[DIRECT] Budget 2026 et "49.3" : examen des motions de censure - 23/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
matin pour suivre l'examen et le vote des motions de censure. Vous l'avez certainement suivi en direct sur LCP. Mardi, le Premier ministre a enclenché l'article 493.
Il fait donc face ce matin à deux motions de censure. On va suivre ça avec Stéphanie Despierre depuis la salle des quatre colonnes et Clément Perou en cours d'honneur de l'Assemblée nationale. Stéphanie Despierre, ça devrait normalement être tranquille pour Sébastien Lecnu, mais il fait quand même face à deux motions de censure ce matin.
Stéphanie ? Oui, deux motions de censure. L'une déposée par la France insoumise, l'autre par le Rassemblement national.
Alors, il y a, vous l'avez dit, il y a euh peu de suspense. Je vous le rappelle qu'il faut 288 voix pour faire tomber un gouvernement. Que les députés votent pour, il n'y a pas de vote contre.
Soit vous êtes pour la chute du gouvernement, vous votez la motion de censure, soit vous ne votez pas. Pas d'abstention non plus. Le PS a d'ors et déjà annoncé qu'il ne voterait pas ses motions de censure.
Le groupe indépendant Liot non plus. Même chose du côté des Républicains. Ce ne serait pas sérieux de ne pas avoir de budget, a dit Laurent Vokier cette semaine.
Même si certains chez les républicains hésite. C'est le cas de Michel Barnier, l'ancien premier ministre qui disait encore ce matin hésiter à voter cette motion. Je vous rappelle que lui, il était tombé début décembre 2024.
A priori donc selon nos calculs peu de suspense, le nombre de voix ne sera pas suffisant pour faire chuter le gouvernement de Sébastien Lecnu. Et vous avez aperçu à l'image le passage de la présidente de l'Assemblée nationale. On va retrouver Clément Perot en cours d'honneur très rapidement.
Vous avez vu passer le premier ministre, vous Clément il y a quelques secondes. Oui, il y a à peine une minute. Ellaza, il vient juste d'entrer dans l'hémicycle signe que la séance va débuter maintenant dans quelques instants.
Cette séance, elle va débuter par des prises de parole des orateurs de tous les groupes de l'Assemblée. Ça va durer autour de 2h. Ensuite, ce sera au premier ministre de prendre la parole pour répondre, pour se défendre, pour justifier son 493.
Ensuite place au votes. Ça prendra 20 30 minutes dans des salons attenants de l'hémicycle. Ensuite, la présidente proclamera les résultats monsieur Stéphane.
Peut on va en séance tout de suite. On va suivre l'examen des motion de censure. C'est la France insoumise qui va défendre la sienne puis le rassemblement national, les prises de parole des orateurs et la réponse du gouvernement.
On suit tout ça en direct en intégralité sur LCP. La première partie du projet de loi de finance pour 2026. La parole est à monsieur Éric Cocrel pour la France insoumise.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, messieurs dames les ministres, chers collègues, Nous sommes à un moment de vérité. Tout dans ce budget est escrequerie. Alors, honte à ceux qui l'ont voulu et conçu ainsi.
Honte également à ceux qui permettraient qu'elle s'accomplisse. La première escrequerie de laquelle tout procède remonte en juillet 2024 et à Emmanuel Macron. Elle est la plus grave puisqu'elle laisse notre seul souverain, le peuple.
Dans quelle démocratie un seul peut ainsi décider que gouverne un camp minoritaire ? Ce qui pose la question de la 5e République, mais c'est bien Emmanuel Macron qui en a décidé ainsi. Il est donc le premier responsable de la situation.
C'est au fond lui qui devrait être devant nous et risquer sa chute, bien plus encore que vous. La seconde escroquerie, c'est que malgré cette défaite au législative puis l'ascensure du Michel Barnier, puis le refus de la confiance à François Berou, votre gouvernement s'est avancé avec la même politique budgétaire que s'il était majoritaire. Quelle est cette politique ?
Laissez-moi en résumer la conséquence première qui en est au fond aussi l'objectif. D'après Oxfam, la fortune des 53 milliardaires français a doublé depuis 2017 plus 220 milliards d'euros. D'après Challenge, les 500 plus grandes fortunes ont doublé leur patrimoine qui est passé de 20 à 40 % du PIB.
Mais la richesse nationale, elle n'a pas doublé. L'incaparement s'est donc fait sur le dos de tous ceux qui produisent ses richesses, salariés, artisans, commerçants, indépendants, agriculteurs, patron de PME et cetera. Comment ?
Rappelons l'étude de l'Institut des politiques publiques. Les 150 plus grandes fortunes françaises payent moins de 2 % d'impôts sur le revenu, voire zéro pour certaines. Concernant la position globale, les 75 plus grandes fortunes françaises ne payent que 25 %.
C'est deux fois inférieur à la moyenne des contribuables. La perte se chiffre en dizaines de milliards d'euros pour nos recettes. En réalité, ils sont même des milliers à profiter de cette situation.
J'ai pu le vérifier en personne à Ber. Cela n'est pas tombé du ciel. C'est le résultat d'une politique la vôtre.
Certes, avant vous, dès la création de l'ISF, les actifs du professionnels ont été exclus et vous n'avez pas non plus inventé toutes les exemptions dérogation, exonération, les privilèges qui ont permis de mitter l'impôt des plus riches. Mais vous en avez défendu et ajouté beaucoup et surtout vous avez supprimé l'ISF et surtout vous avez instauré ce bouclier du capital qui est la flat taxe. Voilà comment ces ultra riches se sont si légalement enrichis. et ces richesses, ils les gardent et les transmettent de sorte que dès leur premier pas, leurs héritiers sont déjà rentiers.
La part de la fortune héritée dans le patrimoine français est passée de 35 à 60 % en 40 ans. Là encore, vous n'êtes pas les seuls responsable mais largement contributeur. Citons le pact du trayil dont la Cour des comptes a non seulement estimé à 6 milliards le coût pour les finances publiques, mais aussi jugé qu'il s'agissait surtout d'une optimisation fiscale hors de contrôle dont 65 % ont bénéficié à 110 personnes en 2024.
Au fond, on peut ainsi résumer adé de macronisme, la constitution d'une nouvelle celle de l'argent, toute aussi minoritaire que ne l'était celle de l'ancien régime face aux tiers États et qui désobéit à l'article 1er de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Les hommes naissent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
C'est dire à quel point votre politique brise la promesse républicaine sur laquelle est fondé notre pays. Et cette politique a évidemment un effet immédiat. Le déficit creusé depuis 2017 ne s'explique pas par l'augmentation des dépenses.
Elles ont baissé de 0,6 points de PIB, mais bien par la baisse des recettes de trois points de PIB sur la même période. Et que faites-vous ? Vous imposez à toute la population de payer pour ses cadeaux fiscaux aux ultra riches.
Cette politique, vous l'avez théorisé. Il faut favoriser la rentabilité des capitaux des ultras riches, disiez-vous. Cela va créer investissement et emploi, disiez-vous.
Cela va ruisseler, disiez-vous. Ça pour ruisseler, ça ruisseler et vers le haut. L'assureur Alliance estime que les dividendes des groupes français attendront atteindraient 83,1 milliards d'euros en 2026.
Mais vos résultats économiques sont eux inversement proportionnels aux prétentions pharaoniques de votre propagande. Depuis 2017, l'industrie recule. La part de l'emploi industriel est tombée de 164 à 154 et les faillites se succèdent jusqu'à 68000 en 2025.
Depuis 2017, l'investissement recule. Ramené au PIB, il a baissé de 04 points selon l'IGN C. Les conditions de vie reculent.
Depuis 2017, avec 1 million de pauvres en plus, la France est même championne d'Europe de l'augmentation de la pauvreté. Votre budget pour 2026 ne va rien arranger. Pire, il nous place dans la capacité de répondre aux exigences de l'heure et de l'époque.
Je parle là d'un basculement, celui d'une domination capitaliste qui passait par le libre échange et passe maintenant avec Donald Trump par un affrontement entre blocs politico-économiques. En dehors de ceux destinés à la défense, où sont dans votre budget les investissements publics dont a besoin notre économie pour relancer sa souveraineté industrielle et agricole ? Ils étaient déjà quasi inexistants et vous avez même cru bon de sabrer de 1 milliard d'euros supplémentaires le budget de France 2030.
Cette baisse des investissements, nous allons aussi la payer en matière écologique. 2 ans après sa création, vous baissez par ainsi le fond vert de 67 %. Contrairement à vos déclarations mensongères, votre budget aggrave tout et ne résout rien.
Il sera mauvais pour le pays. Oui, mais dites-vous, il vaudrait mieux ce budget que pas de budget du tout. Et voici qu'avance une autre escrequerie, celle de la loi spéciale.
Contre toute évidence, vous avez dit qu'elle n'était pas un budget. C'était pour appeler à adopter le vôtre au plus vite. Depuis 2 ans, vous utilisez la loi spéciale pour faire pression sur le Parlement en ne libérant que des sommes minimalistes.
Cette interprétation n'est pas légitime. Dois-je rappeler que la loi spéciale, c'est la possibilité d'utiliser les dépenses et recettes adoptées dans le budget précédent. La preuve, il suffit de lire le décret du 30 décembre dernier.
Les budgets de la loi spéciale sont à l'heure au près les mêmes qu'en 2025. 4,21 milliards pour l'agriculture, 4,37 milliards pour l'aide publique au développement, 23,12 milliards pour le logement et cetera. Escrequerie enfin sur la méthode en novembre ou en janvier, le 493 demeure un coup de force.
Mais au fond, je ne vous ai jamais cru dans quand vous disiez ce budget, nous le ferons avec le Parlement, il saura ce que l'assemblée veut en faire. Vous l'admettiez si elle n'en changeait pas les fondements et se contentait de repeindre d'une autre couleur les murs de la chambre ? J'ai toujours pensé que vous finiriez par ce 493.
Pour le rendre digérable par ceux qui en faisaient une ligne rouge il y a quelques semaines, vous avez même agité la menace des ordonnances dont en réalité vous n'avez jamais voulu. C'est là une escrequerie que de sur quoi vous rendez inélégante en insultant sur un ton trait Trumpiste les oppositions qui entendent encore utiliser leur droits d'opposant. Saboteur, tireur couché tirant dans votre dos et j'en passe.
Cela ne dit rien de ceux que vous accusez ainsi, mais tout au fond de votre autoritarisme. Ces insultes, vous les avez proféré lors de la censure pour votre inaction sur l'accord Union européenne Mercosure. Je salue d'ailleurs notre groupe au Parlement européen qui vient de réussir lui à faire adopter par ce même parlement une sisésine de la Cour de justice de l'Union européenne qui suspend l'accord.
Et ici, ce sont voix qui ont manqué à votre chute. C'est peu, c'est le groupe socialiste. De ces parlementaires va donc dépendre de nouveau le sort de notre motion.
C'est donc au socialistes que je vais maintenant m'adresser. Olivier Fort a dit il y a peu que son parti était le seul à cette remontée utile dans la période. Utile vraiment.
Voyons voir. Utile pour ne pas avoir censuré François Berou en février 2025 en échange d'un conclave qui n'a rien donné et 4000 postes d'enseignants toujours supprimés en 2026. utile pour ne pas avoir censuré Sébastien le Cornu en octobre, évitant le retour aux urnes, ce dont nous voyons maintenant le résultat.
Utile pour avoir adopté un simple décalage de la réforme des retraites, faisant ainsi voter pour la première fois à l'Assemblée le principe même du recul à 64 ans sans compter près de 4 milliards de coûts budgétaires sur les hôpitaux. Utile pour prétexer des reculs gouvernementaux sur des mesures que de toute façon il n'avait plus dans sa musette. L'indexation du barême de l'hier et le maintien de l'abattement de 10 % en faveur des retraités avait déjà été voté au Parlement.
Ule pour le repas un euro en faveur de tous les étudiants pour un coût de 80 millions d'euros. Certes oui, mais ils subiront 195 millions de coupes budgétaires sur 2 ans dans leur vie étudiante. Utile une prime d'activité de 50 € de plus certes, mais la mission solidarité baisse toujours de 418 millions d'euros et la mission travail de 25 % en 2 ans.
Ule pour 800 postes supplémentaires à ESH à 25 millions d'euros. Mais tout le monde sait que tant que ces AESH n'auront ni un vrai statut ni une vraie valorisation salariale, ces postes seront souvent non pourvus. Et les 4000 postes d'enseignant supprimé, ils le sont toujours.
Utile le renoncement à 200 millions d'économies sur les APL. Certes, mais le budget du logement continué à diminuer de 714 millions d'euros. Vous jugez aussi utile avec des baisses d'un milliard d'investissement de 100 millions d'euros sur l'audiovisuel public, des coupes budgétaires béantes sur la le sport, les association, l'agriculture, la fonction publique, la culture, l'écologie sans compter les opérateurs qui vont subir 2 milliards de coupes supplémentaires.
Utile donc pour ces deux 22 milliards de coupes budgétaires sur l'État, la SQ et les collectivités, ce qui monte à 30 milliards si on calcule en tendantiel comme le faisait monsieur Berou. utile enfin pour le maintien de l'article 30 qui aggrave pour les étrangers finis le coup des papiers des demandes de nationalité si directement inspiré du programme de l'extrême droite qu'il avait été battu ici dans l'hémicycle. Voilà la préfiguration de ce que fera le gouvernement les mots à venir à partir d'une coalition allant du bloc macroniste à l'extrême droite si nous ne le s'en censurons pas les textes racistes ultralibéraux dangereusement répressifs adoptés hier sous l'œil complice de ce gouvernement soin à l'avant-goût.
Laisserez-vous faire députés de l'opposition qui ne veteriez pas la censure il ne s'agirait pas d'utilité mais de complicité que la population paiit par 18 mois supplémentaires de politique macroniste. Notre pays, notre peuple n'ont pas les moyens de supporter si longtemps une telle peine. Voilà pourquoi collègues, je vous invite à censurer ce budget et ce gouvernement.
Merci beaucoup monsieur le député. Voilà donc pour la prise de parole d'Éric Cocrel, le président de la commission des finances, c'est lui qui défendait la motion des insoumis. Tout dans ce budget est escroquerie, a-t-il dit.
Il a appelé les députés à voter la censure et s'est adressé particulièrement au socialistes. C'est Marine Le Pen qui va défendre la motion de son groupe. C'est la seule présidente de groupe qui prendra la parole lors de cette discussion générale.
Nous voilà arrivés au bout de la farce parlementaire. cette parodie humiliante dont monsieur le premier ministre vous avait donné le spectacle depuis des semaines avec ce qui reste du bloc LRO socialo macroniste. Pour qu'une plaisanterie même de mauvais goût d'ailleurs puisse être appréciée, il faut attendre la chute.
La chute à laquelle on assiste, c'est certes la vôtre, elle est politique, mais c'est surtout celle de la France. Et cela ne fait rire personne, pas même sur vos bancs si on en juge les mines des conflites effantes des rares, voire rarissim parlementaires qui se sont déplacés pour vous soutenir qui sont, semble-t-il moins nombreux aujourd'hui que le nombre de ministres au ban. Comme tous ceux qui s'accrochent à leur poste sans raison, vous nous direz que partir c'est chuter.
Je vous le dis, dans ces conditions, rester c'est pire, c'est déchoir. Or, tout aurait dû vous conduire à démissionner. l'honneur tout d'abord parce que quand on a avec grand éilocence expliqué, je cite, renoncer à utiliser l'article 493 de la Constitution, c'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra et ira jusqu'au bout, jusqu'au vote.
L'annonce de mardi dernier sonne comme la trahison du pacte solennel que vous aviez conclu, les yeux dans les yeux et quelques trémolot dans la voix avec la représentation parlementaire et le pays. Le tout dans un contexte, rappelez-vous, vous aviez même scénarisé avec Emmanuel Macron un vrai faux départ. Pour attester de la pureté de votre démarche.
Certains ont eu la gentillesse et en réalité la faiblesse de vous croire. sans scrupule, vous passez outre en donnant le spectacle de ce que la politique produit de pire, l'insincérité, le calcul, la manœuvre et finalement le reniment. Vous avez échoué politiquement à trouver une majorité pour porter un projet d'intérêt pour la France.
Vous avez échoué politiquement car la seule majorité que vous avez trouvé est une majorité de députés qui tremblent de retourner aux élections. En réalité, vous finissez comme vous avez commencé en cant à des politiciens qui n'ont rien à proposer sinon sauver leur siège. Le général de Gaul dont j'ai cru à tort qu'il était votre référence politique et morale d'ailleurs aurait je crois durement jugé un gouvernement qui se maintient avec des artifices parlementaires en dehors de toute logique et même d'ailleurs en dehors de toute raison.
Votre démarche est purement politicienne, je dirais même dramatiquement politicienne. Votre démarche ce n'est pas sauver une majorité, il y en a pas. Ce n'est pas de sauver un projet, il n'y en a pas.
Ce n'est pas de sauver le pays. Il ne demande que votre départ. Dans cette sinistre affaire, il ne s'agit en réalité que de préserver l'illusion d'un pouvoirséen qui ne veut pas admettre sa dissipation et même son naufrage.
Il ne s'agit également, et c'est peu glorieux que de préserver les intérêts individuels d'une poignée de députés dont le niveau de popularité est inversement proportionnel à leur exigence budgétaire et qui savent que le seul désir des électeurs, y compris les leurs, c'est de les voir partir et c'est pour cela qu'il refusent de nouvelles élections. Comment les gaulistes autoproclamés de cet hémycle peuvent-ils se prêter à ce jeu peu glorieux ? Ils ne m'en voudront pas de rappeler que dans la doctrine golienne, les arrangements de couloir ne confèrent que très peu de légitimité, encore moins de respect, mais beaucoup de discrédit et de mépris.
Dans la démocratie française et tout particulièrement sous la 5è dont le général de Gaul est le père, il n'est d'autre légitimité que celle venant du peuple. J'ajoute que si l'utilisation du 493 est en l'espèce formellement légale, il est vraisemblablement contraire à l'esprit du texte constitutionnel et de manière sûre à la pratique golienne. Or, nous le savons, en démocratie, il n'y a pas que la loi, il y a l'esprit de la loi en usant du 493, non pas pour contraindre la majorité gouvernementale sur un texte, mais pour tenter de surmonter une absence structurelle de majorité, vous commettez à l'évidence un abus de constitution.
Le 493 existe pour résoudre une difficulté ponctuelle, pas pour contourner une absence durable et irrémédiable de majorité. Oh, c'est pas la première fois. dans le régime désinvolte et méprisant d'Emmanuel Macron.
Le passage en force est plus qu'une habitude, c'est une marque de fabrique. Ce que personne ne pourra contester et je le dis avec tristesse, c'est que votre ministère, je crois que parler de pouvoir serait présptueux, vous l'avez d'ailleurs vous-même admis, est dans les faits en fait il légitime, il l'est triplement. Il est illégitime parce que vous vous étiez engagé à vous retirer en l'absence de majorité et vous vous maintenez avec des artifices.
Il est illégitime parce que votre fonction ne repose plus sur l'adhésion mais sur des combinaisons. Il est fondé sur un bricolage. Il est illégitime puisque ayant vous-même acté que votre gouvernement n'avait pas de majorité, vous n'êtes plus appelé à gouverner mais tout juste à expédier les affaires courantes.
Votre ministère est fondé sur une promesse d'impuissance. Alors, à quoi sert de rester si ce n'est pas pour gouverner ? Depuis votre nomination, vous n'avez pas rempli d'autres fonctions que celle de greffier parlementaire, compilant les exigences improbables, souvent toxiques et toujours ruineuses de députés en surcis et de forces politiques en lambau.
Les mois qui vont suivre vont être une descente aux enfers politiques pour vous, pour ceux qui vous auront maintenu de cette façon, mais surtout, et c'est bien plus grave pour le pays. Dans ce jeu malsin, vous n'avez même pas pris la mesure du désarroi des forces vives du pays. Les forces économiques et sociales qui vous abjurent dans l'intérêt général de faire cesser le supplice.
Le plus gros reproche que l'on puisse vous faire c'est qu'à tous les problèmes de la France que vos amis ont créé et que vous laissez filer, vous ajoutez un problème institutionnel et même démocratique. Vous aggravez le discrédit de la parole publique et vous l'avourez le pays n'en a pas besoin. Votre projet, je n'ose pas appeler ça un budget, est un Ternobyl budgétaire, une chappe de béton sous laquelle vous avez tenté de cacher des éléments hautement radioactifs.
Ainsi, cette censure se justifie également par la dangerosité pour la France et les Français du texte sur lesquels vous avez engagé votre responsabilité qu'elle seule peut désormais bloquer. Monsieur le Premier ministre, qui soutient votre budget ? Qui assumera ici ce budget en ne votant pas la censure ?
Manifestement personne, pas même les députés de votre camp. Mes chers collègues, je vous le dis solennellement, tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte. Oh, je vais pas faire la litanie des mesures néfastes qui sont contenues, mais permettez-moi de m'arrêter sur quelquesunes correspondant aux grands enjeux de notre nation.
Pour répondre à celui du pouvoir d'achat, vous imposez une taxe sur les petits colis, une taxe sur les billets d'avion, une taxe sur les mutuels ou encore une hausse du malus auto. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition de baisser la TVA sur l'ensemble des énergies, les ménages à pression. Pour répondre aux enjeux migratoires, vous faites le choix de ne rien faire et en même temps, vous avez refusé de commencer à mettre en place la priorité nationale que nous proposons les Français. appréci.
Pour répondre aux enjeux de compétitivité de nos entreprises, vous imposez la pérénisation d'une taxe temporaire accepté de renier vos engagements sur la CVAE et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse d'impôts de production, les entrepreneurs, les chefs d'entreprise et leurs salariés apprécieront. Pour répondre aux enjeux de dépenses publiques et de dette, vous imposez d'aggraver le déficit public en ne faisant aucune économie structurelle et même en augmentant la dépense publique de 37 milliards. Et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse du train de vie de l'État et mépriser la trajectoire de notre contrebudget qui démontrait que l'emballement de la dette n'est pas une fatalité.
Les générations futures apprécieront. Pour répondre aux enjeux de cohésion sociale, vous imposez la suppression du crédit d'impôt pour l'adaptation du logement. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition de revalorisation du congé proche et dans les personnes en situation de handicap ou âgé et leur famille apprécieront.
Pour répondre aux enjeux de justice fiscale, vous imposez le statut co et en même temps, vous avez refusé notre proposition d'impôt sur la fortune financière. Les classes populaires et moyennes apprécieront. Pour répondre aux enjeux européens, vous imposez l'augmentation de la contribution de la France de plus de 5 milliards et en même temps, vous avez refusé notre proposition d'utiliser ce levier pour défendre nos intérêts.
Les agriculteurs apprécieront. Bref, pour répondre aux enjeux de notre pays, vous avez fait le choix de vos places en sacrifiant la mise en œuvre de mesures pourtant largement majoritaires dans le pays. Les électeurs apprécieront et, je le prédis, le feront savoir.
Ne croyez pas que personne ne vous regarde, les Français vous voi et ils mettront la facture dans l'ure. Non seulement de la seignée que vous leur infligez, mais également du procédé humiliant que vous utilisez. Mais au-delà de la calamité budgétaire et donc financière, économique et sociale à laquelle vous soumettez nos compatriotes, la situation politique dans laquelle vous maintenez le pays a également des implications internationales dans un contexte géopolitique qui ne souffre pas l'impuissance.
Car le monde entier nous regarde. Les plus gentils vont nous plaindre. Les plus taquins vont ironiser.
Les plus opportunistes vont froidement profiter de l'inexistence politique d'un gouvernement fantôme. Cela a déjà commencé avec madame Van Derleyen qui sans vous attendre ni vous calculer d'ailleurs a imposé à la France le mercossur, c'est-à-dire la fin de notre agriculture et de notre élevage. Mais c'est aussi le cas des alliés européens du bloc central qui font avancer leur projet de contrôler les exportations d'armement français.
Ce n'est pas à l'ancien ministre des armées que je vais apprendre que cette question est une ligne rouge écarlate pour la France et que le fait même de l'évoquer est une provocation que ces auteurs n'auraient jamais osé avec un gouvernement français légitime par les urnes. C'est le cas aussi des Chinois qui voi dans notre impuissance ou notre naïveté l'opportunité de venir vendre des voitures chez nous au détriment de notre industrie automobile qui agonise. C'est enfin le cas de Donald Trump qui ne manque pas une occasion de railler cruellement la fin de règne laborieuse et pénible que vit la France et qui profite du fait que la voix de la France est totalement discréditée dans le concert des nations pour avancer ces pions.
Monsieur le Premier ministre, nos compétiteurs ont bien compris qu'une fenêtre leur été grande ouverte. Ils en profitent pour la refermer. La méthode démocratique n'est évidemment pas de supprimer l'expression de vos oppositions, mais bien de demander aux Français leur avis par des élections.
Ainsi, si la question de ce 493 est bien sûr budgétaire, économique, financière, elle est en réalité éminemment politique, comment monsieur le cornu avec les convictions que vous portez, pouvez-vous participer à l'affessement de notre pays et de ces institutions ? Qu'Emmanuel Macron soit dans le déni ? Ce n'est plus un secret et plus personne ne le suit.
Mais personne n'est obligé de s'enterrer avec pharaon et surtout nul n'est obligé d'entraîner le pays dans sa chute et son discrédit mondial. Queles que soient nos convictions, nous sommes ici, chers collègues, des élus de la nation. À ce titre, nous sommes les garants de l'intérêt national, du respect des institutions et de la démocratie.
Cet honneur, cet honneur nous impose une responsabilité particulière, une responsabilité que je vous invite à ne pas fuir. Quand il n'y a plus de confiance, il n'y a pas d'autre solution que l'arbitrage suprême. Et cet arbitrage suprême ne peut être que celui du peuple. [applaudissements] parce qu'il n'y a pas d'autres solutions pour le pays.
Je vous exhorte, mes chers collègues, à un acte essentiel, un acte de courage peut-être, mais surtout un acte de dignité parlementaire, politique et nationale. Vote la censure. Marine Le Pen applaudie par les députés de son groupe.
C'est la seule présidente de groupe qui va s'exprimer aujourd'hui. Marine Le Pen, vous le suivez peut-être, c'est aussi le procès en appel. Elle a souhaité venir à l'Assemblée aujourd'hui, prendre la parole pour montrer qu'elle continuait aussi son rôle de député et de chef de groupe.
Maintenant, c'est chaque groupe qui va s'exprimer sur les motions de censure. Parole attendue des socialistes, Laurent Baumel s'exprime à l'instant. à cette tribune les raisons pour lesquelles le groupe socialiste ne s'associera pas à la motion de censure de nos collègues de la France insoumise.
Je dis la charge parce que les règles de la censure n'arrachant à leur circonscription un vendredi matin que ceux qui vont la voter, je suis conscient de m'adresser à un auditoire hostile. Au lendemain d'une vingtaine de cérémonies de vœux dans une circonscription représentative des diversités françaises, j'ai aussi la conviction que ce que je vais dire ici est largement compris et partagé dans le pays. La première chose que je voudrais rappeler ce matin, c'est que la censure n'est ni une routine ni un jeu.
Nous ne sommes pas sortis de la 5e République en juillet dernier au point de revenir dans les Républiques précédentes où des mouvements d'humeur parlementaire pouvait faire tomber les ministères dans l'indifférence générale. Dans la France de 2026, tous les corps intermédiaires et tous les citoyens ressentent la nécessité d'un pouvoir exécutif solide et stable, capable de prendre des impulsions, capable de prendre des décisions, d'agir et de protéger la nation. face au désordre du monde.
Dans la France de 2026, un gouvernement qui tombe, c'est une crise politique, c'est un traumatisme amplifié et exacerbé par les chaînes d'information continue. Et cette crise est évidemment redoublée si à l'absence de gouvernement s'ajoute l'absence durable de budget. Personne ne peut sérieusement croire que nous pouvons vivre une année entière sous l'empire d'une loi spéciale qui peut certes permettre de payer les fonctionnaires, mais qui n'offre aucun cas juridique pour répartir les dotations, les subventions et financer les mesures nouvelles dont chaque année nous avons besoin.
