Sénatoriales : Un contre-pouvoir conforté
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j'ouvre le second débat de ce sens public avec quatre sénatrices et sénateurs des principaux groupes représentés à la Chambre haute ma première question portera sur le rôle de contre-pouvoir du Sénat contre-pouvoir indispensable à digérateur Larcher hier comment va-t-il s'exercer dans les prochaines semaines notamment sur la loi immigration ou sur l'examen du budget première réponse avec Fabien avec Air la droite perd quelques sièges mais reste la force dominante au Sénat pas de révolution donc au Palais du Luxembourg mais de la stabilité Gérard Larcher s'en est félicité après le scrutin le Sénat continuera à être ce contre-pouvoir indispensable à la démocratie face à un exécutif privé de majorité absolue à l'Assemblée nationale la droite sénatoriale est en position de force dans le jeu parlementaire par exemple sur le projet de loi immigration très attendu le texte doit être examiné en novembre au Sénat entre elle et l'exécutif une ligne rouge la régularisation des sans-papiers qui travaillent dans les métiers en tension comme lors de l'examen de la réforme des retraites adopté au Sénat grâce aux voies de LR le gouvernement ne pourra pas faire sans la droite sénatoriale la majorité est relative et qui plus est fracturée et donc elle n'a pas intérêt à ce que le Sénat joue les troubles fêtes si jamais le gouvernement veut avoir le soutien au moins tacite d'une partie de la droite sénatoriale et ben il doit la considérer il doit l'écouter autre temps fort de l'automne l'examen du budget avec une bataille d'amendements et de 49-3 en perspective à l'Assemblée le gouvernement aura de nouveau besoin du Sénat et donc des voies LR pour faire adopter son texte par un vote même si le patron des sénateurs en marche préfèrent relativiser le poids de la droite nous avons fait une majorité avec elle sur les retraites mais nous avons fait une majorité avec la gauche sur le réchauffement climatique sur le développement durable et sur l'économie verte cela vous fait donc demain nous continuerons à rechercher ces majorités alternatives avec ceux qui aujourd'hui pensent que après tout l'intérêt général dépasse l'intérêt partisan après le projet de loi de finances viendra l'examen du budget de la Sécurité sociale sur lequel le Sénat a déjà rendu un rapport alarmant cet été anthroposition et majorité de circonstances le pas de 2 entraîne l'air et le gouvernement devrait se poursuivre au lendemain des sénatoriales et je vous présente tout de suite les invités de notre débat Dominique Estrosi ça sonne bonsoir bonsoir bienvenue à vous êtes c'est natrice CLR des Alpes-Maritimes Marie-Pierre de la Gontrie bonsoir bienvenue c'est la triste socialiste de Paris Claude malurey bonsoir et bienvenue c'est la sœur de l'Allier président du groupe Les Indépendants ici au Sénat Yann Brossard bonsoir bonsoir bienvenue au Sénat doublement plus merci d'être élu sénateur comme une liste de Paris Dominique et sauce je commence avec vous après des soirées de défaites électorales présidentielles législatives vous allez retrouver le sourire hier soir il faut garder parce que ce sont des élections sénatoriales qui prennent en compte un ancrage territorial de bons résultats que nous avions obtenu aux élections municipales de 2020 de la à dire que effectivement c'est un long fleuve tranquille maintenant par rapport aux élections qui s'annoncent ne gomme pas toutes les difficultés précédents puis voilà il faut voir aussi que dans le groupe les républicains on a vraiment des membres qui occupent des convictions et très très larges et qui ne sont pas forcément toutes sur la même ligne que notre famille politique mais pour autant revendique bien sûr d'appartenir à notre famille politique des républicains et on a aussi un président de groupe qui arrive à rassembler en son sein est-ce que le Sénat est un havre de paix pour les parties historiques je vois pas très bien le sens de votre question pour tout vous dire et je pensais que vous aviez posé la même question c'est un peu la même question formuler différemment non simplement je crois que alors je vais le Parti social aux dernières élections la même réponse que que ma collègue exposé ça sonne c'est que effectivement nous sommes représentants de deux parties qui sont très implantées dans les collectivités locales donc la représentation au Sénat en est la traduction alors havre de paix je ne sais pas en tout cas on est un groupe assez nombreux on est 64 je ne sais pas exactement combien nous serons demain mais tout ça bon les élections se sont bien passées par ailleurs moi j'ai été réélu à Paris avec Yann Brossat on a fait un très beau score on peut se le dire puisqu'on est entre nous on a huit sièges sur 12 donc on a progressé donc à votre paix mais dynamique donc oui non c'est intéressant pour la gauche Claude malurey le scrutin d'hier soir est-ce que c'est un succès pour Édouard Philippe si on le juge par le nombre de sénateurs qui n'est pas complètement thermique pas comme le nom connu à l'heure qu'il est mais si on ne juge par le nom de sénateurs annoncé aujourd'hui actuellement c'est un succès c'est le nombre de sa nature du groupe des indépendants va augmenter de environ 30% et tout le monde revendique sa victoire évidemment dans les lendemains d'élection c'est clair Renaissance parce que c'était un objectif de la soirée plusieurs groupes plusieurs groupes du Sénat Renaissance RDSE et que l'eau sont à peu près au même niveau il est possible qu'on soit devant ses autres groupes mais c'est aujourd'hui difficile de lire quoi qu'il en soit on pose la question est-ce que c'était un objectif de la soirée dans l'objectif de la soirée c'était plus d'implantations vous connaissez l'objectif d'Édouard Philippe c'est d'implanter son mouvement horizon