CENSURE, PERMIS DE TUER : LE MACRO-LEPÉNISME À SON APOGÉE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Disolution. Aujourd'hui, on va vous parler de trois sujets : Marine Le Pen condamné en appel, de la motion de censure échouée et de la proposition de loi permis de tuer pour les flics. Un faachorama en somme, simple, efficace, terrifiant.
Au sommet, la contrainte pénale s'aménage et se négocie. En bas, elle se rend par balle. C'est vraiment de plus en plus la dissolution de l'état de droit ce pays.
Bonne dissolution. [musique] Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale. Le sort judiciaire de Marine Le Pen est enfin fixé en appel.
Recondamné pour tous les faits. 3 ans de prison dont un enferme, 100000 € d'amende et 3 ans et 9 mois d'inéligibilité. 45 mois dont 15 mois fermes déjà exécutés.
Marine Le Pen est donc éligible à ce jour. Marine Le Pen est soulagée et ça s'est vu. Plus besoin d'envoyer Ken et Barbie au Casspip, elle est innocente.
Point. Ken et Barbie euh vu l'origine du parti, plutôt Klaos, hein. Oh non [gémissement] non oh non non.
J'ai été heureuse. J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter et que la cour me rende mon éligibilité. Innocente donc pas question de s'excuser pour les millions détournés, pour son chauffeur, sa belle tente gâteuse de je sais pas quoi.
Ah non, sa sœur Yan Le Pen n'avait pas fait appel. Bon bah Marine c'est pas pareil, elle est plus qu'innocente. Les juges se sont trompés.
Mais deux magistrats, deux cours différentes qui ne se connaissent pas ont jugé de la même manière dans le même sens. Vous êtes coupable, vous le parti en tant que personne morale et 11 autres personnes de d'étonnement de fonds public. Ah non, elle n'est pas coupable.
Le monde pourrait le penser. Elle ne l'est pas. Voilà.
Oui, mais je considère que deux juridictions peuvent commettre une erreur et même ce n'est qu'un malentendu, un désaccord d'interprétation juridique. Tout un foin pour ça. Je suis en désaccord.
Nous sommes d'ailleurs en désaccord avec l'application de l'article 432 15 du code pénal au fait que l'on nous reproche. Ça c'est une défense de coupable. Son avis vaudrait celui du juge.
Ben non, désolé. L'avis des juges n'est pas un avis. C'est une décision qui dit non.
Le RN a tenté deux fois en première instance et en appelle échec. Et pourtant, c'est comme si ça ne valait rien. Et c'est au fond toute la tradition de la Maison Le Pen.
La loi n'est pas une contrainte mais une ressource. L'avis juges n'est qu'un avis parmi d'autres et celui du RN vaut mieux. Espérons que la Cour de cassation ne se trompe pas.
Évidemment, pour Marine Le Pen, cette cassation est importante. Elle suspend le jugement d'appel et surtout ses contraintes pénales, donc le bracelet électronique. Il y a eu beaucoup de débats en ligne.
La cassation contre l'appel ferait-elle revivre la première instance ? Chacun a fait dire au communiqués de la Cour de cassation ce qu'il veut. Oui, non, ce bradar dans le grenier.
Mais ce qui compte, c'est ce que feront les juges, pas les analyses douteuses de la twitosphère. Et les arguments penchent plutôt pour une suspension des effets de l'appel. C'est l'appel qui passe en cassation, pas la première instance.
Il y a fort à parier que le pourvoir rendra sa liberté à Marine Le Pen. Mais si la Cour de cassation finissait par rejeter le pourvoi, la condamnation en appel deviendrait définitive. Donc 1 an de bracelet électronique, 100000 € d'amende.
Mais il lui reste un dernier joker. Elle est députée. Selon l'article 26 aligné à 3 de la Constitution, l'Assemblée nationale peut sur demande suspendre les mesures restrictives visant l'un de ses membres.
Ses copains, main dans la main avec les macronistes, pourront donc d'un vote desserrer les taux judiciaires. La justice n'est plus un tribunal, c'est un guichet. Il suffit d'avoir les bons copains derrière le comptoir et hop, tous les ennuis peuvent disparaître.