Pour priver la France de 2026 de gouvernement et de budget, il faut donc des raisons sérieuses. Des raisons sérieuses, il est arrivé aux socialistes d'en avoir et de les partager avec d'autres ici. À celles et ceux qui ont la mémoire courte ou qui ironise volontiers sur notre main tremblante, je rappellerai que nous avons contribué à faire tomber deux gouvernements en 18 mois dans des périodes où les rumeurs et les chantages et la dissolution n'allait pas moins bon train qu'aujourd'hui.
Vous avez fait tomber Michel Barnier en décembre 2024 parce que sa nomination même et sa complaisance à l'égard du Rassemblement national nous sont apparus comme une négation du Front républicain. Nous avons fait tomber François Berou en septembre 2025 parce que son inaptitude avérée au dialogue teinté de condescendance méprisante à notre égard exigeit de mettre un point final à cette deuxième erreur de casting. Au rebour de ces deux prédécesseurs, le nouveau Premier ministre, lui a reconnu que la France n'aurait de budget au tournant de l'année que si que si ceci portait désormais aussi la marque des idées et des attentes des forces politiques et des électeurs de gauche.
Le renoncement à utilisé le 493 pour imposer les copies gouvernementales initiales a constitué une rupture méthodologique majeure. Il a donné une portée effective aux discussions menées dans cet hémicycle et en dehors de lui pour modifier ses copies initiales. Alors le recours au 493 sur la copie finale du PLF rendue nécessaire par la conjonction des votes hostiles à toute idée même de budget négocié et de ce point de vue dommageable.
Mais elle n'annule pas rétrospectivement le bénéfice de la démarche de correction parlementaire de ce budget. Peut-être avons-nous vu émerger au passage une version plus intelligente du parlementarisme rationalisé dont gagneront à s'inspirer les futurs présidents et futurs premier ministres même lorsqu'ils disposeront à nouveau de majorité. De fait, la combinaison des votes et des négociations nous a permis d'introduire des inflexions substantielles dans les deux textes budgétaires de l'année 2026.
Amen. Nous avons suspendu la réforme de retraite. Ce n'est certes pas l'abrogation pour laquelle nous étions battus, mais quelle meilleure preuve d'utilité de leur vote pouvions-nous apporter à ceux qui nous ont fait confiance en juillet 2024 que d'avoir réussi à ébranler ce totem absolu de l'air macroniste et d'avoir ainsi réouvert le débat pour la présidentielle.
Nous avons effacé le spectre de l'année blanche en réindexant l'ensemble des prestations et des barêmes sur le coût de la vie. Il ne me paraît pas inutile de rappeler ici que grâce au combat que nous avons mené et aux antipodes des intentions initial de Matignon et Ber, personne dans les classes populaires et moyennes de ce pays ne verra son budget, son pouvoir d'achat diminuer en 2026 du fait de ce budget. En obtenant au contraire une revalorisation importante de la prime d'activité, nous avons contribué à ce que la revendication d'une meilleure rémunération du travail centrale depuis le mouvement des gilets jaunes trouve une traduction concrète pour les travailleurs les plus modestes dans ce budget.
Nous avons donné une traduction budgétaire concrète au combat historique de la gauche pour le repas étudiant à 1 €. Alors que cette assemblée est parfois gagnée par le baclash écologique, nous avons obtenu la relance très attendue de la prime rénove. Nous avons empêché l'application aveugle du coup de rabot dans les domaines essentiels de la santé, du logement social, de l'économie sociale et solidaire, de l'insertion par l'activité économique ou encore de l'éducation.
Alors, ces corrections font-elles du PLFSS et maintenant du PLFSS des textes socialistes ? Assurément non. L'écart demeure tangible entre ce budget et celui que nous avions présenté à notre université politique de rentrée.
Dans un hémicycle où le Rassemblement national joint ses voix à celle de la droite pour épargner les intérêts des plus fortunés, nous avons, il est vrai, perdu la bataille emblématique de la taxation des plus hauts patrimoines. Et je regrette, monsieur le Premier ministre, que vous n'ayez pas eu de votre côté le courage politique d'imposer la moindre concession sur ce sujet à vos amis. Alors pourtant que l'opinion publique réclame avec nous la justice fiscale la plus élémentaire.
Mais ce budget est-il pour autant encore le budget macroniste que nous nous apprêtions à censurer lorsque François Berou a choisi en septembre de précipiter sa chute ? Assurément non. Avec sa surtaxe maintenue sur les très grandes entreprises.
Avec la réindexation des barêes et des prestations sur le coût de la vie. Avec les hausses de crédit que j'ai évoqué, il est devenu un budget de compromis où chacun peut trouver la trace de ses défaites et de ses victoire. Dans un contexte, le tripartisme pourrait d'ailleurs différer plus longtemps que vous ne le pensez le retour des majorités absolues.
Il se pourrait bien que les semaines que nous venons de vivre ai constitué les premiers pas nécessaires dans l'apprentissage collectif de la culture des concessions réciproques à laquelle cette décennies de monarchie républicaine ne nous avait pas préparé. Bonjour. Alors dans ce contexte, quel est maintenant notre devoir ?
Notre devoir est de prendre en considération la demande majoritaire du pays de clore maintenant la séquence budgétaire. Comme l'an passé à la même date, nous faisons face à l'impatience légitime de tous ceux qui ont besoin de connaître les projections de l'État pour déterminer les leur mais si ajoute désormais l'immense lassitude de l'opinion. tout milieu et toute sensibilité politique confondue à l'endroit d'un débat budgétaire que la complexité des procédures et la répétition infinie des mêmes controverses semble rendre interminable.
L'assitude qui rejoint peut-être celle d'ailleurs d'une vie politique et médiatique entièrement focalisée sur la mise en exerc permanente des conflits et des contradictions. Si ajoute enfin l'angoisse engendrée par les dérèglements de la scène internationale et qui amène à percevoir la prolongation de notre controverse budgétaire comme un luxe inutile. À cette impien, cette lassitude, cette angoisse, nous ne nous sentons pas le droit d'imposer, d'opposer nos inconforts et nos tropismes militants.
Puisque le budget réclame puisque le pays réclame maintenant un budget et que ce budget est désormis passable, nous le laisser passer en ne joignant pas nos voies à une censure coûteuse et dépourvue de bénéfices immédiats pour celles et ceux que nous prétendons défendre. car tel est le point que je voudrais souligner pour conclure chers collègues, ce qui se joue aussi à travers cette affaire budgétaire, c'est une réponse à l'éternelle question. À quoi servons-nous ?
Demain parce que des députés de gauche ont accepté de négocier, des étudiants qui font aujourd'hui la queue à la soupe populaire pourront bénéficier du repas à 1 €. Demain, parce que des députés de gauche ont accepté de négocier, des femmes qui élèvent seules leurs enfants avec des petits salaires pourront voir leur pouvoir d'achat augmenter de 900 € par an. Que pouvons-nous proposer de mieux à ces étudiants et ces femmes ? une motion de censure conduisant peut-être à une dissolution, conduisant elle-même à des élections législatives qui à défaut d'amener tout de suite une majorité absolu de gauche, créeront peut-être une nouvelle crise, obligeons peut-être le président à démissionner, provoquant une élection présidentielle qui sera peut-être emportée par un candidat de gauche qui après une nouvelle dissolution disposera peut-être d'une majorité absolue et pourra peut-être augmenter un peu plus les bourses des étudiants et les revenus de cette femme.
Je respecte les collègues qui portent ce type de raisonnement. Ils s'inscrivent dans une tradition bien connue de la gauche qui mise sur l'approfondissement des contradictions pour faire advenir les grands soirs. Mais je préfère la nôtre, celle du socialisme démocratique qui inscrit sa volonté de transformation sociale dans le monde tel qu'il est et qui cherche des chemins et de voies pour offrir ici et maintenant des avancées aux classes populaires et moyennes que nous sommes censés défendre.
Alors oui, chers collègues, les déchaînements, les procès, les apocalypses électorales dont nous allons être menacés sur les réseaux sociaux n'y changent rien. Ce matin, nous choisissons de mettre un point final à cette discussion budgétaire sans enthousiasme, sans lyisme, mais sans honte, sans culpabilité, avec la satisfaction d'avoir fait notre travail d'hommes et femmes de gauche, d'avoir entendi l'appel du pays, d'avoir essayé en bref d'être fidèle à ce qu'un peuple peut attendre de ses élus dans une démocratie représentative digne de ce nom. Merci.
Merci beaucoup monsieur le député. Laurent Baumel pour les socialistes qui a défendu la décision de son groupe de négocier et donc de ne pas censurer. Il a rappelé les avancées obtenues, le repas à 1 € pour les étudiants ou encore la hausse de la prime d'activité.
C'est à présent au groupe de la droite républicaine de s'exprimer. Nicolas R va prendre la parole dans un instant. Je vous rappelle que deux motions de censure sont examinées et voté ce matin à l'assemblée.
Mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, après 4 mois de discussion budgétaire, le gouvernement, votre gouvernement a décidé d'engager sa responsabilité pour faire adopter la partie recette du projet de loi de finance pour 2026. responsabilité, je pense que c'est le mot qui devrait tous nous rassembler. C'est en tout cas ce que nous réclame les Français sur le terrain.
Pour notre groupe, l'essentiel ne réside pas tant dans la méthode, dans le véhicule choisi, mais dans le contenu de ce budget. Est-ce un budget idéal ? Est-ce que nous aurions nous-mêmes proposé ?
La réponse est non. Nous savions dès le départ Nous savions dès le départ que ce budget serait imparfait comme l'a été aussi et il faut le reconnaître le budget de l'an dernier. Depuis la dissolution funeste de 2024, aucun groupe ici représenté ne peut imposer son programme.
C'est un fait. Il n'y a pas de majorité dans cette assemblée. C'est le résultat des élections législatives de l'été 2024.
C'est le choix des Français que nous devons tous respecter. Alors, plutôt que de faire de l'opposition systématique ou du blocage permanent, regardons précisément le contenu de ce texte. C'est vrai, il comporte pour nous, pour notre groupe, un point noir, la reconduction de la contribution exceptionnel sur les plus grandes entreprises, même si elle ne concerne que les 300 plus grands groupes dont les chiffres d'affaires dépassent 1,5 milliards.
C'est vrai que pour éviter la prolongation de cette mesure, nous demandions plutôt davantage d'économie sur la dépense publique en soutenant notamment les propositions de notre courageux rapporteur général Philippe Juvin qui a proposé de plafonner les taxes affectées aux agences et aux opérateurs au montant de l'an dernier, ce qui n'était pas non plus un effort exceptionnel quand il a proposé aussi de diminuer de 2 % de 2 petits pour les dépenses des ministères hors régalien. Et à ce stade, je voudrais saluer le travail de notre rapporteur général, sa patience, son exigence, sa rigueur et son respect envers chacun. Ces mesures qu'il et que nous avons proposé auraient permis de dégager des des économies d'un montant similaire au rendement de la surtaxe IS de l'ordre de 7 milliards d'euros.
Nous regrettons, monsieur le Premier ministre, que ce choix n'ait pas été retenu. Toutefois, je suis étonné que le Rassemblement national s'oppose à ce budget, à cette surtaxe de 7 milliards puisqu'il a voté avec la France insoumise 36 milliards d'impôts sur nos entreprises. Mais c'est tout à fait vrai.
Comment vous pouvez dénoncer l'excès d'impôt de ce budget alors que vous avez voté pour fiscaliser les pensions alimentaires ? pour augmenter la charge fiscale sur nos médecins, pour inclure l'assurance vie dans l'IFI et pour revenir sur la à la réduction Madelin pour nos PME. Donc derrière les discours d'Estrad, les slogans, la réalité des votes à parler et chacun pourra vérifier chaque vote.
Au cours de ces longs débats budgétaires, pourtant d'importantes améliorations ont été apportées au texte initial du gouvernement. Cela é cela a été possible grâce au débat qui a pu avoir lieu et je vous remercie monsieur le premier ministre de nous avoir permis de débattre si longuement même ce qui n'était pas arrivé depuis 3 ans que je suis notamment député. Ces débats ont été longs mais ils ont permis de connaître la position de cette assemblée sur les principales dispositions de ce budget. amélioration de ce texte initial aussi grâce aux victoires de notre groupe lors des débats.
Je rappelle que nous partions de très loin avec des hausses générales d'impôts sur tous les Français et même des propositions insensées venues des bands de la gauche qui auraient déstabilisé notre économie. avec notre président de groupe Laurent Voquet, nos 49 députés, nous nous sommes donc mobilisés en commission, en séance pour empêcher toutes ces hausses d'impôts. Et je vais vous les citer.
Grâce à cette mobilisation, nous avons supprimé toutes les hausses d'impôts sur les ménages contre la France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie. Je pense notamment à la suppression du gel du barême de l'impôt. Nous avons obtenu l'actualisation de toutes les tranches.
Sinon, c'était une hausse de 1,9 milliards d'impôts sur les Français, ce qui était inacceptable pour nous. Grâce à notre mobilisation, nous avons aussi sauvé la réduction d'impôts pour frais de scolarité qui bénéficie à nos familles et qui encourage la natalité. C'était une hausse d'impôts de 450 millions.
Grâce à notre mobilisation, nous avons aussi préservé les abattements pour nos retraités qui ont travaillé toute leur vie. Là aussi, nous avons évité une hausse de 1,2 milliards contre eux. Grâce à notre mobilisation, il n'y aura pas de nouvelles taxes sur le vapotage, pas de fiscalisation des pourboirs, pas de durcissement du malus automobile.
Voilà tout ce qui a été obtenu pour les Français. Pour nos entreprises, nous avons aussi empêché l'adoption de la folle taxe Zucman. Nous avons neutralisé les effets néfaste et grâce notamment à Philippe Juvin, les effets néfastes de la taxe holding sur les entreprises familiales en la transformant en un simple mécanisme antiabus.
Nous avons aussi préservé l'essentiel du pacte du trail, l'intégralité du crédit impôt recherche pour nos entreprises. Nous avons empêché la taxe plastique qui aurait fragilisé nos filières. Nous avons enfin obtenu la création du statut du bailleur privé ambitieux pour relancer le bâtiment et répondre à la grave crise du logement.
Oui, chers collègues, le travail des députés de la droite républicaine a donc été utile. Les preuves viennent d'être données et une grande partie de nos demandes, de nos amendements ont été conservés dans le texte du 493. Oui, ce budget reste imparfait.
Oui, il y a encore trop peu d'économie sur le budget. Pourtant, la France a besoin en urgence d'un budget. La France a besoin d'un budget déjà pour ses armées et pour augmenter son budget de 6,7 milliards, madame la ministre, pour mieux nous protéger.
Notre pays aussi un budoin d'un budget pour nos agriculteurs, madame la ministre, pour permettre les mesures d'urgence pour nos agriculteurs, notamment l'exonération des indemnisations liées à la DNC. Nous avons aussi un besoin d'un budget pour la France pour nos forces de sécurité et nos institutions judiciaires dont des recrutements sont prévus et seront possibles grâce à ce budget. Nous avons aussi un budget, je le dis, à nos élus locaux, pour permettre les dotations d'équipement à nos collectivités en cette année d'élection municipale.
Nous avons aussi besoin d'un budget pour actualiser le barême de l'impôt, comme je l'ai dit, éviter une hausse fiscale de 1,9 milliards. Nous avons besoin d'un budget pour donner de la visibilité et pour sortir notre pays du poison de l'incertitude qui mine notre économie. Nous le disons avec gravité dans le contexte géopolitique que l'on connaît avec un président américain qui par ses déclarations, par ses actes déstabilise chaque jour un peu plus les grands équilibres du monde et la sécurité de notre continent. un contexte géopolitique avec l'invasion russe en Ukraine qui perdure, avec la Chine qui accroit sa stratégie de domination commerciale.
Dans ce contexte géopolitique, chers collègues, la France ne peut rester éternellement sans budget. Quand tout est menaçant autour de nous, la responsabilité ne peut plus être une option, elle est une exigence, un impératif, une nécessité. Mais la responsabilité ne signifie pas chèque en blanc et n'exclut pas l'exigence.
Alors oui, les grandes échéances de 2027 où les Français seront appelés à choisir une direction pour notre pays, à arbitrer entre les différentes orientations politiques arriveront bien assez tôt. D'ici là, nous devons gérer au mieux notre pays et le sortir du blocage permanent. C'est ce qu'une écrasante majorité de français nous demande tous les jours sur le terrain.
Alors chers collègues, soyons à la hauteur de cette demande et donnons enfin un budget à la France. Merci beaucoup monsieur le député. Je vous remercie.
La parole est à présent monsieur Benjamin Lucindi pour le groupe écologiste et social. Et nous suivons en direct en intégralité sur LCP l'examen et le vote de deux motions de censure. Nicolar pour la droite républicaine vient de s'exprimer.
C'est à présent à l'écologiste Benjamin Lucas lundi de prendre la parole. Chaque groupe va donner sa position. Ensuite, le gouvernement, le premier ministre va répondre à ces motions de censure.
Vote en direct à suivre sur LCP autour de 11h15 pour la première motion. C'est aujourd'hui le 29e recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République. Depuis 2022, nous sommes avec mes collègues du groupe écologiste et social de la NUPES puis nouveau Front populaire monté à cette tribune pour protester à chaque fois qu'il a été activé parce que c'est l'arme la seule que nous donne la Constitution, celle de la censure.
Mais cette fois-ci, monsieur le Premier ministre, est sans doute, de mon point de vue la plus grave, la plus douloureuse parce que votre recours à l'article 49 aligné à 3 de la Constitution intervient au terme d'une série répétée de promesses, la main sur le cœur que nous n'aurions pas à subir ce passage en force et ce déni. Il s'agissait donc, monsieur le Premier ministre, d'une manœuvre grossière pour endormir l'Assemblée nationale. Et bien, nous faisons le choix aujourd'hui de proposer à l'Assemblée nationale de se réveiller.
Pire, c'était un aveu. Celui que votre parole et à travers vous celle du gouvernement de la République ne compte pas, pas plus que ne compte à vos yeux le vote des Français exprimé le 7 juillet 2024 qui ont choisi de rompre avec Emmanuel Macron sa politique et la présence au pouvoir de ses amis. Alors, puisque votre parole donnée ne compte pas, que le suffrage des Français ne compte pas, qu'est-ce qui au fond compte vraiment pour vous ?
Maintenir Emmanuel Macron, sa politique et ses amis au pouvoir, quoi qu'il en coûte démocratiquement, de mépris du vote, de passage en force, de cette réalité qui fait que vous êtes le Premier ministre qui repose ici sur la coalition parlementaire la plus faible, la plus divisée, la plus précaire de l'histoire de la 5e République. J'en veux pour preuve l'absence totale au moment où je m'exprime du moindre député du groupe soutenant le président de la République de monsieur Atal. Vous êtes, monsieur le premier ministre, à la tête d'un cartel qui n'a été bricolé en toute urgence que pour priver la gauche de la capacité à gouverner un cartel dont nous voyons chaque jour qu'il est en réalité un disloque commun, uniquement là pour empêcher les avancées sociales et écologiques que nous pourrions mener si nous avions les responsabilités du pays et du gouvernement de la France.
Vous êtes là et au fond ce qui compte pour vous, je le disais, c'est de maintenir Emmanuel Macron et sa politique au pouvoir quoi qu'il en coûte socialement. Au fond, c'est peut-être la seule sincérité du macronisme, cette coalition de renégat des deux camps, d'opportunistes et de traîtres qui au fond n'ont qu'une seule idée, maintenir et amplifier les privilèges d'une infime minorité de nos concitoyens qui accumulent les richesses et s'accapare les ressources. une infime minorité de privilégiés dont votre ancien ministre de l'économie lui-même reconnaît que pour une part conséquente d'entre eux, il ne paye pas le moindre impôt comme cela a été rappelé par le président CCrel qui a pu le vérifier lui-même.
La volonté aussi de préserver les intérêts des grandes entreprises auquell vous déversez 211 milliards d'euros d'argent public, de cadeaux, d'exonération diverses et variés, de subvention directe sans contreparties, sans contrôle, sans conditionnement. Alors que le bilan de votre politique aura été de sans cesse stigmatisé, contrôlé, conditionner les aides aux plus précaires, aux chômeurs qui eux n'ont pas le droit à la même mensuétude que celle que vous avez à l'égard des plus fortunés et des actionnaires du CAC 40. Au fond, votre sincérité, c'est aussi ce quoi qu'il en coûte moral.
Tant vous privilégiez la persistance au pouvoir d'un clan, à l'exemplarité républicaine, au service de l'intérêt général, j'en veux pour preuve la présence au gouvernement mais pas sur ces bandes ce matin de madame Dat bientôt en procès pour corruption qui reste tout en menant à pleintemps dit-elle elle-même dans les médias candidate au municipal qui reste ministre de la culture comme si la culture dans notre pays à l'heure où les menaces les fake news les offensives racistes réactionnaires de l'extrême droite se font chaque jour plus fortes comme si la culture culture pouvait se contenter d'une ministre à temps partiel. Alors si nous vous laissons faire, c'est notre conviction, jusqu'en 2027, une réalité s'imposera. La démocratie tout entière s'écroulera.
Le macronisme, c'est l'effondrement démocratique, social et moral de la France. Et si nous ne bâtissons pas avant une alternative, alors l'extrême droite l'emportera et nous devons tout faire pour l'en empêcher. Je veux de ce point de vue répondre en sincérité aux camarades socialistes qui a un instant invoqué au fond deux séries d'arguments.
La première, les victoires qu'ils auraient, nos camarades socialistes, arraché dans ce budget. Personne ne doit être dupe. Ce que monsieur le Premier ministre vous faites mine de donner d'une main, en réalité, vous le reprenez de l'autre parce que le sujet qui est posé, c'est celui de l'équilibre budgétaire entre les recettes et les dépenses.
Et notre désaccord, de ce point de vue-là, notre capacité à faire ou pas un compromis sur la question budgétaire, il vient, vous allez dire, de posture, monsieur le premier ministre. Oui, j'assume que dans un moment de brouillard, dans un moment de confusion, dans un moment où tout vacille, il faut avancer avec une boussole, avec des principes, avec un chemin. Le Notre éclair, il est connu depuis 2017.
Nous sommes en désaccord radical avec la politique de l'offre. Nous sommes en désaccord avec la politique d'offrande fiscale de cadeaux aux ultra riches et aux grandes entreprises parce que cette politique, elle rend impossible toute politique de redistribution, de justice sociale et d'investissement dans la transition écologique et les services publics. C'est là que repose notre désaccord.
Et donc de ce point de vue-là, toutes les miettes que vous pourrez laisser tomber à la fin du festin ne suffiront pas à compenser l'inégalité, l'injustice de votre budget. Notre désaccord, il porte là-dessus, je le disais, et sur la perception que nous avons de ces maigres avancées. Nous, nous l'avons dit depuis le départ.
Nous sommes arrivés lucides dans ce débat budgétaire, conscient que le budget qui serait soumis au vote, si nous avions pu soumettre un budget au vote à l'Assemblée nationale, si vous aviez tenu, monsieur le Premier ministre, votre engagement, votre promesse, nous savions que ce ne serait pas le budget du nouveau Front populaire, pas celui du groupe écologiste et social. Mais le compromis n'était possible qu'à une condition, que vous entendiez le message des Français dans les C'est-à-dire détricoter le bilan d'Emmanuel Macron, rompre avec la politique de l'offre, rompre avec la politique de cadeau au plus fortunés dans notre pays et permettre la justice sociale, la redistribution des richesses. Nous avons fait de ce point de vue-là bien des propositions.
Je prendrai un exemple. La taxe duman, c'est une proposition de compromis que vous avez balayé d'un revers demain. Je dis compromis parce que la taxe duman à elle seule ne suffit pas à réparer, à compenser une décennie de cadeaux, une décennie d'argent public déversé sans contrôle, sans conditions et sans contreparti plus fortunés et sur les grandes entreprises.
Vous l'avez balayé d'un revers de main. C'est donc vous qui avez fermé la porte à toute possibilité de compromis. Le compromis de ce point de vue-là n'est pas possible, monsieur le Premier ministre, quand vont s'aggraver les inégalités, quand nous allons voir des postes d'enseignants supprimés dans nos classes déjà surchargé, quand je ne prendrai que quelques exemples, une taxe va s'imposer sur le vapotage qui permet à bien de nos compatriotes de sortir de la dépendance au tabac quand vous allez taxer là aussi celles et ceux qui protestent en justice contre un licenciement abusif.
Quand vous allez diviser par deux, le passeport et les exemples sont nombreux. Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non recul ne font pas une avancée. Madame la présidente, si je peux terminer mon propos sans être interrompu par monsieur le Premier ministre.
Monsieur le premier ministre, vous êtes ici, je sais que vous avez le respect du parlement à géométrie variable comme vos prédécesseurs. Vous êtes ici l'invité de l'Assemblée nationale, l'invité du parlement et vous devez écouter les orateurs qui s'expriment dans le respect pour contester votre politique. Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas à m'interrompre.
Monsieur le député, il ne vous interromp pas. Le premier ministre et le gouvernement n'est pas invité au Parlement, ils ont leur place ici, le parlement contrôle l'action du gouvernement par l'effet notamment de cette motion de censure, mais ils ne sont pas invités. Et il est d'usage, même la présidente, que le gouvernement écoute les orateurs de l'Assemblée nationale et la représentation nationale.
Ne vous inquiétez pas, monsieur le député. Deuxème argument évoqué par le groupe socialiste, la question de la stabilité. Je l'entends mais je dis qu'il en va de la stabilité comme du cholestérol.
Il y a la bonne et la mauvaise. La stabilité d'une mauvaise politique, la stabilité d'une famille politique qui abîme la démocratie et la République qui est prête. On l'a vu hier à l'occasion de la niche parlementaire du groupe LR à toutes les compromissions pour accélérer ce qu'ils appellentudiquement l'Union des droites qui est en réalité la fusion des droites avec l'extrême droite et le programme de Jean-Marie Le Pen.
Cette stabilitél n'est pas bonne pour le pays. Nous ne pouvons pas nous acheter un surcil face à la perspective d'une victoire de l'extrême droite. Nous devons la combattre radicalement, frontalement.
Exiger du président de la République la nomination d'un gouvernement du nouveau Front populaire pour proposer ici à l'Assemblée nationale les compromis qui permettront la justice sociale, la transition écologique et un nouveau souffle démocratique. Je conclus, mes chers collègues, en disant qu'en 2026, nous allons commémorer les 90 ans du Front populaire. Et c'est tout l'objectif que nous nous assignons avec le groupe écologiste et social et nos partenaires.
Construire une alternative heureuse. Libérer enfin notre pays, son budget, sa démocratie. Des lobby des lobby du cancer et de la loi du plomb, des lobby de la malbouffe.
Des lobby qui chaque jour font prévaloir ici quelques intérêts particuliers sur l'intérêt général. C'est l'objectif que nous nous assignons en nous battant pour mettre fin à l'injustice, à l'inégalité de la rente et l'héritage qui fait que de génération en génération, on amplifie aujourd'hui les inégalités et les injustices, mettant ainsi à terre la promesse républicaine. Nous allons poursuivre ici.
C'est pourquoi nous combattons ce budget, pourquoi nous voulons faire tomber ce gouvernement. l'objectif d'éradication de la pauvreté, de garantie de la dignité, de la fin de la stigmatisation des chômeurs et des plus précaires. Nous allons défendre ici les services public, l'école, l'hôpital, le droit au repos, de nouvelles conquêtes pour le temps libéré et le partage du temps de travail.
C'est ainsi, mes chers collègues. C'est ainsi que nous combattrons et que nous vaincrons l'extrême droite. C'est ainsi que nous tournerons la page d'une décennie brutale pour le pays d'injustice et d'inégalité.
C'est ainsi surtout que nous redonnerons confiance en la démocratie après que la parole publique a été à ce point trahie, perverti, vidé toutes ses substances. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est à Voilà donc pour la prise de parole du député Benjamin Lucas Landi pour le groupe écologiste et social. C'est à présent à Bruno Fousse pour les démocrates de s'exprimer dans l'hémicyclle. Je vous rappelle que c'est l'examen et le vote ce matin de deux motions de censure.