dans l'ensemble des territoires et essentiellement basés sur les communes alors évidemment quand on a une stratégie qui consiste à aller s'implanter dans les communes au moment des Sénator c'est évidemment le bon moment si je peux dire et la preuve on est là mais le groupe des indépendance est pas seulement le le parti d'Édouard Philippe c'est horizon plus des membres d'autres parties plus des indépendants entièrement indépendants qui n'ont pas de carte de parti de ce point de vue là et du point de vue donc on revient à la stratégie d'Édouard Philippe je pense que au moment où les parties sont pas particulièrement à la mode le pari de créer un nouveau parti et de le créer à partir de l'implantation dans les territoires c'était à Paris pas évident c'était un pari audacieux il est pas gagné pour autant mais si on en juge pas aujourd'hui le nombre d'adhérents de militants et le nombre des sénateurs et le nombre des députés c'est un pari qui est en bonne voie d'être rempli alors on va parler du Parti communiste évidemment avec vous tout de suite Yann Brossat mais d'abord un une réaction à propos de la circonscription des Hauts-de-Seine la gauche espérait avoir deux sièges et on aura finalement un seul celui de Pierre ouzouglias la faute à la France insoumise selon écoute beaucoup de tristesse beaucoup de tristesse on a fait un énorme travail de rassemblement de toutes les forces de la gauche et la liste dissidence de la France insoumise nous fait perdre le second siège et fait perdre toute la gauche je comprends pas comment à partir d'instructions politicienne nationale on peut casser des dynamiques locales je suis vraiment très amer c'est un siège qui nous échappe à trois voies la France insoumise emporte la totale responsabilité Yann bossa au-delà des Hauts-de-Seine est-ce que vous en voulez vous aussi aux candidats de la France insoumise il y a quelques cas comme ceux évoqués par Pierre ouzulias à l'instant mais tout ça n'a pas empêché la gauche de progresser globalement lors de ces élections sénatoriales c'est le cas pour l'ensemble des composantes de la gauche c'est le cas notamment pour les communistes puisque nous gagnons entre deux et trois sièges je note d'ailleurs que c'est le deuxième renouvellement consécutif qui voit le groupe communiste progressé en effectif donc pour nous c'est une c'est une bonne soirée le communiqué de LFI hier soir le refus de l'Union autour de la nupesse aura coûté à la gauche près de 10 sièges ouais je je ne sais vraiment pas d'où sort ce calcul et puis avec des si on peut on peut mettre Paris en bouteille non ce que je vois moi c'est que la gauche progresse et dans un moment où tant de Français ont des difficultés de pouvoir d'achat ou la question du travail de l'inflation est au cœur des préoccupations des gens avoir une gauche combative avec un groupe communiste renforcé c'est une bonne nouvelle Marie-Pierre de la Gontrie depuis des semaines voire des mois la nupesse alors peut-être que c'est médiatiquement mais bon voilà la nups ne produit que de la division est-ce que cet alliance a encore un avenir ben écoutez moi j'ai souvent l'occasion de dire que la nuit Pesse a été une stratégie électorale au moment des législatives qui étaient d'ailleurs sans doute nécessaire quoi qu'on pense les uns les autres y compris moi ça n'a pas grand intérêt et qui a permis effectivement cette alliance avec un coût humain en tout cas très lourd pour autant est-ce que ça peut perdurer peut-être ça dépend beaucoup de l'état d'esprit de chacune des formations politiques et c'est vrai que parfois il est quand même difficile de considérer qu'avec la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui est extrêmement clivante et qui est parfois insultante mais je laisserai d'autres l'évoquer avec les propos sur Fabien Roussel voilà on n'est pas quand même c'est pas un long fleuve tranquille alors pour autant à gauche on a la tradition depuis toujours du rassemblement de l'union de la gauche etc historiquement en tout cas dans l'histoire contemporaine donc rechercher toujours la possibilité d'une union de la gauche évidemment sauf que là c'est le spectacle inverse qui est donné c'est pas totalement le spectacle inverse alors je voudrais pas donner l'impression de parler que de Paris quoi que ça fait forcément plaisir c'est que nous l'avons fait à Paris nous avons fait une liste d'union à Paris et ça a permis de remporter 8 sièges chevaux national évidemment je vous réponds les illustrations non mais ça a pu se faire dans d'autres endroits mais la française soumise dans une autre stratégie effectivement de déposer des listes partout elle a fait également à Paris mais elle l'a fait partout avec une volonté quand même de on a un problème stratégique effectivement avec eux ça ne produit pas que des divisions mais je pense la responsabilité pèse sur Jean-Luc Mélenchon de savoir ce qu'il veut c'est-à-dire est-ce qu'il veut que tous les déformations politiques membres de la nups j'en termine sa ligne et donc effectivement ça sera difficile parce que ce n'est pas notre culture est-ce qu'on peut être dans un partenariat intelligent et respectueux ça peut être challenge pour lui visiblement mais dans ce cas là la nuit pêche peut prospérer elle est parmi les élus qui font leur entrée au Sénat et à l'ancien candidat europécologie l'hiver à la présidentielle Yannick Jadot on écoute dans ce quinquennat Macron particulièrement étrange du point de vue des fonctionnements des deux assemblées vous voyez que le Sénat tient sa place s'il y avait pas eu les écologistes au Sénat pour porter la constitutionnalisation de l'IVG il y aurait pas eu le débat dans notre pays pour savoir si enfin le président de la République allaité cette introduction dans la Constitution c'est pas eu les écologistes pour contribuer aux commissions d'enquête ou au