre en charge justement du du dossier Modréon et par le premier ministre. aider vraiment de manière ciblée les plus vulnérables, ceux qui ont besoin, ceux qui sont affectés dans leur quotidien par cette hausse parce que ils prennent leur voiture pour aller au travail parce que ce sont les personnes qui sont les plus dans dans le besoin et les plus affectés.

Après vous avez aussi comment est-ce qu'on agit sur le long terme par rapport à d'autres pays européens, par rapport à d'autres pays voisins. Nous on n pas de pétrole, on n pas de gaz mais on a de l'énergie nucléaire, on a la possibilité d'électrifier encore davantage et donc de se rendre moins dépendant. vous avez un éternement au Moyen-Orient et bien nous on attrape un rhume.

Ça c'est le plan électrification qu'a proposé le le premier ministre mais qui est qui est du moyen et du long terme. Voilà. Mais bien évidemment mais aujourd'hui les Français ont fait eux-mêmes le choix de moins consommer en se déplaçant moins, ce qui pose un problème de recette fiscale.

Et puis on a vu hier les bénéfices de total plus 50 % sur le trimestre par rapport au trimestre 2000er trimestre 2025. Est-ce que l'idée de taxer les super profits pétroliers fait son chemin ? Le premier ministre a dit qu'il n'y était pas forcément opposé et Maux de Brégon a dit dans le compte-rendu du conseil des ministres, on ne ferme la porte à rien.

Est-ce que cette porte là est entrouverte par le gouvernement ? C'est effectivement ce que ce qu'a dit la porte-parole du gouvernement et le Premier ministre, mais ce qu'il faut regarder, c'est l'efficacité des mesures qui pourraient être mises en place et euh surtout leur pérennité. Parce que ce que l'on voit, c'est que cette crise peut effectivement durer et que d'autres crises peuvent nous affecter tant qu'on prend pas ces mesures de moyen et long terme qui sont absolument essentielles, même si vous l'avez dit, cela prend plus de temps.

Donc, il faut vraiment avancer en parallèle et puis regarder on voir un peu de recette puisque si les Français consomment moins, il y a moins de rentrée de TVA par exemple sur le carburant. Donc est-ce que le gouvernement n'a pas la crainte d'avoir un problème de recette fiscale ? Vous avez annoncé euh les chiffres de la croissance qui sont un peu différents de ce que l'on avait prévu.

Voilà. Prévision à la baisse après si on revient et la charge de la dette qui augmente aussi. Vous devez en prendre vous devez prendre en compte évidemment tous les facteurs et vous avez raison de parler de la charge de la dette qu'on a tendance à oublier lorsqu'on n'est pas en plein débat budgétaire.

Donc il faut prendre tout cela en compte. C'est pour ça que on doit être aussi attentif aux aides que l'on peut donner. Il faut les cibler. il faut qu'elle soit utile et de la même manière tous euh les les toutes les taxations supplémentaires, toutes les mesures supplémentaires qui pourraient être envisagées éventuellement prises doivent être fait en regardant leur efficacité.

Euh et il faut aussi et le gouvernement le fait déjà très fortement s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus, que réellement il n'y ait pas d'augmentation des prix dû à la crise, qu'il n'y ait pas de profiteur entre guillemets de cette crise et c'est le cas et moi je salue. Est-ce que Total est considéré par le gouvernement comme un profiteur de crise ? Non.

À ce stade, ce que l'on constate, c'est les chiffres qui ont été annoncés et la nécessité justement de de distribuer de de mieux distribuer le le les potentiels gains d'une crise. Mais à ce stade, ce lien de causalité n'a pas été établi comme l'on dit à la fois la porte-parole du gouvernement et le premier ministre. Ce qu'il faut c'est étudier la situation, ne rien s'interdir mais en même temps encore une fois rester sur l'efficacité des mesures et surtout ne pas stigmatiser.

Vous savez, on est dans un contexte de crise de guerre d'ailleurs avec des gens qui aujourd'hui souffrent et non de là où je vous parle OK. Dorsé, on s'occupe surtout beaucoup des populations civiles, de la protection des Français et des solutions diplomatiques. Donc de la cause de ces problèmes que l'on ressent aujourd'hui sur notre territoire.