Le premier ministre ne s'est pas encore exprimé, même s'il a voilà échangé quelques mots avec le député écologiste Benjamin Lucas Lundi. Il répondra aux orateurs à la fin de cette discussion générale et puis ensuite ce sera le vote. On suit ça en direct en intégralité sur LCP.
Le démocrate votera contre ces motions de censure dépossé dans le seul but d'empêcher le pays de se doter d'un budget. Nous regrettons d'abord les excès des uns dans l'impôt et le manque de courage des autres dans la volonté de baisser les dépenses publiques. Avec plus de 3000 milliards de dettes, les efforts non réalisés aujourd'hui seront bien plus douloureux et bien plus violents demain pour nos concitoyens.
à trop chercher les chemins de la facilité en 2026, c'est l'avenir de nos enfants que nous hypothéquons. Mais depuis le début de l'examen du projet de loi de finance, nous avons toujours défendu la même approche, celle du dialogue et de la recherche d'un compromis. Car le pire serait de ne pas avoir de budget.
Sans budget, pas de réponse à la crise agricole. Sans budget, pas d'augmentation de nos capacités de défense. Sans budget, c'est le gel des revalorisations du RSA et de l'Ah.
Sans budget, pas de rénovation thermique des logements et l'arrêt des appels d'offre dans le solaire. sans budget, c'est le gel des embauches dans l'enseignement. Pas de revalorisation des bourses étudiantes.
Sans budget, c'est le report des embauches et la revalorisation des soignants. C'est le gel des créations de postes de gendarme de policiers et de nouvelles places de prison. Et sans budget, la France rentrerait dans une crise politique majeure au moment même où le monde bascule dans la force et la violence.
Et c'est surtout ce qu'il ne faut pas car la responsabilité d'un parlementaire est clair. Permettre à la France de se doter d'un budget, ne pas affaiblir notre pays et accélérer donc la perte de notre souveraineté. Voilà autant de raisons parmi d'autres qui expliquent pourquoi nous avons toujours cherché les termes d'un compromis.
Le compromis, ce n'est ni l'adhésion totale, ni la satisfaction pleine et entière. Ce n'est pas seulement accepter ce qui nous plaît, mais aussi intégrer ce qu'il est moins mais ce qui est cher aux yeux de l'autre. Nous avons fait un choix de responsabilité, un choix dicté par l'intérêt général et non comme beaucoup d'autres groupes présents ici par les calculs politiciens, les postures partisanes ou les ambitions personnelles.
Alors oui, nous avons des regrets mais comme toujours, nous avons pris nos responsabilités. Nous faisons passer l'intérêt collectif sans succomber aux facilités démagogiques. Nous regrettons d'abord de ne pas avoir davantage progressé sur la question de l'égalité de l'impôt dans le contexte actuel.
Celui de la nécessaire réduction de la dépense publique et du respect de nos engagements européens avec un objectif de ramener déficit à moins de 3 %. Les efforts de tèvre équitablement répartis. Si nous félicitons de la prolongation de la contribution différentielle sur les revenus, nous regrettons la dénaturation de certaines mesures, notamment la taxe sur les holdings qui visait avant tout la rente et le capital improductif.
Car au sein du groupe les démocrates, nous faisons une distinction claire et constante entre ce qui crée de la valeur, de l'emploi, de l'innovation et ce qui relève de mécanismes d'optimisation ou de gain sans risque ni effort ni effort. Notre ligne est donc cohérente et assumée mieux lutter contre l'optimisation fiscale, mieux cibler les rentes et mieux protéger le travail. Le consument à l'impôt repose sur une condition essentielle, le sentiment de justice.
Les Français acceptent l'effort lorsqu'ils ont la conviction que chacun contribue à hauteur de ces moyens. Cela vaut tout particulièrement pour l'impôt sur les sociétés. Aujourd'hui, avec la surtaxe de l'IS et la CVAE, l'effort demandé aux entreprises atteint près de 9 milliards.
Nous étions initialement à 4 milliards. Nous sommes désormais à bien plus du double. C'est un effort considérable, un effort demandé à des entreprises qui investissent sur nos territoires, qui exportent, qui créent de l'emploi et de la richesse avec cette captation nouvelle.
C'est moins d'investissements en France, moins d'innovation, moins d'emplois à la place. Nous prenons le risque de voir cette valeur partir ailleurs, loin de nos entreprises, loin de nos territoires. Ce risque est d'autant plus réel que le contexte international actuel, la politique américaine menée par Donald Trump nous rappelle que les leviers économiques sont désormais pleinement utilisés à des fins géopolitiques, commerciaux, fiscaux et aux investissements.
Tout est devenue instrument de puissance. Renforcer nos capacités économiques, industrielles, c'est préserver avant tout notre souveraineté. Car il y a une contradiction.
Avoir cela même qui surtaxe ces entreprises s'indigner lorsque l'entreprise française en difficulté ne trouve pas de repreneur justement par manque de capital et voir les mêmes se révolter lorsque le repreneur est américain, chinois ou Qatar. Nous aurions également souhaité mieux protéger les générations futures du poids de la dette. Avoir ramené le déficit à 5,4 % en 2025 avec François Beerou, nous estimions nécessaire d'atteindre 4,6 % en 2026 et rendre crédible la trajectoire de retour rapide sous les 3 %.
Monsieur le Premier ministre, le débat sur la dette, pourtant mise en avant par votre prédécesseur, n'a pas permis de rassembler une majorité dans cet hémicycle. Pourtant, le rétablissement de nos finances publiques est tout simplement vital. Il conditionne notre capacité à agir, à protéger les Français à quatre de crise et à peser sur la scène internationale.
En 2026, la le service de la dette atteindra au moins 70 milliards d'euros, 10 milliards de plus en une seule année, soit davantage que l'intégralité du budget du ministère de la culture. 70 milliards qui iront enrichir les bailleurs dont la moitié est étranger. 70 milliards qui n'iront ni dans notre défense nationale, ni dans nos hôpitaux, ni dans nos écoles. 70 milliards qui n'iront pas plus dans la lutte contre la pauvreté ou dans l'éducation de notre jeunesse.
C'est cela la dette. Moins de marge de manœuvre, moins de politique publique, moins de capacité à préparer l'avenir. La dette, c'est plus de dépendance et moins de souveraineté.
Et ce sont toujours les plus jeunes, les plus fragiles de nos concitoyens qui en pâtissent. Le budget 2026 nous permettra néanmoins de préparer les premières bases de la relance de certain nombre de politiques publiques comme celle, je prendre un exemple, du secteur du logement. La crise que nous traversons aujourd'hui est profonde, elle est durable et dramatique pour des millions de français.
Elle frappe les ménages, les jeunes, les classes moyennes, l'ensemble de la filière du bâtiment. Le travail conduit dans le cadre de rapport Cosson d'Abres a permis de dégager des pistes sérieuses et opérationnelles pour relancer la construction et débloquer une situation aujourd'hui à l'arrêt. Notre groupe s'est totalement mobilisé pour faire aboutir le débat ici du statut du bailleur immobilier.
Le projet retenu par le gouvernement est une première étape. Nous n'avons pas pu aller plus loin cette année, mais le logement ce n'est pas une politique parmi les autres. C'est une condition de la cohésion sociale, de l'accès à l'emploi, de l'équalités des chances et c'est aussi le moteur de notre économie.
Concernant les collectivités locales, rappelons qu'elles constituent la majorité de l'investissement public. Si elles doivent contribuer à l'effort commun, il est nécessaire que c que celui-ci soit équilibré. Nous pensons ici notamment aux intercommunalités qui restent des leviers essentiels pour l'égalité territoriale et l'investissement local.
Pour prendre un exemple et illustrer ce propos en prenant l'exemple de l'agglomération de Mulous, Mulous Alas agglomération, c'est 8 milliards 8 millions de baisses de dotation en 2025 et 9,2 millions estimés d'après le budget de 2026. Et donc c'est une beaucoup plus grande difficulté à assumer les investissements et à continuer à poursuivre les efforts de modernisation de nos territoires. Au fond, ce que nous avons cherché à défendre, c'est une cohérence d'ensemble. cohér cohérence entre recettes et dépenses, cohérence entre responsabilité budgétaire et justice sociale.
Un budget, ce n'est pas un simple exercice comptable, c'est un choix politique, c'est un signal adressé à nos concitoyens, aux entreprises et à nos partenaires européens et au marchés. Et permettez-moi de dire ici au moment de conclure que nous conservons des interrogations sur notre capacité réelle à ramener le déficit sous les 5 % à la fin de l'année 2026. Il ne faudrait pas que les renoncements d'aujourd'hui conduisent demain à des coupes budgétaires brutales au détriment de la capacité de l'État à faire face à des crises géopolitiques, environnementales ou tout simplement lié à des crises environnementales.
Il faut expliquer clairement comme nous tiendrons nos engagements, préserverons notre crédité budgétaire et éviter toutes sanctions des marchés. Cette crédibilité, nous la devons à nos partenaires européens mais surtout aux Français. Tout au long de cette séquence budgétaire, le groupe les démocrates a inlassablement cherché à construire des majorités et à permettre à la France d'avoir un budget.
Le compromis suppose des concessions réciproques. Certains ont dès le début du débat tourné le dos à cette approche. Les Français aujourd'hui, ça a été dit par plusieurs de mes collègues, sont lassés de cette instabilité.
Ils attendent de nous de la clarté, de la responsabilité et de l'efficacité. Nos concurrents internationaux attendent qu'un faux pas pour en profiter et nous affaiblir. Et affaiblir la France, ce serait l'effet immédiat qu'aurait le vote de ces deux motions de censure.
La France a besoin d'un budget et elle a besoin de ce budget maintenant. Les Français nous le demandent. C'est pourquoi pour être à la hauteur des défis qui nous attendent et assumer nos responsabilités.
Le groupe les démocrates votera contre ces deux motions de censure. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent madame Agnè Firma le baudo.
Bruno F vient de s'exprimer au nom du groupe des démocrates qui ne voteront pas les motions de censure mais qui sont dit assez vigilants sur l'objectif de 5 % de déficit. C'est à présent groupe Horizon de s'exprimer par la voix de la députée Agnè Firma Lebodoau. Examen et vote des motions de censure.
C'est en direct en intégralité sur LCP àin. Elle constitue un choix politique majeur aux conséquences immédiates et très concrètes pour notre pays. En les déposant, leurs auteurs nous demandent de provoquer la chute du gouvernement dans un moment où la France traverse une phase de fragilité exceptionnelle sur tous les plans.
Il est donc indispensable de rappeler ce qui se joue réellement derrière ces motions. Il ne s'agit pas simplement d'un désaccord sur le contenu d'un budget. Je veux le dire clairement, au sein du groupe Horizon et indépendant, nos désaccords avec ce budget sont profond, parf même structurant.
Mais jamais nous ne nous associerons à votre stratégie du chaos, car le coût d'une censure serait de fait considérable. Sur le plan financier, d'abord, une instabilité politique prolongée fragiliserait immédiatement la confiance des investisseurs. Sur le plan économique.
Ensuite, l'absence de visibilité prolongée freinerait l'investissement et paiserait sur l'activité. Sur le plan institutionnel, enfin, elle donnerait l'image d'une des plus grandes puissances mondiales incapables de se doter d'un budget. Le dépôt même de ces motions est à bien des égards difficilement compréhensible.
Elle ne sanctionne pas une absence de débat parlementaire. puisque celui-ci a eu lieu plus de 350 he traduisent un refus d'accepter une décision qui permet enfin de sortir de l'ornière car oui, le recours à l'article 49 aligné à 3 de la Constitution n'est pas un acte de confort. Il s'agit de l'utilisation d'un outil constitutionnel prévu précisément pour sortir des situations de blocage et donc nous regrettons d'ailleurs que le gouvernement est initialement tardé à se saisir.
La France vit depuis plusieurs semaines sans budget, sous le régime d'une loi spéciale, dans un climat d'attentisme généralisé. Les collectivités territorial peinent à bâtir leur budget, les acteurs économiques décalent leur décision d'investissement et l'État avance sans cap budgétaire. Dans un tel contexte, prolonger l'incertitude aurait été profondément irresponsable.
Le gouvernement a donc fait le choix de mettre un terme à cette situation pour redonner de la visibilité à l'ensemble des acteurs. Ce choix est d'autant plus justifié que notre pays évolue dans un environnement international dégradé sous les menaces pressantes d'adversaires nouveaux. Pour toutes ces raisons et malgré les désaccords réels que nous pouvons avoir sur ce texte, voter ces motions de censure serait un acte irresponsable et qui pèerait lourdement sur les Français.
Nous ne pouvons nous y résoudre. Une fois cette clarification de méthode faite, il faut également parler du fond du texte sur lequel le gouvernement engage sa responsabilité. Le groupe Horizon et Indépendant l'a dit dès les premières annonces du gouvernement.
Ce budget n'est pas un budget de réforme, c'est un budget de compromis et parfois, il faut le reconnaître, de renoncement. Depuis le mois d'octobre, le gouvernement a cherché à éviter l'impasse parlementaire. Cette démarche, compréhensible sur le plan institutionnel s'est toutefois heurté à une logique de surenchère de la part des socialistes qui ont conditionné leur absence de censure à l'acceptation de toutes leurs demandes coûteuses et incompatibles avec l'exigence de redressement de nos comptes.
Ces concessions ont profondément modifié l'équilibre du texte. Elles ont conduit à faire des entreprises la variable d'ajustement du budget à travers le maintien de la surtaxe sur les grandes entreprises et l'abandon de la trajectoire de la baisse de la CVAE. Nous le regrettons vivement.
Ce choix pèse sur l'investissement, affaiblit la compétitivité et fragilise à terme l'emploi. Il marque surtout une rupture avec la politique de l'offre menée depuis 2017 qui avait permis de restaurer l'attractivité économique de la France en abaissant notamment le taux de l'impôt sur les sociétés à 25 %. Notre pays avait réussi à redevenir un territoire où il faisait bon investir malgré les crises d'or frais des ennemis de la finance.
Aujourd'hui, quel sera le taux effectif d'imposition des entreprises concernées par cette surtaxe ? 30 35. La question mérite d'être posée et la réponse doit être clarifiée.
Chers collègues socialistes, avez-vous réellement mesuré les conséquences de cette décision ? non seulement pour les quelques 300 entreprises directement concernées, mais aussi pour les millions de Français qui y travaillent et pour les centaines de milliers de TPE et PME qui dépendent de leur commande. Lorsque ces entreprises, petites ou grandes choisiront d'investir ailleurs, dans quel pays européen où le taux moyen d'imposition est proche de 21 % qui en perra le prix ?
Et ne nous dites pas que cette surtaxe n'est que temporaire. Chacun ici sait qu'elle servira dès l'an prochain à financer les mesures côteuses que vous avez imposé dans ce budget puis celles que vous chercherez à imposer dans le suivant. Au bout du compte, ce sont toujours les Français qui peront le prix de cette fuite en avant fiscale.
Mais que les bancsf de LFI et du RN ne se réjouissent pas trop vite. Toutes les entreprises, queles qu'elles soient leur taille, nous alertent sur un point clair. Le coût d'une censure serait encore plus lourd pour elles.
Elles peuvent s'adapter à une fiscalité excessive. Elles en ont malheureusement l'habitude, mais elles se relèveront beaucoup plus difficilement d'une instabilité politique durable, d'un pays sans budget et sans visibilité à court terme. Nous ne pouvons pas en conscience plonger des millions d'entreprises dans l'inconnu alors même qu'elle nous demande explicitement de ne pas le faire.
La fiscalité des entreprises n'est toutefois pas le seul point rouge dans ce budget. Certaines économies présentes dans le texte initial pour tant nécessaire ont été écartées uniquement parce qu'elles avaient été érigées en ligne rouge par certains au nom d'un dogmatisme incompréhensible. Ce manque de courage budgétaire sur différents bands de l'hémicycle n'est pas neutre.
Il reporte sur les générations futures les ajustements indispensables et alourdit la charge qui pèsera demain sur nos finances publiques. Plus préoccupant encore, plusieurs dépenses nouvelles et pérennes ont été intégrées au textes sans financement durable. Elles reposent sur des recettes temporaires ou sur des économies ponctuelles, notamment des ponctions sur la trésorerie de certains opérateurs nécessaires mais insuffisantes.
Cette construction budgétaire pose une question essentielle. Comment ces dépenses seront-elles financées à moyen terme ? À ce stade, personne n'apporte de réponses convaincantes, pas même ceux qui ont allumé la mèche de ces bombes à retardement fiscal.
À l'avenir, nous devrons donc collectivement faire preuve de pragmatisme pour assaignir durablement nos finances publiques dont le redressement devient vital. Ce budget n'y parvient pas pénèement et nous le regrettons sans pour autant en être surpris. Nous le disons, depuis les élections législatives anticipées de juin 2024, aucune réforme structurelle d'ampleur ne pourra malheureusement aboutir d'ici 2027.
Cette réalité politique irrigue l'ensemble de ce texte qui porte encore les marques de la funeste décision qui était la dissolution. Pour toutes ces raisons, la question de l'exécution de ce budget appelle la plus grande vigilance. Nous ne le disons pas pour remettre en cause le travail rigoureux de la ministre des comptes publics et de son administration, mais pour rappeler que le financement de certaines mesures inséré dans ce texte à l'insue du plein gré du gouvernement repose sur des recettes par nature dynamique et donc instables.
Nous avons eu une administration très concrète l'an dernier. Là où la contribution différentielle sur les revenus devait rapporter 1,5 milliards d'euros, elle n'a finalement produit que 400 millions d'euros. Le groupe Horizon et Indépendance sera donc extrêmement attentif à la mise en œuvre de ce budget et salue l'exercice de transparence que conduira le gouvernement.
Malgré ses doutes et ses désaccords majeurs, il serait intellectuellement malhonnête de nier que l'essentiel a été préservé dans ce budget subi. D'abord, le Premier ministre s'est engagé clairement sur un déficit public limité à 5 % du PIB en 2026. Cet objectif priorité de notre groupe est central pour la crédibilité financière de la France.
Il conditionne notre capacité à maîtriser la charge de la dette à éviter une spirale de hausse des taux d'intérêt, nous le salvons. Ensuite, les impôts directs pesant sur les classes moyennes, les travailleurs et les TPE PME n'augmenteront pas. Dans le pays le plus fiscalisé au monde, c'est un minimum.
Ces acteurs ne doivent pas être appelés à compenser des choix budgétaires qu'ils n'ont ni décidés ni provoqués. Parallèlement, et comme nous le demandions, un effort de maîtrise de la dépense est engagé. Il demeure insuffisant mais il constitue une inflexion nécessaire et un signal attendu.
Enfin, l'augmentation du budget des armées respecte les engagements pris par l'exécutif. Dans le contexte géopolitique actuel, la nécessité de cet effort n'est pas discutable. Alors, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, vous l'aurez compris, nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés.
Toutefois, face à ce budget qui est loin d'être celui que nous aurions proposé, les motions de censure ne proposent aucune alternative crédible. Elles ouvrirait une crise politique majeure dont le cours serait immédiatement supporté par les Français. Entre la stabilité d'un budget imparfait et l'instabilité d'un budget existant, notre choix est clair.
Le moment des grandes réformes viendra. Pour l'heure, le groupe Horizon et indépendant préfère la stabilité et la continuité de l'action publique au saut dans l'inconnu et ne votera donc pas les motions de censure. Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Estelle Youssoufa pour le groupe liberté. Agnès Firma le Baudau pour le groupe Horizon qui a rappelé les désaccords profonds de son groupe envers ce budget.
Un budget subi a-t-elle dit même si son groupe ne votera pas les motions de censure. Estelle Youssoufa va à présent prendre la parole pour le groupe Liot. Ensuite, ce sera euh à la gauche démocrate républicaine, à l'Union des droites pour la République, puis on finira par ensemble pour la République et le premier ministre s'exprimera dans l'hémicycle.
Les territoires prend acte de l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi de finance 2026. Fidèle à sa ligne politique, notre groupe a abordé ce budget avec sérieux et constance en assumant une opposition exigeante tournée vers la recherche de solutions concrètes pour le pays. Mais nous devons d'abord le dire clairement, la méthode révèle un problème démocratique majeur.
Le recours au 493 n'est pas une procédure neutre. Il il est le symptôme d'un parlement fragilisé d'une incapacité à construire des compromis durables et à dégager des majorités de projets. Ce constat doit nous alerter collectivement car il affaiblit le parlement et alimente la défiance de nos concitoyens à l'égard de l'accent public.
Aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous prononcer sur le budget. Notre rôle ce matin est de dire si nous élus de la nation préférons l'instabilité au compromis. Et nous au sein du groupe Liot prenons nos responsabilités et choisissons en grande majorité la stabilité pour permettre au pays d'avancer.
Nous estimons ce budget insatisfaisant, perfectible mais nécessaire. Mais le travail parlementaire a perdu a permis d'y introduire des avancées réelles et utiles équilibrées en faveur du pouvoir d'achat, de l'activité économique et de la justice territoriale. Notre groupe Liot a travaillé dur pour obtenir des avancées en ce sens.
Le redressement des finances publiques a est plus limité qu'annoncé. 0,4 points de PIB contre 0,7% 0,7 initialement prévu. Si la France veut respecter ses engagements en matière de finances publiques et retrouver une trajectoire crédible, il faudra, vous le savez, aller plus loin.
Par ailleurs, la hausse du taux de prélèvement obligatoire montre que l'essentiel de l'effort repose à nouveau sur la recette, bien davantage que sur une maîtrise structurelle de la dépense publique. Avec ce budget, les ménages apparaissent convenablement préservés. La réindexation sur l'inflation du barême de l'impôt sur le revenu constitue une mesure élémentaire de justice fiscale pour celles et ceux qui travaillent.
La suppression de la réforme de l'abattement de 10 % sur les pensions permet d'éviter une ponction injustifiée sur les retraités. Ont également été préservés des dispositifs essentiels pour de nombreux français. la non fiscalisation des indemnités liées aux affections de longue durée, le maintien de la réduction d'impôts pour frais de scolarité ou encore de l'avantage fiscal sur le carburant E85 indispensable à celles et ceux pour qui la voiture reste une nécessité quotidienne.
S'agissant du logusement, le groupe Liot revendique clairement son rôle majeur dans l'introduction à l'initiative de nos collègues Charles de Courson et Valérie Lettard, puis le maintien du dispositif du propriétaire bailleur. Ce mécanisme constitue l'un des rares leviers concrets pour relancer la construction, soutenir l'activité économique et l'emploi, générer des recettes fiscal et surtout répondre à la grave crise du logement qui secoue notre pays. Le groupe a également assigné assumé une liste une ligne de responsabilité dans la répartition de l'effort de redressement.
Les grandes entreprises sont ainsi mises à contribution pour la prolongation de la surtaxe d'impôts sur les sociétés qui touchera les entreprises qui ne touchera pas les entreprises de taille intermédiaire. Les plus hauts revenus et patrimoine participent également via la prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus jusqu'au retour du déficit sous les 3 %. Le groupe Yot a également été moteur dans l'encadrement des dispositifs fiscaux trop longtemps dévoyés comme la niche du trail ou encore le régime d'apport session.
Parallèlement, nous nous sommes battus pour protéger le tissu entrepreneurial qui fait vivre nos entreprises. La suppression de la réforme des seuils de franchise en base de TVA constitue une victoire pour nos petites entreprises. La prolongation de l'exonération fiscale et sociale sur les pourboirs de notre groupe à demandé envoie un message clair de soutien à la restauration pilier de l'emploi et de la vitalité de nos centres-villes.
Nous avons également obtenu le renoncement à une coupe brutale de l'investissement productif en outreem dispositif indispensable au développement des économies ultramarine. En matière agricole, plusieurs propositions portées par notre groupe ont permis d'aboutir à des solutions concrètes de soutien à des exploitants confrontés à une accumulation des crises sanitaires, climatiques et économiques. S'agissant des collectivités territoriales, le compris trouvé limitant leur contribution au redressement des comptes publics à 2 milliards d'euros traduit une ligne claire : participer à l'effort national sans fragiliser l'action quotidienne des collectivités qui assure des services publics de proximité essentiel et portent l'investissement local dans l'ensemble du pays.
Notre groupe est lucide sur la poursuite de l'examen de la seconde partie du budget et restera pleinement mobilisé dans les discussions pour les engagements pris soient respectés. Cela concerne en particulier les outresemers et la reconstruction de Mayotte, la revalorisation de la dotation de continuité territoriale de la Corse à hauteur de 60 millions d'euros, la lutte contre les crises sanitaires qui frappent les élevages, le maintien des des moyens dédiés à la rénovation énergétique via MAPRIM Vrenov et ainsi que le renforcement des politiques de lutte contre l'exclusion avec le dispositif territoire zéro chômeur de longue durée. pour toutes ces raisons et en cohérence avec notre ligne politique dans sa majorité.
Le groupe Liot ne votera pas les motions de censure qui sont soumis aujourd'hui parce que nous refusons la logique de blocage d'instabilité institutionnelle. Mais monsieur le Premier ministre, vous le savez, cette motion de censure n'est que la première de celles qui suivront les prochains 493 que vous allez déclencher pour passer votre budget. Le groupe Liot restera attentif à ce que vous respectiez vos engagements dans cette première partie du budget et surtout dans la deuxè. dont les arbitrages sont très attendus.
Pour ma part, je veillerai à ce que vous teniez vos engagements sur les financements de la reconstruction de Mayotte. Nous avons, vous le savez, passé des semaines de négociation avec votre cabinet, mesdames les ministres de Monchalin et Moutchou, pour augmenter l'enveloppe de Mayotte. Vous vous étiez engagé à mettre 673 millions d'euros d'autorisation d'engagement pour Mayotte et 432 millions d'euros de crédit de paiement pour Mayotte en 2026.
Lors de nos négociations, j'ai demandé et je l'ai dit ici en question au gouvernement 1 milliard d'euros pour Mayotte l'an prochain. Mais je lis ce matin dans le courrier qu'elle envoie aux députés ultramarins que madame la ministre des outremèes annonce 674 millions d'euros d'engagement pour Mayotte et pas un mot sur les crédits de paiement. Le compte n'y est pas et c'est peu de le dire.
Vous ne vous engagez pas sur les 400 millions d'euros de crédit de paiement et c'est là que la limite sera en expliquant entre les ligne que Mayotte ne sait pas dépensé, que cet argent ne sera pas dépensé parce que les projets ne sont pas murs. Alors soyons clair, le cyclone Chido est passé voilà plus d'un an. Le gouvernement Bairou a mis dans la loi de reconstruction des projets recyclés, tous antérieurs à Chido, que ce soit pour la production d'eau potable, l'hôpital, la cité judiciaire ou même à l'aéroport.
Il n'y a rien de neuf dans la reconstruction pour Mayotte. Ce sont tous des projets que vous-même ou vos prédécesseurs ont tous défendu ici ou à Mayotte comme abouti et ficelés. Et vous osez me dire que vous n'êtes pas en mesure de les mettre en œuvre immédiatement.
Vous osez dire que l'État a dépensé 500 millions d'euros pour Mayotte l'an dernier ? C'est le coût des secours et de l'air d'urgence. À quel autre territoire français oseriez-vous présenter l'addition de notre survie ?
À qui présenteriez-vous la facture de la solid de la solidarité nationale en disant que cela serait déduit de la reconstruction ? Qu'avons-nous fait nous Maorè et Maoré pour mériter un tel mépris ? Monsieur le Premier ministre, Mayotte est à l'agonie.
Notre île est à terre. Nous attendons depuis plus d'un an que l'État se mette enfin en branle et travaille pour reconstruire notre île. Nos entreprises sont au plus mal.
Les collectivités attendent toujours les fonds de remboursement des frais engagés avec Shidau. Nous n'avons toujours pas d'eau au robinet. Les migrants continuent à arriver en masse et les violences reprennent.
Le prix des produits de construction ont explosé parce que votre gouvernement n'a rien négocié avec Bruxelles pour nous épargner une taxe qui augmente de 25 % le prix du ciment. C'est-à-dire que ça déduit de 25 % le la reconstruction. L'île est une cocotte minute et vous nous regardez nous enfoncer.
Alors monsieur le Premier ministre, j'ai négocié avec votre gouvernement de bonne foi. L'engagement que je vous ai demandé, c'est un milliard de dollars pour Mayotte. Le compte n'y est pas.