débat sur les énergies renouvelables comme vous allez voir le débat sur l'immigration et bien cette assemblée serait simplement une assemblée de droite conservatrice et peut-être un peu poussiéreuse et ben on est là pour dépoussiérer est-ce que c'est n'a besoin d'être dépoussiéré Dominique Estrosi ça sonne non je pense que c'est très exagéré aujourd'hui on vient on voit bien que le Sénat est inscrit dans une dynamique que le Sénat c'est beaucoup au cours de ces dernières années féminisées et c'est beaucoup rajeuni et puis tu le sais encore un écart avec l'Assemblée nationale quand même une petite dizaine d'années pas très important quand même avec deux modes de scrutin qui ne sont pas les mêmes donc quand vous êtes au scrutin proportionnel vous n'avez pas les mêmes choses que en scrutin majoritaire et puis je pense aussi que le Sénat a montré aujourd'hui combien il était sérieux dans son travail combien il avait un esprit d'indépendance en esprit de responsabilité et je crois que ça ça a marqué tant le public qui considérait effectivement le Sénat peut-être même parfois mais on n'entend plus du tout comme étant inutile et surtout aussi les grands électeurs je crois que les grands électeurs aussi sont des gens qui sont responsables et qui voient le travail qui est fait au Sénat d'ailleurs sur tous les bancs de l'hémicycle c'est vrai que Claude malurec l'image du Sénat dans l'opinion elle a elle a changé assez radicalement depuis 10 mois oui elle a changé elle s'est améliorée au fur et pardon et puis l'affaire Benalla oui je dirais pour monter plus loin on peut remonter plus là mais là il y a l'équilibre politique lié à l'absence de majorité pour pour les élections législatives c'est assez simple l'image considérablement pour la déplacer et en proportion de la dégradation de l'image de l'Assemblée nationale a été transformé notamment essentiellement par les filles en ZAD en zone indéliré et plus les plus les Français voient ce qui se passe à l'Assemblée nationale à la télévision moi je veux dire chaque fois que je rentre dans mon département dans l'Allier le week-end j'entends des gens qui me disent quand je vois ça à la télévision des gens qui sont pas des des révolutionnaires ou quoi des gens qui ont voté toute leur vie et qui me disent je ne vais plus aller voter il y a un discrédit essentiellement de LFI aujourd'hui mais qui entraîne un discrédit de l'Assemblée nationale et par ricochet évidemment une une amélioration de l'image du Sénat mais ce que disait Dominique gastrosi ça sonné est vrai cette amélioration elle est aussi le fait que le Sénat fonctionne bien que son président est un opposant au gouvernement mais que c'est un opposant qui dialogue qui discute et ou par conséquent les lois peuvent être discutées n'ont pas dans l'affrontement n'ont pas dans le délire mais dans dans la discussion le gouvernement je suis sûr n'est pas extrêmement satisfait des lois qui sortent du Sénat parce qu'elles ont été largement modifiées par rapport au texte initial mais en général ce qu'on peut voir c'est quand elle sorte il y a une loi elle est proposée et il n'y a pas de 49-3 d'ailleurs bien entendu il y a pas de 49 trous au Sénat et on arrive quand même ce qui est une bonne chose je pense Ian brossa vous préparez à travailler beaucoup ça bosse ici j'ai pas prévu de de me tourner les pouces et dans les mandats que j'ai exercé par le passé ce d'adjoint la mère de Paris en charge du logement depuis maintenant une dizaine d'années j'ai pas le sentiment d'avoir chaud mais c'était un peu volontairement un peu provocateur je ne vous avais pourquoi vous avez choisi le Sénat entre guillemets à participer de votre choix mais parce que comme beaucoup je crois de nos concitoyens je suis un peu lassé par une politique qui vit uniquement au rythme des polémiques j'y ai par ailleurs parfois participé mais je pense qu'on a besoin d'autre chose on a besoin de construire qu'on a besoin de travailler alors ici bien sûr le groupe communiste il est dans l'opposition mais j'ai envie qu'on incarne et je crois que ça a été le cas au cours des années passées une opposition qui bien sûr ferme qui est bien sûr résolu mais qui n'est pas outrancière et je pense qu'on a on a vraiment besoin de ça et dans un climat qui est quand même très anxiogène où les gens beaucoup de difficultés ils n'attend pas il n'attendent pas de leur responsable politique qu'il jette de lui sur le feu ils ont plutôt envie de gens qui se battent pour trouver des solutions on va parler de la majorité présidentielle le groupe Renaissance qui perd alors on n'est pas d'accord avec François Patriat sur le décompte lui dit on est à 20 21 nous on en est on est plutôt à 17 bref on verra bien dans les prochains jours qui a qui a raison en tout cas pour Bruno Retailleau le chef de fil des sénateurs LR les républicains il y a une explication à cette défaite du parti Renaissance voilà ce qui nous dit jamais il y a eu autant découragement les mers sont épuisées ils sont épuisés parce que il y a Paris puis il y a les territoires ils ont le sentiment que tout est gouverné de Paris que en réalité rien n'est résolu au niveau national et qu'en plus le niveau national ajoute et sur Ajouter de plus en plus de normes de contraintes Paris gouverne par la norme et l'État n'accompagne plus vraiment les collectivités je pense que c'est cette déconnexion en réalité qui est à l'origine du revers du parti présidentiel ça doit pas vous arriver souvent est-ce que vous êtes d'accord avec Bono Retailleau en tout cas il faut voir ma chrononise déconnecter du réel tu verras c'est quelque chose qui peut arriver en tout cas je suis convaincu qu'il faut donner en particulier aux collectivités locales davantage de de moyens de faire je vais frapper par le fait que comme élu en charge du logement à Paris régulièrement j'ai été confronté