Et donc je pense qu'il faut aussi de manière générale et dans le débat public ne pas se pointer du doigt, ne pas cristalliser un débat lorsque on a vraiment besoin de trouver des solutions pour les Françaises et les Français dans un contexte difficile que vous avez rappelé. Donc on verra comment le gouvernement répond au président de la République. On verra s'il y a des nouvelles réponses à la crise.

Votre actualité du moment c'est le G7 du développement et parmi les thèmes abordés il y a lutter contre la crise au Moyen-Orient au niveau de de des crises alimentaires. Est-ce que vous pouvez nous nous en dire un mot sur ce sujet-là ? parce que bien évidemment c'est lié à l'actualité qu'on vient d'évoquer.

Tout à fait. On a pu organiser hier une session sur la question de l'impact de la crise au Moyen-Orient, notamment sur les systèmes alimentaires. Il y a 45 millions de personnes qui sont dans un risque immédiat de sombrer dans une insécurité alimentaire aigue du fait de la crise au Moyen-Orient.

Pourquoi ? parce qu'il y a la question des engrais qui ne sont pas produits localement dans de nombreux pays et qui aujourd'hui ne peuvent pas transiter par le D3 d'Ormose. Alors, il faut apporter des réponse, rendre ces pays beaucoup plus résilients et c'est d'ailleurs le sens de cette ministériel du G7 sur le développement, c'est comment est-ce que l'on s'assure que les pays qui reçoivent cet investissement dans le développement construisent des politiques durables, stables et sont pas dépendants de l'aide étrangère, de l'investissement étrangible toutes les économies.

Donc le développement, c'est peut-être pas le bon mot, c'est de se défendre contre cette crise. Ça, est-ce que vous en parlez pendant vous avez raison. Vous avez raison de lier développement à la défense et d'ailleurs nous le faisons.

Et vous savez le fait d'avoir une ministérielle sur le développement dans le contexte actuel avec des pays du G7 qui ont des des positions extrêmement divergentes, notamment sur ce conflit, notamment sur la question du développement, sur l'essence même de cet investissement, c'était pas du tout une évidence et nous on a réussi à le faire. On réussit aussi à avancer avec un communiqué conjoint. Il y en avait pas eu depuis 2 ans et pour cause parce que voilà, il y avait des divergences au sein du G7 et on a réussi aussi à le faire avec les Américains malgré nos divergence de point de vue et donc je pense à la une du point d' une semaine où on disait la France ne passe plus rire à l'international.

C'est pas vrai. On a justement ce leadership à l'international parce qu'on arrive à regrouper des pays qui ont des vues différentes sur l'essentiel, c'est-à-dire investir et agir pour les populations qui aujourd'hui souffrent de cette crise dont on parle. Mais c'est vrai qu'on regarde de quelle manière la France peut poser sur le conflit.

Donc ça va être posé sur l'international, c'est pas simplement le le conflit au Moyen-Orient ou en Ukraine. Ça c'est clair, mais c'est vrai que c'est assez compliqué de voir un peu quel rôle peut jouer la France. Et puis je voulais vous parler d'une échéance qui n'a échappé à personne, c'est la présidentielle hein dans un an.

Gabriel Atal fait un meeting le 30 mai. On pense peut-être qu'il va lancer sa campagne. Vous vous avez été longtemps porte-parole de du parti Renaissance.

Gabriel Atal, c'est votre candidat pour 2027 du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. À ce stade, moi je pense qu'il faut vraiment se concentrer sur les urgences que l'on doit gérer. Notamment on parlait du prix du carburant, de l'évolution aussi de nos comptes publics et puis surtout de répondre aux attentes des Français.

Le premier ministre parle justement de cette question du logement, revient sur les sujets essentiels. Évidemment que la présidentielle est importante. Évidemment que il y a une forme de précampagne avec de nombreux candidats qui d'ailleurs présentent leurs programmes, leurs idées et c'est sain.

C'est sain dans la mesure où à la fin on peut se retrouver derrière une ou un candidat dans cet espace qui est qui est le centre, qui lutte contre les extrêmes, qui aujourd'hui polarise le débat notamment en matière de développement et c'est regrettable parce que c'est vraiment des sujets sur lesquels on doit pouvoir se retrouver et dans lesquels on peut aussi être fier d'être français. Vous ne m'avez pas répondu sur Gabriel Atal.