Et on sait depuis la dernière dissolution combien les macronistes seront trop heureux de laisser Marine Le Pen aller à la présidentielle, même si aucun d'eux ne la croit innocente. Parce que pour la croire innocente, il faut le dire trois fois. présumé innocente une première fois comme tout le monde, une seconde fois après le premier jugement perdu et une troisiè fois après l'appel lui aussi perdu.
Name bande de loser de voleur de crapule. Et en parlant de monstres qui popent de nulle part, il y en a un qu'elle a essayé de dissimuler. Jugé par vous-même.
Nos ambitions personnelles ne rentrent absolument pas en ligne de compte. Ah non, c'est pas du tout par ambition. On devient président par ambition.
Mais sur quelle planète vivez-vous ? On le devient pour la France. La même à qui elle a piqué des million ?
Ah non, ça c'est partiellement la France. Environ 18 % parce que c'est de l'argent de lieuxe. Ah donc pardon.
La même à qui elle a piqué 18 % des millions. Quel mauvais esprit. Elle veut aider la France et toi tu dis qu'elle peut pas piquer des millions pour se faire plaise.
Pas cool. Il peut représenter un véritable souffle, un nouveau souffle pour notre pays. Hm.
On le voit déjà le souffle, hein. Retenez bien ce mot, ambition, parce que ça a pas mal sointé ces derniers jours. L'ambition de Marine Le Pen qui a besoin de gagner du temps, l'ambition du PS qui a besoin de survivre et celle des Macronistes qui ont besoin des deux autres pour continuer à tout cramer.
Ça s'est particulièrement vu lors de la discussion de la motion de censure déposée par les écolos. Le RN a servi avec le PS d'ultime béquille à un macronisme moréibon. Aucun des deux ne l'a voté, la voit l'échec.
Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 132. La majorité requise n'étant pas atteinte.
La motion de censure n'est pas adoptée. La motion accusé le cornu d'impréparation coupable face à la canicule. Vous êtes responsable. responsable de n'avoir rien su planifier et responsable du chaos qui en découle et on sait bien ce qu'il y a derrière.
Le réchauffement a un moteur et il est économique. Depuis 50 ans, Total sait pour le réchauffement climatique et depuis 50 ans, totalement et organise la désinformation pour protéger ses profits. Les 50 personnes les plus riches de la planète émettent à elles seules plus de gaz à effet de serre qu'unard 300 millions d'êtres humains.
Évidemment, les macronistes ne se sont pas laissés faire avec des stratégies aussi infectes que puantes. Il y en avait pour tous les goûts. Saveur d'égût, mension spéciale cuve aigre.
Que faut-il y voir ? Un besoin d'exister sans doute plus sûrement encore dégage donné à vos aliens soumis. Car voilà le prix de cette alliance.
Rien pour les intérêts du pays, tout pour ceux départis. Toujours pas. H j'ai topping relic de matière biofermentée.
C'est précisément parce que le sujet est grave que la motion qui nous réunit aujourd'hui nous paraît me paraît peu à la hauteur. Vous voulez censurer le gouvernement parce qu'il fait trop chaud. Vous voulez le censurer au moment même où des incendies frappent le sud du pays.
Des gens meurent chez eux jeunes et vieux. Mais oui, il fait chaud. Un truc de bourgeois qui vivent pas la canicule comme nous.
Et dans tout ça, le PS a surprise surprise joué un jeu coupable. Nous ne censurerons donc pas aujourd'hui votre gouvernement. Mais ne nous trompons pas.
Monsieur le premier ministre, force est de constater que votre gouvernement n'a jusqu'à présent pas été à la hauteur du défi climatique. Dans ce combat, l'inaction n'est pas la prudence, c'est une faute politique. Ah oui, une censure n'a jamais rien résolu, surtout sans chance d'être adoptée.
Le débat que nous avons aujourd'hui ne porte pas uniquement sur la gestion d'une crise, il porte sur la capacité de notre pays à se préparer un phénomène désormais durable et par conséquent sur la volonté de l'ensemble des décideurs à apporter des réponses solides. Le Haut Conseil pour le climat dit que les macronistes ont laissé cramer la baraque. Mais oui, ne pas les censurer pour continuer comme ils ont toujours fait, ça fait avancer le bousin, ça c'est sûr.