au fait que des dispositions qui paraissent évidentes ne pouvaient pas être mise en œuvre parce qu'on attendait un changement législatif et parce que l'État mettait deux ans à publier un décret par exemple j'ai vu dans la régulation d'Airbnb et des locations touristiques et donc ça me donne envie effectivement de donner plus de moyens aux collectivités d'agir dans l'intérêt des populations qui vivent sur leur territoire hier soir 20h TF1 France 2 Emmanuel Macron en direct Claude maillot est-ce que c'est une mauvaise manière faite au sénatrice et sénateur quand même je crois qu'il faut pas c'est un peu éclipser dans les matinales les résultats de de la des sénatoriales c'était fait pour peut-être vous savez s'il l'avait fait la veille c'était on aurait dit que c'était le la Coupe du monde de rugby s'il l'avait fait trois jours avant c'était une autre séance je pense qu'il faut arrêter les procès en machiavélisme choisir de faire une grosse intervention Emmanuel Macron n'est pas quelqu'un qui s'exprime souvent en interview à la télévision faire une grosse intervention programmée sans raison identifier un attentat que sais-je ce soir-là par ailleurs pu dit le soir de Kippour j'ai trouvé que c'était assez étrange tout de même mais bon c'est comme ça on sait qu'Emmanuel Macron ne s'intéresse pas à ce qu'il appelle les corps intermédiaires nous en faisons partie visiblement et par ailleurs vu le résultat des élections pour son parti ceci explique peut-être cela je pense qu'il pouvait pas prévoir à l'avance personne pouvait prévoir avant ce résultat ces élections deuxièmement la région des élections c'est des élections de mi-mandat faut pas non plus sur interpréter vous disiez tout le monde est à bout le situation sociale etc c'est pas d'aujourd'hui non plus ça frappe tous les gouvernements le PS l'a connu le LR les républicains ont connu quand vous êtes au gouvernement les élections de mimanda sont des élections qui se passent pas pas bien en général ce qu'il faut relativiser parce que dans cette dans la majorité si Renaissance a été une mauvaise tête d'affiche et je peux dire le reste de majorité horizon et le modem ont fait des bons résultats donc si on si on met tout dans la balance c'est pratiquement une stabilité au niveau de la majorité présidentielle donc voilà maintenant les les comment dire le choix de la le choix de la date peut-être effectivement que le Président de la République c'est sa responsabilité souhaite parler d'autre chose que du résultat mais ce résultat tu vas particulièrement catastrophique moi je dis je dis mauvaise manière je pense que c'est ce que je ressens Dominique et ça sonne un mot là-dessus faire diversion et il a vraiment parlé d'autres choses il a parlé tellement d'autres choses que on ne sait pas mieux de quoi il a parlé dans les sujets ont été on va y revenir dans un instant il y a eu des déclarations sur l'immigration sur des pompes à chaleur puis après quand on parle du Niger enfin excusez-moi c'est un peu c'est un peu le le lot d'une intervention présidentielle où on balaye les deux jours un public a parlé du prix de l'essence est-ce que c'est de voilà donc on peut quand même s'interroger et force de constater que bien évidemment il a voulu enjamber les résultats des élections sénatoriales allez on va se projeter sur le calendrier des des prochains jours des prochaines semaines grâce à Quentin calmé qui peut nous rejoindre sur ce plateau rebonsoir Quentin bienvenue à vous allez des infos précises sur la suite du calendrier ici au Sénat et bien les prochains jours sont importants effectivement Thomas déjà aussi pour comprendre la composition politique exacte de l'hémicycle parce que vous le disiez depuis le début définition on a encore des on tâtonne encore on ne sait pas exactement dans quel groupe politique ils vont siéger ils sont pour l'instant rangés dans ce groupe divers droits ou divers centre on verra maintenant où est-ce qu'exactement ils vont aller se positionner ça ça va se jouer notamment demain le 26 septembre on va y avoir plus clair aussi parce que ce sera l'élection des présidents des groupes politiques chaque camp choisi une personnalité pour les représenter et en ce moment d'ailleurs des tractations sont en cours pour courtiser les sénateurs qui n'ont pas encore choisi leur groupe politique la liste finale des groupes politiques sera arrêté le 3 octobre on verra aussi particulièrement et bien ce qui se passe au groupe socialiste le sortant Patrick Kanner devrait voir Eric kerrouj sénateur réélu dans les Landes ah oui il y a une inversion des noms voilà réussir à inverser les noms toutes nos excuses voilà mais à maxima culparé est à gauche Éric CAO est à droite et donc en la ligne politique du groupe sur fond de désaccord sur l'alliance avec la Nupe oui évidemment on en reparlera autre événement important l'élection du président du Sénat et là je pense pas qu'on va se tromper d'infographie les deux octobre et effectivement en fait c'est le premier sujet alors l'ordre du jour de la reprise des travaux de la séance c'est une séance effectivement le 2 octobre et qui va être spécial au Sénat pour l'occasion elle sera présidée par le sénateur doyen d'âge en l'occurrence Jean-Marie vandlerenberg c'était déjà lui en 2020 qui avait présidé cette séance particulière il pourra même prononcer un discours à ce moment-là on verra aussi le benjamin en l'occurrence la benjamine du Sénat il y a trois ans c'était le socialiste Rémi Cardon et cette fois-ci ce sera l'écologie c'était mettre l'île d'Olivier 29 ans qui a fait son entrée au Sénat hier et qui va donc tenir l'urne du vote cette élection elle sera à suivre en direct et en intégralité c'est donc le octobre lundi prochain et un mot aussi Thomas que je voulais mentionner c'est la répartition des commissions permanentes le 4 octobre on verra aussi