Vous ne tenez pas vos engagements. La confiance est rompue. Je voterai la censure parce que vous voulez faire des économies sur Mayotte et vous prenez mon engagement pour la stabilité pour de l'aveuglement.
C'est un avertissement. Il y aura d'autres motions de censure. Chaque voix compte pour que vous restiez au pouvoir et je ne redoute pas la dissolution.
Mayotte n'a rien à perdre. Nous avons tout perdu. Vous avez encore plusieurs votes pour revoir votre copie.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée la parole Estelle Youssouf a pris la parole pour le groupe Liot qui majoritairement ne votera pas la censure mais la députée de Mayotte a annoncé qu'elle la voterait aujourd'hui un avertissement envers le gouvernement. Elle considère que les promesses ne sont pas tenues pour le territoire de Mayotte.
Jean-Vire Castor va à présent prendre la parole pour le groupe GDR gauche- déémocrate et républicaine. Il restera ensuite deux orateurs et puis le premier ministre pourra répondre justement à ces deux motions de censure. Nous ne sommes pas ici face à une crise budgétaire accidentelle.
Nous sommes face à une crise politique majeure organisée et assumée par Emmanuel Macron et ses gouvernements successif. Depuis le début, un récit mensonger est imposé, celui d'une prétendue maîtrise budgétaire alors que tous les voyants étaient déjà tout rouge. Fin 2023, l'exécutif annoncé un déficit de 4,4 % du PIB.
Quelques mois plus tard, la réalité éclatait. 5,5 % soit près de 20 milliards d'euros supplémentaires. Ce n'est pas une erreur technique, c'est une faute politique fondée sur des prévisions volontairement trompeuses, croissance fantasmée, recette sous-estimé surestimée alors même que l'activité ralentissait.
Dès la fin 2023, des alertes internes à Berci faisaient état d'une dégradation brutale. Elles ont été elles aussi dissimulé. En février 2024, 10 milliards d'euros de coupe sont imposés par décret sans débat parlementaire.
Premier aveu. En réalité, le déficit frô laisse 6 %, soit près de 50 milliards d'euros. Mensonge après mensonge, l'exécutif a entretenu l'illusion avant d'admettre trop tard le désastre qu'il a lui-même provoqué.
Aujourd'hui, un nouveau récit est imposé, celui d'une prétendue irresponsabilité parlementaire. C'est faux. Ce déficit est le résultat de choix politique assumés.
On cherche à transformer un échec de l'exécutif en faute collective pour faire payer la crise à ceux qui ne sont pas responsables et préparer une nouvelle vague de sacrifice imposé. toujours au même. Dès 2017, le président le président a choisi de désarmer fiscalement l'État en exonérant massivement les plus riches et les grandes entreprises.
L'État perd chaque année environ 3 à 4,5 milliards d'euros par rapport à ce que l'ISF rapportait rapporterait aujourd'hui. Flat taxe, cadeaux fiscaux sans contrepartie. Ces décisions ont creusé un déficit structurel indépendamment de toute conjoncture internationale.
Ce déficit n'est pas sui. Il est organisé. Il est le résultat de vos choix. 210 milliards d'euros d'aux aux entreprises chaque année.
Ce chiffre est issu du rapport du Sénat fruit d'une commission d'enquête transpartisane. Il est accablant une somme colossale d'argent public versé sans contrepartie sérieuses. Le constat du Sénat est sans appel, aucune transparence réelle, aucun pilotage global. aucun contrôle systématique, aucune évaluation crédible de l'efficacité de ces aides.
C'est cela la réalité. L'argent existe mais il est orienté sans contrôle vers ceux qui n'ont pas besoin pendant que l'on organise l'austérité pour le reste du pays. Ce n'est pas une politique économique, c'est une fite en avant budgétaire payée par les plus fragiles.
Emmanuel Macron gouverne contre le monde du travail, contre les classes populaires, contre toute contestation sociale. La répression violente des gilets jaunes, on a été la démonstration la plus brutale. La réforme des retraites imposée contre des millions de manifestants en a été une autre.
Quand le peuple parle, ce pouvoir répand par la force. Aujourd'hui, le budget qui nous est présenté est la continuité de cette logique ultralibérale. Un budget qui protège et privilégie ceux dont les revenus ne proviennent pas d'un salaire mais de dividend, d'action, de placement financier, d'immobiliers accumulés sur plusieurs générations.
Leur quotidien n'est pas celui des fins de mois difficiles. Les conséquences sont claires. Moins de moyens pour l'école, pour les routes, pour l'eau, pour la solidarité, pour les services de proximité, pour la sécurité.
Dans les territoires d'outre mer, cette violence budgétaire prend une dimension coloniale par son ampleur dramatique. Ces territoires cumule déjà les pires indicateurs sociaux du pays. 77,3 % de pauvreté à Mayotte, 53 % Guyane, plus de 34 % Guadeloupée à la Réunion, des taux de chômage jusqu'à 37 %, des prix 30 à 41 % plus élevés que dans l'hexagone.
Et dans ce contexte, l'effort budgétaire global de l'État pour les territoires d'outreem baisse dans les fêtes de 1,5 milliards d'euros par rapport au budget de l'an passé. Voilà la réalité derrière les discours. Depuis des décennies, nos pays subissent des discriminations de traitement structurel.
L'exemple plus scandaleux est celui de la continuité territoriale. Comment justifier que près de 250 millions d'euros soit mobilisé pour la Corse territoire de 3600 habitants tandis que l'ensemble des 10 territoires d'outremè soit près de 3 millions de personnes, doivent se partager à peine 60 millions d'euros. Cela signifie concrètement que par habitant, un Corse bénéficie jusqu'à 24 fois plus de soutien qu'un dit ultramarin pour se déplacer, se soigner, étudier ou tout simplement maintenir un lien avec le reste du pays.
Ce n'est ni un détail budgétaire, ni un hasard. C'est une hiérarchie assumée, une hiérarchie qui dit clairement qui compte et qui peut attendre. Nos territoires sont vos variables d'ajustement.
En Guyane, territoire grand comme l'Autriche, à peine 440 km de route nationale et aucune vision d'aménagement à long terme. Construire un pont devient un parcours d'obstacle. Sep communes sur 22 coupées du reste du territoire, condamné à dépendre de l'avion ou du fleuve et pourtant des satellites sont lancés depuis la Guyane.
Pendant que ces routes restent dans le noir numérique. Le système hospitalier est maintenu par rafistolage. Le foncier est verrouillé.
Les ressources naturelles sont exploitées au profit d'intérêt extérieur sans retombée structurelle pour la population. Les entreprises sont étranglé, les fermetures se multiplient. C'est une économie de cantoire, fragile, dépendante, entretenue par des décisions prises ailleurs contre les intérêts locaux.
Et comment sérieusement peut-on attendre de la collectivité territoriale de Guyane qu'elle finance le développement d'un territoire aussi grand que le Portugal avec un budget d'à peine 850 millions d'euros. Ce n'est pas un problème de gestion, c'est un choix de politique d'abondant. Et cette logique coloniale se retrouve ailleurs en Kan Nouvelle-Calédonie.
Le passage en force de Bougival est une faute politique majeure, un projet d'accord imposé, transformé en accord sans consensus réel. Il perd toute sa crédibilité sans l'accord du FLNKS. Votre entêtement, malgré les événements passés, provoquera les mêmes résultats.
En Polynésie, le gouvernement applique sa recette favorite divisée pour mieux régner. La proposition de l'eau organique modifiant le statut d'autonomie de la Polynésie française remet en cause un équilibre institutionnel conquis de haute lutte. Une fois encore, le pouvoir central impose ses choix et affaiblit des compétences qui devraient relever des peuples concernés.
Et nous nous y trompons pas, ce budget le produit d'une manipulation délibérée. Le gouvernement aamment mis sur la table des mesures repoussoires, gel des APL, gel de la prime d'activité, non pour les assumer, mais pour les retirer ensuite et se fabriquer artificiellement l'image d'un pouvoir à l'écoute. C'est une stratégie cynique de fausse concession.
On sacrifie des mesures sociales pour mieux sauver l'essentiel, l'intouchabilité des plus riches et le maintien des aides massives aux grandes entreprises bien plus coûteuse que tout ce qui a été prétendument rendu aux Français. Dans le même temps, l'exécutif orchestre le théâtre des pseudo victoires, une hausse dérisoire de la prime d'activité immédiatement mangée par l'inflation et les nouvelles taxes. Le maintien des dispositifs existants comme MA Prime Rennove présenté comme un effort exceptionnel alors qu'il ne répond même pas au quart des besoins réels.
Ce n'est pas du compromis, c'est de la communication. Ce budget n'est ni négocié ni subi. Il est imposé.
Le gouvernement Beou est tombé précisément parce que son budget avait été jugé inacceptable par une majorité de députés. Et pourtant, quelques semaines plus tard, sous couvert de feuilles blanches, ce sont exactement les mêmes choix qui réapparaissent, les mêmes coupes, les mêmes pensions sur les collectivités, même sacrifice imposé au plus fragile. Plus de 80 % du texte présenté est un copiercollé du budget Bou.
Malgré le rejet de la confiance à Bérou, le système a simplement été réinitialisé. Ce budget n'a jamais été discuté loyalement. Il a été fabriqué dans l'opacité, imposé par l'épuisement du calendrier et verrouillé par la peur.
Ce n'est pas une crise institutionnelle, c'est une méthode de gouvernement. Tout cela n'a qu'un objectif, sauver le président et de ce qu'il reste de la Macronie coûte que coûte. Ce passage en force n'est pas une simple dérive procédurale.
Il révèle d'une hiérarchie claire des priorités politiques. Alors que vous invoquez l'urgence budgétaire pour imposer l'austérité sociale, vous trouvez sans difficulté les moyens pour nourrir une logique d'escalade guerrière au détriment des piliers essentiels que sont la santé, l'éducation, la recherche, la transition écologique, l'industrialisation et les capacités des territoires à se projeter dans l'avenir. Ce choix est assumé, sécurisé par la force plutôt que de construire par la justice sociale.
Dans ce contexte, la censure est la seule réponse politique cohérente à un exécutif qui a fait le choix de passer en force plutôt que de gouverner avec. Ce n'est pas l'opposition qui fragilise la démocratie, c'est le pouvoir qui la vide de sa substance. Pour ces raisons, les députés du groupe GDR voteront majoritairement l'ascension.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à voilà, il reste donc à présent deux groupes pour s'exprimer sur ces motions de censure. Le groupe d'Éric Sioti UDR et puis le groupe ensemble pour la République de Gabriel Atal.
Ensuite, le premier ministre Sébastien Lecornu répondra à ces deux motions de censure. On les suit en direct en intégralité sur LCP. Messieurs les ministres, mesdames, messieurs les députés, le macronisme se meurt.
Il n'en finit pas de mourir. Jamais la France n'aura connu fin de règne aussi longue et aussi pénible, livré à un pouvoir qui n'a plus d'autre ambition que de se survivre malgré la défiance du peuple et l'évidente paralysie politique. Une obsession de la survie que le gouvernement et ceux qui l'accompagnent dans cette obsession font payer au prix fort à la France et aux Français.
Telle est l'histoire de ce budget 2026. un compromis au rô de compromission, un accord au goût d'abdation. Abdication dans la lutte contre le déficit, abdication dans le combat pour diminuer les dépenses, abdication dans la bataille contre les folies fiscales françaises.
En somme, une abdication en race campagne face à toutes les exigences du Parti socialiste. Rien de surprenant. Comme le disait Jean Zores, c'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source et vous concernant sur le chemin de l'océan de vos renoncements, vous restez fidèle à la source du macronisme qui demeure et demeurera toujours le socialisme.
Oui, le budget que vous nous présentez est un budget socialiste qui renonce à toute ambition de redressement budgétaire et finance d'niè dépenses en faisant les poches de nos entreprises. Un budget socialiste auquel consent opportunément les Républicains reniant toutes leurs convictions pour conserver leur siège. Telle est votre majorité de circonstances, une majorité par défaut, une majorité de survie qui consent à vous sauver la mise dans l'espoir de pouvoir l'empocher aux prochaines présidentielles.
Dans cette équation, que pèse l'intérêt de la nation ? Bien peu. D'ici les présidentiels, la France peut décliner, la France peut s'abîmer.
L'essentiel pour les partis qui vous sauveront de la censure est de conserver leurs chances pour le printemps 2027. Mardi dernier, en engageant la responsabilité de votre gouvernement sur ce projet de loi de finance, vous avez d'ailleurs déclaré, monsieur le premier ministre, être contraint à renier votre promesse sur le non recours au 493 en raison, je cite, des agissements de différents groupes qui devront rendre compte de leur action politique devant les Français et devant la France et devant l'histoire. Par cette pirhouette, vous essayez de faire porter la responsabilité de votre échec aux formations d'opposition.
Il faut bien le dire, cela n'est tout de même pas très honnête. Faisons un peu d'arithmétique. 91 députés EPR, 69 députés PS, 49 députés LR, 36 députés modèem, 34 députés horizon, 22 députés Liot nous donnent un total de 301 sièges. 301 sièges sur 577, cela s'appelle une majorité.
Ce n'est donc pas car vos opposants ont continué de s'opposer comme ils en ont reçu mandat de leurs électeurs que vous avez échoué, mais car ceux avec qui vous avez négocié ce désastre budget n'ont pas le courage d'aller au bout de la démarche en votant favorablement cette copie incohérente reflet d'une incohérente coalition. Le 493 est dès lors le paravant opportuniment autorisant la vieille rangaine de la stabilité. Une stabilité illusoire hypocrite que la France perra au prix fort car la seule stabilité en réalité qu'ils les intéressé de leur siège.
Et ce alors qu'une autre voix était possible. Dès l'été 2025, actant des conséquences désastreuses de l'absence de majorité cohérente au sein de notre assemblée, il était possible de recourir à la dissolution pour demander au peuple français de doter la France d'une majorité cohérente et d'un gouvernement de conviction. Cette dissolution à l'UDR et au sein du Bloc national, nous n'avons cessé de la demander.
Convaincu que le peuple instruit par une année entière de désordre et d'impuissance choisirait de nouveau la voix du fait majoritaire, préférant la cohérence des convictions au consensus Molasson. Avec des élections à l'automne, le pays aurait été doté d'un budget avant Noël. Mais pour vous, l'élection c'est le chaos.
Demander son avis au peuple, c'est un danger. Il ne faudrait tout de même pas que le peuple prenne trop goût à voter. Vous nous direz d'ailleurs, on ne va quand même pas voter tous les ans.
Pourtant, en octobre 2024, une dissolution maladroite a privé le Japon, pourtant avre de stabilité de majorité parlementaire. Hier, 15 mois plus tard, la première ministre a décidé de dissoudre la Chambre basse. Entre 2015 et 2019, confronté à la division du champ politique, l'Espagne avait connu quatre élections en 4 ans.
Plus récemment, le Portugal a voté en 2022, en 2024 et en 2025. Car quand un pays est en crise, la solution c'est toujours le peuple. Car quand un pays est divisé, l'arbitrage appartient toujours au peuple.
Dans notre article 2 de notre Constitution, notre Constitution le rappelle d'ailleurs, le principe de notre République, c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple en démocratie. L'élection n'est jamais un danger. L'élection est toujours la solution.
Mais tel n'a pas été le choix du bloc central élargi du PS à LR en passant par la Macronie qui considère bien l'élection comme un danger. Non pas un danger pour le pays mais un danger pour leur siège. Le budget que vous nous imposez aujourd'hui est la conséquence finale de ce choix délétaire.
Par le refus de la dissolution, vous avez enclenché une irrémédiable mécanique de renoncement qui nous mène à ce texte sans vision ni courage. Le courage attendra donc car l'heure est à la capitulation devant les exigences d'un parti qui a rassemblé 1,6 % des voix au présidentiel de 2022. Chers collègues, bienvenue de nouveau en 2012.
Car François Hollande est visiblement de retour à l'Élysée, mais désormais son premier ministre s'appelle Sébastien Lecornu et son grand argentier Laurent Voquier. Nous censurerons votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, car nous refusons votre budget désastreux. Nous refusons la reconduction de la surtaxe d'impôts sur les sociétés pour les grandes entreprises, c'est-à-dire pour nos locomotives.
Cette taxe avait été instituée comme exceptionnelle et provisoire par Michel Barnier en 2025. Mais comme toutes les taxes provisoires est exceptionnelles, la voici pérénisée d'ailleurs. En 1318 déjà la gabelle était provisoire, elle devait durer 5 siècles.
Cette surtaxe ne se limitera pas aux grandes entreprises que vous pensez viser. Elle se répercutera sur les salaires qui baisseront, sur l'emploi qui se rarifiera et sur les fournisseurs de ces entreprises qui payeront une part négligeable de l'addition. Ces grandes entreprises sont sûrement à vos yeux des abstractions comptables, mais elles représentent 54 % des exportations et 36 % des investissements en recherche.
Pour ell, le taux réalis pourrait atteindre plus de 35 % quand la moyenne de l'OCDE est de 24 %. Nous refusons également votre reniment sur l'anticipation de la suppression de la CVAE dont la suppression demeure fixée à 2030 et non en 2028 comme l'Assemblée et le Sénat l'avait demandé. Nous refusons enfin le maintien de la contribution différentielle sur les haut revenus, elle aussi instaurée provisoirement en 2025 et elle aussi péréniser aujourd'hui.
Vous la maintenez alors même que la démonstration de son efficacité absolument inopérante a été faite et que les recettes réelles sont à milieu des recettes espérées. Votre budget s'inscrit donc dans la continuité de l'immobilisme et de la facilité. Il organise le rapport le report permanent des décisions nécessaires, poursuit l'accumulation fiscale, renonce à s'attaquer aux dépenses et continue de faire les poches de ceux qui travaillent et de ceux qui investissent, de ceux qui font vivre l'économie française.
Votre budget, en un mot est insensé. Vous faites le choix de pratiquer une éème saignée en ouvrant la veine de la fiscalité en espérant que de l'anémie économique jaillira miraculeusement l'abondance. Mais moins de croissance, c'est moins d'assiettes et donc toujours moins de recettes.
Tous ceux qui consentiront à ce budget par la noncensure porteront la responsabilité du déclin économique auquel nous condamnons notre pays. Car oui, nos entreprises et nos investisseurs ont besoin de stabilité, mais pas d'une stabilité qui a toutes les caractéristiques de la faillite et de l'agonie. Cette stabilité, nous pouvons la donner à la France par de nouvelles élections et nous aurions pu la donner à la France dès cet automne.
Mais cette stabilité, c'est vous macroniste, avec l'aide du Parti socialiste et des Républicains qui l'avait refusé par deux fois en 2024 par le front supposément républicain, puis en 2025 par le refus de la dissolution, par la peur panique de la volonté populaire. Votre peur panique de la volonté populaire fera donc perdre un temps précieux à notre pays qui n'a pourtant pas de temps à perdre pour faire face au défi qu'il connaît et en temps de péril oùù notre pays aurait grand besoin d'un gouvernement non de compromission mais de conviction. Malheureusement vous avez fait le choix de l'instabilité, du déclin de l'irresponsabilité.
Alors, monsieur le Premier ministre, peut-être auriez-vous été inspiré de suivre le conseil de l'empereur Napoléon affirmant que le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner. Car en promettant de ne pas recourir au 493 le 3 octobre dernier, vous vous condamniez à vous renier. Faute de majorité cohérente, vous étiez condamné au marchandage d'un budget bancal dont personne n'assumerait le vote.
Le 493 dès le début était inévitablement au bout de votre chemin. 18 mois après la dissolution, il est temps de sortir de l'hypocrisie, de croire que l'absence de majorité dans cet hémicycle soit une bénédiction pour le régime parlementaire. Non, cette absence de majorité est un désastre pour nos institutions et pour notre nation.
Elle est aujourd'hui avec votre budget un désastre pour notre économie. Alors le devoir impose la censure et les députés du groupe de l'Union des droites pour la République la voteront. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le député. Voilà pour la prise de parole de Maxime Michelet du groupe Union des droites pour la République. C'est le groupe d'Éric Sioti ici à l'Assemblée nationale.
Dernière prise de parole le groupe ensemble pour la République par la voix de Nicolas Medzdorf. Et puis ensuite c'est le premier ministre qui va s'exprimer. On suit évidemment l'examen de ces motions de censure et leur vote en direct sur LCP.
Nous débattons aujourd'hui de motion de censure déposé par deux formations que tout oppose paraît-il. Tout sauf l'essentiel. Le goût du fracas, le culte du geste inutile et une passion commune pour l'instabilité.
À ma gauche, la France insoumise à ma gauche toujours mais sans l'immigration, le rassemblement national. de motions, de signatures, de discours qui prétendent s'ignorer mais à même objectif faire tomber non pas un gouvernement mais toute une nation dans l'immobilisme, dans l'incertitude et dans le doute permanent. Il faut reconnaître une chose à leurs auteurs.
Ils sont constants, constamment indignés, constamment outrés, constamment en colère, constamment prêt à renverser la table à condition de ne jamais avoir à remettre la nappe, la motion de censure est une arme grave, une arme constitutionnelle pensée pour des circonstances exceptionnelles. Sous la 5e République, elle n'est pas un slogan, ce n'est pas un apning, ce n'est pas une pétition, ce n'est pas un outil de communication, ce n'est pas non plus un réflexe militant. Michel Debré l'avait conçu comme l'exception absolue.
Le général de Gaul l'a voyait comme le dernier recours. La censure dans l'esprit de nos institutions suppose une alternative. Elle suppose une majorité.
Elle suppose un projet. Elle suppose surtout un sens aigu de la responsabilité nationale. Et que constatons-nous aujourd'hui ? des motions de déposé sans majorité, sans alternative crédibles, sans projet commun et parfois sans même l'espoir secret de réussir.
Ce ne sont pas des motions pour gouverner, ce sont des motions pour exister. Du côté de la France insoumise, en censure par principe. Le gouvernement propose en censure.
Il recule en censure, il consulte en censure. Il ne fait rien en censure. Mélenchant tous en censure.
À ce rythme là, mes chers collègues, l'existence elle-même finirait par être censurée si elle n'était pas jugée suffisamment révolutionnaire. Chez vous, la censure n'est plus un moyen. C'est une idéologie, c'est un automatisme, c'est une posture.
Vous ne cherchez pas à améliorer, vous cherchez à abattre. Vous ne cherchez pas à convaincre. Vous cherchez à bloquer.
Vous ne cherchez même pas à gouverner. Vous cherchez à empêcher les autres de le faire. La radicalité chez vous, ce n'est plus une exigence morale, c'est une paresse politique.
Quant au Rassemblement national, vous censurez ici au nom de la protection des Français. Vous prétendez incarner l'ordre, la responsabilité, la stabilité. Mais convient le moment de choisir entre le chaos et cette responsabilité, vous choisissez le chaos.
Quelle mouche vous a donc piqué depuis quelques mois à vouloir censurer autant que la gauche radicale ? Quel est donc le déclencheur de cette explosion de mion incontrôlée et incontrôlable venu de vos bancs déposé parfois sans cohérence, souvent sans perspective et toujours sans issu ? À force de vouloir singer l'extrême gauche dans la gesticulation, vous démontrez une chose, la respectabilité ne se décrète pas, elle se prouve.
Ces motions ne sont donc pas des actes de courage, ce sont des actes de confort politique. Elles permettent de dire non sans jamais avoir à dire comment. Elles permettent de s'indigner sans jamais assumer.
Elles permettent de parler fort sans jamais agir juste. C'est la politique du bras levé d'un côté, du point sur la table de l'autre, mais toujours les deux mains dans les poches. Pardonnez-moi, mes chers collègues, quelques instants de parler de mon territoire, la Nouvelle-Caonie.
Vous qui aimez tant proclamer votre attachement au cailloux, vous qui n'hésitez jamais à invoquer son nom lorsqu'il s'agit de symbole ou de slogans, permettez-moi de vous poser une question simple. Où est la Nouvelle-Calédonie dans cette motion de censure ? Où est-elle lorsque nous avons plus que jamais besoin de stabilité pour conduire jusqu'à son terme et jusqu'à Versailles ?
Les accords patiemment construits, fragiles mais indispensables, seul garant de notre refondation collective. Où est-elle lorsque ce budget est vital pour sauver nos collectivités, nos entreprises, nos retraites, notre système de soins, nos aides sociales, nos salariés et nos chômeurs ? Que les Caédoniens s'embrent dans la pauvreté la plus totale, cela vous fait une belle jambe et vous aurez bougé ensuite d'accuser les gouvernements successifs d'avoir laissé la situation se dégrader.
La France dans son ensemble n'a pas besoin d'une assemblée transformée en théâtre permanent. Elle n'a pas besoin de tribun qui confondent la République avec une scène et la démocratie avec une ovation. Elle a besoin de stabilité, elle a besoin de débats exigeants, elle a besoin de compromis parfois difficiles.
Elle a surtout besoin d'élus qui acceptent une idée devenue rare. Le compromis, ça me rappelle quelque chose. Alors oui, mes chers collègues, l'histoire se souviendra de ceux qui ont bâti, pas de ceux qui ont gesticulé.
Elle se souviendra de ceux qui ont tenu quand tout poussait à rompre, pas de ceux qui ont confondu la radicalité avec l'irresponsabilité. Et à ceux qui pensent qu'une motion de censure répétée finira par remplacer un projet, je rappellerai simplement cette phrase de Clémenceau : "On ne mange jamais tant avant les élections, pendant la guerre et après une motion de censure." Pour toutes ces raisons, par respect pour nos institutions, par respect pour les Français, par respect pour la gravité de notre mandat et quelque part par respect pour la Nouvelle-Calédonie, le groupe ensemble pour la République ne soutiendra pas ses motions de censure et apporte tout son soutien au gouvernement de Sébastien Lecn.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent.
Nicolas Metzdor qui s'est exprimé. Il disposait 35 minutes. Il a fait bien plus court pour dire que son groupe n'allait évidemment pas voter la motion de censure.
Les prises de parole des groupes sont finies. C'est à présent au premier ministre Sébastien Lecnu de réagir justement à ces deux motions de censure déposées contre lui et contre son utilisation du 493. L'écoute monsieurs les députés, nous ne sommes pas réunis ce matin pour commenter une procédure.
Nous sommes réunis pour répondre à une question au fond. beaucoup plus profonde comment une démocratie décide lorsqu'elle arrive au point où plus personne ne veut décider. Depuis l'automne, le gouvernement a fait un choix clair, assumé, transparent, celui de faire confiance au débats parlementaires, celui de ne pas recourir par réflexe aux instruments les plus contraignants de notre constitution. celui de croire que le débat, l'amendement, la négociation pouvait permettre d'aboutir même sans majorité acquise d'avance.
Ce n'était pas une tactique, c'est une conviction. Et cette conviction a été confirmée par les faits. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été adopté.
Des compromis ont été trouvés. Des désaccords ont été tranchés. La preuve a été faite qu'en laissant le Parlement aller au bout de son travail, l'essentiel pouvait être décidé.
Oui, dans des plais à certains, cela a fonctionné, mais c'est précisément parce que cela a fonctionné qu'une illusion s'est installée, l'illusion que le temps pouvait se substituer à la responsabilité, que l'absence de décision pouvait devenir une méthode, que l'État continuerait d'avancer sans que personne n'ait à assumer le moment d'un choix, du choix. Puis progressivement, le débat s'est figé. À partir du moment où la perspective d'un engagement de la responsabilité du gouvernement a été de nouveau évoquée par certains dans la presse, un phénomène bien connu et réapparu.
Chacun a commencé à regarder ailleurs. Certains ont poursuivi leur obstruction. Non pas pour convaincre, mais pour empêcher une fois de plus tout issu, organiser le blocage pour mieux le dénoncer ensuite.
D'autres ont déserté les espaces de travail comme si le compromis était devenu trop coûteux. trop exigeant, trop fatiguant, comme si ce qui avait été fait pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale était un effort déjà trop grand pour être poursuivi. D'autres enfin ont laissé s'installer l'idée que quoi qu'il arrive, le gouvernement reprendrait la main.
