Mise en garde en vue de l'élection présidentielle
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et c'est l'heure de votre humeur du jour, Astrid, et ce matin, en vue de l'élection présidentielle qui arrive, juste une mise en garde. Tendez bien l'oreille, chers auditeurs et auditrices, et soyez vigilants, car à mesure que l'élection présidentielle approche, vous entendrez de plus en plus sur tous les tons et n'importe quel support, presse écrite, café du commerce, plateau télé, chute de papier.
« Espérons que l'élection présidentielle aborde ce sujet, ou pire, espérons que la présidentielle règle ce sujet, comme s'il fallait remettre à plus tard tous les débats, la place du travail et celle des inégalités, le dérèglement climatique ou la santé mentale, l'école et la santé, l'intégration. Il faudra bien sûr parler de justice et des enfants en dehors de l'affaire Liana, sans souvenir et sans faux-semblants. Il faudra parler des finances publiques, de la dette et de la répartition. Il faudra parler de protection sociale et de situation internationale, de nos alliances, nos connivences ou notre indépendance.
De la dépendance de nos aînés, comment aider les aidants, des places qui manquent en psychiatrie, le salaire de nos profs et les programmes scolaires. Il faudra des projets clairs, parler de l'Europe et de la souveraineté, le transport, la transformation, les frontières et les institutions. Parler des prisons, des corrections, de la réinsertion. Il faudra pour une fois parler de nos agriculteurs et de leur rémunération. Et puis, si possible, un peu de culture, de publicité, de nos imaginaires et de comment les transformer. Les programmes devront être financés, pas rafistolés, lisibles et intelligibles. Le débat se doit d'être à la hauteur du moment.
Mais attention, chers auditeurs et auditrices, ne vous y trompez pas. Quand vous entendrez « Attendons la présidentielle » ou « Vivement que la présidentielle s'empare de ce sujet majeur », demandez-vous simplement pourquoi on n'en parle jamais vraiment profondément sur le moment. Après tout, si c'est urgent. Et puis vous verrez que si les urgences s'empilent, c'est qu'il n'y a plus vraiment d'urgence. C'est une architecture entière à repenser. Qui en sera capable ? Est-ce possible en 10 mois ? Réponse, dans moins d'un an.
Réponse, dans moins d'un an.