qu'il va y avoir pas mal de bouger dans les présidents de ces commissions certains nouveaux sénateurs vont faire l'entrée dans les commissions on va voir aussi des changements à la tête de ces commissions et donc ce 10 octobre voilà c'est la dernière date que je voulais évoquer c'est la reprise formelle des travaux parlementaires on verra qu'elles sont les premiers textes inscrits à l'ordre du jour mais très rapidement des textes importants vont arriver notamment les textes budgétaires qui sont examinés c'est la coutume à l'automne au Parlement et c'est à suivre bien sûr sur Public Sénat merci beaucoup Quentin pour les prochaines semaines Gérard Larcher d'ailleurs annonce la couleur déclaration hier soir le Sénat continuera à être ce contre-pouvoir indispensable à la démocratie Marie-Pierre de la Gontrie je reviens vers vous on va ouvrir un chapitre immigration dans ce débat est-ce que vous craignez que le Sénat soit finalement un allié du gouvernement sur cette question précise de l'immigration en tout cas la majorité de droite et du centre du Sénat ecoutez on a eu l'occasion ce texte a déjà été examiné en commission des lois au mois de mars et puis son chemin parlementaire a été interrompu et on a vu à ce moment-là que la majorité de droite donc du Sénat l'avait durci à nouveau et fait assez peu fréquent me semble-t-il même si je n'ai pas une expérience très longue ici sur le l'article qui organise le système de la régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension la Commission n'a pas pris position car il y avait un désaccord entre les rapporteurs et donc à renvoyer ce débat la séance pourquoi est-ce que je développe ça c'est que sur je pense que ce texte pour ma part je pense qu'il ne sera jamais voté et que il n'y aura jamais de loi immigration issue de ce texte pourquoi ce texte est composé de deux blocs un bloc qui traite globalement des questions du séjour et de manière comment dire précise la question de la régularisation des travailleurs dans les métiers en tension ce bloc pourrait je dis bien pourrait parce que tout n'est pas bon en tout cas avoir l'oreille intéressé de la part de la gauche d'une partie de la majorité présidentielle voire d'une partie décentriste qui se sont exprimés sur ces sujets-là l'autre bloc mais pas de la droite et de LR je résume je m'en excuse pour les collègues mais j'essaye de faire simple l'autre bloc mais c'est le même projet de loi est un bloc très répressif sur les modalités de recours d'admission de reconduction etc sur lequel la gauche ne pourra pas donner son accord tel qu'il est a forti avec les durcissements qui ont été introduits par la Commission de cohérence globale c'est que moi je ne sais pas comment un texte peut être voté une partie peut-être par la gauche une autre partie peut-être par la droite mais ça ça ne fait pas un texte voté et je pense que ce sera sans doute assez semblable à l'Assemblée donc donc j'ai bien compris que la première ministre avait mis la pression sur le ministre de l'Intérieur qui est prié régulièrement de retourner à ses travaux de trouver un compromis de tenter de le trouver avec LR mais au bout du bout parfois parce que j'ai l'esprit un peu mal tourné je me demande si la première ministre n'essaye pas de voilà de mettre Gérald Darmanin au pied du mur pour montrer qu'il est choue mais ça c'est autre chose donc donc je pense qu'effectivement il y a une tentation parce qu'il faut bien trouver une solution pour le gouvernement de travailler avec LR mais dans ce cas en faisant l'impasse sur les sur la régularisation des sans-papiers et donc au bout du compte comment ce texte est-il voté parce que hélène est majoritaire je résume enfin la droite est majoritaire au Sénat mais j'ai pas l'assemblée donc c'est l'impasse c'est ce que vous nous dites le prix dans la République hier soir chez nos confrère de TF1 et France 2 il était attendu sur cette question après les discours du Pape François à Marseille réaction du président de la République nous Français nous faisons notre part on ne peut pas accueillir toute la misère du monde évidemment ça nous rappelle il paraphrase Michel Rocard l'ancien Premier ministre de François Mitterrand qui avait dit à peu près la même chose mais en deux fois et dans l'autre sens exactement si on est bien d'accord il s'était il s'était repris dans sa déclaration bref Yann Brossat vous allez combattre ce texte a fait partie de vos premiers combats de nouveau sénateurs bien sûr que nous le combattrons mais nous le combattrons en portant aussi un certain nombre d'exigences un certain nombre de propositions nous l'avons déjà fait d'ailleurs Fabien Roussel comme Marie-Pierre delagontrie ont signé une tribune qui propose la régularisation des travailleurs sans papiers parce qu'on a aujourd'hui des secteurs entiers de notre économie dans les secteurs en tension ou en général à la régularisation de l'ensemble des travailleurs sans papiers nous considérons que dès lors que quelqu'un travaille il doit pouvoir accélérer accéder au même endroit que n'importe quel travailleur et ce serait d'ailleurs j'y insiste une bonne nouvelle pour ces travailleurs-là pour ces travailleurs sans papiers parce que cela leur permettrait de sortir de la clandestinité mais ce serait surtout une bonne nouvelle pour du monde du travail parce que aujourd'hui maintenir des travailleurs dans cette situation de clan destinité c'est du dumping social qui tire tous les travailleurs vers le bas et donc il y a certains patrons qui en profitent mais bien sûr et on dit aujourd'hui à quelqu'un qui a des droits accepte des conditions de travail dégradées parce que sinon je prendrai quelqu'un qui n'a pas de papier et qui lui est prêt à accepter n'importe quoi et donc on voit bien qu'on ne peut pas continuer comme ça regardez le secteur de la restauration on a aujourd'hui un