Derrière cette abstention soutient à le corn, on comprend bien la stratégie du PS : se rapprocher des macronistes pour survivre à leur propre éradication. Alors le PS Cajol il y a de semaines ont décrypté le programme du PS et figurez-vous que il y a rien de compatible avec un rapprochement macroniste. Mais c'est normal promettre à gauche puis gouverner à droite.
C'est bien ça la tradition du PS. Non, moi je suis un républicain de gauche. En général, il y a des récalements.
Il a trahi. Il est pas de gauche. Pourquoi ? parce que il a expulsé Leonarda, parce qu'il a fermé des campements de Rome, parce qu'il a mis des caméras de surveillance de vidéosurveillance dans sa ville, parce qu'il a fait la réforme du marché du travail.
Bon bah, puisqu'on y est, on en parle des fachaots, je crois pas qu'il les voté eux non plus. Alors oui, mais rassurez-vous, ils avaient plein de raisons de la voter. Il y a 1000 raisons de vous censurer en réalité. vos manquements, vos scandales, vos mensonges, vos renoncements. 1000 raisons de vous censurer.
Attendez, il en avait 1000 autres. Alors oui, il y a 1000 raisons de vous censurer, d'espérer et de préparer votre départ. Votre action publique n'est plus que celle du commentaire.
Il n'y a plus de ministres, il y a des influenceurs. Bizarre 3000 raisons de censurer et pas une qui leur va. Presque comme s'il voulait pas voter la censure.
Un puiteux cache sexe. Il continue la virvolte creuse en attaquant les écolos sous la ceinture. Chez les verts, on combat davantage la température qui monte dehors que celle qui monte dans la braguette de monsieur con Bendit lorsqu'il parle des enfants.
Ah c'est relan d'extrême droite bien puante. L'odeur cadavérique du vieux Le Pen parfume ce bouquet de fiel pourrissant. J'ai été mis en cause par le pédophile par le pédophile Con et j'ai le droit de répondre.
J'ai le droit de rappeler qu'il a été mis en cause ici pour avoir hébergé un terroriste de la fraction armée rouge. J'ai le droit de défendre mon ici, monsieur. Vous me laissez pas la parole quoi.
On se croirait chez les bolcheviques ici. Ah, son seul problème c'est qu'il n'est pas de son bord. Des péos chez les fachaots, il y en a une ribambelle.
Ancien cadre adorateur de Maznef. La concoction est bien pourrie. Bon, ces insultes à droite à gauche, c'est de la diversion pour masquer que le RN soutient les macronistes.
Monsieur Gluxman, vous savez, c'est celui que que ma concierge prend pour un journaliste, que les journalistes prennent pour un philosophe et que les philosophes prennent pour ma concierge. Voilà. Voilà l'atelage.
Voilà l'atelage qui soutient et organise le pouvoir dans notre pays. Alors d'habitude se moquer de Gluxman, on est client mais trouver drôle de dire que les concieres sont corticalement plates et intellectuellement débiles, bah c'est un humour de faf. Voilà donc nouveau don Quichotte adversaire de la clime.
Vous n'êtes pas adversaire de l'islamisme, vous n'êtes pas adversaire du terrorisme, pas de la fraude, pas de l'homophobie au Sénégal ou dans vos rangs à Saint-Fouin. Pas adversaire des violences conjugales, on comprend pourquoi. Pas adversaire du naufrage du périscolaire à Paris.
Vous êtes adversaire de la clime. Du proto Trump. agresser, salir, tout rabaisser à leur niveau.
Tout ça pour pas voter la censure. Chenu est mauvais et méchant. Souvent, c'est pour masquer assez mal que cet infame cortège, c'est lui qui le protège.
Et que disait Marine Le Pen déjà ? Vous pourriez censurer un gouvernement qui abrogerait la réforme des retraites ? Ah oui oui, je j'en moi là maintenant.
Tout tout. Ah tout même des de grandes avancées comme interrogation. Tout non mais tout, je sens tout.
Voilà, stop. La plaisanterie a assez duré. Ah mais tu sais les fachot et les principes c'est quand ça les arrange.
Le parti qui vous a précédé dont vous étiez membre le Front National son slogan c'était mains propre et tête haute. Vous avez les mains propres aujourd'hui. Oui oui oui.
Et le marché est limpide. Pas de censure aujourd'hui pour faire voter la suspension de peine demain. L'article 26 de la Constitution se paye en abstention.