Heureusement, il y a eu des députés pour poursuivre courageusement le travail avec le gouvernement jusqu'au bout et faire converger leurs propositions avec celles et ceux qui ne pensent pourtant pas comme eux. Ils ont permis d'obtenir un texte où chacun peut retrouver l'essentiel de ses convictions. Mesdames et messieurs les députés, c'est à ce moment précis que la mécanique institutionnelle de la 5e République reprend sans doute tout son sens.
Madame la présidente Le Pen n'est pas goliste qui veut et notre constitution, permettez-moi de vous y répondre, n'a jamais été conçu pour organiser l'indécision et encore moins pour les affaires budgétaires. Elle n'a jamais prévu que l'usure du temps remplace la clarté du choix. Elle repose sur une idée simple.
Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer. L'engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours pour ne pas dire de dernier secours.
Il existe pour ces moments où il n'y a pas de majorité stable, où les délais constitutionnels sont plus qu'atteints, où la situation budgétaire et internationale dont nous avons trop peu parlé ce matin interdit l'attentisme et où surtout le parlement collectivement n'est pas parvenu à aller jusqu'au bout hélas de sa propre responsabilité. Je veux le dire avec gravité et sans détour. Si le gouvernement a engagé aujourd'hui sa responsabilité, ce n'est pas parce qu'il voulait décider seul, c'est parce qu'à un moment donné sur ces bancs, trop nombreux se sont retrouvés ceux qui ne voulaient pas décider du tout.
Et c'est ici que se situe peut-être la rupture historique que nous vivons. Pour la première fois depuis longtemps, le parlement ne peut pas dire qu'il a été privé de son pouvoir. Il a eu le temps, il a eu les textes, il a eu les chiffres, il a eu les marges de discussion, il a eu la démonstration concrète en décembre que l'issue était possible.
Et aujourd'hui encore, le dernier mot ne revient pas au gouvernement, il vous revient par les deux motions de censure présentées et les scrutin qui les suivront. C'est cela la vérité institutionnelle de notre constitution. Ce n'est jamais la fin de la démocratie parlementaire.
C'est le moment où la démocratie oblige chacun à assumer jusqu'au bout ses choix, y compris celui de ne pas choisir. Pour autant, cette expérience vécue depuis plusieurs semaines de nous amener à nous poser les bonnes questions, y compris sur nos procédures budgétaires. La présidente de l'Assemblée nationale pousse à des changements.
Elle a 1000 fois raison. que tout cela nous permette au moins d'avancer, de tirer des conclusions utiles pour celles et ceux qui entendent défendre encore la démocratie représentative. Mesdames et messieurs les députés, après 350 heures de débat, tout a été dit ou presque sous les questions budgétaires.
Depuis plusieurs jours, le contenu final de ce projet de loi de finance fait l'objet de commentaires, d'analyse, parfois de mise en cause qui ne portent pas toujours sur ce que dit réellement le texte. C'est sûrement désormais le jeu normal du débat public, mais il arrive aussi que certaines lectures soient davantage guidées par des intérêts particuliers que par la stricte vérité budgétaire et l'intérêt général. Dans un paysage médiatique que chacun connaît où certains acteurs défendent légitimement des intérêts économiques ou fiscaux qui sont les leurs, la responsabilité du gouvernement est de ne pas se laisser entraîner dans des récits qui déformment le réel.
C'est aussi cela, l'aulisme, non pour poliquer, mais pour rappeler les faits, car ce qui est en cause aujourd'hui, ce n'est pas la ligne éditoriale de quiconque. C'est la compréhension par les Français de ce qui est réellement décidé en leur nom. Et sur ce point, la clarté et la sincérité ne sont pas négociables.
On prête à ce budget des attentions qu'il n'a pas. On lui attribue des choix qu'il n'y figurent pas. On le caricature parfois sans que de toutes les évidences, il n'était élu, y compris, pardonnez-moi de vous le dire, par certains parlementaires.
La vérité est pourtant simple. Ce texte n'est pas le texte initial du gouvernement. C'est un texte issu du compromis, un texte travaillé, modifié, ajusté, parfois au prix de renoncement pour le gouvernement lui-même pour tenir compte des discussions et des équilibres recherchés dans cet hémicycle.
Et c'est précisément ce qui le rend aujourd'hui si inconfortable pour certains parce qu'il n'est le texte de personne ou plutôt parce qu'il est un peu le texte de tout le monde. Alors chacun le critique. La gauche dira que c'est un budget de droite.
La droite dira que c'est un budget de gauche antienne bien connu. Et pendant ce temps, plus personne ou presque ne veut l'endosser, plus personne ne veut en répondre. Plus personne ne veut même dire clairement ce qu'il contient, ni même ce qu'il y a pourtant gagné pour ses convictions et ses électeurs.
On affirme qu'il y aurait des augmentation d'impôts. Il n'y en a pas aucune ni pour les ménages, ni pour les entreprises. On continuera même en 2026 à payer au global moins d'impôts qu'en 2019.
Certains nous le reprochent. Alors pourquoi propager des mensonges ? D'autres au contraire et avec le même appel, alertent le monde économique sur des risques qui ne figurent pas dans ce texte, mettant à mal la confiance, pourtant nécessaire à la croissance.
C'est une faute lourde contre le pays et ses intérêts. D'autres inquiètent les catégories populaires en invoquant de prétendues violences sociales ou des injustices fiscales qui sont ni prévues ni dissimulées dans ce budget. D'autres enfin font semblant de ne pas voir les économies sur la dépense plus qu'en 2025.
Ce seront sans doute les premiers qui dans quelques semaines poseront des questions au gouvernement pour nous les reprocher. Mesdames et messieurs les députés, à force de tout dramatiser, on finit par ne plus rien éclairer. À force de tout caricaturer, on affaiblit la parole publique elle-même.
Ne pas mentir au français, ce n'est pas dire que ce budget est parfait. Le gouvernement est lucide. Il a fait de bonnes fois du mieux qu'il pouvait avec les 1000 contraintes qui pèsent sur lui.
Ce n'est pas non plus dire que ce budget est indiscutable. Le compromis aura été ouvert jusqu'au bout, y compris avec le Sénat sur le budget des collectivités locales. Mais ne pas mentir au français, c'est tout simplement dire ce qu'est ce budget et ce qu'il n'est pas.
C'est refusé d'aller chercher artificiellement des colères là où il n'y a que des désaccords. C'est refusé d'instrumentaliser l'inquiétude quand l'intérêt général exige la clarté. C'est refusé de transformer chaque débat budgétaire en prélude politicien.
Car gouverner comme légiféré, ce n'est pas se préparer en permanence au prochain rendez-vous électoral. C'est répondre à celui qui est devant nous. C'est assumé ici et maintenant ce qui est nécessaire pour le pays.
Ce budget n'est pas le budget d'un camp. Ce n'est pas le budget d'une stratégie. C'est un budget possible, un budget de responsabilité.
Un budget qui permet au pays d'avancer avec une trajectoire claire et sincère, notamment un objectif de déficit à 5 % assumé et crédible reposant sur de véritables mesures d'économie. Mais s'il est aujourd'hui si violemment attaqué par quelques-uns, c'est peut-être parce qu'il révèle une chose simple. Dans une démocratie de compromis, le courage politique ne consiste pas seulement à dénoncer, il consiste aussi à assumer parce qu'on peut débattre de tout, sauf de l'intérêt général.
Parce qu'une démocratie ne tient pas quand celles et ceux qui la font vivre cessent de dire la vérité à ceux au nom desquels il décident. Je veux maintenant tirer une leçon claire de ce que nous avons vécu ces dernières semaines. Les institutions de la 5e République ne sont pas en cause.
Elles ont tenu, elles ont fonctionné comme le constituent l'avait prévu. Elles ont permis le débat puis la décision. La question n'est pas de savoir s'il faut sauver nos institutions.
La question est de savoir si nous sommes prêts individuellement et collectivement à être à la hauteur de celle-ci. Je n'ai pas engagé la responsabilité du gouvernement pour contourner les institutions de la 5e République. Je l'ai au contraire fait pour les protéger.
Mais aucune institution, aussi solide soit-elle, ne peut fonctionner durablement si celles et ceux qui l'incarnent renoncent à leur propre responsabilité. Les recours à l'article 49 alé 3 ne pourront plus être utilisés demain comme avant. Ils ne pourront plus être un réflexe.
Ils ne pourront plus être une facilité. Ils ne pourront plus être ce qu'ils ont été. Ils seront désormais ce qu'ils sont par leur nature initiale l'ultime réponse à l'impossibilité de conclure après avoir de bonnes fois tout essayé.
Mais l'inverse est tout aussi vrai. Le blocage permanent, la désertion du compromis, la fatigue organisée de l'effort collectif ne peuvent pas devenir la norme de notre vie parlementaire. Je crois que les débats d'hier ont été suffisamment marquants.
Une démocratie ne tient pas seulement par des règles, elle tient par des femmes et des hommes qui accepte que décider soit difficile, coûteux, exposant. Rien de ce qui s'est passé ces derniers mois n'a été inutile. Nous avons appris, nous avons éprouvé nos institutions, nous avons vu ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait plus.
Nous avons vu qui lucidement prenait au sérieux le contexte international et budgétaire actuel. et qui n'en tirait aucune conclusion pour le pays. Un avant et un après s'ouvre, je le crois, aujourd'hui.
Un parlement qui sait qu'il peut aller jusqu'au bout si toutefois il le souhaite pour lui-même. Un gouvernement qui sait qu'il ne peut agir seul qu'en absolu et dernier ressort et surtout une exigence nouvelle adressée à chacun, celle de ne plus se dérober au moment de la décision. Je le redis, j'ai engagé la responsabilité du gouvernement non pour contourner les institutions de la 5e République, mais au contraire pour les préserver, car aucune institution, aussi solide soit-elle, ne peut tenir durablement si celles et ceux qui l'incarnent renoncent à assumer leur responsabilité.
Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La discussion comme une éclause, je vais mettre d'abord au voie la motion de censure déposée par madame Mathilde Panot, madame Criel Châtelin et monsieur Stéphane Peu et 108 membres de l'Assemblée nationale.
Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin va être ouvert pour une durée de 20 minutes.
Il sera donc clos à 11h27. La séance est suspendue et voilà, c'est le moment du vote de la première motion de censure. Je vous rappelle qu'on suit ça en direct en intégralité sur LCP avec Stéphanie Despierr depuis la salle des quatre colonnes et Clément Perot depuis la salle des pas perdus.
On a également une caméra pour toutes les réactions justement à la sortie de l'hémicycle. Vont me rejoindre en plateau très bientôt des invités. Stéphanie Despierres, c'est le moment du vote.
Il y a pas un énorme suspense mais on va quand même compter qui va voter pour cette motion de censure. Stéphanie ? Oui, a priori pas de suspense parce que vous le savez, il y a une c'est la motion de la France insoumise.
C'est celle qui devrait récolter le plus de voix mais pas assez pour atteindre la barre des 288 voix nécessaire pour faire tomber le gouvernement de Sébastien le cornu parce que le les socialistes ont annoncé qu'ils ne la voteraient pas. Les républicains ne la voteront pas non plus, même s'il n'est pas exclu que quelques individualités à gauche comme à droite puissent finalement choisir de censurer Sébastien Lecnu. Le groupe indépendant Liot ne devrait pas la voter non plus.
Donc a priori aucun suspense. Cette motion de censure de la France insoumise ne sera pas adoptée et a priori celle du Rassemblon national qui sera votée après ne le sera pas non plus. Elle devrait même faire moins de voix que celle de la gauche.
Et résultat autour de 11h27, Stéphanie Despierres. Clément Perot, vous êtes dans la salle des pas perdus. Qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
Que font les députés ? Oui, vous avez entendu he la présidente l'annoncer. Le vote est ouvert jusqu'à 11h27 précisément.
Donc tous les députés qui veulent voter cette motion de censure vont utiliser. Regardez ce bulletin, le voilà. Ils vont euh cocher la case pour que vous voyez et il y a un code barre.
Tout ça se passe dans des salons attenant de l'hémicycle. Alors il y a des bulletins pour il n'y a pas de bulletin contre. Pourquoi ?
Parce qu'on ne peut pas voter contre une motion de censure. On vote pour ou on ne vote pas. Pour que la motion passe, il fait il faut qu'elle obtienne la majorité absolue dans l'hémicycle à savoir 289 fois.
Une fois que le vote sera terminé donc à 11h27, il bron pivet annoncera les résultats. Si la motion est rejetée, ce qui semble le plus probable, et bien ce sera ensuite le vote sur la deuxème motion de censure, celle cette fois déposée par le Rassemblement national qui a moins de chance d'aboutir que celle de la France insoumise puisque la gauche ne la votera pas. Merci beaucoup Clément Perot sur ce plateau.
Agnès Firma Levodu, bonjour. député horizon de scène maritime. Une députée insoumise va nous rejoindre dans un instant mais elle est en train de voter puisque comme Clément le disait vous n'avez pas eu besoin d'aller voter Fernandin le Baotu.
Vous ne votez pas pour cette censure mais dans votre discours vous avez quand même été assez critique. Votre groupe trouve que le budget ne vous convient pas forcément. Je crois qu'il faut être très clair et je l'ai dit et je crois que je n'ai pas été la seule à le dire. ce budget de compromis, c'est un compromis un compromis qui a été fortement négocié avec les socialistes.
Certains qualifient ce budget de socialiste. N'est pas un budget qui va permettre à la France de redresser ses comptes et donc nous le regrettons fortement. Mais face à la situation politique, face à la situation internationale, la responsabilité qui est celle des parlementaires, c'est bien de ne pas ajouter de l'instabilité à une situation difficile et donc c'est en toute responsabilité que nous voterons, nous ne voterons pas cette censure bien sûr, mais nous avons fait savoir au gouvernement que ce budget n'était pas le budget nécessaire pour retourser les comptes de la France.
Et vous avez dit des mesures coûteuses pour les socialistes. Sébastien Lecornu pouvait-il faire autrement ? on voit avec cette assemblée complètement morcelée, c'est pas forcément de gêter de cœur.
Peut-être qu'il a choisi justement de faire des concessions avec les socialistes, mais c'était sa seule manière de survivre. Oui, mais je je crois qu'il faut aussi se reporter un petit peu dans dans le temps au moment de son discours de politique générale lorsqu'il a tout de suite tout de suite annoncé qu'il ne seirait pas du 493, les socialistes lui ont dit ça n'est que le début. Donc là, on savait très bien que de fait de lâcher tout de suite des possibilités de recourir à ce qu'il a fait aujourd'hui, nous pensions qu'il aurait dû le faire plus tôt de recourir au 493.
Je je vous interromps Agnè surmain le Baodo juste pour commenter rapidement cette image. Nous sommes dans la salle des pas perdus. En fait, Sébastien Lecorn est juste derrière nous avec la présidente de l'Assemblée nationale.
Ils sont sortis puisqu'ils ont voilà 20 minutes à attendre justement pendant ce vote. Et on voit Sébastien Lecornu qui discute avec des visiteurs. Il y a la députée socialiste Aida Adizadé qui était avec un groupe de visiteurs ici à l'Assemblée et bien le Premier ministre voilà s'attarde avec la présidente de l'Assemblée quelques instants pour échanger justement avec ses visiteurs.
Voilà sur les images que nous propose Clément Perot. Voilà c'est juste derrière nous dans cette salle des pas perdus. Euh je vous réexplique un petit peu pour ceux qui ne connaissent pas forcément l'assemblée.
Euh la présidente et le Premier ministre sortent de l'hémicycle. Ils vont ensuite se rendre dans les appartements de la présidente histoire d'attendre. Et là voilà Sébastien Lecornu qui discute avec la députée socialiste Aida Adizadé et son groupe de visiteurs.
Voilà, on vérifie mais pas de déclaration. Allez, on continue. Voilà, Sébastien Lecornu, premier ministre, qui se prête à la visite justement de l'Assemblée nationale.
Bonjour, enchanté. Tu viens avec nous ? On fait une photo.
Regarde, entre premier ministre. Voilà, regarde. Pas mal, non ?
Il y en a d'autres. Tu viens de voir toi aussi. On a pu faire vivre en direct justement Agnè Fermain Lebodo vous avez parlé hein de cette utilisation du 493 et on a senti que ça avait été difficile.
Regardez la nuée de caméra qui va justement filmer Yel Brun Fiv Sébastien le cornu. Cette promesse qu'il avait fait il n'a pas pu la tenir mais il a dit voilà le 493 finalement c'est quand il faut trancher bah il y a pas tellement d'autres solutions. Oui je crois que c'était de sa responsabilité.
C'est d'ailleurs, c'est comme ça que ça se dit dans la constitution, c'est de la responsabilité du Premier ministre et il était nécessaire, il était même urgent que notre pays se dote d'un budget. Je crois que la situation d'attentisme dans laquelle sont les entreprises, la situation difficile dans laquelle sont les collectivités qui attendent pour faire leur budget alors que dans quelques semaines, il y a des élections municipales, on voit bien que il était urgent maintenant d'utiliser la Constitution et cette constitution, elle est bien faite et d'ailleurs le Premier ministre l'a dit. Euh aussi, je crois que voilà, ça nous permet de maintenant de doter la France d'un budget.
Euh enfin pas tout à fait hein, puisque on en est qu'à la première partie sur le Bodo, vous avez raison. Et et enfin d'avancer et de sortir de cette période difficile pour tout le monde. Mais il a fallu du coup remettre en cause sa promesse.
Certains disent pour la parole publique, c'est aussi compliqué. Est-ce qu'il aurait fallu allez c'est un peu facile de refaire l'histoire mais dès le début ne pas se priver de cet outil là ou alors voilà, c'était de bonne volonté ? Il l'a dit hein quand il a choisi de d'annoncer recourir au 493 qu'il le faisait avec regret avec même une forme d'amertume.
Oui, moi je je ne doute pas de la sincérité du Premier ministre lorsqu'il a dit qu'il ne souhaitait pas recourir au 493. Est-ce qu'il fallait le dire à titre personnel ? Je pense qu'il s'est mis peut-être en difficulté tout de suite en disant qu'il ne recourir pas au 493 parce que franchement vu la composition de l'hémicycle tout le monde savait qu'un jour ou l'autre il le faudrait.
Et d'ailleurs les socialistes finalement ont vite compris également que ce qui était de leur demande socialistes en ont bien abusé puisqu'ils sont allés jusqu'au bout du possible pour obtenir tout ce qu'ils ont obtenu faisant le faisant le budget pour nous difficile à difficile à voter mais je le redis il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout vaut mieux de la stabilité plutôt que de plonger notre pays dans l'inconnu. Je crois que notre responsabilité elle est là aujourd'hui. Et je vous propose justement de revenir sur la prise de parole du Premier ministre.
On va écouter Sébastien Lecornu. Le blocage permanent, la désertion du compromis, la fatigue organisée de l'effort collectif ne peuvent pas devenir la norme de notre vie parlementaire. Une démocratie ne tient pas seulement par des règles, elle tient par des femmes et des hommes qui acceptent que décider soit difficile, coûteux, exposant.
Rien de ce qui s'est passé ces derniers mois n'a été inutile. Un avant et un après s'ouvre, je le crois, aujourd'hui. Un parlement qui sait qu'il peut aller jusqu'au bout si toutefois il le souhaite pour lui-même.
Un gouvernement qui sait qu'il ne peut agir seul qu'en absolu et dernier ressort et surtout une exigence nouvelle adressée à chacun, celle de ne plus se dérober au moment de la décision. Et on continue avec vous Agnè Surmin le Bao. Je précise que notre invité une députée insoumise va venir.
Elle doit être coincée un peu au moment du vote. Exactement. Seul que les les députés qui votent pour on a expliqué le 493.
Vous êtes aussi revenu lors de votre prise de parole et ça a été fait également par le groupe les démocrates sur un risque d'inscérité. Le gouvernement dit l'objectif des 5% 5 % de déficit sera maintenu dans ce budget. Bien même au sein du propre camp.
On a du mal à y croire. Vous pensez qu'avec tout ce qui a été concédé, c'est impossible ? Moi, je crois en la en la volonté euh du Premier ministre et de la ministre des comptes publics qui, je l'ai dit et je le redis, a fait un travail extraordinaire de pédagogie euh sans cesse sur ce budget.
Euh il est nécessaire cet objectif à atteindre des 5 %. C'est une absolue nécessité pour notre pays. 5 %, c'est déjà beaucoup.
Nous sommes déjà bien au-delà de ce que l'Europe nous permet. Je le redis, c'est cette année 50 à 60 milliards rien que pour payer les emprunts. Ça a été rappelé, c'est plus que le budget de la culture.
Donc il est urgent que nous nous respections ces 5 %. Malgré cela, on voit bien que dans les choses concédées aux socialistes, il y a des recettes qui sont pas maîtrisables et et filantes. Et donc comment on maîtrise des recettes qu'on ne peut pas maîtriser ?
C'est ça la grande la grande difficulté. Et donc le risque de dérapage le risque de dérapage il est il est là. Et on voit bien aussi que des recettes attendues, je vais parvenir sur la taxe sur la super taxe sur les entreprises qui devait rapporter 1 mliard4 et qui n'a rapporté que 400.
Mais revenons-y si vous voulez. Là, il y a une taxe sur les grandes entreprises qui est maintenue, 7 milliards. Mais on voit quoi ?
Les entreprises, elles arrivent quand même à échapper parfois quand on annonce ces taxes temporaires, elles arrivent à reporter une partie de leur trésorerie pour ne pas avoir à payer. Je crois que dans un pays dans lequel on est déjà surtaxé, euh nous sommes un des pays le plus taxé le plus taxé au monde, il faut le dire. Taxer les entreprises qui sont le cœur battant, j'allais dire de notre économie euh n'était pas n'était pas souhaitable. et nous nous sommes, j'allais dire battus contre ces mesures.
Il faut le dire, ça ne sont pas que les entreprises qu'on pénalise. Ce sont aussi les travailleurs qui travaillent et ce sont aussi les les TPE PME qui font appel qui font appel à ces entreprises pour pouvoir pour pouvoir produire. Donc je crois qu'elle était irresponsable de notre point de vue de surtaxer les entreprises parce que je le redis c'est le cœur battant de notre système économique.
Et Claire le jeune, on vous accueille. Bonjour député la France insoumise de pas de souci mais alors parce qu'on on le précisait que vous étiez en train de voter, il y avait beaucoup de monde pour voter. Tout à fait bah on a l'ensemble des députés du Nouveau Front populaire à part le Parti socialiste.
Donc les écologistes et les communistes ont porté cette motion de censure avec nous. Et donc je pense que là si la censure ne passe pas, ce sera peut-être à une quinzaine de voix. Et ça montre bien la fragilité de ce gouvernement qui ne tient qu'à un fil et qui ne qui ne tient finalement qu'au choix d'un parti politique en particulier, le Parti socialiste qui a décidé de ne pas censurer même si la copie qu'on a aujourd'hui du budget telle qu'elle apparaît dans les amendements du gouvernement qui sont déposés et dans ces grandes lignes à l'identique de la politique menée ces h dernières années.
Alors, c'est pas ce que disait Laurent Baumel à la tribune et c'est pas ce que dit Agnès Firma le Baotu. Puisque on a entendu que pour les représentant justement du bloc central, on a cédé beaucoup de choses à la gauche et le budget ressent plus à un budget de gauche peut-être qu'à un budget qu'aurait souhaité le groupe Horizon. Laurent Baumel dit repas à 1 € hausse de la prime d'activité.
Est-ce que malgré tout par rapport à la copie initiale, il y a pas des avancées ? Claire le jeune ? Alors, si on prend les sujets que vous avez évoqué à l'instant, le repas à 1 € il coûte à peu près 80 millions d'euros sur le budget de la vie étudiante.
Aujourd'hui, vous avez 200 millions en moins sur le budget. Donc ce qui donne d'une main, il le retire en double de l'autre. Il y a de toute façon des économies à certains endroits évidemment.
L'important à retenir, c'est que les quelques mesures que le Premier ministre Lecornu a annoncé sont en fait en trompelœil puisque souvent ça correspond déjà à des choses qui ont été votées plusieurs fois par le Parlement. Donc c'est pas une une avancée, c'est des choses qui ont été imposées par la voix des parlementaires, des élus du peuple. souvent voter une fois, pas forcément avec la navette.
Pas de vote définitif hein. Alors par exemple, si vous prenez la réindexation du barê de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, c'est quelque chose qui à chaque fois que ça a été soumis au vote des parlementaires, ça a été voilà donc présenter des finalement des non reculs comme des grandes victoires, vraiment ça n'est pas très honnête vis-à-vis du débat qu'on devrait porter devant les Français. Aujourd'hui, c'est un budget qui mise à part peut-être la surtaxe d'impôts sur les sociétés mais qui encore une fois est au même niveau que l'an dernier.
Donc ça n'est pas vraiment un ajout supplémentaire, une victoire de cette année spécifiquement. Clair le jeune et justement c'est des des raisons justement c'est une critique du groupe Horizon. Cette surtaxe, elle devait être temporaire.
On voit qu'elle va avoir tendance à se péréniser. Les grandes entreprises, les syndicats patronaux par exemple et la droite notamment son vent debout contre cette surtaxe, c'est 7,3 milliards d'euros. Est-ce que malgré tout, c'est pas grâce pour ceux qui sont pour cette surtaxe aux Parti socialistes que ça figure dans la copie finale ?
Alors, il y a un débat qui nous oppose qui est un débat budgétaire, économique. Euh nous, notre constat, c'est que euh la politique qui a été mené ces h dernières années consiste à alléger massivement la fiscalité sur les entreprises, la fiscalité sur les plus hauts revenus et ça a donné le résultat qu'on a devant les yeux, c'est-à-dire les caisses sont vides, euh la dette et le déficit ont explosé et à côté de ça, on a des grandes difficultés pour juste assurer le minimum sur nos services publics. Nous ce qu'on dit face à ça, c'est qu'il faut réhausser la fiscalité sur les entreprises et sur les plus hauts revenus pour faire rentrer de l'argent dans les caisses aussi relancer la demande, relancer la croissance et faire en sorte que on puisse assurer les services publics.
Et donc là, c'est un débat et sur lequel les Français se sont prononcés lorsque aux élections législatives de juin et juillet 2024, ils ont battu finalement très massivement le parti qui représentait le président Macron. C'est aussi ces politiques là qui ont été rejetées et vous avez l'une et l'autre parlé des socialistes. Concession trop coûteuse selon vous Agnebodo et trahison en quelque sorte Claire Leune.
Je vous propose justement de rejoindre un député socialiste, Laurent Baumel, celle des quatre colonnes auprès de Stéphanie Despierres. Bonjour Laurent Baumel, c'est vous qui avez pris la parole ce matin et vous avez dit "J'ai la charge d'expliquer pourquoi on ne censure pas." C'est compliqué d'expliquer pourquoi vous ne censurez pas ?
Non, c'est pas compliqué de l'expliquer aux électeurs et dans le pays où on est plutôt bien compris. C'était compliqué ce matin dans l'hémicycle parce que comme vous le savez pour une motion de censure ne viennent à l'assemblée que ceux qui votent la motion de censure. Et donc dans la salle, il n'y avait que des députés hostiles à ce que j'allais dire.
C'est pour ça que j'ai parlé d'une charge. La France insoumise vous reproche d'avoir accepté de ne pas censurer le gouvernement pour des miettes pour alors que vous n'avez pas gagné grand-chose et qu'il y a quand même beaucoup de coupes budgétaire. Qu'est-ce que vous répondez ?
C'est pas des miettes. C'est pas devenu un budget socialiste, ça c'est sûr. Mais ce qu'on a obtenu, c'est pas négligeable.
Je vous prends un exemple, on a revalorisé la prime d'activité. Ça veut dire par exemple qu'une femme seule qui élève deux enfants et qui touche le SMIC ou à peine le SMIC pourra peut-être demain bénéficier jusqu'à 900 € de plus par an. Bon, qu'est-ce qu'on peut offrir de mieux ?
On peut faire une dissolution, des élections, espérer que la gauche arrive au pouvoir, peut-être avoir une nouvelle présidentielle et est-ce que même à la fin, on aura la possibilité d'avoir une majorité absolue et d'augmenter davantage les revenus de cette de ces femmes ? Je je n'en suis pas sûr. Donc nous, si vous voulez, dans notre tradition, celle de la gauche réformiste, on mène des batailles ici et maintenant.