secteur qui repose dans des proportions immenses sur des personnes qui n'ont pas de papier et donc il faut sortir de cette situation là et la régularisation est une solution est-ce que Dominique et choisis ça sonne il y a une hypocrisie à ne pas vouloir effectivement régulariser les les travailleurs sans papiers d'une manière générale ou au moins dans les secteurs en tension une hypocrisie de la part de qui de la part de votre partie qui ont fait une ligne rouge non on va tous dans des restaurants à Paris et je pense que si on pousse la porte de la cuisine on verra qu'il y a beaucoup de travailleurs sans papiers derrière un l'immigration comme d'ailleurs on l'a vécu à travers le texte de la réforme des retraites on voit réapparaître le clivage droit de gauche d'une façon très nette moi je pense que c'est plutôt bien parce que c'est simple la démocratie et donc on a vu pendant toute le débat sur la réforme des retraites et forcément on verra le même clivage droit de gauche s'installer dans l'hémicycle au moment de la discussion sur ce projet de loi sur l'immigration pourquoi ne pas alors je dis pas que tous les patrons le demandent mais il y a quand même beaucoup de patrons et notamment au Medef qui nous disent oui il y a des secteurs où on a besoin de de ces travailleurs sans papiers et il faut les pourquoi ne pas les réguler revenir sur ce point mais c'est quand même qu'une mesure sur l'ensemble de ces projets c'est un aspect et donc ce que nous avons formulé des propositions aujourd'hui la balle est dans le temps du gouvernement le gouvernement c'est très bien et Gérald Darmanin les propositions qui ont été donc énoncées par notre groupe les républicains où nous voulons lutter fermement contre l'immigration illégale où nous souhaitons qu'il y ait une réforme de la Constitution afin que les Français puissent dire véritablement qui peut entrer sur le sol national et que l'on ne soit pas contraint par des jurisprudences qui nous mèneraient à l'impuissance et nous voulons également faire en sorte que toute personne qui est présente sur le sol de façon irrégulière puisse être systématiquement expulsé ensuite sur la question des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension nous avons été là aussi clair parce que nous considérons que dans notre pays même s'ils nous rapprochons du plein emploi il y a encore bon nombre de Françaises et de Français qui ne travaillent pas dans notre pays et nous préférons effectivement que ce soit les Françaises et les Français qui puissent accéder à des emplois à une formation alors vous allez me dire ce sont des emplois qui souvent ne sont pas pourvus parce que les Français n'en veulent pas ou en tout cas certes mais parce que aussi nous avons vu la valeur travail se déprécier au fil du temps et donc c'est la raison pour laquelle pour l'heure nous sommes véritablement opposés à cette régularisation des travailleurs sans papier y compris dans les métiers en tension je vous donne la parole tout de suite sur ce thème mais d'abord on écoute erikioti président du parti les républicains hier soir alors c'était juste après l'intervention du du chef de l'État et les propos que je citais tout à l'heure je crois que le Président de la République au travers cette intervention ce soir n'a sans doute pas pris la mesure de la gravité de la situation et surtout la mesure des difficultés que subissent les Français au quotidien et qui n'a pas pris la mesure de la gravité de la crise migratoire qui est devant nous voilà on est toujours dans une forme d'immobilisme et d'impuissance du en même temps Claude manuré c'est un peu ce que décrivait ma pierre de la grande trip tout à l'heure est-ce qu'on touche pas là les limites quand même du en même temps macrony sur un texte comme celui-là sur l'immigration ce qu'on peut envoyer de messages il semble à ce point contradictoire je pense que sur le thème de l'immigration il vaut mieux essayer de trouver le thème du en même temps que le le thème du 12 dehors ou régularisant tout le monde donc à mon avis en tout cas dans le principe mais en même temps de me déplaît pas si vous voulez tout à l'heure Marie Pierre de legrandtry disait ce texte ne sera pas voté je suis pas d'accord avec lequel je pense qu'il est possible il est fort possible ce texte soit voté d'abord parce qu'il y a besoin de de prendre des initiatives sur l'immigration et mais sans excurser de la partie régularisation d'abord parce qu'il y a un accord général y compris chez les électeurs de gauche sur le fait que l'immigration soit contrôlée elle ne l'est pas aujourd'hui et aujourd'hui même les électeurs de Marie-Pierre de la Gontrie sont sont d'accord pour dire qu'il faut aujourd'hui des mesures pour contrôler les frontières pour contrôler l'immigration et que ça ne l'est pas ni au niveau de la France ni au niveau de l'Europe et c'est un vrai problème même si des parties de gauche disent non non il y a pas de problème leurs électeurs disent sondage le montre qu'il y a un vrai problème le deuxième point c'est celui des métiers en tension qui comme tu le disais Dominique est une petite partie du texte mais c'est le point central c'est le point d'échappement et sur ce point non seulement la gauche et la droite est un clivage entre la gauche et la droite mais c'est aussi un clivage à l'intérieur de la majorité sénatoriale puisque les centristes ont une position différente de celle de LR or le gouvernement il a compris que comme c'est comme les choses se passaient mal à l'Assemblée et qu'on avait de plus en plus de mal à faire à faire passer les textes et c'est pour ça que le texte passe d'abord au Sénat au Sénat une opposition mais une opposition avec laquelle on pouvait discuter et cette opposition elle va elle-même discuter en son sein donc le problème pour moi il est très simple est-ce que dans la majorité