Et en parlant d'arrangements variables avec la police et la justice, rubrique suivante : proposition de loi des républicains d'une présomption de légitime défense pour les flics est ressortie d'entre les morts. Les guillumets n'ont jamais été aussi à propos. Cette proposition de loi avait été discutée une première fois le 22 janvier 2026.
Oh, comme les vieilles venaisons, ils aiment faisander leur infemme concoction. L'idée est simple. Le flic qui a tiré n'a plus à se justifier.
Il est présumé avoir tiré légalement. C'est à la victime de prouver le contraire. Et mardi 7 juillet 2026, les députés l'ont adopté.
Votant 517, exprimé 512, majorité 257 pour 313 contre 199. L'Assemblée nationale a adopté. Prochaine [applaudissements] séance ce soir à 22h.
Bon, on va le voir, cette proposition de loi est abominable. Mais vous pouvez faire entendre votre voix en signant la pétition. Le lien est dans la description.
Comme d'hab, les conservateurs ont sorti les vieilles techniques. La sécurité, première des libertés. Nos policiers font tenir la République, protégeons ceux qui nous défendent.
Et il rappelle le terrible état de notre paix sociale, ravagé par les agressions quotidiennes. Les violences contre les forces de l'ordre ont connu une hausse importante ces dernières années. En 2024, 6258 policiers ont été blessés par un/ers. 9475 agressions physiques et verbales ont été recensées envers nos gendarmes.
Et pour dénoncer leuragement antiflic, en 2024, le nombre d'agressions physiques de gendarmes dépassait leur niveau record de l'année précédente avec près de 5463 faits enregistrés dont 40 % avec armes. Les agressions par armes à feu à leur rencontre bondissaient de 145 %. Cette même année, le nombre de policiers en mission ou en service blessés volontairement du fait d'un tiers augmentait de 21 %.
Et allez, encore un petit coup, ma bonne dame. En 2024, plus de 11500 policiers et gendarmes ont été agressés en France en hausse de 80 % sur 10 ans. Ces violences s'accompagnent désormais d'une hausse massive des agressions par arme à feu.
Déjà, aucune statistique accessible, mais il range dans les agressions tous les outrages et rébellion. L'ego policier truc fragile, un mot de travers et 8 jours dit. Alors forcément pour justifier la loi, ils invoquent le vécu policier.
Ah, tu veux dire euh le manque de moyens, la sousformation des priorités qui valent tous les 6 mois et qui tuent les enquêtes. Narcotraficité une. Ah non, finalement concentrez-vous sur les VSS.
Il faut bien des flics pour les classer s'ensuite. Oui, et d'ailleurs, les chiffres font peur. Selon la justice, à peine 30 % des affaires au global sont poursuivables.
Et pour les VSS, l'Institut des politiques publiques le divise par deux. Deux fois plus dur pour une victime de VSS d'être soutenue par le système pénal. Mais ce n'est pas de ça dont on parle le vécu policier.
C'est quand il tire sur des citoyens et finissent son garde à vue à l'IGPN. Ça c'est inadmissible. Lorsqu'un agent fait usage de son arme dans le cadre légal, il est presque systématiquement placé dans une logique de suspicion d'usage illégitime de cette arme.
En tout cas par la France insoumise, c'est sûr, les procédures sont lourdes et la garde à vue est quasi systématique. Oh non ! la garde à vue quand on a tiré sur quelqu'un.
Mais ça doit être si éprouvant que l'usage de l'arme laisse toujours son nombre de choc sur le policier ou le gendarme qui s'y trouve un jour obligé. Mais rassurez-vous, le ressenti de celui qui s'est pris une balle, c'est R une balle de quoi ? Non, ce qui compte, c'est que celui qui a tiré se sente soutenu et n'hésite plus à tirer.
Un sentiment durable de culpabilité et de fragilisation professionnelle. Ce décalage entre le cadre légal et la réalité procédurale nourrit une forme d'inhibition opérationnelle. Ben voilà, c'est dit.
L'objectif caché est là. surtout que les policiers n'hésitent plus à tirer et puis les uniformes, les brassards, c'est chiant non ? Qui voudrait assumer ici d'exiger de nos policiers qu'il prennent soin d'enfiler leur brassard police avant de mettre à l'abri se mettre à l'abri d'un périple meurtrier ?