Et quand on peut obtenir des gains, on les prend. Vous aviez demandé que le Premier ministre n'utilise pas le 493, il s'y était engagé à l'automne. Là, il a fait Volteface.
Pourquoi vous acceptez cette volte face ? Parce queil ne l'engage pas sur sa copie de départ. Il a renoncé à l'engager sur sa copie de départ.
C'est ce qui a permis qu'il y ait des discussions dans l'hémicycle, en dehors de l'hémicycle et d'arriver à une copie qui n'est plus la copie de départ, qui n'est pas une copie socialiste, mais qui n'est plus non plus la copie macroniste, qui est en fait un budget de compromis. Comme ce budget de compromis, il faut le faire voter à la fin, il utilise le 493 parce qu'il y a dans l'assemblée des votes des des forces qui de toute façon ne veulent pas discuter ou ne veulent pas négocier. Donc il a été je crois obligé de le faire.
Il a aussi dit à la tribune, le premier ministre quand il s'exprimé tout à l'heure que beaucoup de forces politiques n'assumaient pas, ne prenaient pas leur responsabilité, n'assumez pas d'aller au vote. Est-ce que vous vous êtes pas senti un peu visé ? Je crois pas que ce soit nous qui étions visés. ceux qui étaient visés, c'est ceux qui ne finalement se sont retirés de la table des négociations, qui ne sont jamais venus à la table des négociations parce que eux d'une certaine manière, ils se lavent les mains de la question de savoir s'il va y avoir un budget ou pas dans le pays.
Leur truc c'est de dire on veut retourner aux urnes, on veut retourner aux urnes, on veut retourner aux urnes. Sans garantie d'ailleurs qu'un retourne aux urnes permettrait d'avoir une situation plus stable, plus claire. Voilà.
Donc c'est si vous voulez c'est c'est c'est ça qui pose problème aujourd'hui, c'est est-ce que on fait l'impasse sur le présent ? Est-ce que les besoins des gens en terme de pouvoir d'achat, d'investissement, il y a plein de chefs d'entreprise par exemple qui ont besoin que le pays a un budget parce qu'il faut qu'ils puissent faire leurs propres investissements. Est-ce que tout ça on s'en fiche et on est dans une logique où on cherche la crise politique pour la crise politique où est-ce qu'on se comporte de manière responsable et on essaie de trouver des compromis pour que ça avance.
Merci beaucoup. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On va représent Clément Perot.
Clément, on est au moment du vote. Que se passe-t-il en ce moment ? Ah, il ne reste que quelques minutes Elsa, pour voter puisque la la clôture du vote a été annoncée à 11h27 précise par Yë Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée qui tout à l'heure est sortie vers ses appartements avec Sébastien Lecnu à l'hôtel de Laass où se trouvent ses bureaux he juste à côté de l'hémicycle.
Elle va rentrer d'ici quelques instants. Vous voyez les les journalistes qui attendent le retour de Yel Brun Pivet et sans doute du Premier ministre Sébastien Lecnu pour l'annonce des résultats. Les députés eux sont en train de voter pour cette motion de censure.
Vous voyez avec des bulletins comme celui-là équipés d'un code barre, il n'y a que des bulletins pour parce qu'on ne peut pas voter contre une motion de censure. On la vote ou on ne la vote pas. Il faut 288 voix.
Ça fait la majorité de l'hémicycle pour que la censure passe. Juste après la proclamation des résultats. Si la la motion n'est pas adoptée, ce sera l'heure du vote de la deuxè motion, cette fois celle déposée par le Rassemblement national.
Merci beaucoup Clément Perot. En un mot, vous le disiez Agè surmain le Baodo, il en faut plusieurs des 493, encore deux. La députée de Mayotte, Estelle Yussoufa, elle a dit par exemple, "Moi, je vais voter la censure puisque tout n'est pas respecté en terme d'engagement.
Est-ce que il y a une vigilance à avoir dans les prochains jours ? Chaque député va voir s'il compte y est. Je crois que chaque député, c'est c'est notre travail de regarder, j'allais dire les engagements pris par le gouvernement, des engagements obtenus par certains à travers les votes.
C'est de notre rôle et je salue aussi le le l'enjeu de transparence souhaité par la ministre des comptes publics. Je crois qu' il faut le saluer. Et donc maintenant, on charge à nous de faire le travail et je le redis de voter en conscience et en responsabilité.
Et notre responsabilité, je le redis, ça n'est pas d' mettre le notre pays dans le chaos comme certains le souhaitent. Je crois que la situation internationale et la situation nationale ne le permet pas. Je vais vous donner la parole dans un instant, mais un petit détour par la salle des quatre colonnes.
On va retrouver le rapporteur général du budget, Philippe Juvin, au micro de Stéphanie Despierres. Bonjour. Votre groupe a annoncé les votre groupe les républicains annoncé qu'il ne voterait pas la censure.
En revanche, vous en début de semaine, vous étiez de certaine mauvaise humeur en disant que vous n'aviez pas la copie globale du gouvernement, vous aviez encore des interrogations sur les dépenses, sur les chiffres. Est-ce que vous êtes avez obtenu plus d'informations ? Oui, évidemment, j'ai obtenu plus d'informations, mais en réalité le vrai sujet aujourd'hui, c'est que le budget qui nous est présenté n'est le budget de personne puisque c'est un budget de coalition.
Donc c'est vrai que tous les groupes, on va dire du bloc central avec les socialistes y compris ont des raisons de dire oui, il y a des choses bien et des raisons de dire il y a des choses qui sont qui sont mauvaises. Voilà, c'est la vraie question qui se pose, c'est est-ce que vous voulez ce budget là imparfait ou pas de budget ? pas de budget, ça signifie que vous allez dire aux maires des communes qui ont des investissements à faire, pas d'investissement, aux directeurs des hôpitaux qui ont des investissements à faire, pas d'investissement.
Que vous allez dire à l'armée n'achetez pas vos drones. Bon, les mêmes qui demandent de voter la censure seraient les premiers à raison d'ailleurs à nous dire "Regardez le le le le foutoir que vous nous avez mis sans budget." Donc voilà, il faut prendre la nos responsabilités. pas de budget, c'est-à-dire euh le pays qui fonctionne pas ou un budget imparfait.
Ben, je préfère un budget imparfait d'autant qu'on a obtenu un certain nombre de victoire. Par exemple, il y a pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu. Voilà, c'est une victoire.
Très brièvement, est-ce que vous pensez qu'on tiendra les 5 % de déficit comme si engageait Sébastien le Cornu ? Oui, je pense que les 5 % on va y parvenir. Le vrai sujet, c'est comment on fait ensuite pour continuer à baisser sous les 5 % ?
Moi ma mon crédau est simple, c'est que nous n'avons plus de marge de manœuvre sur l'augmentation des impôts. D'ailleurs la preuve ils augmentent pas les impôts cette année, ils laissent les impôts au niveau de l'année dernière qui sont déjà trop. Notre vraie marge de manœuvre pour baisser l'endettement et le déficit, c'est de baisser nos dépenses.
J'ai fait une proposition durant la discussion budgétaire de baisser de 2 % toutes les dépenses de l'État hors régalien. Bon, proposition qui a été applaudie par tout le monde mais voté par peu. Bah, j'espère que l'année prochaine les gens auront un peu plus de courage.
Merci. On vous laisse rejoindre l'hélicy pour écouter le résultat de cette première motion de censure. Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
On a entendu hein la sonnerie, le vote est quasiment clos mais on sait que ça reprend pas puisque la présidente de l'Assemblée est en compagnie du premier ministre à l'hôtel de Laasset. Nous avons des caméras et des journalistes partout dans l'Assemblée. On suivra ce passage qui donnera le top départ pour l'annonce des résultats.
Claire le jeûne Agnè Fermain Lebodon. On en parlait à l'instant. Il y a plusieurs 493.
Si votre motion échoue, j'imagine que vous en déposerez à chacune de ces étapes. Est-ce que vous espérez convaincre certains collègues députés de voter finalement une motion de censure ? Oui, il y a encore de la place pour que les choses évoluent et quelques socialistes ont d'ailleurs voté la la motion de censure.
Moi, j'ai moi-même porté la délégation d'un député socialiste ce matin. Donc, mais il faut quand même qu'on se rende compte de la situation affligeante dans laquelle on est. On a passé plus de 350 heures de débat en hémicycle et avec tout un discours sur le l'honnêteté, la transparence du débat qui venait du gouvernement avec l'engagement qu'il n'y aurait pas de 493.
Et donc pour les députés, c'était le signal que notre parole, nos votes allaient être pris en compte et pour ça on avait l'assurance des ministres qui étaient au banc qui nous garantissaient que ça allait être le cas. Et là, on arrive en janvier 2026, on se prend on va se prendre 3493, donc l'Assemblée va être piétinée par trois fois et on a aucune transparence sur la copie finale du budget. Donc finalement, on a des lis sur les amendements retenus sur la partie des recettes.
On est encore en train d'analyser ce qui a été mis. On a on commence à avoir les amendements sur la la partie recette. Donc, on commence à avoir des idlaires.
Mais ça signifie quoi ? Ça signifie que le PS donne un blanc sein à ce gouvernement sans même savoir quelle est la copie finale et à quelle sauce les Françaises et les Français vont vraiment être mangé en en fin de compte. Donc tout ça est à mon sens irresponsable et dans les discours du collègue Laurent Baumel, j'entends surtout énormément de mauvaise foi et à ce stade je ne sais même pas si eux-mêmes croient encore ce qu'ils disent que vous l'avez dit certains députés socialistes ont peut-être voilà voter cette motion de censure.
On verra combien ils sont à la fin. Ana, le Baudau. Effectivement, on revient sur ce que dit Claire Leg.
Est-ce que vous par exemple, vous allez retourner en circonscription peut-être tout à l'heure, vous pensez que les gens vont revenir sur cette idée de dire bah il nous avait dit qu'il l'utiliserait pas et à la fin il l'utilise ou est-ce que d'après vous les Français comprennent euh que peut-être il y avait pas de choix dans cette majorité éclatée, dans cette assemblée éclatée, pardon. Je crois que les Français comprennent bien qu'il est urgent que nous ayons un budget et que la seule façon d'avoir un budget, c'est bien de passer par le 493. La constitution, elle est forte, elle est là pour ça et elle permet avec cet outil d'avoir enfin un budget.
Quand je retourne en en circonscription, on parle pas du 493. On me dit "Qu'est-ce que vous faites à l'Assemblée ? Vous êtes des incapables.
Vous n'êtes pas capable de vous mettre d'accord euh pour doter la France d'un budget. Donc les Français ont envie de passer à autre chose. On vraiment envie de passer à autre chose.
Et je le redis, il est urgent de donner de la lisibilité à nos entreprises. Il est urgent d'avoir un budget, je le redis. nos collectivités locales ont besoin de savoir ce qu'elles pourront elles mettre dans leur budget.
Et je le répète, il y a des élections municipales dans moins de 2 mois maintenant. Claire le jeûne sur cette nécessité d'avoir un budget notamment sur la question de l'armée he des commandes militaires, ça a été souligné à plusieurs reprises. Est-ce que oui, la France ne peut pas vivre avec une loi spéciale éternellement ?
Il fallait trancher et en ayant donné la voix et le débat aux députés, on s'aperçoit bien qu'il n'y a aucune copie qui existe qui pourrait rassembler une large majorité ici à l'Assemblée. Alors, pour ma part, j'ai été élu pour m'opposer frontalement à l'extrême droite et au aux politiques macronistes. Donc, mon mandat reste celui-là et l'éch que j'ai des habitants de ma circonscription, c'est plutôt une grande souffrance de tous les budgets précédents qui ont été passés ces ces h dernières années.
On va regarder juste à l'image Claire Le jeune et écouter peut-être si le premier ministre dit un mot vers l'hémicycle s'il vous plaît. Merci beaucoup. Quelle sera la priorité de votre gouvernement après l'échec de cette censure monsieur le premier ministre ?
Merci. Voilà sur cette image le premier ministre et la présidente, un mot pour conclure Claire Leune. Cette motion de censure c'est pas la fin de la bataille pour vous sur le budget bien sûr et l'opposition et la l'opposition à ce gouvernement elle ne s'arrêtera pas là.
On déposera des nouvelles motions de censure avec l'ensemble des collègues du NFP moins le Parti socialiste. En espérant que davantage de collègues nous rejoignent. Ag pour vous peu importe faut changer tourner la page du budget faut avancer.
Donc avançons, faut avancer vers l'hémicycle, l'a dit la présidente de l'Assemblée nationale. Mais il y avait peut-être aussi un message d'avancé voilà vers d'autres textes ici à l'Assemblée. Je vous remercie Claire Le jeune, je vous remercie Anestin le Baodo.
On écoute les résultats tout de suite. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'assemblée 288 pour l'adoption 269. La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée.
Je vais mettre au voie la motion de censure déposée par madame Marine Le Pen. Monsieur Éric Siotier est 102 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin va être ouvert pour une durée de 20 minutes. Il sera donc clos à 11h55.
La séance est suspendue. Et voilà, on a suivi en direct sur LCP les résultats de ce premier scrutin. Stéphanie Despierre.
Le premier ministre peut souffler. La motion n'est pas adoptée. La motion de la France insoumise n'est pas adoptée.
Elle n'a obtenu que 269 voix. Il en fallait 288 pour faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu. Mais 269 voix, c'est quand même un peu plus que la dernière motion de censure qui concernait le mercossour qui avait été voté ici qui avait obtenu 256 voix.
Ça veut donc dire qu'il y a quelques voix du PS, peut-être des Républicains et de Liot qui ont voté cette motion de censure pour tenter de faire chuter le gouvernement. Alors là, vous le savez, nous avons euh les députés ont voté pour la motion de censure de la France insoumise. Désormais, c'est le vote sur celle de Rassemblement national qui se déroule dans les salons autour de l'hémicycle.
Voilà. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. Deux motions de censure examiné aujourd'hui.
Clément Perot, on va vous retrouver justement, c'est le moment du vote. C'est le moment du vote pour les députés. Vous avez peut-être entendu la présidente Yelle Brun Piset le préciser.
Ils ont jusqu'à 11h55 pour voter. Là, on guête peut-être la sortie de la présidente et du Premier ministre qui sont sortis tout à l'heure par cette porte pour passer donc les les 20 minutes à l'hôtel de Laass, là où réside la présidente et là où est ses bureaux. Donc les députés qui vont à nouveau voter vont à nouveau se saisir de ce petit papier que je vous ai déjà montré tout à l'heure.
C'est le papier de vote avec son code barre. Les députés votent dans les salons attenant à l'hémicycle. Je vous rappelle qu'on ne peut pas voter contre une motion de censure.
On vote pour ou on ne la vote pas. Il faut 288 voix pour que la motion passe. C'est assez peu probable.
La motion du Rassemblement national récoltera probablement moins de résultats, moins de votes que celle de la France insoumise. Annter qu'après la proclamation des résultats, si toutefois la motion n'est pas votée, le Premier ministre devrait activer un nouveau 493 cette fois-ci sur la partie dépense du budget. Merci beaucoup Clément Perot et on regarde avec votre caméra si le premier ministre et la présidente ressortent puisqu'il faut voilà à chaque fois attendre 20 minutes pour les résultats du vote.
On va écouter Eric Cocrel, président de la commission des finances tout de suite à ne pas censurer le groupe socialiste et le groupe Liot. Plusieurs voix se sont portées sur la motion de censure. d'un enseignement et de ce point de vue cela nous incite à pour les suivantes la motion de censure qui va arriver d'ici maintenant enfin le dépôt de la motion de censure qui va arriver d'ici maintenant quelques heures après le prochain 493 sur les dépenses mais plus encore sur la motion de censure finale à mettre encore plus la pression sur toutes les députés d'opposition afin qu'ils censurent ce gouvernement et ce budget catastrophique pour ce pays.
Quand je dis ça, ce n'est pas des 20 mots. J'ai observé par exemple que ce matin Michel Barnier lui-même explique que il va regarder l'évolution des débats pour fixer sa position. Cela laisse donc penser que des députés qui aujourd'hui n'ont pas voté la censure poulit le rejoindre.
Et dès lors qu'on est seulement à 19 d'écart, cela signifie que le gouvernement n'est pas tranquille. Le gouvernement Lecornu peut tomber et nous allons essayer lors des deux prochaines motions de censure de convaincre nos collègues pour le faire tomber. Pourquoi faut-il le faire tomber ?
Tout simplement parce que comme nous l'avons dit ce matin, ce budget est un budget mauvais pour le pays. C'est un budget qui ne change en rien les politiques macronistes. C'est un budget qui impose et les amendements qui viennent d'être déposés sur la partie dépense nous le confirme qui impose plus de 16 milliards de coupes budgétaires à l'État.
Et si je calculais en tendantiel comme le faisait par exemple monsieur Berérou ou monsieur Barnier, on serait à plus de 30 milliards de coupes budgétaires. Cas une majorité des députés a décidé de ne pas censurer le gouvernement et donc c'est important, c'est un premier pas pour doter la France d'un budget. C'est ce que nous attendons pour début février et je crois que c'est ce que tout le monde attend aujourd'hui compte tenu des enjeux.
Voilà donc pour ces mots de la présidente de l'Assemblée nationale. On va revenir avec notre invité Jordan Guon. Bonjour.
Député Rassemblement national de l'aube. La première motion de censure n'a pas été adoptée. Il y a pas tellement de suspense pour la vôtre.
Jordane Guiton, elle ne sera pas adoptée non plus. Oui, mais malheureusement moi je vois surtout que il y a une majorité dans cette assemblée nationale, une majorité des places pour ne pas retourner devant les électeurs. Entre le Parti socialiste, les Républicains et les Macronistes, tout le monde a peur du peuple.
Et c'est bien dommage en démocratie de ne pas avoir adopté cette motion de censure car beaucoup de députés, notamment les Républicains, ont finalement laissé adopter comme ils l'ont fait sur le PLFSS, ils avaient même été jusqu'à voté pour un texte qui augmente les impôts, qui augmente les dépenses et donc qui n'est pas bon pour les Françaises et les Français. Et nous au Rembl national, nous avons pris nos responsabilités. Les socialistes disent qu'en acceptant de discuter, de négocier, ils ont permis au gouvernement de revoir la copie.
Ils ont obtenu alors sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale la suspension de la réforme des retraites. Sur le projet de loi de finance le repas à 1 € la hausse de la prime d'activité. Vous vous avez renoncé à toute négociation ?
Non, mais on avait dit que dès le mois de septembre avec Marine Le Pen que le pays était bloqué et comme le pays est bloqué, alors nous avons demandé une dissolution de la soine nationale. Nous l'avions dit, fin janvier, le gouvernement utilisera quoi qu'il arrive, soit les ordonnances, soit le 493. Marine Le Pen avait raison et quand même, excusez-moi du peu, le premier ministre était engagé devant nous ici à la tribune à ne pas utiliser le 493.
Il a fini par l'utiliser. C'est quand même un scandale à la fois démocratique de ne pas avoir tenu la parole et devant les les parlementaires et devant les Françaises et les Français. Alors, il a dit effectivement que finalement il avait dû utiliser le 493, un 493 de recours de secours même puisque il fallait bien à un moment qu'une personne tranche.
C'est ce qu'il a dit dans son discours. Les Français attendaient que la France est un budget. Moi, je pense qu'il a joué sur la durée depuis le début.
Il savait très bien qu'il finirait par utiliser soit les ordonnances, soit le 493. Et malheureusement, le premier ministre n'a pas tenu parole. Encore une fois, il s'était engagé devant l'Assemblée nationale.
Il n'a pas respecté sa parole et moi ça me pose un problème. Donc au Assemblée nationale, nous avons pris nos responsabilité, nous avons déposé cette motion de censure. Nous avons voté aujourd'hui toutes les motions de censure qui ont été déposées par les autres collègues pour défendre la France et les Français.
Et bien sûr, nous allons continuer de les défendre dans les semaines qui arrivent. Je pense quand même que les Français les français doivent se rendre compte qu'il y a une majorité socialiste LR qui pose un problème qui bloque l'Assemblée nationale et qui bloque le pays à ne pas vouloir retourner devant les électeurs. Alors une majorité socialiste l On va justement accueillir notre nouvel invité le député les Républicains, droite républicaine de l'Allié Nicolas Ray.
Merci beaucoup d'être sur notre plateau. Je vais vous répéter ce que vient de nous dire Jordan Guon. Il vous accuse et je crois que Marine Le Pen l'a dit dans son discours, la majorité socialiste.
Justement qu'avez-vous à répondre au Rassemblement national qui vous accuse de ne pas voter l'ascension aujourd'hui ? Nicolas je leur répond : "Écoutez les Français qui en ont marre de cette instabilité de du blocage avec l'absence de budget. On a on a voté une loi spéciale mais elle règle pas tout et il y a de nombreuses mesures qui sont en attente pour nos armées, pour nos agriculteurs, pour nos forces et sécurité, pour nos communes aussi.
En plus, il y aura pas de budget alternatif. les alliances des contraires LFN, ils font peut-être une force politique dans cet hémicycle mais ils ne sont pas d'accord sur un budget alternatif. Donc au bout d'un moment, il faut avancer.
Nous, on a obtenu avec LR beaucoup de choses. On a supprimé toutes les hausses d'impôts contre les ménages, le l'impôt sur le revenu, le gel du barê, la réduction d'impôts frais de scolarité, les l'abattement sur nos retraités, on l'a préservé. Donc nous, on valorise ce qu'on a acquis et on avance pour la France et pour les Français.
Jordan Guon, ce que dit Nicolas, beaucoup de députés nous le disent aussi qu'en circonscription les gens disent "Allez ça suffit maintenant, il faut un budget, il y a la question des armées" comme l'a rappelé Nicolas Ray justement et puis chaque groupe politique dit finalement la copie a été un peu revue. Regardez, pas d'abattement sur les retraités, pas de gel du barê de l'impôt sur le revenu. Monsieur monsieur le cornu a joué sur la durée depuis le début.
Il savait très bien qu'à la fin, il forcerait la main au socialistes et au lr pour ne pas censurer le gouvernement et donc l'adopter par carte d'œuvre 3 mois. Il y a deux choses qui me posent problèmes. La première, c'est une question de forme.
Il s'était engagé de ne pas utiliser le 493. Il l'engage quand même. Il a quand même trahi sa parole devant les parlementaires, devant les Français.
Et le deuxième problème, c'est j'entends le collègue des Républicains, mais à la fin des fins, ils ont voté le budget notamment de projet de loi de finance de la sécurité sociale. Il augmente à la fin des fins les mutuels, il augmente à la fin des fin la CSG pour tous ceux qui ont un plan en éparne retraite, pour tous ceux qui ont un plan en éparnaction. Donc il y a quand même des augmentations d'impôts.
Et la deuxième chose, c'est que ce budget ne prend pas en compte les préoccupations des Françaises et des Français. Il ne s'occupe pas du problème de l'immigration, ni de la fraude, ni de la surburocratie, ni des normes dans notre pays. Mais il a été beauté en touche projet FR.
Je vous laisse répondre justement à ce que nous disait Jordane Guiton. Vous vous avez l'impression qu'il fallait voilà négocier et à la fin que ce budget aboutisse mais par 493, c'est malgré tout un renoncement de la promesse de Sébastien Lecnu. Il était obligé le premier ministre de revenir sur sa parole.
Mais bien sûr. Alors, il a essayé de trouver une autre solution mais ça fait 3 semaines. Moi, je suis au je représente mon groupe aux Runion et j'ai pas honte de le dire.
Faut se parler dans une démocratie. Et les deux autres options possibles étaient étaient voué à l'échec. Les socialistes ne voulaient pas voter pour le budget parce qu'ils voulaient pas faire partie de la majorité.
Donc déjà, un vote classique était exclu. Les ordonnances aussi, c'était pas une solution. Les socialistes aussi euh voulaient censurer et puis c'est vrai que les ordonnances c'était un peu la négation du parlement puisque et puis aussi c'était ter connu, on l'a jamais fait et puis ça ne prenait en compte aucun amendement puisque c'était sur la base du texte initial donc il restait que le 493.
Bon ça fait partie de notre constitution et l'important c'est surtout le texte, c'est pas tant le véhicule. Et moi je dis on a obtenu énormément de choses dans ce dans ce budget. C'est pas le budget idéal dont on rêvait.
Il y a encore pas assez de baisse de dépenses. On verra la la deuxème partie mardi mais en tout cas il faut avancer. Les Français en ont vraiment assez.
En un mot Jardin Guon. Moi, je pense qu'il y a aucune cohérence des républicains. Bruno Retaillot, David Linard disent que c'est un budget socialiste.
Il s'appelle la censurist budget et vous vous ne censurez pas ce budget. Donc à un moment donné, il faut aussi être un peu cohérentitaire pour les autres. Je vous propose de rejoindre le président de la commission des finances Éric Cocrel.
Il est au micro de Stéphanie Despierre, celle des quatre colonnes. Éric Cocrel, quel bilan vous faites de ce cette motion de censure qui donc n'a pas été adoptée alors qu'elle avait été déposé par la France insoumise ? Et j'en tire un bilan positif parce que la survie de ce gouvernement ne tient qu'à 19 voix.
Voilà, c'est beaucoup moins que il ne l'espérait lui-même. Donc ça veut dire que dans les deux autres motions de censure qui vont être déposées, celle que nous allons déposer d'ici maintenant la fin de matinée, une fois que le nouveau 493 sur la partie dépenses va être déposé et puis le final à la fin, nous avons toutes les espoirs pour permettre d'aller chercher 19 voies supplémentaires. Je suppose que des collègues socialistes, des collègues de Liot, quand ils verront qu'il y a aussi peu d'écarts, peut-être changeront-ils d'avis par rapport à un budget qui reste catastrophique pour le pays.
À la tribune, vous avez dénoncé les escroqueries à l'intérieur de ce budget. Sébastien Lucu vous a répondu en disant que vous mentiez aux français, que vous dramatisiez, qu'il ne fallait pas caricaturer. Ça m'amuse parce que la part d'un gouvernement qui nous explique par exemple qu'il n'y a pas de budget alors que il a fait en sorte que la loi spéciale effectivement soit rende impossible de tenir très longtemps mais par son seul choix, c'est quand même un peu assez amusant.
Euh je vous rappelle que c'est monsieur le cornu qui nous parlait de tireur couché dans le dos en parlant des oppositions qui parlait de saboteurs. Qu'est-ce que c'est d'autre que de dramatisé quand vous faites ça ? Donc je répondrai que celui qui m c'est celui qui minoritaire au suffrage universel essaie de continuer à imposer un budget qui est un budget purement macronis, c'est-à-dire 30 milliards de coûts budgétaires en tendantiel comme le calculait monsieur Berérou et puis d'un autre côté on touche de moins en moins en réalité aux ultra riches que protègent de plus en plus ce gouvernement.
Rarement, on a eu un budget aussi purement macronique. Ça veut dire Sébastien Lecnu lui le défend en disant qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les ménages. Le PS dit que il a obtenu en partie ça.
Les républicains disent exactement la même chose en tout cas sur le l'impôt sur le revenu qu'il n'y aura pas de changement pour les Français. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Et ça c'est vrai.
Alors que le PS s' s'en revendique, c'est assez amusant parce que il nous avait reproché d'avoir voté le fait que on on réindexe le baremimpôt des revenus au moment où on l'ait fait. Mais ça ça avait été gagné par l'assemblée. Le l'impôt sur le le barem sur l'impôt des revenus ou par exemple l'abattement de 10 % qui est qui est maintenu pour les retraités, c'est monsieur le Cornu ne l'avait plus quelque part.
Donc c'est pas des concessions. Les seules concessions qu'il a fait au Parti socialistes qui sont certes importants pour les gens qui vont bénéficier. Mais ce sont des miettes par rapport à ce que ces mêmes personnes vont subir en terme de coût budgétaires sur les minister concernés, le travail, les l'éducation, la solidarité et cetera. le PS mais en avant le fait qu'ils ont obtenu le alors certes dans le budget de la sécurité sociale la suspension de la réforme des retraites là ils obtiennent une augmentation de la prime d'activité et que tout ça n'aurait pas été possible s'ils n'avaient pas accepté de discuter.