sénatoriale les deux principales forces de la majorité sénatoriale vont arriver à se mettre d'accord et en général elles se mettent souvent d'accord et si par hasard il y a un accord lorsque le texte IR de façon nationale je vois mal les députés LR voter différemment de ce que leurs collègues auront adopté je vous interrompre parce que je vais donner la parole à Yann brossa là-dessus et on va parler planification écologique en dernier thème de ce débat est-ce que vous êtes en porte-à-faux ou en décalage avec vos électeurs sur sur cette question vous savez je trouve qu'on surpolitise ces questions d'immigration et on a nouveau c'est normal mais enfin c'est normal c'est naturel mais on en fait des éléments de de clivage j'aimerais qu'on regarde la réalité en face il y a pas très longtemps je visitais un centre d'hébergement d'urgence là où je suis élu dans le dans le 18e arrondissement puis je rentre dans le centre d'hébergement d'urgence et je vois partout des sacs à dos deliveroo uber eats et je discute avec avec les personnes qui étaient hébergées là et qui avait ses sacs aujourd'hui qu'est-ce que vous faites dans la vie on est livreur chez deliveroo et chez uber eats j'aurais dit et vous vivez en centre d'hébergement d'urgence oui et certains vivaient ensemble d'hébergement d'urgence depuis des mois pourquoi parce que dès lors qu'ils n'ont pas de papier ils ont même pas la possibilité de déposer une demande de logement social et donc voyez l'hypocrisie dans laquelle on est on se retrouve avec des secteurs entiers qui reposent sur des personnes qui n'ont pas de papier et qu'en réalité on expulsera jamais et donc ça n'est pas gérable au-delà du clivage politique au-delà des symboles qu'on veut faire sur ces sujets on va pas continuer comme ça avec des gens qui vivent ensemble d'hébergement quoi ils vont vivre toute leur vie dans ces centres-là c'est absurde et donc à un moment donné la régularisation c'est un moyen de remettre les compteurs à zéro bon allez on vous a tous entendu sur sur ce thème on passe à cette question de la planification écologique c'était l'une des annonces importantes de ce lundi fait par le Président de la République qui nous vante une écologie à la française on écoute objectif qui est le nôtre et que nous avons débattu la pendant les les deux heures et demie et qui était l'objet du travail du gouvernement depuis maintenant 14 mois c'est de bâtir une écologie à la française qui répond à un triple défi qui n'est pas que le nôtre mais celui de la planète celui du dérèglement climatique et de ses conséquences celui d'une effondrement de notre biodiversité et celui de ce que je qualifié il y a un peu plus d'un an de fin de l'abondance c'est au fond de la rareté de nos ressources ces engagements ont été tenus et la planification qui a été validée aujourd'hui et le fruit de 14 mois à la fois de travaux de concertation dans le cadre des conseils nationaux de la refondation qui a été largement débattue alors plusieurs annonces du chef de l'État reprise du contrôle du prix de nos de notre électricité au mois d'octobre on sait qu'il y a une sorte de bras de fer entre l'État actionnaires et EDF pour se mettre d'accord sur le mécanisme qui permet de d'évaluer le prix de l'électricité il y a ça il y a un million de pompes à chaleur annonce faites d'ici à la fin du par Emmanuel Macron et puis il l'avait déjà évoqué le chef de l'État la création de 13 RER métropolitain avec le déblocage de 700 millions d'euros de l'État pour bâtir ses 13 RER métropolitains de la Gontrie moi j'entends ça je me dis 700 millions d'euros pour 13 lignes finalement c'est pas beaucoup et il va falloir que les collectivités territoriales mettent au pot est-ce que vous faites la même analyse évidemment je veux dire que moi j'ai été élu longtemps de la région Île-de-France je suis toujours territorialement mais j'en étais vice-présidente on pourrait peut-être déjà remettre à niveau les transports en commun existants par exemple en région Île-de-France et même là l'état des difficultés à le faire peut-être pour des difficultés budgétaires et déjà les collectivités locales structurellement les finances mais c'est des centaines de millions d'euros tous les ans donc effectivement 700 millions d'euros annoncé ce chiffre évidemment ça fait beaucoup de zéro je veux dire que quand un Français écoute ça et se dire bah oui c'est beaucoup des annonces par milliards c'est pas sérieux c'est une blague c'est pas c'est pas la hauteur du débat mais c'est pas sérieux on ne fait pas 13 voilà donc tout ça en plus bon l'écologie à la française voilà comment on dit que finalement on va faire quelque chose mais on habille tout ça est fait pour faire croire que on était écologiste mais en réalité voilà c'est pas toujours pas compris on est très loin de citation de d'Emmanuel Macron hier soir à la télévision les Français ontiment la bagnole et moi je l'adore Yann brossa est-ce que dire ça à la veille de de la grand-messe de la planification écologique c'est pas brouiller le message quand même d'abord moi je ne suis pas pour culpabiliser les gens qui qui ont une voiture évidemment moi je suis élu d'une d'une grande métropole à Paris on a le métro mais enfin il y a quand même des tas d'endroits où on ne peut pas vivre des gens dès lors qu'on a pas de voix au milieu de Français qui ont pas d'autres choix que d'utiliser leur voiture et en l'occurrence on aurait tort de les montrer du doigt la vraie question à se poser c'est comment on fait en sorte que les alternatives à la voiture puissent être puissent être développées donc les RER métropolitain c'est pas une mauvaise idée simplement comme le disait Marie-Pierre à l'instant ça suppose que l'État mette massivement la main à la poche pour les pour les développer et puis par ailleurs on est quand même très en deçà par exemple sur un sujet