Mais oui, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? On a été chercher une vieille série du service public PJ pour illustrer le problème. Dans l'extrait qui va suivre, le capitaine Monier va oublier de porter son brassard et se retrouver en danger.
Ça va ? Tu as rien ? Oh, ça va ?
Il m'a tiré dessus. Mais ton brassard. Mais je le menaçais pas.
Mon bras il t baissé. Police ! Police !
Rocky ! Police ! Et oui, elle a tiré sur un autre flic.
Oups. N'empêche dis donc la fraîcheur des séries des années 2000. C'est sûr qu'aujourd'hui on le montre moins à la télé les flics sans brassard qui tirent par erreur sur d'autres flics qui tirent eux-mêmes sans être en légitime défense.
Et attendez, c'est pas fini. Mais qu'est-ce que vous foutez à la BAC ? Vous tirez sans être en légime défense maintenant ?
S'il te plaît, tu bouges pas. Bernard, tu préviens le patron, tu lui dis que c'est la merde. C'est moi qui tiré.
J'ai vu une n armée, je pouvais pas savoir. Attends, qu'est-ce que tu racontes là ? Elle te menait pas puis elle avait son brassard comme mè tiroir elle l'avait pas son brassard je suis sûr qu'elle l'avait pas si elle l'avait. [ __ ] j'ai l'épaule foutu oh [ __ ] c'est la merde.
Arrête ça maintenant. Qu'est-ce qu'il a eu ? Bah il est tombé ma caille.
Et la BAC qui finit par tabasser un suspect au sol et tout ça à une heure de grande écoute. Aujourd'hui le changement narratif est très clair et assumé. Agresser physiquement un policier doit être une activité à très haut risque pour l'agresseur et ce sera très dissuasif.
Et non. Nous ne devons pas demander à un policier d'attendre d'être blessé ou mort pour être certain qu'il aurait pu utiliser son arme. Pour résumer 1, encourager les flic à tirer. 2, une présomption de tir autorisé.
Et 3, aucune obligation de s'identifier visuellement auprès de ceux sur qui il tire. Bah, ça s'appelle une milice fasciste, non ? Ah non, si tu ne le savais pas, je vais te la prendre.
Ça s'appelle une ceinture de sécurité, hein. Une ceinture de sécurité, hein. La police ne tue pas comme la ceinture de sécurité ne tue pas.
Si quelques personnes meurent sans doute chaque année noyé ou brûlé dans leur voiture coincé par leur ceinture de sécurité, dans l'immense majorité des cas, la ceinture de sécurité sauve des vies. Pense à la descence humaine, espèce de merde en costume. Oh non, mais les insultes non, c'est pas bien.
Mais c'est vrai que la ceinture de sécurité qui te bute par erreur, c'est tout un concept. Pas sûr que beaucoup de gens mettraient la ceinture psychotueuse. Une ceinture ne délibère pas, ne se trompe pas, ne passe pas en garde à vue.
C'est ça le rêve, transformer l'agent de police en objet. Parce qu'un objet ne répond de rien. C'est l'impunité à l'état solide.
En doutez, c'est vouloir envoyer les innocentes victimes dans le pare-brise. [cri] On les voit venir. Les tirs étant préjugés l'égau, les rares critiqués seront, c'est sûr, ceux de quelques brebis galeuses.
L'institution, elle sera irréprochable parce qu'innocenté dans la plupart des cas. Et les victimes, bah des procureurs cruels harcelant d'innocents policiers pour salir une institution innocente. Capiche !
Ces discours désinibront les conduites abusives et légitimeront les violences policières. À l'origine, la proposition de loi donnait une présomption de légitime défense au flic. Le gouvernement, lui, a poussé la chansonnette pour un truc encore plus pourri.
Les policiers comme les gendarmes bénéficient d'un fait justificatif fondé non pas tant sur la légitime défense que sur l'autorisation de la loi. C'est amant de mentir les conséquences de ce cadre juridique en prévoyant non pas une présemption de légitime défense mais une présemption d'usage légitime de l'arme autant qu'il n'existe pas de preuve contraire que le policier ou le gendarme a violé les dispositions de la loi de 2017 précis. En gros, ce n'est plus une présomption de légitime défense, mais de tir légal et ça change tout.