Alors vous savez comme moi que c'est pas une suspension et un décalage en échange duquel pour la première fois l'assemblée a été appelée à voter le principe de du recul de l'âge de la retraite. Mais par exemple vous dites ça mais dans ce que le PS soit-disant avait obtenu déjà pour ne pas censurer monsieur Berou, il y avait 4000 postes d'enseignement non supprimés. et bien les 4000 postes d'enseignants sont toujours sont sont bien supprimés dans ce budget.
Vous voyez que euh ce qu'ils obtiennent en réalité ne dure pas très longtemps. Et ce que j'observe c'est que les 50 € de prime d'activité là aussi c'est très bien, pas de problème. Mais à côté de ça, les mêmes personnes vont subir 21 milliards de coûts budgétaires sur les services publics, vont subir des coûts budgétaires sur les contrats aidés considérables, vont subir des coûts budgétaires sur beaucoup de dispositifs de solidarité.
Donc vous verrez que ce qui aurait donné d'une main de manière chiche, j'allais dire leur sera repris au centuple d'une autre. Merci beaucoup. Beaucoup Stéphanie Despierres.
Éric Okrel dit qu'il a manqué 19 voix aujourd'hui. On le sait Nicolar dans la chorégraphie, il y a d'autres motions de ceensure qui vont suivre. Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque pour le gouvernement que certains pourraient tenter finalement de censurer ?
On le verra la semaine prochaine. Je ne le pense pas. Je ne le souhaite pas.
Comme je viens de vous le dire, il faut qu'on avance. Euh regardons aussi ce qui se passe dans le monde sans dramatiser, mais euh voilà, euh États-Unis, Russie, Chine et nous, on a un pays sans budget qui n'avance pas, qui est bloqué. Euh il faut il faut vraiment sortir de cet impasse.
Sur cet argument euh Jordan Guon, effectivement, le monde avance à une vitesse folle en ce moment. On voit avec Donald Trump, avec ce qui s'est passé au Venezuela. Est-ce que effectivement on peut apparaître fort sur la scène internationale quand nous sur la scène nationale on arrive pas à se mettre d'accord sur un budget ?
Moi, j'entends tous ces arguments. Le problème, c'est que nous l'avions dit avec Marine Le Pen depuis le mois d'octobre. Nous avions appelé à une dissolution de l'Assemblée nationale parce que nous avions dit ce sera le chaos fin janvier début février.
Nous n'ions pas de budget mais nous aurions pu laisser les Françaises et les Françaises s'exprimer dans les ures pour trouver une majorité. Il y a beaucoup de françaises et de Français qui regrettent peut-être d'avoir fait barrage notamment au rassemblement national pour arriver à Math. Moi, je pense que nous aurions eu plus de députés et nous aurons pu incarner peut-être un cap dans cette assemblée nationale.
Le pays est bloqué. La seule majorité qu'il y a, c'est une majorité de non censure. Moi, je je ne la comprends pas cette majorité.
Tout le monde vote tout et son contraire. Des augmentations d'impôts, pas d'augmentation d'impôts. Les Françaises et les françaises n'y comprennent rien.
Et moi, je pense qu'il faut encore une fois retourner devant les électeurs encore aujourd'hui. Alors, on va regarder justement plus précisément ce scrutin sur cette première motion de censure. Stéphanie Despierres, 269 voix pour.
Qui a voté en faveur de la motion ? Stéphanie. Alors évidemment la France insoumise, le Rassemblement national, mais aussi en grande majorité les communistes, les écologistes.
En revanche, il est à noter que l'OPS avait annoncé qu'il ne voterait pas la censure. Et bien cinq députés sur 69 membres du groupe socialiste ici à l'Assemblée ont enfrain la consigne et ont décidé de soutenir la censure du gouvernement de Sébastien Lecnu. Du côté de la droite, une seule députée à les républicains à voter en faveur de cette censure.
Alexandra Martin qui est député du sud et qui est donc proche de David Lissard qui lui a annoncé qu'il voulait censurer. Le l'ancien premier ministre Michel Barnier disait encore ce matin qu'il hésitait à censurer et bien il n'a pas franchi le pas. Et puis il y a deux députés qui ont censuré au sein du groupe Liot Olivier Serv et Yestel Youssoufa. de également voit en faveur de la censure du côté des non inscrit mais je vous rappelle que ça n'a pas suffi à faire tomber le gouvernement de Sébastien le Cordu.
Merci beaucoup Stéphanie Despierres d'une seconde à l'autre les résultats en direct sur LCP. Hâte de passer à autre chose Nicolas Ray aussi. Oui, il y a beaucoup de sujets à traiter.
On a vu dans notre niche hier beaucoup de textes ont été bloqués. La lutte contre la fraude, un texte qu'on attend et plein d'autres choses que les Français attendent. Jordane Guon, volonté aussi pour beaucoup de députés et peut-être de Français d'arrêter de parler du budget, de se concentrer sur d'autres sujets ici à l'Assemblée.
Quoi qu'il arrive, nous défendrons l'intérêt des Français, nous saurons le faire et nous irons voter tout ce qui va dans leur sens d'ici 2027 puisque certains ne veulent pas retourner devant les électeurs avant. Alors justement dernière, j'attends justement que la présidente soit dans l'émisspe pour annoncer les résultats. Jordane Guiton dit finalement le point commun entre vous, le PS et le Bloc central, c'est que vous ne voulez pas de retourner devant les urnes.
Vous ne voulez pas de dissolution. C'est ce qui vous rassemble et c'est ce qui fait aujourd'hui que vous ne censurez pas. C'est surtout que les Français en ont assez.
Il y a des municipales dans 2 mois. Ne polluons pas déjà ces élections municipales avec des considérations nationales. Dissolution.
Personne ne peut dire s'il y aura une majorité absolue dans une dissolution. Donc arrêtons. Il y aura des élections l'année prochaine.
On sera très vite des élections présidentielles et forcément législatives. Les Français trancheront d'ici là géreront le pays au mieux en responsabilité. D une dissolution vous allez continuer à la demander mais après les élections municipales, il y en aura plus de dissolution l'ordé.
La vérité c'est que nous avons perdu 18 mois d'alternance pour les Françaises et les Français. C'est un budget socialiste, votre président l'a dit. Vous auriez pu au moins censurer pour redonner des débat peut-être une seconde lecture, on aurait pu obtenir un meilleur budget.
Tout a été cédé au Parti socialiste. Mais pourquoi pas ? Tout a été cédé au Parti socialiste.
Rien n été cédé à ce que vous voulez les françaises et les français aujourd'hui c'est quand même scandaleux. Mais bon fite quand même la collègue, il y en a au moins une qui a eu le courage de censurer. Peut-être que d'ici la semaine prochaine, il y en aura des nouveaux.
Et on regardera si certains de vos collègues aussi euh Nicolas Ray ont censuré sur la motion de censure du Rassemblement national. Euh on va encore avoir cette chorégraphie du 493 motion de censure d'ici début février. Ça devrait être fini Nicolas Retel.
Le budget d'après vous sera adopté définitivement et le gouvernement survivra. Tout à fait puisque donc partie 2 dépense mardi ça retourne au Sénat. Je pense qu'ils vont pas trop le sujet et ça revient en lecture définitive avec un dernier 493 pour avancer et faire avancer la France.
En tout cas, est-ce que vous allez déposer une motion de censure à chaque 493 ? Jordan Guon, on verra aussi en fonction du texte puisque là le gouvernement nous annonce pas de déficit au-delà de 5 %. Moi je sais pas comment il fait.
Il a tous ces deux partis socialistes. Il y a énormément de nouvelles dépenses qui ont été créées et il a dit pas d'augmentation d'impôt. On attend quand même de voir le tex quand même évidemment les dépenses.
On a vu la présidente retourner dans les mystiques mais la séance ne reprend pas exactement en ce moment. Quelques secondes avec vous Clément Per qu'on vous retrouve dans cette salle des pas perdus. Que se passe-t-il ?
L'annonce des résultats est imminente. Clément. Oui, il est exactement 11h55 et c'est justement pour 11h55 que Yael Bron Pivet avait annoncé l'annonce des résultats et la fin surtout des votes pour les députés qui ont donc pu voter dans les salons attenants de l'hémicycle.
Je vous rappelle que pour une motion de censure, on vote pour ou on ne vote pas, c'est pas pour ou contre. Il faut la majorité absolue de l'hémicycle en l'espèce 288 voies. Il y aura donc dans un instant la proclamation des résultats, mais restez bien sur LCP puisque'après ce n'est pas terminé.
Sébastien Lecornu, le premier ministre devrait reprendre la parole pour annoncer un nouveau 493 cette fois sur la partie dépense du budget. Merci beaucoup Clément Perot. Une annonce des résultats dans quelques secondes normalement.
Nicolas Ray, on imagine que certains groupes en faveur de la censure vont éplucher la partie recette, la partie dépense, essayer de trouver des sujets de polémique pour essayer d'encourager un maximum de députés à voter la censure. C'est ce qui nous attend dans les prochains jours. C'est en tout cas effectivement le sujet de la semaine prochaine.
Là, on on va commencer le volet dépenses mais effectivement un 493 va être engagé rapidement puisque on a déjà débattu sur ces questions-là en première lecture. Voilà, il faut avancer maintenant et j'ai bon espoir que enfin la France soit dotée d'un budget certes pas idéal mais dans lequel on a quand même supprimé la plupart des irritants. Jordan Guon effectivement certains groupes en circonscription vont dire voilà grâce à nous le budget n'est pas tout à fait le même.
Qu'est-ce qu'on va vous dire vous chez vous ? Moi, je pense que je ne me suis pas engagé en politique pour défendre ma place. Je me suis engagé en politique pour défendre les Françaises et les Français.
Et aujourd'hui, on le voit bien plus personne n'est cohérent, ni le PS nir. Mais il le payer prochain de la prime d'activité repas 1 € les républicains vont dire grâce à nous pas du bar c'était un budget socialiste. Donc je les invite à un peu de cohérence.
Budget socialiste. Moi je voudrais quand même dénoncer le procès en vouloir garder nos places de députés. Il y a pas un mandat plus exposé aujourd'hui depuis notamment cette législature que le le mandat de députés.
Moi, j'ai fait deux élections en 2 ans, 2022. Donc vous en voà, on va être dis en 27. Donc arrêtons ce procès en disant que voilà, on est bien sur nos fauteuils.
C'est un mandat très intéressant, passionnant, exigeant, difficile parce qu'on est à la fois ici, il faut être là puisque les votes se jouent à quelques vois près. Il faut être en circonscription sur le terrain, à l'écoute de nos habitants. Donc moi, je refuse ce procès en confort démocratique électoral.
On est sur le terrain, on écoute les Français et on est souvent devant les électeurs. Et le procès qu'on vous fait à vous, Rassemblement national Jordan Guon, c'est qu'on dit que finalement vous voulez des élections jusqu'à tant que vous les gagnez. Mais ça marche pas comme ça.
Non, mais la vérité c'est que c'est dans l'intérêt des Françaises et des Français que nous voulons des élections. Nous l'avions dit, nous n'aurions pas de solution aujourd'hui. Aujourd'hui onouve avec un budget euh qui est dompté par les socialistes qui ont fait 1,75 à la dernière présidentielle. les Français et les françaises ne comprennent pas pourquoi ils ont voté aux élections et que ça ne change pas leur vie concrètement et qu'il y a pas des choix budgétaires qui vont dans les orientations qu'ils ont choisis aux dernières élections.
Moi, je trouve ça scandaleux et donc j'appelle à la responsabilité les collègues et sinon les électeurs les sanctionneront. Les sanctionneront mais peut-être plutôt si c'est 2027, c'est 2027, ils auront gratté quelques mois de mandat. Que voulez-vous ?
Allez, je vous repose encore quelques questions puisqu'il faut bien attendre les résultats du vote sur cette motion de censure du rassemblement national. Est-ce que si Sébastien le cornu Nicolar euh survit à ces motions de censure, il tient jusqu'en 2027 à votre avis ? Et ben ça reprend.
Voilà. Suspense pour la réponse. Merci à vous deux.
On écoute le résultat dans l'hémicycles. Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 288 pour l'adoption 142.
La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adoptée. Aucune des deux motions de censure n'ayant été adoptée.
La première partie du projet de loi de finance pour 2026 est considérée comme adopté. La séance est suspendue pour une durée au moins d'une demi-heure. Merci.
Et donc la deuxième motion de censure n'a pas été adoptée. On va vous retrouver Stéphanie Despierres depuis la salle des quatre colonnes. Oui, la motion de censure du Rassemblement national n'a pas été adoptée.
Elle n'a obtenu que 142 voix pour il fallait 288 voix pour faire tomber le gouvernement. Quelques minutes avant, celle de la France insoumise n'avait pas réussi à faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu. Elle avait obtenu néanmoins beaucoup plus de voix, 269 voix puisque on l'a compris, le RN et l'UDR ont évidemment voté main dans la main la motion de censure du RN, mais ils n'ont dû le renfort d'aucune voie de gauche puisque la gauche le dit toujours, elle ne vote jamais les motion de censure du rassemblement national alors que l'inverse n'est pas vrai.
Les députés RN avaient soutenu la motion de censure de la France insoumise. En tout cas, Sébastien Lecnu reste premier ministre aujourd'hui. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
On a annoncé donc une suspension de 30 minutes et après on connaît un petit peu ce qui va se passer. Nicolas a priori nouveau 493 plusieurs parties dans le budget quand on en enclenche un. Du coup, il faut en enclencher plusieurs.
He oui. Tout à fait. Ça depuis de 2 ans, c'est ainsi. les différents volets des penses recettes et les différentes lectures.
Donc c'est c'est le règlement de notre assemblée. Un dernier mot à l'un comme à l'autre. Sébastien Lecnu et la présidente de l'assemblée ont dit l'un et l'autre qu'il faut revoir un peu la manière de discuter le budget à l'assemblée.
Cette division entre les deux parties, c'est pas très lisible. Est-ce que ça il peut y avoir un consensus pour dire effectivement faut qu'on trouve une meilleure façon de faire les choses ? Moi, je pense qu'on doit rendre plus lisible le budget pour les Français et les Français.
La la bonne nouvelle, c'est quand même qu'ils ont euh les Français et les Français jamais eu autant de regard sur l'Assemblée nationale. He moi je suis lu depuis 2022 mais je suis observateur de la vie politique depuis 2007. Et donc c'est quand même assez intéressant de voir que ils ne comprennent pas toujours ce qui se passe sur le nombre de 493 sur l'étude du budget.
Et moi je je suis favorable évidemment à ce qu'il y ait une étude parfois des dépenses et des recettes parce que parfois on vote des recettes, on ne sait pas pour quelles dépenses on peut voter des des des recettes en commun mais parfois on n'a pas la même idée des des dépenses et donc tout cela doit être plus lisible pour les Françaises et les Français qui s'exprimeront encore mieux lors des prochaines légis. Nicolar, est-ce que là il peut y avoir un accord politique de dire que la manière dont on étudie le budget à l'Assemblée n'est pas satisfaisante ? On pourrait revoir comment le débattre.
Oui, d'ailleurs, il y a une réflexion en cours, hein. Il y a des travaux en cours engagés par la présidente de l'Assemblée. Oui, il y a des choses à revoir.
On me dit souvent, vous commencez par étudier les recettes avant d'étudier les dépenses, que l'inverse de ce que ferait par exemple une entreprise, pareil, effectivement, nous n'avons pas débattu des dépenses dans l'hémicycle puisque effectivement il y a eu de l'obstruction lors de l'examen des recettes et donc effectivement ça, il y a beaucoup trop d'obstruction lors de la loi de finance. Il faudrait vraiment encadrer peut-être en temps en tant que contrôlé pour éviter queon ait même pas pu euh examiner la le volet dépenses en première lecture. Merci beaucoup Nicolarem, merci Jordane Guiton.
On va retrouver Stéphanie des Pierres depuis la salle des quatre colonnes. Les deux motions Stéphanie n'ont pas été adopté. Il y avait pas forcément de suspense mais on on a quand même regardé à chaque fois qui avait voté pour ces motions.
Oui, pas vraiment de suspense pour l'adoption de ces motions. Sens sur la motion du Rassemblement national ne totalise que 142 voix alors qu'il en faut 288 pour faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu. La motion de la France insoumise a obtenu beaucoup plus de voix 269.
Là non plus, elle ne parvient pas à faire tomber Sébastien Lecnu. Mais ce qu'il faut remarquer, c'est que cinq socialistes sur 69 ont quand même décidé. Contrairement alors à la consigne du groupe et de l'état-major du PS de voter cette censure de la France insoumise, une seule députée à les républicains a soutenu la motion de censure de la gauche.
Il s'agit d'Alexandra Martin, député proche du maire de CC, qui avait appelé à censurer. Donc pour le moment, Sébastien Lecnu est donc toujours premier ministre. Les débats sont suspendus, il devrait reprendre dans une demi-heure.
Et là à nouveau, on va parler du budget. Le Premier ministre devrait monter encore à la tribune pour proclamer un 2e 493, le 493 sur la partie dépense de ce projet de loi de finance et d'autres motions de censure devraient être déposées dans la foulée. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
Juste derrière vous, on va écouter le député Jean-Philippe Tangui du Rassemblement national. national et Marine Le Pen Jordan Bardella d'essayer de convaincre qu'il faut vraiment empêcher l'adoption de ce budget et notamment des dépenses institution 49 le répondu c'est pas pour les institution c'est pour les protéger que j'ai répé mais que monsieur le cornu ne protège que lui et monsieur Macron et tous les députés qui sont suffisamment lâches pour refuser d'aller aux urnes. Quand vous avez des députés LR et socialistes qui à cette tribune disent que dans leur cérémonie de vœu, ils ont vu des gens qui étaient d'accord avec eux, bah ils ont qu'à se présenter aux élections.
On va voir s'ils sont d'accord avec eux. personne n'est d'accord avec eux, c'est complètement absurde. Bon euh de de haut de leur grande expérience, euh monsieur Bomel et monsieur Ray devraient savoir euh que cérémonie de vœu bah ne vient par définition que ceux qui les supportent encore et j'imagine qu'il pas y avoir grand monde.
Mais nous on fait le plein euh de nos voix comme d'habitude. Bah comme d'habitude la gauche est sectaire et ne s'intéresse qu'à ses propres affaires ou de ce qu'il en reste et nous on est cohérent, on voote toutes les motions de censure puisque le but n'est pas de faire plaisir à un parti politique, c'est de défendre l'intérêt des Français. Nous allons redéposer.
On va voir. C'est Marine. Voilà donc pour Jean-Philippe Tangi, deux nouveaux invités dans ce plateau, salle des pas perdu.
Nicolas Medzdorf, bonjour. Bonjour. Député ensemble pour la République de Nouvelle-Calédonie.
Vous avez porté la parole de votre groupe dans l'hémicycle. Vous également Benjamin Lucas Lundi. Bonjour.
Député et social des Yvelines. Pour reprendre puisque les téléspectateurs viennent peut-être d'allumer leur poste, vous avez voté la motion de la France insoumise pour censurer le gouvernement. Bal motion de la France insoumise, du groupe écologiste et social et du groupe GDR Communiste et ultramarin parce que nous avons cigné une majorité de députés du Nouveau Front populaire cette motion de censurant.
Vous n'avez pas la même ligne que les socialistes qui disaient qu'après tout ce budget était moins mauvais que la copie initiale ? Oui, on a un désaccord, je pu l'exprimer sereinement. Je note quand même que cinq collègues socialistes ont voté cette motion de censure.
J'espère qu'ils arriveront à en convaincre d'autres, que nous arriverons à en convaincre d'autres pour que lors des deux prochaines motions de censure, si possible dès la prochaine, nous puissions avoir une majorité pour faire tomber ce gouvernement et empêcher à ce mauvais budget de s'appliquer. Nicolas Mesdor, vous évidemment, vous n'avez pas voté la motion de censure. Il a fallu 19 voix.
Est-ce qu'il y a une inquiétude sur les prochaines motions de censure ou alors à 19 voix, on peut considérer que le premier ministre survivra cette épreuve du budget ? Il y a jamais d'inquiétude sur la démocratie. C'est le parlement qui s'exprime.
Après, je trouve qu'aujourd'hui Sébastien Lecnu a fait le travail pour que une petite majorité se dégage de manière à stabiliser le gouvernement au prix d'ailleurs d'énormément de concession dans le budget hein pour pour les socialistes. C'est d'ailleurs assez surprenant que le reste de la gauche ne le vote pas tellement c'est un budget de gauche. Donc écoutez, moi qui suis plutôt un homme de droite, c'est un un budget difficile à accepter mais le compromis a été trouvé donc il faut savoir le respecter.
Allez, justement, on va on va voir quelques minutes justement pour ouvrir ce débat. Ce budget est-il trop à gauche pour les uns, pas assez pour les autres. On verra comment c'est possible ici à l'Assemblée nationale.
Je vous propose tout d'abord de faire un détour par la salle des quatre colonnes pour retrouver la députée de Mayillotte Estelle Youssoufa. Dans l'hémissique, quand elle a pris la parole, elle a annoncé que son groupe n'allait pas voter la censure mais elle la vote. Stéphanie Despierre.
Estelle Youssoufa, pourquoi vous avez décidé de voter cette censure à l'encontre de votre groupe ? pas à l'encontre de mon groupe la censure c'est contre le gouvernement mais nous sommes quelques-uns au sein du groupe à voter la censure. Moi pour ma part c'est un avertissement pour le gouvernement pour lui dire il faut augmenter l'enveloppe pour Mayotte.
Ce qui a été annoncé par la ministre Moutchu, c'est 600 un peu plus de 600 millions d'euros de crédit d'engagement et euh seulement 400 millions d'euros de crédit de paiement. Voilà, Mayot, ça fait 1 an qu'on attend la reconstruction et pour 2026, c'est 400 millions d'euros pour la reconstruction. Vous imaginez que c'est quand même pas acceptable ?
Vous l'avez voté comme un signal, pas comme une volonté de faire tomber le gouvernement. Absolument. Je n'ai voté que la première censure, pas la deuxième.
Vous voterez pas les autres ? et et je on a on est en plein dialogue avec le gouvernement pour dire vous revoyez votre copie puisque la partie 2 qui concerne les dépenses n'est pas encore présentée et là-dessus c'est clairement une motion de censure d'avertissement la porte est pas fermée du tout pour les discussions. C'est de dire maintenant il faut revoir la copie il est augmenté l'enveloppe pour Mayotte.
Merci beaucoup. Merci à vous. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
Est-ce que dans les prochains jours Benjamin Lucy, la gauche hors socialiste, vous allez essayer de convaincre 1 à un les 19 députés manquants pour faire tomber le gouvernement. Peut-être en regardant ici et là sur certains budgets, comment voilà les convaincre ? Ce qui est certain pour nous, c'est qu'on va d'abord évidemment en discuter avec nos collègues et camarades socialistes pour tenter de les convaincre que ce qu'ils ont obtenu d'une main, monsieur le cornu, va le reprendre de l'autre puisque ce budget, il ne touche pas au cœur du macronisme, c'est-à-dire la politique favorable aux ultra riches, c'est-à-dire les cadeaux sans contrepartie, sans contrôle, sans conditionnement aux grandes entreprises, qu'il perpétue une orientation qui est profondément injuste pour les classes moyennes et les classes populaires et que quelques non recul ne constituent pas une avancée. va continuer ce travail, j'allais dire de pédagogie sur le budget, mais aussi pour renouer avec ce qui est notre ambition collective d'incarner ensemble une alternative à la Macronie et au pénisme.
Et pour ça, il faut que la gauche se rassemble et qu'elle se rassemble sur des bases claires. L'opposition au macronisme n'offront pas à monsieur le cornu un surcis supplémentaire parce que tout ça nous mène à l'abîme parce que la politique qui est menée favorise aussi l'émergence de l'extrême droite. Alors justement pour revenir sur ce que vous disiez l'un et l'autre Nicolas Meddorf, quand on entend Benjamin le cas lundi, ce budget est un budget austéritaire qui fait la part au plus riche, vous vous dites "Non, ce budget justement il est trop à gauche.
Ça me dérange même et ça dérange certains de mon socle commun de voir les concessions qu'on a donné aux socialistes." Oui, évidemment. Mais je crois que la différence entre mon collègue et moi, c'est que nous nous acceptons le compromis.
C'est-à-dire qu'il y a des choses qu'on cède aux socialistes, qu'on cède à la gauche et il y a des choses que la gauche doit bien céder quand même au bloc central parce que de toute façon sinon il y a pas de majorité. Donc c'est cette culture du compromis que nous on a appris à apprivoiser quelque part et évidemment que nous on est toujours attaché à notre politique de l'offre à faire en sorte que les entreprises puissent investir en France qu'elles continuent à embaucher, qu'elle continuent à payer des impôts en France. C'est important et donc je crois que c'est ce juste équilibre qu'on a trouvé.
Moi, j'aurais aimé totalement un budget plus libéral, mais écoutez, les Français ont décidé de cette assemblée nationale qui doit faire l'objet de compromis. Et ben, il faut le respecter. Benjamin Lucas lundi, la surtaxe par exemple sur les grandes entreprises, celle vir, 3 milliards, ça fait pas plaisir à Nicolas Meddorf et à un certain nombre de députés de son groupe.
L'abandon de la baisse de la CVAE, une autre taxe pour les entreprises non plus. Les socialistes disent "On a eu le repas à 1 € on a eu l' hausse de la prime d'activité." Au mois de mai quand l'année universitaire va se terminer.
Non mais nous avions proposé un compromis. La taxe duman à elle seule ne suffit pas à compenser 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises. Elle ne permet pas de compenser ce qui a été la politique d'offrande fiscale d'Emmanuel Macron à l'égard des ultra riches depuis des années.
C'était une proposition de compromis. Elle a été balayée d'un revers de la main euh par la macronie et par monsieur le cornu aujourd'hui. Éé balayé pardon Benjamin Lucas lundi par un vote aussi dans l'émissorité. texte qui arrive pour nous n'est pas accep parce qu'encore une fois nous on est arrivé dans cette discussion non pas on veut soit le budget du groupe écologiste et social non pas que soit le budget du nouveau front populaire qui s'applique nous voulions qu'il y ait un détricotage du bilan d'Emmanuel Macroner qui a d'autres orientations budgétaires qui montrent que le vote des Français le 7 juillet avait débouché sur une rupture qui se traduisait à l'Assemblée nationale.
Mais je suis d'accord avec un élément qu'a dit mon collègue. On voit qu'ils sont mal à l'aise. D'ailleurs dans son intervention, notre collègue n'a absolument pas défendu le budget de son gouvernement.
Et monsieur le Cornu, il est au banc et il reste premier ministre alors qu'il s'assit sur la coalition parlementaire la plus faible de l'histoire de la 5e République. Il y avait même pas monsieur Atal qui était là pour le défendre aujourd'hui. Il y avait pas un seul enfin ils étaient quoi 4 c députés macronistes seulement sur une centaine pour venir défendre le Premier ministre.
Ça montre bien que ce disloc commun aujourd'hui n'a aucune légitimité pour gouverner le pays. Alors je je vais vous donner juste la parole sur un point précis. C'est vrai qu'il y a les bancs étaient assez vides hein.
On vient pas soutenir un gouvernement. Je sais que vous ne votez pas la motion de censure mais est-ce qu'il fallait pas qu'il y ait un peu de monde pour soutenir le gouvernement. C'est c'est juste lié au fonctionnement de la motion de censure.
C'est-à-dire que on n' pas besoin de voter contre. Seuls ceux qui sont pour doivent se mobiliser. Donc en fait aujourd'hui nos députés bah ils sont dans leur cerco auprès des Français pour donc il faut pas voir en l'absence de députés du bloc central une manière voilà de prendre un peu de par ce qui s'encent sans présent quand même pardon mais l'absence du président du groupe du principal groupe de soutien au premier ministre qui est monsieur Atal c'est un signal politique.
Tous les observateurs le le le constateront. On a rarement vu quand même je regardais avant de venir en préparant mon intervention des précédentes motions de censure toujours toujours même si quand on vient pour ne pas voter toujours les présidents de groupe qui soutenaient le gouvernement mon créneau pour défendre le gouvernement all c'est plus important pour les députés d'être auprès de leurs électeurs que dans l'Assemblée nationale alors c'est une électeur ils nous ont demandé d'être présents à l'Assemblée nationale pour on va retrouver Stéphanie Despierres depuis la salle des quatre colonnes. Stéphanie vous avez observé ce qu'on appelle le détail du scrutin.