comme la rénovation énergétique des logements qui est pourtant un sujet absolument fondamental à la fois un sujet écolo et un sujet de pouvoir d'achat on le voit en ce moment avec l'envolée des charges d'énergie par exemple sur la rénovation énergétique du logement social aujourd'hui l'État ne fait rien ce sont les collectivités locales et les bailleurs sociaux qui financent la rénovation énergétique des logements sociaux or les locataires de nos logements sociaux subissent aujourd'hui de plein fouet l'envoler des prix de l'énergie donc là par exemple on aurait un chantier à ouvrir et pour l'instant le gouvernement reste très très timide là-dessus Dominique et Saudi ça sonne la majorité sénatoriale dit qu'elle est consciente de l'urgence climatique est-ce que elle vote pour autant les textes nécessaires à lutter contre le réchauffement écoutez je crois que dans un certain nombre de textes bien évidemment on a accompagné des mesures j'ai moi-même été récemment président de la commission d'enquête sur l'efficacité des politiques publiques en matière de rénovation énergétique le rapporteur en été Guillaume Gontard peut penser que on avait des positions qui sur certaines sujets étaient quand même assez différente mais pour autant on a trouvé un consensus et on a formulé 23 propositions et j'avais dans le sens de Yann brossa pour dire qu'aujourd'hui le compte n'y est pas et que on annonce des objectifs qui ne sont jamais atteints et donc si on veut véritablement sortir de cette déclaratoire de cette incantation il faut mettre en face vraiment une massification et cette massification elle passe d'abord et avant tout par plus de moyens financiers et arrêtons de ponctionner les collectivités territoriales quand j'entends hier soir le président de la République dire que l'augmentation de la taxe foncière et le fait des communes quand on voit que par ailleurs on a porté atteinte de façon importante à l'autonomie financière et autonomie fisc des collectivités territoriales encore une fois c'est inadmissable inadmissible de la part du chef de l'État donc je crois que c'est encore faire diversion je suis désolé ces conseils nationaux de la refondation qui se transforment en conseil de la planification écologique je ne suis pas sûr que ça débouche sur des mesures qui véritablement font prendre conscience aux Français qui vont être accompagnés pour faire cette révolution dans un certain nombre de domaines que ce soit dans le domaine des mobilités dans le domaine du logement si je résume manque d'ambition manque d'accompagnement qu'est-ce que vous récompez à ça je pense que le mot d'écologie et la française n'a pas été choisi par hasard c'est une formule c'est une formule à mon avis qui est qui avait du sens et notamment il y avait à mon avis dans cette formule deux messages subliminaux le premier message c'est que la France on a l'habitude de se lamenter on a l'habitude de se plaindre que les choses ne vont pas ne vont pas assez vite et Dominique a notamment évoqué dans le domaine du logement la France et la championne du monde de la décarbonation vous regardez toutes les statistiques toutes les études la France à cause de ça politique notamment à cause politique sur l'énergie nucléaire depuis des années et la championne du monde de la décarbonation donc c'est quand même un sujet le changement climatique et nous sur lequel moi je pense qu'on peut peut-être essayer d'avoir des propositions constructives mais sans se lamenter et sans dire que tout va mal donc c'était probablement le premier message sous luminaire le deuxième message subliminel à mon avis il n'était pas la destination des pensées il était à destination de nos partenaires européens et notamment des Allemands parce qu'il apparaît évident aujourd'hui que la stratégie française amateur des carbonation était la bonne que celle des Allemands est une pour des raisons d'électeurs il y a il y a une décennie une plusieurs décennies va dans le mur et que les électricité nucléaire qui n'est pas là est remplacé aujourd'hui par des centrales à charbon donc ces deux sur ces deux messages moi je pense que la France et je parle pas de ce gouvernement je parle des gouvernement successifs la France n'a pas à rougir de son trajet sur le sur le changement climatique vous disiez Yann brossaï on va terminer avec vous que en matière d'immigration il fallait sortir des postures est-ce que là vous êtes dans une posture quand vous critiquez le chef de l'État sur les sur le la planification on n'est pas dans une posture d'ailleurs sur la question du nucléaire par exemple pour ce qui concerne les communistes il y a aucune ambiguïté dans notre position et nous accompagnerons tout ce qui permettra de déployer l'énergie nucléaire et donc notre souveraineté énergétique on peut pas dire à la fois qu'on veut se débarrasser des énergies fossiles et dans le même temps ne pas développer le nucléaire avec bien sûr les renouvelables mais le nucléaire quand même en tout cas pour ce qui nous concerne nous sommes des gens constructifs simplement je constate que on a face à nous un gouvernement qui bien souvent ne fait pas avancer les choses dans le bon sens merci à tous merci d'avoir participé à ce débat dans sens public je voudrais remercier une nouvelle fois toutes les équipes de qui peut technique et qui peut éditoriale pour tout le travail effectué depuis plusieurs jours pour les soirées pour la soirée spéciale hier il y en a certains qui ont travaillé jusque très très tard dans la nuit donc un immense merci à tous nous aussi oui vous avez l'habitude non mais vraiment un grand merci à toutes les équipes je voudrais aussi vous donner un rendez-vous demain dans la matinale marine ton de lier la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts qui sera face à Oriane Mancini il sera 8h du matin belle soirée
Claude Malhuret