C'est bien plus permissif. Selon l'article L435-1 du code de sécurité intérieur, le tir est autorisé pour la légitime défense, la défense des lieux, l'arrêt de fuillard ou de véhicules jugés dangereux et les parcours meurtriers. Bref, plus seulement le danger physique.
Grosso modo, toute situation a un peu tendue. Clairement, avec cette loi, le policier qui a tué Naël serait présumé avoir légalement tiré pour arrêter le véhicule. Inverser la charge de la preuve.
C'est une rupture assumée avec les principes les plus élémentaires de notre droit pénal. Pire encore, il reviendrait désormais au parquet de prouver que l'usage de l'arme était manifestement disproportionné. Le mise en C se trouve ainsi libéré de toute charge probatoire.
Pour les soutiens du texte, c'est pas du tout ça, hein. Pas du tout. Vous comprenez ?
Cette proposition de loi, si elle était adoptée, n'empêchera pas le policier ou le gendarme d'être placé en garde à vue. Et c'est et ce dès la première minute. Elle note rien à la faculté du procureur de la République d'ouvrir une enquête.
Bref, il ne change rien, pas le droit, juste un petit truc, la preuve. On change la charge de la preuve mais pas le droit applicable. Le symbole est fort.
L'effet juridique, lui reste incertain. C'est fou de faire tout ça pour presque rien changer hein. Vous sentez ce doux fumé ?
C'est celui du gros bullshit. Endroit, une règle vaut toujours. Rien n'existe sans preuve.
Changer le régime de la preuve, c'est changer celui de l'existence juridique. Plus dur à prouver égale judiciairement, ça n'existe plus. La présomption d'innocence change de camp.
La balle est présumée innocente et c'est au cadavre de prouver le contraire. Donc non, ça change la réalité concrète, pas que la preuve. Cette présomption vise surtout à épargner la garde à vue au tireur.
Une présomption, ce n'est pas une immunité ni le bénéfice d'un doute. Une présomption, cela se renverse par tout moyen, à tout moment, à tout moment et par toute personne. Cette présomption, si elle est adoptée, lèvera simplement l'automaticité de la garde à vue du policier qui a fait usage de son arme.
La garde à vue post tir est un moment clé. Isoler le tireur permet de recueillir sa version avant qu'il ne se concerte avec ses collègues très inquiets pour son sort. D'où une version bien plus dure à éprouver.
Moins de contradiction, moins de divergence, bref, des discours préparés par la hiérarchie pile pour sortir les tireurs des emmerdes. He made you fear for your safety and that of your fellow officers. La coordination des versions fait disparaître les seules preuves dures à réfuter en cas de violence policière, la parole d'autres flics.
Sur le fond, preuve mise à part, le texte est pire encore. Voici le texte exact. Lorsqu'ils font usage de leurs armes, les agents sont présumés à avoir agi dans l'un des cas autorisés par le présent article conformément aux conditions d'absolue nécessité et de stricte proportionnalité.
Cette phrase s'interprète de 1000 façons à voir ce qu'en feront les juges. Ce qui est inquiétant, c'est qu'il y a deux options. 1, ils sont présumés à avoir agi dans un cas autorisé et selon les conditions de nécessité et proportionnalité ou de dès qu'ils auront démontré être dans un des cas autorisés, ils seront présumés avoir agi de façon absolument nécessaire et strictement proportionné.
Or, généralement, le doute profite à l'accuser. C'est un danger colossal. Si c'est la première option qui est retenue, tous les tirs en service seraient légalisés.
Les victimes devraient prouver que ces tirs ne sont niécessaires ni proportionné et ne relève d'aucun cinq cas autorisés par l'article. Concrètement pour l'affaire Naë, la famille devrait prouver que le tir n'était ni absolument nécessaire ni strictement proportionné. pas seulement pour le refus d'obtempéré mais aussi pour tous les autres cas que la voiture ne représentait pas aux yeux de l'agent un danger pour lui ou pour autrui légitime défense et défense d'autrui qu'il n'était pas dans un parcours meurtrier qu'il n'allait pas fuir à pied ensuite et en restant dangereux le tout en prouvant que l'agent ne pouvait pas croire à ces quatre figures et que le tir n'était ni nécessaire ni proportionné de son point de vue.