Qui exactement a voté pour ces motions de censure ? Stéphanie alors du côté de la France insoumise, il y a eu 269 voix pour ces motions censures. Il faut remarquer que 5 socialistes sur 69 membres du groupe à l'Assemblée ont décidé de voter quand même la censure alors que l'état-major du Parti socialiste avait dit qu'il ne la voterait pas.
Une député, les Républicains a voté la censure de la France insoumise ainsi que deux députés liotent et deux députés non inscrites qui donc arrivé à 269. Le gouvernement n'est pas tombé. Il aurait fallu 288 voix.
Du côté du Rassemblement national, la motion de censure a recueilli beaucoup moins de voix, 142 seulement. Elle fait donc le plein des voix du Rassemblement national, des voix de l'UDR, le groupe d'Érioti allié de Marine Le Pen et elle a en renfort deux voix venues des républicains et deux voix venues des députés non inscrits. Mais en tout cas, à l'heure qu'il est, Sébastien Lecnu reste en poste.
Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On en a parlé et ça a été cité aussi euh par de nombreux invités. Sébastien Lecnu finalement a recouru à l'article 493.
Nicolas Medzdorf, il s'était engagé à ne pas le faire. Il l'a fait, il l'a dit avec regret et amertume. Il y avait pas d'autres choix le Premier ministre puisque on imagine bien les Français qui l'ont entendu à plusieurs reprises dire qu'il allait s'en passer, bah doivent avoir un peuqué au moins quand ils l'ont entendu utiliser cet article de la Constitution.
Oui, mais il le fait à contre-cœur parce que l'Assemblée n'est pas capable de dégager et euh l'expression de mon collègue le prouve, un compromis. Euh le fait de travailler ensemble et de dégager déséquilibres entre la droite, la gauche, le centre, l'Assemblée n'en est pas capable aujourd'hui. Mais il faut bien donner un budget à la France et donc il y a l'utilisation euh de ce 493 à contrecœur et les socialistes se sont engagés donc à ne pas censurer en contrepartie.
Voilà, ça fait partie d'un deal politique, c'est peut-être malheureux, mais je pense que euh ça aurait été pire de pas avoir de budget que d'utiliser le 49 franc. Benjamin Lucas lundi, c'est vrai qu'il y a pas de texte aujourd'hui à l'Assemblée qui pourrait recueillir une large majorité des députés en matière budgétaire. Est-ce qu'on pouvait vraiment faire autrement ?
Un vote était impossible sur le budget. Et pardon, comme ce qui se passe est extrêmement grave, le Premier ministre a de lui-même fait la promesse devant la représentation nationale et devant les Français de ne pas recourir à l'article 49 aligné 3 de la Constitution. En revenant sur sa parole, il décrédibilise toute la parole gouvernementale.
On est quand même dans un moment où nos compatriotes doutent de la capacité de la démocratie à répondre aux crises. On voit partout à travers le monde les démocraties s'effondrer. Voyez ce qui se passe avec monsieur Trump.
Voyez partout à travers le monde cette offensive des régimes qu'on appelle illibéraux. Et là, vous avez un premier ministre qui vient la main sur le cœur à 15 20 30 reprises dire il y aura pas de 493 et à la fin il nous explique que tout cétait une manœuvre grossière pour endormir à l'Assemblée nationale pour s'acheter du temps un sur et aujourd'hui il est recours et le résultat est le même. La brutalité est la même l'absence de vote est la même.
Il aurait dû laisser aller au vote pour voir s'il était capable d'avoir ou pas une majorité sur ce budget. Une fois de plus nous sommes privés de notre fonction constitutionnelle de faire le budget de la nation. Sur cette question Nicolas Medzdorf, c'est vrai que la prochaine fois que Sébastien Lecornu s'exprimera, certains pourront dire euh la dernière fois qu'il a dit quelque chose, il a pas tenu parole.
Non, c'est pas qu'il a pas tenu parole, pardon, mais l'assem le gouver non mais le gouvernement a dit je m'en remets au parlement, mais le parlement s'est montré incapable de trouver ce ce fameux compromis. Donc qu'est-ce qu'il doit faire Sébastien le Cornu ? vous laisser faire des débats à non plus finir pour en aboutir à rien.
Je rappelle que le débat budgétaire par la gauche et l'extrême droite n'est pas sincère puisque il dépose des milliers d'amendements font de l'obstruction. Si encore on débattait sur des amendements constructifs, des vraies modifications de budget qui peuvent être votées, on s'en sortirait. Mais là jusqu'à savez qui a déposé le plus d'amendements au budget ?
C'est le groupe L qui est membre de votre coalition. Donc pardon, mais l'accusation d'obstruction, elle est quand même assez. Si on prend toute la gauche, vous êtes loin devant hein.
Pardon ? Non, il y a moins d'amendements qu'au budget précédent et des prises de parole aussi dans chacun des groupes. On a le droit de s'exprimer quand même.
Il voudrait que le parlement débatte mais sans qu'on débatte quoi. Juste si on était d'accord avec vous. Bon, ça marche pas comme ça.
Écoutez, on peut débattre très lentement. Le budget c'est pas en tout cas le budget le budget c'est pas pour eux l'important. L'important c'est l'opposition à ce gouvernement.
C'est-à-dire qu'on aurait pu avoir le le budget le plus à gauche qu'il soit. L'important c'était de s'opposer au gouvernement actuel. Allez, on va retrouver Clément Perot qui n'est pas très loin de nous puisqu'il se trouve dans la salle des pas perdus.
Expliquez-nous ce qui se passe Clément, il y a les motion de censure et on attend quelque chose là. Oui, on attend effectivement le le retour de Yel Bron Pivet et de Sébastien Lecnu dans l'hémicycle pour l'annonce très probable de l'activation du 493 pour la partie dépense du budget. Vous le voyez sur ces images de Pierre Beretta, on a été assez surpris.
Il y a beaucoup de monde aujourd'hui pour une motion de censure dont l'issue paraissait assez certaine. Et bien, il y a quand même beaucoup de confrères qui sont venus dont certains d'ailleurs de chaînne télévision étrangère. J'ai une conœur de la télévision portugaise qui est là aujourd'hui.
Preuve quand même que cette séquence politique suscite beaucoup d'intérêt. On a vu aussi tout à l'heure beaucoup de journalistes venir versel Bron Pivet et Sébastien Lecornu. On avait les images en direct sur LCP lorsqu'ils ont traversé cette salle.
Ils ont fait quelques photos avec des élèves d'une école, je crois, de Wallis et Futuna. Les journalistes ont essayé de d'interroger Sébastien Lecornu, mais fidèle à ses vœux de sobriété médiatique, le Premier ministre n'a pas parlé. Le fera-t-il après l'activation du 493 ?
Nous le verrons dans quelques instants. Elsa, merci beaucoup Clément Perou puisque on rappelle à nos téléspectateurs quand on s'engage dans le 493, il y en a plusieurs. Il y a la partie recette, maintenant ce sera sur la partie dépense et puis il y en aura un autre.
Chaque fois Nicolas Mezzor, ce sera un nouveau risque pour le premier ministre. Oui, parce que à chaque 493, il peut y avoir une motion de censure qui est déposée. Donc à chaque fois, il y aura un vote sur oui ou non garder Sébastien Lecnu comme comme premier ministre. et des députés qui comme Estelle Youssoufa sur le cas de Mayotte précisément vont vraiment étudier si les engagements du gouvernement sont tenus dans chacun des texte.
Oui, je crois que c'est une particularité aussi des des territoires ultramarins de vérifier si euh la dotation au territoire correspond aux qui sont passés avec euh la ministre du budget. Euh donc les c'est vrai que les ultramarins comme moi d'ailleurs sont toujours très attachés à à leur territoire dans ces textes-là. Et euh et donc euh forcément on le voit hein, mais euh souvent au Parti socialiste aussi les ultramarins ont un vote quelque fois différent de leur propre groupe.
Et regarde, vous encouragez le gouvernement à tenir ses engagements, à vérifier que la copie euh voilà qu'il y a rien qui dépasse quoi. Oui. Bah moi je pense que la responsabilité d'un gouvernement lorsqu'il s'engage auprès du parlement, c'est de tenir parole.
Qu'est-ce que vous allez faire vous Benjamin Lucas lundi là dans les prochains jours ? augmenter la pression sur les socialistes. C'est à eux finalement que vous devez faire changer le vote si vous espérez faire chuter le gouvernement.
Eux s'agit pas de pression, chacun est face à sa conscience, chacun est face à son souci aussi de l'histoire parlementaire qui s'écrit actuellement. Ce que nous perpétuons le macronisme jusqu'en 2027. Moi, je crois que le macronisme est le plus puissant accélérateur de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite.
Qu'il faut y mettre un terme le plus vite possible pour montrer qu'autre chose est possible, pour construire une alternative. Euh mais sur le 493 euh que vous évoquez, la motion de censure, c'est la seule arme constitutionnelle que nous avons pour empêcher le le passage en force. Je veux quand même euh témoigner de l'insincérité du Premier ministre.
Là, nous avons débattu des recettes, monsieur Meddorf l'a dit, 350 heures de débat et cetera. Nous n'avons jamais débattu euh des dépenses. Là, le Premier ministre n'est pas obligé de dégainer le 493 maintenant.
Il pourrait dire "Ce weekend, on ouvre l'Assemblée nationale, on débat. Moi, je suis prêt à rester ici samedi, dimanche, matin, midi, soir et nuit comprise pour débattre de la question des dépenses, des services publics, des besoins de nos compatriotes aujourd'hui. Or, le premier ministre va dégainer le 493 avant même que la discussion ne puisse avoir lieu.
C'est profondément malhonnête et ça montre l'insincérité qu'il avait sur ses engagements à ne pas recourir au 493. Et sur cette question, Nicolas Meddorf, il y a effectivement quelque chose qui fait que le la partie recette si elle n'est pas votée, on va jamais aux dépenses. Est-ce qu'il faut revoir cette manière de discuter le budget ?
C'est vrai que beaucoup disent du coup on a eu le sentiment que les députés votaient des taxes, des taxes, des taxes et qu'on parlait jamais de priorité, de services publics et cetera. Je sais qu'une réflexion est ouverte ici à l'assemblée. Est-ce qu'on pourrait travailler différemment sur ces questions budgétaires ?
Oui, mais enfin à condition que le débat soit sincère, on connaît le match. Enfin, je veux dire monsieur Lucas, on aura beau débattre des heures de la partie dépenses, voter tous les amendements du groupe écologique et social, vous savez quoi ? Ils voteront quand même contre le budget à la fin parce que c'est Sébastien, essayz pour voir voter tous nos amendements et on en reparle.
Allez-y. Je je je le trouve sympa, monsieur Lucas, mais c'est pas vrai. Et c'est pour ça que le 493 arrive maintenant.
On aura beau tout faire, ils sont dans l'opposition, ils ne veulent pas participer à la construction d'un compromis, donc autant aller vite. Oui, parce que nous considérons pardon, mais qu'un gouvernement macroniste est illégitime aujourd'hui. Premier point.
Deuxième fois, vous parlez de nous avons un désaccord qui est très compliqué à dépasser parce que nous avons une conception du budget qui est totalement différente. Ça qu'il faut que chacun compr vous vous dites il faut baisser la dépense publique pour établir les comptes publics pour réduire la déficite faut baisser la dépense publique. Donc les protections des Françaises et des Français notamment des classes moyennes et populaires.
Nous nous disons il faut augmenter les recettes en allant chercher chez les ultra riches chez les grandes entreprises qui aujourd'hui échappent à leur juste part d'impôt les moyens de contribuer à la solidarité nationale à l'investissement pour la transition écologique. Benjamin Lucas lundi. On voit donc que il y a pas de chemin qui existe entre ceux qui veulent augmenter les recettes, ceux qui veulent baisser les dépenses.
Et on imagine aussi que Sébastien le Cornu, il a la droite et il a son socle qui ne veut pas aller trop loin non plus sur cette question des recettes. Il a son socle. Je vois que monsieur Barnier s'interroge sur la censure.
Je vois que personne n'est là qu'il le faette. Je vois que que personne n'est là pour le soutenir. Et oui, moi je dis depuis le départ mais moi depuis que le président de la République a choisi d'imposer monsieur Barnier puis monsieur Baou puis monsieur le Cornu, je dis la même chose.
Les Françaises et les Français ont voté pour mettre en minorité la Macronie. Que la Macronie gouverne aujourd'hui est un non sens démocratique. Donc on peut pas me reprocher d'être d'être cohérent.
Moi je considère que moi je considère qu'il faut faire tomber le gouvernement et qu'il faut ensuite mettre la pression à Emmanuel Macron pour qu'il nomme un gouvernement du Nouveau Front populaire. qui ensuite devra trouver les chemins du compromis ici à l'Assemblée nationale, mais que le compromis n'est possible que sur une base, qu'on revienne sur une décennie de cadeaux au plus fortunés et qu'on revienne sur une décennie d'injustice, d'inégalité, de stigmatisation des plus précaires et des chômeurs notamment. Nicolas Medzdorf quand vous entendez Benjamin Lucas Lundi dire que ce budget finalement ça continue les cadeaux au plus riches.
Vous avez vraiment l'impression que ce budget continue les cadeaux au plus riches avec des augmentations d'impôts avec un repas 1 € pour tous les étudiants. Après l'abendant de la réforme des retraites enfin pardon mais c'est un budget de gauche. Vous savez moi je suis fondamentalement idéologiquement contre ce budget parce qu'il est pas suffisamment libéral.
Donc bon merci de l'avoir relevé. J'en ai pas parlé dans mon intervention justement parce que j'ai du mal à le défendre ce budget. Mais je pense que vaut mieux voilà, je pense non mais je pense qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout pour la France.
S'ils ont trouvé personne pour le défendre Benjamin Lucas lundi, c'est peut-être aussi que certains ont le sentiment d'avoir fait des concessions, des compromis et que ça pas je suis pas quelqu'un de sadic donc mon objectif politique n'est pas que les macronistes soient mécontents de l'exercice budgétaire, soit triste, soit malheureux, soit une vol de dire il faut que les macronistes voilà faut que ça leur fasse mal aussi ces concessions. On nous l'a beaucoup dit nous ici à la nation ramen ça la psychologie. Je veux pas que monsieur Mzdorf rentre chez lui en pleurant à la fin d'une semaine parlementaire.
Ce que je veux c'est que les Françaises et les Français qui ont voté pour rompre avec cette politique certes dans une majorité sans majorité absolue mais en confiant une majorité relative au nouveau fond populaire à son programme que c'est français s'y retrouvent en sachant très bien que ça aurait pas été le budget du groupe écologiste et social que ce serait pas le budget du nouveau Front populaire mais à minima qu'on revienne sur les cadeaux fiscaux à minima qu'on revienne sur la brutalité et les injustices et qu'on fasse pas croire que le repas à 1 € au mois de mai quand l'année universitaire est terminée c'est quelque chose. Et la réforme des retraite c'est pas une suspension. Nous on voulait une abrogation parce qu'elle était passée par 49 c'est un décalage temporaire et provisoire.
On verra qui gagnera les élection. On va retrouver Gan du Saoset député rassemblement national celle des quatre colonnes au micro de Stéphanie Despierres. Votre motion de censure n'a pas été adoptée celle de la France insoumise non plus.
Vous êtes déçu ce matin même s'il y avait pas beaucoup de suspense. B c'est moins une déception personnelle qu'une déception pour le pays parce qu'en réalité on a assisté ce matin à une alliance honteuse une alliance à l'an des républicains de monsieur Bruno Rota. euh jusqu'au Parti euh socialiste avec évidemment les macronistes en soutien pour empêcher finalement le retour aux urnes qui aujourd'hui s'impose parce que le pays n'avance pas, le pays est bloqué, le pays est immobile et dans un monde qui ne cesse d'avancer bien justement ça déconstruit notre capacité de puissance et notre capacité à dire justement un mot dans ce concert des nations.
Le premier ministre devrait monter à la tribune dans quelques minutes pour déclencher un nouveau 493. Est-ce que vous déposerez ensuite une nouvelle motion de censure ? Écoutez, il y aura certainement une discussion au sein du groupe.
Vous savez que les motions de censure sont à l'initiative systématiquement de nos deux présidents, Jordan Bardella et Marine Le Ben. Évidemment, nous nous disons aux Français que il faut s'armer de patience. Nous avons pas réussi à faire tomber le gouvernement cette fois-ci.
C'est donc un budget néfaste, un budget mauvais pour l'économie. Pourquoi vous hésitez à en redéposer une deuxième ? C'est c'est pas une question, c'est juste que là si on redépose une motion de censure cet après-midi, on sait que le résultat sera le même par exemple euh que ce matin.
Donc donc ça ne sert à rien. Donc c'est pas que ça sert à rien, c'est que il faut aller chercher la responsabilité de ceux qui ont empêché le gouvernement justement de tomber aujourd'hui, qui ont permis à un budget mauvais pour la France de passer. Et cette responsabilité, elle est allée à cher à chercher du côté des Républicains, du côté des socialistes qui ont approuvé un budget qui a augmenté déjà les taxes sur les mutuels, augmenter déjà la CSG sur les plans d'épargne retraite alors que le gouvernement s'était engagé à ne pas augmenter ses cotisations du au travailleur qui s'engage encore à ne pas faire les économies demandées sur le milf administratif ou le train de ville de l'État.
Bref, un budget qui est excessivement mauvais, qui fera beaucoup de mal au pays. Marine Le Pen a largement critiqué la l'interprétation des institutions que fait que Sébastien Lecnu en expliquant qu'elle estimait qu'il dévoyait euh les institutions telles qu'elles étaient faites. Lui, il a répondu : "Il n'y a pas de d'engagement du 493 pour au contourner les institutions de la 5e, mais au contraire pour les protéger." et il dit que c'est un outil qui est légal et que il n'a pas eu d'autres choix de l'utiliser parce que il y avait un blocage et que c'était le seul moyen de sortir du blocage.
C'est terriblement effrayant que le Premier ministre mais connaisse à ce point le fonctionnement de nos institutions et les règles intrinsèques à notre Constitution de la 5e République. Le 493, c'est un outil qui normalement permet au gouvernement de faire plier une majorité qui est un peu existante. D'ailleurs, ce qui avait été fait et suggéré notamment par lors du mandat de François Hollande où il y avait quelques sédicieux au sein des rangs socialistes.
C'est la pratique en tout cas ces dernières années, mais c'est pas forcément l'esprit de la Constitution, vous a répondu le Premier ministre. Mais c'est le c'est justement c'est au cœur de l'esprit de la Constitution, c'est de faire plier une majorité et non pas de répondre ou de palier au manque durable d'une majorité comme c'est le cas aujourd'hui. Faut que le Premier ministre prenne en compte que non seulement il n'a pas de majorité mais aujourd'hui et on le sait, il n'a pas non plus de projet pour le pays.
Donc quand on a un peu de dignité, quand on a un peu de hauteur, quand on a un peu de respect de nos institutions, à ce moment-là, on fait quoi ? Et bien, on revient devant le seul souverain, le seul qui peut décider de notre pays, à savoir le peuple français. La dissolution, c'est pas une inquiétude, c'est la solution.
La dissolution, c'est une espérance. C'est le seul moyen de donner un an d'avance à l'alternance dans notre pays. Vous n'est pas que ce matin on a eu la démonstration qu'il n'y a pas de majorité alternative puisque le gouvernement de Sébastien le Cornu n'a pas été renversé.
Mais le problème c'est que il n'y a pas de majorité tout court et vous n'avez pas de majorité de projet non plus. et avoir ainsi une majorité de députés dont le seul objectif est de se maintenir en place, c'est de rester accroché à leur siège pour empêcher un retour devant les Français pour permettre aux Français de donner une majorité au pays. Et bien, c'est une majorité de députés qui aujourd'hui acceptent de bloquer simplement pour des intérêts égoïstes et personnels de bloquer le pays dans son intégralité.
Merci beaucoup. Merci à vous. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
Je vous fais réagir à ce que dit le Rassemblement national beaucoup la solution c'est une dissolution, revenir aux urnes. Est-ce que vous euh Benjamin Lucas Lundi, vous voulez provoquer une censure pour justement provoquer de nouvelles élections ? C'est le président de la République qui décide.
Donc tout ça reste théorique. Nous nous avons dit depuis le départ que le président de la République, il a une autre solution que la dissolution. nommer un gouvernement du nouveau Front populaire et le charger de tenter de trouver les voies de passage pour construire un budget, construire des propositions ici sur la base fait depuis un an et demi.
Benin Lucas lundi, est-ce qu'il pourrait changer d'avis si le gouvernement tombe demain ? Moi, je ne me résigne pas et c'est pas parce que le président de la République décide d'être facteur de blocage qu'il faut le prendre comme la politique du fait accompli. sur euh la dissolution que demande le Rassemblement national, par exemple Nicolas Medzdorf.
Euh Marine Le Pen dit beaucoup finalement ce qui vous rassemble les socialistes au républicain, c'est le fait de ne pas vouloir retourner devant les électeurs. Mais on est retourné euh devant les électeurs l'année dernière. Enfin, je veux dire la la 5e République est pas construite pour qu'on aille aux élections tous les ans.
Il y a eu des élections législatives en 2022, puis en 2024, on va pas en refaire en 2026, sachant qu'il y en a de prévu en 2027. il en aura en 2027 [rires] moment donné on fait pas des élections législatives tous les 2 ans. Il y a besoin de stabilité, il y a besoin qu'un gouvernement établisse sa feuille de route fasse ses politiques publiques.
S'il faut voter tous les ans parce que ceux qui ont perdu sont pas contents d'avoir perdu ça ça peut pas fonctionner. Donc on est élu pour 5 ans. Il faut tenir jusqu'au bout.
De toute façon Benjamin et ceux qui ont perdu, mais ceux qui ont perdu, c'est vous hein. Il me semble pas que vous ayez beaucoup gagné plus. Allez, est-ce que si là les mots de censure ne passent pas, vous pensez que de toute façon il y a pas de dissolution après les élections municipales ?
Puisque comme Nicolas Medzdorf le disait, le ou la future présidente va dissoudre en juin 2027. Très certainement. Écoutez, avec Emmanuel Macron, on n'est jamais sûr de rien.
Moi, je ne me bats pas sur des hypothèses. Je me bat jour après jour pour être fidèle au mandat qu' m'ont confié les électrices et les électeurs. Si c'est en restant parlementaire, sans dissolution, sans mettre le mandat en jeu jusqu'en 2027, bah je ferai avec.
Si c'est en allant devant les électeurs la semaine prochaine dans 3 semaines, dans 6 mois, je le ferai de la même façon. Nicolas Medzdor, vous le disiez euh dans votre prise de parole, euh il y avait la volonté et les électeurs vous demandaient de passer à autre chose, d'avoir un budget. Euh est-ce que c'est vrai que on ça fait 6 mois qu'on parle des textes budgétaires, il y avait cette envie aussi de parler d'autres sujets ?
C'est ce qu'on vous réclame en circonscription ? Ah oui, bah je crois que la France ne se résume pas à son budget concernant l'État. Il y a les questions économiques, il y a les questions sociales, les questions environnementales, les questions d'immigration aussi.
Je pense qu'il faut qu'on traite tous ces sujets là. On peut pas passer notre vie à discuter des inscriptions budgétaires. Ça c'est clair.
Benjamin Lucas lundi, c'est vrai que l'Assemblée a donné le sentiment voilà de passer 6 mois à discuter, à faire un peu les mêmes débats sur la question de budgétaire. Est-ce qu'il est temps aussi, on a bien compris que vous étiez contre ce budget, mais de tourner la page. Il y a d'autres textes qui attendent.
On peut penser au texte sur la fin de vie par exemple. Ça fait pas si mois. Ça fait 150 ans qu'il y a un débat sur la façon dont on finance notre notre protection sociale, nos services publics, dont la République trouve sa traduction concrète dans les politiques qu'on mène pour nos concitoyens.
Donc c'est un débat qui est qui est sans fin. Heureusement, c'est la nature même de la démocratie. Les macronistes quand ils sont arrivés ont voulu faire croire qu'il y avait plus de gauche, il y avait plus de droite, il y avait plus des technocrates là qui allaient par opportunisme gouverner la France dans une seule voie qui est une voie néolibérale traditionnelle.
Bon ben, les électeurs l'ont dit autre chose quand même. Plus les débats budé. C'est l'automne, c'est et après on passe à autre chose.
Là, c'est vrai qu'on a le sentiment que l'assemblée est un peu en pause tant que le budget n'est pas adopté. Oui. Bah, la situation de l'Assemblée nationale et sa composition rend de toute façon le débat budgétaire particulier.
C'est une évidence mais nous notre responsabilité c'est de travailler autant que il est possible pour empêcher des mauvaises orientations de s'imposer au pays. Nicolas Medzdorf, la question des armées notamment du budget des armées pour vous il était temps. On ne pouvait pas laisser cette loi spéciale courir plus longtemps et on voit juste derrière nous je préviens nos téléspectateurs que voilà les photographes sont amenés à se rapprocher de l'hémicycle.
Le dénouement est proche. Nicolas Meddorf ? Oui, la question des armées, vous faites bien d'en parler parce que on voit le monde dans lequel on évolue aujourd'hui avec la pression sur le Groenland, avec la menace chinoise dans l'Indo pacifique, avec la guerre bien sûr en Ukraine.
Donc la France a besoin aussi de de reconstruire son armée et puis on a besoin de traiter les questions d'immigration également. Donc il est temps de passer à autre chose. Voilà.
Et justement sur cette question, Benjamin Lucy, il y a effectivement une question des questions géopolitiques, le Groenland. Est-ce que la France peut avoir une parole forte écoutée quand interne sur la scène nationale ? Voilà, on a du mal à s'accorder sur un budget, on entend beaucoup cet argument là et la séance devrait reprendre dans quelques instants.
Moi, je crois qu'être une démocratie vivante n'est pas une faiblesse dans le moment dans lequel nous sommes. Je pour preuve d'ailleurs que les Britanniques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ont changé de gouvernement et on remplacé monsieur Churchill par les travaillistes. Ça les a pas affaiblant.
Je me permet de vous couper la parole. On écoute la présidente de l'assemblée. Merci Benjamin Lucandi.
Nicolas Medor. La suite de la discussion en nouvelle lecture du projet de loi de finance pour 2026. Nous en venons à la seconde partie du projet de loi.
Monsieur le premier ministre, vous avez la parole. Oui, madame la présidente de l'Assemblée nationale, madame et messieurs les députés dans un hémicycle particulièrement vide. Permettez-moi, madame la présidente de l'Assemblée nationale, euh comme j'ai pu l'expliquer devant la nation ces derniers jours, euh d'engager la responsabilité de nouveau du gouvernement sur la base de l'article 493 de la Constitution sur la partie 2 des dépenses du projet de loi de finance pour 2026.
Merci beaucoup monsieur le premier ministre. L'Assemblée nationale prend acte de l'engagement de la responsabilité du gouvernement conformément aux dispositions de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. Le texte sur lequel le Premier ministre engage la responsabilité du gouvernement sera inséré en annexe au compte-rendu de la présente séance.
En application de l'article 155 alinéa 1er du règlement. Le débat sur ce texte est immédiatement suspendu. Le projet de loi sera considéré comme adopté, sauf si une motion de censure déposée avant-demain, donc 12h35, est votée dans les conditions prévues à l'article 49 de la Constitution.
La conférence des présidents se réunira pour fixer la date et les modalités de discussion d'une éventuelle motion de censure. Prochaine séance, lundi 26 janvier à 16h. La séance est suspendue.
Et voilà, on a suivi ensemble cette matinée à l'assemblée. Je vous rappelle ces informations. Les deux motions de censure n'ont pas été adoptées.
Un nouveau 493 sur la partie dépense du budget. On suit évidemment toutes ces actualités sur notre site LCP, sur nos réseaux sociaux. Chaque voix compte ce soir à 19h30.
Très belle journée à tous sur les chaînes parlementaires évidemment. tout de suite sur Public Senat. 2 1 bon anniversaire.
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Marine Le Pen