Formellement, ce n'est pas un permis de tuer mais ça y ressemble furieusement. prouver qu'un tir policier n'était pas absolument nécessaire devient quasiment impossible. Votre proposition de loi, elle établit le principe non pas sur les circonstances mais sur la simple qualité, la seule qualité des personnes en cause, à savoir les forces de l'andre. et elle va évidemment à l'encontre de notre addition juridique.
Notre pays a toujours fait le choix d'examiner les circonstances d'usage des armes. Ce ne sont plus les circonstances qui justifient le tir mais la qualité du tireur. C'est un changement de logique gravissime.
Être flic donnera dans les faits le droit de tuer impunément. On ne pouvait pas non plus illustrer mieux ce nouveau Far West qui emporte tous les esprits fragiles de notre époque. Tuons d'abord.
On jugera plus tard si seulement on juge. Le droit à la vie passe après le maintien de l'ordre et la police française tue. Elle est parmi les plus violentes du continent.
Aziz, Olivio, Adame, Rayana, Jean-Paul, Fadigi, Abouakar, Omar, Denise, Rian, Cédric, Naeline il jour à peine et tant d'autres. La police française est aujourd'hui l'une des plus meurtrières d'Europe. Pour la seule année 2024, notre pays a recensé 29 personnes tuées par balle, dont plusieurs à la suite de simples refus d'obtempéré.
La loi de 2017 qui a autorisé les tirs pour refus d'au tempempéré a démultiplié la violence mortelle policière comme le montre la revue Esprit. Plus 400 % de mort par la police pour refus d'obtempéré entre 2017 et 2022 quand ces refus n'augmentaient que de 35 %. 10 fois plus vite que l'effet générateur depuis qu'on a dit que c'était légal.
Imaginez le délire quand ils n'auront même plus à le prouver. Et n'oubliez pas que vous pouvez faire entendre votre voix pour contester cette loi immonde. Alors n'hésitez pas à aller signer la pétition, le lien est en description.
On peut voir le droit comme une forme de morale sociale objectivée. Il contraint les pratiques au nom de certaines valeurs. Le droit de ne pas être tué est l'un des plus importants car c'est souvent celui qui est beaucoup massacré par ceux qui sont au pouvoir.
On a vite fait de vouloir se débarrasser des marginaux ou des dissidents. Et quand il faut être subtil, on déguise tout ça derrière un procès et on appelle ça la peine de mort. Inscri fut un moment très fort.
Notre texte suprême dit à ceux qui nous gouvernent pour nous protéger d'eux qu'ils n'ont pas le droit de nous exécuter. D'abord parce que c'est un acte objectivement indigne et ensuite parce que la justice est humaine, faillible et évolutive. Il y a 75 ans, il y avait des descentes de police pour démanteler des bargets.
Aujourd'hui, c'est un droit reconnu. Donc la loi peut se tromper et comme on a vu avec Le Pen, il semblerait que les juges aussi ça se trompente. Les avocats ça se trompent.
Les procureurs, ça se trompe. Les jurés, ça se trompe. Et bien sûr, les coupables, ça se trompe.
Nous sommes innocents euh de cette infraction de détournement de fonds publics pour lesquels nous avons été condamnés. La peine de mort est définitive. Son seul après, c'est le corbillard.
Mais au moins un condamné à un procès, un avocat a déuge, il peut se défendre. Quel avocat peut plaider face à une balle déjà partie ? Le policier devient juge, juré, bourreau.
Et cette loi consacre son seul jugement. Mieux, c'est même plus un juge, c'est juste un équipement. et un équipement, ça ne passe pas un procès et c'est le but.
Le droit de tuer aboli en 1981, verrouillé dans la Constitution en 2007, revient ici et a un nom. Les exécutions sommaires, c'est la méthode préférée des régimes fascistes pour maintenir l'ordre parce que c'est bien de ça dont il s'agit ici, l'ordre par le chaos du meurtre. Oh mais pas pour tous hein.
Pour une responsable politique, si elle est déclarée définitivement coupable, on va suspendre sa peine. Pour les autres, on suspend leur vie. Voilà pour cette fois.
On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante.
Ne pouvant faire que ce qui est juste fut fort, on a fait que ce qui est fort fut juste. Pascal, pensez. Et non, nous ne devons pas demander à un policier d'attendre d'être blessé ou mort pour être certain qu'il aurait pu utiliser son arme.
Ah. [musique]
Marine Le Pen